06/02/2008

05/02/2008: LA TRAHISON DE VERSAILLES: La révision constitutionnelle adoptée en congrès par 540 voix contre 181 ...

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Sujet:

CENT VINGT ET UN PARLEMENTAIRES SOCIALISTES CONTRE HOLLANDE

Date:

Tue, 5 Feb 2008 21:55:11 +0000 (GMT)

De:

FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>

 

La révision constitutionnelle adoptée en congrès par 540 voix contre 181 LE MONDE | 05.02.08 | 11h44  •  Mis à jour le 05.02.08 | 11h44

 Un congrès sans tambour ni trompette. Si promptement expédié que la Garde républicaine n'a pas eu le temps de rendre les traditionnels honneurs au président de l'Assemblée nationale, installé au "perchoir" avant même que le commandant de la place n'ait donné les ordres. Deux heures plus tard, la révision constitutionnelle, préalable à la ratification du traité de Lisbonne, était adoptée par 540 voix contre 181, alors que la majorité requise était de 445.
 

Bon nombre de parlementaires traînaient encore dans les couloirs de l'aile du Midi du château de Versailles, lundi 4 février, vers 16 heures, quand le premier ministre, François Fillon, achevait déjà son discours de présentation de la révision constitutionnelle, qui permettra la ratification à l'Assemblée nationale et au Sénat, jeudi, du traité de Lisbonne. Les partisans les plus résolus du rejet de ce traité, parmi lesquels les sénateurs Nicole Borvo (PCF) et Jean-Luc Mélenchon, revenaient à peine de la manifestation qui a réuni un millier de personnes tenues à l'écart d'un château quadrillé par les forces de l'ordre. Les premiers rangs du cortège, où avaient également pris place Olivier Besancenot (LCR) et José Bové, étaient porteurs d'une pétition signée par 120 000 personnes réclamant l'organisation d'un nouveau référendum.

ARGUMENTAIRE "TECHNIQUE"

Le chef du gouvernement s'est fait l'interprète du choix de Nicolas Sarkozy de privilégier la voie parlementaire à la voie référendaire. "Voulez-vous réellement relancer l'Europe ou préférez-vous son enlisement?", a-t-il lancé à ceux qui s'indignent que les parlementaires soient appelés à "désavouer" le rejet du traité constitutionnel européen exprimé dans les urnes le 29 mai 2005.

Jean-Pierre Bel, au nom du groupe socialiste du Sénat, et Pierre Moscovici, pour celui de l'Assemblée, devaient se charger d'expliquer pourquoi, bien que favorables au traité de Lisbonne, ils "regrettent" que celui-ci ne soit pas soumis de nouveau au vote des Français. L'un et l'autre se sont contentés d'un argumentaire sans conviction – "technique", s'est justifié l'ancien ministre aux affaires européennes – pour appuyer leur démonstration. "Notre démarche est à la fois constructive et cohérente : nous ne voulons pas faire obstacle à la ratification, mais nous tenons à exprimer notre désaccord sur la voie choisie", a insisté M. Moscovici, déclenchant des murmures de désapprobation.

L'argument n'a guère convaincu les parlementaires socialistes eux-mêmes. A peine 142 d'entre eux (93 députés et 49 sénateurs), soit moins de la moitié des effectifs, ont suivi la consigne d'abstention qui avait été adoptée; 32 (17 députés et 15 sénateurs) ont voté pour la révision; 121 (93 députés et 49 sénateurs) ont voté contre. Au sein du PS, certains n'hésitaient pas à qualifier ce résultat de "vote de défiance" à l'encontre de ses dirigeants.

15:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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