09/01/2008

07/01/2008: La TORTURE contre les militants basques se poursuit ...

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: La TORTURE contre les militants basques se poursuit
Date: Mon, 7 Jan 2008 15:53:11 EST
De: Xarlo@aol.com
Pour :: Xarlo@aol.com


 
La TORTURE contre les militants basques se poursuit
Message urgent reçu ce 7 janviers 2008

Hier, deux jeunes de Lesaka ont été arrêtés à Arrasate/Mondragon. L'un deux, Igor, a deux côtes cassées et un poumon perforé suite aux tortures subies durant son incommunication.

(mise au secret) Il a été hospitalisé en soins intensifs alors qu'il se portait parfaitement bien au moment de son arrestation. De la situation de l'autre, Mattin, nous ne savons rien. La famille nous demande de diffuser l'information afin que tout le monde le sache car les medias ne le racontent pas.S'il vous plaît, diffusez ce message à vos contacts pour que le monde sache la réalité que nous subissons en Euskal Herria.

 *Merci.

 
Aujourd’hui 350 personnes ont manifesté à Donostia (St Sébastien)  devant l’hôpital où se trouve Igor...Il faut savoir que la pratique de la torture contre les militants(es) basques n’a jamais cessé depuis la fin du franquisme. Régulièrement, de nombreux organismes anti-répressifs ou des droits humains dénoncent les agissements des forces de sécurité espagnoles, dont la trop sinistre garde civile. La mort de deux mercenaires gardes civils opérant sur le territoire français (Capbreton) ne peut que susciter encore plus de haine de la part de ces miliciens au service du nationalisme espagnol.

Merci de transmettre tous ces documents à vos contacts (+2 docs)

(plus d'infos dans les jours qui viennent)

Stéphane

Comité Solidarité Basque Lille

Situation des prisonniers et prisonnières politiques basques, fin d’année 2007 - Enfermement à la cathédrale de Buen Pastor à Donostia (San Sebastian)

* Face au refus de mettre en liberté nos êtres chers, en ces jours ou termine l'année 2007, il y a 41 prisonniers politiques basques qui sont incarcérés depuis, entre 27 et 20 ans.
* En ces jours de fin d'année, il y a 170 prisonnières et prisonniers politiques basques qui ne sont pas mis en liberté malgré avoir accompli les ¾ ou les 2/3 de leur peine dans des prisons de l'Etat espagnol, tout comme les 2/3 ou la moitié de la condamnation imposée dans des prisons de l'Etat français.

* Dans l'Etat espagnol, on nie la liberté à 17 de nos êtres chers prisonniers malgré qu'ils aient accompli la totalité de la peine:

Contre 16 d'entre eux, est aplliquée une doctrine inventée du jour au lendemain, les obligeant à effectuer 30 ans ininterrrompus. Pendant ce temps, Iñaki de Juana, pour avoir écrit deux articles d'opinion, est condamné à 3 ans, sachant que, initialement, on prétendait le condamner à 96 ans.

* Dans l'Etat français, en ayant accompli plus de quinze ans et avoir le droit à sa mise en liberté, Jon Parot se voit nié tel droit, et en cette année 2007 cela fait 17 ans qu'il est en prison.

* Ils ne libèrent pas non plus nos êtres chers prisonniers avec de graves maladies incurables. En cette année ils sont au nombre de 12 à s'être vus nié leur droit de retour à la maison. De telles graves maladies sont utilisées comme moyen de pression de la part des autorités pénitentiaires; pour agraver plus encore si possible les dites maladies et ainsi avec l'intention de les voir repentis de leurs vies et de leurs idées. C'est la cruauté manifeste, une cruauté pour le chantage.

Tout cela nous est également démontré par les conditions de vie auquelles sont soumis nos êtres chers. De là la cruauté, le traitement inhumain, les condamner à souffir une grave maladie, les menant à tenter d'en terminer avec leur vie.
* Ils sont 18, 20, 22 heures par jour en solitude à laquelle sont soumis les prisonniers et prisonnières politiques basques; avec des filets et des plaques métaliques installés en haut des cours et sur les fenêtres des cellules, respectivement, en leur niant la vue de l'extérieur et la lumière naturelle.
* lls ont plus de 40 prisonniers politiques basques dans des prisons ou départements dans lesquels il n'y a pas d'autre compagnon et ils agissent ainsi pour provoquer davantage de pression sur eux.

* Ils subissent des fouilles humiliantes: des fouilles au corps, des cellules retournées, et un long etc.

* Lors des transferts de prison à prison, ils les mettents dans des sortes de cages métaliques d'un mètre de large et 50 cm de long.

* Même en souffrant des maladies graves, ils sont transférés à l'hôpital par bousculades, avec les menotes aux poignets les bras en arrière, en interdisant même les consultations et sessions de radiothérapie réellement nécessaires pour faire face à la grave et incurable maladie.

* En plus de pousser nos être chers vers la maladie, à travers l'imposition de très dures conditions de vie, en cette année 2007 quatre de nos êtres chers ont tenté de mettre fin à leur vie.
Les prisonniers politiques basques qui sont maintenus dans les plus dures conditions de vie, sont de plus en plus nombreux. A travers la persécussion politique contre nos exilés politiques basques et la pratique de la répression généralisée en Euskal Herria, i y a aujourd'hui 710 prisonniers politiques basques, dans quatre Etats et éloignés et dispersés dans 91 prisons. 30 en euskal Herria et seulement 4 de ceux qui souffrent de graves et incurables maladies et aussi en leur interdisant d'être traités, diagnostiqués et pouvoir  maintenir des consultations avec des médecins de confiance.Dans l'Etat espagnol, nos êtres chers ont été éloignés à une distance moyenne de 610 km d'Euskal Herria. Dans l'Etat français, à une distance moyenne de 810 km. Comme conséquence, pour voir chaque semaine nos êtres chers, nous devons réaliser 1400 km aller-retour.Le coût économique qui nous est imposé est énorme, les conséquences physiques résultent graves et nous mènent vers la mort. Cette année 36 membres des familles ont été affectés par différents accidents routiers subis en conséquence de ces kilomètres imposés par les états espagnol et français. Justement lors du dernier accident dont furent victimes 4 proches d'un prisonnier, une personne est morte.  Pour envoyer les messages de solidarité, écrivez à :koordinatzailea@etxerat.info Etxerat

27 / 12 / 2007

 

Amnesty International dénonce que Madrid permet la torture en ne remplissant pas ses obligations

RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL SUR LA TORTURE
Publié
dans Gara le 15/11/2007

A.I. dénonce de nouveau l'existence de la torture dans l'État espagnol, et précise que, tant que le Gouvernement n'appliquera pas de mesures effectives d'investigation de ce type de pratiques, les agents de police resteront au-dessus de la Loi et leclimat d'impunité s'étendra.
L'organisme international aréitéré son appel en direction de l'exécutif du PSOE pour que celui-ci applique les mesures de prévention obligatoires pour les pays ayant souscrit les traitésinternationaux en matière de Droits Humains.
Les actes de tortures et de mauvais traitements commis par des agents de police en Espagne ne sont pas des faits isolés. Il est possible que cela ne soit pas une pratique habituelle mais, malgré les engagements pris par l'Espagne en vertu du droit international, aucun frein n'est mis à cette pratique, a dénoncé l'enquêtrice d'Amnesty International pour l'État espagnol, Rachel Taylor, lors d'une conférence de presse organisée à Madrid pour présenter le rapport de cet organisme sur la pratique de la torture.

Le texte, intitulé "Du sel dans la plaie : l'impunité réelle des agents de police impliqués dans des cas de torture et de mauvais traitements", souligne l'absence de volonté politique du Gouvernement espagnol pour faire face à une pratique qui n'est pas exceptionnelle de la part des forces de sécurité espagnoles, entre lesquelles se trouvent les corps de police des régions autonomes.

Traités non respectés
Tant que le Gouvernement ne mettra pas en place de mesures effectives visant à enquêter sur ce type de pratiques, les agents de police seront au-dessus de la Loi et le climat d'impunité s'étendra, a ajouté Taylor, en conseillant au Gouvernement du PSOE de cesser de nier l'existence de la torture. Une pratique qui se pérennise grâce à l'immobilisme et à l'absence de volonté politique du Gouvernement pour activer les mécanismes anti-torture imposés par les conventions et traités internationaux qu'il a pourtant souscrit et dont il est un acteur direct.

Amnesty International souligne que le Gouvernement Zapatero fait également la sourde oreille aux recommandations d'organismes internationaux tels que l'ONU, pour l'éradication de la torture.

Amnesty International demande aux pouvoirs publics espagnols l'adoption de diverses mesures législatives, judiciaires et administratives, afin de prévenir la torture et les mauvais traitements, affirme la nécessité impérieuse de garantir l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante, impartiale et exhaustive, en cas de plainte pour torture ; les responsables de ces violations des droits humains doivent être jugés et condamnés et les victimes dûment indemnisées.

Le rapport souligne l'obligation juridique dans laquelle se trouvent les pouvoirs publics espagnols de mettre en place les instruments nécessaires à la prévention de la torture ; il décrit quelles sont ces mesures et affirme qu'aucune d'entre elles n'est envigueur malgré leur caractère obligatoire. En outre, en vertu des traités souscrits par Madrid, il est de son obligation de s'assurer que les victimes ont accès à une solution effective et reçoivent une réparation adaptée, incluant indemnisation, restitution, réhabilitation, satisfaction et garanties de non répétition.

Le rapport détaille également l'inexistence de ces objectifs dans l'État espagnol, et décrit à l'aide d'exemples préciscomment l'action réelle des forces de l'ordre, de la magistrature, et des instances au pouvoir en Espagne est exercée à l'inverse des règles établies au niveau international, soit en graciant avec promotion à la clé les fonctionnaires condamnés pour torture, soit par l'exercice de la menace et de la dénonciation judiciaire à l'encontre du plaignant.

Un message clair à l'opinion publique
Les faits dénoncés sont également imputables à l'Ertzaintza (police autonomique basque), à la suite d'une plainte déposée par une femme de Bilbao ayant fait l'objet de pressions et de menaces pour qu'elle retire sa plainte contre un agent de ce corps de police.

L'enquête citée dans le rapport d'A.I. contient des extraits d'entretiens avec des fonctionnaires et agents de police qui montrent comment ceux-ci se justifient en prétextant la fausseté de la majeure partie des plaintes déposées pour torture. A.I. considère néanmoins que, malgré l'existence de plaintes non fondées, l'absence constante d'enquêtes approfondies sur chaque cas de mauvais traitements ne contribue ni à obliger les responsables à répondre de leurs actes, ni à garantir que le nom des agents faussement mis sur la sellette ne soient blanchis.

Le rapport aboutit à la conclusion que le Gouvernement espagnol doit mener une réforme du système d'enquêtes suite aux plaintes déposées pour torture, et que celles-ci doivent être menées par des organismes indépendants. En parallèle, le Gouvernement espagnol est interpellé afin qu'il applique immédiatement les recommandations des organismes internationaux. Le ministère de l'Intérieur, le Parquet et la magistrature d'Espagne se voient conseiller des actions concrètes visant à l'éradication de la torture ; parmi ces actions, citons l'application directe et systématique d'un protocole d'action.

Amnesty International exhorte le Gouvernement Zapatero à transmettre aux fonctionnaires chargés de faire respecter la Loi et à l'opinion publique en général, le message clair que les mauvais traitements appliqués aux personnes en garde à vue sont strictement interdits quelles que soient les circonstances. Le ministère de l'Intérieur devrait introduire sans délai l'enregistrement vidéo et audio de tous les lieux de garde à vue dans les commissariats de police, et de tout autre endroit accueillant des personnes en garde à vue.

A.I. demande au Parquet de publier des statistiques concernant les plaintes pour mauvais traitements, et réclame que les victimes disposent d'une assistance juridique gratuite à partir du moment où elles portent plainte.

 

11:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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