27/03/2008

26/03/2008: Les anti –guerre US lancent un cri d'alerte....

 -------- Message original --------

Sujet: Les anti -guerre US lancent un cri d'alerte. Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:23:50 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Les anti –guerre US lancent un cri d'alerte
Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran


Le 25 mars 2008

La menace d'une Guerre contre l'Iran s'accroît de jour en jour. Un sousmarin nucléaire US se dirige vers le Golfe Persique. Il est urgent de remobiliser toutes les forces anti-guerre partout dans le monde. Attention aux « fausses mobilisations » type « indépendance du Tibet », c'est l'écran de fumée qui cache la vraie menace, celle d'une Troisième Guerre Mondiale. 
 

Pour commémorer le cinquième anniversaire de l'attaque contre l'Irak et protester contre la guerre, des centaines de militants anti-guerre américains se sont rassemblés à San Francisco dimanche dernier. Ceux qui ont pris la parole ont lancé un cri d'alarme disant que le conflit risquait de s'étendre à toute la région, qu'une nouvelle guerre était imminente, et que la prophétie était entrain de se réaliser sous nos yeux. Le départ forcé de l'amiral William « Fox » Fallon – commandant en chef des forces US au Moyen Orient - qui a été décrit dans le magazine US Esquire - à qui il avait accordé une interview- comme l'homme qui faisait rempart contre une nouvelle guerre, le fait qu'il est été relevé de ses fonctions, préfigure un désastre en gestation avancée.

La rhétorique guerrière, mensongère de l'administration Bush, et la soumission des démocrates, alors qu'ils ont été élus pour agir contre la guerre en Irak, présagent mal de l'avenir. Il en va de même avec la tournée à l'étranger du présidentiable républicain McCain qui se conduit déjà en chef suprême des armées US, et a adopté des positions encore plus belliqueuses et pro sionistes que Bush en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard si McCain est le candidat préféré des israéliens, et si l'homme qui le suit comme sont ombre, le sénateur »indépendant » (ex démocrate) Joe Lieberman, est un pro sioniste. Ce dernier pousse à une attaque contre l'Iran, ayant fait voter par le Congrès une loi qui dispense le président US de l'accord du Congrès pour déclencher une guerre, alors que pour la guerre en Irak, Bush avait dû en obtenir l'accord.

Ces anti-guerre américains ont lancé un appel à réveiller l'opinion publique partout dans le monde concernant la prochaine guerre contre l'Iran, et à mobiliser contre ce projet fou qui fera apparaître la guerre contre l'Irak comme une « petite guerre » comparativement - elle a pourtant déjà fait plus d'un million de morts côté irakien, plus de 4000 soldats américains ont été tués, sans compter les blessés de part et d'autre, et plus de 4 millions de déplacés irakiens. Car outre la destruction et la mort qu'elle sèmera en Iran, les répercussions aux US et en Europe seront terribles. Avec le prix du pétrole qui flambe déjà, une économie US en récession, l'onde de choc sera sans précédent, sans même parler des représailles iraniennes, car l'Iran pour se défendre ne se laissera bien évidemment pas attaquer sans réagir.

En face, des pouvoirs extrêmement puissants

Aux US, deux partis politiques sur la même longueur d'onde, quelque soit le prochain candidat élu président(e), le puissant complexe militaro industriel, l'armada d'intellectuels des boîtes à penser, ces grattes papiers justifiant et légalisant massacres, tortures, destructions, …les néo conservateurs, les puissants lobbies pro sionistes, et les médias/ bizness/propagande, tous acquis à la guerre car elle fait vendre de l'info.

En Europe, les trois gouvernements des « Grands » de l'UE - Grande Bretagne, France, Allemagne - soutiennent inconditionnellement les américano sionistes, les médias affûtent également la propagande guerrière contre l'Iran. L'environnement politique actuel est donc idéal pour lancer l'offensive contre l'Iran, d'autant que les oppositions politiques aux gouvernements en place dans ces pays sont considérablement affaiblies.

Surtout, l'attention de l'opinion publique est détournée sur des conflits mineurs tels celui du Tibet- qui embarrasse suffisamment la Chine pour politiquement la « neutraliser »- véritable écran de fumée pour cacher ce qui est en préparation, car l'administration américaine ne veut plus affronter la mobilisation populaire qu'il y a eu en 2003, ni avoir à se justifier, ce qui serait encore plus difficile étant donné les révélations faites sur les mensonges qui l'ont amené à attaquer l'Irak.

La Russie, qui s'était déclarée contre la guerre en Irak, risque d'être « neutralisée » par des perspectives de coopération rapprochée avec l'OTAN en Afghanistan, et de partage du gâteau pour le bizness sur l'enrichissement d'uranium.

Le vice président Dick Cheney vient de faire un tour du Moyen Orient pour s'assurer de la docilité des gouvernements arabes dits « modérés ».

Selon des sources egyptiennes (The International News 24/03/08) un sousmarin nucléaire vient de franchir vendredi dernier le Canal de Suez pour rejoindre la flotte US stationnée dans le Golfe Persique.

Coïncidence ? En Arabie Saoudite, Le Conseil de la Shura Saoudienne va discuter en urgence et en secret de plans nationaux pour faire face à des dangers radioactifs soudain liés au nucléaire qui pourraient toucher le royaume suite à des alertes lancés par des experts concernant des attaques possibles des réacteurs nucléaires de Bushehr en Iran, selon des articles parus dans la presse saoudienne de samedi. Le Centre de Science et Technologie King Abdul Aziz a préparé une proposition qui englobe les probabilités d'une fuite nucléaire et de dangers radioactifs en cas d'une attaque nucléaire surprise contre l'Iran, selon le journal saoudien Okaz. Ces plans devaient être discutés ce dimanche.

Coïncidence ? En Israël, les plus importants exercices d'alerte jamais tenus depuis la création de l'état sioniste, auront lieu le dimanche 6 avril. Organisé par la Nouvelle Autorité pour les Secours, ils se dérouleront pendant 5 jours. Mais avant cela, une journée de mobilisation des services urgentistes hospitaliers se tiendra le jeudi précédent les exercices. Toutes les préparations pour ces exercices auront lieu sous la responsabilité du secrétaire d'état à la Défense, Matan Vilnai, devenu célèbre récemment pour avoir menacé les Palestiniens de la Bande de Gaza de Shoah. Le premier jour des exercices, le premier ministre Ehud Olmert réunira son cabinet en réponse à « une attaque ennemie » pour décider de la réponse israélienne. Participeront à tous ces exercices, la police israélienne, l'armée, le commandement de la défense civile, les hôpitaux, les pompiers, les services d'ambulances du bouclier de David. Des sirènes retentiront partout dans le pays et les équipes de secours organiseront des évacuations en masse de « zones touchées ». Une campagne de relation publique précèdera juste avant, et accompagnera ces exercices.

En Turquie, le gouvernement actuel est déstabilisé par une tentative pour délégitimer le parti majoritaire, et l'armée, pro américano sioniste, pourrait se retrouver au pouvoir, ce qui permettrait aux US de compter sur la coopération de ce pays pour sa future guerre contre l'Iran, évitant ainsi ce qui s'était passé avec la guerre en Irak. La Turquie en 2003 lors de la guerre contre l'Irak, avait refusé le passage de l'armée US sur son territoire.

