30/01/2011

"Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Aallemagne"

 
 
From: nicolas
Sent: Sunday, January 30, 2011 9:18 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: "Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Aallemagne"
 

Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 10:02

La lettre volée

Une riche journée européenne

Beaucoup de petits faits aujourd'hui qui, épars, sont négligeables. Rassemblés, quelle éloquence pourtant !

Le Financial Times relate que la Commission entend renforcer la croissance grâce à une version renforcée de la directive services. Il est bien connu que la crise actuelle vient des affreux monopoles publics...

*

Euractiv, de son côté, rapporte qu'un comité secret travaille à une réforme de l'euro. La version française de l'article est abrégée. La version anglaise précise que le comité secret travaille en fonction de l'agenda allemand, avec comme mission de faire payer aux états membres de l'euro toute garantie que l'Allemagne pourrait être amenée à payer. Le paiement sera à faire en efforts de rigueur accrus. 

    baignade.jpg 

  

Jean Quatremer explique ainsi que, du fait des exigences allemandes, la retraite à 67 ans devra devenir rapidement la règle en Europe.

La conclusion de son billet : 

"Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Allemagne. "

En commentaire, il ajoute, et c'est tout à son honneur (où alors il ne se rend pas compte de la portée de ce qu'il écrit, ce qui n'est pas impossible) :

"Il y a des raisons évidentes au recul de l'âge de la retraite. Mais l'Allemagne exige que tous les pays le fassent pour que les marchés sachent que les finances publiques resteront soutenables sur le moyen terme. "

      

  *

 Le Financial Times, encore, explique que le potentiel prochain ministre des finances irlandais a comme programme d'exiger une baisse du taux d'intérêt - punitif - qui lui a été infligé dans le cadre de son plan de redressement. Un sous-fifre de la Banque Centrale Européenne a aussitôt répliqué qu'il n'en était, d'avance, pas question ( ECB official rejects Irish loan rate cut hopes).

On voit bien, dans le système européen, où sont les vrais pouvoirs.

*

Personne alors ne sera étonné d'apprendre qu'à Davos, le PDG de Morgan Stanley, Jamie Dimon, a affirmé que l'Union européenne "est une des meilleures  réalisations humaines de tous les temps." Pour que chacun comprenne en quoi c'est formidable, il a ajouté :

"Le problème fondamental sous-jacent est qu'il y a un pays où les gens partent à la retraite à 55 ans en touchant leurs droits à 100%, où il y des programmes sociaux généreux et une semaine de 33 heures, et une autre nation où l'on travaille 40 heures par semaine et où l'on part à la retraite à 65 ans [...] L'un n'est pas prêt à payer pour l'autre. C'est juste une question de temps avant que l'on commence à dire: je ne vais pas payer pour un tel mode de vie."

Visiblement, des sources bien informées ont expliqué à M. Dimon que les acquis sociaux dans l'Union n'en ont plus pour longtemps, et ça lui a beaucoup plu.

*

Quelle est la vision d'ensemble qui se dégage de cela ? L'Union amuse la galerie en expliquant que la crise vient de rigidités des régelmentations publiques. Pendant ce temps ce sont des technocrates qui planifient la suppression des acquis sociaux pour rassurer les marchés financiers.

Et les marchés financiers ont reçu le message 5/5. C'est ainsi que, en Irlande ou ailleurs, quelle que soit la couleur politique des gouvernements, c'est le plan européen qui s'imposera.

*

Il est important de comprendre à quel point la mécanique européenne est implacable.

 

canempechepasnicolas

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

 

 

-EGYPTE: depuis une semaine, le peuple égyptien clame sa misère dans la rue, tout comme le peuple tunisien, et réclame le départ du despote pro-ricano-occidental MOUBARAK. Celui-ci a dû mal recevoir le message: il est resté et à licencié SON gouvernement et a pris les choses en mains pour organiser la répression. Les morts se comptent par  dizaines. Longtemps complices, les ricano-occidentaux, Obama en tête, s’inquiètent des conséquences des évènements dans le monde arabe. Leurs intérêts économiques, commerciaux, stratégiques et financiers sont évidemment en danger... A un point tel qu’Obama menace Moubarak de restreindre le soutien financier des Usa.

 

-COURCELLES – Belgique: Le Mr courcellois vient de présenter ses voeux 2011 à la population par la distribution d’une circulaire.  Au verso de ce papelard, on lit “Le Mr a dit non au terrain d’ accueil pour les Gens du voyage.

Pourquoi cette opposition du Mr ?
-simplement parce que le Mr courcellois est un parti “démocratique” ... xénophobe qui agit par opportunisme et brouille les cartes.
-parce que les gens du voyages n’étant qu’ en transit, ils ne votent pas à COURCELLES et ne pourraient donc pas donner leur voix au Mr local, parti de droite par excellence.
-parce que dans la majorité, le Ps courcellois, par pure opportunisme a battu en retraite vis-à-vis devant l’offensive du Mr et du Fn.
 
 

Evidemment Caroline TAQUIN dispose de l’appui sans faille des fascistes du Front National. Normal, avant-guerre les ancêtres du Fn, organisaient déjà la chasse aux Juifs, aux tsiganes, aux handicapés et aux communistes.

La chasse il l’organise parmi la population: ouverture d’une pétition et d’un site Facebook où certains échangent leurs propos racistes contre les gens du voyage des êtres humains que certains continuent à considérer pour moins que des bêtes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms).

La section de Courcelles du Front National soutient la conseillère communale MR Caroline Taquin contre les gens du voyage !

par Front National, dimanche 29 août 2010, 15:47
S'opposant au bourgmestre socialiste Axel Soeur, le FN soutient l'initiative prise par le Mouvement Réformateur de Courcelles en vue de contrer le projet de création d'un terrain d'accueil pour les gens du voyage, défendu par la majorité communale (à laquelle appartient pourtant Mme Taquin !).

 

Le FN, dont les revendications à ce sujet se basent sur le dernier rapport de la Police fédérale relatif aux bandes itinérantes, se réjouit que le MR adopte son point de vue concernant cette problématique et appelle les citoyens de la commune de Courcelles à signer la pétition lancée sur Internet par Mme Caroline Taquin, et accessible via Facebook à l'adresse ..........du groupe "Non aux gens du voyage à Courcelles".

 

Manu Cailleeuw

Président de la section de Courcelles

 

Philippe Duquenne

Président de la section du Hainaut

 

Le thème des Roms gêne Courcelles

MATHIEU COLINET

samedi 02 octobre 2010, 14:10

Le conseil communal de Courcelles n’a ni ouvert ni fermé la porte aux Roms de passage Bien au contraire… © thienpont

Christophe Clersy avait préparé une longue intervention, jalonnée d’attaques ciselées contre le bourgmestre socialiste Axel Sœur. Jeudi soir, le mandataire communal Ecolo s’est mis à la lire devant le conseil communal. Systématiquement, il y relève les revirements du maïeur. De sa volonté du début de faire favorablement avancer le dossier des Roms au vote qui va suivre, où il va se prononcer contre l’aménagement d’un terrain d’accueil. Contre l’engagement d’un médiateur. Et pour l’examen d’un très évanescent projet de partenariat avec d’autres communes voisines.

Pourtant, le camp écolo n’a pas voté pour l’aménagement d’un terrain d’accueil pour les Roms. Il s’est abstenu. ( ?????????). Une commission communale devait se charger d’instruire la question. « Mais on a peu débattu et consulté, affirme Christophe Clersy. Notre travail a notamment été grippé par les sorties incessantes de certains. Au final, tout cela nous a empêchés d’avancer et d’avoir aujourd’hui une position audacieuse. Nous ne réclamions ainsi plus un terrain mais seulement un médiateur qui serait intervenu pour apaiser les relations à chaque arrivée d’un campement. »

De cela, comme du reste, les deux partenaires de la majorité PS-MR n’ont pas voulu jeudi soir. Le PS, Axel Sœur en tête, au terme de quelques contorsions. Le MR d’une façon tout à fait décomplexée depuis que sa chef de file au conseil communal, Caroline Taquin, agite sciemment la question dans les rues de Courcelles et sur des réseaux sociaux comme Facebook. La rhétorique employée lie criminalité et Roms, peste contre un afflux de dépenses afférentes, suppute des charges supplémentaires pour le CPAS local, auquel pourraient être tentés d’émarger les Roms de passage à Courcelles.

Ces arguments ont fait fureur. De son bureau de l’Hôtel de ville, le bourgmestre a senti monter une vindicte populaire. Au fil des semaines, sa volonté de trouver une solution pour éviter les campements sauvages de Roms a faibli. Elle a reculé d’autant plus que Caroline Taquin est de toutes les élections. Et que dans deux ans, à l’occasion du prochain scrutin communal, elle sera sans doute la plus sérieuse rivale du bourgmestre.

D’ici là, Axel Sœur devra gérer les circulations de Roms. Courcelles les voit fréquemment passer vu sa proximité avec l’E42 et les liens familiaux qu’ils entretiennent avec certains habitants du cru. « Je lui souhaite d’ailleurs bonne chance, affirme ironique Tim Kairet, conseiller communal Ecolo. Il ne veut pas d’une solution, il aura alors à gérer tous les problèmes de cohabitation que cela suppose. »

 

 

Triste à quelques 7-8 kms de l’ endroit (Liberchies) où naquit le grand “Django” Reinhardt

Biographie de Django

 

Jean-Baptiste Reinhardt, dit "Django", est né à Liberchies le 23 janvier 1910 alors que sa famille donnait un spectacle au café « Chez Borsin ».

Comme la plupart des Gitans, il voit le jour dans la roulotte familiale. Henri Lemens, officier d'état civil à Liberchies, enregistre le 24 janvier la déclaration de naissance faite par monsieur Reinhardt père. Le baptême se déroule le 26 janvier dans l'église Saint-Pierre de Liberchies.

Pendant la Première Guerre mondiale, Django sillonne la France, l'Italie, la Corse et l'Afrique du Nord. De retour à Liberchies, son frère Joseph fréquentera pendant 3 mois l'école communale. De 1920 à 1930, il se trouve à Paris et, âgé de 12 ans seulement, il y anime des bals. En 1926, il s'engage véritablement dans la musique avec l'accordéoniste Jean Vaissade. C'est aussi à Paris qu'il rencontre Louis Vola. En 1928, il enregistre son premier disque, ainsi que « Griserie » et « Parisette » avec Vaissade. Au cours d'une froide nuit d'hiver 1928, les guirlandes de fleurs artificielles, confectionnées par sa femme, prennent feu et incendient la roulotte.

Django, grièvement brûlé, sera hospitalisé à l'Hôpital Lariboisière. Il gardera l'auriculaire et l'annulaire de la main gauche paralysés. Django Reinhardt  invente alors une nouvelle technique de doigté. Il se trouve en situation d'évaluer sa relation à son instrument comme aucun guitariste n'a eu à le faire auparavant, reconsidérant tous ses acquis.

En 1931, il se fait remarquer à la Côte d'Azur par le peintre Emile Savitry qui lui fait découvrir Armstrong, Ellington … Il découvre alors le jazz et, peu après, commence à jouer avec André Ekyan et Alix Combelle. La même année, il joue au « Coq Hardi » à Toulon et au Lido. A Paris, la personnalité de Django Reinhardt intrigue Cocteau, Jean Sablon ou encore Mistinguett. A l'époque, il joue également à « La Boîte à Matelots ».

En 1934, il fonde avec Stéphane Grappelli un quintette à cordes. C'est le début d'une association qui se révèlera très fructueuse. Django joue alors avec des Américains, comme Coleman Hawkins et Arthur Briggs. Il enregistre aussi avec Benny Carter, Bill Coleman et Rex Stewart. En 1937, il apparaît dans le film de Gargour « Naples au baiser de feu ».

En 1939, Grappelli décide de s'installer à Londres. Django forme à nouveau un quintette mais cette fois, avec Hubert Rostaing, clarinettiste et P. Fouad. C'est la vogue du Swing. En octobre 1940, il compose « Nuages ».

En 1943, on retrouve sa trace à Liberchies afin de se procurer un acte de naissance. Il donna même des concerts au café « Borsin » à Liberchies, à la Salle des Sarts à Rêves et dans un café de Viesville. Le grand regret de Django Reinhardt est de ne pas avoir été reconnu aux Etats-Unis. Pourtant, il joue en compagnie de Duke Ellington au Café Society de New York en 1946 et ensemble, ils enregistreront au Civic Opera House de Chicago. Django Reinhardt ne s'adaptera jamais à la guitare électrique. Selon lui, elle diminue « la qualité cristalline » de son jeu.

En mars 1947, il enregistre une nouvelle fois avec Grapelli. En 1949, les deux hommes se trouvent à Rome en compagnie de trois musiciens italiens pour l'enregistrement de plus de 60 titres, sorte de révision de l'œuvre du guitariste. Un an plus tard, Django rééditera l'expérience romaine avec cette fois André Ekyan (saxophone et clarinette), Ralph Schécroun (piano), Alf Masselier (contrebasse) et Roger Paraboschi (batterie). Malgré cela, il délaisse de plus en plus la musique pour se consacrer davantage à la peinture. En 1950, il joue au Club Saint-Germain avec de jeunes boppers. En février 51, le succès est tel qu'il enregistre en public dans ce club. Trois mois plus tard, la même formation enregistre sur le label Decca. En novembre 52, Django est accompagné par Aimé Barelli et son orchestre pour une émission de jazz à la télévision française. Cette année-là, il apparaît également dans le film de Maurice Labro « La Route du Bonheur ». Le 10 mars 1953, il entre en studio avec une formation portant le nom de « Django Reinhardt et ses Rythmes ». Le 16 mai, il décède d'une congestion cérébrale à Samois-sur-Seine (Fontainebleau) alors qu'il devait intégrer « The Philharmonic » de Norman Granz. Autodidacte, il ne savait pas lire la musique. Il dictait ses compositions, jouées sur sa guitare, à ses partenaires. Il ne transcrivait jamais ses morceaux, tout venait de l'improvisation. Sa musique provient de l'héritage tzigane et du jazz des années 30. Ces deux styles sont issus des ghettos en marge des cultures officielles. Depuis 1983, le village de Samois-sur-Seine organise un Festival Django Reinhardt.

Ses passions : le jazz représente bien évidemment l'une d'entre elles. A l'image de ses frères gitans, Django Reinhardt défend la notion de liberté et considère l'homme qui ne travaille pas et qui adopte leur style de vie comme le symbole de « l'Homme parfait ». Pour lui, la musique n'est pas un métier. Il la pratique pour tuer le temps, et non pour l'argent. S'il en gagne, il le dépense aussitôt dans le jeu ou pour nourrir tous ses amis. Les jeux de hasard occupent une part importante dans son existence. A la fin de sa vie, au détriment même de la musique, Django Reinhardt consacre énormément de son temps au calme de la pêche et de la peinture.

Ses origines :

Issus de l'Est (hindouistes-mongols), les Manouches sont des nomades. On estime leur apparition au 9e siècle après J.C. Des roulottes à chevaux, ils ont suivi les progrès de leur époque et optent pour le confort des caravanes modernes. Les Reinhardt sont d'origine allemande (Alsace, Forêt Noire). Après la guerre de 1870, ils se retrouvent en France.

Pourquoi ces Gitans ont-ils choisi Liberchies ?

Liberchies se situe à un carrefour entre plusieurs routes provinciales. L'accès libre, donné à un terrain en jachère surnommé « Flache aux Corbias », leur donne l'opportunité de s'établir à Liberchies. Ce territoire se situe à la limite de trois communes : Liberchies, Luttre et Buzet. La petite histoire raconte que les Manouches déplaçaient leurs roulottes chaque soir de quelques mètres afin d'échapper à l'expulsion. Ils se trouvaient ainsi chaque matin dans un village différent.

Source : « Django Reinhardt : Mythe et Réalité » de Roger SPAUTZ

 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2011

Ce soir, vendredi 28 janvier 2011

 
Ce soir, vendredi 28 janvier 2011:
 
-BELGIQUE: hier Elio Di Rupo, président des “socialistes” francophones est sorti de plusieurs jours de torpeur pour proposer en Belgique (toujours pas de gouvernement, après les élections législatives de juin 2010!) un gouvernement d’union nationale regroupant les partis “démocratiques” qui voudraient y entrer et se suicider ... Un rêve: l’union nationale dans un pays de plus en plus divisé par les politicailleurs de la fausse “gauche” à la droite nationaliste et séparatiste, en passant par le centre, du Nord, du Centre, de l’Est et du Sud... Si Di Rupo et son parti était vraiment socialistes, ils appelleraient au rassemblement des syndicats et de toute la gauche unie à descendre massivement dans la rue et à se mobiliser dans les usines pour rappeler à leurs comparses traditionnels qu’il y a lieu de régler d’ABORD les problèmes urgents et sociaux du pays et d’ envoyer Bhv et les problèmes linguistiques à la poubelle.  Les problèmes linguistiques, ça fait 50 ans que cela dure par la grâce des politiciens particrates et que cela divise le pays. “Socialistes”, libéraux et catholiques, ont mis le pays au bord du gouffre et aujourd’hui ils n’ arrivent plus à danser ensemble ... Les travailleurs qui constituent l’immense majorité de la population, ne sont plus aujourd’hui considérés que comme des machines à voter qui n’ont même plus le droit de savoir à quelle sauce nos “dirigeants” “démocrates” veulent les avaler. Ils discutent en vase clos depuis de mois (Pas seulement de Bhv!).  Naguère parti “socialiste”, Fgtb, coopératives, mutuelles, Fps, Js,... faisaient partie de ce que l’on appelait “L’Action socialiste”. Aujourd’hui, on n’ en parle plus de cette machine “socialiste” reliée au sommet. Tous ces “bôyîards” (en wallon) sont devenus des ratinés de l’inaction qui trônent au-dessus de la paix sociale et de la participationnite gouvernementale à tout prix. Le Ps n’ est plus qu’une organisation de parrains et de papas... Ils sont loin les heures et les jours de gloire du passé ...!
-MONDE ARABE: Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yemen, ..., ça continue à bouger. Pendant que “l’on” entasse les peuples de l’ Euro-dictature des multinationales capitalistes dans la misère, ceux des pays arabes descendent dans la rue pour se libérer  des dictatures, du néo-colonialisme occidentale et de l’ esclavage. On ne peut qu’ approuver. On nous a assez dit (avec raison!) que ces pays étaient des dictatures réactionnaires et féodales, qu’il n’y avait au Moyen-Orient qu’ Israël comme Etat “démocratique” (???)... Les vacances de luxe à Djerba et à Dubaï, ce sera bientôt fini pour certaines classes occidentales ... !
-BELGIQUE: Partisans au Pays-Noir :
(au Pays de Charleroi en BELGIQUE)
 
Voyez ci-dessus cette intéressante vidéo, si vous ne la connaissiez pas encore. Avec feue Yvonne LEDOUX, qui fut capitaine de la Résistance. Une figure qui raconte sur cette vidéo certains épisodes de son passé dans la clandestinité à la fin de sa vie.
Yvonne Ledoux, l'employée communale à CHARLEROI, devenue capitaine dans la résistance, a caché des prisonniers soviétiques évadés à l'hôtel de ville de Charleroi, au nez et à la barbe de la Gestapo. Elle fait revivre les exploits, les espoir et les peines d'une foule de jeunes de l'époque. Avec Ivan Mokan et Benoit Michiels, elle est co-auteur du livre "Partisans au Pays Noir", édition EPO, 1995, 221 pages.

Filmé à Bruxelles, le 14 novembre 1995

Vidéo disponible sur DVD, contactez :
av@marx.be
 
Note de RoRo:
 
Après ces premiers actes clandestins, elle fut recrutée par les communistes, au sein des Partisans armés.
Raoul BALIGAND, fut commandant d’une brigade internationale auprès des Républicains espagnols. Il fut député communiste de Charleroi, après la fin de la guerre.
Yvonne LEDOUX, fut aussi conseiller communal communiste à Charleroi, après la guerre.
Le traître Désiré PAQUET, infiltré dans le Pc, est celui qui fit notamment arrêter l’ Abbé BOUGARD de Courcelles. Il a personnellement arrêté le communiste Georges GLINEUR, parti dans la clandestinité dans la région de Huy.
Valentin TAINCLAIR et Désiré DECELLIER  (de Châtelet) sont des parlementaires communistes décédés dans les camps nazis
YvonneLEDOUX fut aussi après-guerre la compagne de François LECLERE, permanent de la Fédération communiste et lui aussi un héros de la Résistance
MOKAN, est un Soviétique évadé qui prit une part très active dans la Résistance en Belgique et qui rentra, après guerre en Union soviétique...
 
 
 
 

 

19:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2011

Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel

From: nicolas
Sent: Wednesday, January 26, 2011 9:02 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel
 
 

Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 06:56

Cohn-Bendit ou l’anticommunisme obsessionnel.

Cohn-Bendit est un anti communiste.

C’est son droit. Le plus strict. Et, oserais-je une confidence, je préfère, vue la …. « qualité humaine » du bonhomme, qu’il soit là où il est.

Un soir, à la télé., il insulte G. Marchais, mort depuis quelques années (c’est plus prudent), le traitant de « crapule ».

Le lendemain il éructe contre la Chine qui refuse le démantèlement du pays et il soutient le Dalaï-lama sans doute parce que la théocratie moyenâgeuse de ce dernier lui semble correspondre à son idéal en termes d’organisation sociale et de frugalité décroissante.

Un autre jour il insulte les Français (froussards xénophobes) qui ont voté NON à la “constitution” européenne au referendum de mai 2005 et encore une fois avec son anticommunisme délicat il déclare: «Ceux qui se réfèrent à l’histoire bolchevique refusent la Constitution(européenne).»Hommage du vice à la vertu?….

Hier au 20h de France 2 on a eu l’occasion de constater une fois encore la haine hystérique du personnage à l’égard de tout ce qui est progressiste : Dany-le-ver(t) dénonçait le chef du gouvernement hongrois, Victor Orban, une espèce de fascistoïde qui va présider l’Union Européenne pendant six mois (on a les présidents que l’on mérite à l’UE). Mais dénoncer un homme de la droite extrême n’était pas satisfaisant pour notre maccarthyste aux petits pieds ! Il trouvait le moyen de comparer l’énergumène de Budapest avec le Président du Venezuela, Hugo Chavez !

Non sans avoir rappelé qu’il soutenait Orban lorsque celui-ci luttait contre les communistes (ouf !) et que sa première manif fut contre l’écrasement de la contre-révolution hongroise de 56 (re-ouf !). Il oublie au passage qu’il se retrouve avec Orban pour soutenir le sinistre rapport Linbaldt visant à amalgamer les vainqueurs soviétiques des hordes nazies avec ces dernières et le communisme au fascisme!…Mais Dany, qui tente de donner des gages à ses maîtres même en dénonçant un des siens, accusa donc Orban d’être « un Chavez européen, un national-populiste, qui ne comprend pas ce qu’est l’essence de la démocratie ».

Amalgamant ainsi sous l’appellation de « national-populiste » (à quand le qualificatif de national-socialiste Monsieur Cohn-Bendit ?) le chef de la droite extrême hongroise et le chef de la révolution bolivarienne progressiste, Cohn-Bendit commet, en plus d’un mensonge et d’une calomnie, une forfaiture intellectuelle : il banalise l’extrême-droite en la comparant, la confondant  à la gauche progressiste. Il prépare ainsi le terrain idéologique pour Marine Le Pen qui ne peut que profiter de cette confusion sciemment entretenue par les partis bourgeois et leurs porte voix contre toutes les « extrêmes ».

Un peu comme l’ambassadeur de Ben Ali qui dénonçait, il y a quelques jours, en ces termes les Tunisiens qui affrontaient les flics de la dictature, « les hordes de fanatiques alliées aux néo-bolcheviks, leurs alliés stratégiques »….belle et bonne compagnie pour le bouffon d’Europe –Écologie-les Ver(t)s.

« Crapule » disait il ?…..

Antoine Manessis

Source : PRCF

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...
 
-RTL-TVI: nous explique que la Belgique est classée au 3e rang des meilleures démocraties ... (???)
A mourir de rire et à se taper le c.. par terre !
“Démocratie”: quand, où, comment et pour qui ?
 
-TUNISIE: la continuité sans Bel Ali...!
La preuve: les flics du régime continuent à matraquer et à abattre ceux qui protestent pour réclamer le changement. Il y a des tués et des crânes fracassés tous les jours ...
 
-BELGIQUE: Justine HENIN s’ en va...   A 28 ans, elle a fait fortune rien qu’à taper sur une balle de tennis. Son avenir doit être garanti. Ira-t-elle s’inscrire comme demandeur d’ emploi à l’Onem ? Devra-t-elle faire une formation au Forem ? Va-t-on contrôler son (ses) compte ( s ) en banque ( s ) ???. A noter qu’elle n’ est pas le seul sportif professionnel à ramasser des millions,  sans que cela ne dérange personne ... Le sport, ça épate et ça rapporte ... Basta !
 
-EGYPTE: ça commence, à l’ exemple de la TUNISIE,  à bouger contre le dictateur pro ricano-occidentaux en place, dans un pays où de plus en plus de gens crèvent de faim, encore réduits à l’ esclavage depuis l’ère des pharaons. Un pays de misère, de grande civilisation et d’Histoire, aux pieds des pyramides. Mais, il est souhaitable que l’ actuel mouvement de changement ne reste pas cantonné au seul monde arabe...
 
-BELGIQUE: de nouvelles élections ? Peut être ... Mais alors, le pourrissement politique va tourner en règlements de compte. Albert II devrait peut être désigner Justine HENIN, comme liquidateur (???).  C’est Bouglione dans une “démocratie” capitaliste qui crève elle aussi ! Après des élections, les parlementaires élus ne devraient peut être être payé que lorsqu’un gouvernement est constitué et en fonctions. Je vous garantis qu’ alors les choses iraient plus vite ... Mais pour cela, il faut sans doute réunir une majorité des 2/3 au sein du Parlement (???)
 
RoRo

20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2011

Pourquoi la russie aurait-elle à rejoindre l'Alliance N-A?

From: nicolas
Sent: Tuesday, November 30, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Pourquoi la russei aurait-elle à rejoindre l'Alliance N-A?
 

Source : Solidarité Internationale PCF

Pourquoi la Russie aurait-elle à rejoindre l’Alliance nord-atlantique, ce loup déguisé en agneau ?
Par Gennady Zyuganov

samedi 20 novembre 2010, par Comité Valmy


Le Parti communiste Russe expose les raisons de son inquiétude concernant le rapprochement de la Russie avec l’OTAN et de sa possible adhésion au bloc impérialiste

Pourquoi la Russie aurait-elle à rejoindre l’Alliance nord-atlantique, ce loup déguisé en agneau ?

Par Gennady Zyuganov, président du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

Dans le contexte d’une crise mondiale dans laquelle la Russie a été aspirée plus profondément que tout autre grand pays, de nouveaux et dangereux phénomènes peuvent être observés quant à la politique des dirigeants actuels de notre pays. Je veux parler des plans de nouveaux bradages d’entreprises stratégiques, de marchandisation de l’éducation, de la santé et de la culture, et la volonté de faire entrer la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Récemment, les négociations longtemps au point mort concernant l’entrée de la Russie dans l’OTAN ont été tout à coup ranimées. Des experts et journalistes pro-gouvernementaux ont du mal à prouver que c’est une mesure nécessaire. Le président de l’Institut du développement moderne (INSOR), M.Yurgens, a répandu publiquement l’idée de faire entrer la Russie dans l’OTAN, au forum international de Yaroslav en Septembre. Le président du Conseil d’administration de l’INSOR est l’actuel président Russe. Cela signifierait-il que M.Yurgens ait pris cette initiative avec l’aval du président du Conseil d’Administration ?

otanotan2 

Le président Russe a lui-même l’intention de participer au sommet de l’OTAN à Lisbonne des 19 et 20 novembre. Lors d’une récente rencontre avec le secrétaire-général de l’OTAN, Anders Rasmussen, Dimitri Medvedev a déclaré que la rencontre de Lisbonne ne serait pas seulement « un nouveau départ dans les relations entre l’OTAN et la Russie mais marquera également une modernisation des relations mutuelles ». Il n’y a rien de nouveau concernant ces « nouveaux départs ». La voie vers le rapprochement avec l’Ouest dans des conditions de capitulation a été ouverte par Mikhail Gorbatchev avec ses « valeurs humaines universelles ». Le flirt avec les Etats-unis et ses alliés a eu des conséquences dramatiques pour notre pays. Cependant, les dirigeants Russes ne sont pas parvenus à en tirer les leçons adéquates.

Eltsine a accepté la première vague d’expansion de l’OTAN vers les frontières russes. Il a soutenu l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie, notre allié en Europe. Mais vers la fin du règne d’Eltsine, il était devenu évident que les « partenaires » nous avaient cyniquement mené par le bout du nez. Vexé, Eltsine a donné son aval à la fameuse marche de la compagnie aéroportée Russe sur Pristina, la capitale du Kosovo, mais le mal avait été fait. Peu de temps après, M.Poutine repartait de zéro.

Une des premières mesures du nouveau Président a été de faire ratifier par la Douma le tristement célèbre traité START-II qui pourrait mener au démantèlement de nos missiles de longue portée. Les forces nucléaires stratégiques Russes ont été sauvegardées seulement parce que le Congrès des Etats-unis a refusé de ratifier le Traité. Les autorités Russes ont ensuite apporté un consentement quasi-total à la seconde vague d’expansion de l’OTAN, cette fois dans les pays Baltes. Bientôt, sous prétexte de participation à une coalition internationale anti-terroriste, M.Poutine a effectivement contribué à l’installation de bases de l’OTAN en Asie Centrale. Dans le même temps, des bases Russes d’importance capitale, à Cuba et au Vietnam, ont été liquidées.

Cependant, après six années d’efforts inlassables visant à renforcer les relations avec l’OTAN, M.Poutine a tout à coup découvert que l’Ouest n’avait pas l’intention de rendre la pareille mais continuerait à présenter des exigences sans cesse plus importantes, menaçant de porter les dirigeants Russes devant un tribunal international pour leur guerre en Tchétchénie. Donc, en février 2007, le président Russe a prononcé son fameux discours anti-OTAN de Munich où il a exprimé sa profonde indignation vis-à-vis de la perfidie des « partenaires ». Désormais, le président Medvedev est poussé à continuer sur la même voie. Plusieurs mesures préparatoires importantes ont été prises à la vaille du sommet de Lisbonne de l’OTAN. Un autre traité de « désarmement » avec les Etats-unis a été signé. Moscou a soutenu le durcissement des sanctions contre l’Iran et a déchiré le contrat censé fournir des systèmes de défense anti-aérienne à Téhéran. Certaines attaques verbales peu judicieuses ont été adressées à la Corée du nord. Les relations avec la Biélorussie se sont détériorées sans aucune raison. Un gros cadeau a été fait à la Norvège, le plus proche des alliés des Etats-unis au sein de l’OTAN, le contrôle sur de vastes étendues de la mer de Barents sur lesquelles notre pays n’a jamais reconnu de souveraineté étrangère. Maintenant, il semble que les relations entre la Russie et l’OTAN vont passer à un niveau supérieur, vers l’adhésion de la Russie à ce blog agressif.

L’OTAN : du gendarme Européen au gendarme du monde

Il convient de rappeler que l’Alliance a été créée le 4 avril 1949 prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion des « hordes rouges » venant de l’Est. Et un des dirigeants de l’OTAN avait même admis à l’époque que le véritable objectif du bloc était de « garder l’Amérique dedans, l’Allemagne à terre et la Russie dehors ».

L’Union Soviétique a été détruite. Il semblerait qu’il n’y aurait pour l’OTAN désormais aucune raison d’être. Mais l’alliance est toujours vivante et elle est même en pleine expansion, en train de se renforcer. La véritable signification du maintien de l’OTAN a été soulignée par les interventions éhontées contre notre ami Yougoslave et ensuite en Irak et en Afghanistan. Il était devenu évident que l’OTAN restait un outil de promotion des ambitions mondiales des Etats-unis et de ses alliés. En fait, les stratèges occidentaux reconnaissent que le rôle de l’OTAN va en se renforçant.

Le rapport de forces mondial est en train de changer rapidement. En 1999, quand les membres de l’OTAN ont adopté avec enthousiasme un nouveau Concept stratégique qui a transformé l’OTAN d’une alliance défensive Européenne en un bloc offensif avec une sphère d’action mondiale, il n’y eut aucune résistance à cela, et on en attendait pas moins. La Russie était en ruines après la période des « réformes », tandis que la Chine avait encore à affirmer sa puissance politique et économique potentielle.

Aujourd’hui, comme la crise l’a démontré, l’influence de l’oligarchie mondiale, dont les centres sont l’Amérique du nord et l’Europe, se rétrécit. Sous l’influence de la Chine communiste, les pays d’Asie, dont le rôle jusqu’à présent a été de fournir des ressources naturelles et de la main d’œuvre bon marché à l’Europe et aux Etats-unis, émergent comme des acteurs-clés dans la politique mondiale. Des processus similaires se déroulent également en Amérique latine. Les pays du « continent noir », jusqu’à récemment un champ sans bornes pour le pillage par les firmes multi-nationales (FMN), s’unissent dans une anti-coloniale Union Africaine. Les pays du Proche-orient et du monde Islamique dans leur ensemble sont pris dans un rude affrontement avec l’Occident.

La lutte pour la suprématie s’intensifie. La crise économique affaiblit encore davantage le système capitaliste. L’oligarchie internationale comprend les personnes les plus riches de la planète, les 500 plus puissantes FMN qui ont un capital de 16 000 milliards de dollars et qui représentent plus de 25% de la production industrielle mondiale. Cette « élite » n’a aucune intention de renoncer à son hégémonie sur la planète, acquise au cours de siècles de guerres de conquête. D’où la nouvelle série de conflits militaires, l’attitude agressive à l’égard de l’Iran et de la Corée du nord, et la pression croissante exercée sur la Chine.

L’Occident cherche à consolider sa puissance afin de perpétuer sa domination. Tandis que dans les années 1990 la question de savoir si l’OTAN avait un sens était débattue, aujourd’hui l’oligarchie, préoccupée par les changements des rapports de force dans le monde, est vigoureusement en train de faire de l’OTAN le gendarme du monde. Elle se fixe comme tâche le déploiement de système de contrôle global sur les espaces terrestres et aériens et la capacité à frapper n’importe quel cible sur le globe. L’OTAN émerge comme un organe supra-national qui cherche à subvertir le système du droit international qui a pris forme après la seconde guerre mondiale et à se soumettre les Nations unies.

En 1993, Zbigniew Brzezinski, dans son livre « Hors de contrôle » déclarait ouvertement que si l’Amérique voulait contrôler le monde, comme elle l’a fait, alors elle devait établir sa domination sur l’Eurasie, en particulier sur la « périphérie occidentale » (l’Union européenne), son « coeur » (Russie), le Moyen-Orient, l’Asie centrale et ses réserves pétrolières. Selon l’éminent analyste Américain John Kaminski, les troupes Américaines ne luttent pas pour la liberté. Ils luttent pour les profits des grandes entreprises... l’armée existe pour s’emparer et piller d’autres pays et peuples.

A la rencontre de Lisbonne, ses participants vont adopter un nouveau concept stratégique de l’OTAN qui remplacera celui adopté en Mai 1999 quand le Bloc a déclaré qu’il avait le droit à des interventions dans le monde entier. Le nouveau concept va sûrement confirmer le fait que l’OTAN continuera son expansion à l’Est. Elle conservera les armes nucléaires tactiques Américaines en Europe. Elle créera un système de missiles Européen en collaboration avec les Etats-unis qui sera évidemment dirigé contre la Russie.

Le capital oligarchique, conscient de la menace à son hégémonie mondiale venant d’Asie, d’Amérique latine et du Proche-orient, essaie de contre-attaquer. Mais ses ressources ne cessent de s’amoindrir.

La Russie entraînée dans la guerre en Afghanistan

Quelle est la plus grande préoccupation de l’OTAN ? Le fait qu’il n’y pas assez de « chair à canon » pour ses expéditions coloniales. L’OTAN cherche fiévreusement des alliés. Il y a actuellement près de 150 000 soldats de 47 pays déployés en Afghanistan. De nombreuses anciennes républiques Soviétiques y ont été entraînées : l’Estonie a envoyé 160 soldats, la Lettonie 170, la Lituanie 245, l’Azerbaïdjan 90, l’Arménie 40, l’Ukraine 15 et la Géorgie 925.

Nos anciens alliés au sein du Traité de Varsovie ont été également été poussés à augmenter leurs contingents. La Pologne a 2 630 soldats en Afghanistan, la Roumanie 1750, la Hongrie 360, la Bulgarie 540, la République Tchèque 500 et la Slovaquie 300. Même la Mongolie a été poussée à envoyer près de 200 de ses soldats sur place. Subsiste-t-il des doutes sur le fait que l’on va demander à la Russie une contribution plus « décente » à la « lutte pour la démocratie » en Afghanistan ?

Quel est le sens de l’article 5 de la Charte de l’OTAN ? Il signifie que tous les membres du bloc doivent venir à la défense de tout autre membre si celui-ci est attaqué. La nature de l’attaque n’est pas spécifiée. Cela peut très bien vouloir dire « menace terroriste », ce dont on a su tellement jouer du côté occidental. Ceux qui sont en train de tirer la Russie vers l’OTAN doivent comprendre que la Russie sera contrainte de protéger les intérêts collectifs de l’alliance. Et pas seulement en Afghanistan...

Apparemment, Washington croît raisonnablement qu’il est inadmissible que le gouvernement Russe continue d’échapper à ce qui est le « devoir sacré » de toutes les partenaires des Etats-unis, c’est-à-dire, lutter pour les intérêts Américains. Des appels toujours plus forts sont lancés depuis Washington pour une intervention en Iran. On aura besoin de toujours plus de « chair à canon ».

L’opinion publique occidentale rejette cette guerre futile au Moyen-Orient, en particulier depuis que les « nobles » objectifs de « lutte contre le terrorisme international » ont bien vite perdu de leur superbe et que le coût et le nombre de cercueils rapatriés depuis l’Afghanistan explosent. Il est donc extrêmement important pour les dirigeants de l’OTAN de donner l’impression que cette guerre bénéficie d’un large soutien international. En général, c’est un des trucs préférés des Américains : partager la responsabilité de leurs aventures coloniales avec leurs alliés. C’était le cas en Corée dans les années 1950 et au Vietnam dans les années 1960. C’est ce qui se passe actuellement en Afghanistan.

Le secrétaire-général de l’OTAN parle ouvertement d’envoyer des pilotes d’hélicoptère Russes dans ce pays et lors d’une rencontre au Pentagone, il y a de cela plusieurs mois, le secrétaire à la Défense des Etats-unis a soulevé avec M.Serduykov, ministre Russe de la Défense, la question de l’envoi de troupes aéroportées et des forces spéciales Russes en Afghanistan. Nous n’avons pas entendu de refus catégorique côté Russe sur la question.

D’autre part, nous savons que les liens militaires Russo-OTAN ont été entièrement rétablis dans le cadre du voyage réalisé au QG du bloc à Bruxelles par le chef de l’Etat-major russe N.Makarov plus tôt dans l’année. Plusieurs accords ont été signés sur des exercices réguliers concernant le commandement et les troupes sur la pratique de la compatibilité et de l’inter-opérabilité des troupes, de l’échange de personnel pour la formation ainsi que d’autres activités visant à intégrer les forces armées Russes dans les structures de l’OTAN.

Les stratèges occidentaux sont prêts à admettre la Russie dans l’alliance seulement en tant que membre de base, affichant clairement que le bloc n’a qu’un seul et unique patron, les Etats-unis. La Russie passerait de dangereux rival, à garder loin de l’Europe, à docile vassal. En d’autres termes, la formule change. Désormais, l’objectif de l’OTAN est « conserver les Etats-unis dedans, et l’Allemagne et la Russie à terre ».

Conséquences de l’entrée de la Russie dans l’OTAN

Si notre pays rejoint l’alliance, son indépendance sur la scène mondiale sera dramatiquement réduite. Il devra coordonner ses actions avec les hauts gradés de l’OTAN, ou, en termes pratiques, demander leur permission pour toute initiative internationale. On lui assignera un « ennemi commun ». Nous devons tous être conscients du fait que dans le cas où la Russie rejoindrait l’OTAN, nos frontières méridionales et extrême-orientales pourrait d’abord devenir des zones de haute tension et ensuite devenir un champ de bataille.

Comme tous les autres membres de l’alliance, la Russie sera confrontée à une « occupation amicale », avec apparition sur notre territoire de bases de l’OTAN et de forces de déploiement rapide, et la libre circulation de ravitaillements militaires de l’OTAN sur son territoire. A la suite de cette transformation, le rôle géopolitique Eurasien de la Russie changera. Donc pour la Russie, rejoindre l’OTAN signifierait un prologue à son auto-destruction.

Pour l’économie russe, ce pas sonnerait le glas de notre industrie de la Défense qui a longtemps été la cheville ouvrière de réalisations scientifiques et technologiques spectaculaires et avait les méthodes d’organisation du travail les plus avancées. Nous allons inévitablement être contraints de passer aux normes de l’OTAN et d’acheter de l’équipement militaire étranger. Le processus est en plein essor. Nous avons déjà acheté des fusils Anglais, des drones Israéliens, de véhicules blindés Italiens et un « contrat du siècle » verra la Marine russe acheter des porte-hélicoptères Français dont nous n’avons absolument pas besoin. Le Général Ivashov estime que dans les années à venir la Russie achètera au moins 30% de son équipement militaire des pays de l’OTAN et d’Israël.

Pendant ce temps, l’arrêt presque total de la production des avions TU-2004 et des IL-96 signifie que nous ne sommes pas seulement en train de devenir totalement dépendants de l’Occident pour les avions de ligne, mais aussi que nous allons bientôt être incapables de produire nos propres avions de transport militaires. Dans l’éventualité d’un conflit, nous n’aurons ni les pièces de rechange ni les compétences pour réparer les avions de ligne qui ont toujours été une réserve, au cas où.

La « réforme » destructrice des Forces armées tombe dans le même schéma. Elle est associée au nom de M.Serdyukov. Mais apparemment, son action a le soutien des dirigeants du pays. De tristes expériences de telles « réformes » existent. Les armées autrefois puissantes des anciens pays du Pacte de Varsovie – la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie – sont désormais transformés en « contingents » totalement incapables de défendre leurs pays et leurs populations mais fournissant des mercenaires pour les guerres coloniales Américaines.

Le même sort a été réservé à l’autrefois puissante Armée populaire de Yougoslavie. Après le coup d’Etat d’Octobre 2000, quand le pouvoir a été pris par des forces pro-occidentales, une série de « réformes » de l’armée Yougoslave en ont fait une pâle ombre de la véritable force qui était capable encore récemment de repousser l’invasion terrestre des forces de l’OTAN.

Les autorités Russes ont détruit la science et l’industrie de la défense qu’elles avaient hérité de l’URSS à un tel point que nous avons perdu la capacité de produire suffisamment d’armements pour nous, et laisser tomber l’idée d’en développer des nouvelles. L’armée autrefois crainte de ses ennemis, démoralisée et désarmée par le « réformateurs », n’est même plus capable de défendre la Russie.

La réorganisation de la structure des Forces armées, l’adoption du système des brigades, l’achat d’équipements militaires étrangers, les exercices conjoints avec les Etats-unis et l’Europe, le refus d’admettre les cadets et les aspirants dans les institutions militaires universitaires : tout cela n’est rien d’autre qu’une volonté d’ouvrir la voie à un système militaire qui attachera ce qu’il restera de l’Armée et de la Marine Russe aux forces expéditionnaires des Etats-unis et de l’OTAN.

Le message est clair : la Russie abandonne volontairement son statut de grande puissance mondiale et se subordonne aux forces les plus agressives. Est-ce que notre peuple victorieux mérite un tel traitement ?

Peut-on croire à la cordialité de l’OTAN ?

Les faits sont têtus. Ils confirment que l’OTAN continue tout doucement à préparer l’invasion de la Russie. Nos troupes sur le théâtre Européen sont surpassées en nombre de 10 à 12 fois par celles de l’OTAN. En Europe seulement, l’OTAN a 36 divisions, 120 brigades, 11 000 tanks, 23 000 pièces d’artillerie et 4 500 avions de chasse. A quoi cela sert d’avoir un tel énorme dispositif militaire ? Pour lutter contre la terreur internationale qui est aujourd’hui présentée comme la principale justification de l’existence de l’OTAN ?

Pendant ce temps, les spécialistes estiment que 70% de toutes les activités opérationnelles, de tous les exercices menés par l’OTAN sont des répétitions qui s’insèrent dans la période initiale d’une guerre de grande ampleur, destinées à obtenir la supériorité aérienne et à mener des opérations de nature offensive. Aujourd’hui, l’OTAN n’a aucun autre ennemi contre qui des opérations de grande ampleur pourraient être lancées, exceptées la Russie. On peut donc affirmer avec certitude que l’OTAN veut nous occuper.

L’OTAN établit sa présence partout. La Russie est stratégiquement encerclée. Une ceinture d’États hostiles à la Russie est en voie de création. Des bases Américaines voient le jour en Pologne, en Bulgarie, et en Roumaine sur la côte de la Mer noire. Les pays Baltes sont déjà sous contrôle de l’OTAN. Des bases navales et des aérodromes militaires capables d’accueillir 200 avions de chasse en même temps, y compris des avions transportant des armes nucléaires, ont été modernisés sur place. Et puis, l’Estonie est à 200km de Leningrad. L’aviation de l’OTAN peut lancer ses missiles sans même pénétrer dans notre espace aérien.

L’Ukraine et la Moldavie attendant dans l’anti-chambre pour rejoindre l’OTAN. La Géorgie est déjà dans la poche de l’OTAN. L’Azerbaïdjan dérive progressivement vers l’OTAN. Les bases aériennes du bloc sont situées au Tadjikistan et au Kirghizstan. Les nouveaux membres de l’alliance, y compris les pays Baltes, ne sont pas limités dans le déploiement d’armes nucléaires sur leurs territoires, ne sont pas couverts par les limitations du traité FCE (Forces conventionnelles en Europe), ce qui permet d’établir des forces de frappe sur leurs territoires.

Il y a un effort constant réalisé pour établir un contrôle sur notre Flotte du nord, la plus puissante des forces maritimes nucléaires que possède la Russie. L’OTAN utilise des stations de suivi en Norvège et dans les pays Baltes, et des postes de surveillance radio-électronique à Spitzbergen. Des bouées acoustiques, des satellites et les avions de reconnaissance Orion pistent tous les mouvements de nos sous-marins nucléaires. L’aviation de reconnaissance de l’OTAN devient, le long de nos frontières, de plus en plus active.

Que se cache-t-il derrière les tentatives d’entraîner la Russie dans l’OTAN ?

L’élite Russe a longtemps essayé de faire partie de l’oligarchie mondiale. Mais on lui a fait comprendre que le seul carton d’invitation pour entrer dans le « club » se trouvait dans l’organisation militaire de l’OTAN. Le message derrière cela est : premièrement battez-vous pour nous, versez le sang de vos citoyens pour les valeurs Occidentales et ensuite on pensera à vous admettre dans le « club ».

Le regain d’intérêt « soudain » pour l’adhésion à l’OTAN est une preuve supplémentaire du fait que les élites de Russie et les pays de l’OTAN ont la même nature de classe. Le groupe qui dirige la Russie aujourd’hui vise moins à moderniser qu’à « occidentaliser » la Russie.

La préparation à l’ « occidentalisation » était en route depuis longtemps. Les élites pro-occidentales de Russie continuent de dire que la Russie n’a pas d’ennemis. A l’exceptions de mythiques « terroristes internationaux ». Ceux qui font notre politique étrangère refusent d’admettre le fait évident que les objectifs historiques de l’Ouest n’ont pas changé et que la Russie est toujours vue comme une source de biens bon marché et un marché pour leurs biens qui ont fait leur temps à l’Ouest.

Le défilé des colonnes de l’OTAN sur la place Rouge pour le jour de la Victoire le 9 mai 2010, jour sacré pour tous les Russes, a démontré que l’OTAN et les élites russes sont en train de devenir des « âmes soeurs ». Ils essaient de nous impressionner, de nous faire croire que le premier peuple qui ait envoyé un de ses enfants – Youri Gagarine – dans l’espace est seulement capable de ramasser les miettes tombées de la table des occidentaux. Le retour d’un libéralisme fanatique au moment où plus de 900 entreprises, y compris certaines stratégiques, sont sur le point d’être privatisées, signifie que la sécurité nationale du pays est sacrifiée sur l’autel du profit et des intérêts égoistes.

D’ailleurs, les élites Russes continent d’afficher toute leur incohérence. Tout en s’opposant fortement à l’admission de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN, Moscou déclare tout à coup son intention de rejoindre lui-même le bloc. La doctrine militaire Russe identifie l’OTAN comme notre principal ennemi. Allons-nous intégrer l’organisation de notre principal ennemi ? Bien sûr, sous la constitution de la Russie de Eltsine, le Président fixe la politique étrangère du pays. Dans le même temps, les dirigeants Russes ne doivent pas oublier le principe constitutionnel qui affirme que l’origine du pouvoir en Russie réside en son peuple. Apparemment, un changement radical dans le cours de l’histoire du pays nécessite l’accord du peuple. L’outil pour obtenir un tel accord est bien connu. C’est le référendum.

Si les autorités Russes actuelles sentent qu’elles sont infaillibles, alors posons la question de l’adhésion à l’OTAN dans le cadre d’un référendum. Il est fort probable qu’ils ne le feront pas. Ils savent très bien que le peuple garde en mémoire les précédentes « visites » en Russie de nos voisins Européens, que ce soient sous la forme de l’intervention Polonaise durant le Temps des troubles, de la grande armée Napoléonienne ou des hordes d’Hitler avec des légions SS représentant presque tous les pays de ’OTAN actuelle.

La Russie a déjà payé pour sa sécurité le prix de millions de vies humaines, pendant la seconde guerre mondiale, qui ont libéré l’Europe du fascisme. Pour renforcer la sécurité de la Russie, nous ne devrions pas demander d’être admis dans l’OTAN, mais plutôt développer notre industrie, notre système éducatif, les sciences. Nous devons ranimer nos Forces armées. Nous devons rétablir notre cercle d’amis et d’alliés parmi les pays-membres de l’Organisation de la Coopération de Shanghai et l’Organisation du Traité de sécurité collective. Par-dessus tout, nous devons chercher à créer une union de la Russie, la Biélorussie et de l’Ukraine qui mettrait en commun le potentiel de ces trois peuples Slaves. C’est la plus fiable des garanties de notre sécurité. Cela a été le cas pendant des siècles dans notre Etat commun. Cela le sera encore à l’avenir.

21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

[JUGOINFO] Privatisation au Kosovo : dix années d’échec

 
 
Sent: Saturday, November 27, 2010 10:41 PM
To:
Subject: [JUGOINFO] Privatisation au Kosovo : dix années d’échec
 
 

 
 
Koha Ditore


Privatisation au Kosovo : dix années d’échec

 
Traduit par Belgzim Kamberi

Une population paupérisée, des services publics sabordés et des infrastructures inopérantes, voilà le résultat des neuf années de privatisation orchestrée par la Minuk et la Kosovo Trust Agency. Mené sans concertation et entaché de nombreuses irrégularité, ce processus n’a jamais fait l’objet d’une évaluation sérieuse ni du moindre débat public. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur pour l’avenir du pays.
 
Publié dans la presse : 15 septembre 2010
Mise en ligne : mardi 5 octobre 2010

Par Parim Olluri

L’Institut Norvégien pour les Relations Internationales (NUPI) a présenté mardi 14 septembre un rapport très sévère sur les privatisations menées par le « pilier IV » de la Minuk, en charge de la reconstruction économique du Kosovo. « Les neuf années de privatisation, conduite par les acteurs internationaux, qui en avait fait le cœur de leur stratégie économique, ne semblent pas avoir amélioré la situation globale du pays. Près de la moitié de la population se trouve toujours sans emploi ou dans une situation de pauvreté. Les infrastructures, l’agriculture et la production nationale sont dans une situation très difficile et l’éducation comme les services sociaux ont été sabordés », a expliqué Rita Augestad Knudsen, en présentant le rapport.

Le rapport porte sur les neuf années de gestion des privatisations par la Kosovo Trust Agency (KTA) et montre que les internationaux ont été incapables de mener à bien cette mission. « Bien qu’il n’y ait toujours pas de chiffres exacts, il apparaît que la processus de privatisation dirigé par les internationaux a occasionné une perte sèche d’emplois », note le rapport. En 2002, de 50 à 60.000 emplois ont été supprimés en raison de la gestion des entreprises publiques par la Minuk alors que, selon le syndicat du Kosovo (BSPK), 70.000 travailleurs se sont retrouvés sans emploi, sans retraite et sans aide sociale à cause de la privatisation.

La privatisation menée par la Minuk, une « catastrophe »

Selon l’auteur de ce rapport, la privatisation gérée par les internationaux n’a pas rempli les objectifs déterminés par la Minuk concernant la reconstruction et le développement économique. « Même si aucune évaluation générale n’a encore été réalisée sur l’influence de la privatisation sur l’économie du Kosovo, les quelques résultats disponibles montrent que le processus a surtout limité le potentiel socio-économique du pays », déplore le rapport.

Ce rapport va même jusqu’à affirmer que les actions de la Minuk et de la KTA ont eu des conséquences destructrices. Le BSPK et la société civile ont formulé de vives critiques, portant notamment sur la mauvaise gestion et la corruption. « Ceux qui ont intérêt à soutenir le processus de privatisation au Kosovo affirment que celui-ci a été un succès, arguant qu’il était indispensable. Les experts, par contre, le décrivent comme une catastrophe, comme un échec quasi-total du point de vue économique. »

Selon ce rapport, les officiels affirment que le processus de privatisation illustre la faillite de la mission dont se réclamait de la Minuk, en éclairant ses limites dans l’utilisation de la privatisation au Kosovo pour favoriser la reprise économique.

« Certains affirment que la Minuk était incapable d’administrer l’économie du Kosovo et donnait ainsi une mauvaise image de l’Onu, minant de fait son principal objectif de créer une économie qui fonctionne selon les principes de l’état de droit », constate le rapport.

L’UE et les États-Unis poussent à la privatisation

Indépendamment du caractère douteux du processus de privatisation au Kosovo – à l’image d’expériences semblables dans d’autres pays –, les internationaux ont continué à mener une privatisation rapide et totale, même lorsqu’a pris fin l’activité de la Kosovo Trust Agency (KTA).

« L’UE et surtout les États-Unis continuent d’inciter à la privatisation en insistant sur le fait que l’économie kosovare a besoin de se libérer du fardeau de l’État et en déclarant que c’est la seule solution pour garantir la survie à long terme du Kosovo indépendant ». Mais, selon ce rapport, au lieu de promouvoir la gouvernance démocratique ou le vrai renforcement des pouvoirs locaux, les internationaux sont plus disposés à écarter toute gestion locale et à distinguer l’ami de l’ennemi selon des critères subjectifs. D’après ce rapport, il y a eu notamment une politisation de la loi dans la participation internationale sur la privatisation au Kosovo.

L’épineuse question des mises en faillite

Le processus de mise en faillite est le principal obstacle de la privatisation au Kosovo. De même, 451 millions d’euros sont toujours bloqués et ne peuvent toujours pas être utilisés, parce qu’ils peuvent tomber aux mains des créditeurs et propriétaires qui sont principalement serbes, évoque ce rapport.

« La conséquence de la responsabilité des internationaux s’est présentée lors des discussions à propos du processus de liquidation ». Ceux-ci se sont concentrés sur la légalisation de la propriété privée sans s’exposer personnellement, qu’ils ont ensuite utilisée à des fins politiques.

« Le KTA n’a terminé aucune mise en liquidation, qui était un de ses objectifs finaux », ajoute le rapport. « Ceci a mené au blocage des 451 millions d’euros de la privatisation, qui ne peuvent pas être retiré parce qu’ils sont bloqués par les créditeurs et les propriétaires, à qui la plus grande partie de cette somme reviendra. Selon le rapport, Pieter Feith a soulevé ces questions dans une lettre au ministre de l’Économie et des finances, Ahmet Shala ; courrier qui faisait suite à un conflit entre la Banque centrale du Kosovo et l’Agence kosovare de privatisation.

« L’issue du processus de liquidation est attendue avec impatience par ceux qui pensent que le Kosovo profitera de la privatisation menée par les internationaux, alors que les autres insistent sur le fait que les bénéfices n’iront pas dans les caisses du Kosovo, mais dans celles des créditeurs et des propriétaires, majoritairement serbes. Certains craignent que la liquidation ne soit à l’origine d’un conflit social », affirme le rapport.

Les problèmes liés au processus de liquidation, ainsi que l’évaluation des plaintes qui y sont relatives par une Chambre spéciale, favorisent le maintien de la Minuk comme seule autorité officielle compétente, démontrant de fait le pouvoir des internationaux sur des pans essentiels de l’économie kosovare.

Des rumeurs gênantes

Le rapport rappelle qu’au début du processus de privatisation, des rumeurs couraient sur le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du Premier ministre Hashim Thaçi concernant son influence sur la privatisation des entreprises publiques.

Ainsi, le retrait par la Minuk du droit historique des communes sur les entreprises publiques aurait été la conséquence des liens politiques des membres locaux du Département du Commerce et de l’Industrie avec le Parti démocratique du Kosovo (PDK), qui avait en charge leur nomination. Ce parti ayant perdu les élections municipales de 2001 contre la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), la majorité des municipalités n’étaient plus contrôlées par le PDK. Le contrôle des communes par la LDK avait incité le PDK à inciter les communes à abandonner leurs droits sur les entreprises publiques.

« Indépendamment des raisons qui ont conduit la Minuk à mettre hors-jeu les communes en 2001, les responsables internationaux impliqués dans la privatisation au Kosovo ont prouvé depuis longtemps leurs préférences à minimiser l’autorité locale », conclut le rapport.

                ITALIA-JUGOSLAVIA: POSIZIONI A CONFRONTO
                L'atteggiamento opposto di Pertini e D'Annunzio
               
http://www.cnj.it/documentazione/amicinemici.htm

21:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/01/2011

Tunisie: Révolution, effet domino et French connection

 
 
Sent: Friday, January 21, 2011 8:42 PM
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Subject: Tunisie: Révolution, effet domino et French connection
 
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23:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

DEUXIEME LETTRE DE LEFORT A ALLIOT MARIE

DEUXIEME LETTRE DE LEFORT A ALLIOT MARIE
 


"Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine(...)"

Lettre ouverte de Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, député honoraire, à Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères

A l’Assemblée nationale, le 22 décembre dernier, vous avez répondu à la question du député Hervé de Charrette, qui vous interrogeait sur l’inaction de l’Union européenne au Proche-Orient. L’ancien ministre y soulignait à juste titre que cette situation était plus que choquante, eu égard aux déclarations faites par cette dernière, notamment la déclaration du Conseil des ministres des Affaires étrangères 8 décembre 2009.

Dans votre réponse, vous avez affirmé qu’il n’était pas possible « pour des raisons de stabilité régionale » de rester sur l’échec actuel. Certes, la question de la stabilité est majeure mais ne pensez-vous pas que cette instabilité régionale est la conséquence d’une politique et des complicités dont celle-ci bénéficie et non pas un fait en soi ? Qu’elle résulte du refus obstiné de l’État d’Israël d’appliquer les résolutions pertinentes des Nations unies sur les conflits israélo palestinien et israélo arabe ? Et n’estimez-vous pas que les Palestiniens n’en peuvent plus de cette injustice qui les frappe – et la société israélienne par ricochet – depuis plus de quarante ans ? L’instabilité régionale est fruit de la complaisance de la « communauté internationale » à l’égard de cette injustice, de son refus d’imposer fermement le droit à Israël aussi.

Vous agissez et vous sanctionnez quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, par exemple. Mais quand il s’agit de l’État d’Israël, qui pourtant piétine chaque jour les décisions de l’ONU, le mot sanction – et plus encore la chose – disparaît de votre vocabulaire.

Pis : comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux vous avez fait envoyer, début 2010 aux Parquets, une directive exigeant qu’ils poursuivent celles et ceux de nos concitoyens qui - devant l’inaction de la communauté internationale, de l’Union européenne et de votre gouvernement - ont décidé de recourir au boycott citoyen des produits israéliens, comme leurs aînés l’avaient fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Vous avez même inventé un « boycott des produits casher », dont je vous mets au défi d’apporter la moindre preuve de l’existence dans notre pays, pour leur appliquer l’article 24 alinéa 8 de la Loi du 29 juillet 1881 réprimant la « provocation publique à la discrimination » : un tract distribué ou un autocollant apposé pourrait leur coûter, comme dans la plus sinistre des dictatures, trois ans de prison ferme, quarante cinq mille euros d’amende et, pour les fonctionnaires, la radiation à vie.

Bref, au lieu de sanctionner Israël pour ses violations permanentes du droit international, vous sanctionnez ceux qui appellent au respect de ce droit et à la fin de l’impunité d’Israël. C’est le monde à l’envers : vous traitez comme des criminels celles et ceux qui veulent le droit et protégez comme des innocents les responsables – dixit le rapport Goldstone – de « crimes de guerre, voire contre l’Humanité ».

Toujours dans votre réponse du 22 décembre, vous évitez en revanche soigneusement d’informer la représentation nationale d’un aspect majeur du Conseil des Affaires générales de l’Union européenne tenu le 13 décembre dernier : à savoir que celui-ci se proposait, « le moment venu », de reconnaître l’existence d’un Etat de Palestine.

Or ce serait un acte politique majeur, de nature à débloquer une situation d’impasse qui peut, à tout moment, menacer gravement la paix mondiale. Reconnaître de facto et de jure un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et contribuer à ce qu’il soit bientôt accueilli au sein des Nations unies, comme l’a envisagé le président américain Barack Obama dans son discours à la dernière Assemblée générale de l’organisation, voilà une décision que peut prendre sans tarder l’Union européenne. Car le « moment » n’est pas à venir : il est venu.

Au lieu d’agir, vous qui vous réclamez du gaullisme vous plaignez de n’être pas assez associée à la stratégie américaine, laquelle, c’est l’évidence, est paralysée devant l’intransigeance des dirigeants israéliens. Mais qui vous empêche de peser de tout votre poids en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine ? Personne ! Qui donc pourrait empêcher l’Union européenne de faire ainsi bouger les lignes ? Personne !

Eh bien, c’est ce que je vous demande de faire, Madame le Ministre. Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine et entraîne les autres membres de l’Union à agir de même, comme le font en nombre grandissant des États du continent latino américain, et ce sur la base des paramètres connus, et rappelés ici, conformes au droit international.

Pourquoi l’Union européenne devrait-elle se placer à la remorque des États-Unis et se rendre dépendante de leur crise stratégique ? Elle peut, au contraire, marquer de son empreinte la politique mondiale. Elle le doit.

Et je vous demande instamment, par cette lettre ouverte, de faire dès aujourd’hui : que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale : et qu’elle contribue décisivement, comme membre permanent du Conseil de sécurité à son admission comme membre de plein droit par l’Assemblée générale des Nations unies.

Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, député honoraire

13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/01/2011

29/11/10: Vivement l'alternance socialiste en France?

PS: otanisés et ricanisés jusqu'à la lie. Tous dans cette énorme machine de guerre du capitalisme international, du colonialisme, de l'impérialisme, des marchands de canons,  ... !
Quoi qu'il en coûte au détriment des peuples ...
Ca, ce sont des "socialistes"!
Jaurès, réveille-toi !
RoRo
 
 

 
 
----- Original Message -----
Sent: Thursday, November 25, 2010 7:59 PM
Subject: [alerte_otan] Vivement l'alternance socialiste en France?

 
Fabius: "Nous ne ressortirons pas du commandement de l'Otan"
 
mardi, 23 novembre 2010
 
Laurent Fabius était, aujourd'hui, invité à déjeuner par l'Association de la Presse Diplomatique.
 
C'était l'occasion pour lui, qui a présidé la convention du PS sur la politique étrangère et de défense, d'exposer la position des socialistes sur les dossiers internationaux les plus importants.
 
Sur l'Otan et la réintégration de la France dans le commandement de l'Alliance Atlantique, il a été étonnament précis.
 
On se souvient qu'au cours du débat parlementaire, le PS s'était, par la voix même de Laurent Fabius, déclaré très hostile à ce retour.
 
Dans leur plate forme de politique étrangère, les socialistes avaient écrit que, lorsqu'ils reviendraient au pouvoir, ils "réexamineraient la situation".
 
Aujourd'hui, Laurent Fabius affirme: "On ne ressortira pas du commandement".
 
Il ajoute: "Nous demanderons que les deux exigences formulées par la France - un poids accru de notre pays dans les structures militaires et une défense européenne plus forte - soient satisfaites."
 
Mais "on ne ressortira pas".
 
++++++
 
psf3

Dans le cadre de la deuxième réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS) qui s'est tenue du 15 au 16 novembre à Paris, Martine Aubry a accueilli Ehud Barak, président du Parti Travailliste « israélien » et vice-président de l'IS. Cette réception d'un haut responsable sioniste, qui occupait les fonctions de ministre de la « défense » lors de l'attaque israélienne contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009 qui a fait plus de 1.350 morts et 5.450 blessés, est un évènement qui illustre les liens étroits unissant le PS français aux dirigeants sionistes.
(transmis par M-A Patrizio)
 
 
 
 

12:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: les médias du capitalisme relance le FN

 
 
 

FRANCE: les médias du capitalisme relance le FN ....
 
tf1-lavage-de-cerveau
 
Les élections approchent en FRANCE “démocratique” européanisée: les médias du capitalisme relance le FN.
 
Depuis 2-3 jours, il n’y en a plus que pour le Fn à l’occasion de son congrès et de la succession de son Führer.
 
C’ est un procédé dorénavant connu: chaque fois que le score électoral des faschos de FRANCE est au plus bas, les médias se chargent de les relancer en allant les rechercher dans leurs poubelles.
 
RoRo

11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |