21/01/2008

20/01/2008: le blog saintongejacobine par Serge ...

 
-------- Message original --------
Sujet: le blog saintongejacobine par Serge
Date: Sun, 20 Jan 2008 18:10:45 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>

SAINTONGE JACOBINE

"Le premier devoir de la République est de faire des républicains"
Ferdinand BUISSON, discours au Congrès du parti radical, 1903

Références

"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons. Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.

Bienvenue !

Citoyen, citoyenne,

Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".

Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.

Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.

Salut et Fraternité


Dimanche 13 janvier 2008
Nous ne pouvions pas techniquement mettre sous format pdf l'appel du comité saintais pour un référendum sur ce blog. Nous l'avons donc placé à l'adresse suivante, sur un site créé spécialement et rien qu'à cet usage.
http://saintongejacobine.site.voila.fr/
Merci d'imprimer l'appel (sans imprimer le reste de la page qui n'a aucun intérêt) et de le retourner à Comité Saintais pour un referendum, chez C. Tasin, 30 rue des Marais, 17810 Nieul les Saintes.

Vous pouvez aussi trouver l'appel sur votre marché saintais préféré : des distributions régulières sont organisées par des militants des diverses organisations signataires.

Vous pouvez encore le demander en écrivant à l'adresse ci-dessus.

Merci de votre soutien.
par Serge MAUPOUET publié dans : Europe

Dimanche 6 janvier 2008
Dès le 21 décembre 2007, L'Humanité publiait la liste de 93 parlementaires ayant signé l'appel du CNR pour un référendum sur le traité de Lisbonne. Gageons que depuis quelques noms supplémentaires se sont ajoutés. Notons néanmoins que c'est encore notoirement insuffisant : il faut obtenir l'engagement d'environ 360 parlementaires pour être quasi-sûr d'obtenir un référendum. Pour être positif, on dira : "plus que 267 !"

Nous produisons ici la liste provisoire des parlementaires qui se sont déjà engagés pour un référendum. Par rapport à l'article de L'Humanité, nous en avons changé le classement, pour les grouper par appartenance politique, en commençant par les plus petits partis de gauche pour finir par ceux qui ont le plus de représentants à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Liste des 58 députés réclamant un référendum  :
Christian Hutin, député MRC du Nord 
Jacques Desallangre, député républicain de gauche de l’Aisne 
Chantal Robin Rodrigo, députée PRG des Hautes-Pyrénées 
Martine Billard, députée Verts de Paris 
Noël Mamère, député Verts de Gironde 
Marie-Hélène Amiable, députée PCF des Hauts-de-Seine 
François Asensi, député PCF de Seine-Saint-Denis 
Alain Bocquet, député PCF du Nord 
Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-Denis 
Jean-Pierre Brard, député apparenté PCF de Seine-Saint-Denis 
Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis 
Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord 
André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme 
Jacqueline Fraysse, députée PCF des Hauts-de-Seine 
André Gerin, député PCF du Rhône 
Pierre Gosnat, député PCF du Val-de-Marne 
Maxime Gremetz, député PCF de la Somme 
Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime 
Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine 
Daniel Paul, député PCF de Seine-Maritime 
Jean-Claude Sandrier, député PCF du Cher 
Michel Vaxes, député PCF des Bouches-du-Rhône 
Jean-Paul Bacquet, député PS du Puy-de-Dôme 
Christian Bataille, député PS du Nord 
Christophe Bouillon, député PS de Seine-Maritime 
Thierry Carcenac, député PS du Tarn 
Marc Dolez, député PS du Nord 
Jean-Paul Dupre, député PS de l’Aude 
Christian Eckert, député PS de Meurthe-et-Moselle 
Martine Faure, députée PS de Gironde 
Hervé Feron, député PS de Meurthe-et-Moselle 
Pierre Forgues, député PS des Hautes-Pyrénées 
Valérie Fourneyron, députée PS de Seine-Maritime 
David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques 
Sandrine Hurel, députée PS de Seine-Maritime 
Michel Issindou, député PS de l’Isère 
Serge Janquin, député PS du Pas-de-Calais 
Régis Juanico, député PS de la Loire 
Jean-Pierre Kucheida, député PS du Pas-de-Calais 
Conchita Lacuey, député PS de Gironde 
Jérôme Lambert, député PS de Charente 
Catherine Lemorton, députée PS de Haute-Garonne 
Jean-Claude Leroy, député PS du Pas-de-Calais 
Martine Lignières-Cassou, députée PS des Pyrénées-Atlantiques 
François Loncle, député PS de l’Eure 
Jean Malot, député PS de l’Allier 
Philippe Martin, député PS du Gers 
Kléber Mesquida, député PS de l’Hérault 
Jean Michel, député PS du Puy-de-Dôme 
Didier Migaud, député PS de l’Isère 
Alain Neri, député PS du Puy-de-Dôme 
Marie-Line Reynaud, députée PS de Charente 
Marcel Rogemont, député PS d’Ille-et-Vilaine 
Patrick Roy, député PS du Nord 
Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône 
Jacques Valax, député PS du Tarn 
Michel Vergnier, député PS de la Creuse 
Alain Vidalies, député PS des Landes.

Liste des 35 sénateurs réclamant un référendum
François Autain, sénateur MRC de Loire-Atlantique 
Alima Boumediene-Thiery, sénatrice Verts de Paris 
Jean Desessard, sénateur Verts de Paris 
Éliane Assassi, sénatrice PCF de la Seine-Saint-Denis 
Marie-France Beaufils, sénatrice PCF de l’Indre-et-Loire 
Michel Billout, sénateur PCF de Seine-et-Marne 
Nicole Borvo-Cohen-Séat, sénatrice PCF de Paris 
Robert Bret, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône 
Annie David, sénatrice PCF de l’Isère 
Michelle Demessine, sénatrice PCF du Nord 
Évelyne Didier, sénatrice PCF de la Meurthe-et-Moselle 
Guy Fischer, sénateur PCF du Rhône 
Thierry Foucaud, sénateur PCF de Seine-Maritime 
Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine 
Robert Hue, Sénateur PCF du Val-d’Oise 
Gérard Le Cam, sénateur PCF des Côtes-d’Armor 
Josiane Mathon Poinat, sénatrice PCF de la Loire 
Jack Ralite, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis 
Ivan Renar, sénateur PCF du Nord 
Odette Terrade, sénatrice PCF du Val-de-Marne 
Bernard Vera, sénateur PCF de l’Essonne 
Jean-François Voguet, sénateur PCF du Val-de-Marne.
Maryse Berge Lavigne, sénatrice PS de Haute-Garonne 
MIchel Charasse, sénateur PS du Puy-de-Dôme 
Pierre Yves Collombat, sénateur PS du Var 
Michel Dreyfus Schmidt, sénateur PS de Belfort 
Josette Durrieu, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées 
Charles Gautier, sénateur PS de Loire-Atlantique 
Jean-Pierre Godefroy, sénateur PS de la Manche 
Alain Journet, sénateur PS du Gard 
Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne 
Jean-Pierre Michel, sénateur PS de Haute-Saône 
Gérard Roujas, sénateur PS de Haute-Garonne 
Robert Tropeano, sénateur PS de l’Hérault 
André Vantomme, sénateur PS de l’Oise 
par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Dimanche 6 janvier 2008
Selon un tout récent sondage (effectué les 2 et 3 janvier) réalisé par CSA pour i-télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France, et publié hier, la cote de popularité du Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, est - enfin ! - en très forte baisse : il perd 7 points de confiance, et moins de la moitié des Français (48%) pensent qu'il peut "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays".
Toutefois, une grande interrogation réside encore dans le fait que, malgré toutes les annonces de régression sociale, de destruction des services publics et de la fonction publique, malgré les mauvaises nouvelles économiques, malgré le fiasco dde la visite de Khadafi, M. Sarkozy a encore un bonus de 3 points d'avance sur le ratio bonnes opinions/mauvaises opinions.
Néamoins, c'est quand même une bonne nouvelle d'apprendre que le brouillard mediatique ne parvient plus à masquer la réalité de l'action politique : les citoyens s'aperçoivent enfin que le message délivré ne correspond pas à la réalité du terrain. La prise de conscience attendue depuis 9 mois est en train de se faire ! La gestation aura été longue, mais l'accouchement est pour bientôt, et le bébé va arriver à point nommé !
En effet, cette prise de conscience va naître au moment où que s'engage la bataille pour obtenir un referendum sur le traité de Lisbonne : cette lutte n'a aucune chance d'aboutir si l'opinion publique est satisfaite de l'action présidentielle. Mais, dans le cas contraire, une petite fenêtre peut s'entrouvrir.
Il y a un espoir. L'espoir est là !
C'est donc plus que jamais le moment de croire en l'esprit critique, démocratique et républicain de nos concitoyens et de mener campagne sur
des faits .
Lorsque les républicains donneront
des faits aux citoyens, faits qui ne leurs sont que trop mal communiqués par les medias - lesquels se contentent trop souvent de relayer du superficiel, sinon de l'illusion - alors les citoyens réagiront dans un sens positif pour le salut de la République.
MOBILISONS-NOUS !
par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Lundi 31 décembre 2007

Ce qui est possible à Royan, doit l'être aussi à Saintes.
Si la gauche peut s'unir à Royan, ville de droite par excellence,elle doit pouvoir le faire aussi à Saintes, où la mairie est passée à droite "par accident" en 2001.

Nous agirons au sein de la gauche afin que les choses évoluent positivement.
Nous agirons autant que possible pour réunir les bonnes volontés et faire travailler ensemble ceux qui le souhaitent.
Nous agirons pour qu'une liste de gauche la plus large possible puisse se constituer.

Car nous sommes convaincus que 
la gauche à Saintes OBTIENDRA à nouveau LA CONFIANCE DES CITOYENS lorsque surgira enfin UNE VERITABLE VOLONTE D'UNION DE LA GAUCHE AFIN d'abord DE REMPORTER LES ELECTIONS pour ensuite MENER LA POLITIQUE SOCIALE, DE DEVELOPPEMENT ET DE PROGRES SOUHAITEE PAR LA MAJORITE DE LA POPULATION DE LA VILLE !

Nous lançons ici un appel solennel à la raison et à la collaboration sincère entre militants de gauche ! 
Puisse-t-il être entendu !

par Serge MAUPOUET publié dans : saintongejacobine

Lundi 31 décembre 2007
A notre sens, la restriction de l’offre judiciaire fait partie d’un plan large visant à réduire les possibilités d’action des « petits » tout en permettant aux « gros » de conserver une justice disponible afin de préserver leurs intérêts. 

A ce titre, il n’est pas innocent de constater que la plupart des suppressions visent les tribunaux traitant soit les affaires d’importance financière réduite (tribunaux d’instances), soit les relations entre salariés et patrons (prud’hommes).
Selon Le Monde daté du samedi 29 décembre 2007 (p. 9), les décrets de modification de l’actuelle carte judiciaire ont été adoptés le jeudi 27 décembre. Ils prévoient la suppression de :
-         23 tribunaux de grande instance
-         178 tribunaux d’instance
-         63 conseils de prud’hommes.
-         55 tribunaux de commerce
Nous produisons ci-dessous la liste des tribunaux de prud’hommes supprimés, que nous avons trouvée sur le site internet du PCF (liste placée en ligne depuis le 29 novembre) :
"La liste des 63 conseils de prud’hommes, sur 271, dont la suppression est envisagée dans le cadre de la réforme gouvernementale de la carte judiciaire, a été publiée jeudi 22 novembre au Journal officiel.
Régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie : Chauny, Hirson et Château-Thierry (Aisne),Friville-Escarbotin (Somme), Fourmies, Maubeuge,Armentières, Haubourdin, Halluin (Nord), Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Régions Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne : Saint-Dizier (Haute-Marne),Romilly-sur-Seine (Aube), Molsheim, Sélestat (Bas-Rhin), Guebwiller, Altkirch (Haut-Rhin), Briey, Lunéville (Meurthe-et-Moselle), Remiremont (Vosges), Sedan (Ardennes),Sarrebourg, Sarreguemines (Moselle).
Régions Centre, Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté : Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), Nogentle- Rotrou (Eure-et-Loire),Vierzon (Cher), Issoudun (Indre), Beaune (Côte d’Or), Autun, Le Creusot, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Saint-Claude (Jura),Thiers (Puy-de-Dôme).
Régions Haute et Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire : Vire,Trouville-sur-Mer (Calvados), Flers (Orne), Fécamp, Bolbec, Elbeuf (Seine-Maritime), Fougères, Redon (Ille-et-Vilaine), Cholet (Maine-et-Loire).
Région Rhône-Alpes : Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), Briançon (Hautes-Alpes), Romans-sur-Isère (Drôme), La Tour-du-Pin,Voiron (Isère), Firminy, Saint-Chamond (Loire), Givors (Rhône),Annonay (Ardèche).
Région Ile-de-France : Étampes (Essonne).
Régions Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes : Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), Cognac (Charente), Châtellerault (Vienne).
Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse : Manosque (Alpes de Haute-Provence), Menton (Alpes-Maritimes), Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), Carpentras (Vaucluse).
Régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées : Bédarieux, Clermont-l’Hérault (Hérault), Decazeville (Aveyron), Figeac (Lot), Mazamet (Tarn)."
par Serge MAUPOUET

Samedi 29 décembre 2007
De nombreuses personnalités de droite et de gauche sont partisans d'une révision plus ou moins profonde de la loi de 1905, et prônent une "laïcité ouverte", qui s'est récemment déclinée en "laïcité moderne" puis en "laïcité positive" (comme s'il pouvait d'ailleurs exister une laïcité négative !). Le débat n'est pas neuf et il est relancé depuis le milieu des années 1980. Les tenants de la "laïcité ouverte" avaient remporté une victoire avec la mise en œuvre de la circulaire Jospin de 1989 qui a conduit aux excès que l'on a connu dans les établissements scolaires avec les problèmes de foulard islamique. Notons dès le début de cet article que ces excès ont disparu dès lors que le la loi de 2004 a, de fait, réaffirmé la laïcité à l'école telle qu'elle se pratiquait avant la circulaire Jospin.

Toutefois, malgré cet exemple qui aurait dû servir de leçon, les tenants de la laïcité ouverte (ou des appellations nouvelles "laïcité moderne" ou "positive") ne désarment pas. Ils trouvent des relais au plus haut niveau de l'Etat, puisque le Président de la République lui-même, M. Nicolas Sarkozy vient de déclarer à l'occasion d'une visite au Vatican : "j'appelle de mes vœux une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais comme un atout." (discours du Latran, jeudi 20 décembre 2007). Notons qu'il est ici en opposition avec la ligne tracée par son prédécesseur, M. Chirac, lequel apparaîtra certainement avec le recul comme un des derniers grands défenseurs de la laïcité à la française, telle qu'elle se pratiquait jusqu'ici. Il faut savoir lui reconnaître ce mérite.
Mais, à gauche, certains ne sont pas sur une ligne très différente de celle de M. Sarkozy, même si le vocable n'est pas exactement le même. Ainsi, lors d'un meeting participatif de la dernière la campagne présidentielle, tenu le jeudi 1er février 2007, Mme Quéré – une proche de Mme Royal – désormais députée de la 3e circonscription de Charente-Maritime (Saintes-St Jean d'Angély), avait déclaré qu'il fallait en France instaurer une "laïcité moderne" (sic) et pour cela "aménager la loi de 1905" (sic). Sud Ouest dans un article du samedi 3 février 2007 – s'était d'ailleurs "interrogé" sur cette "laïcité moderne" évoquée lors de ladite réunion. Mme Quéré n'est pas seule sur cette ligne à gauche, c'est juste un exemple géographiquement proche de nous que je prends par commodité.
Que signifient de telles prises de position, de personnalités de droite comme de gauche ? Elles laissent en fait entendre que la laïcité telle qu'elle se pratique aujourd'hui serait poussiéreuse, inadaptée aux réalités de notre temps, et aux nouveaux rapports que l'Etat doit instaurer avec les religions. 
Pour ma part, il me semble important de conserver une ligne de défense de la laïcité telle qu'elle a été définie par la loi de 1905 (voir mon long article à ce sujet dans ce même blog). Il faut en effet partir du principe qu'il vaut mieux ne pas toucher à un système qui a fait ses preuves pour maintenir la paix dans la société, et qui est accepté depuis longtemps par les fidèles des religions les plus anciennement implantées sur le territoire national : les juifs, les catholiques, les protestants – si l'on excepte les intégristes de chacune de ces religions – se satisfont pleinement de la situation actuelle. Les musulmans modérés ne trouvent non plus rien à redire à une loi qui leur permet de célébrer librement leur culte, alors que leur religion n'est implantée en France métropolitaine que depuis une cinquantaine d'années. Les bouddhistes, quand à eux, ne semblent pas non plus demander une révision de la loi, d'autant qu'il est vrai qu'un certain nombre d'entre eux pratiquent la philosophie du bouddhisme tout en restant compagnons de route de certaines des religions citées précédemment. Les agnostiques et les athées, demandent-ils une modification de la loi ? Nullement, car la loi permet aussi d'adopter librement ces positions philosophiques ! Ce constat est d'ailleurs posé par le Président de la République lui-même, M. Nicolas Sarkozy en personne, dans son discours du Latran du jeudi 20 décembre : "Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas".
Au final, et à bien y réfléchir, on se rend compte que seuls les intégristes, ou ceux qui sont manipulés par eux souhaitent une révision de la loi. Plutôt que d'ouvrir une boîte de Pandore, la sagesse voudrait donc qu'on reste ici sur des acquis désormais centenaires.
En outre, la position de M. Sarkozy est ambiguë ou bien relève du double langage. C'est un peu un "je vous ai compris" que chacun peut traduire à sa guise : aux croyants on dit que l'on va changer les choses, aux défenseurs de la laïcité que ce que l'on va faire ne changera rien !
Ce qui est rassurant, c'est que la condamnation a gauche a été unanime. Je renvoie ici les lecteurs à l'article du Monde (édition datée du samedi 22 décembre 2007) de Sylvia Zappi, intitulé "Tollé à gauche contre la "confusion entre le religieux et le politique". Mrs Hollande (PS), Braouzec (PCF), Mme Voynet (Verts) ont tous des mots durs – mais fondés en substance – pour critiquer la ligne du chef de l'Etat. Je ne résiste pas, pour conclure, au plaisir de vous donner ici le sentiment de Jean-Pierre Chevènement (MRC) : "M. Sarkozy s'aventure sur un terrain qu'il connaît mal. Il risque de blesser des consciences auxquelles il devrait prêter, en tant que président de la République, autant d'attention qu'à d'autres. La laïcité, c'est la croyance dans la capacité humaine à définir le bien commun dans l'espace public, en le soustrayant à l'empire des dogmes. Cela n'empêche ni la croyance, ni la transcendance à laquelle on peut croire ou pas." Simple, clair et net.
par Serge MAUPOUET publié dans : laïcité

Vendredi 28 décembre 2007
Ce qui a été défait par un référendum ne peut être refait que par un référendum. Un Congrès ne devrait pas revenir sur une décision du suffrage universel.
Une pétition du PCF le dit clairement : "Seul le suffrage universel peut avoir la légitimité de décider sur un point que le suffrage universel a tranché. C’est une exigence démocratique élémentaire, portée aujourd’hui par une majorité de nos concitoyens." Le MRC est lui aussi clair à ce propos dans son tract demandant un référendum : "Ce qu'un référendum a défait, seul un référendum peut le refaire". 

Or, le 4 février 2008 est prévu le vote par le Congrès, réuni à Versailles, de la révision constitutionnelle nécessaire pour ratifier ensuite le traité de Lisbonne. Et ce traité de Lisbonne reprend 90% du traité constitutionnel européen qui a été rejeté par référendum le 29 mai 2005.

Par conséquent, il faut faire tout ce qui est possible pour que le nouveau texte ne soit pas adopté directement par le Congrès, mais qu'il repasse devant le vote populaire. Alors les citoyens seront libres de confirmer leur vote du 29 mai 2005, ou de l'infirmer.

C'est là qu'intervient un point important : la révision de la Constitution ne peut se faire qu'à la majorité des 3/5e des parlementaires. Comme l'a fort bien dit Jean-Pierre Chevènement le 14 décembre 2007 sur France Info : "Il suffit des deux cinquièmes des députés et sénateurs au Congrès pour bloquer cette opération. Donc je leur demande, non pas de se prononcer sur le fond, mais sur une question préjudicielle: est-ce que M. Sarkozy a le droit de contourner comme il le fait la volonté exprimée par le peuple français lors d'un référendum populaire?"

Par conséquent, il faut convaincre autant de parlementaires que possible de ne pas voter cette révision constitutionnelle d'une part, mais aussi soutenir jusqu'au moment du vote tous les parlementaires qui ont déjà décidé de s'opposer à cette révision d'autre part. Ces derniers vont en effet être soumis à une forte pression de la part du gouvernement, mais aussi de la part des grands partis qui, comme en 2005, sont partisans du "oui".

Par conséquent, il est nécessaire de relayer l'appel lancé aux citoyens afin qu'ils se rendent en masse le 4 février à Versailles, afin de signifier clairement aux représentants du peuple quelle est la volonté du peuple !

Pour tous ceux qui ne peuvent pas se rendre à Versailles, il serait certainement bon de prévoir aussi des lieux de rassemblement symboliques en province. Merci à nos lecteurs de nous signaler si des initiatives en ce sens ont, ou non, été prises.
par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Jeudi 27 décembre 2007
Les infos  nationales sur France 2 commencent ce midi 27 décembre 2007 (édition de 13h) par un fait divers : 4 morts dans un incendie de maison  près d'Amiens. Dramatique, effectivement. Pour autant est-ce bien le rôle d'un journal télévisé national, et particulièrement celui du service public, que de faire son ouverture sur un fait divers d'importance tout à fait locale ?
Poursuivons le visionnement de ce journal. La seconde information concerne le verdict de l'affaire l'Arche de Zoé. Là aussi, il s'agit d'un fait divers, même s'il implique des Français dans un pays étranger. A mes yeux, le fait que les inculpés soient Français ne change en rien la nature de leurs actes. Par conséquent, le ton sur lequel l'affaire est traîtée me semble en décalage avec ce qu'il devrait être dans un journal "cathodique" sérieux : l'accent devrait être mis sur les faits, et non pas sur la compassion.
Passons sur les sujets suivants et soulignons que le journal consacre son dernier reportage à la qualité de l'huile d'olive. Ce n'est pas inintéressant, mais cela ne nous élève guère au-dessus des sujets précédents.
Pour finir, un interview de deux Miss France posant pour un calendrier à vocation caricative : on finit donc sur du "people" comme l'on dit, mais avec la bonne conscience d'avoir participé à promouvoir une bonne action.

Quel constat ? Pas de sujet d'analyse véritable. La situation politique et économique franco-française largement évitée en dehors d'un sujet sur les difficultés à se loger (pourtant Dieu sait - et en fait quasiment lui seul, puisque le citoyen lambda qui tente de s'informer en regardant la télévision n'en sait rien puisqu'on ne lui en dit quasiment rien - si l'actualité est chargée en ce domaine !). 
Bref, du piètre journalisme.

A quand une réaction salutaire ?
A quand de véritables informations de stature nationale, traitées avec sérieux ?
A quand un journalisme de qualité dans les journaux télévisés du service public ?
par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Mercredi 26 décembre 2007
Déjà, après son élection, M. le nouveau président de la République avait profité de luxueuses vacances à bord d'un yacht prêté par le groupe de M. Vincent Bolloré. Aujourd'hui, le président de la République renouvelle l'opération, en profitant du prêt d'un avion du même industriel Vincent Bolloré afin de se rendre en Egypte pour des vacances .

Jamais jusqu'ici, à ma connaissance, un président de la République ne s'était ainsi fait ostentoirement offrir des voyages par un industriel.

Je ne suis pas souvent en accord avec Mme Ségolène Royal, mais pour une fois elle a raison de dire dans un communiqué que "Le comportement de Nicolas Sarkozy met en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle". En effet, un président de la République ne doit dépendre d'aucun intérêt extérieur à sa fonction : il ne doit dépendre d'aucun Etat autre que l'Etat républicain français, et il ne doit dépendre d'aucun intérêt privé. Or, en acceptant d'utiliser des moyens de transport privés gracieusement mis à sa disposition, il devient en quelque sorte redevable envers l'industriel qui lui a fourni lesdits moyens de transport.

En outre, on comprend mal comment le président de la République, désireux de partir en vacances, n'aurait pas les moyens de s'offrir sur son salaire personnel un voyage à Malte ou en Egypte, même en affrétant un avion d'affaire ou un yacht spécialement pour son usage personnel. Rappelons en effet qu'il vient de s'octroyer une hausse de salaire de l'ordre de 140% environ. Ce constat est aussi celui de l'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici: "Quand Nicolas Sarkozy a augmenté son salaire, c'était théoriquement pour prendre en charge la totalité de ses dépenses privées, à commencer par ses dépenses de vacances", a-t-il mis en avant sur Europe-1. Là aussi, l'argument est pertinent. 

On pourrait encore souligner que, le temps de son mandat, le président pourrait se contenter de vacances sur le territoire national. En effet, en cas de crise grave, nécessitant son retour immédiat, il resterait plus accessible d'une part, et ne risquerait pas de rester bloqué à l'étranger, retenu éventuellement par l'Etat le recevant en villégiature, d'autre part ! 

Le Parti communiste français, de son côté, a émis le voeu que le Président de la République en revienne à "un peu de tenue" : le PCF juge "indigne" son comportement de "clinquant milliardaire". Il y a en effet un écart que nul ne peut nier entre la politique de rigueur menée par son gouvernement, et les vacances de rêve que se permet le chef de l'Etat ! Et nous ne parlerons pas, à propos de tenue, de l'affichage de la vie amoureuse du président ... mais la critique du PCF serait aussi valable de ce point de vue. Pour les deux sujets que nous évoquons ici, de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !

 

par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Mercredi 26 décembre 2007
Un courriel du site actu@chevenement.fr nous informe de la publication d'actes du colloque de la Fondation Res Publica, tenu le 5 novembre 2007, sur le thème "Peut-on se rapprocher d'un régime présidentiel ?". Les textes sont souvent intéressants, et proposent des prises de positions contradictoires (pas de monolithisme, mais des avis divergents permettant le débat). Plutôt que de vous en proposer des résumés, nous vous invitons à les découvrir directement, grâce aux liens reproduits ci-dessous.

Actes du colloque de la Fondation Res Publica : Peut-on se rapprocher d'un régime présidentiel ?

Les actes du colloque du 5 novembre sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.


  • Introduction , par Marie-Françoise Bechtel, Conseiller d'Etat, ancien Rapporteur général de la commission Vedel sur la réforme de la Constitution
Note de Saintongejacobine : précisons ici qu'il ne faut pas se contenter de la lecture des seuls premiers paragraphes du texte, qui, curieusement, semblent donner une position qui est ensuite contredite par la suite du discours !
par Serge MAUPOUET publié dans : vie démocratique

Un instituteur...

Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :   "Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.   Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.

  Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.     Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."

  

J.-P. B. dans l’Encyclopédie française :
« Egalité des chances et égalité des jouissances […], liberté du peuple, souverain maître de ses destinées, fraternité des hommes pour la paix et le bonheur universel : c’est un programme en partie utopique, mais le message court, et pour longtemps, sur les lèvres des hommes. » !



--

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

http://courcelles.skynetblogs.be  
http://agendaprogressiste.skynetblogs.be

http://www.ptb.be/solidaire.htm

http://lapalestinevaincra.skynetblogs.be

http://cubaetameriquelatine.skynetblogs.be 

http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be  

http://histoire.skynetblogs.be

http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be

Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde

http://romaindecourcelles.spaces.live.com/photos/cns!AF33...

Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                                                                                          

roger.romain@skynet.be 

09:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.