10/03/2008

08/03/2008: Traité de Lisbonne et referendum en Irlande + Ps d' Ernest GLINNE ...

-------- Message original --------
Sujet: Traité de Lisbonne et referendum en Irlande + Ps d' Ernest GLINNE ...
Date: Sat, 08 Mar 2008 19:59:38 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>
Répondre à :: roger.romain@skynet.be

Et en Belgique "démocratique" ? Et dans les autres pays de l' Eurodictature qui n'ont pas encore ratifié (sans consulter leur peuple) ? C' est le mutisme complet ! Tous se taisent: les gouvernants, les partis, les syndicats, ...
RoRo


-------- Message original --------
Date: Fri, 7 Mar 2008 16:22:46 +0100
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>
Pour :: roger romain <roger.romain@skynet.be>


----- Original Message -----

Sent: Tuesday, March 04, 2008 8:00 PM
Subject: Envoi d'un message : Doc2- referendumen Irlande

LE TROISIEME REFERENDUM SUR L’EUROPE EN IRLANDE

 

Ce sera dans la dernière semaine de mai ou pendant la première de juin. Quoique le jour du scrutin ne soit pas précisé, la campagne a pris son envol. Le Premier Ministre Bertie Ahern, bien qu’encombré par une inculpation de corruption, a démarré en force en faveur du Traité <simplifié>. Si l’on se réfère à la presse et à divers interlocuteurs, l’Irlandais reste en indécision ( 64% de «  je ne sais pas encore > selon un sondage récent d’IRISH TIMES). Beaucoup de citoyens sont à la fois fiers et craintifs devant l’originalité de leur système constitutionnel . Le premier referendum de juin 2001 a fait sortir un NON des urnes. Le deuxième, en octobre de la même année, a produit un OUI, après une forte mobilisation de l’opinion favorable et l’addition au Traité d’un protocole affirmant la neutralité militaire de l’Irlande.Aujourd’hui, la ligne démarquant  les camps coïncide moins que jamais avec le partage de la majorité et de la minorité au Parlement.

 

Les VERTS, partenaires de la coalition gouvernementale, ont hésité entre l’acceptation et l’hostilité, mais sont désemparés parce que leur Congrès n’a pas réuni l’assentiment des deux tiers requis. Le Sinn Fein nationaliste est contre, de même qu’un parti souverainiste du nom de LIBERTAS . Le Fianna Fail, locomotive du pouvoir en place, est favorable, avec le Parti travailliste et les organisations agricoles et patronales . Les syndicats sont divisés. Des partis situés < à gauche de la gauche> sont regroupés en deux coordinations : la < Campaign Against the EU Constitution > et le < Vote No to the Lisbon Treaty >. Un élément important est la participation de l’Irlande ( 450 hommes et un général ) au corps de 37OO militaires en voie de déployement par l’Union européenne au Tchad.Un autre est la situation économique : lors du premier referendum de 2001, le taux de croissance était de 10% : il est de 2 aujourd’hui. L’establisment non nationaliste y trouve une argumentation pour le POUR. Lesautres en retiennent peu ou pas de motivation positive. Les questions éthiques sont naturellement dans le paysage..Une décision judiciaire de 1995 interdit le financement public des referenda, cependant que la télévision nationale veut répartir son temps d’antenne d’une façon égale entre les deux grands camps.

 

Le nouveau Traité prévoyant la DESIGNATION  d’un président de l’Union, beaucoup s’étonnent de cette procédure où vont entrer en compétition Tony Blair, Van Hofstad ( mais oui..) et qui encore ?!

 

Les jeux ne sont pas faits La bouteille à encre semble fêlée.

 

                                                                                                          Ernest Glinne

 

Traité de Lisbonne : Sénat 1 - démocratie 0

Guy verhofstadt veut que la ratification du Traité de Lisbonne par les différentes assemblées constituées du pays se fasse vite, très vite. C’est que notre futur ex-Premier ne souhaite pas déplaire à ses probables futurs employeurs européens. Nous n’avons pas eu droit à une consultation populaire. (Ne parlons même pas d’un référendum qui impliquerait - en principe - un respect de l’avis exprimé par les citoyens.) Nous n’avons pas eu droit à un large débat public. Il semble que nous n’aurons même pas de débat un minimum argumenté et contradictoire dans les Parlements. Ce lundi, les Sénateurs de la Commission Affaires Etrangères du Sénat découvraient le Traité de Lisbonne à leur agenda. Dès mardi matin, ce point était "évacué" en quelques minutes par un vote à l’unanimité des présents. Pas un seul sénateur n’a jugé utile de protester concrètement (c.-à-d. par son vote) face à ce déni démocratique grave. Le Traité de Lisbonne ce n’est pas un minuscule appendice législatif, c’est un texte majeur. Ce jour, le Traité passera au Sénat, toujours sans la moindre audition de collectifs citoyens ou de figures académiques engagées dans l’information sur ce que recouvre ce texte aux implications capitales pour notre politique nationale. Le référendum français fait peur. Certains tentent de faire croire que c’est parce que les citoyens n’auraient pas la lucidité de voter sur les enjeux européens mais traduiraient leur ras-le-bol national qu’un référendum est dangereux. Dire cela, c’est refuser le droit à une citoyenneté participative et c’est dès lors refuser la démocratie elle-même. Dire cela c’est aussi nier le fait qu’il est légitime, la politique européenne ayant des conséquences nationales et mêmes locales, de partir de son vécu pour dire "NON". Dire cela, c’est encore nier que ce qui caractérise d’abord un référendum, c’est qu’il constitue une occasion d’informer la population, de la rapprocher de la gestion de la cité. A terme, c’est donc la seule façon d’avoir des citoyens qui se positionnent et votent au nom des véritables enjeux. Mais aujourd’hui, nos élus ont peur de leurs électeurs, des citoyens. Pourquoi ? Parce que la démocratie, c’est gouverner PAR (c.-à-d. AVEC) et POUR le peuple. Or, refusant de faire obstacle à la logique économique dominante, les élus œuvrent essentiellement CONTRE la population (diminution de la part des salaires dans le PIB, intérêts notionnels, pacte anti-génération, chasse aux chômeurs,...) et doivent donc gouverner aussi SANS elle.

Pour certaines figures de gauche qui soutiennent ce texte et ne crient pas bien fort pour s’opposer à la façon dont on l’impose, l’Europe serait comme ces enfants sur une bicyclette qui ne tiennent debout que s’ils avancent. On devrait donc continuer à tout prix pour que l’Europe ne tombe pas. Ceux-là même qui défendent cette idée ont à la vérité déjà fichu par terre l’idée d’une Europe qui soit un pôle anti-impérialiste de progrès. D’abord, ils l’ont réduite au marché unique et donc à une union économique. Ils soutiennent une politique hégémonique (traduite par une soumission à l’OTAN que bétonne le Traité de Lisbonne) au nom de la paix. Ils soutiennent aussi une logique néolibérale (que bétonne tout autant ce texte) au nom d’un internationalisme de gauche. C’est simplement suicidaire.

 
POST-SCRIPTUM IMPORTANT:
JE LIS CE SOIR DANS LE DERNIER <CHARLIE HEBDO > QUE LA REUNION FONDATRICE DE L'UNION EURO-MEDITERRANEENNE AURA LIEU A PARIS LES 13 ET 14 JUILLET PROCHAINS ET QUE
L'ALLEMAGNE - NOTAMMENT- N' EST PAS INVITEE. QUI SONT DONC LES INVITES? SURTOUT, COMMENT LA COOPERATION POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE A-T-ELLE PU JOUER SON
ROLE OU A-T-ELLE PU ETRE ECARTEE ALORS QUE LA FRANCE OCCUPERA LE FAUTEUIL DE LA PRESIDENCE DE L'UNION LE 1er JUILLET?

22:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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