27/12/2007

27/12/2007: NON à la directive de la honte !

Pétition
NON à la directive de la honte!


Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.


Pour signer la pétition:
http://www.directivedelahonte.org/

23:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2007

04/02/2008: VERSAILLES : un pas de plus dans l' Euro-dictature, sans demander l' avis des peuples ???

Sortons de l'Union Européenne!
Contre l'Europe-Puissance.....militaire!
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, December 25, 2007 1:25 PM
Subject: FW: RAOUL MARC JENNAR






From: fischer02003@yahoo.fr


 
NON  A CETTE EUROPE-LA,
 

LE 4 FEVRIER COMME LE 29 MAI !
 
 

'L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'indicible espoir.' (Jean Jaurès)
 

 

Les Chefs d’'Etat et de gouvernement, les responsables politiques du libéralisme de gauche comme du libéralisme de droite ont refusé d'’entendre les arguments de ceux qui veulent une Europe des citoyennes et des citoyens et non une Europe des banquiers et des hommes d’'affaires, de ceux qui n'’acceptent les transferts de souveraineté que pourvu qu’'ils s’accompagnent de transfert de mécanismes démocratiques de contrôle, de transparence et de reddition des comptes, de ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs dont elle est historiquement porteuse.
 
Depuis le 29 mai, aucun effort n’'a été fait pour corriger les orientations d’'une Europe qui est à juste titre perçue « comme un facteur d’'appauvrissement et non de prospérité, comme une cause de régression et non de progrès » (N. Sarkozy, Ensemble, printemps 2007). Les engagements pris par le Président de la République n’'ont pas été tenus. Le traité modificatif qui vient d’'être signé le 13 décembre à Lisbonne ne modifie rien de ce qui était nouveau dans le traité établissant une Constitution pour l'’Europe par rapport aux traités existants. Il ne modifie rien de ce qui justifiait les critiques apportées à la partie III du TCE.
 

Les raisons de rejeter le TCE demeurent pour rejeter un traité modificatif qui, de l’'aveu même de Mme Merkel, « ne va rien changer ». La Charte des droits fondamentaux traduit toujours un terrible recul par rapport à la Déclaration Universelle des Droits de l'’Homme ; les orientations néolibérales des politiques européennes sont maintenues ; le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne n’'ont pas été modifiés ; les dispositions qui accentuent la perméabilité de l'’Europe aux effets les plus néfastes de la mondialisation sont renforcées ; la politique de défense de l'’Europe reste enfermée dans le cadre de l’OTAN ; dans ses rapports avec les pays du Sud, l'’Europe poursuit ses pratiques paternalistes et continue de nier la souveraineté des autres peuples. Pas le moindre changement significatif n’'a été apporté à ce qui a justifié le non du 29 mai 2005. Puisque rien ne va changer, notre refus ne peut changer.
 

Faut-il pour autant se réfugier dans l'’indifférence ou le désespoir ?
 
Nous n'’avons pas ce droit. Nous ne pouvons nous réfugier dans cette facilité. Nous sommes comptables devant les millions de Françaises et de Français qui ont voté non le 29 mai. Nous sommes responsables. Il nous revient d’'assumer le non que nous avons porté.
 
Le traité modificatif ne peut être ratifié que si, au préalable, une révision de la Constitution française est adoptée. Ce qui requiert le soutien des 3/5e du Congrès qui se réunira le 4 février 2008 à Versailles. Il nous appartient d’'exprimer par les voies de la démocratie notre volonté que cette majorité des 3/5e ne soit pas atteinte. Nous pouvons le faire de trois manières :
 

1) signer la pétition lancée par le Comité National pour un Référendum (CNR) : www.nousvoulonsunre ferendum. eu
 
Le droit de pétition inscrit dans le traité modificatif considère qu'’un million de signatures (sur environ 300 millions d’'Européennes et d’'Européens en âge de voter) représente un nombre suffisant pour présenter une pétition. On en déduit qu’'un million de signatures (sur 45 millions d’'électeurs inscrits en France) représenterait une expression forte et écoutée du peuple français.
Il nous faut donc nous donner comme objectif d’'atteindre ce million de signatures pour le 4 février. Nous disposons de 6 semaines pour y parvenir.
 
2) les sénateurs et les députés vont se réunir en Congrès le 4 février à Versailles. Allons ce jour-là, par dizaines de milliers venus de toute la France, dire aux élus réunis à Versailles: « respectez la volonté du peuple qui s’'est exprimée le 29 mai 2005 » et pour ajouter aux élus du PS : « vous avez été élus parce que votre parti et votre candidate se sont engagés à réclamer un référendum sur tout nouveau traité européen. »
 
3) dès maintenant, il nous appartient d'’interroger les sénateurs et les députés qui vont solliciter nos suffrages en mars prochain lors des élections municipales sur la manière dont ils vont se prononcer le 4 février à Versailles. Et rien ne nous interdit de leur dire que nous nous en souviendrons en mars.
 

Les temps sont durs et l’'avenir est incertain.
Faut-il pour autant se résigner ?
Notre horizon n’'est pas celui d’'une gauche en décomposition.

L'’épreuve nous conforte.
Elle ne nous abat pas.
 

 

Raoul Marc JENNAR
 
Celui qui voit un problème, mais ne fait rien, fait aussi partie du problème.(Gandhi)
 
fc
 
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11:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/12/2007

Sommet Afrique-Europe à Lisbonne :: L’Union européenne ne s’attendait pas à tant d’adversité ...

L’Union européenne (UE) espérait s’engager dans « une nouvelle ère », mais les choses ont tourné autrement. L’arrogance européenne n’impressionne plus l’Afrique.

Tony Busselen
19-12-2007

Le Théâtre Espoir parcourt le Burkina Faso pour conscientiser les gens à propos des dangers des « Accords de partenariat économique » (EPA, accords de libreéchange). Lors du sommet Afrique-Europe à Lisbonne, plusieurs dirigeants africains ont également marqué leur opposition à ces accords. (Photo http:// multiblog.vrt.be/)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Les 8 et 9 décembre s’est tenu à Lisbonne le sommet Afrique-Europe. Mais contre toute attente, l’Afrique ne s’est pas laissée faire. « L’Afrique ne veut rien entendre des accords de libre-échange européens » a déclaré sans détour le président sénégalais Abdoulaye Wade en s’en allant avant même la fin du sommet. Selon les « accords de partenariat économique » (APE), 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (les pays ACP) devraient supprimer leurs redevances douanières pour que l’Europe puisse importer plus de matières premières. L’Afrique craint cependant que les importations européennes ne nuisent à sa propre économie.

L’Europe a longtemps prétendu être l’unique partenaire commercial de l’Afrique. Mais à présent c’est terminé, les pays d’Afrique travaillent de plus en plus en étroite collaboration avec les économies émergentes du Sud, comme l’Inde, la Chine et le Brésil. « L’Europe a pratiquement perdu la course en Afrique », a mis en garde le président Abdoulaye Wade à Lisbonne, « pour le prix d’une voiture européenne, vous pouvez acheter deux voitures chinoises ». Pour la plupart des Africains les biens de consommation chinois sont en effet beaucoup plus accessibles que les produits importés du Nord. Par ailleurs, les nouvelles économies émergentes, qui disposent d’importants fonds, peuvent proposer des prêts avantageux aux autres pays du Sud et investissent dans différents secteurs en Afrique sans s’ingérer dans ses affaires. Ce qui contraste fortement avec l’attitude de l’Europe pour qui les intérêts des multinationales européennes sont prioritaires. Théoriquement les relations entre l’Europe et l’Afrique devraient se dérouler sur « un pied d’égalité » mais dans la pratique, les leaders européens ont gardé un instinct colonial. Ainsi, le président Sarkozy lors d’un discours prononcé au Sénégal en juin dernier exhortait l’Afrique à la « raison » et à « l’Etat de droit ». Ce qui n’a pas été très apprécié. L’écrivain camerounais Mbembe a démontré que le speech de Sarkozy était pratiquement la copie conforme d’un texte rédigé sur l’Afrique par le philosophe allemand Hegel près de 200 ans plus tôt, un texte qui constituait une légitimation philosophique du colonialisme.1

La présence de Mugabe et l’absence de Kabila

La présence du président du Zimbabwe Mugabe est l’une des raisons qui explique le refus du premier ministre britannique Gordon Brown de participer au sommet. Depuis qu’il a osé exproprier les grands propriétaires terriens blancs, Mugabe est vu comme un dictateur en Europe. En Afrique, on envisage les choses différemment. Le quotidien congolais modéré, Le Potentiel, écrit à propos de la réticence de l’UE à l’égard de Mugabe : « Il est temps d’abandonner le paternalisme et les clichés de professeurs et élèves (en démocratie ndlr) ». L’Union européenne a bien compris qu’elle ne pouvait plus se permettre de polémiquer à propos de Mugabe. C’est pourquoi Mugabe a été invité et que Gordon Brown est resté chez lui.

Autre absence remarquée, celle du président congolais Kabila. Kabila veut en finir avec les séquelles de la guerre et réellement s’atteler à la reconstruction du pays. Le fait qu’il ait déclaré vouloir le faire avec l’aide de la Chine, entre autres, a suffit pour qu’il s’attire des manœuvres antipathiques de la part de l’Europe. Exemple : l’attitude envers le seigneur de guerre Nkunda, responsable d’une crise des réfugiés dans le Nord-Kivu. L’Union européenne bloque depuis 2002 une commande congolaise d’armes lourdes en provenance de République tchèque (20 millions de dollars), tandis que le gouvernement rwandais, qui soutient Nkunda militairement, ne s’est vu imposer aucun embargo sur les armes.

Il y a aussi Bemba, le rival de Kabila, battu aux élections présidentielles l’an dernier. Bemba conteste les résultats de ces élections et réclame le droit d’organiser une milice privée. Après la neutralisation de son armée privée, il est parti en congé-maladie en Europe d’où il continue, contrairement à toutes les conventions, à faire des déclarations politiques. De hauts responsables de l’UE et le ministère belge de l’Intérieur ont même déroulé le tapis rouge devant lui. Kabila n’avait donc pas très envie de se rendre à Lisbonne et serrer la pince de ceux qui défendent les intérêts des multinationales européennes. « Il est temps » a dit Kabila la semaine dernière au parlement à Kinshasa que « le peuple congolais puisse enfin voir à quoi sert son cobalt, son nickel et son cuivre ». Cela ressemble fort aux discours de Lumumba, le premier ministre congolais élu, assassiné le 17 janvier 1961 sur ordre du gouvernement belge de l’époque.

 

1 http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/PIRONET/15274

10:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Sommet de l’UE | L’agenda flexicuritaire : Quatre partis communistes rassemblent leurs points de vue ...

L’UE organise le démantèlement social. Les partis communistes de quatre pays européens préparent la riposte.

Jo Cottenier
19-12-2007

Le week-end dernier, les partis communistes d’Allemagne (DKP), des Pays-Bas (NCPN), du Grand-Duché de Luxembourg (PCL) et de Belgique (PTB) ont œuvré à la rédaction d’un point de vue commun sur le principal cheval de bataille de l’Europe pour l’instant : la flexicurité.

 

Au même moment, cette flexicurité figurait également à l’ordre du jour des chefs de gouvernements européens. Laquelle de ces deux rencontres fut la plus importante ? Pour le capital européen, pas de doute, il s’agissait du sommet de la place Schumann. Car c’est là qu’a été décidé de faire de la flexicurité et du démantèlement du droit du travail la priorité numéro un de l’Union européenne pour les trois années à venir. Cela veut dire que chaque pays sera constamment encouragé à rendre sa législation du travail plus souple et plus flexible. Concrètement : licenciements plus faciles, encore plus de recours au travail intérimaire et temporaire, flexibilité accrue des horaires, plus d’heures supplémentaires, travailler plus longtemps et flexibilité accrue des statuts salariaux.

Lors de la rencontre des quatre partis communistes, la première attention a été à la lutte contre ces mesures. Comme modèle, on a surtout prôné l’exemple du mouvement syndical hollandais. Aux Pays-Bas, le ministre Donner a concocté un plan tendant à assouplir considérablement les modalités de licenciement. Contre ces visées, la coordination syndicale hollandaise FNV a mené ces derniers mois une grande campagne baptisée « Non au licenciement éclair ! ». Le 24 novembre, quatre grandes manifestations étaient prévues mais, entre-temps, le plan Donner a été mis à l’écart. Cette victoire indique aux quatre partis la voie à emprunter si on veut venir à bout de cet agenda flexicuritaire. Une plate-forme commune de revendications sera diffusée fin mars dans les quatre pays à l’occasion du sommet européen du printemps.

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

(In)sécurité d’emploi • Le modèle danois bientôt chez nous ?

Dans chaque pays de l’Union européenne, de nouvelles réformes sont prévues d’ici peu afin de rendre encore plus flexible l’existence des travailleurs. Un nouveau concept vient d’être imaginé au Danemark : flexicurity. Depuis un an, il figure en tête du hit-parade des chefs de gouvernements de l’UE. De quoi s’agit-il ?

Jo Cottenier
21-02-2007

 

 

Les travailleurs ne sont-ils que des yo-yo pour les patrons ?

Dans l’Europe des 25, quelque 32 % des travailleurs sont des temporaires ou des temps partiels. Les employeurs veulent encore plus de flexibilité.

Eric a 39 ans et il est l’un des 3 000 ouvriers licenciés par Ford Genk fin 2003. Il a travaillé quelque temps chez Nedcar, aux Pays-Bas, mais a déjà subi une nouvelle restructuration en 2004. Durant deux ans, il n’a plus eu que des boulots d’intérimaire avec un salaire ne représentant souvent que 80 % à peine de son ancien salaire. L’an dernier, il a pu recommencer à travailler chez Ford. Question salaire, ça va, mais la pression au travail et la flexibilité ont encore augmenté. Le travail obligatoire le samedi, il connaissait déjà, mais, avec le nouveau « plus minus conto1 » dans le secteur automobile, il craint de ne plus pouvoir faire de plans pour ses week-ends. Et sa femme Bea a un contrat temporaire à horaire coupé comme caissière. Bref, le couple digère mal la pagaille des horaires et des heures sup. Et ils n’ont que peu de temps pour leurs enfants. Essayez un peu de combiner ça avec la crèche. 

L’histoire d’Eric n’a rien d’exceptionnel. La flexibilité s’accroît pour ainsi dire partout. Et se traduit par toute une gamme de contrats différents : travail à temps partiel, intérim, sous-traitance, travail sur convocation… Le pourcentage de travailleurs avec un contrat temporaire ou à temps partiel était de 32 % en 2005 (dans l’UE des 25), soit un tiers. Des nouveaux emplois, un sur dix seulement est à temps plein et une moitié seulement à durée indéterminée. Et les patrons européens ne sont pas encore satisfaits.

 

1 Plus minus conto: système qui vient d’Allemagne et qui prévoit une semaine de travail flexible et variable dans laquelle il est possible de travailler maximum 48 h/semaine, maximum 10 h/jour (actuellement 9 h). Les heures dépassant les 38 heures doivent être récupérées dans un délai de 6 ans (actuellement 1 an).

 

 

 

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Les lois du travail aussi menacées chez nos voisins

Partout en Europe, la législation du travail est de plus en plus égratignée. Chez nous comme chez nos voisins, ces dernières années, de nombreuses mesures antisociales ont été prises.

Les 27 et 28 janvier s’est tenue pour la seconde fois une conférence entre les partis communistes des Pays-Bas (NCPN, responsable de l’initiative), d’Allemagne (DKP), du Luxembourg (KPL) et de Belgique (PTB). À l’ordre du jour figurait entre autres une meilleure analyse commune des attaques de l’Union européenne et de la façon de mieux les contrer ensemble, deux choses plus que nécessaires.

Les Pays-Bas ont une fameuse avance. Déjà en 1999 a été approuvée une Loi sur la flexibilité et la sécurité qui réduisait fortement la durée de préavis et rendait provisoirement le travail temporaire plus attrayant pour les patrons. En ce moment, un avis se trouve à nouveau sur la table du gouvernement des Pays-Bas, lui demandant de revoir la protection en cas de licenciement. Juste avant les élections, le Parlement a encore approuvé une nouvelle Loi sur le temps de travail assouplissant considérablement les réglementations sur la durée maximale du temps de travail, les heures supplémentaires, le travail du dimanche et le travail de nuit. Ces dernières années, la Loi sur le chômage et la Loi sur l’incapacité de travail ont également connu un remaniement profond : la durée des indemnités a été raccourcie et les invalides ont été remis au travail.

Le Luxembourg est le champion de l’application de réformes en concertation avec les syndicats. Dans l’accord national du 28 avril 2006, la durée des indemnités de chômage est limitée en fonction du temps qu’on a travaillé. Une réforme substantielle du temps de travail a également été menée : les heures supplémentaires ne sont plus rétribuées comme telles.

L’Allemagne présente sans nul doute le palmarès de la réforme la plus brutale du marché de l’emploi. Depuis 2005, les chômeurs tombent sous le coup des lois Harz IV, du nom de l’ancien chef du personnel de VW. L’indemnité des chômeurs a été considérablement limitée en argent et en durée. Au bout d’un an, le chômeur ne reçoit plus que 345 euros, et encore : il lui faut prouver qu’il ne détient pas d’avoirs ou que son ( sa) conjoint(e) n’a pas de revenu. Il doit en outre accepter des boulots à un euro (un euro de l’heure en sus de l’indemnité). L’Allemagne est une pionnière sur le plan des temps de travail hyper-flexibles, des heures sup non payées et du « plus minus conto ». La nouvelle chancelière, Angela Merkel, a également annoncé un assouplissement du droit de licenciement.

La France est descendue dans la rue en 2006 lorsque le gouvernement de Villepin a voulu appliquer le Contrat de première embauche (CPE). Les jeunes de moins de 26 ans auraient pu être licenciés sans raison au cours de leurs deux premières années d’embauche. Le candidat à la présidence Sarkozy a apprêté un plan pour une nouvelle sorte de contrat, plus souple pour l’employeur (le contrat unique).

En Belgique, 2005 a vu l’application stricte du suivi et du contrôle des chômeurs. Le pacte des générations oblige les anciens à travailler plus longtemps et les prépensionnés à demeurer disponibles. Avec le « plus minus conto », on applique une flexibilité maximale sur le plan des horaires de travail.

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Licenciements faciles, chômage limité au pays de la Carlsberg

30 % des travailleurs danois changent au moins une fois d’emploi par an.


Vous connaissez le Danemark comme le pays de la Carlsberg bien fraîche ? Les patrons aussi trouvent qu’il y a de quoi se régaler chez nos lointains voisins du nord…

Le sommet européen de Lisbonne, en 2000, avait établi un plan décennal : pour 2010, l’Europe devait devenir l’économie la plus compétitive au monde. Autrement dit, dépasser les États-Unis et le Japon. Mais, aujourd’hui, ce plan a accumulé un sérieux retard. Flexibilité, mobilité et disponibilité sont des facteurs déterminants, estiment les employeurs. Et, ici, ils ont trouvé un nouveau remède miracle : tous les pays européens doivent s’inspirer du Danemark. Car on y est superflexible ! Surtout quand il s’agit de licenciements et d’embauches.

La formule fait du Danemark le pays aux fluctuations de personnel les plus rapides. En un an, 30 % des travailleurs changent au moins une fois d’emploi (contre 7 % en Belgique). Les patrons danois ont peu de besoins sur le plan des contrats temporaires car, en fait, chaque contrat est pour ainsi dire temporaire. Un travailleur travaille en moyenne moins de 8 ans pour le même patron. Chaque année, un travailleur sur quatre environ passe par l’agence locale de l’emploi pour une formation ou pour un nouvel emploi.

Tout ce système fait également que le Danemark a un important chômage caché. Officiellement, 5 % seulement de la population active est sans travail et c’est l’un des taux les plus bas d’Europe. Mais le manège des licenciements, formations et de l’obligation de travail est intenable pour beaucoup de jeunes et beaucoup se retrouvent donc laissés pour compte. Sven Tarp, du Parti communiste danois (DKP), déclare : « En 2003, le Danemark, 5,3 millions d’habitants, comptait officiellement 147 000 chômeurs et 95 000 ayant droit à des indemnités. En outre, 452 000 personnes en âge de travailler étaient exclues du marché de l’emploi pour l’une ou l’autre raison. Cela fait presque 13 % de la population de 18 à 65 ans et presque 9 % de la population totale du pays. Ces gens sont définitivement exclus et constituent une nouvelle couche de pauvres. Et ce, dans un pays considéré comme l’un des plus riches au monde et qui sert d’exemple de “capitalisme à visage humain” »

Les patrons ont également toute latitude d’organiser une sélection permanente. Si vous ne convenez pas, vous êtes viré sans avoir voix au chapitre. Cela crée une pression permanente. Une autre conséquence, c’est qu’il apparaît ainsi un fossé énorme entre travailleurs qualifiés et non qualifiés, entre travailleurs superflexibles et « inadaptés », ces derniers héritant généralement des emplois sous-payés ou à temps partiel. Le salaire minimal n’existe pas au Danemark.

Les organisations patronale belges, la FEB et les Classes moyennes, bavent d’envie, quand on leur parle du Danemark. Dans son mémorandum, la FEB demande au prochain gouvernement d’assouplir les réglementations de licenciement, de limiter les indemnités de chômage dans le temps et de faciliter le travail intérimaire. Le VLD a déjà fait savoir qu’effectivement, il vaudrait mieux que les indemnités de chômage soient limitées dans le temps.

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« La Commission veut la peau du modèle social européen »

Avec une unanimité remarquable, les trois grands syndicats rejettent les points de référence du Livre vert européen.

Cette note que la FGTB, la CSC et la CGSLB vont adresser par retour de courrier à la Commission ne laisse planer aucun doute. Elle fait remarquer qu’il n’est pas possible de répondre aux 14 questions du Livre vert, puisque les questions u sont elles-mêmes « orientées » et que le point de départ est totalement faux : « La Commission ne veut pas un vrai débat, elle veut la peau du modèle social lié à l’histoire des relations industrielles au nom d’une adaptation aux réalités économiques nouvelles1. »

Le texte conteste complètement, et à juste titre, le postulat de départ du questionnaire : « Le postulat de départ du Livre Vert est que le droit du travail est actuellement en opposition et incompatible avec les objectifs de la stratégie de Lisbonne. Le raisonnement dangereux et pervers de la Commission, qui considère le droit du travail comme inadapté/dépassé pour répondre aux défis du 21e siècle, doit être critiqué. Le droit du travail est ramené à un simple outil de politique économique pour répondre aux besoins des marchés. C’est oublier le rôle fondamentalement protecteur et d’émancipation du droit du travail, rôle qui devrait d’ailleurs être étendu et renforcé compte tenu de la vulnérabilité accrue des travailleurs dans une économie mondialisée. »

Aussi les syndicats invitent-ils la Confédération européenne des syndicats (CES) à ne pas se laisser prendre au piège et à présenter ses propres propositions pour améliorer la législation du travail.

1 « Projet de réponse des organisations syndicales belges CGSLB, CSC et FGTB à la consultation sur le livre vert Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21e siècle. »

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Le Livre vert européen dérape dans la flexibilité

La Commission européenne prend le modèle danois comme référence pour mettre la législation du travail à l’ordre du jour dans l’ensemble de l’UE.

La législation du travail comprend toutes les lois qui, depuis plus d’un siècle, ont été arrachées de haute lutte pour repousser quelque peu l’arbitraire des patrons. La Loi du travail de 1971, les conventions collectives (CCT) et les contrats de travail à durée indéterminée offrent à la population laborieuse quelque protection contre le licenciement, les horaires irréguliers et trop longs, les mauvais contrats, etc. Les employeurs estiment que c’est un frein à leur compétitivité.

La Commission européenne en est venue à la conclusion que la législation du travail ne répondait plus aux besoins actuels. Le droit du travail est trop rigide, trop cher et offre trop de protection. Pour enclencher le débat, la Commission a pondu un Livre vert au titre des plus éloquents : Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21e siècle. Ce Livre vert ne comporte aucune mesure précise, mais pose 14 questions indicatrices de la direction qu’entend prendre l’UE.

Les pistes de réflexion du Livre vert

Sécurité et égalité des droits pour tous signifie : il doit y avoir plus d’emplois flexibles, mais pour tout le monde et avec un statut sérieux. Pour cela, dit le Livre vert, il faut adapter la législation du travail, les CCT et les contrats de travail aux besoins du marché flexible.

 

1. Selon le modèle danois, les réglementations de licenciement doivent être assouplies. Licencier plus aisément débouchera également sur des embauches plus faciles, estime-t-on. Car les patrons veulent pouvoir se débarrasser rapidement de leur personnel quand le vent de la conjoncture tourne.  

 

2. Partout, il faut un accompagnement plus actif et plus sévère des chômeurs.

 

3. Toutes les entraves au passage aisé d’un emploi à un autre doivent disparaître. Le passage d’un boulot stable à un boulot flexible ne peut être entravé par des problèmes de législation sociale.

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Idées du PTB

• Des contrats à durée indéterminée et non de travail temporaire. L’Union européenne doit recommander de tolérer un maximum de 5 % de contrats temporaires dans les entreprises, de ne permettre aucun contrat temporaire dans les services publics et d’obliger de transformer en contrats à durée indéterminée les contrats temporaires après un an ou après deux contrats temporaires successifs.

• Un salaire minimal dans toute l’UE et qui soit en rapport avec la richesse du pays, en fixant par exemple le salaire minimal comme pourcentage (50 %) du produit intérieur brut par habitant.

• Les conditions de salaire et de travail des travailleurs intérimaires étrangers doivent correspondre à celles des travailleurs du pays où le travail est effectué.

• À travail égal salaire égal. Les patrons qui sous-traitent le travail sont coresponsables de tous les abus en la matière.

• Le conseil d’entreprise doit avoir droit de veto contre toute infraction à la législation du travail.

• Pas d’assouplissement de la réglementation en matière de licenciement.

• Maintien et observance stricte de la loi du travail de 1971, avec maintien de la journée de 8 heures et de la semaine de 40 comme limites maximales.

• Les patrons et l’État doivent créer de l’emploi au lieu d’organiser la chasse aux chômeurs.

 

10:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/12/2007

20/12/2007: Non à cette Europe-là ... !


-------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] NON A CETTE EUROPE-LA
Date: Thu, 20 Dec 2007 17:32:02 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>



NON  A CETTE EUROPE-LA,
 
LE 4 FEVRIER COMME LE 29 MAI !
 
 
"L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'indicible espoir." (Jean Jaurès)
 
 
Les Chefs d’'Etat et de gouvernement, les responsables politiques du libéralisme de gauche comme du libéralisme de droite ont refusé d'’entendre les arguments de ceux qui veulent une Europe des citoyennes et des citoyens et non une Europe des banquiers et des hommes d’'affaires, de ceux qui n'’acceptent les transferts de souveraineté que pourvu qu’'ils s’accompagnent de transfert de mécanismes démocratiques de contrôle, de transparence et de reddition des comptes, de ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs dont elle est historiquement porteuse.
 
Depuis le 29 mai, aucun effort n’'a été fait pour corriger les orientations d’'une Europe qui est à juste titre perçue « comme un facteur d’'appauvrissement et non de prospérité, comme une cause de régression et non de progrès » (N. Sarkozy, Ensemble, printemps 2007). Les engagements pris par le Président de la République n’'ont pas été tenus. Le traité modificatif qui vient d’'être signé le 13 décembre à Lisbonne ne modifie rien de ce qui était nouveau dans le traité établissant une Constitution pour l'’Europe par rapport aux traités existants. Il ne modifie rien de ce qui justifiait les critiques apportées à la partie III du TCE.
 
Les raisons de rejeter le TCE demeurent pour rejeter un traité modificatif qui, de l’'aveu même de Mme Merkel, « ne va rien changer ». La Charte des droits fondamentaux traduit toujours un terrible recul par rapport à la Déclaration Universelle des Droits de l'’Homme ; les orientations néolibérales des politiques européennes sont maintenues ; le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne n’'ont pas été modifiés ; les dispositions qui accentuent la perméabilité de l'’Europe aux effets les plus néfastes de la mondialisation sont renforcées ; la politique de défense de l'’Europe reste enfermée dans le cadre de l’OTAN ; dans ses rapports avec les pays du Sud, l'’Europe poursuit ses pratiques paternalistes et continue de nier la souveraineté des autres peuples. Pas le moindre changement significatif n’'a été apporté à ce qui a justifié le non du 29 mai 2005. Puisque rien ne va changer, notre refus ne peut changer.
 
Faut-il pour autant se réfugier dans l'’indifférence ou le désespoir ?
 
Nous n'’avons pas ce droit. Nous ne pouvons nous réfugier dans cette facilité. Nous sommes comptables devant les millions de Françaises et de Français qui ont voté non le 29 mai. Nous sommes responsables. Il nous revient d’'assumer le non que nous avons porté.
 
Le traité modificatif ne peut être ratifié que si, au préalable, une révision de la Constitution française est adoptée. Ce qui requiert le soutien des 3/5e du Congrès qui se réunira le 4 février 2008 à Versailles. Il nous appartient d’'exprimer par les voies de la démocratie notre volonté que cette majorité des 3/5e ne soit pas atteinte. Nous pouvons le faire de trois manières :
 
1) signer la pétition lancée par le Comité National pour un Référendum (CNR) : www.nousvoulonsunreferendum.eu
 
Le droit de pétition inscrit dans le traité modificatif considère qu'’un million de signatures (sur environ 300 millions d’'Européennes et d’'Européens en âge de voter) représente un nombre suffisant pour présenter une pétition. On en déduit qu’'un million de signatures (sur 45 millions d’'électeurs inscrits en France) représenterait une expression forte et écoutée du peuple français.
Il nous faut donc nous donner comme objectif d’'atteindre ce million de signatures pour le 4 février. Nous disposons de 6 semaines pour y parvenir.
 
2) les sénateurs et les députés vont se réunir en Congrès le 4 février à Versailles. Allons ce jour-là, par dizaines de milliers venus de toute la France, dire aux élus réunis à Versailles: « respectez la volonté du peuple qui s’'est exprimée le 29 mai 2005 » et pour ajouter aux élus du PS : « vous avez été élus parce que votre parti et votre candidate se sont engagés à réclamer un référendum sur tout nouveau traité européen. »
 
3) dès maintenant, il nous appartient d'’interroger les sénateurs et les députés qui vont solliciter nos suffrages en mars prochain lors des élections municipales sur la manière dont ils vont se prononcer le 4 février à Versailles. Et rien ne nous interdit de leur dire que nous nous en souviendrons en mars.
 
Les temps sont durs et l’'avenir est incertain.
Faut-il pour autant se résigner ?
Notre horizon n’'est pas celui d’'une gauche en décomposition.
L'’épreuve nous conforte.
Elle ne nous abat pas.
 
 
Raoul Marc JENNAR
 
Celui qui voit un problème, mais ne fait rien, fait aussi partie du problème.(Gandhi)
 
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20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/12/2007

17/12/2007: EXIGEONS LA TENUE D’'UN REFERENDUM POPULAIRE !

En fait le problème n' est pas uniquement français. En réalité, si le grand-machin capitaliste était réellement démocratique, c' est dans TOUTE L'EUROPE et LE MEME JOUR que devrait avoir lieu un référendum pour consulter les pays et les peuples concernés ...
La HONGRIE "libérée du communisme" vient de donner le coup d' envoi d' une grande trahison des intérêts nationaux, de l' indépendance des peuples et de la souveraineté des Nations membres . Mais en quoi le capitalisme forcené est-il, et peut-il donc, être démocratique ???
RoRo



-------- Message original --------
Sujet: Non à la Constitution européenne maquillée - Exigeons la tenue d'un référendum populaire - Comité Valmy
Date: Mon, 17 Dec 2007 18:40:43 -0500



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----- Original Message ----- From: FISCHER BERNARD - Sent: Monday, December 17, 2007 5:19 PM - Subject: PETITION DU COMITE VALMY

Pétition à l’initiative du Comité Valmy
EXIGEONS LA TENUE D’'UN REFERENDUM POPULAIRE !
 
 
 

 
NON à la Constitution européenne maquillée
Nous contacter : admin@petitionreferendum2007.fr
 
Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre si possible, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’'était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaitre que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’'est-à-dire la crainte d’'un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’'oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre

La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L'’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l'’Union européenne ne serait plus qu'’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à détourner l'’attention des citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n'’y a rien à voir !’.

La vérité est autre. Tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’'ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis l'’Acte unique -Maastricht, Amsterdam et Nice- demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l'’Union européenne. Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l'’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’'Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L'’accord de Lisbonne permettrait, s'’il était appliqué, d’'accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l'’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La souveraineté du peuple, celle de la République, est inaliénable.

La voie parlementaire dans ce cas précis, ne serait qu’'un substitut inacceptable visant à contourner l'’obligation d'’une nouvelle consultation populaire et serait illégitime.
 
Forces républicaines et progressistes fidèles à la souveraineté populaire et nationale, nous tous Français au delà de nos votes précédents exigeons un débat public et le respect de la volonté populaire. Unissons-nous pour exiger un referendum !
 
Pétition basée sur l'’Appel du Comité Valmy lancé à Paris le 21.10.2007

La
liste des premières signatures souligne que les diverses sensibilités politiques de l'’arc républicain peuvent converger sur une démarche de large rassemblement progressiste, pour la démocratie et le droit du peuple de France à maîtriser son avenir
 
 

23:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/12/2007

16/12/2007: La Commission européenne lance un programme de propagande radio ...

"EURONEWS" la grrrande chaîne de manipulation des cervelles européennes par l'image ne leur suffit plus pour faire passer les "bienfaits" du grand machin capitaliste ...
Vont essayer de nous conditionner à plus grande échelle. Et à quel prix ???
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: Fw: La Commission européenne lance un programme de propagande radio RESEAU VOLTAIRE
Date: Sun, 16 Dec 2007 10:06:19 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>


Subject: La Commission européenne lance un programme de propagande radio


RESEAU VOLTAIRE

La Commission européenne lance un programme de propagande radio

La Commission européenne, qui finance déjà la réalisation de programmes audiovisuels et d’'une chaîne de télévision (Euronews), lancera en avril 2008 son propre programme radio à destination des populations de l'’Union.

Consciente qu’'aucun auditeur n'’écoutera spontanément un programme de propagande de l'’UE sur un canal ad hoc, la Commission infiltrera son programme sur les ondes de 16 stations nationales de l'’Union (Deutsche Welle, Radio France Internationale, Radio Netherlands Worldwide, Polskie Radio, Radio Punto, etc.). Ces émissions seront produites en cinq langues (allemand, anglais, espagnol, français et polonais) et traduites en cinq autres langues (bulgare, grec, hongrois, portugais et roumain)

Les Allemands assureront la coordination éditoriale, les Français la gestion financière et les Néerlandais réaliseront le site web.

Le coût réel de cette opération est inconnu : il en coûtera 5,8 millions d’'euros par an à la Commission, mais les principaux postes budgétaires (personnels et studios) seront largement pris en charge par les radios participantes au détriment des budgets nationaux.

20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/12/2007

05/12/2007: Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages: ...


------- Message original --------
Sujet: La France de Sarkozy vue par des Belges... pas jolie jolie...
Date: Wed, 5 Dec 2007 01:34:08 EST
De: Xarlo@aol.com


A envoyer à vos élus et autres irresponsables à 53%...
**************
Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages:

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19147.php

Lien vers la vidéo

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19142.php

L'enfer de Calais
Par eveline, Sunday, Nov. 25, 2007 at 7:36 PM
evelinedal@yahoo.fr
l'enfer des migrants

Les migrations : l’horreur tout près de chez vous

Ils sont 350 à Calais, vivant dans les bois (appelés la « jungle ») à 0 à 5 degrés, hommes, femmes, beaucoup d’adolescents et des enfants, venant d’Afghanistan, d’Erythrée, du Kurdistan irakien……..

Une majorité sont passé par la Lybie puis l’Italie. Ce sont les rescapés des traitements que l’on réserve aux migrants en Libye, des noyades dans la mer méditerranée

Les morts dans le désert et dans le canal de Sicile, les tortures et les violences sexuelles dans les centres de rétention financés pas l’Italie, les déportations dans le Sahara, les expulsions collectives au large de nos mers, les rapatriements des réfugiés sur les vols payés par Rome, les déportations depuis Lampedusa, les homicides dans les commissariats, les abus des passeurs et les attaques racistes à Tripoli. Tout ce qu’il ne faut pas savoir sur le Pays auquel l’Italie et l’UE ont confié la garde des frontières du sud, à la veille des contrôles (…) L’observatoire sur les victimes des migrations :
http://fortresseurope.blogspot.com/2006/01/libye-linquitant-rapport-publi-par.html

Leur objectif est l’Angleterre, aucune alternative est possible à leurs yeux.

Ils passent leur journée sur un terrain vague ou l’association Salam leur offre à midi une soupe. Ils se lavent dans le canal (5 degré ce jour là), se réchauffent autour d’un feu de fortune, jouent au foot, discutent, se battent.

A 18 heures les 350 font quelques km pour se rendre au repas chaud offert par les bénévoles sur un quai du port de Calais. Ils font la queue pour recevoir à manger et puis, épuisés s’arrachent les couvertures, les bonnets, les écharpes distribués par l’association.

Une infirmière distribue des médicaments et fait des soins de plaie sur le quai à l’aide d’une lampe de poche.

Puis les 350 retournent dans leur jungle, en espérant que cette nuit-ci la police ne viendra pas les arrêter, démolir leurs abris de fortune qu’ils ont construits, les gazer, les amener dans un commissariat à plusieurs kilomètres de là pour les relâcher le lendemain
.
Une femme Erythréenne pleure et demande de l’aide : son fils de 9 ans s’est fait arrêter à Dunkerke en essayant de passer vers l’Angleterre et elle n’a plus de nouvelles. Une bénévole la réconforte, lui explique qu’il est au chaud, lui au moins, et qu’elle va essayer de le retrouver.

Une famille kurde est là avec 3 petits enfants depuis 15 jours. Une enfant toute mignonne Erythréenne de 5 ans est là depuis 3 mois avec sa maman.

Un jeune homme de 18 ans est à l’hôpital : il s’était trompé de camion, en a pris un qui allait en direction de la Belgique, il a sauté et s’est fait écraser. Il a perdu une jambe.

Nous avons passé la journée avec eux, plusieurs associations de Gand et de Bruxelles. Nous avions amené des vivres, des vêtements, 3 camionnettes remplies, juste assez pour les ravitailler pour une journée.

Cette situation perdure depuis des années et le nombre de migrants augmente de mois en mois malgré, les conditions de vie, le froid, les pressions, les violences de la police dans le but de dissuader.

Ils disent que c’est toujours mieux que la vie chez eux et qu’à 30 minutes de l’autre côté il y a l’Angleterre, le pays où ils retrouveront famille, travail, amis.
L’année passée ils étaient 200. Aujourd’hui ils sont 350.

Et tous attendent le passeur, le moment pour passer ce canal. Et tous finiront, après 15 jours ou 6 mois par y arriver grâce à des passeurs, des douaniers pas trop scrupuleux.

Dans la petite ville de Calais on les voit partout. Les habitants ne les voient plus. Les commerces, les cafés leur refusent l’entrée.

Il m’a fallu plusieurs jours avant de me remettre de cette visite éclair aux réfugiés de Calais.

L’association SALAM (
http://www.associationsalam.org/ ) nous demande de faire connaître cette situation dramatique, qui ne fait que s’aggraver d’année en année. Ni la répression systématique, ni le froid, ni les conditions de vie n’empêchent, n’empêcheront ces hommes, femmes, enfants, de fuir, de chercher un monde meilleur.

Et ce n’est que le dessus de l’iceberg : partout en Europe et dans les pays limitrophes on retrouve des migrants qui cherche désespérément un pays qui pourrait les accueillir.

Chez nous aussi, à Anvers, à Ostende à Zeebrugge, le long des autoroutes des groupes, des familles se font arrêter.

Nos politique belges et européens crient aux « sécuritaires ». Sécuritaire pour qui ?
Ils nous imposent une culture de la peur, la peur du terrorisme, la peur du « migrant », la peur de l’autre. Ils créent des lois « pour notre sécurité » et nous enferment dans notre confort minuscule au dépens d’autres humains, qui ont eu le malheur de naître sur le mauvais continent.

Allons nous continuer à accepter cela ????


Eveline Dal

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/12/2007: Il faut une autre Europe que celle du capitalisme et des multinationales ...

Il faut une autre Europe que celle du capitalisme et des multinationales ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: [Cocos] (sans objet)
Date: Tue, 04 Dec 2007 16:02:54 +0100
De: Michel Peyret <m.peyret@cegetel.net>
Pour :: Cocos Altercommunistes <cocos@altercommunistes.org>


Michel Peyret

3 décembre 2007

 

 

EUROPE !

ALERTE ! DANGER RENOUVELE !

 

Coup de force , forfaiture , coup d'Etat , ces qualificatifs peuvent , chacun à sa manière , rendre compte de ce que le premier personnage de l'Etat est en train de perpétrer contre son pays et son peuple . Selon les dictionnaires , il peut s'agir d'une mesure violente et illégale pour annoncer un changement dans l'Etat , ou d'une félonie , ou d'un crime pour un fonctionnaire pour un acte commis dans l'exercice de ses fonctions , sanctionné par des peines dont la moins grave est punie par la dégradation civique .

On mesure ainsi l'exceptionnelle gravité de l'accusation portée contre celui qui assume aujourd'hui en France la première charge de l'Etat .

Et pourtant , dans la sucession rapide des actes de pouvoir , des mesures , des annonces multipliées , cette dimension de l'illégalité ou du crime commis tend à se dissoudre , à se relativiser jusqu'à être soluble dans une quotidienneté qui serait tranquillisante si elle n'apportait une accumulation de dispositions aussi redoutables les unes que les autres .

Bien évidemment , chacun est d'abord tenté de regarder midi à sa seule porte , de ne considérer que ce qui le menace au premier chef dans l'immédiateté , dans ce qui remet en question directement ses déjà chiches moyens de vie , de travail , d'existence , de retraite ...

C'est pourtant dans ce contexte , dans une période où tout paraîtrait s'accélérer , où toutes les questions s'ouvriraient et se généraliseraient , que le crime , sa préparation , sa mise au point , se dissimuleraient jusqu'à être ramené au nombre des aléas qui se succédent ...

 

NOUVELLE ETAPE DES MEFAITS DU SYSTEME

 

Il ne peut s'agir ici de choisir entre les différentes dispositions qui visent toutes à accentuer à la fois la domination , les aliènations qui procèdent de l'exploitation capitaliste . Elles forment un tout et leur accumulation fait qu'un seuil est franchi et que nous sommes entrés dans une nouvelle étape des méfaits du système .

Concernant les aspects institutionnels européens de ces évolutions , en d'autres temps il aurait fallu la voix d'un Victor Hugo stigmatisant les actes de celui qui fut Prince-Président avant de devenir « Napoléon-le-petit » , ou la percussion de l'accusation d'un Zola pour s'indigner d'une félonie contre la République et d'une violation de la souveraineté du peuple de France .

Ces grandes voix sont restées comme telles dans l'histoire .

Aujourd'hui , signe de temps nouveaux , les « élites » font défaut et c'est le peuple qui a relevé le défi d'enjeux dont l'importance et la gravité ramène à ceux qui ont laissé leurs empreintes dans le temps long de l'évolution de la société .

Aujourd'hui , et c'est heureux , c'est le peuple lui-même qui assume les impératifs de sa souveraineté et cela restera également comme une étape marquante d'un changement d'époque .

Ainsi , en mai 2005 , quand la majorité des forces politiques et des médias faisaient campagne pour le « oui » au référendum visant à chapeauter le processus enclanché de construction d'un Etat supranational d'une constitution qui aurait achevé l'édifice déjà bien avancé , c'est le peuple qui a imposé son choix .

 

LE VERDICT DU PEUPLE

 

Le verdict du peuple fut clair : ce fut comme une insurrection contre tous ceux qui voulaient lui imposer le nouveau carcan étatique . Le NON claqua net . Et il ne visait pas seulement le « chapeau » constitutionnel , ce sont tous les attributs d'un Etat construit dans le silence , l'ombre , les tabous voulus par Jean Monnet l'initiateur , celui qui disait démocratiquement qu'il fallait le faire et jamais le nommer , qui étaient désavoués sans appel . De fait , c'étaient tous les traités , celui fondateur de Rome compris , le ver étant déjà dans le fruit , qui volaient en éclats au grand désespoir des anciens ou nouveaux promoteurs de coup d'Etat permanent mais celui-ci dissimulé avec soin .

Les Français avaient cependant eu le temps d'en faire l'expérience et de percevoir la nature de ce qui s'avançait sournoisement . Déjà en 1992 , lors du référendum destiné à ratifier le Traité de Maastricht , ils avaient exprimé de fortes réticences à des dispositifs qui visaient à leur faire perdre les éléments de souveraineté attachés à la monnaie , à l'élaboration du budget , à la Banque de France et à la création monétaire . Ils prenaient conscience que , de plus en plus, les directives de la Commission européenne s'imposaient obligatoirement dans la législation française jusqu'à en constituer la quasi-totalité , l'Assemblée nationale étant de fait réduite au rôle de chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs . Ainsi , il leur apparaîssait clairement que d'autres , selon des modalités bien trop obscures , décidaient à leur place , se substituaient à eux et à leurs prérogatives républicaines conquises de hautes luttes .

 

UN COUP DE FORCE RAMPANT

 

Ce coup de force rampant qu'on leur demandait d'approuver non sans quelque cynisme , pour ne pas en prendre les formes habituellement plus brutales sinon plus violentes , était bel et bien l'un d'entre-eux , et loin d'être le moins nocif , tout au contraire . On avait agi avec prudence , sans aucune précipitation superflue , mais leur succession et leur accumulation prudente construisait cependant une réelle dépossession de souveraineté , il n'y avait plus aucun doute .

Alors , dès les élections au Parlement européen de 2004 , les électeurs français , à l'égal de ceux de la plupart des autres pays d'ailleurs , s'abstinrent massivement , à 57% en France et jusqu'à dépasser les 80% dans des pays de l'est européen , dont on disait pourtant qu'ils attendaient « l'Europe » avec beaucoup d'impatience . Cependant , eux sortaient d'une expérience supranationale et disaient ainsi qu'on ne les y prendrait plus .

Leur avis fut-il entendu par les peuples des pays de l'ouest ? Et cela renforça-t-il les préventions qu'ils manifestaient déjà ?

Toujours est-il que Français et Hollandais rejetèrent en 2005 le traité constitutionnel , les gouvernements des autres pays décidèrent d'en rester là ...pour un temps ! Le temps de la réflexion pour trouver de nouvelles formes permettant de faire accepter aux peuples sous des pressions renouvelées et accentuées ce dont ils ne veulent pas ! Si ce n'est la préparation d'un nouveau coup d'Etat , c'est à coup sûr un viol ! Et déjà s'exprimait çà et là l'idée qu'au fond le mieux était , en toute démocratie , de se passer de l'avis des peuples !

 

UN VIOL RENOUVELE

 

Cest ce que propose Nicolas Sarkosy . Le peuple français s'est déjà prononcé ? Il n'en a que faire ! C'est un viol renouvelé , un nouveau coup d'Etat ! Qu'importe ! Mais quel mépris , quelle désinvolture à l'égard du peuple de france et de sa souveraineté ! Comme si cette souveraineté n'était pas inaliénable !

Faut-il donner une quelconque crédibilité à ce qui est inadmissible , irrecevable ? Faut-il cautionner ce nouveau viol du peuple français en demandant un référendum qui a déjà eu lieu, en fait en acceptant que l'on oblige les Français à réaffirmer ce qu'ils ont déjà décidé ?

C'est aussi ubuesque qu'inacceptable !

Il faut cependant considérer que les raisons qui poussent les réactionnaires et la majorité du PS à renouveler leur coup d'Etat sont particulièrement pressantes pour qu'ils prennent la responsabilité devant l'histoire de forcer le destin de mauvaise manière en piétinant de conserve et la démocratie et la République . Quelles urgences les poussent ainsi à porter des atteintes nouvelles à ce qui restait de démocratie , de souveraineté , de droit du peuple français à disposer de lui-même ?

Manifestement , les forces capitalistes sont très inquiètes . Après les élections européennes de 2004 et le référendum qui les a confirmées en 2005 , c'est la domination , le pouvoir , le système capitaliste qui sont en question .

Les études d'opinion confirment : 61% des Français considèrent le capitalisme comme négatif, les jeunes davantage encore ! Il convient en conséquence de museler , et museler de façon durable le peuple de France , l'empêcher à tout prix de continuer à donner le ton aux peuples d'Europe comme cela fut plusieurs fois le cas depuis la Révolution .

Noyer la démocratie et la souveraineté dans un Etat supranational conçu à cette fin n'est-ce pas le moyen permettant de présenter sous les couleurs avenantes de la paix et de la coopération la pire des forfaitures ?

 

OU VA L'ARGENT DE LA FRANCE ?

 

Les grandes sociétés capitalistes d'origine européenne n'ont que faire , à l'époque de la mondialisation , du seul marché européen qu'elles ont déjà conquis pour l'essentiel : elles se sont déjà toutes déployées dans le monde , notamment vers les marchés solvables où elles trouvent des débouchés réels à leurs produits .

La France par exemple n'est-elle pas devenue en 2006 le plus important investisseur étranger aux Etats-Unis en ayant investi 38,6 milliards de dollars sur le territoire étatnusien et ce devant les Pays-Bas , le Japon et l'Allemagne ?

Déjà , en 1999 , les flux français d'investissement à l'étranger avaient fortement augmenté sur les 3 années précédentes pour atteindre 101 milliards d'euros , ce qui correspondait à 7,5% du PIB .

En 1998 , le stock des investissements français à l'étranger atteignait 240 milliards d'euros , soit 18% du PIB francais , contre 12% en 1996 . Cependant précise l'étude du Ministère , si l'on calcule la valeur de ces actifs à l'étranger en valeur de marché , et non plus en valeur comptable , on atteind 632 milliards d'euros , soit 48% du PIB .

On mesure par là-même combien la valeur créée par le travail des Français permet l'internationalisation des firmes françaises et pas seulement leur européanisation , alors que , nous dit-on , l'argent manquerait en France non seulement pour réduire la pauvreté mais pour assurer à un bon niveau les moyens pour la santé , les transports , les retraites , le logement , l'école , l'Universit é , la Recherche ...

 

DES FIRMES INSATIABLES

 

Ces firmes veulent continuer à piller le peuple français et son territoire pour se permettre de nouveaux débouchés à leurs produits sur les marchés solvables du monde et pour , d'autre part , tenir leur rang sur les marchés financiers et la spéculation financière à l'échelle mondiale .

Et elles sont insatiables , elles en veulent toujours plus , encore et encore davantage de part de PIB , tout doit être subordonné à cet objectif , y compris en compressant toujours plus les dépenses nationales nécessaires et utiles au détriment des besoins , y compris en augmentant le déficit du budget de l'Etat ...

Aussi , les gouvernements nationaux , aussi dévoués soient-ils à l'économie de marché et à ses exigences faramineuses , aussi distants sont-ils devenus au regard des exigences démocratiques , sont-ils jugés trop fragiles pour conditionner leurs peuples à ces exigences draconiennes sur la longue durée .

Aussi sont-ils sommés de renoncer à leurs prérogatives nationales pour les déléguer toujours plus à ces instances supranationales moins sensibles , parce que plus éloignées , des pressions populaires .

Et ils sont également mis en demeure de conditionner leurs peuples popur leur faire accepter l'inacceptable , tous les renoncements sociaux , politiques , démocratiques , et du doit à disposer librement d'eux-mêmes .

Aussi les dirigeants socialistes et leurs porteurs d'eau sont-ils priés de faire le nécessaire pour expliquer au peuple que cet Etat pourrait un jour être autre chose , qu'il pourrait un jour être aussi investi par les peuples .

C'est oublier que là n'est pas l'objectif assigné à la supranationalité , tout au contraire . Verrions-nous les grandes firmes plaider ardemment pour cette supranationalité si elles y voyaient un quelconque danger pour leur domination , fut-il lointain ?

Et Sarkosy ferait-il le forcing auquel il se livre sans que la chose ait été étroitement convenue avec la Présidente du MEDEF ?

Non , à l'évidence , les peuples n'ont aucun intérêt à entrer dans le jeu du grand capital , sinon à y perdre leur âme , à renoncer pour longtemps à toute libération des exploitations , des dominations , aliènations ...

 

CONTREBATTRE LES EXIGENCES DU CAPITAL INTERNATIONALISE

 

Le terrain national doit demeurer le lieu essentiel des affrontements de classes , le lieu où il est d'abord possible de contrebattre les exigences du capital internationalisé , ce qui n'est exclusif d'aucunes formes de luttes et de solidarités internationales , c'est l'évidence même .

Chaque peuple , selon sa culture et son identité , doit avancer à son pas , le temps n'est pas venu , et de longtemps sans doute , où tous décideront de marcher au même pas , sauf à y être contraints , mais l'expérience encore récente des pays de l'est , les déterminations qui s'affirment à l'ouest , montrent que les constructions superétatiques ne peuvent être durables que si elles correspondent à des volontés librement exprimées .

Aujourd'hui , tout au contraire , c'est à la limitation de cette libre expression que tous les efforts sont consacrés .

Le principe de reconnaissance des réalités doit être consacré car on dit qu'elles sont têtues , l'expérience hitorique le prouve .

Il convient donc d'exiger que le NON déjà émis en mai 2005 soit respecté et s'orienter vers l'élaboration d'une Europe des coopérations et des solidarités entre les peuples contre toute construction étatique , là est le seul réalisme .

 

L'EUROPE DES COOPERATIONS ET DES SOLIDARITES

 

Aussi convient-il d'abroger et abolir dans les traités actuels tout ce qui empiète sur les souverainetés des peuples , en fait toutes les dispositions et prérogatives déjà mises en place au niveau européen , monnaie , BCE , Parlement , budget , défense , et les différentes politiques dites « communes » déjà mises en oeuvre pour les remplacer par des coopérations librement consenties , les pays décidant de coopérer en tel ou tel domaine finançant eux-mêmes leurs projets . Un Fond de solidarité pourrait être mis en oeuvre pour contrebattre les inégalités de développement . Une Assemblée générale des peuples prendrait les décisions nécessaires à la multiplication des coopérations les plus larges et les plus diversifiées , et des solidarités , un exécutif réduit étant chargé de mettre en oeuvre les décisions de l'Assemblée .

Ces coopérations et solidarités tendraient à s'étendre à l'ensemble des peuples du monde , les échanges étant facilités par la création d'une monnaie commune qui ne soit pas le dollar , et des monnaies nationales pour les besoins internes des peuples . Le Bassin méditerranéen , berceau des cultures et des échanges devrait bénéficier de coopérations renforcées . La paix , le désarmenent , nucléaire au premier chef , le libre droit des peuples à disposer d'eux-mêmes seraient favorisée contre les visées hégémoniques et impérialistes . Les politiques énergétiques et environnementales particulièrement sensibles doivent à l'évidence concerner toute la planète . Les coopérations avec une ONU rénovée , démocratisée , deviendraient primordiales pour étendre les échanges à toute l'humanité .

Il y a donc , à l'évidence , des alternatives européennes substituant les coopérations aux dominations et aux hégémonies , la paix et le désarmement contre les interventions impérialistes , des liens et des échanges vers une nouvelle civilisation , une nouvelle mondialisation .

C'est ce chantier qu'il convient en conséquence d'ouvrir au plus tôt .

15:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2006: Non à la criminalisation du communisme en Albanie ...


Le McCarthysme et le fascisme s’ instaurent progressivement en Euro-dictature capitaliste …RoRo  De : PRCF.INTER [mailto:prcf.inter@voila.fr]
Envoyé : lundi 23 octobre 2006 18:07
À : z prcf.inter
Objet : Non à la criminalisation du communisme en Albanie
 Non à la criminalisation du communisme en AlbanieAprès l'interdiction du KSM en Tchéquie, c'est au pouvoir mafieux et contre-révolutionnaire d'Albanie de criminaliser le communisme et de salir son histoire. Le parlement albanais vient, à l'initiative du fascisant parti dit "démocratique", d'édicter un projet de loi qui a pour objet de criminaliser, et à terme d'interdire, le mouvement communiste albanais et son histoire. Ce texte anticommuniste est directement inspiré du rapport Lindblad, adopté en mai dernier par le Conseil de l'Europe, et qui prétend criminaliser le communisme à l'égal du nazisme, au risque de banaliser et de réhabiliter ce dernier et de criminaliser tout le mouvement ouvrier de lutte de classe. Le texte proposé au parlement albanais salit notamment la figure d'Enver Hoxha, dont le rôle dans la résistance antifasciste à l'occupant mussolinien est totalement occulté. C'est à croire que les pseudo-"démocrates" préféraient l'occupation fasciste à la résistance patriotique conduite par les communistes. Le régime d'Enver Hoxha n'était certainement pas au-dessus de toute critique; sa politique isolationniste qui l'a conduit à couper tout lien avec le reste camp socialiste européen, sa propension à renvoyer dos-à-dos l'impérialisme occidental et le "social impérialiste soviétique" (sic) n'était certainement pas juste, même s'il ne s'agit pas de dire a posteriori que la politique de l'URSS dans les années 60 à l'égard de la Chine et de l'Albanie était sans reproche. Il n'en reste pas moins que l'Albanie populaire était alors un pays souverain et indépendant disposant d'une audience internationale, que chaque Albanais avait un emploi, un logement, une possibilité d'étudier et de se soigner gratuitement. Depuis la chute de cette première étape du socialisme en Albanie, l'Albanie contre-révolutionnaire est devenue infernale pour les simples gens, les ouvriers, les paysans, les retraités, les chômeurs, dont beaucoup sont sans travail et sans ressources, sont rançonnés par les maffias locales. Devenue une base américaine en Europe, l'Albanie contre-révolutionnaire a servi de tremplin aux forces de l'UCK qui, en exploitant les problèmes nationaux aigus de la Yougoslavie et de la Serbie, ont servi de tête de pont à l'impérialisme américain, à l'impérialisme allemand et à l'OTAN pour attaquer, occuper et dépecer la Yougoslavie et favoriser la dangereuse expansion balkanique des impérialistes européen et américain. Surtout, il semble que le régime contre-révolutionnaire mafieux ait grand peur de la prochaine réunification du PC d'Albanie et du PC albanais, comme le régime contre-révolutionnaire tchèque a grand peur de l'implantation du PCBM et de la JCTch.Face à cette chasse aux sorcières communistes, qui représente une menace sur les libertés de tous, le PRCF appelle à protester auprès des autorités albanaises et de la présidence du "parlement européen" dont l'attachement au "pluralisme démocratique" est de plus en plus suspect. Surtout, le PRCF presse les organisations communistes d'Europe d'organiser, peut-être à l'occasion du 7 novembre 2006 et sûrement à l'occasion du 90ème anniversaire d'Octobre 1917, un grand forum européen contre l'anticommunisme et la fascisation de l'Europe. Répondons offensivement à la criminalisation du communisme: communistes d'Europe fidèles à Lénine, regroupons-nous avant qu'il ne soit trop tard!

Daniel Antonini
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

15:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/08/2007: C' est aussi pour cela qu'ils voulaient "libérer" l' Ukraine et les autres pays de l' Est du "Communisme" ...



-------- Message original --------
Sujet: [JUGOINFO] Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine
Date: Thu, 23 Aug 2007 22:22:12 +0200
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-07-14% 
2006:04:47&log=invites

Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine


Jean-Marie Chauvier


ROMAN CHOUKHEVITCH honoré en Ukraine pour son 100ème anniversaire
Ancien chef nationaliste, il fut commandant ukrainien de la Wehrmacht
(bataillon « Nachtigall »), capitaine dans le Schuztmannshaft
bataillon 201, puis commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
Ukrainienne. (UPA)


Réhabilité solennellement par le président Viktor Iouchtchenko, l’un
des chefs historiques de l’OUN (Organisation des Nationalistes
Ukrainiens) et commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
ukrainienne (UPA), ROMAN CHOUKHEVITCH, voit son 100ème anniversaire
célébré en Ukraine.
Des cérémonies ont lieu en plusieurs endroits d’Ukraine occidentale,
principalement à Lviv (Lvov, Lemberg) et à Kiev. C’est la figure d’un
héros national légendaire qui se construit. Il avait résisté « aux
deux totalitarismes »
dit la nouvelle vérité officielle opposée à
l’ancienne- soviétique- qui faisait de l’OUN et de l’UPA des «
fascistes »,
une version aujourd’hui qualifiée de « calomnie
stalinienne ».
C’est un moment important dans la formation de la Mémoire nationale
en Ukraine, opposée à d’autres « mémoires »...


ROMAN CHOUKHEVITCH avant de commander l’UPA, fut chef de « Nachtigall
» (Wehrmacht, juin 1941) engagée dans l’invasion hitlérienne de
l’URSS le 22 juin 1941, et de la police nazie (SS) le Schutzmanshaft
bataillon 201 affecté à la chasse aux Partisans (soviétiques) en
Biélorussie en 1941-42.

Cet hommage à Choukhevitch s’inscrit dans une longue série.
Les anciens combattants de l’Armée Rouge, des organisations juives et
des sources polonaises et russes contestent la vague de
réhabilitations en cours de ce qu’ils considèrent comme des «
criminels de guerre ».
Les Polonais jugent l’UPA responsable de « massacres génocidaires »
de dizaines de milliers de Polonis en Volhynie en 1943. Ces
accusations sont rejetées par les sympathisants de l’OUN et de l’UPA
qui ont désormais les faveurs du pouvoir à Kiev.
Pour honorer la mémoire du GENERAL CHOUKHEVITCH, et de l’UPA se sont
rassemblés les militants des organisations nationalistes et néo-
nazies le 30 juin. Ils se sont heurtés aux contre-manifestants
communistes et socialistes. Les forces spéciales anti-émeutes les ont
séparés sans gros incident. Un tribunal a interdit les manifestations
et une exposition de photos nationalistes. Le Parti socialiste a
installé dans le centre-ville un piquet arborant la pancarte : «
Choukhevitch, assassin du peuple ukrainien ». (Le commandant de l’UPA
est accusé de meurtres de villageois ukrainiens) « Un
Hauptschturmführer SS consacré héros de l’Ukraine » s’indigne
l’hebdomadaire russophone libéral de Kiev « Stolitchnye Novosti ». Un
autre journal signale que la réhabilitation de l’UPA fera l’objet
d’un projet de loi de « Notre Ukraine », le parti du président
Iouchtchenko. Dans leur ensemble, les médias de Kiev sont plutôt
favorables.
La campagne de réhabilitation est également appuyée par
« ! Pora », l’organisation de choc de la « révolution orange ».
A
l’inverse, le parti des Régions, le PC (implantés à l’Est et au Sud)
le PS dans une moindre mesure, sont hostiles aux initiatives du
président Iouchtchenko.
Celles-ci, et en général les réhabilitations
de chefs nationalistes ou de légions SS dans divers pays d’Europe
centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie
etc... ), allant de pair avec le démontage de monuments aux « soldats
libérateurs du nazisme » (soviétiques) sont observés en Occident
assez favorablement.
Ces réhabilitations permettent en effet de
construire une nouvelle « mémoire nationale » axée sur la
dénonciation des « crimes du communisme ».
Les gouvernements et
médias occidentaux évitent cependant de rappeler les aspects les
moins sympathiques des nationalismes- comme leur rôle dans la Shoah.

Leurs références traditionnelles aux SS, croix gammées et autres
saluts hitlériens ne sont pas souhaitées, et les gouvernements est-
européens s’efforcent qu’ils n’apparaissent plus. Seules des
minorités extrémistes conservent les symboles fascistes et nazis, et
le terme « judéobolchévisme » est banni du vocabulaire.

Le 14 octobre seront célébrés les 65 ans de l’UPA, dont le président
Iouchtchenko voudrait faire voter la reconnaissance officielle comme
mouvement de résistance nationale, ce qui ne manquera pas de soulever
de nouvelles controverses.

Sur ce rapport (historique et actuel) des Ukrainiens à la
collaboration nazie, un dossier paraîtra dans « Le Monde Diplomatique
» d’août. (Jean-Marie Chauvier)


http://www.shukhevych.netfirms.com/roman/shukhevych00ukr.htm
(pour plus d’information sur Choukhevitch)


HOMMAGE A SIMON PETLIOURA :
à Poltava... et à Paris. Quelques remous.
Depuis plusieurs années déjà, Simon Petlioura, l’un des leaders de la
première république indépendante d’Ukraine (1918-20) et chef des
armées nationalistes aux prises avec les « Rouges » et... les juifs
pendant la guerre civile, a fait l’objet de nouvelles célébrations
en
Ukraine
et en France.
A Poltava (Ukraine) un monument à Simon Petlioura sera érigé, la
première pierre a été posée par le président Iouchtchenko qui, ces
derniers jours a par ailleurs participé à divers séminaires et
cérémonies sur le thème de la terreur bolchévique en Ukraine.
A Paris également, le leader nationaliste de la guerre civile Simon
Petlioura a été honoré. Il y a eu quelques réactions...

Le 25 mai, 1926, Paris, le « terroriste juif » Sholom Schwartzbard
assassine Simon Vassilievitch Petlioura, militant nationaliste
(1879-1926)
France-Ukraine.com ?
Simon Petlioura - Homme politique ukrainien (Poltava, 1879 - Paris,
1926). Ministre de la Guerre de la République indépendante d’Ukraine
en 1917, Petlioura devint président du directoire ukrainien et hetman
(chef de l’armée) deux ans plus tard.


Proclamée en novembre 1917, la République autonome ukrainienne,
dirigée depuis Kiev par Simon Petlioura, a face à elle, dès décembre
1917, une république soviétique d’Ukraine, soutenue par les
bolcheviques, basée à Kharkiv et dirigée par Rakoski. Occupée
jusqu’en décembre 1918 par les armées allemandes après la signature
du traité de Brest-Litovsk (mars 1918), l’Ukraine, de nouveau dirigée
par le gouvernement de Petlioura, voit se dérouler jusqu’en 1921 de
violents combats qui opposent les armées blanches de Wrangel et
Denikine aux bolcheviques.
En 1920, le gouvernement nationaliste s’allie avec la Pologne dans
une guerre contre la Russie, mais l’avancée des troupes bolcheviques
permet au gouvernement soviétique de prendre le contrôle de
l’Ukraine. Chassé par les bolchevistes en 1920, Simon Petlioura se
réfugia à Paris, où il périt assassiné, abattu à la terrasse d’un
café du Quartier Latin, par un terroriste juif, Schwartzbard
pour
venger les pogroms organisés en Ukraine.

L’événement est vite devenu international. Les Américains juifs, par
exemple, ont envoyé de l’argent pour couvrir les frais du procès pour
Schwartzbard. A l’étonnement de certains et à la joie des autres,
Schwartzbard fut acquitté.
Simon Petlioura est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.
France-Ukraine.com
Droits de reproduction et de diffusion réservés -
www.France-
Ukraine.com?© France-CEI - 2000 - Usage strictement personnel.

Lu sur
www.menapress)

« Un tueur de Juifs ukrainien honoré sous l'Arc de Triomphe ! »

Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe
du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura,
ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance
de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920.
Petlioura fut responsable de
l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs
en 1919 et 1920.


Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur
d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev.
Elle marquait le 80ème
anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.

Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif
de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne".
Le premier
d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des
femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat
de sabre.

A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés,
au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et
les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon
Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours
d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura
près de douze heures.

Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel
Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien
Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée
par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent
notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus
tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme
(LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du
procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour
d’assises de la Seine.

Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi,
afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute
l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie.
Une
dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés
dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc
de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son
président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été
refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-
Élysées et de la Rue de Presbourg.

Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette
surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de
quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué
qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire
par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste
n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en
mesure de couvrir l’événement.

Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie,
notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.


NDLR : l’historiographie nationaliste ukrainienne, réhabilitant
Petlioura, estime qu’il n’est pas responsable et aurait même tenté de
limiter les pogromes perpétrés, dit-on, par toutes les armées de la
guerre civile russe – blanche, rouge, anarchiste, nationalistes.



--------------------------------------------------------

IL DOSSIER NASCOSTO DI SREBRENICA
Guerra psicologica e disinformazione strategica per
squartare la Jugoslavia, demonizzare i serbi, colonizzare la Bosnia

http://www.cnj.it/documentazione/srebrenica.htm

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15:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Allemagne • Loi antiterrorisme contre protestataires du G8 ...

Le 9 mai 2007, le serveur Internet indépendant so36.net a été bloqué par la police allemande. Etaient visés les préparatifs de l’anti-sommet contre le G8.

23-05-2007

La police a saisi du matériel sur base de l’article 129a du Code pénal allemand (constitution d’une organisation terroriste) qui donne plein pouvoir à la police pour saisir matériel et données.

 

Le mandat signé par le pas très honorable juge Hebenstreit justifie cette action avec ce beau morceau de prose : « (…) avec (...) des actions violentes perturber ou empêcher le sommet économique mondial (G8) de l’été 2007 à Heiligendamm. Ces délits sont destinés à bousculer l’ordre public et économique de la République fédérale allemande et peuvent surtout nuire considérablement à la position internationale de la république fédérale comme partenaire fiable dans le groupe des huit nations économiques les plus importantes1. »

Toutes les organisations impliquées dans les préparatifs des protestations contre le G8 du 1er au 9 juin prochain, parmi lesquelles des organisations pacifistes, le mouvement pour l’environnement, les syndicats et les partis de gauche, ont vertement condamné ces actions. Heinz Stehr, président du Parti communiste allemand, écrit dans une motion de protestation : « La façade démocratique s’écroule, dès que des gens osent défendre leurs droits et viser des objectifs politiques qui ne concordent pas avec ceux du capital ou du gouvernement. Les décideurs économiques et leurs complices politiques veulent continuer à travailler à partir de la formation d’un ordre mondial dans lequel seuls les intérêts du capital transnational déterminent toutes les circonstances de la vie. Protester contre cela n’est pas seulement un droit dont nous usons mais aussi un soutien à la Charte des Nations unies et aux principes fondamentaux des droits de l’homme universels. S’opposer à la politique du G8 est légal, démocratique et vraiment urgent. »

 

1 www.globenet.org/article206.html

14:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Union européenne • L’Allemagne veut (re)fourguer la Constitution ...

En 2007, l’Allemagne dirigera à la fois l’Union europénne (UE), qui vient d’être élargie à la Roumanie et à la Bulgarie, et le G81. A quoi faut-il s’attendre ?

Jean Pestieau
10-01-2007

Le programme du gouvernement Merkel ne fait pas que des heureux en Allemagne : « ça suffit », lui disent ces travailleurs de Munich. (Photo Arbeiterfotografie)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


En ce qui concerne l’UE, la priorité de la chancelière Angela Merkel – chef de l’Union chrétienne démocrate (CDU), à la tête d’un gouvernement de coalition avec le parti socialiste (SPD) – est de faire accepter le projet de Constitution européenne mis en échec par les referendums néerlandais et français à la mi-2005. Ce dossier est devenu « le symbole du blocage de l’UE » a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier (SPD), en présentant à Bruxelles le programme de la présidence allemande2.

« La présidence allemande aura (également) à cœur de continuer à développer le marché intérieur, notamment en ce qui concerne l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz. Cela vise particulièrement le refus de la France d’ouvrir son marché intérieur. Dans un chapitre sur le renforcement de la compétitivité des entreprises, on retrouve la volonté d’achever la libéralisation des services postaux. Une façon pour le gouvernement allemand d’offrir plus de possibilités d’expansion à la Deutsche Post et à DHL3. »

« En matière sociale et sociétale, enfin, l’ambition est de promouvoir la «Flexicurity», c’est-à-dire de «concilier la nécessaire flexibilité du marché du travail avec la protection et la sécurité sociale4 », affirme le programme de la présidence allemande. Mais aucune trace du modèle social réclamé par les syndicats. Le texte dit seulement que « le débat sur le modèle social européen doit encore recevoir un contenu concret. »

La présidence allemande « souhaite réaliser des progrès substantiels dans la lutte contre le terrorisme international et la criminalité transfrontalière, tout en préservant les droits et les libertés des citoyens. (...) Pour ce faire, elle mise notamment sur le renforcement de la collaboration policière et sur celui de la coopération juridique en matière civile et pénale5. » Autrement dit : corseter plus encore les droits des travailleurs dans la lutte pour leur gagne-pain et leurs libertés, tout en renforçant l’Europe du grand capital dans sa compétition avec les Etats-Unis.

En ce qui concerne le G8, il s’agit avant tout de tenter de maintenir le pouvoir des monopoles du trio USA-UE-Japon face aux nouveaux poids lourds que sont la Chine, l’Inde et le Brésil. Berlin espère relancer les négociations de libéralisation du commerce – au profit des grandes multinationales occidentales – actuellement paralysées à l’Organisation mondiale du Commerce6.

Dans les mains de fer d’Angela Merkel, la défense des intérêts des plus grandes entreprises industrielles et financières, orientation prônée à la fois par l’UE et le G8, ne craint donc rien.

1 Groupe puissant de huit pays capitalistes industrialisés : Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie • 2 http://www.amb-allemagne.fr • 3 Junge Welt, 30 décembre 2006 • 4 http://www.amb-allemagne.fr • 5 idem • 6 Le Soir, 3 janvier 2007


14:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Pologne • 700 000 citoyens sous contrôle gouvernemental ...

La chasse aux sorcières est ouverte en Pologne. Sont visés les collaborateurs de l’ancienne police communiste. Liberté d’expression en danger.

Bert De Belder
28-03-2007

Le gouvernement polonais, dirigé par les jumeaux Kaczinski (Lech, président et Jaroslaw, Premier ministre) du parti très conservateur Droit et Justice, a décidé de contrôler pas moins de 700 000 citoyens nés avant 1972 pour déterminer s’ils ont collaboré avec les services spéciaux et la police politique de la Pologne communiste d’avant 1989.

 

Une nouvelle loi à cet effet est en vigueur depuis la semaine dernière. Sont visés : journalistes, enseignants, recteurs d’universités, directeurs d’école, avocats, notaires. Après vérification, les résultats seront rendus publics sur Internet, ouvrant la voie à une vraie chasse aux sorcières.

Les journalistes qui refuseront de remplir les déclarations seront également licenciés, explique le président de la radio publique polonaise, Krzysztof Czabanski. De même que ceux qui auront reconnu leur collaboration1. Un employeur, que ce soit l’Etat ou un employeur privé, pourra licencier toute personne ayant refusé de se soumettre à l’obligation de déclaration2.

La majorité des Polonais ne sont pas du tout enthousiastes. Selon un sondage, 52% des Polonais estiment qu’une collaboration avec l’ancienne police secrète polonaise n’a plus d’importance aujourd’hui3.

D’abord, la collaboration avec les services du gouvernement communiste peut avoir été un choix politique conscient, sans pour autant avoir été impliqué dans quelque chose de criminel ou d’abusif. Beaucoup de gens ont certainement aussi collaboré par conformisme ou opportunisme, pour suivre le mouvement ou simplement obtenir un job.

Nombre de prétendus « collaborateurs » ont été inventés par les policiers soucieux de séduire leur hiérarchie ou sont les victimes du zèle de certains procureurs mus par une sorte de « fanatisme »4.

Le président d’honneur de l’Association des Journalistes de Pologne, Stefan Bratkowski, voit dans la loi une volonté d’attenter à la liberté d’expression5. Des groupes de journalistes ont déjà appelé au boycott de la loi et certains professeurs refusent de l’appliquer car ce serait, disent-ils, en dessous de leur dignité6.

1 Libération, 16 mars 2007 • 2 Le Soir, 17 mars 2007 • 3 AFP, 19 février 2007 • 4 AFP, 19 février 2007 • 5 Libération, 16 mars 2006 • 6 Le Soir, 17 mars 2007

14:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Hongrie :: La direction communiste condamnée à 2 ans avec sursis

14-11-2007

Comme nous l’écrivions il y a quelques semaines, Gyula Turhmer, le président du Parti communiste hongrois, a comparu ce mardi 6 novembre devant le tribunal ainsi que six autres dirigeants du parti. Ils sont accusés d’outrages au tribunal pour avoir dénoncé l’ingérence, politisée selon eux, de ce tribunal dans les affaires internes de leur parti.

Les sept hauts responsables du parti ont été condamnés à 2 ans de prison avec sursis. Ce qui signifie que n’importe quel autre incident pouvant donner lieu à une nouvelle condamnation entraînera une nouvelle peine de deux ans de prison effective. Le Parti a immédiatement interjeté appel contre ce jugement.

Nous invitons tous les lecteurs à signer la pétition pour condamner cette scandaleuse atteinte à la démocratie sur le site http://1917.solidnet.org/ (TB)

Pour plus d’info sur le Parti communiste hongrois, rendez-vous sur : www.munkaspart.hu

14:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Pétition : solidarité avec les communistes en Hongrie ...

Un groupe de 22 parlementaires européens (dont des communistes, des écolos et des sociaux-démocrates) a lancé une pétition contre les poursuites à l’encontre des communistes hongrois.

31-10-2007

Comme le mentionnait déjà Solidaire le 10 octobre, la direction complète du Parti communiste hongrois doit comparaître devant le juge parce qu’elle a eu le toupet de dénoncer l’ingérence du tribunal dans les décisions de son propre congrès. Tous ses membres risquent deux ans de prison.

Voici le texte complet :

« Nous, signataires de cette pétition, condamnons vigoureusement les poursuites politiques à l’encontre de la direction du Parti communiste ouvrier hongrois.

Le procès contre la direction du Parti communiste ouvrier hongrois dans la ville hongroise de Szekesfehervar viole les droits civils et démocratiques élémentaires. Il constitue une intervention scandaleuse de l’État dans la démocratie interne d’un parti politique légal. Il conteste le droit des citoyens à exprimer leurs opinions librement et est une tentative de liquider une force politique significative en Hongrie. Il représente une sérieuse attaque contre les libertés démocratiques qui concernent l’ensemble des progressistes. Il constitue une étape supplémentaire de l’assaut antidémocratique anticommuniste que nous constatons à travers l’Europe, qui, entre autres, nourrit les éléments et les tendances les plus réactionnaires.

Nous réclamons des autorités hongroises qu’elles garantissent les droits constitutionnels et civils ainsi que les libertés de tous les citoyens ; qu’elles garantissent les libertés d’opinion, d’expression, d’association et d’organisation ; qu’elles arrêtent immédiatement les poursuites contre la direction du Parti communiste ouvrier hongrois et qu’elles s’abstiennent de toute intervention qui viole la vie interne et la souveraineté de ce parti.

Nous réclamons que toutes les mesures qui interdisent ou restreignent l’activité politique des communistes soient immédiatement retirées. »

Solidaire demande à ses lecteurs de signer cette pétition et de la faire signer. Vous pouvez le faire on-line sur le site Internet http://1917.solidnet.org/fr/

> Hongrie :: Le parti communiste en prison ?

14:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Un juge veut décider du programme du parti communiste ...

Hongrie :: Le parti communiste en prison ?

Un juge de Budapest a ordonné au parti communiste hongrois d’annuler une décision. Le président du parti considère que c’est de « l’ingérence politique » et toute la direction se retrouve au tribunal pour « outrage ».

Jef Bossuyt
10-10-2007

Le parti ouvrier communiste hongrois est le successeur du parti communiste de Hongrie, interdit en 19891. Le parti a mené des actions pour le retrait de tous les soldats hongrois d’Irak et contre la guerre en Yougoslavie2. Est-ce pour cela que la justice hongroise – le pays est membre de l’Union européenne depuis 2004 ! – essaie par tous les moyens de faire échec au travail du parti ? En tout cas, le juge de Budapest est allé très loin dans son ingérence politique. Explications du président du parti, Gyula Thürmer.

 

 

Que s’est-il exactement passé ?

Gyula Thürmer. Au printemps 2005, l’ancien vice-président, Attila Vajnai, a exigé que nous changions notre programme. Il voulait un rapprochement avec le parti socialiste hongrois. Mais ce parti est au gouvernement depuis 2002 avec les conservateurs et mène une politique néo-libérale, qui n’a rien à voir avec un programme de gauche. Le congrès du parti a rejeté cette idée et a exclu le vice-président.

Celui-ci a contesté cette décision auprès du tribunal de Budapest. Et le juge a déclaré toutes nos décisions nulles et non avenues et a décidé que le vice-président devait être réintégré à la direction du parti.

 

Protestation contre l’intervention de la justice dans les affaires internes du parti communiste hongrois, ce 20 septembre devant l’ambassade de Hongrie en Grande-Bretagne. (Photo www.munkaspart.hu)

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En Belgique, une telle ingérence dans la vie interne d’un parti politique est impensable. Est-ce permis en Hongrie ?

Gyula Thürmer. Il y a effectivement chez nous une loi sur les partis politiques, mais elle ne prévoit des interventions que si quelqu’un subit des dommages matériels ou financiers ou si un membre est victime d’actes répréhensibles. Ici, il s’agit d’un jugement clairement politique. Vous devez savoir que notre parti a été en 2004 à la base d’un référendum contre la privatisation des hôpitaux et des soins de santé. Deux millions de Hongrois3 ont voté contre la privatisation. Les juges doivent estimer que nous sommes une force d’opposition intolérable contre le gouvernement néo-libéral. Ce jugement est donc inacceptable.

 

L’affaire a-t-elle eu d’autres conséquences pour votre parti ?

Gyula Thürmer. Et comment ! Le tribunal de Budapest a exigé que nous retirions nos propos, ce que nous avons refusé, naturellement. Là-dessus, le tribunal nous a poursuivis pour « outrage en public » et la police a instruit l’affaire… juste avant les élections de 2006.

Après cela, nous avons tenu un nouveau congrès, qui a définitivement exclu les partisans de Vajnai. Mais le jugement du tribunal nous a fait perdre un an et demi, pendant lequel nous n’avons pas pu être très présents dans la vie politique. Cela nous a empêché de participer aux élections. Et il n’est dès lors pas étonnant que les sociaux-démocrates et les libéraux aient de nouveau gagné.

 

Et qu’en pense l’opinion publique hongroise ?

Gyula Thürmer. Les médias ne disent pas un mot de l’affaire. Ils essayent de nous isoler en diffusant sournoisement leur campagne anticommuniste. Mais la sympathie grandit malgré tout parmi la population. Surtout parce qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la libre expression – l’article 61 de la Constitution. Des journalistes et des membres d’autres partis comprennent qu’ils pourraient très bien être les prochaines victimes. C’est vraiment se moquer des normes en vigueur en Europe. La Ligue des Droits de l’Homme nous soutient. Elle a fourni des avocats, qui nous défendent lors du procès.

 

Le 6 novembre a lieu la prochaine audience. Quel en sera l’enjeu ?

Gyula Thürmer. Ce sera le début du procès pour outrage. Toute la direction du parti (nous sommes sept) risque deux ans de prison. Mais nous ne nous laisserons pas faire. Nous demandons à tous les démocrates d’Europe de protester contre cette affaire. Nous avons reçu la lettre de solidarité du PTB et nous vous en sommes reconnaissants. Dans d’autres pays aussi des lettres exigeants l’arrêt de ce procès sont arrivées aux ambassades de Hongrie.

1 Après la chute du Mur de Berlin et la fin du socialisme dans les pays de l’Est • 2 Pour plus d’informations, voir www.munkaspart.hu/english1.htm • 3 Le pays compte presque 10 millions d’habitants

14:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Lettonie • Quatre députés communistes au pays qui interdit les communistes ...

Lors des élections d’octobre 2006, le Parti socialiste de Lettonie a remporté quatre sièges sur cent. Solidaire a rencontré l’un des élus, Aleksandrs Golubovs.

Jef Bossuyt
07-03-2007

La Lettonie est pratiquement le seul pays européen où les ministres ont en personne inauguré un monument en l’honneur d’une division blindée SS. Depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, le Parti communiste y est interdit. Mais sous le nom de Parti socialiste de Lettonie, les communistes sont bel et bien présents avec quatre représentants au Parlement. Aleksandrs Golubovs est médecin ORL et donne toujours des consultations un jour par semaine. Il en est déjà à son quatrième mandat parlementaire. Il se souvient encore très bien de la première fois, c’était en 1995.

 

Aleksandrs Golubovs. C’était une époque difficile. Le Parti communiste était interdit. Notre président, Alfreds Rubiks, avait été arrêté. Il a attendu quatre ans avant d’être jugé et a été libéré au bout de six ans. C’est depuis la prison qu’il a fondé en 1994, avec quelques partisans, le Parti socialiste de Lettonie. L’année suivante, je figurais sur la liste et j’ai été élu immédiatement.

 

En 1991, les anciens propriétaires ont récupéré tous les bâtiments nationalisés sous le régime soviétique. Comme il n’y a pas de limite à l’augmentation des loyers, les problèmes sont pour les locataires. (Photo http://ec.europa.eu)

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Lors des élections nationales vous avez remporté 80 000 votes de préférence ! Comment expliquez-vous ce résultat record ?

Aleksandrs Golubovs. C’est surtout grâce aux rencontres avec les gens. Nous les annonçons à l’avance par tracts. Nous organisons de véritables assemblées populaires, soigneusement préparées avec nos cellules de base chargées de trouver la salle, les fonds et de rédiger les invitations. Parfois nous sommes 25, parfois 100. Nous demandons aux gens ce qu’ils voudraient changer. Il y a un micro et chacun peut s’exprimer. Les problèmes sont mis en relief : un homme voudrait restaurer sa maison, un chômeur ne sait pas quoi faire pour trouver un emploi, un jeune songe à émigrer… Les autres partis ne proposent pas ce genre d’assemblées, ils paient cher pour passer à l’antenne et faire distribuer de luxueux dépliants dans les gares.

Quels sont les thèmes pour lesquels vous êtes connu ?

Aleksandrs Golubovs. La lutte pour le droit au logement. En 1940, lorsque la Lettonie faisait toujours partie de l’Union soviétique, les blocs à appartements et immeubles ont été nationalisés. Les prix étaient donc très bas. En 1991, toutes ces habitations ont été restituées aux anciens propriétaires au grand dam des locataires, d’autant plus que la loi autorise depuis le 1er janvier 2007 une augmentation illimitée des loyers. Avant, on avait un loyer maximum par mètre carré. Des milliers de familles risquent de se retrouver à la rue. Les personnes âgées, les invalides et les familles nombreuses ne savent plus payer. Ces personnes doivent être indemnisées pour pouvoir acheter ou louer un autre logement. Il faut mettre un terme à l’augmentation des loyers, nous exigeons en outre la construction de nouveaux logements sociaux.

 

En dehors des campagnes électorales, gardez-vous des contacts avec vos électeurs ?

Aleksandrs Golubovs. Bien sûr. Tous les vendredis, je rends visite aux habitants de mon district, comme un médecin qui rend visite à domicile. En septembre, on m’a remis une plainte contre une entreprise de tracteurs et matériel de construction responsable de nuisances sonores dans un quartier résidentiel. Pour les autres partis la propriété privée des hommes d’affaires est sacrée, ils refusent donc d’intervenir. J’ai alors adressé une lettre au propriétaire en ma qualité de parlementaire. Deux semaines plus tard, comme le vacarme n’avait pas cessé, j’ai appelé le propriétaire en personne. Ce dernier a eu une peur bleue lorsque je l’ai menacé de lui envoyer l’inspection et qu’il devrait payer une grosse amende ! Les nuisances ont immédiatement cessé.

 

Avez-vous un conseil à donner aux candidats PTB+ en Belgique ?

Aleksandrs Golubovs. Répondre à chaque question, appel ou courrier. Même si vous n’avez pas la solution, les gens n’oublieront pas que vous leur avez répondu. Prendre en considération tous les problèmes. En cas de protestation, saisir l’opportunité. Essayer si possible qu’on parle de vous dans la presse à tous les niveaux.

Lettonie
Politique : État de l’Union soviétique jusqu’en 1991.
Aujourd’hui, membre de l’UE et de l’Otan.
Géographie : État balte, entre l’Estonie et la Lituanie.
Capitale : Riga.
Population : 2,3 millions.
Langue : letton 56 %, russe 44 %.
Niveau de vie : le plus faible de l’UE.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le facteur sonne toujours huit fois ...

Poste :: L’Europe impose la libéralisation totale pour 2011

Les ministres européens ont tranché : le courrier ordinaire sera libéralisé le 1er janvier 2011. Que cela va-t-il changer pour la population ?

Marco Van Hees
10-10-2007

Avec la libéralisation, de nouveaux distributeurs vont-ils concurrencer votre facteur ? (Photo La Poste)

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Le facteur sonne toujours deux fois, dit-on. Mais sonnera-t-il huit fois en 2011, si quatre entreprises postales se font concurrence ? Imaginez des hordes de facteurs arpentant les rues, les uns en noir, les autres en rouge, en bleu, en vert. L’un vous dépose la carte de Tante Sarah, l’autre la facture de gaz, le troisième la déclaration d’impôts, tandis que le quatrième vous délivre un recommandé. Et quand vous voudrez envoyer une lettre enflammée à votre amoureux-se, devrez-vous faire attention de ne pas y coller un timbre bleu en la postant dans une boîte aux lettres verte ?

Tout cela pour dire que l’idée même de libéraliser le courrier est une aberration typique de la société capitaliste. Mais ce n’est pas exactement comme cela que ça va se passer. Du moins, pas partout. Les entreprises postales privées vont se concentrer sur les activités les plus rentables. Elles vont donc viser les zones fortement peuplées et chercher de gros clients. Par exemple, distribuer toutes les factures Electrabel dans les grandes villes du pays. Si vous habitez Ixelles, vous risquez effectivement de recevoir la carte de la Tante Sarah des mains de votre facteur et la facture de gaz d’un autre distributeur.

Mais qui s’intéressera à vous si vous habitez à Trouperdu-lez-Mortecampagne ? Pour faire passer la libéralisation, l’Union européenne a été obligée de garantir le « service universel » (service minimum), dont se chargera la poste historique. Le facteur continuera donc à passer cinq jours par semaine dans chaque rue du pays. Et pour assurer cette activité peu rentable, La Poste pourra recevoir un subside. Mais de qui ? Soit d’un fonds de compensation alimenté par les autres opérateurs, soit de l’Etat. Chaque gouvernement décide.

En Italie, où le marché postal a déjà été libéralisé, c’est l’Etat qui paye. Et la facture est élevée puisque, avec la fin de son monopole, La Poste ne peut plus financer les activités moins rentables par celles qui le sont plus. En réalité, le contribuable va donc payer pour que les opérateurs puissent faire de gros bénéfices. Pour la population, le maintien du monopole est donc la meilleure solution. Maintenant, tout dépendra des conditions auxquelles seront soumis les candidats privés. Peut-être que les pays imposant des conditions draconiennes pourront les décourager de s’y implanter. Le combat n’est donc pas terminé.

Sept mille pertes d’emplois en vue ?

Réunis à Luxembourg ce 1er octobre, les ministres européens en charge de la poste ont décidé que les activités postales non encore libéralisées – le courrier en dessous de 50 grammes – le serait en 2011. Seul le Luxembourg a voté contre. La Belgique s’est abstenue, le gouvernement étant divisé sur la position à prendre.

Au même moment, le journal De Tijd cite une étude de PriceWaterhouseCoopers sur la libéralisation du marché postal. Selon cette étude, La Poste devrait encore supprimer 7 000 emplois, passant de 36 000 à 29 000 emplois. L’administrateur délégué de La Poste, Johnny Thys, ne veut citer aucun chiffre. Mais il envisage de ne pas remplacer les 1 000 à 1 500 départs naturels par an.

> Poste :: Aux Pays-Bas et en Allemagne, la libéralisation casse les salaires

14:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La Poste • L’Europe libéralise : les facteurs ne sonneront plus chez vous ...

Votre courrier distribué par une firme privée ? Ou plus du tout? Le risque est bien là, si le Conseil des ministres européens approuve la libéralisation totale du marché postal le 7 juin prochain.

Gérard Mugemangango
09-05-2007

En Suède, la libéralisation de la poste a fait grimper le prix du timbre de 70 %. La moitié des bureaux ont fermé. Si les ministres européens votent la directive de libéralisation totale le 7 juin, le scénario sera le même en Belgique. Il est encore possible de l’arrêter. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

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À partir du 1er janvier 2009, la distribution du « petit » courrier (les lettres normales), dernier domaine qui n’était pas encore libéralisé, sera totalement ouverte à la concurrence.

En Suède, pays montré en exemple par la Commission Européenne, la libéralisation est en cours depuis les années 90. Il y a eu, dans un premier temps, une multiplication des entreprises postales privées qui se faisaient concurrence. On en a compté jusqu’à 105 en 1997. Mais depuis 2002, il ne reste plus que l’opérateur historique (l’ex-poste suédoise) et un seul concurrent privé. Celui-ci ne se concentre que dans les zones rentables, ce qui a obligé l’opérateur historique à augmenter ses tarifs (le prix du timbre a bondi de 70 %) et à fermer la moitié de ses bureaux1. Adieu le service de proximité, accessible à tous.

Aux Pays-Bas, suite à la concurrence entre différents opérateurs, la TNT-Post (Poste hollandaise), va liquider 7 000 emplois. Alors que 9 000 emplois ont déjà disparu ces dernières années. Car ses concurrents privés « utilisent des indépendants qui sont de 3 à 4 fois moins chers que les postiers de TNT », justifie Bakker, directeur de TNT2. TNT fait aujourd’hui 17 % de bénéfices3. Mais, privatisé, il veut encore plus.

En Belgique, la libéralisation n’est encore que partielle. Mais déjà il y a de plus en plus de stress, de dépressions, et même de suicides, depuis l’application des nombreux plans Géoroute pour les facteurs, et Poststation pour les employés. Rappelez-vous aussi ce facteur de 50 ans, mort sur sa mobylette à Beauraing, après 10 h 30 de travail4.

Beaucoup de postiers font, chaque jour, des heures non déclarées, distribuent plus de poids avec moins de gens, poussés dans le dos par leur percepteur, leur chef direct à La Poste, et surtout par leurs managers, motivés par une prime liée à la hausse de la productivité des travailleurs.

La solidarité disparaît, quand il s’agit d’être le meilleur contractuel, dans l’espoir d’être engagé à durée indéterminée. Espoir souvent déçu, quand on sait que certains restent temporaires durant… des années, et que plus personne ne deviendra statutaire. Le salaire n’augmente presque pas, pendant que celui des managers explose. Résultat : des milliers d’emplois en moins, des centaines de bureaux qui ferment.

La Poste est un des deux plus grands employeurs du pays, elle représente plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Déjà 15 % de ces emplois sont passés à la trappe. Et avec le projet de libéralisation totale, les exemples suédois et hollandais le montrent, il y aura encore plus de postiers licenciés et un service de moins bonne qualité pour la population.

1 Tribune CGSP Poste, décembre 2006 • 2 De Tijd, 4/04/07. • 3 De Tijd, 4/04/07. • 4 Communiqué CGSP Namur, 27/07/06

Mobilisation européenne

« La CGT travaille avec les organisations syndicales françaises et l’ensemble des syndicats européens à la réussite d’une mobilisation européenne lors du passage de cette Directive [...] au mois de juin au Parlement européen ».

« Les chances de l’Allemagne de parvenir, comme elle le souhaite, à un accord politique sur la libéralisation totale du marché postal d’ici juillet, semblent compromises » écrit Le Monde du 30 mars 2007, vu l’opposition existante, notamment en France.

Il serait dommage de ne pas répondre à cet appel de la CGT. Si les dockers ont pu arrêter une directive européenne dans leur secteur, les postiers peuvent aussi le faire.

Ralentir ou arrêter la libéralisation?

46 063 signatures à ce jour pour la pétition contre la libéralisation du marché postal en 2009. L’initiative prise par Hutchinson, député PS au Parlement européen, rencontre du succès.

Le PTB soutient cette pétition car elle veut arrêter la décision de libéralisation au niveau européen.

Mais la position du PS pose question. Le PS estime que la libéralisation ne peut pas être remise en cause. Il trouve qu’elle doit être plus progressive dans le temps, et qu’il est impossible de se tenir au calendrier proposé par la Commission européenne1.

Ralentir ne supprimera pas le choc de la libéralisation. L’accident sera dans un premier temps moins frontal, mais les séquelles seront aussi graves. En réalité, la privatisation de La Poste est en route depuis vingt ans. Elio Di Rupo parlait alors de « consolidation stratégique des entreprises publiques ». En 1999, c’est encore lui qui a signé l’arrêté royal ouvrant La Poste à la concurrence pour le courrier de plus de 350 grammes. En octobre 2005, le gouvernement belge, à participation socialiste, et La Poste ont conclu un « partenariat stratégique » avec Post Danmark et CVC Capital Partners, qui ont reçu la garantie dès 2008 d’un dividende annuel minimum de 10 millions d’euros.

La libéralisation totale, que le PS compte ralentir (pas arrêter), signifie que ce qui était un service garanti par la société ne dépendra plus désormais que de la Bourse. Que si la distribution du courrier n’est pas rentable dans certaines communes, elle ne se fera plus. Que malgré les subsides, les employeurs privés, contrairement aux employeurs publics, n’ont qu’un seul but : augmenter leurs bénéfices. Et dans un marché objectivement limité, cela ne peut se faire qu’en faisant souffrir plus le travailleur et en faisant payer plus l’usager.

Il est encore temps de stopper la libéralisation. En défendant non pas le report, mais l’abrogation définitive de ces directives européennes. Dans une démocratie, il doit être possible de remettre en question le bien-fondé de la présence de l’actionnariat privé au sein de La Poste, de même qu’il faudrait une plus grande implication des travailleurs dans la gestion même de La Poste.

1 Tribune CGSP Poste, décembre 2006

Propositions d’action PTB+

Maintien des petits bureaux de poste locaux. Pour une poste accessible et abordable.

  • Maintien des bureaux de poste locaux.
  • La poste doit rester un service public, accessible à tous et de qualité.
  • La mission d’un service public doit répondre aux besoins de tous les usagers, tant dans les régions rurales que dans les zones urbaines.
  • Un raccordement Internet dans chaque bureau de poste.
  • Des services postaux accessibles à tous, aussi aux moins nantis.
  • Davantage d’emplois qualifiés pour les postiers et garantie de service au public pour la totalité du territoire national.
  • Des rythmes de travail humains pour les postiers et postières, pour leur permettre de remplir pleinement leur fonction sociale.

 

Voir le programme complet du PTB+ sur www.ptb.be

14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2007

30/05/2007: Le bouclier étasunien anti-missile en Europe est un acte de guerre ...

 -------- Message original --------
Sujet: [CSP] Astéroïdes et missiles nucléaires. Russell, Einstein, Chomsky.
Date: Wed, 30 May 2007 20:21:06 +0200
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>


From: Marie-Ange Patrizio

Un article dans il manifesto de mercredi 30 mai 2007, sur le bouclier de défense anti-missiles étasunien en Europe. Elle progresse la démocratie occidentale (suite) : sur terre comme au ciel.
m-a

* * * *

Le bouclier étasunien anti-missile en Europe est un acte de guerre
NOAM CHOMSKY


L'installation d'un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d'imaginer comment réagirait l'Amérique si la Russie, la Chine, l'Iran ou n'importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples.

Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l'action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l'étranger ». « En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l'environnement dans d'autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l'Amérique. C'est un outil visant à la domination mondiale ».

« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d'exercer son pouvoir à l'étranger. Elle ne concerne pas la défense : c'est une arme d'offensive et c'est pour cela que nous en avons besoin ». Toutes des citations viennent de sources libérales autorisées appartenant à la tendance dominante, qui voudraient développer le système et l'installer aux limites extrêmes de la domination mondiale des Etats-Unis.

La logique est simple et facile à comprendre : un système de défense anti-missiles fonctionnel informe les objectifs potentiels que « on vous attaquera si on veut et vous, vous ne serez pas en mesure de répondre, donc vous ne pourrez pas nous l'interdire ».

On est en train de vendre le système aux Européens comme défense contre les missiles iraniens. Même si l'Iran avait des armes nucléaires et des missiles à longue portée, les probabilités pour qu'il les utilise pour attaquer l'Europe sont inférieures à celles que l'Europe soit touchée par un astéroïde. S'il s'agissait donc vraiment de défense, la République Coréenne devrait installer un système pour se défendre des astéroïdes.

Si l'Iran donnait ne serait-ce que le plus petit signe de vouloir s'engager dans un tel acte, le pays serait pulvérisé. Le système est vraiment pointé contre l'Iran, mais comme arme de première attaque. Il fait partie des menaces étasuniennes croissantes en vue d'attaquer l'Iran, menaces qui constituent en elles-mêmes une violation grave de la Charte des Nation Unies, bien que ce sujet ne soit pas abordé.

Quand Mikhaïl Gorbatchev autorisa l'Allemagne unifiée à faire partie d'une alliance militaire hostile, il accepta que pèse une grave menace sur la sécurité de la Russie, pour des raisons trop connues pour les revoir à présent. En échange, le gouvernement des Etats-Unis s'engagea à ne pas élargir l'OTAN à l'est. Cet engagement a été violé quelques années plus tard, sans susciter beaucoup de commentaires en Occident, mais en augmentant le danger d'un affrontement militaire.

La défense dite anti-missiles augmente le risque qu'éclate une guerre. La « défense » consiste à augmenter les menaces d'agression au Moyen Orient, avec des conséquences incalculables, et le danger d'une guerre nucléaire définitive.

Il y a plus d'un demi siècle, Bertrand Russell et Alfred Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu'ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l'humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».

Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain.

Edition de mercredi 30 mai 2007 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/30-Maggio-2007/art10.html
Traduit de la version italienne par Marie-Ange Patrizio, pas de mention de la source ni de la traduction de l'article original (merci à Nadine Ghys pour son aide)


[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été supprimées]

_
CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/
"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba,
nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains."

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Riches • L’Europe des 25... paradis fiscaux

Instinctivement, on associe les paradis fiscaux aux palmiers des îles tropicales. On en compte pourtant 25 en Europe. Dont la bandante Belgique.

Marco Van Hees
21-02-2007

Une étude de l’OCDE1 a dressé la liste des paradis fiscaux. Elle en recense 72 dans le monde, dont 25 en Europe. De petits états comme Monaco, le Lichtenstein ou Andorre. De petites îles, comme Aurigny, Guernesey, Jersey, l’île de Man ou Madère (située au large du Maroc mais appartenant au Portugal). Il y a aussi des villes (Campione, Trieste, Londres, Dublin, Francfort), un gros rocher anglais sur la côte espagnole (Gibraltar) ou encore une petite république russe, l’Inchourie.

La liste comprend enfin de « vrais » pays. À part la Suisse, ils sont tous membres de l’Union européenne : Hongrie, Malte, Luxembourg, Pays-Bas et Belgique. Oui, oui, notre gentil pays en est. Évidemment, le paradis n’est pas offert à l’ensemble de la population, vous êtes bien taxé pour le savoir. Mais les grosses fortunes et les multinationales n’apprécient pas que nos bières et nos frites.

Des bureaux spécialisés s’adressent par exemple aux riches Français qui veulent fuir l’impôt sur la fortune. La Belgique, qui ne connaît pas un tel impôt, est leur destination la plus prisée.

Autre spécialité belge : les gains réalisés en Bourse ne sont pas soumis à l’impôt. De plus, la Belgique est, avec le Luxembourg et l’Autriche, parmi les rares pays de l’Union européenne à refuser de collaborer aux échanges internationaux d’information fiscale sur les revenus financiers des non-résidents. Si on y ajoute que le secret bancaire est toujours bien gardé, on comprendra que les grosses fortunes se sentent bien chez nous.

Les multinationales aussi. Depuis 1982, elles peuvent échapper à l’impôt grâce aux centres de coordination. Faisant office de banque interne pour les filiales du groupe, ces centres paient de l’ordre de... 1 % d’impôt. L’Union européenne a signé leur arrêt de mort pour 2010, mais le gouvernement a déjà sorti la parade : les intérêts notionnels. Une déduction d’intérêt fictif dont peuvent profiter toutes les sociétés, mais en particulier celles qui ont des fonds importants.

Tellement alléchant qu’Euronext (fusion des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne, Porto et Londres) vient de décider de transférer sa trésorerie dans notre pays.

 

1 Economist Intelligence Unit, OCDE, John Christensen et Mark Hampton, cité dans Taxez nous si vous le pouvez, www.taxjustice.net.

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1. Aurigny (Alderney en anglais)*
2. Andorre
3. Belgique
4. Campione (Italie)
5. City de Londres (Royaume-Uni)
6. Chypre (Grèce)
7. Francfort (Allemagne)
8. Gibraltar (Royaume-Uni)
9. Guernesey*
10. Hongrie
11. Islande
12. Dublin (Irlande)
13. Ingouchie (Russie - hors de la carte)
14. Ile de Man*
15. Jersey*
16. Liechtenstein
17. Luxembourg
18. Madère (Portugal – hors de la carte)
19. Malte
20. Monaco
21. Pays-Bas
22. Sark*
23. Suisse
24. Trieste (Italie)
25. Chypre du Nord (Turquie)

* Ces îles sont des dépendances de la couronne britannique, mais ne font pas partie du Royaume Uni. 

- Cliquez sur la carte pour l'agrandir -

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Les multinationales apprécient le climat belge

La Belgique n’est pas qu’un paradis fiscal. Il y a d’autres aspects qui plaisent aux grandes entreprises.

Il n’y a pas un jour sans que l’une ou l’autre organisation patronale belge, flamande ou wallonne se plaigne du manque de compétitivité, des charges des entreprises, des lourdeurs administratives ou de 36 000 autres choses. On comprend qu’elles aient besoin de se plaindre pour en exiger toujours davantage. Mais vu de l’étranger, on constate que les grandes entreprises sont plutôt choyées par l’état belge.

Ainsi, le site internet www.doingbusiness.org compare 175 pays selon dix critères qui déterminent si le climat est favorable aux entreprises. Des critères qui ont trait aux taxes, à la main-d’oeuvre, au droit des affaires, au crédit, à l’import-export, etc. Tous les pays sont cotés sur chacun des dix critères.

Pour comparer ce qui est comparable, nous avons examiné la Belgique par rapport à ses voisins : France, Pays-Bas, Allemagne. Vous savez, ces concurrents vis-à-vis desquels on ne serait pas assez compétitif, prétexte à bloquer nos salaires. Il se fait que la cote globale de la Belgique est meilleure (d’un point de vue patronal) que celle des trois autres. Pour six des dix critères, la Belgique occupe même la première ou deuxième place.

Elle est première, par exemple, pour le critère du travail, le marché belge de l’emploi étant jugé très peu rigide. Si on élargit à l’ensemble de l’Europe, seuls le Royaume-Uni et le Danemark font mieux pour ce critère. À part le « thatchéro-blairisme » du premier et la « flexsecurity » du second (lire notre dossier), les travailleurs belges seraient-ils les mieux exploités ?

L’ambassadeur américain, fan de Didier Reynders

Autre vision extérieure sur la Belgique, celle de l’ambassadeur des états-Unis à Bruxelles, Tom Korologos. Cet ancien homme d’affaires estime que le climat belge s’améliore pour le business. Et de pointer « l’introduction des intérêts notionnels, la signature d’un traité [belgo-américain] pour réduire les doubles impositions... L’industrie pharmaceutique se sent aussi mieux dans sa peau, même si elle pourrait encore être mieux traitée. Le climat pour l’investissement est relativement bon, mais les charges salariales sont trop élevées. »

Lorsqu’on le flatte à propos de l’influence qu’il aurait pour pousser l’état belge à faire des courbettes devant les multinationales, l’ambassadeur se lâche : « Il y a trois jours, j’ai justement organisé un petit-déjeuner d’affaires à ma résidence. Il y a avait des représentants de l’industrie pharmaceutique, de la chambre de commerce américaine, de l’industrie chimique et de bien d’autres grandes entreprises. Ils étaient tous très satisfaits de l’amélioration du climat belge envers les investissements. Maintenant, vous devez savoir que les entreprises américaines ne seront jamais satisfaites tant qu’elles n’auront pas obtenu tout ce qu’elles veulent : les impôts devraient encore quelque peu baisser. Et il faudrait faire quelque chose pour la rigidité du marché de l’emploi 1. »

Vous avez bien lu. Korologos ne confie pas seulement que ses amis et lui-même sont fans du gouvernement Verhofstadt, en particulier des inventions fiscales du ministre Reynders. Il dévoile aussi que plus les patrons en reçoivent, plus ils en veulent. On le devinait déjà, mais sorti de la bouche de l’ambassadeur de Coca-Cola, ça a une autre allure.

1 Mehdi Koocheki, « Interview met VS-Ambassadeur Tom C. Korologos », Kif Kif, 12-2-2007.

20:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |