23/02/2008

20/02/2008: série:futurologie la Corse Libre P.Lévy...

-------- Message original --------
Sujet:       série:futurologie la Corse Libre P.Lévy
Date: Wed, 20 Feb 2008 08:15:34 +0100
De: melusine melusine@nerim.net


 
De notre correspondant particulier dans l'ïle :

Ajaccio, le 18 février 2018,

Hier, la Corse vient de décrèter son indépendance. La foule, du Cap Corse à Bonifacio, déferle dans les rues des villes et des villages, déployant le drapeau national, clamant sa joie dans un concert de pétards et de coups de fusil, tirés en l'air. Le Haut-représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères vient de confirmer la décision des "vingt-six", l'ensemble des pays, moins la France, de reconnaître le nouvel Etat. Sa présence et la déclaration historique qu'il vient de faire à la nouvelle Assemblée Nationale de Corse sont vivement acclamées. Déjà, l'adhésion de l'île à l'OTAN, est demandée par une majorité d'élus. 
Il a fallu de nombreuses années de combats et se sacrifices du  peuple corse pour  qu'il recceuille enfin, le fruit tant attendu de l'Indépendance. 
Certes, l'Etat français, arquebouté sur des notions dépassées de "République indivisible", dénonce l'attitude des autres Etats d'Europe qui, selon les propres termes du Président  français, auraient, par leur décision, "violé la loi internationale, en acceptant la partition d'un Etat membre de L'Union". 
Paris, soutenu par la Fédération russo-chinoise , vient de demander la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Mais la résolution présentée par la France, et qui semble avoir le soutien de plus de 180 pays, n'a guère de chance d'être adoptée. En effet, les Etat-Unis et leur Président, Hillary Obama, vont opposer leur 12.754ème veto, soutenu par l'Union européenne, Israël et des dix-sept Paradis fiscaux ayant, depuis peu, acquis l' indépendance, et leur entrée au sein des Nations-unies.

Il est utile, aujourd'hui, de rappeler les évènements qui ont conduit à l'Indépendance corse.
En 2008, il y a dix ans déjà, une province serbe, le Kosovo, grande comme la moitié du Limousin, avait proclamé son indépendance, forte de l'appui des Etats-Unis et d'une majorité de pays de l'Union européenne, dont, rappelons-le, la France. Cet acte, certes reconnu contraire au droit international, avait bénéficié du soutien de son élite  politique, du président Sarkozy au Parti socialiste, du Medef aux principaux syndicats. Seule, la CGT s'était refusée de prendre une position politique. La Serbie et la Russie s'étaient élevées contre ce qu"elles avaient appelé "un coup de force contraire à la Charte des Nations Unies".
Puis, dans la foulée de l'indépendance kosovare, les autorités de ce nouvel Etat avaient décidé, l'année suivante, de s'intégrer à l'Albanie, pour créer la Grande Albanie. Celle-ci, reconnue par les USA , l'Union européene et Israël, entreprit de réunir à la mère patrie, les Kosovars de Macédoine. A l'issue d'une longue guerre , les Occidentaux, pour mettre fin à un sanglant conflit fratricide, avaient tranché en acceptant la partition de la Macédoine, au bénéfice de la Grande Albanie.
Forts de cette situation, les mouvements d'indépendance se développèrent en Espagne (Pays basque, Catalogne, Andalousie), en Grande-Bretagne, où le Pays de Galles et l'Ecosse obtinrent leur souveraineté, en Belgique, désormais divisée en deux états séparés. De même, les Hongrois de Roumanie créerent l'Etat de Transylvanie, et les musulmans de Bulgarie répudièrent l'autorité de Sofia, rejoignant la République turque, elle-même intégrant l'Union européenne.
 
C'est alors que les indépendantistes corses s'unirent dans un mouvement unique, débordant la dimension insulaire, pour  essaimer en France parmi les centaines de milliers de Corses, obligés de fuir leur patrie. Cet apport de dizaines de milliers de foctionnaires d'autorité (gendarmes, douaniers), renforcés par les milieux marseillais et niçois, donna au mouvement indépendantiste une force de frappe armée. Celle-ci reçut l'aide financière, matérielle et morale des mafias italiennes et le soutien clandestin de l' Etat-major de l'armée italienne et de la Cofindustria. La presse d'au-delà des Alpes, menait campagne pour la secession de la Corse, "indûment achetée par le sieur Choiseul, au profit de Louis XV, et non payée à son juste prix ". D'où la volonté italienne de "redonner la liberté" à l'Ile de Beauté.

C'est ainsi que pendant des années, les indépendantistes corses ont développé ce qu'ils ont appelé "la guerre patriote", tant dans l'île que dans la métropole. Un accord d'armistice a été signé en 2011, sous l'égide de l'Union européenne. Un statut d'autonomie interne a été accordé à la Corse, garanti par la présence d'un contingent militaire européen, composé de soldats italiens et allemands
A cette occasion, le Haut-Commissaire de l'UE, chargé sur place de l'exécution du plan d'autonomie, a déclaré :
"L'Europe commence du côté de Bastia !".
Un an plus tard, la Corse déclare donc son indépendance, au bout de dix ans de lutte armée.
Et, dans la foulée, le "Front pour l'Indépendance de l'Alsace dans le cadre de l'Union européenne" vient de lancer un manifeste :
"Après la Corse, l'Alsace !"
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/
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11:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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