26/02/2011

GREVE GENERALE EN GRECE

 
From: FISCHER BERNARD
Sent: Thursday, February 24, 2011 9:37 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] GREVE GENERALE EN GRECE
 
 




Note de RoRo: partout les problèmes sociaux (exploitation capitaliste, chômage, vie chère, régression sociale, répression policière, fermetures d' entreprises, difficultés de se nourrir, de se soigner, de se loger ...) vont amener de plus en plus de révoltes, de gens dans la rue... Tunis, Le Caire, Athènes, Wisconsin... Bientôt: Rome,Paris, Londres, Bruxelles, .... Nous sommes tous des Arabes ! De plus en plus de gens en ont assez. La colère gronde et monte ... La fausse gauche collaborationniste et opportuniste va devoir se positionner: avec les pouvoirs en place, ou avec les travailleurs, les exploités, les révoltés ... ?


http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110223/twl-grece-greve-b...


http://www.fischer02003.over-blog.com/article-greve-gener...


http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/02...

Affrontements sur fond de grève générale en Grèce (Reuters)

 

Des heurts ont opposé mercredi la police grecque à des manifestants alors qu'environ cent mille travailleurs, étudiants et retraités défilaient à Athènes en direction du Parlement hellénique dans le cadre d'une grève nationale contre la politique de rigueur du gouvernement.

 

La police anti-émeute a fait usage de gaz lacrymogènes et de bombes éclairantes contre des manifestants qui lançaient des cocktails Molotov, enfumant la place Syntagma d'Athènes où des grévistes couraient se mettre à l'abri.

 

Ce débrayage de vingt quatre heures, observé par les employés du public et du privé, a paralysé les transports publics et aériens et entraîné la fermeture des écoles. Un service minimum était assuré dans les hôpitaux. Il s'agissait de la première grève nationale de l'année contre la réduction des dépenses publiques.

 

Environ cent mille personnes ont traversé la capitale en scandant "Nous ne paierons pas" et "Pas de sacrifice pour la ploutocratie". Selon des sources policières et des témoins, ce défilé est le plus important observé dans le pays depuis les émeutes de décembre 2008, qui durèrent plusieurs semaines.

 

Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes à plusieurs endroits pour disperser des manifestants qui leur lançaient aussi des pierres et des bouteilles de plastique. Les boutiques avaient baissé leurs rideaux et les hôtels du centre d'Athènes verrouillé leurs portes.

 

TRENTE CINQ BLESSÉS, VINGT SIX ARRESTATIONS

 

Quinze policiers et dix civils ont été blessés, dont un journaliste touché sans gravité par un cocktail Molotov, ont indiqué des responsables de police. Vingt-six manifestants au moins ont été arrêtés.

 

Des contestataires ont arraché des plaques de marbre pour s'en servir de projectiles contre les forces de l'ordre. D'autres ont mis le feu à des poubelles, endommagé des arrêts de bus. Sur une banderole noire déployée devant le Parlement, on lisait "Nous sommes en train de mourir".

 

"Ça suffit ! Toutes ces hausses d'impôts tuent nos entreprises et nous devons licencier", a dit un patron de bar, Costas Loras, 42 ans.

 

L'an dernier, le gouvernement socialiste a dû baisser les salaires et le montant des retraites et augmenter les impôts, dans le cadre du plan de réduction des dépenses et des déficits publics engagé avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), en échange d'un prêt de cent dix milliards d'euros qui a sauvé la Grèce de la faillite..

 

L'UE et le FMI ont donné leur feu vert début février au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de quinze milliards d'euros qui viennent s'ajouter aux trente huit milliards déjà reçus par la Grèce. Mais ils ont réclamé d'autres réformes structurelles.

 

"Ce traitement est pire que la maladie, cela enrichit les riches et appauvrit les pauvres", affirme Yannis Panagopoulos, président du syndicat GSEE, le plus important du pays. "Nous continuons le combat, nous n'arrêterons pas."

 

Selon les analystes, le mouvement de grève ne devrait pas inciter le gouvernement à infléchir sa politique.

 

"Les gens ont démontré une fois encore leur opposition aux mesures d'austérité. Mais quelle que soit la taille de ces manifestations, elles ne peuvent pas modifier la politique gouvernementale", note Costas Panagopoulos, chef de l'institut de sondage Alco. "Mais la majorité des Grecs estiment que la charge n'est pas répartie équitablement et c'est un problème".

 

Les syndicats GSEE (secteur privé) et Adedy (public), qui représentent environ deux millions cinq cent mille salariés, soit la moitié des travailleurs grecs, estiment que les mesures d'austérité nuisent à l'économie.

 

Le chômage a atteint un taux record de 13,9% en novembre et le PIB grec s'est contracté de 4,5% en 2010.

 

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19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

[COURRIEL] Manifestation pour la langue française en mars à Par is !

 
 
Sent: Saturday, February 26, 2011 4:32 PM
To: destinataires inconnus:
Subject: [COURRIEL] Manifestation pour la langue française en mars à Paris !
 
Chers militants et sympathisants,


Parce que nous REFUSONS que l'anglais prenne une place plus importante que le français dans notre pays.
(Travail, Enseignement supérieur, Éducation nationale, commerce, média, publicités...)


Parce que nous REFUSONS la mise au pas culturelle de la France.

Parce que nous ne serons JAMAIS un protectorat anglo-saxon :

RASSEMBLEMENT
samedi 19 mars, à 14 heures, à PARIS
devant la fontaine Molière, à l’angle de la rue Molière et de la rue Richelieu (1er arrondissement),
(métro : Pyramides ou Palais-Royal).

Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !
Ne laissons pas tuer la langue française !



Le Rassemblement est lancé à l'initiative d'un collectif d'associations de défense de la langue française (Afrav, Asselaf, CLEC, COURRIEL, DLF-IdF). Merci de prendre connaissance du Communiqué de presse en pièce jointe.

Le rassemblement est ouvert à tous ceux qui veulent, au delà des prétendues nécessités de la "mondialisation" libérale et des exigences anti-sociales de la haute finance, pouvoir continuer à vivre leur langue au quotidien, en France comme ailleurs. En défendant l'usage de la langue française en France, les associations sus-citées promeuvent le droit de tous les peuples à parler leur propre langue, et à le défendre devant l'imposition proprement coloniale du globish dans tous les pays sous les menées impérialistes des 

« modèles » économiques anglo-saxons.


Le rassemblement sera suivi pour les volontaires d'un tractage de la manifestation enseignante tenue à Paris le jour même, pour sensibiliser le monde de l'Enseignement aux diverses réformes linguistiques accablantes qui viennent d'être annoncées (réforme Chatel et endoctrinement linguistique dès la maternelle, annonce de M. Sarkozy de faire enseigner les mathématiques et l'Histoire ! en anglais au lycée...).
Lutter n'a jamais été aussi crucial !


En vous espérant nombreux à honorer ainsi, loin des faux-semblants officiels, la semaine de la Francophonie,
Salutations militantes,

            M.V., pour l'association.

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MATTHIEU VARNIER
Secrétaire général du COURRIEL

secretariat.general@courriel-languefrancaise.org

www.courriel-languefrancaise.org

  (clé publique pour chiffrement/authentification
   disponible en note sur la carte de visite 
   numérique attachée à la présente)
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Appel_rassemblement.pdf

19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/02/2011

Trois textes du PRCF

 
 
Sent: Friday, February 25, 2011 9:08 AM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Trois textes du PRCF
 

Trois Pôle Positions (PP) du PRCF

(24 Février 2011)

 

MANIPULATION MÉDIATIQUE.

 

DSK va parler ! DSK a parlé ! DSK écrase tous le monde dans les sondages de l’Ifop, dont le PDG est Laurence Parisot, présidente du MEDEF, ou du CSA, dirigé par Roland Cayrol, l’omniprésent politologue qui explique à chaque émission de son complice en télévision, Yves Calvi, que c’est DSK qu’il faut pour la France.

Bref on tente de nous faire le coup de « Ségolène » de 2007....faire prendre une brêle pour un avion de chasse. Nous faire croire que DSK est le seul capable de terrasser Sarkozy, drainer les voix des citoyens excédés par 5 ans de régression sarkozienne vers son clone DSK !

Après le yacht de Bolloré, le riad au Maroc ! Et en prime le combat des « première dames » Carla versus Anne ! Le ridicule ne tue plus.

Et gare si vous ne votez pas « bien », si vous ne votez pas « utile », Marine est en embuscade.

Assez d’hommes (ou de femmes) providentiels ! Providentiels seulement pour les milliardaires du CAC 40.

Prend- on les Français pour des imbéciles ? Les organes de presse, radios et télés de la grande bourgeoisie tentent de nous interdire la démocratie par des choix préformatés dans les officines du patronat. Le seul choix des présidentielles serait entre le patron du FMI, véritable bourreau des peuples, et le locataire indigne de l’Elysée, qui a violé la souveraineté populaire exprimée au référendum de 2005. On est en droit d’exprimer une certaine colère voire une colère certaine.

Non le peuple de 1789, de 1793, des Sans culottes, de la Commune de Paris, s’élançant « à l’assaut du ciel », du Front Populaire et de la Résistance, ne se laisse pas berner si facilement. Il ne se laissera pas enfermer dans un étau mortifère entre DSK et Marine. Il brisera l’étau d’une manière ou d’une autre pour proclamer sa volonté de vivre libre.

 

 

RESTER DANS L’UE EST..... LA DERNIÈRE BÊTISE A FAIRE.

Augmenter les salaires serait "la dernière bêtise à faire" en Europe et nuirait à la réduction du chômage, a estimé dimanche le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Voila les citoyens des pays membres de l’UE prévenus.

Ce sont sans aucun doute les salaires du quart des salariés français qui gagnent moins de 750 euros par mois (net) qui provoquent le chômage de masse dans notre pays.

L’impudence de Trichet -le bien nommé- n’a pas de limites. M. Trichet peut il nous donner son salaire ? Peut il nous dire comment il vivrait, survivrait avec 750 euros par mois ? Peut-il nous dire quels intérêts il sert à la tête de la BCE ? Et au nom de quelle légitimité se permet il ce genre de déclaration ?

Il fut un temps où les hommes qui dirigeaient la France déclaraient : « Que l’Europe apprenne que vous ne voulez plus un seul malheureux, un seul oppresseur sur le territoire français. » Ainsi s’exprimait Saint-Just en s’adressant à la Convention nationale en mars 1794.

Ces hommes, Saint-Just, Robespierre, les Jacobins et Sans-culottes, proclamaient : « le bonheur est une idée neuve en Europe ». Ces hommes menaient un combat, avec les limites de leur temps, pour le pain et la dignité des masses populaires.

Le contraire de M. Trichet qui, lui, agit pour le seul intérêt des plus riches, des grands capitalistes qu’il sert avec zèle. Insultant ainsi les travailleurs et les chômeurs de France et des autres pays enfermés dans la prison des peuples qu’est l’UE. Car si M. Trichet peut se permettre ces propos obscènes et provocateurs c’est qu’un système lui permet de le faire, le capitalisme, et un dispositif politique et institutionnel lui permet de le faire, l’Union Européenne.

Pour briser l’odieuse arrogance des Trichet, des nouveaux aristocrates, il faudra briser le capitalisme et sa principale arme antipopulaire, l’UE.

A l’heure où les médias bourgeois tentent de nous faire croire que l’avenir de la nation réside dans un « match Sarkozy –DSK » posons-nous la question : qu’est ce qui sépare ces deux hommes sur ces deux questions clefs, le capitalisme et l’UE ? La réponse est évidente : rien.

L’homme qui a réduit les salaires des fonctionnaires grecs de moitié à la tête du FMI et l’homme qui détruit les retraites, l’éducation nationale, la Sécu. à la présidence de la République, ces deux hommes sont, comme JC Trichet, des valets du capitalisme, des ennemis du peuple, des casseurs des acquis sociaux et de la nation.

Débarrassés de ces délinquants multi récidivistes, nous pourrons édifier une société plus juste et plus fraternelle, un République sociale ouvrant la voie au socialisme et au communisme.

Alors comme nos glorieux ancêtres le firent avec les rois et comme les peuples arabes frères le font avec les leurs, disons leurs « DÉGAGEZ ! ».

 

 

LIBYE : SOLIDARITÉ !

 

Après les peuple tunisien, égyptien, d’autres peuples arabes se soulèvent pour réclamer le pain et la liberté.

En Libye les choses prennent un caractère particulièrement dramatique puisque le régime du colonel Kadhafi n’a pas hésité à faire tirer sur les manifestants : on parle de plus de deux cents morts.

Historiquement ces régimes de « démocratie nationale » voulant rompre avec le système féodal et faire émerger une bourgeoisie locale, furent une étape progressiste, profitant de la force propulsive des pays socialistes. Ces régimes dirigés par des militaires souvent issus du peuple portaient en eux une volonté de démocratie et de modernisation de leurs pays rejetant la domination impérialiste. Le caractère révolutionnaire de la bourgeoisie nationale s’exprimait encore et dans certains pays les partis communistes participèrent au gouvernement. Nasser en Égypte avait donné le signal de ce mouvement.

Très vite cependant la contradiction entre la bourgeoisie en développement et les classes populaires exigeant tous leurs droits, s’installa sur le devant de la scène politique de ces pays. Très vite Nasser exerça une violente répression contre les communistes égyptiens arrêtés, torturés, pendus par  centaines. Cela se reproduit dans tous les pays dirigés par les juntes militaires de plus en plus proches des bourgeoisies nationales (Irak, Syrie, Libye....) et cela s’aggrava au fur et à mesure que le caractère progressiste de ces régimes dégénéra au profit de dictatures de classe de plus en plus anti-progressistes et de plus en plus inféodées à l'impérialisme - la fin de l’URSS ayant évidement accéléré le processus.

Les peuples de ces pays ont raison de se révolter pour le progrès social, démocratique et l’indépendance nationale. Les communistes, bien qu’affaiblis par des répressions sauvages, sont au coeur de ces insurrections populaires.

La situation libyenne, est un peu plus particulière ; jusqu'à ces dernières années la Libye « populaire et socialiste » fut un des seuls pays arabes à s'opposer aux impérialistes, et à soutenir les luttes de libération des peuples dans le monde .Le peuple libyen a raison de s'insurger contre la chape de plomb de quarante ans d'autoritarisme et d'autocratie, Mais on doit s'interroger sur l'odeur de pétrole et de revanche que l'on sent dans la situation et sur le rôle de la CIA et du Mossad. Il est indispensable que le peuple de Libye fasse triompher la révolution démocratique en dehors de toute intervention étrangère

Au-delà de l’expression de notre solidarité internationaliste nous devons aussi mobiliser notre peuple pour  ces mêmes objectifs qui sont tout aussi valables ici que là-bas.

Alors nous dirons à notre tour à l’UE, au capitalisme, à Sarkozy et à leur cortège de misère : « DÉGAGE » !

 





Trois P

24/02/2011

C'est ce soir, jeudi 24 février 2011

 
C'est ce soir: jeudi 24 février 2011
 
Le dada des puissances ricano-occidentales  et de leurs médias reste la Libye évidemment. Obama, champion des “droits de l’homme” et de la “démocratie”,  y va de son couplet et de ses exigences.
Oubliés les crimes, les massacres, les guerres ricaines et ricano-otano-occidentales en IRAK, en AFGHANISTAN, au PAKISTAN, et de leurs complices sionistes à Gaza, au Liban, en Palestine occupée...
Oubliés les complicités des “démocraties” du Monde “libre” avec les autres tyrans du Monde arabe en Tunisie, en Egypte, et ailleurs ...
La Libye de Khadafi, il y a longtemps que les Ricains voudraient la voir à genoux. Alors, s’ils ne sont pas derrière ces événements, autant en profiter... La Libye a aussi un goût de pétrole évidemment et ce pays constitue un point géo-stratégique important et idéal en Méditerranée et au sein du Monde arabe ... D’autant plus que les populations égyptiennes ne portent pas les Ricains dans leur coeur.
Berlusconi, lui, trop occupé et embarrassé par ses problèmes de culotte, semble assez muet quant à lui ...
On verra la suite: toutes les révélations et analyses embarrassantes sur le rôle de l’ Occident capitaliste viendront après ces événements. Cia et autres officines secrètes et de propagande du Monde “libre” doivent certainement rester bien sagement les bras croisés ...
 
RoRo
 
 
 
                                                                                                                                                                                

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe : le ca s de l'Égypte...

 
 
 
 
 
 
 

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Opinion

Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe :
le cas de l'Égypte

Ahmed Bensaada


Ahmed Bensaada

Montréal, le mercredi 23 février 2011

Il n’y a rien de plus émouvant que de voir un peuple recouvrer sa liberté après avoir subi le joug du despotisme et retrouver sa fierté après des années d’humiliation. Les marées humaines défilant dans les rues, occupant des places, déployant des slogans cinglants et irrévérencieux, maniant une parole si longtemps confisquée, arborant une dignité outrageusement bafouée : la quintessence du bonheur divin.

Mais les lendemains de ces révoltes nous laissent quelque peu perplexes. Qu’ont-elles accompli à part l’étêtement des régimes en place?

Voyons voir. En Tunisie : un Ghannouchi qui reste en place malgré la vindicte populaire et des années passées à servir un système mafieux, un bloggeur qui décide de siéger comme ministre dans un gouvernement qui l’a personnellement maltraité et des milliers de jeunes harragas qui préfèrent fuir vers l’Occident au lieu de perpétuer la « révolution » au pays du jasmin. Du côté du Nil, même scénario : un Tantaoui, pur produit du système, qui a dépassé l'âge de la retraite depuis belle lurette, et qui, sans en référer au peuple souverain, décide de maintenir ses relations avec Israël avant même de s’inquiéter du sort de ses propres concitoyens; un gouvernement légèrement modifié et dont les postes clés restent toujours aux mains des apparatchiks du système; des retouches cosmétiques de la constitution et une demande de gel des avoirs de la famille Moubarak [1] après d’incompréhensibles hésitations, bien longtemps après celle des anciens dignitaires du régime [2].

Est-ce cela une « révolution »? Est-il pensable que l’éléphant n’aurait accouché que d’une petite souris?

Les résultats mitigés de ces révoltes ne peuvent être compris qu’en examinant leur genèse. La plupart des spécialistes « cathodiques » ou officiant dans les médias majeurs se sont entendus sur la nature spontanée de ces mouvements. Grosso modo, le peuple peut être considéré comme un genre de cocotte-minute susceptible d’exploser sous l’effet d’une pression sociale et politique trop grande. Cette explosion produit une réaction en chaîne dans les pays avoisinants, de culture ou d’histoire similaires. Il suffit donc d’attendre sagement, de préparer les caméras et les micros afin de couvrir, en temps et lieux, les évènements que remueront les rues arabes. Il s’agit là d’une analyse naïve et primaire qu’il est difficile d’accepter de la part de personnes savantes,  titulaires de chaires, responsables de revues, qui ont passé leurs vies à scruter les moindres soubresauts de cette région du monde. Un peu comme les illustres économistes de notre temps qui n’ont pas pu prévoir l’immense crise économique que le monde a récemment connue. Qu’aurait-on dit si un météorologue n’aurait pas prévu un gigantesque ouragan?

En fait, ce qui attire l'attention depuis le début des émeutes tunisiennes, c’est la trop grande préoccupation étasunienne concernant les nouvelles technologies. Les multiples interventions du président Obama et de sa secrétaire d’état pour défendre la liberté d'accès à Internet et leur insistance pour que les régimes en prise avec les manifestations populaires n’interrompent  pas la navigation sur la toile avaient quelque chose de suspect.

Mme Clinton a même affirmé, le 15 février dernier, « qu’Internet est devenu l'espace public du XXI siècle » et que « les manifestations en Égypte et en Iran, alimentées par Facebook, Twitter et YouTube reflétaient la puissance des technologies de connexion en tant qu'accélérateurs du changement politique, social et économique » [3]. Elle a même annoncé le déblocage de 25 millions de dollars « pour soutenir des projets ou la création d'outils qui agissent en faveur de la liberté d'expression en ligne », et l’ouverture de comptes Twitter en chinois, russe et hindi après ceux en persan et en arabe. D’autre part, les relations « complexes » entre le département d’État américain et Google ont été longuement discutées dans la presse. D’ailleurs, le fameux moteur de recherche à été qualifié « d’arme de la diplomatie américaine » [4].

Mais quelle est la relation entre le gouvernement américain et ces nouvelles technologies? Pourquoi des responsables de si haut niveau prennent-ils des décisions dans la gestion d’entreprises qui sont supposées être privées? Cette situation n’est pas sans nous rappeler l’intervention américaine similaire lors des évènements qui ont suivi les élections en Iran [5]. Le ministère américain des Affaires étrangères avait alors demandé à Twitter de reporter une opération de maintenance qui aurait entraîné une interruption de service, ce qui aurait privé les opposants iraniens de moyen de communication [6].

Ces curieuses accointances entre le gouvernement américain et les réseaux sociaux dans des régions du monde aussi sensibles et pendant des évènements sociaux aussi délicats est très suspect, c’est le moins qu’on puisse dire.

Autre élément qui attire l'attention : la surmédiatisation de bloggeurs, leur association avec une révolution qualifiée de « facebookienne » et l’insistance sur leur non-appartenance à un mouvement politique quelconque. Ce sont donc des personnes jeunes et apolitiques qui utilisent les nouvelles technologies pour déstabiliser des régimes autocratiques ancrés dans le paysage politiques depuis des décennies.

Mais d’où viennent ces jeunes et comment peuvent-ils mobiliser autant de personnes sans avoir bénéficié d’une formation adéquate ni être relié à une organisation précise?

Chose est certaine : le modus opérandi de ces révoltes a toutes les caractéristiques des révolutions colorées qui ont secoué les pays de l’Est au début des années  2000.

·       Les révolutions colorées

Les révoltes qui ont bouleversé le paysage politique des pays de l’Est ou des ex-républiques soviétiques ont été qualifiées de « révolutions colorées ». La Serbie (2000), la Géorgie (2003), l’Ukraine (2004) et le Kirghizistan (2005) en sont quelques exemples.

Toutes ces révolutions, qui se sont soldées par des succès retentissants, sont basées sur la mobilisation de jeunes activistes locaux pro-occidentaux, étudiants fougueux, blogueurs engagés et insatisfaits du système.

De nombreux articles [7] et un remarquable documentaire de la reporter française Manon Loizeau [8] ont disséqué le mode opératoire de ces révoltes et montré que c’était les États-Unis qui en tiraient les ficelles.   

En fait, l’implication de l'USAID, du National Endowment for Democracy (NED), de l’International Republican Institute, du National Democratic Institute for International Affairs, de Freedom House, de l’Albert Einstein Institution et de l’Open Society Institute (OSI), a été clairement établie [9]. Ces organisations sont toutes américaines, financées par soit le budget américain, soit par des capitaux privés américains. À titre d’exemple, la NED est financée par un budget voté par le Congrès et les fonds sont gérés par un Conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat AFL-CIO, alors que l’OSI fait partie de la Fondation Soros, du nom de son fondateur George Soros le milliardaire américain, illustre spéculateur financier.

Plusieurs mouvements ont été mis en place pour conduire les révoltes colorées. Parmi eux, OTPOR (Résistance en serbe) est celui qui a causé la chute du régime serbe de Slobodan Milosevic. Le logo d’OTPOR, un poing fermé, a été repris par tous les mouvements subséquents, ce qui suggère la forte collaboration entre eux.


Logo original d’OTPOR

Dirigé par Drdja Popovic, OTPOR prône l’application de l'idéologie de résistance individuelle non violente théorisée par le philosophe et politologue américain Gene Sharp. Surnommé le « Machiavel de la non-violence », Gene Sharp n’est autre que le fondateur de l’Albert Einstein Institution. Son ouvrage « From Dictatorship to Democracy » (De la dictature à la démocratie) a été à la base de toutes les révolutions colorées. Disponible en 25 langues différentes (dont bien sûr l’arabe), ce livre est consultable gratuitement sur Internet et sa dernière édition date de 2010. Sa première édition, destinée aux dissidents birmans de Thaïlande, a été publiée en 1993.

·       Le cas de l’Égypte

C’est le mouvement du 6 avril [10] qui a été le fer de lance de la protestation populaire égyptienne et le principal artisan de la chute de Hosni Moubarak. Constitué de jeunes de la classe moyenne, activistes, férus de technologies nouvelles, ce mouvement a, dès 2008, appuyé les revendications ouvrières.

La première collusion entre ce mouvement et le gouvernement américain a été divulguée par WikiLeaks. Il s’agit de 2 câbles (08CAIRO2371 et 10CAIRO99) datant respectivement de novembre 2008 et de janvier 2010 qui montrent clairement des relations étroites entre l’ambassade  américaine du Caire et les activistes égyptiens [11, 12].  La bloggeuse Israa Abdel Fattah [13], cofondatrice du mouvement du 6 avril, est nominativement mentionnée dans le second document comme faisant partie d’un groupe d’activistes ayant participé à un programme de formation organisé à Washington par Freedom House. Le programme, nommé «  New Generation », a été financé par le département d’état et USAID et avait pour but de former des « réformateurs politiques et sociaux ».


La bloggeuse égyptienne Israa Abdel Fattah

Ces stages de formation d’activistes égyptiens aux États-Unis susceptibles « de représenter une troisième voie, modérée et pacifique » ne sont pas rares. Condoleeza Rice (mai 2008) et Hillary Clinton (mai 2009) en ont rencontré, sous les auspices de Freedom House (FH). Ces  dissidents ont même eu des entretiens avec de hauts responsables de l'administration américaine [14].

Les activistes d’OTPOR, fort de leur expérience dans la déstabilisation des régimes autoritaires, ont fondé un centre pour la formation de révolutionnaires en herbe. Cette institution, le CANVAS (Center for Applied Non Violent Action and Strategies), se trouve dans la capitale serbe et son directeur exécutif  n’est autre que Srdja Popovic [15]. Un des documents qui circulent dans la toile et qui illustre la formation dispensée par ce centre est « La lutte non-violente en 50 points » qui s’inspire largement des thèses de Gene Sharp. L’ouvrage y fait abondamment référence et le site de l’Albert Einstein Institution est cité comme un des meilleurs sur la question. CANVAS est financé, entre autres, par Freedom House, Georges Soros en personne [16] et l’International Republican Institute qui compte dans son bureau nul autre que John McCain, le candidat à la présidentielle américaine de 2008 [17]. D’ailleurs, ce dernier est longuement interviewé dans le documentaire de Manon Loizeau et son implication dans les révolutions colorées y est clairement établie. En outre, les auteurs de l’ouvrage (dont Drdja Popovic) remercient longuement « leur ami » Robert Helvey pour les avoir « initié au potentiel étonnant de la lutte stratégique non-violente ». Robert Helvey est un ancien colonel de l’armée US, associé à l’Albert Einstein Institution via la CIA, spécialiste de l'action clandestine et doyen de l’École de formation des attachés militaires des ambassades américaines [18].

Le porte-parole du mouvement du 6 avril, Adel Mohamed, a affirmé, dans une entrevue accordée à la chaîne Al Jazira (diffusée le 9 février 2011), qu’il avait effectué un stage chez CANVAS durant l’été 2009, bien avant les émeutes de la place Tahrir [19]. Il se familiarisa avec les techniques d’organisation des foules et de comportement face à la violence policière. Par la suite, il forma à son tour des formateurs.

Ahmed Maher, le cofondateur du mouvement du 6 avril, a déclaré à un journaliste du Los Angeles Times « qu’il admirait la révolution Orange d’Ukraine et les Serbes qui ont renversé Slobodan Milosevic » [20].

Une autre similarité entre la révolution serbe et la révolte égyptienne est l’adoption du logo d’OTPOR par le mouvement du 6 avril, comme l’ont fait les autres révolutions colorées [21].


Jeunes égyptiens manifestant avec le logo « arabisé » d’OTPOR

D’autre part, le site web de ce mouvement contient une longue liste des comportements à adopter par les membres s’ils sont arrêtés par la police. Cette liste indicative extrêmement exhaustive n’est pas sans rappeler le guide de « La lutte non-violente en 50 points » de CANVAS [22].

Parmi les activistes égyptiens, certains ont été sous les projecteurs durant les derniers jours du régime Moubarak. Parmi eux, Wael Ghonim est une figure marquante qui  a été emprisonné pendant 12 jours et, après avoir été libéré, a accordé un entretien à la chaîne égyptienne Dream 2 où il raconte sa captivité et s'effondre en larmes avant de quitter le plateau. Cette performance audiovisuelle a fait de ce cyberdissident un héros malgré lui.

Formé à l’université américaine du Caire (une coincidence?) Wael Ghonim est égyptien vivant à Dubaï, travaillant comme chef du marketing chez Google (une autre coïncidence?) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et mariée à une américaine (une dernière coïncidence?). Wael est un activiste récent dans le mouvement du 6 avril, mais il a travaillé étroitement avec Ahmed Maher [23]. Ce qui attire l'attention dans son intervention télévisée, c’est sa déclaration lorsqu’on lui a montré les images des jeunes tués pendant les manifestations : « Je veux dire à toute mère, tout père qui ont perdu un fils, je m'excuse, ce n'est pas de notre faute, je le jure, ce n'est pas de notre faute, c'est de la faute de toute personne qui était au pouvoir et s'y est accrochée ». Cette déclaration montre que le mouvement était très organisé et qu’aucun des membres n’avait prévu des pertes aussi grandes dans les rangs des manifestants, pour la plupart des jeunes qui ont été contactés via les réseaux sociaux.

Autre information surprenante : le PDG de Google s’est dit « très fier  de ce que Wael Ghonim avait accompli », comme si faire la révolution faisait partie de la description des tâches d’un responsable du marketing d’une quelconque entreprise [24].

La révolte égyptienne, tout comme les révolutions colorées, a fait apparaitre des personnages « internationalement respectables » prêts à être la figure de proue d’un changement démocratique dans la vie politique du pays. Le candidat de prédilection du mouvement du 6 avril est sans conteste Mohamed El Baradei, prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le battage médiatique occidental autour de son « incontournable » candidature n’était finalement qu’un pétard mouillé. Le peuple de la rue ne l’a pas plébiscité et il a vite disparu du paysage. Il est intéressant de noter qu’El Baradei était le candidat privilégié des États-Unis. En effet, l'ancien directeur de l’AIEA est membre de l’International Crisis Group et siège avec de nombreux membres dont  Georges Soros (encore lui!) [25]. Le monde est vraiment petit, c’est le moins qu’on puisse dire.  

Finalement, notons que la NED, surnommée « la nébuleuse de l’ingérence « démocratique » » par Thierry Meyssan a été créée par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA  [26]. Le rapport 2009 de cet organisme montre qu’il a attribué environ 1,5 millions de dollars à plus de 30 ONG égyptiennes « pour la croissance et le renforcement des institutions démocratiques à travers le monde » comme prétendu sur leur site [27].

L’utilisation des nouvelles technologies, si encensée par l’administration américaine, s’avère être un outil de choix pour la lutte non violente. Elle permet de contacter un nombre impressionnant de personnes en un temps record et d’échanger des données numériques et des informations de grande importance à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les investissements massifs consentis par les institutions et le département d’état américains dans ce domaine se font dans le but d’améliorer les techniques de contournement de la censure étatique, de la géolocalisation des activistes lors de leur arrestation et l’envoi d’images et de vidéos pouvant montrer le visage « inhumain » des régimes autocratiques. La récente annonce du réseau suédois Bambuser permettant de diffuser gratuitement, à partir d’un téléphone portable, des séquences vidéos en direct et leur stockage instantané en ligne en est un bon exemple [28].

 Cependant, une fois dans la rue, les techniques de mobilisation de foules, de socialisation avec les représentants de l’ordre, de gestion logistique et de comportement en cas de violence ou d’utilisation d’armes de dispersion de foules nécessitent une formation adéquate et de longue haleine. Dans le cas de l’Égypte, cela a été rendu possible grâce à l'assimilation du savoir-faire de CANVAS et aux formations dispensées et financées par les différentes institutions américaines.

Il est clair que la révolte de la rue égyptienne n’est pas aussi spontanée que le prétendent les médias majeurs et leurs commentateurs. Cela n’enlève rien au remarquable engagement du peuple égyptien qui a suivi les leaders du mouvement du 6 avril et de sa noble abnégation pour se débarrasser d’un système corrompu afin d’accéder à une vie meilleure.

Mais espérons que l’historique révolte de la rue égyptienne et le lourd tribut qu’elle a payé pendant ces dernières semaines ne soient pas confisqués par des intérêts étrangers. Le récent véto américain contre un projet de résolution condamnant la politique de colonisation israélienne est de mauvais augure. Le mouvement du 6 avril n’était-il pas sensible à la souffrance du peuple palestinien [29]?

Montréal, le 22 février 2011.

Références

1.       « L'Égypte demande le gel des avoirs de Moubarak et de sa famille à l'étranger», Le Monde, 21 février 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/21/l-egypte-demande-le-gel-des-avoirs-de-moubarak-et-de-sa-famille-a-l-etranger_1483326_3218.html#ens_id=1470465&xtor=RSS-3208

2.      « L'Égypte demande le gel d'avoirs d'anciens responsables du régime Moubarak », Le Monde, 15 février 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/15/l-egypte-demande-le-gel-d-avoirs-d-anciens-responsables-du-regime-moubarak_1480192_3218.html

3.      « Hillary Clinton milite pour la liberté sur Internet », Le Monde, 16 février 2011, http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/16/hillary-clinton-milite-pour-la-liberte-sur-internet_1480855_651865.html

4.      « Google, les États-Unis et l'Égypte », Le Monde, 3 février 2011, http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/03/google-les-etats-unis-et-l-egypte_1474508_651865.html

5.      Ahmed Bensaada, «Téhéran-Gaza : la différence médiatique », Géostratégie, 3 juillet 2009, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=49:teheran-gaza-la-difference-mediatique&catid=37:societe&Itemid=75

6.      « Iran : Washington intervient auprès de Twitter », Technaute, 18 juin 2009, http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/16/01-876173-iran-washington-intervient-aupres-de-twitter.php

7.      Lire, par exemple, John Laughland, «La technique du coup d’État coloré», Réseau Voltaire, 4 janvier 2010, http://www.voltairenet.org/article163449.html

8.      Manon Loizeau, « Les États-Unis à la conquête de l’Est », 2005. Ce documentaire peut être visionné à l’adresse suivante : http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/16/etats-unis-a-la-conquete-de-lest-video/

9.      Lire, par exemple, Ian Traynor, « US campaign behind the turmoil in Kiev», The Guardian, 26 novembre 2004, http://www.guardian.co.uk/world/2004/nov/26/ukraine.usa

10.  Shabab 6 April Youth Movement, http://shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/

11.  WikiLeaks, câble 10CAIRO99, http://213.251.145.96/cable/2010/01/10CAIRO99.html

12.  WikiLeaks, câble 08CAIRO2371, http://www.wikileaks.ch/cable/2008/11/08CAIRO2371.html

13.  Fanoos Encyclopedia, « Israa Abdel Fattah », http://www.fanoos.com/society/israa_abdel_fattah.html

14.  Michel Chossudovsky, « Le mouvement de protestation en Égypte: Les "dictateurs"  ne dictent pas, ils obéissent aux ordres », Mondialisation, 9 février 2011, http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/

15.  Canvasopedia, http://www.canvasopedia.org/

16.  Maidhc O. Cathail, « The Junk Bond "Teflon Guy" Behind Egypt's Nonviolent Revolution », Dissident Voice, 16 février 2011, http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/

17.  Tony Cartalucci, « CIA Coup-College: Recycled revolutionary “props” », Info War, 20 février 2011, http://www.infowars.com/cia-coup-college-recycled-revolutionary-props/

18.  Thierry Meyssan, « L’Albert Einstein Institution : la non violence version CIA» », Réseau Voltaire, 4 juin 2007, http://www.voltairenet.org/article15870.html

19.  Tina Rosenberg, «Revolution U », Foreign Policy, 18 février 2011, http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/02/16/revolution_u?page=0,7

20.  Jeffrey Fleishman, « Young Egyptians mount unusual challenge to Mubarak », Los Angeles Times, 27 janvier 2011, http://articles.latimes.com/2011/jan/27/world/la-fg-egypt-youth-20110128

21.   Florian Bieber, « The Otpor Connection in Egypt », Balkan Insight, 31 janvier 2011, http://www.balkaninsight.com/en/blog/the-otpor-connection-in-egypt

22.  Shabab 6 avril Youth Movement, « Que faire si vous êtes arrêté », http://shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/v

23.  David D. Kirkpatrick et David E. Sanger, « Egyptians and Tunisians Collaborated to Shake Arab History », The New York Times, 13 février 2011, http://www.nytimes.com/2011/02/14/world/middleeast/14egypt-tunisia-protests.html

24.  AFP, « Égypte: le PDG de Google "très fier" de ce qu'a accompli Wael Ghonim », 15 février 2011, http://www.france24.com/fr/20110215-egypte-le-pdg-google-tres-fier-qua-accompli-wael-ghonim

25.  International Crisis Group, « Crisis Group Announces New Board Members », 1er juillet 2010, http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2010/crisis-group-announces-new-board-members.aspx

26.  Thierry Meyssan, « La nébuleuse de l’ingérence  "démocratique" », Réseau Voltaire, 22 janvier 2004, http://www.voltairenet.org/article12196.html

27.   NED, « 2009 Annual report : Egypt », http://www.ned.org/publications/annual-reports/2009-annual-report/middle-east-and-north-africa/description-of-2009-gra-2

28.  Yves Eudes, «Des vidéos vues en direct et stockées à l’abri », Le Monde, 21 février 2011, http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/21/des-videos-vues-en-direct-et-stockees-a-l-abri_1483057_3212.html

29.  The International Solidarity Movement, « Mohamed Adel a enfin été libéré » », http://www.ism-france.org/temoignages/Mohamed-Adel-a-ENFIN-ete-libere-article-10484

 

Ahmed Bensaada, Docteur en physique, Montréal (Canada)

Cet article a été publié le 24 février dans les colonnes du journal "Le Quotidien d'Oran"

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Source : Ahmed Bensaada

 

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18:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ils vont essayer de sauver l'essentiel du système colonial

 
 
From: nicolas
Sent: Wednesday, February 23, 2011 8:29 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd:Ils vont essayer de sauver l'essentiel du système colonial
 



Note de RoRo: très très bon article. Le camarade Collon a juste oublié de rappeler que c' est la France qui, avec les Japonais et les Ricains, a mené une des sales guerres colonialistes en INDOCHINE, jusqu'à la raclée de Dien Bien Phu, avant celle des Riçains à Saïgon...
 
 
 
 
par Jean Lévy - 
Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 09:58

Investig'Action

Après les Latinos, les Arabes.

Et demain, les Africains ?

Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte.

Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial.

Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment.

par Michel COLLON

Longtemps, l’Empire a paru invincible. Les Etats-Unis pouvaient à leur guise et sous les prétextes les plus absurdes, violer la Charte de l’ONU, appliquer de cruels embargos, bombarder ou occuper des pays, assassiner des chefs d’Etat, provoquer des guerres civiles, financer des terroristes, organiser des coups d’Etat, armer Israël pour ses agressions…
Ils semblaient pouvoir tout se permettre, et le pessimisme dominait. Combien de fois ai-je entendu : « Ils sont trop forts, comment pourrions-nous mettre fin à ces régimes arabes corrompus et complices d’Israël ! » La réponse est venue d’en bas : les peuples sont plus forts que les tyrans.
Mais chacun sent que le combat ne s’est pas terminé en éliminant juste Ben Ali et Moubarak, il ne fait que commencer. Pour arracher de véritables changements, il faudra neutraliser ceux qui tiraient les ficelles en coulisses. D’où l’importance décisive de bien cerner les mécanismes de ce système qui produit les tyrans, les protège et au besoin les remplace. Pourquoi cet Empire s’affaiblit, et comment il va essayer de se maintenir à tout prix.

Aucun Empire n’est éternel

Aucun Empire n’est éternel. Tôt ou tard, l’arrogance des crimes provoque une résistance générale. Tôt ou tard, le coût du « maintien de l’ordre » dépasse les profits que ces guerres apportent aux multinationales. Tôt ou tard, les investissements dans le militaire font défaut aux autres secteurs qui perdent la compétition internationale.
Et les Etats-Unis n’échappent pas à la règle. Le taux de profit de leurs multinationales décroît depuis 1965, et les bulles d’endettement et de spéculation n’ont fait que reporter et aggraver le problème. Leur part dans l’économie mondiale est passée de 50% en 1945 à 30% dans les années 60, autour de 20% aujourd’hui et 10% environ dans vingt ans. Or, aucune armée ne peut être plus forte que son économie, et les USA sont donc de moins en moins en état d’être le gendarme du monde. Aujourd’hui, la planète devient « multipolaire » : un autre équilibre s’installe entre USA, Europe et Russie et surtout avec les grands pays du Sud. Particulièrement, la Chine qui a prouvé qu’être indépendant était la meilleure façon de progresser. USA et Europe ne peuvent plus imposer leurs volontés comme avant. Leur néocolonialisme pourrait mourir bientôt.
En fait, ce déclin US est de plus en plus visible depuis dix ans… En 2000, la bulle Internet explose. En 2002, le peuple vénézuélien fait échouer le coup d’Etat made in USA et Hugo Chavez entame ses grandes réformes sociales qui entraîneront toute l’Amérique latine dans la résistance. En 2003, la machine de guerre de Bush s’enlise en Irak, comme en Afghanistan. En 2006, Israël échoue au Liban et en 2009 à Gaza. Les défaites s’accumulent.

Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ?

La merveilleuse révolte des Tunisiens et des Egyptiens a fait des miracles : on entend à présent les Etats-Unis vanter la « transition démocratique » alors que pendant des décennies, ils ont fourni aux tyrans chars, fusils-mitrailleurs et séminaires de formation à la torture ! La France pareil. Et cette révolte plonge dans l’angoisse les stratèges du Grand Empire US, du Petit Empire français et leurs protégés israéliens.
Merci, les Arabes !
Objet de cette angoisse : comment changer un peu pour ne rien changer à l’essentiel ? Comment maintenir leur domination sur le pétrole du Moyen-Orient, sur les matières premières et sur les économies en général ? Comment empêcher que l’Afrique aussi se libère ?
Mais il faut aller au fond des choses. Se réjouir des premiers pas ne peut cacher le chemin qui reste à parcourir. Ce n’est pas le seul Ben Ali qui a pillé la Tunisie, c’est toute une classe de profiteurs, tunisiens, mais surtout étrangers. Ce n’est pas le seul Moubarak qui a opprimé les Egyptiens, c’est tout un régime autour de lui. Et derrière ce régime, les Etats-Unis. L’important, ce n’est pas la marionnette, mais celui qui en tire les fils. Washington, comme Paris, cherche seulement à remplacer les marionnettes usées par d’autres plus présentables.

Pas de véritable démocratie sans justice sociale

La question que les Tunisiens, les Egyptiens et les autres souhaitent résoudre n’est pas :
« Quel ‘nouveau’ dirigeant nous fera de nouvelles promesses qu’il ne tiendra pas, avant de nous taper dessus comme avant ? » Leur question est plutôt : « Aurai-je un vrai travail avec un vrai salaire et une vie digne pour ma famille ? Ou bien aurai-je pour seule issue une barque qui ira s’échouer en Méditerranée ou dans une prison européenne pour sans-papiers ? »
L’Amérique latine vivait tout récemment encore la même pauvreté et le même désespoir. Les énormes profits du pétrole, du gaz et des autres matières premières partaient gonfler les coffres-forts d’Exxon et de Shell pendant qu’un Latino sur deux vivait sous le seuil de pauvreté, sans pouvoir payer le médecin ou une bonne école à ses enfants.
Tout a commencé à changer en 2002 quand Hugo Chavez a nationalisé le pétrole, modifié tous les contrats avec les multinationales, exigé qu’elles paient des taxes et que les profits soient partagés.
L’année suivante, 11,4 milliards arrivaient dans les caisses de l’Etat (pendant vingt ans, c’était zéro !), et celui-ci mettait en route des programmes sociaux ; soins de santé et enseignement pour tous, doublement du salaire minimum, aide aux coopératives et aux petites entreprises créatrices d’emplois.
En Bolivie, Evo a fait de même. Et l’exemple se répand. Atteindra-t-il la Méditerranée et le Moyen-Orient ? A quand un Chavez ou un Evo arabe ? Le courage de ces masses en révolte mérite une organisation et un leader, honnêtes et décidés à aller jusqu’au bout.
Une véritable démocratie politique est impossible sans la justice sociale. En fait, les deux problèmes sont étoitement liés. Car personne n’installe une dictature pour le plaisir ou par simple perversion. C’est toujours pour pour maintenir les privilèges d’une petite couche qui accapare les richesses. Les dictateurs sont les employés des multinationales.


Qui ne veut absolument pas de la démocratie ?

Face à la colère des Tunisiens, quel « homme nouveau » a proposé Washington ? Le premier ministre de l’ancien dictateur ! Face au désir de changement des Egyptiens, qui ont-ils tenté de mettre au poste ? L’ancien chef de l’armée, créature de la CIA ! On se moque des gens.
Il y a cinq ans, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Védrine, osait déclarer que les peuples arabes n’étaient pas mûrs pour la démocratie. Cette théorie reste dominante dans une élite française qui pratique plus ou moins ouvertement le racisme anti-arabe et l’islamophobie.
En réalité, c’est la France qui n’est pas mûre pour la démocratie. C’est la France qui a massacré les Tunisiens en 1937 et 1952 et les Marocains en 1945. C’est la France qui a mené une guerre longue et sanglante pour empêcher les Algériens d’exercer leur droit légitime à la souveraineté. C’est la France qui, par la bouche d’un président négationniste, refuse de reconnaître ses crimes et de payer ses dettes aux Arabes et aux Africains. C’est la France qui a protégé Ben Ali jusqu’au pied de l’avion qui l’emportait. C’est la France qui a imposé et maintient les pires tyrans dans toute l’Afrique.

L’actuel racisme antimusulman permet de faire d’une pierre deux coups. Premier coup : en Europe, on divise les travailleurs selon leur origine (un tiers des ouvriers français ou belges sont d’origine immigrée récente) et pendant qu’on fantasme sur la burqa, les patrons attaquent allègrement les salaires, les conditions de travail et les retraites de tous les travailleurs, voilés ou pas. Deuxième coup : par rapport aux pays arabes, l’islamophobie permet d’éviter les questions gênantes. Au lieu de se demander « Mais qui leur a imposé ces dictateurs ? » et de répondre : l’Europe, l’Europe d’en haut, l’Europe des multinationales, on présente les Arabes comme « pas mûrs pour la démocratie » et donc dangereux. On diabolise en inversant la victime et le coupable.
Or, voici le débat fondamental, et il dépend de nous tous qu’il soit mené ou occulté : pourquoi les Etats-Unis, la France et compagnie - qui n’ont que le mot « démocratie » à la bouche - ne veulent en réalité absolument pas d’une véritable démocratie ? Parce que si les peuples peuvent décider eux-mêmes comment utiliser leurs richesses et leur travail, alors les privilèges des corrompus et des profiteurs seront en grand danger !
Pour cacher leur refus de démocratie, les Etats-Unis et leurs alliés agitent dans les médias le « péril islamiste ». Quelle hypocrisie ! Les voit-on nous alerter et mener de grandes campagnes médiatiques sur les islamistes qui leur sont dociles comme le régime odieux d’Arabie Saoudite ? Les entend-on s’excuser d’avoir financé les islamistes de Ben Laden pour renverser un gouvernement afghan de gauche qui avait émancipé les femmes ?

Notre rôle est important

Le monde change à toute allure. Le déclin des USA ouvre de nouvelles perspectives pour la libération des peuples. De grands bouleversements s’annoncent…
Mais dans quel sens iront-ils ? Pour qu’ils soient positifs, il dépend de chacun de nous qu’une véritable information circule, que les dossiers honteux soient largement connus, que les stratégies secrètes soient démasquées. Tout ceci permettra d’instaurer un grand débat, populaire et international : de quelle économie, de quelle justice sociale les peuples ont-ils besoin ?
Or, l’information officielle sur tout ceci est une catastrophe, et ce n’est pas par hasard. Dès lors, pour que ce débat se mène dès maintenant et partout, chacun de nous a un grand rôle à jouer. Informer est la clé. Comment ? Nous y reviendrons dans un prochain texte, d’ici quelques jours…
Bruxelles, 19 février 2011
 Source :

12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2011

La Révolution tunisienne et la culpabilité de l'Occident

 
 
Sent: Wednesday, February 23, 2011 12:28 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] La Révolution tunisienne et la culpabilité de l'Occident
 
 

 
 

De : mondher sfar <mondhersfar@sfr.fr>

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La Révolution tunisienne et la culpabilité de l'Occident

Par Mondher Sfar, Philosophe, ancien exilé à Paris

Ayant milité à l'Université de Tunis de 1970 à 1974 au sein de la Gauche révolutionnaire qui m'a valu un proccès et neuf ans d'exil, j'ai décidé en 1992 de m'exiler à nouveau à Paris pour dénoncer le régime de Ben Ali, ses crimes de torture et sa mainmise sur l’Etat et l’administration au profit d’une maffia sans foi ni loi. Après avoir lancé en 1993 avec des amis un Comité d’Appel à la démission de Ben Ali, je me suis consacré avec feu Ali Saïdi à soutenir les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie et aussi à organiser au sein du Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe une cellule d’aide aux demandeurs d’asile et à leurs familles.

 

J’ai pu à travers cette activité découvrir le vrai visage des régimes occidentaux et de leur idéologie ambigüe. Je voudrais en témoigner aujourd’hui à travers ces quelques brèves réflexions sur l’histoire de la dictature benalienne jusqu’à la Révolution tunisienne et ses enseignements quant à notre vision de l’Occident et de ses valeurs.

 

Quand Bourguiba fut renversé un 7 novembre 87, le peuple tunisien avait déjà une grande soif de liberté et de dignité, similaire à celle qui anime aujourd'hui notre glorieuse Révolution. Ben Ali devait en tenir compte. D'où sa fameuse Déclaration où il a promis démocratie et liberté pour tous les Tunisiens, le temps de mieux asseoir sa dictature policière.

Il est vrai que cette manœuvre n'a pu faire illusion longtemps sans la connivence d'une certaine frange de l’opposition qui a prêté main forte au régime et a participé à la consolidation de la dictature, avec l'appui des milieux européens de gauche comme de droite qui voyaient en Ben Ali le meilleur garant de leurs prétendus intérêts économiques et géostratégiques.

C’est ainsi que les Européens ont pu entretenir longtemps le mythe d’un régime somme toute tolérable et acceptable. Ils ont répété sa propagande sur la nécessité d’injecter des doses homéopathiques de démocratie comme si celle-ci était une matière hautement explosive, à manier avec bien des précautions. Feu Philippe Seguin soutien inconditionnel du dictateur affirmait quant à lui que la Tunisie a deux siècles de retard démocratique par rapport à la France et qu’il fallait par conséquent bien patienter pour y prétendre. Ce même Seguin, dans un moment d’exaltation révolutionnaire, a même été jusqu’à affirmer lors des élections tunisiennes de 1999 que le RCD était un modèle pour le RPR en France. Chirac, renchérissant dans la course à la défense du régime tunisien, a conseillé Radhia Nasraoui , lors de sa grève de la faim, qu’elle n’avait qu’à « manger et à se taire ».

 

L'on comprend aujourd’hui le cynisme de l'Occident à prétendre n'avoir pu voir venir la Révolution tunisienne. L’Europe était parfaitement au courant de l’ampleur des atrocités commises contre le peuple tunisien, de la torture pratiquée à grande échelle comme des exactions et le pillage du pays. Non seulement les Occidentaux étaient au courant de tous ces crimes perpétrés par leur partenaire privilégié, ils y ont eux-mêmes contribué de façon encore plus active, grâce aux aides financières qui n’aidaient en fait qu’au pillage de la Tunisie. L'Occident est devenu réellement pilleur-corrupteur en Tunisie, au même titre que les Trabelsi. Il faudrait comprendre que le système d'aide financière international n’est qu’un système maffieux en son essence dispensé au profit des donateurs et de leurs complices intérieurs. Rien de nouveau depuis le dix-neuvième siècle quand l'Europe a mis à genoux la finance tunisienne grâce à un système de corruption et de pillage économique et financier avec la complicité du Bey et de ses ministres vrais prototypes des Trabelsi-Ben Ali. L'on sait que ce système euro-méditerranéen avant la lettre a donné prétexte à l'occupation militaire de la Tunisie en 1881 et à sa colonisation. Lors de notre Indépendance en 1956, les choses n’ont guère changé. C'est ce même système qui continue aujourd’hui à ruiner l'Afrique et les pays dits du tiers monde. Et c’est lui qui a ruiné aujourd’hui l'économie tunisienne par l'intermédiaire de la maffia des Trabelsi et des Ben Ali.

L’on hésite à qualifier de machiavélisme ou d’imposture l'initiative de l’Europe de geler les avoirs de la maffia tunisienne, comme si elle venait de découvrir pour la première fois les milliards d'Euros pillés sur le dos des Tunisiens, tout en continuant ses aides financières sans contrôle.  L’Europe est ainsi prise en flagrant délit de complicité que ne démentira pas l’acharnement avec lequel elle tenait à octroyer un statut avancé pour le dictateur malgré les protestations véhémentes de la société civile.

La mauvaise foi européenne n’est que trop flagrante. Elle exige aujourd’hui l’ouverture d’une enquête sur l’institutionnalisation du pillage de la Tunisie et de ses relations avec les hommes de main de la maffia. Rappelons ici comment la justice française s’est dessaisie il y a peu de la poursuite de Imed Trabelsi dans l’affaire du vol des yachts volés en France, ou comment la France a aidé Moncef Ben Ali, frère du Président, à quitter la France après avoir été arrêté à Orly en 1992 avec des valises d’argent sale et de la drogue, lors de la fameuse affaire dite « Couscous connexion ». Pour mieux signer sa connivence avec la maffia de Carthage, la France a mis neuf ans pour octroyer le statut de réfugié à Mounir Beltaïfa témoin numéro Un contre Moncef Ben Ali lors du procès de ses complices, et ce statut n’a été accordé que sur décision du Conseil d’Etat ! Et ce n'est là que la face émergée de l'iceberg.

 

Ce sont ces mêmes Européens qui se sont rendus aussi complices par leur silence sur les crimes de sang et les crimes contre l'humanité perpétrés par leur protégé de Président, comme la pratique généralisée et à grande échelle de la torture dans la Dakhilya, dans les commissariats de police, dans les prisons sans parler des atrocités commises contre des milliers de familles, des femmes et des enfants, pour un prétexte ou un autre. Ce sont ces Occidentaux qui feignent aujourd’hui la surprise pour nous dire qu'ils n'ont rien vu venir, et qu’ils auraient « sous-estimé » le mécontentement populaire en Tunisie ! La France voudrait par là nier les crimes contre l'humanité qu’elle et l'Europe ont couverts de leur autorité, par leur silence et par leur complicité active. La "bourde" de Michèle Alliot-Marie qui a proposé le savoir-faire policier de la France au régime de Ben Ali moribond en est une illustration sans appel.

Cette complicité occidentale s'est illustrée aussi avec ce qu'on a appelé la "lutte antiterroriste", une lutte qui n’est en fait elle-même que du pur terrorisme international exercé au service d’intérêts géostratégiques de domination du monde. Sous prétexte de cette lutte antiterroriste, de grands crimes contre l'humanité ont été perpétrés à grande échelle, touchant des peuples entiers, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, en Tchetchénie, etc. La Tunisie n'a pas été épargnée par ce fléau d’un autre âge. Pour en donner une base juridique, Ben Ali, sous instigation occidentale, a promulgué en décembre 2003 la loi dite "antiterroriste" qui consiste à pratiquer une véritable chasse aux sorcières contre tous ceux qui ont participé à, ou aidé la résistance contre l'occupation de l'Irak par les forces impérialistes occidentales. Qu'importe que cette guerre fut illégale en termes de loi internationale, menée en violation de la Charte des Nations-Unies, toujours est-il que toute résistance a été déclarée par les USA et l’Europe acte "terroriste". Elle a ôté aux victimes de cette machination tout droit à la justice ou au statut de prisonniers de guerre. On leur a enlevé de fait tout droit humain, et on les a réduits juridiquement à l’état proche du statut de sous-hommes, de pensionnaires de Guantanamo ou d’Abu Gharib.

Les victimes tunisiennes ont été persécutées en Europe avec une cruauté qui n’a rien à envier à celle pratiquée par la police politique de Ben Ali. Les Tunisiens jugés en Europe ont eu droit à des procès iniques, condamnés sans preuves avec des sanctions sans commune mesure avec les faits et les preuves produites. Même les familles de ces victimes vivant en Europe n’ont pas été épargnées, ayant été elles aussi persécutées avec les mêmes méthodes de Ben Ali. Des familles entières sont prêtes à en témoigner devant la justice le jour où ces régimes européens devront répondre à leur tour de leurs crimes.

 

La loi antiterroriste veut une fois ces victimes ont purgé leurs peines en Europe dans les conditions précitées, qu’elles soient mises de force dans un avion à destination d'un autre enfer, celui de l’ami Ben Ali qui les reçoit dans la Dakhiliya pour des séances de torture suivies de nouvelles condamnations aussi iniques que celles prononcées en Europe, toujours au nom de la loi "anti-terroriste". Evidemment, ces régimes européens, ceux de la France, de l'Angleterre ou en particulier de l'Italie, n'ont cure des décisions de la Cour européenne des droits de l'homme quand elle leur ordonne de s'abstenir d'expulser ces victimes innocentes vers le paradis tunisien des droits de l’homme. De nombreux Tunisiens ont été ainsi mis abusivement dans un avion à destination de Tunis, comme ce fut le cas, pour ne prendre qu'un exemple, de Ali Toumi, père de famille résident en Italie, expulsé par l’Italie et torturé à son arrivée en Tunisie en août 2009. La France, quant à elle, s’est contentée d’expédier il y a un an Yassine Ferchichi au Sénégal, suite à une décision de la Cour européenne lui recommandant de ne pas le remettre aux autorités tunisiennes. On ne compte pas les Tunisiens que la France a expédiés directement à la Dakhilya de Ben Ali.

Aujourd’hui ces pays européens nous expliquent donc qu'ils n'étaient pas au courant des atrocités commises par le régime de Ben Ali contre les Tunisiens, alors même qu'ils en sont les complices les plus actifs, et nous saurons sans doute un jour s'ils n'en sont pas les instigateurs ne serait-ce qu’au nom des accords de coopération entre les polices européennes et tunisienne. J'ai eu personnellement le témoignage de la présence de la police tunisienne dans des Commissariats de police français lors d'interrogatoire de Tunisiens accusés faussement de terrorisme. Les policiers français poussaient même la subtilité jusqu'à menacer leurs victimes tunisiennes de les renvoyer en Tunisie dans le but de les terroriser et de les amener à avouer des crimes qu'elles n'ont pas commis. Les mêmes méthodes de terrorisme policier sont pratiquées des deux côtés de la Méditerranée, au nom de la soi-disant lutte antiterroriste.

Cette osmose entre les régimes européens et la gestapo tunisienne a été menée sous couvert tantôt de la lutte antiterroriste comme on vient de le montrer, tantôt au nom de la lutte contre l'islamisme. La criminalité d'Etat a toujours besoin de se draper sous de prétextes fallacieux, naguère ce fut aussi au nom de la lutte contre le communisme. La lutte contre l'islamisme a représenté un prétexte idéal pour torturer à volonté sans que cela suscite de protestation conséquente, en endormant la conscience des peuples européens. Ben Ali est devenu un grand homme d'Etat qui torture démocratiquement et dans le respect des droits de l'homme. Ce n’est pas une caricature mais c’est de cette façon-là que l’opinion ferme les yeux sur les atrocités et les crimes contre l’humanité. En cas de protestation d’ONG, on met tout au plus l'incident sur le compte de certains agents indélicats, et l’affaire est vite étouffée aux yeux du public. Parfois, on fait semblant de juger ces agents indélicats sans toutefois aller jusqu’à donner leurs noms ni quand ni où ils auraient été jugés.

 

La Révolution tunisienne est un coup dur pour l’Europe. Non seulement elle a permis de surprendre l’ Occident en flagrant délit de complicité avec de grands criminels, mais elle risque surtout de dévoiler la véritable nature des régimes occidentaux qui prétendent être des régimes démocratiques et respectueux des droits de l’homme et qui ne sont en réalité que des dictatures à peine déguisées, qui ne diffèrent guère de la dictature à la Ben Ali, tenant leurs peuples dans l’ignorance de ce qu’ils manigancent secrètement dans le monde et les privent d’informations fiables en transformant les medias en puissant outil de désinformation, d’abrutissement et d’ignorance de la réalité du monde et de la vie des peuples dominés et asservis par leurs gouvernants.

 

Pour les régimes occidentaux, le danger à moyen terme de la Révolution tunisienne est de non seulement voir leurs propres peuples prendre conscience du vrai visage de leurs régimes mais aussi et en conséquence de remettre en question les fondements idéologiques de la soi-disant démocratie et du soi-disant libéralisme qui les ont trompés sur leur propre vécu et sur la réalité du monde.

 

Ce système idéologique, fondement de la civilisation occidentale, est appelé à être remis en question, et à s’ouvrir sur les valeurs des autres civilisations méprisées jusqu’ici et qui sont porteuses des vraies valeurs de l’humanisme, de la vraie fraternité entre les hommes. On observe aujourd’hui en Occident un déficit de compassion pour la souffrance des autres, pour l’écoute et le pardon, une forme d’indifférence quand au sort de peuples exterminés, dévastés, affamés, brûlés par le phosphore aujourd’hui en Afghanistan, en Irak ou en Palestine, ou hier par les bombes nucléaires à Hiroshima ou à Nagasaki. Quand des rapports sur ces atrocités sont rendus publics, on les repousse ostensiblement du haut des institutions internationales et on réduit au silence leurs auteurs.

Cette monstruosité ne suscite plus d’état d’âme chez les politiques, les intellectuels ou même les religieux, parce qu’elle s’inscrit dans les fondements idéologiques de l’Occident depuis les Grecs et depuis Homère. L’Iliade est la Bible de la conscience occidentale banalisant la guerre : guerres impérialistes de domination et d’exploitation des peuples du monde durant de nombreux siècles et qui perdurent jusqu’à nos jours, génocides de l’esclavage et de la traite des noirs, génocide des Indiens d’Amérique, des conquêtes coloniales sur les cinq continents, guerres religieuses européennes, guerres mondiales, le génocide des Juifs et des Palestiniens, utilisation des armes de destruction massives comme à Hiroshima et Nagasaki, etc., etc.

 

La Révolution tunisienne est liée dialectiquement à l’histoire de l’Occident. Elle participe aussi directement ou indirectement de l’histoire de l’humanité. En ce sens elle pourrait contribuer à la remise en question de bien des idées reçues, questionner les valeurs occidentales et pourquoi pas déboucher sur une refondation de notre humanité une et solidaire.

Mondher Sfar, Philosophe.



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18:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/02/2011

D' abord les Ricains et ensuite les autres à être pucés comme l e bétail ... La puce RFID pour tous les américains en 2013 ...

 
 
D' abord les Ricains et ensuite les autres à être pucés comme le bétail ... Pour le moment, LES BELGES, ces attardés, n’ en sont encore qu’à la carte SIS et à la carte d’identité électronique ...
 
 
 
 
D’abord les Ricains et ensuite tous les autres pays “démocratique” du “Monde libre” capitaliste vont suivre ... Et dire que des tas de crétins dansaient sur le mur de Berlin il y a quelques années à peine... Ah, si Hitler avait déjà pu disposer de ce moyen pour faire la chasse, et ensuite exterminer, les Juifs, les handicapés, les Tsiganes... Plus besoin de l’ étoile jaune ...
RoRo
 
 
 
La puce RFID pour tous les américains en 2013 
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Postée le 17-01-2011 | 3842 lecteurs | 
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La puce RFID pour tous les américains en 2013

Le Projet de Loi sur la santé d'Obama, rendra obligatoire l'implantation d'une puce RFID, pour tous les Américains.

Dans le Projet de Loi sur la santé, il est prévu que tous les Américains se verront implanter une micro-puce dans le but de créer un registre national d'identification, pour permettre un "meilleur suivit des patients en ayant toutes les informations relatives à leur santé".

Le nouveau projet de Loi relatif aux soins de Santé (référencé HR 3200), qui a dernièrement était adopté par le Congrès, contient (à la page 1001 du projet) l'exigence selon laquelle, tous les citoyens qui en dépendent (du système de santé) devront être "identifié", par l'implantation d'une puce sous-cutanée.

En fait, cela était prévu depuis fin 2004, comme le prouve un document officiel de le FDA. Ce document de la FDA ("Food and Drug Administration"), daté du 10 décembre 2004, et intitulé "Class II Special Guidance Document: Implantable Radiofrequency Transponder System for Patient Identification and Health Information" ("Document d'orientation spéciale de classe II: Système de Transpondeur Implantable à Radiofréquence pour l'Identification des Patients et les Informations Relatives à la Santé").(1)

Dès 2004, l'implantation d'une puce pour les "patients", contenant des "informations relatives à la santé" était donc déjà à l'étude.(2
)

Dans le Projet de Loi, intitulé: "America's Affordable Health Choices Act of 2009" ("Loi de 2009 concernant les choix de santé financièrement abordables de l'Amérique") (3). On peut lire dans le paragraphe: "Subtitle C - National Medical Device Registre" ("Sous-titre C - Registre National des Dispositifs Médicaux"), qu'un fichier de toutes personnes, ayant ou ayant eu, un dispositif implanté dans le corps est prévu:

"Le "Secretary" établira un "registre national des dispositifs médicaux" (appelé dans le présent paragraphe un "registre") afin de faciliter l'analyse de la sécurité (des dispositifs) après la commercialisation et les résultats des données de chaque appareil qui… ...est ou a été utilisé dans ou sur un patient…". (Le "Secretary" étant défini comme le "Ministère de la santé et des Services Sociaux").

Donc, toutes les personnes ayant reçues la micro-puce, seront répertoriées dans un nouveau fichier, qui sera mit en place exprès, il n'existait pas auparavant. Sous prétexte de mieux assurer les soins médicaux et de préserver la santé des individus, la population sera concrètement marquée avec une puce électronique et fichée.


Un marquage obligatoire prévu pour tous les Américains, à partir de 2013.

A la page 1006 du projet, figure une précision sur la date d'entrée en vigueur du dispositif:
"ENTRÉE EN VIGUEUR. - Le ministre de la Santé et des Services Sociaux mettra en place et commencera la mise en œuvre du registre en vertu de l'article 519(g) de la Loi fédérale sur la nourriture, les médicaments et les produits cosmétiques, comme cela a été ajouté à partir du paragraphe, pas plus tard qu'à la date qui correspond a 36 mois après la date de promulgation de la présente Loi, sans égard au fait que les règlementations définitives pour établir et exploiter le Registre aient été promulguées ou non à partir de cette date."

Par conséquent, trente-six mois à compter de la date de mise en place de la Loi, cela nous donne trois ans. Donc 2013 est l'année où le marquage obligatoire devrait commencer. Et vous noterez que, cela entrera en vigueur même si aucune règlementation sur son usage n'ait été adoptée. Qu'il y est eu ou non, un encadrement
définit au préalable sur l'utilisation du "Registre". Donc, ils s'accordent clairement le droit de pouvoir faire ce qu'ils veulent. (4)

Voici un reportage de la chaine "abc 7" sur l'implantation de la puce RFID à des fins médicales:

 

 

Arrivera-t-on à une "instrumentalisation de l'être humain", qui verra ce dernier pouvoir être "influencé" au bon vouloir des autorités gouvernementales?

Et oui, n'en déplaise à certains, Obama n'est pas le "Messie" annoncé de manière dithyrambique par beaucoup, qui voyaient en lui le "sauveur de l'Amérique". C'est bien tout le contraire qui se produit. Ce n'est qu'un pantin docile, une marionnette obéissante qui oeuvre pour assurer la mise en place d'un "Nouvel Ordre Mondial", qui ne sera là que pour assurer la main-mise des forces du Mal sur la population de la planète toute entière.

Nous avons donc là un "pucage" réel et concret qui sera mit en place, ce n'est plus de la science-fiction. Nous arriverons à une "instrumentalisation" en règle des individus. Une instrumentalisation régie par des lois votées légalement par les Assemblés et les Parlements des différents pays (ça n'est prévu pour l'instant qu'aux Etats-Unis, mais par la suite cela se produira dans les autres pays, c'est certain). Et rendue obligatoires et systématiques. De plus, derrière ce système proprement Fasciste, se cache des possibilités très sournoises et insoupçonnées, qui feront envie à tous les dirigeants. C'est-à-dire de disposer d'une population parfaitement contrôlable, malléable et bien-sur corvéable à merci.
 
Avec le système de liaison sans-fil "Wifi", qu'en sera-t-il lorsque les autorités déciderons - Toujours soi-disant "pour notre bien" ou le "bien de la Collectivité" - de se servir de la puce en question pour "influencer" les gens, d'une manière ou d'une autre?
Vous refusez de travailler 10 heures par jours? Qu'à cela ne tienne. Que ça soit l'Etat, la Région, le Département, les employeurs... Ils n'auront qu'à pianoter sur un clavier les commandes adéquates, et le "programme" choisit, activé pour donner des ordres vers le cerveau par le biais de la puce, fera le reste.
Quoi ! Vous refusez d'être payé 600 Euros par mois? Et bien de nouveau, il n'y aura qu'a taper sur un clavier d'ordinateur et le tour sera joué. Les employés et les ouvriers seront alors tous bien content de travailler 10 heures par jours, en gagnant 600 Euros par mois.

Sans parler de la publicité, y aura-t-il des manipulation aussi de la part des fabricants et des vendeurs, (messages subliminaux dans les spots de pub pour "activer" un désir "immédiat" d'acheter) pour faire augmenter les ventes de tel ou tel produit? Quand on sait que l'augmentation de la demande favorise une montée de la côte de l'action en Bourse, vous imaginez les profits réalisés. Et l'avantage pour eux, d'avoir un système réceptif, contrôlable à distance (Wifi, GPS) pouvant avoir une action immédiate sur le cerveau humain, et le rapport avec les images publicitaires à la télévision.

Parce que, un informaticien qui s'est fait implanter une puce RFID dans la main, a fait plusieurs expériences (donc sur lui-même). Et il s'est aperçu que l'on pouvait introduire, même si cela peut sembler incroyable, c'est vrai, un virus informatique dans la puce (comme vous pouvez le voir sur ce reportage de la chaine BBC ci-dessous). Il passe sa main devant le scanner, et on peut voir sur l'écran, qu'il y a un programme différent qui apparait, en plus du programme initial de la puce. Il s'agissait d'un "virus", mais si un virus peut entrer, ça veut dire que n'importe quels programmes informatiques peut y pénétrer aussi. Quand sera-t-il de l'indépendance des individus, quand un programme extérieur agira à distance sur le puce RFID?
 

 

Il faut bien le dire, avec ça, en matière de manipulation de la population, les possibilités deviendront quasiment illimitées.

Ça sera du pain bénit pour tous les dirigeants de la planète, vous pensez. Plus de contestation de la part de la population, ni de manifestations, ni de troubles de l'ordre public. Un peuple docile, travailleur et consommateur. Voilà ce qu'ils y auront gagné.


Un des objectifs de tout ça: détruire "l'humain" présent en chacun de nous.

Evidemment, je grossis le trait et j'ironise un peu. Mais vous avez tous comprit le principe, et le risque d'un tel procédé technologique, appliqué aux êtres humains. Car, avec se système mit en place, ce ne seront plus des "êtres humains", ce ne seront que de vulgaires "robots". Mais en fait, n'est-ce pas ce que veut "le Malin", le futur "Antéchrist" qui doit arriver pour détruire "l'Humanité"? Mais "détruire l'humanité", cela ne veut pas dire "que tout le monde va mourir". Il faut comprendre que ça sera une destruction de "l'humanité", présente dans chaque personne. Ce qui fait d'elle réellement une "personne humaine".

Et c'est ici qu'il faut se souvenir de la Genèse: "Dieu a créé l'Homme à son image". Dès lors, on comprend mieux cette phrase de la Bible. Voilà pourquoi le Diable veut détruire l'humanité présente en chaque hommes et femmes. Au travers de cette destruction "de l'humain" au sens de tout ce que cela représente de libre-arbitre, de conscience, d'émotions, de liberté de choix...etc. C'est bel et bien le Créateur, Dieu lui-même qu'il veut atteindre.

Sans oublier que le "marquage de la Bête" servira bien-sûr à reconnaitre ceux qui seront "pour Dieu" de ceux qui seront "contre Dieu". Ce sera effectivement "un tri" et ce seront les gens qui le feront et choisiront eux-mêmes en leur âme et conscience. "Âme et Conscience", que ces mots résonnent avec plus de force et de clarté, maintenant que nous savons ce qui nous attend, et où ils veulent en venir ! (5)


(1) Consultable sur le site de la FDA. Pour voir ce document de dix pages (téléchargeable au format pdf), cliquez sur le lien:link

(2) Il faut se rendre à l'évidence, tout cela fait bien partit d'un plan délibéré, toujours sous le prétexte "d'améliorer la vie des gens", et cela n'arrive bien-sur pas par hasard.

(3) Consultable sur le site des Congresses’ House Ways and Means (Méthodes et Moyens de la Chambre des Congrès). Pour voir ce document (téléchargeable au format pdf), cliquez sur le lien:link

(4) Verra-t-on à cette époque l'arrivée de l'Antéchrist? Etant donné que c'est lui qui selon les écritures, dans l'Apocalypse, fera marqué tout le monde de la "marque de la Bête". Nous verrons, mais nous arrivons bien en ce moment dans une phase critique pour l'humanité toute entière.

(5) Voir l'article: "Le chiffre 666 et la marque de la Bête".

Sources:
www.fda.gov;
www.
waysandmeans.house.gov;
www.neotrouve.com.

 

 

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21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2011

28/11/10: DSK, le taliban de la globalisation (gaullisme.fr)

DSK, le taliban de la globalisation (gaullisme.fr)
 
 

DSK, le taliban de la globalisation

 

0dsk Alors que tous les travers de la déréglementation et de la construction européenne sont aujourd’hui exposés en Irlande, Dominique Strauss-Kahn a proposé la semaine dernière d’aller encore plus loin dans cette voie, au mépris des nations et de la démocratie.

Sus aux Etats-nations !

Alors que les gaullistes arrivent à concilier la culture internationaliste Française avec un fort attachement à la patrie, chez les socialistes, cet internationalisme semble aller de pair avec une volonté d’effacer les Etats-nations. Le patron du FMI développe un agenda politique assez stupéfiant : unification du marché du travail, allongement de la durée du travail, recours à l’immigration pour compenser la démographie continentale, transferts de pouvoir vers la Commission, impôt européen…

Il soutient ainsi « qu’il est temps de changer de cap. Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines clé pour assurer le destin commun de l’Union, notamment en matière de politique financière, économique et sociale. Les pays doivent être disposés à céder plus d’autorité au centre ». Il propose « la création d’une autorité budgétaire centralisée aussi indépendante politiquement que la BCE. L’autorité fixerait les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouerait les ressources ».

S’il reconnaît que sa proposition est « audacieuse » et « peu probable dans un avenir proche », il précise qu’il veut « ôter la responsabilité principale du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles au Conseil (afin) de réduire le risque que des intérêts nationaux étroits interfèrent avec la mise en œuvre effective des règles communes » et propose que ce soit la Commission Européenne qui jouent ce rôle tout en lui donnant de nouvelles ressources par un impôt européen.

La démocratie entre parenthèses

Fort heureusement, ces propositions sidérantes n’ont quasiment aucune chance d’être mise en place, même si Dominique Strauss-Kahn était élu à la présidence de la République. L’Allemagne, comme le montre l’arrêt de sa Cour Constitutionnelle, refusera sans nul doute ce coup de force supranational. Et ce n’est pas la très souverainiste Grande-Bretagne qui pourra accepter un tel coup de force en faveur de bureaucrates apatrides. Mais tout ceci est doublement révélateur.

Tout d’abord, cela montre à quel point Dominique Strauss-Kahn est à côté de la plaque. Alors que cette crise a mis en lumière les dangers de la déréglementation, ce « socialiste », ne propose rien pour corriger ses excès, et se concentre sur l’organisation des pouvoirs. Les seules propositions de fond sont une volonté d’allonger la durée du temps de travail ainsi qu’une uniformisation des marchés du travail dont on se doute qu’elle ne se ferait pas par le haut ou sur les normes Françaises…

Mais pire, cela révèle le penchant profondément anti-démocratique de ces élites social-démocrate-chrétiennes. En effet, Dominique Strauss-Kahn propose très clairement une mise entre parenthèse de la démocratie puisqu’après la politique monétaire, ce serait la politique budgétaire qui serait totalement retirée de la tutelle des hommes politiques, et donc du choix démocratique des peuples. Les élections ne serviraient alors qu’à choisir qui inaugurerait les chrysanthèmes.

Merci Dominique Strauss-Kahn ! Merci de montrer de manière transparente le fond de la pensée d’une certaine élite politique qui veut mettre entre parenthèse la démocratie pour imposer un agenda néolibéral puissamment inégalitaire. Nous saurons pourquoi nous nous battrons contre vous.

Laurent Pinsolle (DLR

20:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/02/2011

de Michel COLLON, journaliste politique belge: Nouveau: Révolutions arabes, Maroc, Haïti, Florence Cas sez, Wall Street, Famine...

 
 
 
 
Sent: Friday, February 18, 2011 1:42 PM
To:
Subject: Nouveau: Révolutions arabes, Maroc, Haïti, Florence Cassez, Wall Street, Famine...
 
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20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2011

SOS, Athènes ne répond plus (agoravox)

 
 
From: nicolas
Sent: Wednesday, February 16, 2011 6:46 AM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: SOS, Athènes ne répond plus (agoravox)
 
par Bruno de Larivière (son site) mardi 15 février 2011 - 20 réactions Ecouter en mp3 (Readspeaker)
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SOS, Athènes ne répond plus...

Quel est le problème ? C'est la dette grecque à peine diminuée après des mois de restrictions budgétaires. Les organisations internationales (FMI, BCE, Commission de Bruxelles) qui en demandent davantage, ont provoqué l'effet inverse de celui escompté : une protestation d'Athènes. Des dizaines de milliards d'euros 'investis' par les banques européennes (françaises d'abord) sont en jeu. Seront-ils remboursés, et quand ?

L’expression ‘renvoyer aux calendes grecques’ remonte à l’Antiquité. Le calendrier romain fonctionnait sur le rythme lunaire. Chaque mois commençait par les ‘calendes’, journées au cours desquelles on annonçait les événements marquants et fêtes publiques à venir. Les premiers calendriers ou ’calendaria’ tiraient leur étymologie de cette césure mensuelle. Ils ne servaient pas qu’à dénombrer les jours du mois, mais plutôt à rappeler le montant des dettes et la date du remboursement de celles-ci par les débiteurs. Ces derniers avaient trente jours pour s’acquitter. Au terme de ce délai, le prêteur se rendait au domicile du débiteur récalcitrant, posait sa main sur son épaule et le sommait devant témoins de payer sa dette. Une fois prononcée cette ‘manu injectio‘, il pouvait s’emparer du débiteur et l’enfermer dans sa maison pendant soixante jours. Si à l’issue de ces deux mois, la somme était toujours dûe, la loi romaine autorisait le créancier à exposer l’endetté en place publique. La mise à mort et la vente comme esclave ont en revanche disparu à Rome dès la fin du IVème siècle avant notre ère [source].

Une formule française prolonge la précédente : ‘quand les poules auront des dents’. Les Anglais disent ‘quand les cochons voleront’. Dans le cas de notre débiteur, cela veut dire qu’il n’a pas payé, et qu’il ne remboursera jamais. Partant de ce constat, on peut distinguer deux cas de figure. Première hypothèse, la somme dûe ne vaut pas pipette, juste un peu de liquide. Que le prêteur réclame justice et le débiteur passera pour un citoyen malhonnête, ce qu’il va tenter à tout prix d’éviter. Seconde hypothèse, le prêt dépasse les bornes. Le montant s’exprime non pas en milliers, ni en millions, mais en milliards d’euros. Extrapolons. Un groupe de banques prête cinquante-trois milliards d’euros. Le rapport s’inverse soudain. Car le débiteur sait bien qu’il ne pourra jamais trouver une somme pareille, à moins d’un miracle. Le prêteur a finalement commis une grave erreur, par aveuglement, par appât du gain, ou simplement par mauvais calcul. Il s’accroche néanmoins à un calendrier de remboursement, sans réfléchir ‘aux calendes grecques’.

Evidemment l’histoire débouche sur une réalité bien concrête. Les ‘placements des banques françaises en Grèce s’élèvent à la mi-2010 à cinquante-trois milliards d’euros, dont plus de la moitié pour le Crédit Agricole (trente milliards). Suivent BNP Paribas, la Société Générale, et Banque Populaire (BPCE) - Natixis. Il s’agit à la fois de la dette privée et publique. La première banque française concernée dépend cependant davantage de la première que de la seconde. Car elle a pris des participations dans des actifs grecs (financement de navires), et dans la banque ‘Emporiki’ achetée en 2006 : 740 millions d’euros de pertes en 2010. « D’après les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI) à fin 2009, les banques françaises sont exposées à hauteur de 75,172 milliards de dollars (57,41 milliards d’euros). Ce montant les place en tête des banques mondiales les plus exposées en Grèce. Elles sont suivies par les banques allemandes, qui le sont à hauteur de 45 milliards de dollars, la Grande-Bretagne pour 11,28 milliards de dollars et les Pays-Bas pour 8,95 milliards. Pour un montant total de 188,6 milliards de dollars (141,8 milliards d’euros) de créances pour les banques européennes et de 236,2 milliards de dollars (177,3 milliards d’euros) pour les banques mondiales. » [source]

Le Figaro adresse cependant un bulletin de félicitations aux banques françaises. Les agences de notation toujours extralucides délivrent des notes flatteuses. Mercredi 16 février, la Société Générale devrait annoncer un bénéfice de près de 4 milliards d’euros. On attend le double pour BNP Paribas. Cocorico. « Cette tendance positive devrait se poursuivre en 2011. Les établissements devraient enregistrer une progression à deux chiffres de leurs bénéfices cette année, indique S&P dans une étude. Les analystes mentionnent notamment la maîtrise des dépenses et la baisse du coût du risque. L’activité d’assurance ‘devrait être un facteur de résultats’ en 2011 ajoute S&P. Concernant la banque d’investissement, l’activité de l’actuel exercice devrait se révéler moins volatile mais moins rentable, soulignent les analystes. Sur la banque de détail, les spécialistes de S&P prévoient un recul limité du coût du risque qui devrait favoriser une progression du revenu avant impôt. » Si je ne subodorais un absolu manque d’humour du rédacteur, j’en déduirais un sens de la formule très poussé : ‘baisse du coût du risque’, il a osé ! Mais il faut me rendre à l’évidence. La finance restera toujours un domaine sérieux.

Il y a un peu plus d’un an (’El Zapatero‘), j’ai esquissé les grandes lignes du ‘problème’ grec : un déficit chronique entretenu par un gouvernement clientéliste et redistributeur, les recettes de l’Etat qui stagnent, parce que beaucoup de Grecs mentent sur leurs revenus ou fraudent le fisc. L’Europe communautaire, loin d’atténuer la tendance, l’a au contraire accentuée. Au printemps, confronté à une brusque dégradation de sa situation financière, l’Etat grec a du solliciter une aide extérieure. Sans le plan de sauvetage (110 milliards d’euros), Athènes ne pouvait plus emprunter raisonnablement sur les marchés internationaux. En vertu de l’accord final entre les organisations internationales et l’Etat, les Grecs supportaient la totalité de la charge, sans remise en cause des prêteurs (source). Mais la presse a retenu la partie de la conclusion la plus optimiste : la Grèce s’en sortait in extremis. Il restait quand même l’objectif imposé de réduction des déficits (de 9 à 3 % en 2012). Le ‘Financial Times‘ décortique un an après la situation présente de la Grèce. Le pays a connu une croissance négative en 2010 (- 4,2 %) et le chômage monte à grande vitesse : il serait aujourd’hui de 14 %, plus élevé encore chez les jeunes (20 %) [source].

On assiste donc à la confrontation, comme à l’époque antique entre le prêteur et le débiteur. Des représentants du premier ont effectué une visite à Athènes la semaine dernière et ont rencontré les membres du gouvernement socialiste. La main sur l’épaule, et devant les journalistes européens, ils ont ensuite transmis leurs recommandations. On ne pourra mettre la Grèce en prison, mais l’analogie vaut. Sur le sujet de l’opinion publique grecque, Paul Thomsen (FMI) a certes admis qu’il ‘comprenait’ le caractère impopulaire des décisions. Mais encore ? Les grévistes vont à nouveau paralyser le pays le 23 février, comme ici dans les transports. La compagnie nationale de chemins de fer a annoncé la suppression de ses lignes vers la Bulgarie (source). Au gouvernement, la ‘Troïka’ (FMI, Commission de Bruxelles et BCE) demande pourtant un surcroît de recettes en contrepartie de la réception de la quatrième tranche d’aide financière (15 milliards d’euros). Il ne reste plus qu’une solution : ajouter aux mesures précédentes (baisse des salaires de fonctionnaires et des retraites, diminution des aides publiques), la vente d’actifs publics (source).

La Tribune de Genève recense plusieurs sociétés susceptibles d’être privatisées : dans les transports (en particulier l’aéroport d’Athènes), l’énergie, les services et l’industrie de défense. « L’Etat grec va, par exemple, rechercher des partenaires pour leur céder une partie de sa participation de 99,81% au capital de Hellenic Defence Systems SA (HDS). Cette firme, née en 2004 de la fusion entre des compagnies fondées en 1874 (Pyrkal) et 1977 (EBO), gère neuf sites de production ou de stockage et emploie 1280 collaborateurs. Sur son site, HDS affirme exporter ses produits (armes de petit calibre, mortiers, etc.) ‘dans 40 pays’, mais les informations, notamment financières, qu’elle fournit sont très rudimentaires. Autre entreprise cherchant des capitaux frais : Trainose, seule compagnie de chemins de fer d’importance du pays. Cette firme occupe 1800 salariés mais là encore, impossible de recueillir la moindre donnée financière sur son site. Selon un article du Monde, cette compagnie serait lestée par une dette de… 10 milliards d’euros ! » Les créanciers n’ont-ils pas poussé le bouchon trop loin ? Je ne vois rien dans ce descriptif qui ressemble à un trésor caché.

En revanche, l’exaspération des Grecs a monté d’un cran. Et si une majorité d’entre eux repoussaient le remboursement de la dette… sine die ? Les Grecs ont désormais largement pris leur part du fardeau. En exposant le débiteur sur la place publique, le créancier romain obtenait une rétribution symbolique. Cette peine a été prononcée à mon sens lors de la proclamation du plan de sauvegarde. La ‘troïka’, joue me semble t-il avec le feu, risquant de provoquer un rejet massif de la part d’une population poussée à bout. Le Premier Ministre, George Papandréou a d’ailleurs cru bon de rejeter publiquement l’extension des privatisations (au prix d’une probable volte-face). Au printemps dernier, une rumeur lancée (?) par un journal populaire allemand a enflé à propos de la vente d’îles pour désendetter l’Etat grec. Elle a déclenché des réactions offusquées à Athènes (source).

Jean-Claude Trichet se déclare hostile à toute restructuration de la dette grecque (source). Jacques Delpla (’Echosnoclaste‘) propose en complément une taxe sur l’immobilier sur dix ou quinze ans, seule façon à ses yeux de contrecarrer l’évasion fiscale. [1] De toute évidence, l’argent prêté dans le cadre du plan de sauvegarde ne sera pas rendu aux banques. En l’honneur du Crédit Agricole, de BNP Paribas et de quelques autres, je dirai ’quand les coqs auront des dents’. Au pire - Elie Cohen a imaginé en mai dernier un défaut bancaire ‘originaire’ de Grèce - le gouvernement français volera au secours de nos ‘champions’ nationaux. Après le renflouement de l’automne 2008 (source), les banques françaises ont précédé les calendes grecques pour rembourser l’aide de l’Etat. On sait ce qu’il est advenu de leur indépendance retrouvée (source).

PS./ Geographedumonde sur la Grèce : Quiproque grec, Les evzones de mer et Ne pas confondre tête de pont et plaque tournante

  • [1] Enfin, pour éviter que d’autres pays ne soient tentés de suivre les Grecs, l’Union devrait demander à la Grèce en garantie de la dette le prélèvement d’une taxe exceptionnelle et unique sur l’ensemble de l’immobilier des ménages et entreprises grecs de 20 %, payable sur dix ou quinze ans (ce qui rapportera au total l’équivalent à 60 % du PIB grec). La taxe reprendra une partie de l’évasion fiscale passée dont le principal réceptacle était l’immobilier. En soldant une fois pour toutes les comptes du passé par une double expropriation des responsables de la tragédie grecque (investisseurs par la restructuration et propriétaires grecs par la taxe à 20 %), cette mesure permettrait à la Grèce de se focaliser sur son avenir, notamment en attirant massivement de l’investissement direct étranger qui saurait que le fardeau de la dette passé ne menacerait plus la croissance future du pays. Mieux vaut Hermès, dieu du commerce, que Sisyphe, faisant rouler éternellement sa dette.

Incrustation : coq du sac à dos

23:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/02/2011

En URSS on vivait mieux

 

En URSS on vivait mieux

Juan Carlos Argüello
photo : englishrussia.com

La restauration du capitalisme a signifié une régression pour tous les pays d’Europe de l’est, tant sur le plan économique que sur le plan social. Un rapport des Nation Unies déclare : "Le passage d’une économie planifié à l’économie de marché a été accompagné de grands changements dans la répartition de la richesse nationale et du bien être. Les chiffres montrent que ce sont les changements les plus rapides jamais enregistrés. Ceci est dramatique et a entrainé un coût humain élevé."

Entre 1990 et 2002, le produit intérieur brut (PIB) par habitant des pays d’Europe de l’est a diminué de 10%, tandis qu’il a augmenté de 27% dans des pays de niveau comparable. Ceci représente une perte effective de presque 40%

Cette régression vaut pour tout les pays sauf la Pologne et la Slovénie. Aujourd’hui le PIB par habitant des anciens pays communistes d’Europe centrale et orientale est inférieur d’un quart à celui de l’Amérique latine. Pour les républiques de l’URSS, la situation est encore plus dramatique. Durant les années 1990 le PIB a baissé de 33%. L’Ukraine a eu une diminution de 48% entre 1993 et 1996, et la Russie de 47%.

Les actions de l’économie d’état ont été vendues à un prix ridiculement bas. Une grande partie du puissant appareil économique et industriel fut démantelé.

En quelques années la grande puissance industriel qu’était le Russie s’est convertie en un pays du tiers monde. Le PIB russe (144 ,millions d’habitants) est plus bas que celui des Pays Bas (16 millions d’habitants). L’Union Soviétique a régressée 100 ans en arrière.

Au moment de la Révolution Socialiste en 1917 le PIB par habitant atteignait 10% de celui des États-Unis. En 1989, malgré le fait que l’Union Soviétique sortit complètement épuisée et détruite en grande partie de la seconde guerre mondiale, le PIB par habitant atteignait 43% de celui des États-Unis. Aujourd’hui il est de moins de 7%

La situation sociale

Près de 150 millions d’habitants de l’ex URSS (c’est à dire le nombre d’habitants de la France, la Grande Bretagne, des Pays Bas et des états scandinaves réunis) furent réduit à la pauvreté au début des années 1990. Ils ont moins de 4 dollars par jour. Le nombre de pauvres qui vivent avec moins de un dollar par jour a été multiplié par vingt.

En Bulgarie, Roumanie, Kazakhstan, Ukraine, Kirghizistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Moldavie, le nombre de pauvres atteins 50% à 90% de la population.

Selon une étude récente de l’UNICEF, un enfant sur trois des anciens pays de l’est vit aujourd’hui dans la pauvreté. Un million et demi d’enfants vivent dans des orphelinats.

En Russie le nombre d’enfants abandonné a doublé, malgré la forte diminution des naissances. A Bucarest, capitale de la Roumanie, des centaine d’enfants vivent dans la rue, 100 000 enfants ont été abandonnés. Plus de 100 000 enfants de l’ancien bloc de l’est sont réduit à la prostitution. La protection de l’enfance a été démantelée.

Pour beaucoup de femmes, le passage au capitalisme est aussi une véritable catastrophe : "Un nombre croissant de femmes est victime de la violence. Beaucoup de femmes qui ont cherché désespérément un travail et une vie meilleure sont contrainte à la prostitution, organisée par des réseaux criminels." Chaque années près d’un demi million de femmes de la région sont littéralement exportées vers l’Europe occidentale.

Avant le passage au capitalisme, la région connaissait un bien être social garantit. Un rapport des Nation Unies dit : "Avant les années 1990, les équipements sociaux des pays d’Europe centrale et orientale et des pays de la CEI était notablement bons. Il y avait un haute sécurité sociale de base. L’emploi à temps plein était garantit à vie.

Même si le revenu monétaire était bas, il était stable et sur. Beaucoup de biens de consommation et de service basique était subventionné et l’approvisionnement était régulier. Il y avait suffisamment d’alimentation, d’habit et de logements. L’accès à l’éducation et à la santé était gratuit. La retraite était assurée et les personnes pouvaient profiter de beaucoup d’autres formes de protection sociales".

La rapport continue : "Aujourd’hui une éducation correcte, une vie saine et une alimentation suffisante ne sont pas assurées. Le taux de mortalité augmente, de nouvelles épidémie potentiellement destructives menacent et mettent la vie (et de la survie) dans un croissant et alarmant péril".

Conséquences : certains pays se dépeuplent dramatiquement. En Ukraine la population a diminuée de 1,2 million depuis 1991. En Russie entre 1922 et 1997 la population a diminuée de 5,7 millions malgré la venue de 3,7 millions d’immigrants des pays voisins. Ce qui veut dire qu’il y a 3500 russes de moins par jour. Les Nations Unies estiment que si la tendance se poursuit la population des anciens pays de l’est aura diminuée de 20% d’ici à 2050 : de 307 à 250 millions.

Que pensent les gens ?

La population oscille entre le déception, la résignation et la colère. Quelques exemples.

La Pologne sortit la plus indemne de la transition. Dans ce pays très catholique le communisme n’eut jamais la vie facile. Cependant aujourd’hui 44% des polonais jugeant que la période du bloc de l’est comme positive. 47% estiment que le socialisme est une bonne doctrine, "qui a été mal appliquée". 37% des polonais ont même une appréciation positive du parti communiste qui était au pouvoir de 1945 à 1989. 31% sont mécontent de cette période. Seul 41% trouvent que le capitalisme est un meilleur système.

76% des ossis estiment que le socialisme est "une bonne idée qui a été mal appliquée" et seul un tiers est satisfait avec la forme avec laquelle fonctionne la démocratie.

Selon une enquête de 1999 64% des roumains préféraient la vie sous Ceausescu.

En Russie Lénine est encore plus populaire. 67% des russes ont une opinion positive à son sujet. Seul 15% ont une opinion négative de Lénine.

Il y a une multitude d’insatisfaction et le potentiel révolutionnaire est grand. Les blessures du passé sont encore fraiches et la confusion idéologique est encore grande, mais il n’est pas exclu que dans un futur prochain le socialisme revienne mais cette fois "bien appliqué".

Depuis la restauration du capitalisme l’Europe de l’est ressemble de plus en plus à un pays du tiers monde.

Un dixième des habitants des anciens pays de l’est sont sous alimentés. En Russie un enfant sur sept souffre de sous alimentation chronique ?

Pour la première fois depuis 50 ans l’analphabétisme a réapparu.

La tuberculose est de nouveau presque aussi étendue que dans le tiers monde.

Le nombre de cas de syphilis était en 1998 quarante fois plus élevé qu’en 1990.

l’espérance de vie des russes de sexe masculin est passée de 63,8 à 57,7 ans entre 1992 et 194. En Ukraine elle a diminuée de 65,7 à 62,3 ans.

Depuis 1992 le nombre d’alcooliques a doublé en Russie

Pour 100 grossesses il y a 60 avortements en Russie. Conséquence : 6 millions de femmes sont stériles.

En Pologne le nombre de suicide à augmenté de 25%. dans certains pays de l’ex Union Soviétique ce nombre a doublé.

Le nombre de délits, en Bulgarie, est quatre fois plus élevé qu’en 1989, en Hongrie en République Tchèque il a triplé. En Pologne le nombre de morts augmenté de 60%, dans d’autres il a augmenté jusqu’à 250%.

Les Nations Unies estiment que le nombres de morts dans les ancien pays socialistes qui sont attribuables aux nouvelles maladie (facilement curable) et à la violence (guerre) est de 2 millions durant les 5 premières années du passage au capitalisme.

Source : En la URSS se vivía mejor

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/02/2011

16/02/11: BELGIQUE: Charleroi: Débat mercredi 16/2: Les véritabl es enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Va n Rompuy (LBC), ...

 
 
 
16/02/11: BELGIQUE: Charleroi: Débat mercredi 16/2: Les véritables enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Van Rompuy (LBC), ...
 
Sent: Monday, February 14, 2011 2:44 PM
To:
Subject: Débat mercredi 16/2: Les véritables enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Van Rompuy (LBC), ...
 

 

L’Accord interprofessionnel,
quels sont les véritables enjeux?


Avec l’éclairage de 3 syndicalistes flamands

 



Marc van Campen, responsable de La Braise reçoit :

 

Daniel Piron, secrétaire régional FGTB Charleroi-Sud Hainaut 

Tine Van Rompuy (Louvain), infirmière, déléguée LBC-Hôpitaux

Nicole Naert (Anvers), secrétaire syndicale ACOD/CGSP SPF Finances

Dirk Tricot (Anvers), cheminot, de la direction nationale de l’ACV-Transcom
Germain Mugemangango, Président du PTB - Hainaut

Un représentant syndical de la CSC

 

 

 


Mercredi 16 février à 19h30

La Braise,  rue Zénobe Gramme 21 Charleroi

 

P.A.F.: 2,50 € (chômeurs, étudiants, etc. 1,50 € )

Ed. resp. : Marc van Campen, rue Zénobe 21 6000 Charleroi



22:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

En FRANCE aussi la révolution est en marche ...

 
 
Sent: Friday, February 11, 2011 3:08 AM
Subject: Invers@lis actualités Roger
 

Bonjour Roger,

Le 11 Février 2011, voici les dernières nouvelles:


En France aussi la révolution est en marche

Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, la révolution a commencé en France il y a une bonne vingtaine d’années, les signes avant coureurs ont été nombreux, mais personne n’y a fait réellement attention. Ou plutôt si, certains l’ont vu mais n’ont pas été entendus. Ça n’est pas aussi spectaculaire qu’en Tunisie ou en Égypte [...]

 

 


Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, la révolution a commencé en France il y a une bonne vingtaine d’années, les signes avant coureurs ont été nombreux, mais personne n’y a fait réellement attention. Ou plutôt si, certains l’ont vu mais n’ont pas été entendus. Ça n’est pas aussi spectaculaire qu’en Tunisie ou en Égypte mais c’est terriblement efficace. Cette révolution silencieuse et pernicieuse, avance par étape, mais plus son enracinement est profond, et plus son offensive devient globale. La révolution ne se fait pas en un jour, c’est un processus long.

Il faut discréditer son adversaire, l’affaiblir et le diviser. Alors que dans les pays du Maghreb, le peuple demande plus de démocratie, plus de partage ou plus de liberté, en France on a fait le contraire : moins de partage, moins de démocratie et moins de liberté ! Alors que dans les pays en révolte, les opprimés et les exploités réalisent que ce sont les nantis et les riches qui coutent le plus cher, en France le pouvoir a réussi à retourner la vindicte populaire sur les plus faibles. Les plus riches ont même réussi à faire passer les services et les biens communs comme des tares du système afin de se les approprier !

Pourtant, la classe ouvrière est plus importante aujourd’hui qu’à l’époque de Marx, mais l’on a réussi à insérer dans la tête des gens, que le fonctionnaire, l’étranger, le jeune ou le chômeur sont des « problèmes ». Maintenant avec la loi sur la dépendance l’on s’aperçoit que les vieux deviennent également un « problème ». Ne vous faites pas d’illusions pour le système, vous deviendrez forcement un « problème » un jour ou l’autre ! Mais, il est évidement plus facile de jalouser son voisin plutôt que de s’en prendre aux véritables responsables qui restent invisibles et bien à l’abri derrière les portes de leur conseil d’administration !

La casse du code du travail, la destruction des services publics, la réforme des retraites et bientôt la destruction de la sécurité sociale, rien n’arrête la révolution de la bourgeoisie. La méthode dure de la droite ou douce du parti socialiste vise le même but, la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. A force d’expliquer qu’il n’y a pas d’autre alternative, que nous vivons dans un monde global, l’idéologie dominante a réussi a nous faire croire que nous vivons du mieux qu’il est possible, et même que nous vivons au dessus de nos moyens. Par contre il n’est pas question de remettre en cause le luxe et le faste dans lequel eux-mêmes évoluent. Ils ont réussi ce tour de force de faire la révolution des riches avec l’assentiment et l’approbation des plus démunis !

D’ailleurs remarquez bien que lorsqu’ils arrivent au pouvoir ces différents partis s’empressent de nous faire croire qu’ils sont prêts à faire le maximum pour notre bien être, mais que malheureusement la conjoncture économique ne le permet pas : alors ils continuent la politique précédente … plus ou moins vite ! Les classes dirigeantes se donnent les moyens de leur utopie : nous domestiquer ! C’est pour cela qu’ils font la révolution !

Une vraie gauche a le devoir de porter des projets nouveaux, pas de rafistoler ce qui a été détruit. Il faut redonner l’espoir et la confiance à nos concitoyens afin qu’ils se réapproprient leur avenir. L’abolition de l’esclavage, la journée de 8H, les congés payés, les retraites et la sécurité sociale … ; ça c’était de l’utopie à l’époque ! Et pourtant ! Donnons nous aussi les moyens de rêver ! Donnons-nous les moyens de réaliser nos rêves ! Ne nous trompons pas d’adversaires, ne nous trompons pas de colère !

Conscience Citoyenne Responsable


 


 

 


 

 


 


 


 

 





 

 

 

02:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/02/2011

brèves...: la "démocratie" capitaliste... ???

 
Note de RoRo:
Mais voyons, voyons: ce sont les sondages et les médias qui nous font croire à la pseudo “démocratie” capitaliste. Fabriquer les cervelles, c’ est cela leur rôle number one !  Les sondages se sont même chargés de voter à notre place, de publier le résultat des votes et la répartition des siège AVANT MEME le jour des élections .  POUR LE MOMENT on peut encore manifester dans les rues de Bruxelles, sous les coups des matraques des “forces de l’ordre” bourgeois et des exploiuteurs , “dire ce que l’on pense”, sans savoir à quoi cela aboutit, à quoi cela sert encore ... On peut même voter, sans que cela ne serve à rien pendant des mois et des mois... (ex: la BELGIQUE où pour le moment le résultat des urnes est mis en boîte, depuis 8 mois).
RoRo
 
 
 
 
From: jemi
Sent: Sunday, February 13, 2011 12:04 PM
To:
Subject: brèves...
 
-Sondage: 46% des téléspectateurs qui ont regardé l'émission de TF1 "paroles de président" ont trouvé N. Sarkozy convaincant...

Suite à ce sondage, nombreux jugeront qu'il y a 46% des français favorables à ce président.

Une simple analyse, non chiffrée, remet les pendules à l'heure.
1/ Quel est le nombre de Français qui a regardé cette émission?
2/ Qui est "sondé"?

-Ainsi et de même, lorsque ces médias lancent au bon peuple des chiffres sur les intentions de vote (présidentielle 2012), ils se gardent bien
de chiffrer les abstentions...
Exemple relatif aux pays "libérés": "C’est la Pologne qui décroche le record de l’abstention : seuls 17 % des Polonais sont certains d’aller voter.- la Slovaquie (25 %), la République tchèque (26 %), la Hongrie et l’Espagne (toutes deux à 27 %"
 http://www.liberation.fr/monde/0101561672-l-abstention-gu...
-Autre exemple en France, et il n'est pas le seul: "D. Douillet a été élu député avec 52% des exprimés inscrits sur une abstention de 66,30% soit, en vérité élu avec près de 16% des inscrits;
Une vidéo le présente joyeux, proche de ministres dont V. Pécresse (le bonheur, les embrassades...c'est la joie malgré son triste score par rapport aux inscrits). Enfin bonne carrière... Et qu'importe les 16% de représentation du corps électoral...
Après tout, c'est cela la démocratie en société capitaliste. Il n'y a pas de limite...

-Balayer devant sa porte, c'est mesurer le taux parfois énorme d'abstentions dans les pays "libres et démocratiques".
Ainsi, après la folie des peuples de pays de l'Est "libérés", de nombreuses "élites" pro-occidentales sont élues avec un pourcentage de voix dérisoire. C'est cela, paraît-il, la démocratie... (répétition volontaire)

-France culture invite Stéphane Hessel dans l'émission de Finkielkraut.
Deux hommes: un pro-israélien critiquant sans cesse le Hamas, pur produit de l'administration dominatrice et belliciste israélienne.
Ce Monsieur Finkielkraut était inexistant face à l'humaniste S. Hessel qui souhaite simplement que les peuples juif et palestinien vivent
en harmonie...

-Malheureusement, Ce pays -Israël- est soutenu par certaines forces aux Etats-Unis en particulier.
En france, en 1967 le Président De Gaulle avait décidé le boycott des produits israéliens en raison de la colonisation perpétré par l'Etat d'Israël. Actuellement, l'appel à ce boycott est considéré "infraction pénale" par Mme Pécresse.
Ils se prétendent gaullistes...  http://www.youtube.com/watch?v=b57xjMoBQH4.

Cela fait 4535 jours que sont en cachot nos cinq amis anti-terroristes cubains.
Honte à tous ces médias français qui ignorent totalement la souffrance de cinq êtres humains innocents.
Pourquoi parler "d'Êtres humains" parce que EUX -les valets- ne se comportent pas ainsi.
Est-ce par relent de colonialisme, d'anti-humanisme (appelons un chat, un chat), de fidélité à la société capitaliste et étasunienne... ou tous sentiments à la fois?
jmb


13:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2011

Le Bulletin du Courrier des Balkans N°788: Kosovo : dans l’horre ur des camps del’UÇK

 
 
 
Note de RoRo:
 
Il va bientôt y avoir 12 ans que les ricano-otano-occidentaux déclenchaient leur lâche guerre d’ agression impérialiste contre la SERBIE en violation de toutes les conventions internationales pour voler au secours des terroristes de l’Uck et “du peuple kosovar”, victime d’un prétendu génocide.
12 ans après, certaines vérités éclatent au grand jour sur l’ Uck et son meneur Taci. La vérité finit toujours par triompher ...
A l’époque le Secrétaire général de l’Otan, qui a obéï aux ordres des maîtres ricains, était le “socialiste” espagnol Xavier Solana, toujours en poste aujourd’hui au sein de l’ Euro-dictature capitaliste où il est indéboulonnable  ...
Voir et cela ne vient pas uniquement “des amis nostalgiques de Milosevic” :
 

Kosovo : dans l’horreur des camps de l’UÇK

Traduit par Belgzim Kamberi
 
Publié dans la presse : 17 janvier 2011
Mise en ligne : lundi 7 février 2011
Le procès de Sabit Geci et Riza Alijaj, deux anciens commandants de l’UÇK, va s’ouvrir le 28 février. Également cités dans le rapport Marty sur le trafic d’organes, les deux hommes sont accusés d’avoir dirigé les camps de Kükes et Cahan, dans le nord de l’Albanie, où des « collaborateurs » supposés du régime serbe et des sympathisants de la LDK ont été détenus et torturés durant la guerre. Koha Ditore publie des témoignages accablants.

Par Vehbi Kajtazi

Lagarele-folosite-de-UCK-in-Albania-Dick-Marty-Report-on-KLA-killings-in-Kosovo

 

Localisation des camps de l’UÇK dans le rapport Marty

 

Trois enquêtes menées en Albanie sur les crimes présumés de l’UÇK tendent à confirmer le soupçon que des forfaits majeurs ont été commis dans deux camps situés dans le Nord du pays. Rappelons que les premières enquêtes effectuées par les enquêteurs de La Haye en 2003, puis -par la Minuk un an plus tard, ont été poursuivies par la mission Eulex en 2009. Ces enquêtes ont débouché sur la mise en accusation pour crime de guerre contre la population civile de deux anciens commandants de l’UÇK, Sabit Geci et Riza Alijaj. Ils doivent répondre des crimes commis dans les camps de Cahan et de Kukës, dans le nord de l’Albanie, et leur procès doit s’ouvrir le 28 février.

Ces deux anciens commandants sont aussi mentionnés dans le rapport du député suisse Dick Marty. Cependant, l’Eulex confirme que ses enquêtes n’ont pas apporté de preuves au sujet de la fameuse « Maison jaune », où des civils serbes auraient été détenus avant que leurs reins ne soient prélevés et vendus. La porte-parole de la mission Eulex, Kristina Herodes, a de nouveau souligné le manque de preuves pour les crimes commis dans la « Maison jaune », sans vouloir préciser si l’acte d’accusation contre Sabit Geci était le résultat de ces enquêtes. « Les enquêteurs d’Eulex ont enquêté dans la ’Maison jaune’ mais, jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé de preuves qui confirmeraient le prélèvement d’organes dans cet endroit. Si d’autres genres d’activités répréhensibles ont eu lieu dans la ‘Maison jaune’, nous n’avons pas encore de preuves à ce stade de l’enquête », a-t-elle déclaré. Elle a confirmé que le Parquet avait trouvé des éléments sur les crimes commis dans deux camps de l’UÇK, à Kukës et Cahan, ce qui a permis de dresser un acte d’accusation contre Sabit Geci et Riza Alijaj.

Deux anciens commandants de l’UÇK accusés de crimes de guerre

« Le 24 novembre 2010, un juge d’e l’Eulex auprès de la Cour de District de Mitrovica a confirmé l’acte d’accusation contre Sabit Geci et Riza Alijaj pour crimes de guerre pendant le conflit en 1999. L’acte d’accusation a été établi par le Parquet Spécial du Kosovo le 6 août 2010 », a confirmé Kristina Herodes. Les deux anciens commandants de l’UÇK sont accusés par le Procureur américain Robert Dean d’avoir commis des crimes de guerre dans deux camps situés à Kukës et Cahan, dans le nord de l’Albanie. Ces camps étaient utilisés par l’UÇK pour la logistique et les entrainements mais, selon l’acte d’accusation, ils auraient également servi de lieux de détention de personnes civiles.

Sabit Geci a été arrêté en mai 2010 et Riza Alija en juin. Selon l’acte d’accusation, les deux hommes sont soupçonnés « d’être impliqués de façon directe dans les mauvais traitements infligés à des personnes retenues dans ces camps », de fin mars ou début avril 1999 jusqu’en juin. Les deux accusés auraient emprisonné des Kosovars qui fuyaient le conflit et qui était soupçonnés d’avoir collaboré avec le régime serbe, ou bien qui défendaient « des points de vues politiques différents de ceux de l’UÇK ».

« Les civils étaient régulièrement battus avec des matraques en caoutchouc ou en bois, ils étaient maltraités et humiliés », précise l’acte d’accusation. Les deux anciens commandants auraient contraint les personnes détenus à avoir entre eux des relations sexuelles non consenties. « Ils ont été gardés dans des endroits insalubres et dans de mauvaises conditions sanitaires. Ils étaient privés de nourriture, d’eau et de traitement médical », poursuit l’acte d’accusation, qui révèle un incident survenu à Kukës : deux prisonniers ont reçu l’ordre de passer des gilets pare-balles, avant d’être soumis à des tirs. Le procureur évoque cet « exercice » comme une forme de torture.

Une enquête à charge selon la défense

Mahmut Halimi, l’avocat de Sabit Geci, estime néanmoins que les accusations formulées contre son client et Riza Alijajt sont le produit d’une longue enquête regroupée dernièrement dans le rapport du suisse, Dick Marty. « Ce qui est lié de façon directe avec le rapport de Dick Marty, c’est que dans ce dossier il y a des preuves matérielles suffisantes, qui attestent que le Tribunal de la Haye et les enquêteurs de la Minuk et de l’Eulex ont entamé des enquêtes détaillées selon l’hypothèse de l’époque qu’il existait une ‘Maison jaune’, un endroit approprié pour des transplantations d’organes, où des citoyens serbes auraient été transférés du Kosovo en Albanie et que là, ils auraient été exécutés et leurs organes prélevés, dit-il. Selon lui, tout ce travail sur le trafic d’organes a suscité le soupçon que certains citoyens albanais auraient été arrêtés et emprisonnés dans différentes régions d’Albanie, soupçonnés d ’avoir collaboré avec le régime serbe.

« Un d’entre eux serait mort à Kukës, comme le mentionne l’acte d’accusation. Mais ce qui est très contradictoire, c’est qu’il existerait des preuves matérielles concrètes qu’on ne peut révéler sans la permission du procureur ou du juge et qui révèle qu’à l’origine de cette enquête il n’y avait que ces soupçons à propos d’un soi-disant trafic d’organes », a déclaré l’avocat de Geci, avant d’ajouter : « Tout de suite après, le porte-parole du procureur général pour les crimes de guerres de Serbie a déclaré que l’arrestation de M.Geci était le résultat du travail des enquêteurs de Serbie ».

Vingt témoignages accablants------------------------------------

Le procureur de l’Eulex, Robert Dean, prétend que les enquêteurs ont recueilli les témoignages de 20 personnes qui aurait été victimes de traumatismes physiques et psychiques liés à leurs conditions de détention et aux actes de barbarie dont ils ont été victimes. L’identité des témoins est tenue secrète - leurs noms sont codés - dans une annexe confidentielle de l’acte d’accusation. Mais leurs témoignages est confirmé par le rapport. Plusieurs d’entre eux prétendent avoir vu d’anciens dirigeants de l’UÇK à Kukës, à la tête desquels se trouvait Hashim Thaçi, ce que mentionne aussi le rapport de Dick Marty.

L’un des témoins, un Albanais du Kosovo emprisonné un temps par l’UÇK à cause de sa collaboration présumée avec le régime serbe, prétend que durant sa détention dans un camp de Kukës, il a vu Hashim Thaçi, Jakup Krasniqi, Fatmir Limaj, Agim Çeku, Kadri Veseli, Azem Syla, Sabit Geci, Milaim Zeka, Bedri Halimi, Xhemshit Krasniqi, etc. Certaines personnes évoquées ont démenti ces propos, les qualifiant de purs mensonges.

Dans un témoignage pour le Tribunal de la Haye en 2003 et plus tard pour les enquêteurs de la Minuk et aussi de l’Eulex, ce témoin qui devrait être protégé lors du procès contre Sabit Geci et Riza Alijaj a prouvé qu’en juin 1999, une vingtaine d’Albanais et quelques Rroms ont été détenus dans un camp de l’UÇK, dans des conditions inhumaines. Des preuves de l’existence de camps en Albanie ont été également données par d’autres témoins, qui évoquent la violence dont ils auraient été victimes dans ces camps.

« Nous étions à l’intérieur et je ne peux pas dire combien de personne l’ont battu. On pouvait entendre les cris de ‘X’. Et puis, nous avons entendu un tir et quand ils l’ont amené dans la chambre, il était blessé au genou droit. Il était tout ensanglanté. Il a dit que c’était Liman Geci qui lui avait tiré dessus », raconte ce témoin.

« Samedi, vers 2h30 du matin, ‘X’ est mort. Xhemshit Krasniqi a alors arrêté de nous battre. Deux gardes sont venus nous apporter des couvertures et personne ne nous a plus frappé jusqu’à ce qu’on nous amènent à Prizren », a-t-il poursuivi. Il dit se rappeler des noms de certains commandants qu’il a vu à Kukës, toujours les ancien dirigeants de l’UÇK. « Il y avait Sabit Geci avec des béquilles, Milaim Zeka d’Obri, Kadri Veseli de Likoc, Azem Syla de Kishnareka, Jakup Krasniqi, Fatmir Limaj, Bedri Halimi. Bedri Halimi s’est bien comporté avec moi : il m’a rendu l’argent que m’avait confisqué Agim Çeku et Xhemshit Krasniqi », précise l’homme. Il affirme qu’à l’époque, il avait été interrogé et violenté par Fatmir Limaj, qui se présentait comme membre du SHIK. « Fatmir Limaj m’a questionné une fois. Sabit Geci, Kadri Veseli étaient aussi là et une personne à moustache qui ne faisait qu’écrire. »

« Ils portaient des uniformes de l’UÇK »

C’est sur la base de ce témoignage et ceux d’autres personnes qui prétendent avoir été détenues dans un camp à Kukës et Cahan, dans le Nord de l’Albanie que les deux anciens commandants de l’UÇK sont en détention provisoire pour crime de guerre contre la population civile. Xhemshit Krasniqi, un ancien soldat, est lui toujours recherché.

Un autre témoin, « X », affirme qu’un de ces fils a été tué pendant la guerre et d’autres membres de sa famille auraient été déportés en Albanie. Lui serait venu d’Allemagne apporter de l’argent et des vêtements à sa famille restée au Kosovo, mais il aurait été kidnappé par l’UÇK à Durrës. « Quand ils m’ont emmené à Kukës, ils m’ont mis dans une pièce au 2e étage. Dans la chambre de Xhemshit Krasniqi et Bedri Halimi. Il y avait une cuisine et une salle pour les soldats avec une petite table et où une personne préparait du café pour les commandants. »

“Ils ont amené ‘Z’ dans cette pièce. Ceux qui l’emmenaient portaient des uniformes de la Police militaire de l’UÇK. Je pensais qu’il s’agissait de policiers venus pour me condamner. ils sont partis avec ‘Z’ pendant une trentaine de minutes. Et puis, Ils m’ont emmené dans une pièce. Dans un couloir, j’ai vu deux frères catholiques. À l’intérieur de la pièce, j’ai vu ‘Z’ assis sur une chaise et couvert de sang. Malgré ma présence, ils ont continué de le frapper avec des bâtons, parce qu’il avait travaillé pour la police serbe. Ils lui mettaient du sel sur ses plaies et dans les yeux », témoigne-t-il.

Ensuite, ils ont commencé à battre « E » plus brutalement, poursuit-il. « Ils l’insultaient. Ils lui disaient que sa mère avait des liens avec Arkan. Après, ils ont emmené ‘S’, qui avait travaillé dans le café des frères ‘B’. Ils voulaient qu’elle dise que les frères ‘B’ collaboraient avec les Serbes. Comme elle le niait, ils l’ont frappée très brutalement. Après en avoir battu encore un autre, ce fut mon tour. » Il explique qu’on lui a d’abord fait enlever ses chaussures, puis mis les pieds nus dans de l’eau glacée. « X »affirme que le chauffeur de Sabit Geci, dont le nom de famille est Haziraj de Llausha, avait sorti un couteau en lui ouvrant sa chemise en menaçant de lui graver une croix sur le torse. Il ne serait pas passé à l’acte, mais l’aurait quand même tapé.

« Il a été aidé par Pjetër Shala, dit ‘Ujku’ (Le loup). Ils ont utilisé un bâton métallique extensible. Ils m’ont frappé dans le haut du corps, mais pas sur la tête. Xhemshit Krasniqi m’a frappé le nez avec un bâton en caoutchouc. Je me suis évanoui. Ils m’ont alors jeté des seaux d’eau sur le visage. Je suis revenu à moi, j’ai vu dans la pièce Sabit Geci. Il était en uniforme. Il semblait blessé et marchait avec des béquilles. Je suis resté neuf jours dans cette pièce. » Il précise qu’un jeune de Peja était responsable de sa chambre. Chaque matin, il venait dans la chambre et mettait les prisonniers face au mur avant de les frapper tous. « Quatre soldats des FARK (les Forces armées de la République du Kosovo le mouvement de guérilla lié à Ibrahim Rugova concurrent de l’UCK, NdT). ont aussi été battus par Sabit Geci et Agron Krasniqi. Ils ont été libérés le lendemain » assure-t-il, ajoutant que Bedri Halimi était le « juge ».

Il explique qu’il a été enlevé à Durrës. En plus de son propre argent, il avait aussi environ 7.000 marks donnés par ses amis. Dès que le bateau est arrivé, une personne s’est approchée pour lui demander son passeport. « Cette personne, un chauve, ne portait pas d’uniforme et ne s’est pas présentée. Nous avons marché environ deux kilomètres depuis le port. On m’a alors emmené dans une maison. Là, Haki Drenica m’a parlé des fonds de l’UÇK, m’a questionné sur ma contribution et mon approche de la guerre. Il a dit au chauve de me prendre, mais de ne pas m’envoyer dans la pièce N°3. Je suis resté là du lundi jusqu’au jeudi, 5h du matin », énonce-t-il, soulignant que le chauve s’est bien comporté avec lui.

« J’ai demandé à voir ma famille à Tirana. Ils m’ont dit que j’irai plus tard, que je devais les suivre pour un petit entretien et donner 500 marks parce que je n’avais pas payé le fond de l’UÇK. Agim Çeku est alors venu avec un garde du corps - chauffeur. Ils ont mis mon pull sur la tête, m’ont pris par le bras et m’ont fait monter dans la voiture. On est allé à Laç. Nous sommes arrivés à Kukës après minuit. Là-bas, nous avons été mis dans un dépôt d’uniformes, on m’a passé les menottes et le garde m’a offert des cigarettes », affirme-t-il. Agim Çeku lui avait pris son argent précise-t-il. « Toutes les personnes qui étaient avec moi n’avaient pas d’uniformes. Je n’ai plus revu Agim Çeku. »

« Ce sera toi ou ton frère qui vivra, mais vous ne pouvez pas vivre tous les deux »

L’autre témoin, « E », qui prétend avoir été kidnappé et battu par l’UÇK a déposé au moins trois fois. « On m’a demandé de frapper une personne de Gjakovë qu’ils étaient en train de battre. On m’a tendu un bâton. On me disait : ‘il vient de Serbie’. Je ne l’ai pas frappé, mais eux, ils l’ont battu jusqu’à ce qu’il se soit évanoui deux, trois fois. Il saignait et ils lui ont mis des bandages. À 6h30. ils ont amené mon frère dans la pièce. Il avait été torturé. On ne pouvait même pas parler. On était fatigués. Le lendemain, on m’a pris de nouveau, moi, mon frère et ‘S’, et les mêmes nous ont battus : Sabit, Xhemshit, Pjetër et des personnes connues. Ils nous ont torturé toute la nuit de 21h jusqu’à 3h, et puis ils nous ont ramené dans notre chambre », raconte « E ».

« Après nous avoir battus, Xhemshit a ordonné de nous mettre les gilets pare-balles. Bedri m’a tiré dessus et Xhemshit sur mon frère. J’étais le premier, ils ont tiré sur moi, ensuite ils m’ont à nouveau frappé et puis m’ont renvoyé dans ma chambre. J’ai pu voir à travers la porte qui était fissurée qu’ils prenaient mon frère et qu’ils lui ont aussi tiré dessus. Il a hurlé et je ne l’ai plus entendu. Je pensais qu’il était mort, vu comment ils le traînaient et l’emmenaient dans sa chambre. Le lendemain, j’ai vu qu’il était encore vivant. Xhemshit est revenu le soir et il m’a dit : « Ce sera toi ou ton frère qui vivra, mais vous ne pouvez pas vivre tous les deux. Le lendemain, ils sont venus dans la chambre et nous ont lourdement torturé. Bedri, Enver Hoxha, Sabit Geci, Xhemshit Krasniqi, et d’autres que je ne connaissais pas », poursuit « E ».

« Ils nous ont dit que si on reconnaissait qu’on avait tué des personnes, on serait libérés. Je n’ai pas accepté. Ils ont alors recommencé à nous torturer jusqu’à 4h du matin.J’ai été blessé aux jambes par Bedri. Mon frère, lui, s’est fait tirer dessus par Xhemshit avec une arme automatique. Il est mort dans la journée des suites de ses blessures », affirme cet ancien prisonnier. C’est le 5 juin 1999 que son frère est mort, jure-t-il.

« Dans le camp de Kükes, j’ai vu Hashim Thaçi et Jakup Krasniqi »

Un autre témoin, codé « I », décrit sa détention du jour de son enlèvement à Prizren le 11 avril 1999 jusqu’à celui de sa libération. « Ils nous ont menottés, mon frère et moi. ‘S’ aussi fut arrêté. Ils nous ont transportés avec une ‘Audi’ neuve, de couleur noire. Mon père est venu avec nous jusqu’à Vermica. Là, ils nous ont retiré les menottes et on a continué. Notre père est rentré avec eux », dit-il, ajoutant qu’ils avaient été emmenés dans une base située à Kukës.

« On a été envoyés dans une pièce où se trouvaient d’autres personnes arrêtées : un professeur de Prizren, trois Rroms musiciens de Prizren, trois autres de Malisheva, deux frères et un cousin à eux. L’un des frères avait dix à quinze plaies causées par des coups de couteau. L’autre frère avait été blessé à la taille par une arme blanche tandis que leur cousin avait été battu et emmené dans une autre chambre », explique-t-il. « On m’a gardé dans la même pièce tout le temps. Le nombre de prisonniers était de 7 à 12. Pendant ma détention, on me battait et on me torturait chaque soir de 20h à 6h pour me faire avouer le meurtre du commandant Petrit Palushi. »

Il affirme avoir été torturé par Xhemshit Krasniqi, Pjetër Shala et Sabit Geci, qu’il qualifie de commandant de la police et des services secrets. « C’était le dieu de tous les Albanais pendant la guerre ». « La première fois que j’ai été battu, ils m’avaient appelé dans un bureau du bâtiment du camp avec ‘A’ et ‘S’. Sabit Geci m’a donné un bâton pour que je frappe un prisonnier qui était là. J’ai refusé. Il a été battu à mort puis ils l’ont ramené dans la chambre où nous étions après qu’un médecin lui eut fait une piqûre. Là, il y avait aussi Osman Kryeziu, qui est maintenant procureur à Pristina. Ils nous ont remis de nouveau les menottes. » Il déclare aussi que dans le camp de Kukës, il a vu Hashim Thaçi et Jakup Krasniqi. L’actuel Premier ministre actuel aurait été en tenue civile, mais faisait face à des soldats en uniformes.

« J’ai été amené dans un bunker pour être exécuté »

Un autre homme relate son expérience. Il raconte qu’il était le chef de son village pendant la guerre en 1999. Après l’expulsion du village, il était parti pour Kukës le 13 mai, quand quatre personnes l’auraient enlevé. L’un deux, en uniforme, se serait présenté comme Xhemshit Krasniqi. « Après m’avoir emmené, ils m’ont accusé d’être le principal responsable de l’expulsion des gens du village. J’ai été questionné par une autre personne et par Xhemshit. Après, ils m’ont mis dans une pièce où il y avait aussi une autre personne. C’est là que se trouvait aussi le bâtiment du camp, qui auparavant était une le siège d’une entreprise. » Le lendemain, il raconte qu’on l’a laissé sortir pour décharger un camion de produits alimentaires. Il dit avoir été questionné à 34 reprises par les membres de l’UÇK.

Sabit Geci serait venu dans le camp avec deux soldats pour le rencontrer, à la suite de cette série d’entretien. « Il (Sabit Geci) est venu directement vers moi. Il marchait avec des béquilles et portait un fusil en bandoulière. Il il m’a dit : ‘tu es un sage’. Il semble qu’il avait trouvé les informations sur moi. C’est la seule fois que j’ai vu Sabit Geci. Par contre, j’ai vu Xhemshit Krasniqi tout le temps », assure-t-il.

« D », autre témoin, a été policier de 1968 à 1997. Il raconte que l’UÇK lui a pris son arme en 1998. « Le 18 avril 1999, mon fils, moi et le propriétaire de la maison où nous étions, sommes sortis nous promener. Nous avons croisé quatre individus en uniforme noir. Ils ont sorti leurs fusils et hurlé : ‘Police Militaire de l’UÇK, rendez-vous’. « Mon fils a reconnu l’un d’entre eux et crié : ‘Bashkim Lama. Te rappelles-tu que mon père t’a sauvé quand tu as été arrêté par les Serbes ?’. Ledit Bashkim lui a répondu : ‘Fais ce qu’on te dit, sinon on te tue aussi. Maintenant, c’est une autre période, maintenant c’est notre nation qui est en cause’. ».

« Ils m’ont kidnappé et le propriétaire de la maison n’a rien pu faire. Je suis monté dans la voiture sinon ils m’auraient tué. Ils m’ont emmené jusqu’à Ramallak, où j’ai compris que c’était un endroit que l’UÇK utilisait comme prison pour les personnes kidnappées. Bashkim m’a couvert le visage avec ma chemise et j’ai été amené dans un bunker pour être exécuté. Après m’avoir menacé, ils m’ont finalement dit que le commandant voulait parler avec moi », poursuit-il. « D » affirme qu’il a été accusé d’avoir tué 110 personnes, d’avoir violé et massacré 50 femmes, ce qu’il a nié. « Ils m’ont torturé à l’électricité plus de dix fois. Mes mains et mes pieds étaient enflés par la douleur. Aujourd’hui, j’en subi toujours les séquelles. Le commandant du service secret, Ramadan Selimi - le commandant Dani - est venu après. Il a commencé à me questionner sur les mêmes choses. J’ai continué à nier. Il a alors appel quatre soldats de l’UÇK pour me faire parler. Après, ils m’ont amené dans un bunker, où ils ont commencé à me battre et m’humilier. ». Il affirme qu’il a ensuite été emmené à Kukës, où on l’avait habillé avec des vêtements de l’UÇK pour qu’il identifie des prisonniers serbes.

« À Kukës, Fatmir Limaj est arrivé. Il m’a posé quelques questions fondamentales et ordonné à ‘Loçka’ que l’on me mette sous l’escalier où se trouvait déjà un autre prisonnier. « J’ai déclaré que j’étais en Albanie à l’époque des faits que l’on me reprochait. Alors ‘Loçka’ et Daut Hajredinaj - il ne s’agit pas de Daut Haradinaj - ont commencé à me frapper. Sabit Geci, que je connaissais déjà auparavant, m’a interrogé. Xhemshit Krasniqi m’a frappé le front avec la crosse de son fusil. J’en ai encore aujourd’hui l’empreinte. Fatmir Limaj m’a roué de coups de poing. Pendant qu’il me frappait, Daut m’a coupé le poignet avec son couteau. J’ai toujours la cicatrice. Xhemshit Krasniqi m’a cassé toutes les dents quand il m’a enfoncé profondément dans la gorge une matraque et qu’il l’a faite tourner », jure-t-il.

Comment va réagir l’Eulex ?

L’Eulex ne veut pas se prononcer sur la possibilité ou non que ces personnalités, qui dirigent le pays aujourd’hui, se présentent en qualité de témoin, ni si elles vont être mises en examen pour les crimes dont les accusent ces témoins. La porte-parole de l’Eulex, Kristina Herodes, a déclaré que le Parquet ne donne pas les noms des témoins et que la responsabilité de la publication des noms des anciens dirigeants de l’UÇK sur cette affaire revient à Koha Ditore. Deux des personnes accusées par les témoins nient catégoriquement être impliquées dans la détention et la torture des prisonniers. Koha Ditore n’a pas réussi à joindre les autres personnes mentionnées.

Agim Çeku, l’ancien commandant général de l’UÇK-së, a répondu qu’il avait peut-être été confondu avec quelqu’un d’autre. Il affirme qu’il est resté seulement quelques heures en Albanie pendant la guerre, avant de rejoindre le Kosovo. « Je suis resté en Albanie seulement quand je suis arrivé de Ljubljana en avion un après-midi de février. Je ne suis resté que quelques heures, le temps que la nuit tombe, pour rejoindre la frontière et entrer au Kosovo. Je n’ai pas passé une seule journée avec les soldats de l’UÇK en Albanie. »

Contacté par Koha Ditore, l’ancien procureur général du Tribunal du disctrict de Prishtina, Osman Kryeziu, qui est accusé d’avoir joué le rôle de procureur dans le camp de Kukës, a suggéré de « ne pas s’occuper de ces choses-là maintenant ». Quand on lui a expliqué de quoi il était accusé, Kryeziu a reconnu avoir été membre de l’UÇK à cette période. « J’ai travaillé et aidé et j’ai contribué tant que j’ai pu pour l’État, car c’était une obligation et rien d’autre », a-t-il répondu par téléphone.

Pour sa part, le journaliste Milaim Zeka, qui pendant la guerre était un proche de l’UÇK, a lui aussi rejeté les accusations en déclarant que ce n’était pas la première fois qu’il était accusé par des individus qui, selon lui, appartenaient aux services secrets serbes.

 
 
 
Sent: Thursday, February 10, 2011 8:44 AM
Subject: Le Bulletin du Courrier des Balkans N°788
 
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° Kosovo : dans l'horreur des camps de l'UÇK
Le procès de Sabit Geci et Riza Alijaj, deux anciens commandants de l’UÇK, va s’ouvrir le 28 février. Également cités dans le rapport Marty sur le trafic d’organes, les deux hommes sont accusés d’avoir dirigé les camps de Kükes et Cahan, dans le nord de l’Albanie, où des « collaborateurs » supposés du régime serbe et des sympathisants de la LDK ont été détenus et torturés durant la guerre. Koha Ditore publie des témoignages accablants.

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20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/02/2011

Il faut toujours respecter la loi...

 
Mais voyons, L’ESPAGNE n’ est-elle pas un pays “démocratique”, au sein de la grrrande EUROPE “LIBRE” ???
 
RoRo
 
 
 
Sent: Monday, February 07, 2011 8:12 PM
To:
Subject: Il faut toujours respecter la loi...
 
Il faut toujours respecter la loi...ça, c'est pour le plus faible; le fort, lui, il peut faire n'importe quoi... Y compris nous donner des leçons de morale, bien entendu! La violence, c'est tellement vilain quand ce ne sont pas "les représentants de l'ordre" (établi) qui l'utilisent...
les gogos peuvent avaler n'importe quoi, c'est bien connu, si on leur donne du pain et des jeux...
 
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Torture : témoignage de Xabier Beortegi

Ekaitza n°1236 du 03/02/2011

Xabier a été arrêté pendant la rafle qui à eu lieu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2011. Quelque jours après Il dénonce avoir subi des tortures. Voici sont témoignage.

Tout a commencé à l'aube. Dans la nuit de lundi à mardi à 2 heures du matin. On sonne à ma porte. Je commence à entendre des cris Je me lève en pyjama et, en ouvrant la porte, je vois un tas de gardes civils braquant leurs armes sur moi. Je ne sais pas combien ils pouvaient être.

Ils sont entrés alors dans ma maison en criant. Au début, le traitement était correct. Bon, ils m'ont attaché les mains avec des cordes. Ils ont fait ce qu'ils voulaient, la perquisition. Après cette perquisition, ils m'ont fait monter dans un Patrol pour m'emmener à l'audience provinciale. Là, j'ai vu pour la première fois un médecin assermenté inconnu de moi. Je lui ai dit que le traitement était correct.

A partir de là, le cauchemar a commencé. C'est là que je me suis retrouvé entre les mains des groupes spéciaux. Ils disent eux-mêmes : " Nous sommes des groupes spéciaux. Ce que tu as subi jusqu'à présent, c'est de la rigolade. Maintenant ça va être le cauchemar. Tu es mort comme militant. Tu vas cracher tout ce que tu as fait. " Les pressions psychologiques, les menaces d'arrestation de membres de ma famille n'ont pas arrêté. Ils m'ont fait subir surtout des humiliations sexuelles continuelles, des attouchements. Et tout cela avec des coups sur les testicules. Ils en avaient toujours après les testicules. Des coups sur les flancs, sur la tête, continuellement sur la tête, jusqu'à ce que tu perdes la notion de ce que tu es, que ce que tu vis est une humiliation totale. En théorie, je pense qu'il faut cinq heures pour arriver à Madrid. Là, c'était devenu sans fin, je ne sais pas, 24 heures, je ne sais combien d'heures. Régulièrement, ils me disaient : " Bon, tu es arrivé. Nous allons aller à la direction générale de la garde civile. Jusque-là, ce que tu as eu n'est que de la merde. Maintenant, tu vas avoir la baignoire. "

Je me souviens que quand je suis descendu de la voiture, je ne pouvais même pas me tenir debout .Je ne sais pas si c'était la tension ou les coups sur la tête. J'avais toujours des malaises, à cause de la pression, je ne sais pas. Finalement, ils ont dû me porter à plusieurs car je ne pouvais plus tenir debout. A partir de là, ils m'ont mis dans un trou, le cachot, totalement dans le noir, je ne voyais rien. Et de là, ce qu'ils font, c'est te sortir pour les interrogatoires et t'y remettre et t'en ressortir continuellement. Et avec les interrogatoires, comme ils l'avaient dit, le cauchemar continue. Des coups sans arrêt sur la tête et il faut te mettre accroupi et te relever, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ne plus savoir qui tu es, jusqu'à perdre encore l'équilibre et, quand tu ne peux déjà plus respirer, ils te mettent une poche en plastique serrée sur la tête (la bolsa) pour que tu apprennes ce que c'est l'asphyxie.

Ça, c'est continuel. Ils me rentrent et me sortent du trou noir pour me faire ça. Ils me le font en me masquant les yeux pour que je ne voie personne. L'obscurité du cachot, puis le masque pour les interrogatoires, sans cesse. Tu perds la notion du temps, de l'heure qu'il est, du jour, et tu commences à sortir les noms qu'ils veulent que tu sortes. Il y a ton entourage, ta famille, tes amis, les gens qui travaillent avec toi, dans le quartier. Et ils t'obligent à donner un organigramme. A un moment, je dis : " Oui, je collabore avec vous, faites ce que vous voulez, ce qui vous plaît. " S'ils veulent que j'aie tué Manolete, eh bien ! je dis : " J'ai tué Manolete. "

Après, ils passent aux questions et réponses écrites. Il faut les apprendre par cœur. Ça a duré toute une soirée Je sais que j'ai fait la déclaration le matin du 20 janvier parce que quelqu'un m'a dit que c'était le 20.Tout cela peut durer deux heures ou une heure ou une demi-heure, c'est pareil, tu perds la notion du temps. Jusqu'à ce que je signe la déclaration, ils m'ont donné aussi des coups de poing, disant que je me faisais moi-même des bleus. Et après, ils me remettent dans le trou noir. Leurs manières deviennent différentes. Ils t'ont humilié tant, moralement aussi. Tu n'es déjà plus rien. Ils te le disent : " Tu n'es rien. Tu dois déclarer au juge. Tu vas sortir pour de bon. " Ils font un chantage " Sois tranquille, tu vas sortir. " Plusieurs fois avant que cela n'arrive, j'ai pensé, j'ai cru que s'ils me le disaient, que si je déclarais ce qu'il fallait au juge, je pouvais sortir. Il faut se dire pourtant qu'ils ne disent pas la vérité, que ce sont des policiers.

J'ai subi l'épreuve la plus limite de ma vie. J'espère que personne d'autre n'aura à subir ça. On ne peut pas continuer à supporter cette bande de psychopathes qui font ce qui leur passe par la tête.

 
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"Je ne l'ai pas fait exprès.. plusieurs fois.
Mais je ne le ferai plus"

Michèle Alliot-marie (provisoire ministre des Affaires étrangères)

22:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

DECORES DE LA "LEGION D' HONNEUR". A QUAND LA MEDAILLE DES "EVADES" FISCAUX

 
From: Xarlo
Sent: Monday, February 07, 2011 5:38 PM
To:
 
Subject: DECORES DE LA "LEGION D' HONNEUR". A QUAND LA MEDAILLE DES "EVADES" FISCAUX
 
ILS ONT PRATIQUEMENT TOUS ETE DECORES DE LA "LEGION D' HONNEUR" A QUAND LA MEDAILLE DES "EVADES" FISCAUX ?
 
A l’aube d’une période d’austérité et d’un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s’installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal. S’ils l’ont fait en toute légalité (achat d’une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d’entre eux continuent à s’immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l’Etat pour représenter la France à l’étranger, comme c’est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghai.
Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc Alain Delon (à Genève depuis 1999),mais aussi Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006 (le concert du 14/07/2009 à coûté 500.000 € payés par le contribuable Français), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Emmanuelle Béart (qui manifeste EN FRANCE pour que les français accueillent et nourrissent les "sans papiers" !....puis s'en retourne en Suisse, tranquillement... ) , Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq etc....
Parmi les sportifs on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse et n'oublions pas le français le plus populaire Yannick NOAH qui milite pour une France terre d'accueil mais vit aux USA et ne participe pas à l'effort financier français qu'il demande.
Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des Personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux :
Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) et Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques).
Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d’ouvriers français :
Eric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.
Si ces gens n’aiment pas (fiscalement) la France, qu’ils la quittent et qu’ils l’oublient, et surtout qu’ils n’en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s’y faire soigner).
A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l’effort de solidarité nationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.
Aux députés nous demandons d’instaurer une loi pour qu’il ne soit plus possible pour un évadé fiscal de venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l’étranger.
Si vous pensez que ce message est légitime, faites le circuler. Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.
Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver le Député qui aura le cran de présenter un texte, et là, c'est pas gagné !
 
AMIOT Jacques
3 Impasse LAVERAN
69330 MEYZIEU
 
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"Je ne l'ai pas fait exprès.. plusieurs fois.
Mais je ne le ferai plus"
Michèle Alliot-marie (provisoire ministre des Affaires étrangères)

21:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Dernier tract du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) sur la situation au Maghreb.

Sent: Monday, February 07, 2011 5:42 PM
 
 
 
 
 
 
 
 
Dernier tract du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) sur la situation au Maghreb.
 

 

Bonne réception

 

EB

 

 

 

 

 

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tract 4 f

03/02/2011

[Clea] Samedi 5 février à 17h, repas de soutien aux militants t urcs incarcérés en Europe

 
 
Sent: Sunday, January 30, 2011 2:28 AM
Subject: [Clea] Samedi 5 février à 17h, repas de soutien aux militants turcs incarcérés en Europe
 
SVP, faites circuler l'info


Repas de soutien aux militants socialistes turcs incarcérés en Europe
Samedi 5 février dès 17 h - Salle de Kattepoel - 1030 Schaerbeek

http://leclea.be/affaire_dhkp-c/harceles_en_europe/repas_...

Téléchargez et diffusez le tract d'appel SVP: http://leclea.be/affaire_dhkp-c/harceles_en_europe/pdf/re...

Nurhan et Cengiz


Vous avez certainement entendu parler de l’affaire DHKP-C, de ces militants turcs de gauche que le Parquet fédéral belge a tenté de condamner à tout prix en les taxant de terroristes et de criminels, puis que la justice a acquittés. Cette affaire a défrayé la chronique pendant toute une décennie. Tant d’années où le "terrorisme turc" n’a été associé qu’à la gauche radicale, aux vilains "cocos" venus de loin pour «déstabiliser notre paisible royaume». Ainsi, d’après Europol en 2008, 58 personnes ont été arrêtées pour terrorisme d’extrême-gauche en Europe dont près de la moitié faisant partie du DHKP-C (TE-SAT 2009, EU Terrorism Situation and Trend Report, Europol, p. 33).

Le DHKP-C, harcelé partout en Europe
Actuellement, rien qu’en Allemagne, sept militants socialistes turcs ont été arbitrairement incarcérés pour avoir exprimé leurs opinions, lesquelles ont été abusivement interprétées comme "terroristes". Plusieurs d’entre eux ont soit été lourdement condamnés comme Nurhan Erdem, Cengiz Oban ou Ahmet Istanbullu, soit ils encourent des peines très graves. Parmi eux, Faruk Ereren qui avait survécu à d’innombrables séances de torture en Turquie risque d’être extradé et livré à ses tortionnaires. Tous subissent en Allemagne des conditions de détention inhumaines (isolement total, censure du courrier, interdiction de parloirs, parloir individuel sous surveillance inquisitrice du personnel pénitentiaire, et même enchaînement, comme dans le cas d’Ünal Düzyar).

En France, le juge antiterroriste Fragnoli instruit un dossier dans lequel 17 exilés et immigrés politiques sont poursuivis arbitrairement pour leurs options philosophiques, leurs opinions et leurs liens supposés avec la gauche révolutionnaire turque.

Délit d’appartenance
En France, en Allemagne, en Belgique ou ailleurs, les procureurs antiterroristes utilisent toujours la même rengaine pour criminaliser les militants : «appartenance à une organisation terroriste» avec comme "preuve matérielle", … une collecte d'argent pour les prisonniers, une campagne politique de dénonciation des massacres et d'exécutions extrajudiciaires, l'organisation d'un concert ou d'une barbecue ou d'un pique-nique, la distribution d'un journal, etc. Toutes ces activités, relevant de la liberté d'expression et d’association, sont invariablement taxées de "terroristes". Les responsables qui coordonnent ces activités se voient, eux, "décerner" le titre de "dirigeants".


Deux poids, deux mesures
À l’inverse, les terroristes turcs de la mouvance fasciste qui, eux, assassinent journalistes, écrivains, étudiants et militants de droits humains et contrôlent le trafic d’héroïne et d’êtres humains, y compris sur le sol européen, n’ont jamais connu pareille labellisation ni pareil traitement. Jamais leurs organisations politiques ni paramilitaires n’ont figuré dans la liste des organisations terroristes. Pourtant, leur terrorisme saute aux yeux. Le 9 décembre 2000, Cafer Dereli, un jeune sympathisant anversois du DHKP-C, fut assassiné à Rotterdam par une bande de Loups Gris. Cafer Dereli menait une grève de la faim de solidarité avec les prisonniers résistants en Turquie. Ses assassins lui ont planté un poignard dans le thorax. Jamais le Parti d’action nationaliste, le MHP, ni ses filiales appelées «Foyers de l’Idéal» (Ülkü Ocaklari) ou «Fédérations turques», dont se réclamaient les tueurs, n’ont été poursuivis pour meurtre ni activité criminelle ou terroriste.

Il faut dire qu’à l’époque, en Turquie, le MHP formait un gouvernement de coalition avec les ultralibéraux du Parti de la mère patrie (ANAP) et le Parti social-démocrate d’Ecevit (DSP) dont les plus grandes réalisations "progressistes" ont été de se soumettre aux exigences du FMI et de massacrer les prisonniers de gauche (10 morts à Ulucanlar en 1999, 28 morts entre le 19 et le 22 décembre 2000, 69 morts de janvier 2000 au 18 novembre 2002, date de la fin de leur mandat).

En Belgique, comme les Loups Gris ont le pouvoir de se métamorphoser en militants ou sympathisants de divers partis représentés au parlement au gré des scrutins, des intérêts du régime d’Ankara ou pour satisfaire leurs carrières bassement matérielles, le cordon sanitaire tant vanté par nos démocrates attitrés n’a jamais été tendu autour d’eux.

Citons aussi, comme une autre illustration de la politique du ‘deux poids deux mesures’ appliqué selon qu’il s’agisse de la droite ou de la gauche turque, le fait que pendant plus de dix ans, reprenant les thèses officielles du régime d’Ankara, les autorités belges ont fait passer Fehriye Erdal pour une «tueuse au sang froid», tandis que Dame justice affute déjà son glaive en prévision de son procès en Belgique pour le meurtre de l’industriel Sabanci, sans qu’aucune preuve matérielle n’étaye cette accusation.


A l’inverse, le malfrat d’extrême droite Yalçin Özbey qui assassina le journaliste progressiste Abdi Ipekçi en 1979 et qui vit en Belgique depuis 1997 a récemment bénéficié de l’impunité conformément à l’article 104/2 du Code pénal turc qui fixe la prescription maximale à 30 ans. Jamais l’État turc n’a semblé pressé d’obtenir l’extradition de ce tueur au bras long qui est, entre autres, connu pour avoir collaboré avec certains services secrets européens dans "la lutte contre le communisme".

Appel à la solidarité
Ce traitement de défaveur manifestement motivé par des choix idéologiques, et retombée évidente de la "guerre globale contre le terrorisme", contraint de nombreux opposants politiques de gauche à vivre derrière des barreaux, dans la plus douloureuse des solitudes.

C’est pour attirer l’attention sur leur sort, semblable à celui que nous avons connu en Belgique dans le cadre de l’affaire Kimyongür-Erdal que le Comité des libertés (CL) et le Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA) souhaitent conjointement vous convier à un repas de solidarité avec ces militants socialistes turcs persécutés en Europe.


Quand : Samedi 5 février à 17h

Où :
Salle de Kattepoel, Av. Rogier 214 à 1030 Bruxelles (Schaerbeek)

Au programme :

- Buffet à volonté de plats anatoliens et méditerranéens pour 10 euros
- Récital avec saz
- Stands et interventions des familles et amis de détenus

Pour toute réservation :

comitedeslibertes@hotmail.com
info@leclea.be




_______________________________________________
Clea mailing list
Pour nous écrire : info@leclea.be
https://listes.domainepublic.net/listinfo/clea

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/02/2011

Re-callé ! L'homme au service des profits ... reçu et retrans mis avec plaisir ...

 
 

Enfin, voilà une bande qui résume très bien la situation actuelle, la tactique des exploiteurs capitalistes qui nous remplacent aujourd’hui de plus en plus par des robots coûteux, des machines, des ordinateurs, qui font le travail à notre place tout en mendiant les subsides de l’Europe, de l’ Etat fédéral belge, des régions, l’ argent du peuple...
 
Les progrès de la machine devaient être mis au service de l’homme, mais les capitalistes ont mis l’homme au service de la machine et de leurs profits.
 
RoRo
 
From: mimi
Sent: Wednesday, February 02, 2011 8:39 AM
Subject: Re-callé !
 

 
 
 
 
 
Ce dessin dit tout en 4 images

 

cid:AECBD5E064AB4474BE96A1CACF3A0B56@Tilmont

 




 


 
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19:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |