26/07/2011

En Pologne, on privatise même les écoles ...

 
 
Autrement dit, en POLOGNE et ailleurs (20 ans après), la “chute” (sic) du

“Communisme”, c’est le grand retour en arrière capitaliste ...

De temps à autre, les médias du système doivent bien découvrir et reconnaître quelques vérités ...
RoRo

 

 

En Pologne, on privatise même les écoles

    • Après la chute du communisme, beaucoup de communes polonaises ont supprimé leurs écoles maternelles. Résultat, un manque de places criant pour les marmots de 3 à 6 ans; et de grandes difficultés pour les mères, contraintes de choisir entre leur enfant ou leur travail.

      La situation des femmes polonaises sur le marché du travail n'est pas des plus enviables. Premières victimes des restructurations dans les industries héritées de l'époque communiste, elles demeurent largement discriminées et, très souvent encore, cantonnées aux tâches ménagères. Le poids des traditions et celui de l'Église ne sont pas étrangers à cette situation.

      Aussi,
      la diminution du nombre de places dans les écoles maternelles a constitué un obstacle supplémentaire pour l'égalité entre hommes et femmes. Dans les campagnes comme dans les villes, les mairies confrontées au coût de ces structures les ont en effet purement et simplement supprimées en de nombreux endroits lors de la période de la "thérapie de choc" destinée à sortir le pays de l'économie planifiée...

      Mais les autorités ont finalement pris conscience de l'importance de ramener les femmes sur le marché du travail. Avec l'aide du
      Fonds social européen,
      d'importants budgets sont désormais mobilisés dans le cadre de la promotion du "capital humain": un peu plus de 11 milliards d'euros sur la période 2007-2013 pour l'ensemble du pays, mais dont une petite partie seulement, au titre de la "9ème priorité" sera affectée à la formation préprimaire.

      Un financement fragile

      A Cracovie, l'aide des fonds européens a permis de créer 500 places dans des écoles maternelles publiques. Mais leur financement à long terme reste aléatoire. Les fonds européens ont permis certes de financer les structures et les investissements, mais la mairie devra, à long terme, assumer les coûts d'entretien et le paiement des professeurs. Rien n'est moins acquis dans le contexte de déficit budgétaire dans lequel la ville est actuellement plongée.

      Mais de toutes manières, les places dans les écoles publiques ne suffisent pas à rencontrer la demande. Alors les autorités incitent vivement le "privé" à investir dans des écoles. Les règles sont minimales, à condition de suivre le programme officiel et de garantir la sécurité des bambins. des écoles maternelles privées voient ainsi le jour un peu partout, accueillant de quelques uns à quelques dizaines de petits bouts contre paiement. Et celui-ci peut facilement atteindre un sixième, voire un quart du revenu moyen...

      Un progrès pour les parents et singulièrement pour les mamans ? Voire... Certes des places s'ouvrent en nombre mais elles sont réservées à ceux qui sont en mesure de les payer. Entre les écoles privées et les écoles publiques, et entre les écoles privées elles-mêmes, les disparités sont manifestes. Ainsi, certaines écoles offrent des activités complémentaires en langues, ou en musique; ce que les écoles publiques ne sont pas en mesure de proposer. Et ces écoles privées ont naturellement tendance à s'implanter dans les villes, loin des villages désertés par les structures sociales et, bientôt, par leurs habitants les plus jeunes.

      Formations, salons spécialisés, mode enfantine et désormais les écoles privées: peu à peu, après des décennies d'indifférence au développement de la petite enfance, le bizness des têtes blondes commence à voir le jour. Un peu loin de la préoccupation initiale de remise au travail des femmes.

      T.N.


                                                                                     

                                                                                                                                                                                                                                                                                           

       

       

       

       

    17:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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