28/07/2011

[Roma_Francais] Les Roms connaissent partout «une situation d'exclusion»

C’est en EUROPE  capitaliste, “démocratique”, “libre”, des “droits de l’homme” et ...ségrégationniste, raciste .
C’est pas cette Europe là, que les européistes avaient promis, à tous les peuples intégrés dans l’ UE...
Mais que sont donc devenus les roms que le gouvernement belge, après une rafle policière, digne d’une certaine époque, a renvoyés par charter en Slovaquie, “libérée” du “Communisme”, il y a 2-3 ans  ???
RoRo
 
Sent: Wednesday, July 27, 2011 8:55 AM
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Subject: [Roma_Francais] Les Roms connaissent partout «une situation d'exclusion»
 
 

 
Les Roms connaissent partout «une situation d'exclusion»
 
  «Montreuil, France, mai 2010». ©Alain Keler / M.Y.O.P-2011. Une famille de Roms de Roumanie vient d'apprendre qu'ils devront quitter bientôt leur baraquement situé à proximité d'une entrée d'autoroute. Ils vivent au milieu de leurs bagages en attendant un départ lié à la recherche d'un nouvel endroit où ils pourront vivre.

«Montreuil, France, mai 2010». ©Alain Keler / M.Y.O.P-2011. Une famille de Roms de Roumanie vient d'apprendre qu'ils devront quitter bientôt leur baraquement situé à proximité d'une entrée d'autoroute. Ils vivent au milieu de leurs bagages en attendant un départ lié à la recherche d'un nouvel endroit où ils pourront vivre.
 
  • INTERVIEW - Alain Keler* photographie des camps roms à travers l'Europe. Un an après le discours de Grenoble, au cours duquel Nicolas Sarkozy demandait l'accélération des reconduites à la frontière de ces populations, il témoigne de leur situation.

    Lefigaro.fr - Vous photographiez depuis 2008 des camps roms à travers toute l'Europe. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à cette communauté ?
    Alain KELER - Alors que je travaillais dans les années 90 sur les minorités dans l'ex-monde soviétique pour mon ouvrage Vents d'Est, j'ai rencontré des
    Roms en Roumanie, puis au Kosovo, lors de l'entrée des troupes de l'Otan dans le pays en 1999. Les Albanais du Kosovo, qui accusaient les Roms de collaboration avec les forces serbes, avaient brûlé leurs maisons, les forçant à se réfugier dans le camp de «Kosovo Polje», à 10 kilomètres de Pristina. C'est là que je les ai photographiés pour la première fois et que j'ai commencé à m'intéresser à leur situation. Jusqu'à décider de retourner dans les Balkans près de dix ans plus tard, en 2008, pour commencer mes reportages photographiques.

  • Qu'y avez-vous alors découvert ?
    Après avoir visité plusieurs camps, j'ai constaté que la situation des Roms était inacceptable, notamment à Belgrade, en Serbie, où ils étaient complètement livrés à eux-mêmes. En Slovaquie, dans certains petits villages roms, la situation est la même qu'il y a cinquante ans : ils n'ont ni eau, ni électricité et personne ne s'occupe d'eux. Dans ces pays, le problème des communautés roms remonte à la chute de l'empire soviétique, en 1991. Tout s'est effondré à ce moment-là dans les pays de l'Est avec le changement de régime économique, les usines ont fermé et les premiers licenciés parmi la main-d'œuvre ont été les Roms. Si ces derniers ont pu conserver leurs habitations, ils ont aussi commencé dans le même temps à se replier sur eux-mêmes et à s'exclure des communautés environnantes, n'ayant ni argent, ni compétences.

  • Qu'en est-il aujourd'hui ?
    Les Roms se trouvent dans une situation d'exclusion dans tous les pays où ils sont présents. On commence même à voir dans certains états une montée des nationalismes, comme en Hongrie où le gouvernement vire de plus en plus à droite. Des pogroms recommencent, notamment en République tchèque où des Roms ont été tués alors qu'ils fuyaient leur maison mise à feu. Dans ce même pays, une manifestation rassemblant 150 néo-nazis s'est également déroulée il y a une quinzaine de jours contre un quartier rom. Nous n'avons pas créé l'Europe pour qu'une catégorie de la population, qui représente plus de 9 millions de personnes, soit stigmatisée.

    «Saint-Denis, France, juillet 2010». ©Alain Keler / M.Y.O.P-2011. Les rumeurs du mois de mai se confirment : la police expulse 150 à 200 Roms du terrain du Hanul, près du stade de France, à Saint-Denis. Certains y vivaient depuis presque dix ans. Ils habitent maintenant sur un autre terrain qui leur a été prêté par la municipalité.
    «Saint-Denis, France, juillet 2010». ©Alain Keler / M.Y.O.P-2011. Les rumeurs du mois de mai se confirment : la police expulse 150 à 200 Roms du terrain du Hanul, près du stade de France, à Saint-Denis. Certains y vivaient depuis presque dix ans. Ils habitent maintenant sur un autre terrain qui leur a été prêté par la municipalité.

    Quelle est la situation des Roms en France ?
    C'est de pire en pire puisqu'ils sont constamment ballottés entre des camps qui n'ont parfois pas d'eau ou d'électricité. À chaque expulsion, ils doivent tout recommencer ailleurs : construire leur maison, trouver un travail, scolariser les enfants, etc. Il faudrait leur donner la chance de pouvoir rester dans un même endroit afin qu'ils puissent s'insérer dans la société. Surtout que nous ne faisons pas face aux hordes de Roms décrites il y a un an dans
    le discours de Grenoble par Nicolas Sarkozy. Avec environ 15.000 personnes, ils forment au contraire depuis plusieurs années un nombre constant. Si on les laissait travailler, ils pourraient donc se fondre aisément dans la population.

  • Qu'est-ce qui vous a le plus marqué au cours de vos reportages ?
    Avec une amie tchèque, qui me servait de fixeuse en Slovaquie, nous sommes devenus proches de Milan, le sympathique chef d'un village slovaque de Roms. Alors que nous l'avions invité un jour à venir au restaurant avec nous, la serveuse ne nous a apporté que deux cartes à table, une pour mon amie et une pour moi. Elle a regardé Milan et a dit à ma camarade : ‘Et lui, est-ce qu'il mange ?' J'ai vu alors Milan, qui est pourtant un colosse, regarder ces pieds. J'ai été choqué par cette marque de racisme.
    *Parias, les Roms en Europe, exposition co-produite par
    Médecins du Monde et Alain Keler, du 22 juillet au 7 aout les vendredi, samedi, dimanche, de 11h à 23h.

  • Voir les photographies d'Alain Keler : www.myop.fr
  • 13:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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