20/03/2010

19/03/10: Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?...

From: nicolas
Sent: Friday, March 19, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: ***SPAM*** Les Grecs "fusillés pour l'exemple"?


Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?

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Les médias font une très large place aux « sacrifices » auxquels les Grecs devraient consentir afin d’éviter que leur pays n’entraîne dans sa chute, les 26 autres Etats, membres de l’Union européenne. En effet, le gouvernement socialiste ( ???? ) d’Athènes vient de décider une nouvelle purge imposée à la population, sur injonction de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et, tout spécialement, de l’Allemagne. Et si cela ne suffisait pas, un député allemand de la CDU , Marco Wanderwitz, suggère « que la Grèce vende quelques unes de ses îles »…
Rien que cela !
Les mesures annoncées visent à faire payer au peuple hellène les effets mortifères de l’économie capitaliste. Déjà victimes de cette politique, soumis à un premier train de décrets antisociaux, ils devraient à nouveau subir, et accepter, une réduction encore plus drastique de leur niveau de vie : salaires des fonctionnaires amputés des 13ème et 14ème mois, hausse généralisée de la TVA de 2 points (celle-ci passerait de 19 à 21%), retraites et pensions réduites à leur plus simple expression, hausse des alcools et du tabac…
Nos médias, satisfaits, notent que « les marchés ont bien accueilli ces mesures ». Il ne reste que la population à convaincre !

Mais pourquoi cet acharnement sur ce pauvre peuple grec ?

On songe à la fable de notre bon La Fontaine , « les animaux malades de la peste ». En fait, la Grèce et son peuple, sont « fusillés pour l’exemple ».
S’ils se résignent à leur triste sort, s’ils ne rechignent pas, face au verdit, la menace est directe : les « pelotons d’exécution » européens sont prêts à poursuivre leur sinistre tâche et, à la suite des Grecs, tirer sur les Espagnols et les Portugais, jugés également « pelés et galeux, d’où viendrait tout le mal ».
Mais en quoi ces peuples – et tous les autres – sont-ils responsables de la spéculation mondiale du capital et de la crise qui en résulte ? Les salariés contraints aux bas salaires, les privés d’emplois, les jeunes sans travail, les retraités aux modestes pensions, ont-ils, un seul jour, pris la moindre responsabilité dans les politiques qui leur sont imposées ? Ont-ils exercé une once de pouvoir durant ces dernières décennies ?
Que nenni ! Ils l’ont tout simplement subi.
Et il faudrait qu’ils paient maintenant les pots cassés par les banques, l’industrie et les gouvernements à leur solde ! La « crise » - mais qui l’a provoquée ? – a bon dos. Elle permet au capital d’avancer ses pions et d’accélérer la cadence dans la contre-révolution sociale, entreprise depuis trente ans.

Mais dans la course folle aux profits, que les puissances financières se livrent entre elles, celles-ci ont-elles d’autres choix que d’en faire payer le prix aux peuples ? La « libre concurrence » des marchés a un coût, et celui-ci est énorme. Le grand patronat ne peut plus supporter la moindre entrave à la rotation de plus en plus rapide du capital. D’où la politique imposée par Business Europe, le Medef européen, aux classes ouvrières, au monde du travail, au sein de l’Union européenne.

La Grèce est un petit pays qui doit s’incliner et montrer l’exemple. C’est le « modèle », grandeur nature, des « réformes » que l’Union européenne veut généraliser dans ses vingt-sept provinces. Mais si le Grecs regimbent, s’ils ne se laissent pas faire ?
Ils ont déjà commencé la Résistance avec le KKE, le Parti communiste grec, avec le Pame, leur mouvement syndical de classe Par deux fois, ils ont massivement fait grève, contraignant les centrales socialistes à s’engager dans le mouvement. De nouvelles manifestations de masse, des arrêts de travail d’ampleur nationale sont prévus dans les jours qui viennent. Et les Grecs ne sont pas seuls à résister.

Au Portugal comme en Espagne, le peuple est sorti dans la rue. Il est prêt à recommencer.

Et en France ? L’horizon n’est-il qu’électoral ? Partis et syndicats, qui se disent en opposition avec les « réformes » initiées par Nicolas Sarkozy, savent bien qu’au lendemain du second tour des « régionales », le pouvoir en échec dans les urnes, tentera de nous faire goûter aux « remèdes » du Capital. Faut-il attendre gentiment l’heure du « sacrifice » et le «peloton d’exécution » ? Il faut se préparer sans délai à réagir massivement, non seulement contre le pouvoir, mais surtout contre les forces économiques qui l’ont mis en place et qui sont prêtes, comme en Grèce, à changer de cavalier et de monture, à la fois, pour donner le change.

Sachons-le : nous sommes tous des Grecs en puissance. Notre lutte est commune. Aussi, notre totale solidarité va aux travailleurs de Grèce en lutte et à ses organisations, le KKE et le Pame, qui sont aux premiers rangs du combat.

Jean LEVY

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, ps, romain, belgique, europe, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2010

07/03/10: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !...

From: Coquelicot
Sent: Sunday, March 07, 2010 4:46 PM
Subject: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !



Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !

Les islandais ont massivement rejeté par referendum l'accord dit « Icesave » élaboré avec la Grande Bretagne et les Pays-Bas.

Les premiers résultats connus donnaient entre 90 et 95 % de NON et à peine 2 % de OUI, le reste étant constitué par des abstentions. Cette question islandaise, nous la suivons depuis l'origine et vous avez déjà pu lire sur ce blog un article du 9 octobre 2008 intitulé : « Crise économique : faillite islandaise et indécence politique. »

http://dutron.wordpress.com/2008/10/09/crise-economique-f...

Dans cet article, j'écrivais ceci à l'époque : « En novembre 2007, l'Islande était encore l'une des plus belles réussites économiques occidentales, témoin sa place en tête du classement des endroits où il faisait bon vivre sur la planète soigneusement médiatisée par les néolibéraux de tout poil.

.L'île avait éjecté la Norvège de la première place et dominait la liste de 177 pays établie par les Nations unies et qui compare le revenu par habitant, l'éducation, la santé et l'espérance de vie.

Le pays, qui ne compte que 320 000 habitants, avait accompli un prodige économique et tous les oracles officiels l'encensaient. Les Islandais soient également considérés comme les renards libres les plus heureux du monde dans le poulailler libre.

…. Hier mardi, la cotation des actions de six grandes institutions financières a été suspendue, tandis que le gouvernement s'efforçait d'éviter l'écroulement. Les taux d'intérêt ont été bombardés à 15,5 % dans l'espoir de contenir l'inflation.

La couronne islandaise est en chute libre sur le marché international des devises, et seule la devise zimbabwéenne, en pleine cata avec son vieux dictateur (???) (Note de RoRo: avec la différence que le Zimbabwé est un héritage du colonialisme et subit l'hostilité des ricano-occidentaux qui voudraient y imposer de nouveau leur "démocratie"), est dans une situation plus grave ! Bravo les neocons !! »

Hé bien, les neocons tentent de poursuivre leur œuvre dévastatrice et de faire payer au Peuple islandais leurs errements idéologico-économiques !

Un an après la « révolution des casseroles » qui avait contraint à la démission le premier ministre conservateur Geir Haarde, plusieurs centaines de manifestants éaient dans la rue à Reykjavik aux cris de « Pas d'Icesave. Pas de traîtres au pouvoir. Le pays est innocent » ou « Sauvez plutôt nos maisons ».

Environ 230 000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur un accord organisant le remboursement d'ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d'euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur Internet islandaise Icesave en octobre 2008.

Il faut savoir que si cet accord voyait le jour, il en coûterait environ 100 € par mois à chaque islandais et de l'ordre de 12.000 € au total !

Tout ça pour payer les conneries dont ils ne sont pas responsables !!!!!!!!

Une chose similaire se passe actuellement en Grèce ou la social-démocratie au pouvoir (Note de RoRo: aussi !) veut faire payer la crise aux grecs.

Un cran au-dessus, l'Europe freine des quatre fers l'intervention éventuelle du F.M.I en Grèce parce que ce serait une défaite « européenne » mais, dans le même temps, cette Europe s'avère incapable de s'entendre pour aider réellement la Grèce ! Encore une histoire de serpillière ou de wassingue ….

Pourtant, après la Grèce, il y aura le Portugal ! Il y aura aussi l'Espagne ! Et là, ce sera une autre paire de manches car les masses financières en cause seront d'un autre ordre de grandeur.

Pourtant, l'Islande (Note de RoRo: c' est-à-dire le capitalisme bancaire) en faillite frappe (Note de RoRo: et ce avec la fausse gauche verdassée au pouvoir!) à la porte de l'Europe, un peu comme un noyé se raccroche aux branches !

Vous la connaissez l'histoire du serpent européen qui se bouffe la queue ? Hé bien, regardez bien, elle se déroule en ce moment sous nos yeux !

Comme disait l'Ex-vulcanologue auvergnat, la bouche en cul de poule : Bon choix mesdames, bon choix messieurs !!

Guy Dutron

18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, euro-dictature, silence, medias, islande, banque, crise, finance, banques | |  Facebook | |  Imprimer | | |