20/04/2009

17/04/2009: après le 7 juin 2009, plus que 22 "représentants" belges élus au sein de l' Euro-dictature capitaliste ...

Note de RoRo: Eh oui, au sein du futur parlement de l' Euro-dictature capitaliste, après les élections du 07 juin 2009, la fidèle Belgique n'aura plus que 22 "représentants", au lieu de 24, au sein de ce vaste empire imposé et qui dissout les peuples.
Ce sont les autres qui décident de plus en plus à notre place...
Le IVe Reich des multinationales, des banques et des patrons ne cesse de s' agrandir et de plus en plus la pseudo démocratie fout l'camp. Inutile de parler aujourd'hui du contrôle des élus, des élus qui rendent des comptes (en dehors des campagnes électorales) et qui sont proches du citoyen. D'ailleurs, jusqu'ici ce Parlement n' a été qu'un parlement croupion.
Pas étonnant, le taux de participation électoral ne cesse de faiblir. 2/3 des électeurs s' en foutent et au fond, il m' est de plus en plus difficile de leur donner tort. Les temps ont bien changé depuis le Catéchisme du Peuple d' Alfred Defuisseaux et la conquête des droits électoraux, vite récupérés par le système patronal en place depuis 1830 en Belgique, et même avant...
 
 
 
RoRo
 
 
 
 

Ce 7 juin les électeurs belges devront se choisir 22 représentants au Parlement européen. Cette élection court pour la législature 2009-2014. Huit candidats seront élus parmi les douze listes francophones que voici...

Catherine ERNENS

+ Cliquez ici pour découvrir les listes en pdf

13 représentants seront élus dans le collège néerlandais. Et 1 représentant sera élu dans le collège germanophone. Au total 736 députés européens seront plébiscités issus des 27 États membres de l'Union européenne. L'élection belge s'annonce serrée et difficile. Car, un peu comme à la chaise musicale, il y aura moins de postes à pourvoir cette fois-ci. Jusqu'au 7 juin 2009, la Belgique possédait en effet 24 députés au Parlement européen, soit deux de plus (9 francophones, 14 néerlandophones et 1 germanophone).

Elections 2009

Un remarquable pamphlet désormais oublié (et qu'il convient évidemment de reporter dans le contexte de l'époque : 1886 -l'année des fusillades de ROUX- ! Les faits ont d'ailleurs démontré par la suite qu'il ne suffisait pas uniquement d'obtenir le suffrage universel, par exemple, pour changer quoi que ce soit à la nature même du régime capitaliste d'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a bien longtemps que les résultats du suffrage universel ont été déviés, accaparés, récupérés) :

"LE CATÉCHISME DU PEUPLE"

publié en BELGIQUE en 1886,  par Alfred DEFUISSEAUX .


CHAPITRE I. - 1ère leçon

De la Condition du Peuple et de son esclavage

 1. Qui es - tu ?

     R. Je suis un esclave.

 2. Tu n'es donc pas un homme ?

     R. Au point de vue de l'humanité, je suis un homme ; mais par rapport à la société, je suis un esclave.

 3. Qu'est-ce qu'un esclave ?

     R. C'est un être auquel on ne reconnaît qu' un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 4. L'esclavage a-t-il des droits ?

     R. Non.

 5. Quelle différence y a-t-il au point de vue physique entre l'esclave et l'homme libre ?

     R. Il n'y a aucune différence ; l'esclave aussi bien que l'homme libre doit boire, manger, dormir, se vêtir. Il a les mêmes nécessités animales, les mêmes maladies, la même origine, la même fin.

 6. Qu'est-ce qu'un homme libre ?

    R. C'est celui qui vit sous un régime de lois qu'il s'est volontairement données.

 7. A quoi reconnaissez-vous en Belgique l'homme libre de l'esclave?

     R. En Belgique, l'homme libre est riche ; l'esclave est pauvre.

 8. L'esclave existe-t-il dans tous les pays ?

     R. Non. La République Française, la République Suisse, la République des États-Unis et d'autres encore ne sont composées que d'hommes libres. Tous les citoyens font les lois et tous s'y soumettent.

 9. Que faut-il donc pour faire d'un esclave un homme libre ?

     R. Il faut lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel.

10. Qu'est-ce que le suffrage universel ?

     R. C'est le droit pour tout citoyen, mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

11. Par qui se font les lois en Belgique ?

     R. Les lois se font maintenant en Belgique, pour les riches et contre les pauvres.

12. Ne pouvez-vous rendre autrement votre pensée ?

     R. Oui. On peut dire qu'en Belgique les lois sont faites par ceux qui ne font rien, et contre ceux qui travaillent.

13. Sur quoi repose notre système gouvernemental ?

     R. Sur l'argent.

14. Citez des exemples ?

     R. On ne peut être sénateur que si l'on paie au moins 1.600 francs d'impôt à l'État ; 

     On ne peut être député que si l'on paie les dîners, les voitures, les cigares de l'électeur.

     - On ne peut être électeur que si l'on paie 42 fr. 32 c. d'impôt.

     - On doit être soldat si l'on n'a pas 1.600 francs pour payer un remplaçant.

15. La probité, le travail, l'intelligence ne comptent donc pour rien !

     R. Ils ne comptent pour rien aussi longtemps qu'on est pauvre. Au contraire on peut se passer facilement de probité, de travail, d'intelligence si l'on a de l'argent.

16. Citez des exemples.

     R. Je ne saurais car ils sont trop nombreux et je ne voudrais pas faire de jaloux. Il me faudrait faire la nomenclature de tous les financiers véreux, de tous les notaires en fuite, de tous les administrateurs malhonnêtes, de tous les manieurs d'argent qui ne cherchent le pouvoir que pour tripoter plus à leur aise.

17. Quel est le moyen de changer cet état de chose honteux ?

     R. C'est de donner au peuple le droit de suffrage.

     - Le peuple qui est honnête parce qu'il travaille, nommera des honnêtes gens qui feront des lois honnêtes.

 

CHAPITRE II. - 2e leçon

De la Constitution

 1. Que dit l'art. 25 de la Constitution ?

     R. L'article 25 de la Constitution dit : "Que tous les pouvoirs émanent de la nation.".

 2. Est-ce vrai ?

     R. C'est un mensonge.

 3. Pourquoi ?

     R. Parce que la Nation se compose de 5,720,807 habitants, soit 6 millions, et que sur ces 6 millions   117.000 seulement sont consultés pour faire les lois.

 4. Comment se fait-il que ces 6 millions de Belges soient gouvernés par 117.000 ?

     R. Pour être électeur, il faut payer 42 fr. 32 c. d'impôt. - En Belgique, 117.000 citoyens seulement paient cet impôt, et sur ces 117.000, quatre-vingts mille seulement prennent part au vote.

 5. Ces 80.000 privilégiés sont-ils des gens instruits ?

     R. Non. Dix mille au moins ne savent ni lire ni écrire.

 6. Comment se décompose le reste des électeurs ?

     R. Il y a 23.000 locataires qui obéissent aux propriétaires ; 5.000 fonctionnaires qui obéissent au gouvernement ; 2.000 curés qui obéissent aux évêques ; 10.000 fournisseurs qui obéissent à leurs clients. De sorte qu'en y comprenant les 10.000 illettrés qui sont généralement de faux électeurs, nous trouvons que nous n'avons en Belgique que 30.000 électeurs dont 4.117 chefs d'usines, 5.000 entrepreneurs, 15.000 rentiers et 6.000 avocats, avoués, notaires, etc., dont 1.300 professeurs et instituteurs.

 7. Par combien de privilégiés est donc gouvernée la Belgique ?

     R. Par 30.000 privilégiés.

 8. A quelle date a été promulguées la Constitution ?

     R. Il y a 55 ans, le 25 février 1831.

 9. Cette vieille Constitution est-elle encore bonne aujourd'hui ?

     R. Elle ne vaut pas mieux qu'un vieux chapeau qui daterait de 1831.  Si je me couvrais  d'un pareil chapeau qui a pu être très beau à son époque, je serais tellement ridicule qu'on me croirait en carnaval.

10. Pourquoi donc la Belgique conserve-t-elle cette Constitution si décrépite ?

     R. Parce qu'elle fait l'affaire de nos gouvernants.

     - Si elle était modifiée plus un seul d'entre eux ne resterait au pouvoir.

11. Qu'entendez-vous par ces mots : un homme au pouvoir ?

     R. J'entends par homme au pouvoir, celui qui a trouvé le moyen de vivre aux dépens du Trésor de l'État lui, les siens, ses parents, ses alliés, ses connaissances, et cela en ne faisant rien ou presque rien.

12. Citez-moi quelques hommes au pouvoir ?

     R. Je vous citerai les Frère qui ont donné naissance aux Orban d'où sont issus les Frère-Orban ; les Malou, les Jacobs, les Bara, les Brasseur, les Tesch, les Pirmez...

13. Que dit l'art.6 de la Constitution ?

     R. Que tous les Belges sont égaux devant la loi.

14. Est-ce vrai ?

     R. C'est un odieux mensonge.

15. Citez des exemples.

     R. Ils seraient trop longs à énumérer. Il me suffira de dire que chaque jour nous voyons des messieurs qui appartiennent de loin ou de près au pouvoir, voler des millions et n'être pas poursuivis, ou, s'ils le sont, être acquittés ou condamnés à des amendes dérisoires, tandis que nous voyons des pauvres diables qui n'ont pris qu'un seul pain dont leurs enfants avaient besoin, être condamnés aux travaux forcés.

16. En matière d'impôt cependant les citoyens sont-ils égaux ?

     R. Non, et je ne cite qu'un seul exemple, celui de Léopold II qui, imposé par la commune de Laeken pour la cote mobilière de son palais de Laeken a fait annuler par son ministre cette délibération et ne paie rien.

 

CHAPITRE III. - 3e leçon

Libéral et Catholique

 1. Qu'est-ce qu'un libéral ?

     R. Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du Trésor de l'État.

 2. Qu'est-ce qu'un catholique ?

     R. Un catholique est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 3. Qu'est-ce qu'un indépendant ?

     R. C'est un homme qui n'ayant pu se dire ni libéral ni catholique parce que toutes les étiquettes de la boutique étaient prises, cherche sous ce nom nouveau à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 4. Que sont-ils tous en réalité ?

     R. Des conservateurs.

  5. N'y a-t-il pas cependant entre eux une question de religion ?

     R. Tous se moquent de la religion comme d'une noix vide. - Je connais des libéraux qui portent des cierges derrière les processions, comme je connais des catholiques qui ne vont jamais à la messe.

  6. Pourquoi a-t-on inventé ces deux partis ?

     R. Pour qu'ils puissent mutuellement s'endosser la dilapidation des richesses de l'État sans qu'on puisse jamais mettre la main sur le coupable.

 7. Comment se partagent-ils le pouvoir.

    R. Généralement, ils occupent le pouvoir chacun 8 ans.

 8. Quel est le premier cri d'un ministre catholique qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les libéraux ont tout pris.

 9. Quel est le premier cri d'un ministre libéral qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris.

10. Que font-ils alors ?

     R. Tous créent de nouveaux impôts afin de remplir les caisses et de permettre de les vider ensuite.

11. Depuis combien de temps dure ce jeu ?

     R. Depuis 55 ans.

12. N'est-il pas près de finir ?

     R. Il sera fini le jour où nous aurons le suffrage universel.

13. Quand l'aurons-nous le suffrage universel ?

     R. Le jour où le peuple le voudra.

14. Le voudra-t-il bientôt ?

     R. Oui, le 13 juin 1886, jour de la Pentecôte, de tous les coins de Belgique, le peuple viendra le chercher à Bruxelles.

15. Et si le gouvernement le refuse ?

     R. Il n'osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple puisque le peuple est en même temps l'armée et le travail.

4e leçon

De l'impôt

 1. Qu'est-ce que l'impôt ?

     R. L'impôt est l'argent que l'État, la province et la commune prélèvent sur la fortune et surtout sur le travail des ouvriers belges.

 2. Comment est prélevé l'impôt ?

     R. L'impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 3. Citez-moi des exemples ?

     R. L'impôt sur les fenêtres. - Jusqu'à la 24e fenêtre l'on paie; au-delà de la 24e on ne paie plus. Le contraire devrait exister ; mais comme ce sont les riches qui ont plus de 24 fenêtres à leurs châteaux on a préféré imposer les misérables demeures fenêtres du pauvre, bien qu'elles soient indispensables pour éclairer et assainir sa chaumière.

 4. Citez un autre exemple ?

     R. Les fenêtres qui éclairent les escaliers sont exemptes d'imposition. - Ce sont cependant celles-là qui devraient être surtaxées, car l'escalier indique une maison d'une certaine aisance.

 5. Citez-moi un exemple relatif à l'impôt sur la consommation.

     R. Le champagne que seuls les riches peuvent boire puisqu'il coûte 4 et 12 francs la bouteille, est exempt d'impôt supplémentaire ; tandis que le genièvre qui est le champagne du peuple est écrasé par l'impôt.

     Je pourrais aussi citer le tabac. On vient d'imposer la pipe du travailleur tandis qu'on n'a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres.

 6. Quelles choses sont frappées par l'impôt ?

     R. Tout est frappé par l'impôt depuis l'air et le soleil que nous payons parce qu'ils entrent par nos fenêtres, jusqu'à l'eau qui se consomme dans les villes puisqu'on la paie. - Il n'y a qu'une seule chose qu'on s'est bien gardé de frapper.

 7. Quelle est cette seule chose exempte d'impôt ?

     R. C'est le revenu, c'est-à-dire les rentes, parce que seuls les riches en possèdent, cela se comprend.

 8. De sorte qu'il y a des gens qui ont 100.000 francs de revenus et qui ne paient pas d'impôt ?

     R. Évidemment.

 9. A quoi emploie-t-on tout l'argent des impôts ?

     R. A payer quantité de gens à rien faire.

10. Quels sont ces gens ?

     R. Nous avons d'abord l'armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci touche fixe 3.600.000 francs, avec les palais que nous lui donnons et sa famille que nous entretenons, il nous revient au bas mot à 5 millions par an. - La France républicaine, notre voisine donne à son Président 600.000 francs et elle a 40.000.000 d'habitants. Ce qui fait que toute proportion gardée, le Roi devrait toucher 75.000 francs par an au lieu de 5 millions.

11. De quelle nationalité est le Roi Léopold II ?

     R. Par sa mère, une d'Orléans, il est Français. - Par son père, un Saxe-Cobourg, il est Allemand. Par sa liste civile, il est Belge.

12. Quels sont les autres gens que nous payons à rien faire ? Énumérez-les sans détails, nous demanderons les détails plus tard.

     R. Il y a l'armée qui nous coûte cinquante millions, l'église qui nous coûte vingt millions, la Banque nationale ou les appointements des gros bonnets sont exorbitants.

Enfin, il y a la légion des ronds-de-cuir, parmi lesquels les ambassadeurs sont les plus inutiles, à commencer par celui du Vatican.

13. A quoi sert encore l'argent des impôts ?

     R. A bâtir des citadelles à Anvers ; un temple de la Justice à Bruxelles ; à doter le frère et les filles du roi et un tas d'autres choses inutiles aux cinq millions de Belges qui habitent la province.

14. Que faudrait-il pour arrêter ces scandaleux abus ?

     R. Le suffrage universel qui enverrait à la Chambre des gens honnêtes.

5e leçon

De la Conscription et de l'Armée

 1. Qu'est-ce que la conscription ?

     R. C'est l'impôt du sang, prélevé sur le peuple.

 2. En quoi consiste-t-il ?

     R. L'État fait désigner dans chaque commune, par le sort, les jeunes gens qui doivent faire partie de l'armée. Ceux qui sont riches paient douze à seize cents francs et sont libérés ; ceux qui sont pauvres sont emprisonnés, pendant 3 ans, dans une caserne.

 3. Ce système est - il juste ?

     R. C'est la plus monstrueuse iniquité.

 4. Pourquoi ?

     R. Parce que, en temps de guerre, le pauvre doit verser son sang pour défendre le sol de la patrie dont il ne possède pas un pouce et défendre des institutions qui lui refusent droit ; tandis que le riche qui possède le sol et qui profite des institutions, reste lui, à l'abri de tout danger.

 5. Combien coûte l'armée et ses accessoires ?

     R. Cinquante millions par an.

 6. A quoi sert-elle ?

     R. A rien, puisque nous sommes neutres et qu'une neutralité ne se défend pas. - La Belgique n'a pas plus besoin d'une armée pour faire la guerre, qu'un homme neutre n'a besoin d'une femme pour faire des enfants.

 7. Pourquoi devons-nous avoir une armée ?

     R. Parce que le roi le désire.

 8. Pourquoi le roi désire -t -il avoir une armée ?

     R. Pour deux motifs. Le premier parce qu'il espère que l'armée défendra contre son peuple et sa personne et sa liste civile.

     Le deuxième parce qu'il faut à un roi une armée pour jouer au soldat, mettre de beaux uniformes, avoir des places à donner et aussi pour la montrer aux autres rois, quand ils viennent le voir, comme il faut aux enfants des soldats de plomb, des képis d'officiers... pour exciter l'envie des petits camarades qui viennent les voir.

10. Depuis 55 ans qu'elle existe, l'armée a - t -elle jamais été sur un champ de bataille ?

     R. Malheureusement on l'a conduite et fait tirer sur un champ de travail. Elle a tué Gillis à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage.

11. Quel fait monstrueux s'est passé à Verviers à propos de l'assassinat de Gillis ?

     R. Le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gillis, a été nommé chevalier de l'ordre de Léopold.

12. Pourquoi le gouvernement belge a - t - il décoré un Belge qui avait tué un de ses frères ?

     R. Parce que le gouvernement qui savait très bien que l'armée ne voulait pas tirer sur ses frères, a cru trouver le moyen de l'y décider en récompensant un caporal qui avait tué un ouvrier. Le gouvernement espérer, par l'appât des récompenses, exciter l'armée contre le peuple. 

13. Y parviendra - t - il ?

     R. Jamais ! car l'armée est composée de nos fils, de nos frères, de nos amis, et jamais on ne saura les décider à tuer leurs pères, leurs mères, leurs frères ou leurs soeurs.

14. Comment remédier à cet état de choses ?

     R. En décrétant le suffrage universel qui enverra à la Chambre des députés qui établiront le service universel et obligatoire ou aboliront l'armée ce qui serait beaucoup mieux.

6e leçon

Des salaires

 1. Y a-t-il une loi sur les salaires en Belgique ?

     R. Non. Le patron donne ce qu'il veut à l'ouvrier.

 2. Comment le travail est-il rémunéré ?

     R. Plus on travaille, moins on est payé ; moins on travaille plus on est payé.

 3. Expliquez-vous par des exemples.

     R. Le premier fonctionnaire du royaume, Léopold II, gagne 13,698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques dîners.

     Un employé de chemin de fer par exemple qui est à son poste de 6 heures du matin à 7 heures du soir, gagne (à raison de 1.000 francs par an), 2 fr. 70 par jour.

 4. Mais Léopold II a peut être des responsabilités ?

     R. Aucune, aucune.

 5. Et l'employé ?

     R. Lui il a une énorme responsabilité, et malheur à lui s'il manquait 10 centimes dans sa caisse. On le destituerait et on l'enverrait en prison.

 6. Citez d'autres exemples.

     R. Le gouverneur de la Banque Nationale qui n'a qu'une responsabilité dérisoire, gagne près de 100.000 francs par an. - L'encaisseur de la Banque qui doit déposer un cautionnement, qui a une responsabilité de chaque instant et qui fait un labeur très dur, ne gagne que 2 fr. 75 par jour.

 7. Citez encore un exemple.

     R. Celui de toutes les administrations à commencer par celle des chemins de fer. - Plus on est haut placé dans la hiérarchie, plus on gagne et moins on travaille, plus on travaille moins on gagne. - Ceux qui ne font rien ont des traitements qui varient de 15 à 30 mille francs, ceux qui travaillent ont de 1.000 à 3.500 francs.

 8. dans les charbonnages comment cela se passe-t-il ?

     R. De la même façon. - Le directeur-gérant qui ne risque rien, gagne de 15 à 40 mille francs par an ; l'ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1 fr. 50 à 2 fr. 2 par jour.

 9. Par quels moyens l'ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de choses ? 

     R. Par l'association. Tous les ouvriers doivent s'affilier au Parti Ouvrier. Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

10. N'ont-ils pas un autre moyen de devenir maître de la situation ?

     R. Oui, par le suffrage universel qui leur donnera le pouvoir législatif. Leurs députés feront alors des lois qui réglementeront le travail et le salaire. 

7e leçon

 1. Tu es donc esclave ?

     R. Oui, je suis esclave.

 2. Par qui es-tu gouverné ?

    R. Par 30.000 privilégiés.

 3. Sont-ils honnêtes ?

     R. Non, ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout.

 4. Que te laissent-ils ?

     R. Rien. Les riches prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes. Ils prennent notre vie pour en faire des dividendes.

 5. Que dois-tu faire ?

     R. Abolir l'esclavage dans lequel nous vivons.

 6. Comment dois-tu y arriver ?

     R. Par le suffrage universel.

 7. Comment l'obtiendras-tu ?

     R. En allant tous, de tous les coins de la Belgique le demander à Bruxelles.

 8. Peut-on t'empêcher d'aller à Bruxelles manifester ?

     R. Non. J'use de mon droit comme les soi-disant libéraux et catholiques en ont usé en septembre 1884.

 9. Il te faut de l'argent pour aller à Bruxelles.

     R. J'ira à pied.

10. Triompheras-tu ?

     R. Oui, car mon cri de ralliement sera : vive le peuple ! vive le suffrage universel !

11. Marchons alors ?

     Oui marchons ! en avant ! et vive le peuple, vive le suffrage universel !

12. A quand le rendez-vous ?

     R. Le jour de la Pentecôte tous les Borains seront à Bruxelles; ils y arriveront à pied et u trouveront 25.000 gantois, 20.000 liégeois et verviétois, 20.000 ouvriers du Centre et de Charleroy. Tous les ouvriers y seront réunis, le peuple entier y sera et le gouvernement nous donnera le suffrage universel aux cris de : Vive le peuple ! Vive la liberté !

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elections, presse, courcelles, actualite, europe, euro-dictature, silence, romain, histoire, liberte, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2009

10/04/2009: Traité de Lisbonne: c' est sûr, nos "démocrates" nous trompent une fois de plus ...

Sent: Friday, April 10, 2009 11:49 AM
To:
Subject: Comment ils nous ont "démocratiquement" arnaqués...par ATTAC

 

 
 
 

Traité de Lisbonne : citations et argumentaire

dimanche 16 décembre 2007
par Franck Gaye


Le 13 décembre 2007, 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne ont signé à Lisbonne (Portugal) le Traité Modificatif dont le contenu est quasi identique à celui du TCE...La phase de ratification dans ces 27 pays débute maintenant. Seule l’Irlande est tenue d’organiser un référendum. En France, le gouvernement et un grand nombre de responsables politiques de l’UMP, du PS , des Verts et du MODEM ont décidé de se passer d’une ratification directe par le peuple... Vous trouverez ici un argumentaire et un florilège de déclarations de représentants des gouvernements européens et de journalistes...

C’était hier, le 29 mai 2005 exactement. 54,7 % des Français rejetaient

le Traité instituant une Constitution pour l’Europe (le TCE) ;

le 2 juin 2005, 62 % des Néerlandais faisaient de même !

Nous exigeons un référendum.

Sinon, la ratification du Traité Modificatif relèvera plus de la forfaiture que de la démocratie !

Bien sûr, personne n’est obligé de nous croire, mais à lire les quelques déclarations solennelles ci-dessous, force est de reconnaître que leurs auteurs affichent un mépris certain pour la souveraineté du peuple...

A vous de juger ce florilège éloquent portant soit sur le contenu même du Traité Modificatif, soit sur la méthode employée pour le faire passer en force...

De Valéry Giscard d’Estaing (ancien président de la Convention qui avait rédigé le TCE) :« En termes de contenu, les propositions - du traité modificatif- demeurent largement inchangées, elles sont juste présentées de façon différente », ajoutant : « La raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». 17 juillet 2007

De José Luis ZAPATERO (chef du gouvernement Espagnol) :« Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution (c-à-d du TCE)...le nouveau traité est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un Traité pour une nouvelle Europe ». 27 juin 2007

D’Angela MERKEL (chancelière d’Allemagne) :« La substance de la Constitution – le TCE - est maintenue. C’est un fait ! »

D’ Anders Fogh RASMUSSEN (premier ministre du Danemark) : « ce qui est positif, c’est...que les éléments symboliques (du TCE) aient été retirés et que ce qui a réellement de l’importance - le cœur - soit resté ». 25 juin 2007

De Romano PRODI (chef du gouvernement en Italie) :« en ce qui concerne nos conditions, j’ai souligné trois lignes rouges ...conserver un président permanent de l’Union, un seul responsable de la politique étrangère...préserver l’extension du vote à la majorité, la personnalité juridique unique de l’Union. Tous ces éléments ont été conservés(dans le traité modificatif). »

De Timothée KIRKHOPE (député européen conservateur) : « Les commentaires tenus aujourd’hui par Valéry Giscard d’Estaing ne font que renforcer ce que tous les autres dirigeants européens pensent du nouveau Traité, à savoir que la Constitution est de retour ».

De Vaclav KLAUS (actuel président Tchèque) : « seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même ». 13 juin 2007

De Giuliano AMATO (ancien président du Conseil italien, un des animateurs du groupe qui rédigera le rapport à l’origine du traité modificatif) : « Il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord, on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau ». 12 juillet 2007

De Karel De Gucht (ministre Belge des Affaires étrangères)

« Le but du Traité Constitutionnel (le TCE) était d’être plus lisible...le but de ce traité est d’être illisible...La Constitution voulait être claire alors que ce traité devait être obscur. De ce point de vue c’est un succès ! » (Flandre info, 23 juin 2007)

De Jean-Claude Juncker (premier ministre du Luxembourg) :« Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? ».

De Valéry Giscard d’Estaing dans le journal Le Monde du 26 octobre 2006 : « Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel ».

Et pour finir ces quelques perles cyniques du journaliste Jean QUATREMER, du journal Libération (article du 19 juin 2007) :

« La démocratie directe, du moins en France, a sans doute son avenir derrière elle. Surtout en matière européenne. Désormais, les Etats membres veulent qu’un gouvernement soit capable d’assumer sa signature et puisse garantir que son accord ne sera pas invalidé par son peuple. Et cela, seule la voie parlementaire le garantit [...] Certains affirment que la négociation par les seuls diplomates, suivie d’une ratification parlementaire, va concourir à éloigner davantage les peuples de l’Europe ». « On peut sérieusement en douter. »

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N. SARKOZY , mardi 13 novembre 2007, devant le parlement européen à Strasbourg : « j’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier ce traité simplifié par le Parlement » ; il fait allusion au fait que durant la campagne présidentielle il avait annoncé qu’il renégocierait un mini-traité européen et qu’il le ferait ratifier par voie parlementaire !

Nos arguments :

1 : le traité modificatif n’est ni un mini–traité ni un traité simplifié comme le présente souvent la presse (100 pages, 297 modifications des traités actuellement en cours, 12 Protocoles mais aussi une dizaine de Déclarations.)

2 : problème, en mai 2007 au soir du deuxième tour des présidentielles, le texte définitif du traité modificatif n’était pas encore écrit, encore moins publié. Le mandat présidentiel obtenu par son élection (53,06% des voix) ne peut donc pas porter sur le texte définitif.

3 : la question du parallélisme des formes.

Ce principe, essentiel en matière juridique stipule que : « ce qui a été fait selon une procédure ne peut être défait que selon la même procédure ». Dans la mesure où le contenu du traité modificatif est quasiment le même que le TCE, seule la souveraineté directe du peuple français est légitime. Les 54,7 % de NON en mai 2005 pèseraient ils moins que les 53,06% pour SARKOZY aux dernières élections présidentielles ?

 
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On ne frappe que les chiens qui se couchent, pas ceux qui mordent !
(Jean-Yves COZAN, entré au MoDem...)
(Il semble qu'il se soit couché, lui...)
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"Surtout, soyez toujours capables de
ressentir au plus profond de vous
n'importe quelle injustice commise
contre n'importe qui,
n'importe où dans le monde.
C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
(Che Guevara)

"Comment faire pour que cette lutte des classes ne bloque pas le système libéral ? En créant des luttes mais entre personnes de mêmes classes en désignant des boucs émissaires, faire lutter les smicarts contre les bénéficiaires du RMI, les salariés du privé contre ceux du public, les Français d'origine contre immigrés ou les Français d'origine immigrée, voir les Arabes contres les Noirs, mais toujours les pauvres contre les pauvres, les travailleurs contre les travailleurs." (François Ruffin)

16:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, europe, euro-dictature, democratie, liberte, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |