03/07/2011

Libye : La politique de la France en Libye de plus en plus criti quée : Un nouvel article sur le blog atlasalternatif.over-blog.c om

Et en BELGIQUE, qu’ en pense le Ministre de la “défense” nationale, le fameux Pieter De Crem
(“chrétien” “démocrate” flamand) ???
RoRo
 
-----Message d'origine-----
From: Hess Madeleine
Sent: Saturday, July 02, 2011 11:00 PM
 
Objet : TR: Libye : La politique de la France en Libye de plus en plus
critiquée : Un nouvel article sur le blog atlasalternatif.over-blog.com
 
 
La politique de la France en Libye de plus en plus critiquée.
 
Pour lire la suite cliquez ici (
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-la-politique-de-la-france-en-li
 
 
 
L'action militaire de la France en Libye de plus en plus critiquée.
 
La décision de la France révélée par le Figaro mercredi dernier de
livrer des armes aux insurgés libyens de Benghazi suscite l'indignation dans
le monde. Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a
déclaré à la BBC le jeudi 30 juin que ces livraisons d'armes favorisaient
"le risque d'une guerre civile, le risque d'une partition de l'Etat, le
risque d'une "somalisation" du pays, le risque de prolifération des armes en
lien avec le terrorisme".
 
Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï
Lavrov a qualifié cette livraison d'armes de "violation grossière de la
résolution 1970 du Conseil de sécurité de l'Onu". Paris a tenté de se
défendre en déclarant qu'il ne s'agit que d'armes légères,
larguées à l'occasion d'opérations d'aide humanitaire  en faveur de populations
sous la menace des troupes de Mouammar Kadhafi dans une région située à quelques
dizaines de kilomètres de Tripoli, mais ces assertions sont invérifiables
pour le moment.
 
 
 
Par ailleurs, le nombre de morts civils depuis le 19 mars dû aux frappes
aériennes de l'OTAN selon les sources gouvernementales de Tripoli
approcherait le millier de morts, dont beaucoup d'enfants, un paradoxe pour
une mission militaire qui se réclamait d'une résolution de l'ONU visant à
"protéger les civils".
 
Ce chiffre n"inclut pas les effets indirects  désastreux de la guerre sur les
infrastructures de santé (autrefois exemplaires) et les services sociaux libyens (alors qu'un
soutien moins radical des Occidentaux aux insurgés aurait déjà permis le mise en oeuvre de
négociations).
 
 
 
Le bilan humain ne prend pas en compte non plus les effets de l'utilisation
possible par l'OTAN d'armes à uranium appauvri - dénoncée par des organismes
britanniques comme Uranium Weapons Network et la Campagne pour le
Désarmement nucléaire (on attend toujours que les députés au parlement
européen,
notamment écologistes,
lancent une commission d'enquête sur le sujet). Un gâchis d'autant plus préoccupant
qu'il n'a débouché sur aucune avancée politique concrète, le gouvernement de Muammar
Kadhafi s'étant considérablement renforcé en Tripolitaine, tirant profit du réflexe
patriotique provoqué par l'agression de l'OTAN.
 
 
 
Le 30 mai dernier, le rapport du Centre international de recherche et
d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT1)
dressait déjà le bilan suivant de la décision française d'intervenir en
Libye (après l'envoi d'une mission à Belghazi et Tripoli) :
 
 
 
"La décision unilatérale de Nicolas Sarkozy a stupéfié ses alliés allemands
et italiens - c’est l’une des raisons de l’abstention de Berlin sur ce
dossier à l’ONU – alors que son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé
semble avoir été placé dans une situation comparable à celle de Colin Powell
en 2003, lors du déclenchement de l’invasion de l’Irak. Il a dû en effet
défendre une position qu’il n’avait pas choisie et à laquelle il ne semble
pas avoir été associé.
 
 
 
(...)Les illusions du président Sarkozy ont été renforcées par les
déclarations outrancières des représentants de la toute jeune révolution
libyenne et l’enthousiasme – légitime – de la population de Benghazi. Les
dirigeants du CNT clament que « la décision du président français a sauvé
plus d’un million de vie humaines » et que c’est l’amitié entre la France et
le CNT qui a permis l’évolution actuelle la survie de la rébellion.
 
 
Indéniablement, la France et son président bénéficient d’une cote d’amour
inégalée sinon inégalable dans toute la Cyrénaïque. La délégation, composée
en majorité de Français, a reçu en tous lieux un accueil très favorable. Les
drapeaux français sont arborés partout et sont même vendus dans les
kiosques. A Derna, nos interlocuteurs nous ont déclaré avoir déjà noté une
nette augmentation des demandes d’inscription à l’université en faculté de
français, surtout de la part des femmes.
 
 
Il convient de reconnaître que le nom du président français n’aura sans
doute jamais été aussi prononcé dans un pays étranger. S’il est encensé à
l’Est, il est honni à l’Ouest, mais tout aussi présent dans les
attroupements populaires et les médias, comme si la France seule était
responsable de la situation aux yeux des deux parties. Les Libyens fidèles
au régime font toutefois une nette différence entre le peuple français et
son président.
 
 
Cette hypermédiatisation de la participation française est particulièrement
trompeuse et dangereuse. Certes, certains contrats secrets ont déjà été
conclus avec les insurgés, mais rien n’assure aujourd’hui que le pari du
président Sarkozy de renverser le régime sera tenu. En cas de maintien au
pouvoir de Kadhafi, les entreprises françaises se retrouveront dans une
position extrêmement défavorable. En cas de partition du pays ou de
négociation entre les parties, la France ne pourra jouer aucun rôle
d’arbitre tant le ressentiment à l’égard de son président est fort à
Tripoli.
 
 
Nous sommes convaincus que cet engagement irréfléchi de Paris dans le
conflit libyen fait le jeu de Washington, qui laisse Nicolas Sarkozy
s’afficher en moteur de la coalition, au risque, en cas d’échec, d’endosser
toute la responsabilité de cette affaire. L’attitude plus discrète du
président Obama permettra alors aux Etats-Unis de tirer les marrons du feu."
 
Le rapport évoquait aussi le coût financier élevé de cette guerre et les
bénéfices que les organisations terroristes comme Al Qaïda étaient
susceptibles d'en retirer.
-----
Ci dessous interview par Russia Today de Vijay Prashad, contributeur du
livre "Atlas alternatif", sur la Libye (il évoque notamment la propagande de
guerre autour des soi-disants viols collectifs et de la distribution de
viagra dans l'armée gouvernementale libyenne)
 
> © 2011 over-blog.com - Tous droits réservés
 

09:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.