La profonde crise financière aux Etats-Unis pourrait aussi pousser l'administration américaine à chercher une « porte de sortie » en mobilisant son opinion publique sur une guerre, pour relancer également une industrie locale touchée de plein fouet par les délocalisations.

Tout dépend de la mobilisation de l'opinion publique mondiale

Mais la mobilisation contre la guerre en Irak l'avait montré, les peuples sont majoritairement contre ces guerres, à nous de les remobiliser, et VITE.

D'abord démystifier les « fausses mobilisations » sur des causes manipulées (Darfour, Tibet) parce qu'elles s'apparentent à des opérations de psyops, avec en ligne de front des ONG dont on sait, pour certaines, qui les financent, et de qui elles reçoivent leurs ordres (exemple en France RSF officine de la CIA).

Dénoncer sans relâche les principaux instigateurs de ce plan diabolique : les américano sionistes, qui ont érigé en doctrine planétaire leur volonté d'attaquer quiconque résiste à leur empire colonial bicéphal.

» Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous ».

Alors soyons le plus nombreux possible contre eux. Car identifier l'ennemi N° 1, et sa cohorte d'agents d'influence, dans toutes les sphères, et pas seulement celle du politique, mais aussi du culturel, du médiatique, fait partie d'une stratégie efficace anti-guerre

Faire comprendre les risques non plus d'un conflit limité régionalement, mais les répercussions mondiales d'une attaque nucléaire contre l'Iran :

Sur le plan humain, dans l'immédiat, la responsabilité de dizaines de milliers de morts iraniens, mais aussi dans les pays voisins, dans d'horribles souffrances, et des millions de contaminés

Du point de vue de la santé publique, car une attaque sur un site nucléaire iranien -on l'a vu avec la catastrophe de Tchernobyl - touchera les populations dans un rayon nous incluant, avec une prolifération de cancers, touchant tous les âges, mais aussi des malformations à la naissance, une atteinte au patrimoine génétique…

Une atteinte pour de nombreuses années sur l'environnement, animal, végétal, minéral, des mutations, des maladies inexpliquées des disparitions d'espèces, et probablement aussi une répercussion sur les problèmes de réchauffement climatique. Un nuage radio actif n'est pas inoffensif.

Financièrement, avec un pétrole à plus de 200 dollars, des coûts de production en hausse vertigineuse, des pénuries, l'impossibilité de se rendre à son travail en voiture, trop coûteux, la paralysie quasi certaine de l'économie nationale mais aussi mondiale, les faillites, les pertes d'emplois, la misère s'étendant à des couches sociales jusque là préservées….

Et aussi moralement, éthiquement, car une attaque contre un site nucléaire nécessite obligatoirement le largage de bombes nucléaires, ce qui constituerait une première depuis Hiroshima, Nagazaki, dont nous aurions TOUS à porter la responsabilité devant les générations futures.

Les bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu juste à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, et les populations des pays en guerre étant exténuées, elles n'avaient ni la force, ni les moyens de protester contre ces crimes contre l'humanité.

NOUS ne sommes pas dans cette situation, Nous avons les moyens tous ensemble d'empêcher cette attaque nucléaire.

Alors que chacun prenne ses responsabilités et agisse là où il peut le faire et avec les moyens dont il dispose.

Mobilisation Générale Anti-Guerre

Merci de bien vouloir relayer ce message de mobilisation, c'est un premier pas important vers une action concertée mondialisée.

Mireille Delamarre responsable de publication
www.planetenonviolence.org


21:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, usa, actualite, colonialisme, courcelles, guerre, histoire, imperialisme, iran, medias, presse, otan, romain, silence, fascisme, europe, euro-dictature, afghanistan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: Une voie nouvelle en perspective...

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Sujet: UNE VOIE NOUVELLE EN PERSPECTIVE
Date: Wed, 19 Mar 2008 00:04:50 +0100
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


   Comité Valmy Une voie nouvelle en perspective Après les élections municipales, on assiste à une relative redistribution des cartes entre les clans politiciens européistes maastrichtiens et néo libéraux, de la droite avouée et de la gauche incertaine ou encore de la composante centriste hypothétique que Gérard Filoche compare au Triangle des Bermudes et qui joue les utilités dans le spectacle politico-médiatique joué en boucle.             Pour Nicolas Sarkozy, comme l’écrit L’Humanité, « la sanction est claire et nette ». La politique gouvernementale est fortement rejetée. Aussi bien, de l’avis du Comité Valmy, comme conséquence de sa politique de régression sociale que de sa trahison nationale et républicaine de Versailles. Au demeurant, ces deux aspects sont intiment liés à l’euro-atlantisme forcené de Sarkozy et à ses attaques contre la laïcité.            Le reflux des illusions à propos de Sarkozy est en soi un événement réjouissant car il traduit une prise de conscience populaire sur la nature véritable de sa politique. Cependant, il convient pour les militants républicains et progressistes d’éviter de trop se leurrer, à propos de la signification des succès de la fausse gauche social-libérale et d‘un retour partiel à une alternance trompeuse. Croire à « un raz de marée de la gauche », synonyme d’un « KO social » gouvernemental, nous semble relever de la méthode Coué. Dans la mesure où l’UMP et le PS ont un programme commun, dont la mise en œuvre est orchestrée depuis Bruxelles, l’opposition des sociaux-libéraux au gouvernement est non crédible sur les sujets essentiels. Sarkozy, Hollande, Bayrou, Royal et Cie entendent tous nous imposer une Europe fédérale des länder par nature néolibérale et antisociale. Dans cette optique, dénoncer des politiques du pareil au même reste pertinent.            Le Parti socialiste, de plus, fidèle à la démarche historique qui est la sienne depuis des décennies, a continué ses attaques contre le Parti communiste traité en adversaire. Il a agressé aussi certains autres de ses « alliés ». Il a été aidé par les verts et quelques fois par la droite officielle.            Dans des circonstances difficiles, la remontée du PCF au 1er tour des cantonales est un élément important qui confirme la nécessité pour le peuple de France de se redonner un parti communiste de lutte de classe, dont la fidélité retrouvée envers la France républicaine à travers le rejet de l’Europe fédérale redonnerait un rôle décisif dans le combat social.            Il est aussi à noter que sur la question des alliances les choses commencent à bouger et que les décisions des appareils ne sont plus, en toutes circonstances, des tabous indépassables.            Depuis plusieurs années, le Comité Valmy, longtemps seul sur ce thème, donne une analyse  qui lui est spécifique, à propos de la signification politique de la progression régulière des abstentions, ainsi que des votes blancs et nuls. La scandaleuse délocalisation aux Etats-Unis, par le Ministère de l’intérieur, du traitement informatique des résultats électoraux, permet de retarder sérieusement l’annonce de ces éléments importants et de continuer de jouer en attendant, la petite musique de narcose populaire autour de l’affrontement « gauche » droite.            Censurer et masquer méthodiquement, avec les médias domestiqués et des manœuvres diverses, un nouveau comportement éminemment politique et démocratique d’une large partie, de la partie la plus consciente et lucide de notre peuple, ne trompera plus très longtemps les citoyens. Il est difficile d’être précis et notre vision peut être discutée. Certains d’entre nous considèrent que plus 20% de l’électorat républicain et notamment progressiste, refuse dorénavant de jouer le jeu de la fausse alternance gauche – droite qui depuis très longtemps est imposée et se traduit maintenant par la disparition de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale, de la République laïque et sociale et in fine, de la démocratie. L’abstention et le vote blanc sont devenus une arme politique de masse devant le refus par les fédéralistes européens de toutes les nuances, de toute réalité véritablement démocratique en France.             Le Comité Valmy affirme qu’une voie reste ouverte et offre une perspective populaire : celle de la Résistance, de son esprit, de son exemple, celle du programme du CNR que nous devons réactualiser pour un rassemblement républicain patriotique, progressiste, et anti- impérialiste. Claude Beaulieu Président du Comité ValmyCOMITÉ VALMY - 4, Impasse de la Grosse Bouteille, 75018 Paris - www.comite-valmy.org

 Courriel : info@comite-valmy.org

20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, france, paris, europe, euro-dictature, capitalisme, democratie, liberte, nmedias, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/03/2008: Informatique et Résulats électoraux en France...

 -------- Message original --------

Sujet: Fw:  Informatique et Résulats électoraux en France
Date: Fri, 21 Mar 2008 16:02:05 +0100
De: Charles GILBERT <carlogil@wanadoo.fr>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>


    Voici un document pour égayer le silence assourdissanr de la "gauche" française sur cette affaire qui pourrait éclairer aussi les activités passées de l'occupant actuel de l'Elysée, naguère ministre de l'Intérieur, initiateur, paraît-il, des votes électroniques.
    Comme chacun sait, mais ne veut pas le savoir, la cinquième République française a été assassinée par le coup d'Etat du 4 février 2008 (vote anticonstitutionnel par le Parlement du traité de Lisbonne)...  Il semblerait que les assassins, ne se décidant pas à débrancher la victime désormais en coma dépassé, s'enfoncent de plus belle dans leurs tripatouillages nauséabonds.
C.G.  
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Les résultats électoraux produits par une société américaine ?

Dimanche dernier, les commentateurs du 1er tour des élections municipales se sont montrés unanimes : alors qu'on attendait un effondrement de la droite, la première surprise de la soirée aurait été la relative et inattendue bonne tenue des listes UMP ; la seconde surprise, c'est que le taux global de participation était en hausse depuis 2001.


La tonalité de la soirée électorale fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui dominèrent également les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain. Pour la majorité des Français, la messe du 1er tour était dite : forte participation et maintien surprise de l'UMP. Pourtant, dès le mardi, puis tout au long de la semaine, des informations d'une toute autre tonalité ont commencé à se faire jour. Des informations capitales dont ont été privés la grande majorité des Français, qui n'ont porté attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la presse écrite du lundi.

    Ainsi, il a fallu attendre le vendredi, ce qui ne s'était jamais vu depuis la dernière guerre, pour enfin connaître les chiffres officiels de la participation. Surprise : il n'est plus du tout question d'une hausse mais d'un effondrement historique : jamais depuis 1959 la participation n'avait été aussi basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500 habitants. Dans la capitale, c'est même 43% des électeurs qui ont refusé d'aller voter.


    Les étranges innovations électorales du ministère de l'intérieur

    Que s'est-il passé le soir de l'élection pour que l'information et la perception de la situation politique réelle soient ainsi faussées ?


    Un début de réponse nous a été donné par un article stupéfiant du journal le Monde. On y apprend les causes de la "panne" : « Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. "La synthèse s'est faite tout à fait normalement" (…) Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n'a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. »
   
En clair, cela signifie :


        * d'une part que les serveurs du ministère de l'intérieur ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités à cette fin mais par "une société externe"

        * d'autre part que le ministère de l'intérieur refuse de communiquer l'identité de la société qui a désormais la haute main sur les élections françaises.

    Ce n'est pas tout : « Le système étant engorgé, les services de l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n'a été établi que lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information du ministère. (…) M. Maréchaux confiait, lundi soir, n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication technique".  Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s'est contentée d'un communiqué diffusé à 23 h 13. »

    En clair cela signifie :

        * que le mystérieux prestataire privé a eu également la haute main sur les présidentielles et les législatives, premières élections françaises où étaient utilisées les machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et justifiées interrogations.

        * et que le directeur des systèmes d'information du ministère de l'intérieur avoue n'avoir reçu aucune explication de ce mystérieux prestataire extérieur.

    Qui est la mystérieuse société qui produit désormais les résultats électoraux français officiels ?

    Est-il normal et sain pour la démocratie que le ministère de l'intérieur garde le silence sur l'identité de la société prestataire qui gère désormais nos résultats électoraux officiels ?

    Pour l'UPR, la réponse est non. Nous avons donc décidé d'en savoir plus, ce qui n'est pas très difficile puisqu'un simple logiciel gratuit "whosip.exe" permet à tout internaute de découvrir le pot aux roses.
(télécharger whosip ici, copiez-le dans C: puis, dans Accessoires > Invites de commandes > tapez cd > Enter puis : whosip www.interieur.gouv.fr > Enter )
 
Vous obtiendrez ce résultat autant spectaculaire que révoltant, s'agissant du ministère de l'intérieur de la République Française :

    WHOIS Source: ARIN

    IP Address:   8.12.199.126
    Country:      USA - Colorado
    Network Name: LVLT-ORG-8-8
    Owner Name:   Level 3 Communications, Inc.
    From IP:      8.0.0.0
    To IP:        8.255.255.255
    Allocated:    Yes
    Contact Name: Level 3 Communications, Inc.
    Address:      1025 Eldorado Blvd., Broomfield
    Email:        ipaddressing@level3.com
    Abuse Email:  abuse@level3.com
    Phone:        +1-877-453-8353
    Fax:

    Sauf erreur, cela signifie, en clair, que "le système intranet" du ministère français de l'intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.

    Résumons :

   1. La soirée électorale, donc l'élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une panne informatique.

   2. Contrairement à ce que tous les Français croient, le ministère de l'intérieur ne gère pas lui-même les moyens nécessaires à la production des résultats électoraux officiels, ayant force de loi.

   3. Ce travail décisif pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS

   4. Vérifications faites à partir d'informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu'elle finance l'un et l'autre avant chaque élection présidentielle (cliquez ici)

   5. La société en question n'a fourni aucune explication sur la panne. Personne n'est donc en mesure de garantir que cette panne n'a pas été volontairement provoquée, à la demande d'un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux  résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n'y a rien à voir !

   6. Mis à part l'article du Monde, aucun média ne s'est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s'interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l'ensemble "machines à voter + serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives.

   7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s'écroulent » puis « d'adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l'informatique : collecter les votes de 25 millions d'inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c'est bien le minimum que doit pouvoir faire n'importe quel serveur informatique bon marché. Du reste, on n'a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à "ce qu'on peut trouver de plus puissant", on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ».

   8. Nous voudrions également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les oreilles avec son soutien à l'économie numérique juge préférable d'avoir recours aux services d'une société étrangère pour résoudre un problème bête comme chou, et parfaitement bien résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte des résultats électoraux transmis par la centaine de préfectures françaises.

   9. Nous voudrions enfin comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des armes thermonucléaires par des simulations informatiques extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi internationalement pour développer le centre de recherche sur la fusion atomique ITER serait incapable de gérer par lui-même l'addition des votes de ses électeurs.


Conclusion :

Il n'est pas tolérable qu'une société américaine produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est censé devoir accepter comme l'expression suprême de la souveraineté populaire. Cette procédure est d'autant moins admissible qu'elle s'accompagne de la mise en place, en nombre croissant, de "machines à voter" électroniques qui produisent des résultats dont l'opacité suscite la défiance d'une écrasante majorité de nos concitoyens.

    Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus périlleux pour la paix civile en France si une suspicion généralisée devait désormais se porter sur la véracité des résultats annoncés à l'issue de toutes nos élections.

    Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure, qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres soupçons. Le ministère de l'intérieur doit obtenir et rendre publiques les explications de son prestataire américain, puis rompre immédiatement ce contrat.

    L'Union Populaire Républicaine envoie le présent texte à l'ensemble des députés et sénateurs de la République, et leur demande que soit créée une commission d'enquête parlementaire sur cette question d'une exceptionnelle gravité.

    Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute intervention de sociétés privées dans les opérations électorales, ainsi que tout usage des machines à voter.
Reproduction autorisée en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable :
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=27

19:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/03/2008

16/03/2008: Répression au Pays basque ...



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Sujet: Répression au Pays basque
Date: Sun, 16 Mar 2008 08:01:44 EDT
De: Xarlo@aol.com


http://www.rezocitoyen.org/article.php3?id_article=4041


Notre jugement
par Julen Arzuaga, avocat à l’Observatoire basque des droits de l’Homme (Behatokia)
vendredi 14 mars 2008


Ces derniers temps, la répression contre le peuple basque exercée par l’État espagnol et, dans une moindre mesure, par l’État français est une constante. Il est facile de tracer, au fil des dernières décennies, une ligne montrant la persistance de la torture, des arrestations massives et arbitraires, d’une politique pénitentiaire cruelle, de la suspension d’associations, d’organismes, de la fermeture de journaux, de la proscription de partis et de la totale discrimination d’un secteur entier de la population quant à sa participation à la vie publique, de l’arbitraire judiciaire, du terrorisme d’État et de la brutalité policière.
En définitive, il s’agit d’une situation d’exception débouchant sur un panorama de négation des droits civils et politiques fondamentaux, panorama visible aujourd’hui dans toute son ampleur et dans toute sa dureté.
Ces circonstances ont obligé des centaines de citoyens et citoyennes à créer un mur de contention, à faire face à la répression et à créer différentes plateformes civiques, associations de protection des droits humains, organismes activistes, formant le Mouvement Pro-Amnistie. À défaut, la non-activité dans ce secteur et l’absence de réponse sociale à la répression aurait constitué une acceptation voilée de l’impunité des appareils d’État. C’est la raison pour laquelle des milliers d’activités - conférences, manifestations, interpellations publiques, contacts de toutes sortes avec des acteurs politiques et sociaux...- ont été organisées par ce mouvement pour réclamer des conditions de respect des conditions démocratiques fondamentales, et d’exercice des droits civils et politiques élémentaires. À l’occasion de ces activités, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer, de partager et de discuter.
Toutefois, les États, obsédés par le maintien de leur stratégie de répression contre des secteurs de plus en plus larges du peuple basque, nécessitent des niveaux toujours plus élevés d’impunité. Le Mouvement Pro-Amnistie constitue, dans un tel contexte, un obstacle gênant et intolérable. C’est pourquoi onze de ses membres - porteparole, responsables de provinces... - ont été incarcérés en prison préventive pendant 4 ans, durée maximale permise par la législation espagnole.
C’est pourquoi les mobilisations et les manifestations ont été interdites par la justice, suspendues par l’administration, et ont fait l’objet de violentes attaques de la part des Forces de Sécurité de l’État. C’est pourquoi également, l’un après l’autre, des dossiers judiciaires sont ouverts à l’encontre des personnes qui pointent la responsabilité de l’État dans la répression et dans la violation des droits humains et des libertés fondamentales. C’est pour cela en définitive que, à partir du 21 avril, 27 membres de ce mouvement vont être jugés par le tribunal spécial antiterroriste appelé Tribunal National espagnol, sous l’accusation d’appartenance à une organisation armée, pour avoir mené des activités solidaires vis-à-vis des prisonniers et prisonnières politiques, en tant que militants de l’Amnistie, pour s’être opposés à la répression, pour être des défenseurs des droits humains.
Nous n’espérons aucune justice de ce tribunal. Mais nous y voyons une opportunité d’expliquer à la société basque et internationale ce que nous sommes et les raisons de notre lutte.
C’est pourquoi je veux ici lancer un appel d’alarme et de préoccupation, mais par-dessus tout un appel à la solidarité. Un appel à redoubler nos efforts, chacun dans son domaine et dans son cadre de travail, afin que l’impunité ne puisse briser ce mur de contention dressé contre la répression.
Ce n’est qu’un au revoir...
Julen Arzuaga


Ez adiorik,

Julen Arzuaga
**************

"Argiaren abiadura soinuarena baino bizkorrago delakotz, batzu disdiratzu dira pito hutsak direla egiaztatu arte"


"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains paraissent brillants avant d' avoir l' air con"

"Por ser superior la velocidad de la luz a la del sonido, algunos parecen brillantes antes de resultar estùpidos"

19:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/03/2008

14/03/2008: Hommage aux victimes de la boucherie impérialiste de 14/18 ...

Pôle position, 14 mars 2008. A diffuser largement autour de soi et par internet.

Hommage aux victimes de la boucherie impérialiste de 14/18 :
à quand l’autocritique du capitalisme ?
 
Les funérailles nationales accordées au dernier « poilu » de 14/18 (cet ouvrier émigré italien engagé dans la Légion pour défendre la France avait-il des papiers en règle ?) vont être instrumentalisées par le pouvoir sarkozyste pour superposer plusieurs opérations idéologiques auxquelles la social-eurocratie ne manquera pas de prêter son concours.
Il s’agira d’abord :
-de permettre à Sarkozy d’afficher sa conception perverse de « l’identité nationale », faite de racisme larvé et d’exaltation de l’Europe capitaliste, dont l’intégration avance au rythme de la désintégration de la France républicaine ;
-de célébrer sur le mode plus jamais ça, les « Etats-Unis d’Europe », voire la « Françallemagne », comme les remèdes-miracles aux guerres soi-disant déclenchées par les « nationalismes ».
Bien entendu, l’hommage aux victimes s’arrêtera net, une fois de plus devant le grand tabou : la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple dont Pétain et le gouvernement d’Union sacrée (à participation socialiste !) décimèrent au hasard les régiments en 17 pour stopper les mutineries qui suivirent à l’Ouest la Révolution russe. Une fois de plus, les dirigeants du monde capitaliste, auteurs des trois plus grands crimes exterminateurs commis contre l’humanité au 20ème siècle, les deux guerres mondiales et les guerres coloniales, n’engageront aucune autocritique sur les vraies causes de la tuerie de 14 (le repartage impérialiste du monde !) ; et ces mêmes dirigeants capitalistes continueront de criminaliser les Révolutions prolétariennes de Russie et d’Allemagne (18/19) qui portèrent un coup fatal au premier conflit impérialiste en donnant corps au mot d’ordre de Lénine : « transformer la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire contre le capitalisme ».
 
C’est pourquoi le PRCF
 
<!--[if !supportLists]-->a)                  <!--[endif]-->Rend hommage à l’ensemble des victimes civiles et militaires de 14/18 ; la meilleure façon d’honorer cette jeunesse inutilement sacrifiée est de combattre le capitalisme et l’impérialisme fauteurs de guerre en éclairant la signification de classe réactionnaire de la 1ère Guerre mondiale ; ce n’est pas « la nation » en général qui est en général facteur de guerre, c’est l’impérialisme qui, selon ses intérêts du moment, cultive soit le national-chauvinisme, comme en 14, soit le social-européisme soi-disant internationalisme, comme actuellement. Ne soyons dupes ni du social-patriotisme impérialisme de 14 ni du social-impérialisme européiste d’aujourd’hui.
 
<!--[if !supportLists]-->b)                  <!--[endif]-->Appelle à prendre conscience que l’intégration européenne actuelle est la continuation par d’autres moyens et à une échelle plus large de la lutte criminelle pour la domination mondiale que se livrent les impérialismes, tantôt rivaux, tantôt associés. Non seulement les Etats-Unis capitalistes d’Europe, dont l’adoption de la constitution européenne bis est une étape, ne seraient pas un facteur de paix, mais le dépeçage sans fin de la Yougoslavie (pseudo-« indépendance » du Kosovo) et l’alignement de l’UE sur les menées des USA et d’Israël au Moyen-Orient sont là pour rappeler que l’U.E. du capital et de l’OTAN, c’est la guerre. Comme l’avait compris Lénine dès 1915, « les Etats-Unis d’Europe en régime capitaliste ne peuvent être qu’utopiques ou réactionnaires ». Plus que jamais, la seule bonne Europe c’est l’Europe des luttes !
 
<!--[if !supportLists]-->c)                  <!--[endif]-->Invite à méditer l’expérience des révolutionnaires prolétariens de 14, avant tout celle des Allemands Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, incarcérés pour leur opposition à la guerre, et dont le mot d’ordre était « l’ennemi principal est dans ton propre pays ».
 
Pour conjurer les guerres impérialistes présentes et à venir, il faut abattre le capitalisme, sortir la France du carcan réactionnaire de Maastricht, agir pour de nouveaux traités internationaux progressistes, militer pour le socialisme en se souvenant du mot d’ordre du Manifeste communiste : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !.

11:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2008

11/03/2008: À bas la nouvelle mouture du traité européen !

------- Message original --------
Sujet: [forumrougesvifs] envoyé par Michel Peyret .
Date: Tue, 11 Mar 2008 17:39:03 +0100
De: Michel Peyret <m.peyret@cegetel.net>
Répondre à :: rougesvifs@yahoogroupes.fr


 




À bas la nouvelle mouture du traité européen !


13 décembre 2007 : le nouveau traité sur l'Union européenne est signé à Lisbonne.

4 février 2008 : Le Parlement français réuni en Congrès autorise la ratification.

121 élus du PS (dont 91 députés) et les élus du PCF ont voté contre.

7 février : l'Assemblée ratifie le traité : 25 députés PS,et les 18 du PCF,votent «non».

En mai 2005, c'est par un « Non » indiscutable que s'était conclu le référendum décidé par Jacques Chirac. Pour les travailleurs et la jeunesse qui avaient voté Non au projet de traité européen, il s'agissait de rejeter un texte conçu pour les besoins du capitalisme et d'infliger une défaite politique à Chirac. Quelques jours après, le même rejet massif s'exprimait aux Pays Bas. L'Union européenne entrait en crise.

Durant deux ans, les différents gouvernements bourgeois d'Europe - celui de l'Allemagne en particulier - ont rongé leur frein. Il leur fallait attendre l'élection présidentielle française. Aussitôt élu, Sarkozy s'est précipité à Berlin pour se mettre d'accord avec le gouvernement Merkel sur un nouveau projet de traité. L'accord fut rapidement trouvé : sur le fond, comme l'exigeait l'Allemagne, rien n'était changé ; sur la forme, l'abandon de quelques symboles permettait à Sarkozy de faire croire qu'il s'agissait d'un nouveau texte. En conséquent de quoi, il pouvait passer outre le rejet du précédent texte et, comme il l'avait annoncé durant sa campagne électorale, faire ratifier la nouvelle version par un vote du Parlement.

La signature de ce nouveau traité à Lisbonne le 13 décembre par les 27 chefs d'État et de gouvernement marquait donc la fin du processus de renégociation. Restait ensuite à faire ratifier ce texte par les 27 États. Pour éviter tout nouveau rejet, il fut convenu d'éviter tout référendum, sauf contrainte constitutionnelle.


Fondamentalement, le même texte …en plus compliqué

 

Sarkozy prétendait obtenir un « traité simplifié ». En réalité, cette nouvelle version (« traité modificatif ») est beaucoup plus complexe et bien plus longue (des centaines de pages). Au lieu de reprendre et de synthétiser l'ensemble des traités antérieurs en y incluant les modifications prévues, il se contente d'énumérer les éléments nouveaux en renvoyant, pour chaque modification, au passage modifié de l'un des anciens traités… C'est, en pratique, illisible pour le profane. Mais sur le fond, les différences sont minimes avec le texte de 2005 : quelques symboles sont abandonnés (l'hymne, le titre de « ministre » des affaires étrangères…), mais quasi tous les éléments nouveaux introduits en 2005 sont préservés. Ainsi en est-il de la fonction de « président » du Conseil européen, de la modification du calcul de la majorité qualifiée, de la représentation des différents États (au profit de l'Allemagne), etc...

Cette nouvelle version du traité rejeté en 2005 répond aux besoins des différents capitalismes européens ; il aménage les traités antérieurs sur la base d'un nouveau marchandage entre les différents gouvernements bourgeois de l'Union européenne. Une première conclusion s'imposait donc : les organisations du mouvement ouvrier ne doivent en aucun cas aider à son adoption. Leur responsabilité était d'organiser, dans l'unité, la mobilisation contre ce traité.

En outre, comme en 2005, cette bataille était indissociable de la nécessité d'infliger une défaite politique au gouvernement.

De cette position de principe découlait la question de l'attitude à adopter face à la question des modalités de vote : puisque c'est sur le fond le même texte, aucun nouveau vote n'est acceptable. Ce texte a déjà été rejeté le 29 mai 2005, il n'y avait pas lieu de revoter. Et le PS et le PCF auraient dû combattre sur cette simple orientation : « ce texte a déjà été repoussé ; rejet de sa nouvelle mouture ! Si Sarkozy prétend l'imposer en utilisant sa majorité actuelle à L'Assemblée, nous le considérerons comme nul et non avenu, et sera dénoncé dans l'heure qui suivra la fin du gouvernement Sarkozy ».

En conséquent de quoi, la responsabilité des élus du PS et du PCF au Parlement était de voter Non au traité et à la révision constitutionnelle préalable. Il est quasi certain qu'une telle campagne aurait menacé la ratification du traité. Mais ce n'est pas la voie qui fut choisie par les directions du PS et du PCF.


Quand les dirigeants du PS revendiquaient un « référendum »…

 

On se souvient qu'en 2004, pour ratifier le nouveau traité européen, Chirac décida de recourir au référendum plutôt qu'à un vote du Parlement pour de strictes raisons intérieures : il lui fallait surmonter sa double défaite aux élections (régionales et cantonales, puis européennes) du printemps 2004. On se souvient aussi que le PS avait appelé à voter « oui » au référendum (à la suite d'un vote interne quelque peu « arrangé »). Mais on ne peut oublier qu'en dépit de cette décision, un grand nombre de militants du PS s'était engagés dans le combat pour le « Non » au référendum, certains dirigeants (Fabius, Emmanuelli…) se prononçant alors dans le même sens. Mais un seul des députés du PS (Marc Dolez) votait contre la révision constitutionnelle indispensable pour que soit ratifié le traité européen.

L'engagement des militants du PS avait joué un rôle décisif pour infliger, le 29 mai 2005, une défaite à Chirac. Mais après cette défaite, les dirigeants du PS et du PCF affirmèrent que Chirac était « légitime » jusqu'à l'élection de 2007. On en connaît le résultat !

Ce rejet du traité fut aussi une défaite pour tous ceux qui - avec Hollande - avaient milité pour le « Oui » au traité de Chirac. Mais personne n'exigea la démission de Hollande. …Simplement, il fut déclaré que le PS respecterait le vote des français, et il s'engageait à procéder par référendum pour tout nouveau traité.

C'était là un tour de passe-passe : car si le PS prétendait vraiment tenir compte des résultats du 29 mai 2005, il devait s'engager à rejeter tout traité confortant l'Union européenne des capitalismes (et à fortiori un traité identique sur le fond). Or, à l'inverse, la direction du PS promettait de défendre un nouveau traité, dont le contenu était simplement plus proche des conceptions mises en avant par le gouvernement allemand… et par François Bayrou. Et c'est pour ce nouveau traité que le PS revendiquait un référendum !

Puis, après que Sarkozy et Merkel se soient mis d'accord sur la nouvelle manière de présenter l'ancien texte, on vit la plupart des responsables du PS continuer à demander un référendum, ceux qui étaient hostiles à ce texte de même que nombre de ceux qui lui étaient favorables.


Le PCF propose un « référendum »….que l'on soit « pour » ou « contre » le traité

 

Tout en critiquant le nouveau projet, le PCF défendit une position analogue à celle du PS, demandant un second référendum sans combattre pour le rejet du texte lui-même : « Quoi que l'on pense du nouveau traité, quel qu'ait été son vote en mai 2005, la démocratie et l'intérêt d'une construction européenne par et pour les citoyens exigent un débat et une consultation populaire » (Humanité 25.10.07).

C'est sur cette orientation que le PCF entraîna ceux qui, au sein du PS, disaient vouloir résister au traité, à commencer par Mélenchon et Filoche ; et cette position fut relayée par les dirigeants de la CGT.

Le résultat en fut l'échec de toute mobilisation contre ce projet de traité.

La direction du PS eut donc les coudées plus franches.

Lors du Conseil national du 6 novembre, Hollande imposa un vote, non pas sur la question du référendum mais sur le projet de traité lui-même. Une majorité se prononçait en faveur de la ratification.


Un vote nécessaire en Congrès, préalable à toute ratification

 

Les institutions sont ainsi faites qu'il y a un préalable à toute ratification (que ce soit par le parlement ou par référendum) du traité européen. Il faut d'abord une révision constitutionnelle, ce qui exige de réunir le Parlement en Congrès, à Versailles, après que chacune des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) ait voté de manière séparée. Et à Versailles, la modification doit alors recueillir les trois cinquièmes des votes. Un simple calcul montre que si PS et PCF faisaient bloc contre la révision, Sarkozy pouvait ne pas avoir la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire. Certains jugeaient même la défaite de Sarkozy inévitable du fait de la défection de quelques élus (souverainistes) de son camp.

Tout l'échafaudage s'effondrait alors.


Infliger une défaite politique à Sarkozy

 

Certes, d'un point de vue constitutionnel, il est possible de contourner l'obstacle en faisant modifier la Constitution par référendum. Mais politiquement, c'était injouable : une défaite de Sarkozy à Versailles provoquée par la réalisation d'un bloc du PS et du PCF aurait constitué un point d'appui pour une mobilisation de front unique, et aurait conduit à l'échec d'un tel référendum.

 

Et l'essentiel était, quoi que fasse ensuite Sarkozy, d'infliger à ce dernier une défaite politique.

Mais ni la direction du PS ni celle du PCF ne voulaient mettre Sarkozy en danger.


Crise dans le Parti socialiste

 

Pour la direction du PS, il fallait donc non seulement voter « pour » la ratification mais aussi veiller à ce que Sarkozy aient les deux tiers des suffrages lors du vote préalable. Le 8 janvier, Jean-Marc Ayrault, président du groupe des députés socialistes, tentait alors de passer en force, déclarant que ceux-ci n'iraient pas à Versailles car « nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Hollande donnait aussitôt son soutien : « nous n'irons pas au Congrès à Versailles pour la révision de la constitution préalable à la ratification », indiquant que, dans le second temps, il voterait « pour » le traité.

La manœoeuvre était grossière. Ne pas aller à Versailles alors que seuls sont pris en compte les votants, c'était garantir à Sarkozy d'avoir une majorité des trois cinquièmes. Les protestations dans le PS fusèrent aussitôt.

Aussi, le 15 janvier, Hollande et Ayrault durent - ils, en apparence, faire un pas en arrière : tous les députés et sénateurs iraient à Versailles. Ce n'était qu'une nouvelle astuce. Si les élus ne boycottaient pas, ce serait pour s'abstenir, ce qui revenait exactement au même.

Finalement, le 4 février, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles votaient oui à la révision constitutionnelle, l'UMP obtenant le renfort ouvert de 32  élus du PS, tels Lang ou Valls, tandis que 142 s'abstenaient avec Hollande. Néanmoins, le nombre des opposants fut plus important que prévu, 121 élus du PS (dont 91 députés) votant « non », de même que ceux du PCF. Au total, 181 votaient « non ». Un rapide calcul montre que, à nombre de votants égal, le Non aurait pu bloquer la ratification si la totalité des élus du PS avaient voté « non » au lieu de s'abstenir ou de voter « oui ».

Lors du vote qui suivit ensuite à l'Assemblée, le 7 février, moins nombreux furent ceux qui votèrent « contre » le traité lui-même : la direction du PS avait décidé de voter « pour » le traité, comme l'UMP et l'UDF. 121 élus du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) votèrent « pour ». Mais 17 s'abstinrent, et 25 votèrent contre, ce qui était plus important que prévu, de même que les 18 députés PCF (Dollez et Emmanuelli votèrent « non », tandis que Fabius et Montebourg ne prenaient pas part au vote).

Ces dissensions et votes contradictoires traduisent la crise qui continue de ravager le PS. Et, contrairement à ce qu'espèrent Hollande et ses amis, ainsi que Fabius et quelques autres, il est impossible de « tourner la page » sur cette bataille qui déchire le PS depuis 2004. Les développements ultérieurs de la crise du PS intègreront complètement les combats qui se sont menés sur cette question du traité.


L'Union européenne face à la crise qui s'annonce

 

La crise économique qui menace va aggraver les tensions et rivalités en Europe. Chaque bourgeoisie, chaque État national va défendre ses propres intérêts; et le plus puissant, l'Allemagne, accroîtra les pressions exercées sur la France. Ceci va creuser un peu plus les oppositions entre les différentes fractions de la bourgeoisie française, et se répercuter dans le PS.

Pour la jeunesse, pour les travailleurs, il n'y aura pas d'autre solution que de reprendre la question à la base : qu'est-ce que Union européenne? Peut on réformer, unir et fédérer cette union d'États capitalistes rivaux qui ne sont vraiment unis que contre la population laborieuse et la jeunesse ?

Mais, face à cette union capitaliste, qui peut croire que l'alternative serait le retour aux barrières nationales ?

C'est en refusant ces deux impasses politiques - une impossible « Europe sociale » ou le retour aux frontières fermées - que l'ensemble des prolétariats et de la jeunesse d'Europe pourront développer leur combat contre le capitalisme, contre leurs gouvernements et États respectifs, et s'engager dans la voie d'une réelle Union, une fédération des États socialistes de toute l'Europe, où les entreprises expropriées et les États seront sous contrôle des travailleurs et de la jeunesse, sans privilèges ni bureaucraties.


Ce que dit le nouveau texte

L'architecture est totalement différente, non le contenu.

Cette nouvelle mouture laisse en l'état les deux traités initiaux ainsi que les traités modificatifs, en y ajoutant à son tour de nouvelles modifications. La deuxième partie (charte des droits fondamentaux) est réduite à une annexe tandis qu'un article 6 affirme son caractère contraignant (mais pas pour tous…). Au total, 296 modifications, 12 protocoles et 51 déclarations pesant 145 pages…

Le mot « constitution » disparaît, ce qui ne change rien au fond car le texte de 2004-2005 n'était pas une constitution mais un simple traité entre États souverains. Mais le mot avait un intérêt symbolique pour ceux qui avancent la perspective (lointaine) d'une Europe fédérale. D'autres symboles passent à la trappe : drapeau, hymne…

Ce texte, en lui même, exprime la contradiction fondamentale de l'Union européenne : le capitalisme a besoin de dépasser les frontières nationales devenues trop étroites, mais il est fondamentalement incapable de dépasser le cadre des États-nations dans lequel il s'est constitué.

Tout est donc objet de négociations sans fin, qui se concrétisent selon les rapports de forces.

Quant au fond, la dernière version reprend la précédente :

- La présidence « tournante », tous les six mois, est remplacée par un président plus stable, élu pour deux ans et demi par les dirigeants des États ;

- à défaut d'un « ministre » est institué un « représentant » pour la politique étrangère, avec un service diplomatique propre. Mais l'unanimité reste la règle en matière de politique étrangère.

- la taille de la commission est réduite : le nombre de commissaires passant de 27 (un par État) à 18. Chaque pays n'aura donc pas un commissaire en permanence ;

- le nombre de parlementaires européens est limité à 750. Chaque pays a une représentation proportionnelle à sa population, avec un minimum de 6. L'Allemagne a le plus grand nombre de représentants (96), la France nettement moins (74) de même que la Grande Bretagne (73) ;

- en ce qui concerne le Conseil, la troisième instance de l'UE, les règles de vote sont toujours très complexes. Les nouvelles règles ne s'appliqueront qu'en 2014, voire 2017. Une décision imposera la double majorité (55% des Etats, qui doivent représenter 65% de la population). L'Allemagne, avec l'appui de ses alliés traditionnels, renforce ainsi son poids politique par rapport au traité de Nice;

- le champ d'application de la majorité est élargi à de nombreux domaines, dont l'enseignement, la coopération policière et judiciaire. Par contre, la règle de l'unanimité demeure pour le domaine fiscal et celui social.

Les règles de coopération renforcées sont un peu facilitées, rendues possibles pour 9 Etats, ce qui va faciliter l'instauration d'une Union à plusieurs vitesses.

Et les décisions qui concernent « l'eurogroupe», prises aujourd'hui à 27, pourront être prises par les seuls membres de ce groupe (13 aujourd'hui).

Il n'y a donc aucune modification réelle par rapport au texte de 2004, et il n'y a pas de modifications majeures par rapport aux anciens traités, seulement des aménagements qui sont le produit de l'évolution des rapports de force au sein de l'Union.

Ainsi l'objectif de « la concurrence libre et non faussée », dont Sarkozy se vantait d'avoir obtenu le retrait, est réintégré dans le protocole 6 annexé. Ainsi la référence aux services publics est affirmée… sous réserve que cela ne gêne pas la concurrence. Ainsi la référence aux « héritages religieux », absente de la première version, apparaît dans le préambule grâce à la sainte alliance des gouvernements allemand, polonais et italien.

La chancelière allemande, Angela Merkel, est donc en droit d'affirmer : « La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait »

 

19:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/03/2008

08/03/2008: Traité de Lisbonne et referendum en Irlande + Ps d' Ernest GLINNE ...

-------- Message original --------
Sujet: Traité de Lisbonne et referendum en Irlande + Ps d' Ernest GLINNE ...
Date: Sat, 08 Mar 2008 19:59:38 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>
Répondre à :: roger.romain@skynet.be

Et en Belgique "démocratique" ? Et dans les autres pays de l' Eurodictature qui n'ont pas encore ratifié (sans consulter leur peuple) ? C' est le mutisme complet ! Tous se taisent: les gouvernants, les partis, les syndicats, ...
RoRo


-------- Message original --------
Date: Fri, 7 Mar 2008 16:22:46 +0100
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>
Pour :: roger romain <roger.romain@skynet.be>


----- Original Message -----

Sent: Tuesday, March 04, 2008 8:00 PM
Subject: Envoi d'un message : Doc2- referendumen Irlande

LE TROISIEME REFERENDUM SUR L’EUROPE EN IRLANDE

 

Ce sera dans la dernière semaine de mai ou pendant la première de juin. Quoique le jour du scrutin ne soit pas précisé, la campagne a pris son envol. Le Premier Ministre Bertie Ahern, bien qu’encombré par une inculpation de corruption, a démarré en force en faveur du Traité <simplifié>. Si l’on se réfère à la presse et à divers interlocuteurs, l’Irlandais reste en indécision ( 64% de «  je ne sais pas encore > selon un sondage récent d’IRISH TIMES). Beaucoup de citoyens sont à la fois fiers et craintifs devant l’originalité de leur système constitutionnel . Le premier referendum de juin 2001 a fait sortir un NON des urnes. Le deuxième, en octobre de la même année, a produit un OUI, après une forte mobilisation de l’opinion favorable et l’addition au Traité d’un protocole affirmant la neutralité militaire de l’Irlande.Aujourd’hui, la ligne démarquant  les camps coïncide moins que jamais avec le partage de la majorité et de la minorité au Parlement.

 

Les VERTS, partenaires de la coalition gouvernementale, ont hésité entre l’acceptation et l’hostilité, mais sont désemparés parce que leur Congrès n’a pas réuni l’assentiment des deux tiers requis. Le Sinn Fein nationaliste est contre, de même qu’un parti souverainiste du nom de LIBERTAS . Le Fianna Fail, locomotive du pouvoir en place, est favorable, avec le Parti travailliste et les organisations agricoles et patronales . Les syndicats sont divisés. Des partis situés < à gauche de la gauche> sont regroupés en deux coordinations : la < Campaign Against the EU Constitution > et le < Vote No to the Lisbon Treaty >. Un élément important est la participation de l’Irlande ( 450 hommes et un général ) au corps de 37OO militaires en voie de déployement par l’Union européenne au Tchad.Un autre est la situation économique : lors du premier referendum de 2001, le taux de croissance était de 10% : il est de 2 aujourd’hui. L’establisment non nationaliste y trouve une argumentation pour le POUR. Lesautres en retiennent peu ou pas de motivation positive. Les questions éthiques sont naturellement dans le paysage..Une décision judiciaire de 1995 interdit le financement public des referenda, cependant que la télévision nationale veut répartir son temps d’antenne d’une façon égale entre les deux grands camps.

 

Le nouveau Traité prévoyant la DESIGNATION  d’un président de l’Union, beaucoup s’étonnent de cette procédure où vont entrer en compétition Tony Blair, Van Hofstad ( mais oui..) et qui encore ?!

 

Les jeux ne sont pas faits La bouteille à encre semble fêlée.

 

                                                                                                          Ernest Glinne

 

Traité de Lisbonne : Sénat 1 - démocratie 0

Guy verhofstadt veut que la ratification du Traité de Lisbonne par les différentes assemblées constituées du pays se fasse vite, très vite. C’est que notre futur ex-Premier ne souhaite pas déplaire à ses probables futurs employeurs européens. Nous n’avons pas eu droit à une consultation populaire. (Ne parlons même pas d’un référendum qui impliquerait - en principe - un respect de l’avis exprimé par les citoyens.) Nous n’avons pas eu droit à un large débat public. Il semble que nous n’aurons même pas de débat un minimum argumenté et contradictoire dans les Parlements. Ce lundi, les Sénateurs de la Commission Affaires Etrangères du Sénat découvraient le Traité de Lisbonne à leur agenda. Dès mardi matin, ce point était "évacué" en quelques minutes par un vote à l’unanimité des présents. Pas un seul sénateur n’a jugé utile de protester concrètement (c.-à-d. par son vote) face à ce déni démocratique grave. Le Traité de Lisbonne ce n’est pas un minuscule appendice législatif, c’est un texte majeur. Ce jour, le Traité passera au Sénat, toujours sans la moindre audition de collectifs citoyens ou de figures académiques engagées dans l’information sur ce que recouvre ce texte aux implications capitales pour notre politique nationale. Le référendum français fait peur. Certains tentent de faire croire que c’est parce que les citoyens n’auraient pas la lucidité de voter sur les enjeux européens mais traduiraient leur ras-le-bol national qu’un référendum est dangereux. Dire cela, c’est refuser le droit à une citoyenneté participative et c’est dès lors refuser la démocratie elle-même. Dire cela c’est aussi nier le fait qu’il est légitime, la politique européenne ayant des conséquences nationales et mêmes locales, de partir de son vécu pour dire "NON". Dire cela, c’est encore nier que ce qui caractérise d’abord un référendum, c’est qu’il constitue une occasion d’informer la population, de la rapprocher de la gestion de la cité. A terme, c’est donc la seule façon d’avoir des citoyens qui se positionnent et votent au nom des véritables enjeux. Mais aujourd’hui, nos élus ont peur de leurs électeurs, des citoyens. Pourquoi ? Parce que la démocratie, c’est gouverner PAR (c.-à-d. AVEC) et POUR le peuple. Or, refusant de faire obstacle à la logique économique dominante, les élus œuvrent essentiellement CONTRE la population (diminution de la part des salaires dans le PIB, intérêts notionnels, pacte anti-génération, chasse aux chômeurs,...) et doivent donc gouverner aussi SANS elle.

Pour certaines figures de gauche qui soutiennent ce texte et ne crient pas bien fort pour s’opposer à la façon dont on l’impose, l’Europe serait comme ces enfants sur une bicyclette qui ne tiennent debout que s’ils avancent. On devrait donc continuer à tout prix pour que l’Europe ne tombe pas. Ceux-là même qui défendent cette idée ont à la vérité déjà fichu par terre l’idée d’une Europe qui soit un pôle anti-impérialiste de progrès. D’abord, ils l’ont réduite au marché unique et donc à une union économique. Ils soutiennent une politique hégémonique (traduite par une soumission à l’OTAN que bétonne le Traité de Lisbonne) au nom de la paix. Ils soutiennent aussi une logique néolibérale (que bétonne tout autant ce texte) au nom d’un internationalisme de gauche. C’est simplement suicidaire.

 
POST-SCRIPTUM IMPORTANT:
JE LIS CE SOIR DANS LE DERNIER <CHARLIE HEBDO > QUE LA REUNION FONDATRICE DE L'UNION EURO-MEDITERRANEENNE AURA LIEU A PARIS LES 13 ET 14 JUILLET PROCHAINS ET QUE
L'ALLEMAGNE - NOTAMMENT- N' EST PAS INVITEE. QUI SONT DONC LES INVITES? SURTOUT, COMMENT LA COOPERATION POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE A-T-ELLE PU JOUER SON
ROLE OU A-T-ELLE PU ETRE ECARTEE ALORS QUE LA FRANCE OCCUPERA LE FAUTEUIL DE LA PRESIDENCE DE L'UNION LE 1er JUILLET?

22:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/03/2008

TEST - MEDIAS: Kosovo : humanitaire ?

> Tous les Test-Médias
 
Kosovo : humanitaire ?
Alastair Campbell nous avait aussi « informés » sur le Kosovo.
Michel Collon
 
Qui nous informa sur le Kosovo en 1999 ? Qui préparait les conférences de presse de Jamie Shea, le porte-parole de l’Otan ?

Alastair Campbell, le conseiller en communication – propagande de Tony Blair. Oui, celui qui a dû démissionner ensuite, pris en flagrant délit de mensonge sur les armes de Saddam.
Une bonne raison donc de relancer le débat sur les médiamensonges de 1999 : Campbell a-t-il réussi à influencer les progressistes ? Un débat crucial au moment où Etats-Unis et Grande-Bretagne annoncent de multiples guerres, qui seront « vendues » par de nouveaux Campbell…
 

Commencer le Test-Média !!!

 

sur le site de michel Collon: http://www.michelcollon.info

16:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : imperialisme, balkans, yougosloavie, kosovo | |  Facebook | |  Imprimer | | |