01/09/2011

c7 : Pôle Position du PRCF: PAUVRE FRANCE ! HALT E AU RACKET AUTOROUTIER EN France

 
 
 
Subject: Pôle Position du PRCF
 
Chers camarades et amis,
 
je vous envoie, ci-dessous et en PJ, 2 textes que nous vous remercions de lire et de diffuser si vous le jugez utile.

Bien cordialement,
Jany Sanfelieu (pour le PRCF)



PAUVRE FRANCE !

 

Pendant que les Français les plus riches se gavent de dividendes, de plus-values, de surprofits en provenance de leurs usines délocalisées, pendant que Tapie hérite dans des conditions honteuses de milliards payés par le contribuable, la partie la plus pauvre de notre pays plonge dans l’angoisse et dans la misère : comment se nourrir jusqu’à la fin du mois, comment se loger, comment payer l’eau et l’électricité, de plus en plus chères, comment assurer le coût de la rentrée scolaire et l’habillement des gosses ?                   

 

C’est désormais plus de 8 millions de personnes, avec leur entourage, qui survivent avec moins de 954 € par mois, et tout est fait pour aggraver leur sort puisque le pouvoir met la pression sur Pôle Emploi pour radier un maximum d’ayants-droit sous le mot d’ordre honteux, relayé par S. Royal, de « combattre l’assistanat » : comme si les véritables assistés de ce pays n’étaient pas les super-riches qui vivent comme des nababs, non seulement sans travailler (cf le clan Bettencourt et ses courtisans…), mais en cassant l’emploi productif (désindustrialisation, financiarisation du pays) et en démantelant l’emploi public (écoles, hôpitaux…) par l’intermédiaire de ce gouvernement du Fouquet’s et de la « jet set » !

        

Parmi ces pauvres, un nombre croissant de « travailleurs pauvres » qui galèrent au SMIC ou en travail partiel subi. Déjà plus de la moitié des salariés gagnent moins de 1500 € par mois, et combien parmi eux sont titulaires de diplômes universitaires ou professionnels que le patronat ne daigne plus rémunérer ?

 

Combien d’étudiants qui, désormais, par suite de la baisse des remboursements Sécu et de l’augmentation continue des cotisations mutuelle, ne peuvent plus se soigner et acceptent de voir leur santé, et leur moral !, se dégrader ? Combien de mal-logés, alors que tant d’immeubles de rapport sont vides ? Combien de retraités pauvres, à la suite des différentes contre-réformes des retraites qui, de Balladur en Fillon I, II, III, ont subi les décotes pour annuités insuffisantes et se rapprochent de plus en plus d’un minimum vieillesse au niveau très insuffisant, alors que les retraites agricoles sont à un niveau indigne d’un pays riche comme la France !

 

Tout cela n’est pas le produit de la fatalité, c’est l’effet d’un système et d’une politique.

 

Ce système, c’est le capitalisme en crise permanente, qui pour sauver les profits d’une étroite minorité de parasites, s’en prend à toute la classe travailleuse, ouvriers d’usine déclassés, agents de la fonction publique malmenée (le SMIC de la fonction publique est plus bas que le SMIC du privé !), salaires bloqués, aide au logement social sabotée par la privatisation des Caisses d’épargne et de la Caisse des dépôts, déremboursements de soin et baisse des pensions, chasse aux chômeurs toujours « trop » indemnisés, comme si le chômage était un choix de vie et non une intolérable atteinte à la dignité du travailleur !

 

Sans oublier bien sûr la responsabilité écrasante de TOUS nos politiques de l’UMPS qui, depuis au moins 1983, le « tournant de la rigueur » incarné par l’eurocrate « socialiste » Jacques Delors, puis le Traité de Maastricht (92), ont choisi de casser la France et l’ensemble des acquis du Front populaire et de la Résistance (nationalisations, retraites par répartition, Sécu, etc.) pour aligner notre pays sur les normes ultra-régressives de l’Union européenne pilotée par l’Allemagne et par l’impérialisme anglo-saxon avec la « collaboration » des grands bourgeois « français »…

 

Tout cela est fortement aggravé par la crise de l’euro, qui devait soi-disant nous « protéger » de la spéculation et qui, en réalité, conduit et aggrave toutes les attaques spéculatives en empêchant notre pays de prendre quelque mesure de protection que ce soit et en imposant, sous l’égide de la toute-puissante Merkel et de son toutou de l’Elysée, une méga-austérité qui va encore plus plomber la croissance (augmentation des cotisations mutuelle et de la CSG, super-austérité sur les services publics, etc.).

 

C’est pourquoi nous n’avons pas besoin des jérémiades de Chérèque, ni de Thibault qui lui court après en demandant une nouvelle « journée d’action » sur un catalogue vague et creux ; ni du bavardage des concurrents de la « primaire » socialiste, qui n’ont rien d’autre à proposer, qu’ils s’appellent Aubry ou Hollande, qu’une « austérité de gauche », puisque toute cette clique d’eurocrates ne rêve que de « gouvernance européenne », d’abandon total de la souveraineté budgétaire française, d’imitation des désastreux gouvernants « socialistes » que sont pour leur peuple respectif MM. Zapatero et Papandréou !

 

Plus que jamais, travailleurs salariés du public et du privé, chômeurs, étudiants, retraités, travailleurs indépendants des TPME, l’heure est au tous ensemble et en même temps dans une action prolongée conduite pour gagner, pas seulement pour « lâcher un peu de pression ». Avec le PRCF et tous les vrais communistes, avec le Front syndical de classe et tous les syndicalistes fidèles à leur classe, discutons-en dans les quartiers populaires, dans les ateliers et les bureaux, dans les facs et les lycées ! La crise devient de plus en plus explosive et si nous ne bougeons pas, les milliardaires nous feront littéralement la peau pour préserver leurs monstrueux bénéfices. Alors qu’ils ne pèseront pas lourd si nous y allons « tous ensemble et en même temps », en accusant l’UE, l’euro et le capitalisme, en ciblant l’ensemble des contre-réformes de l’INDECENT pouvoir UMP et en travaillant à la renaissance de nos organisations de classe politique et syndicale ! 

 

 

 

 

HALTE AU RACKET AUTOROUTIER EN France

 

C’est en 1957 que le gouvernement « socialiste » de Guy Mollet a introduit le principe du péage sur les autoroutes sous prétexte de financer l’élargissement du réseau autoroutier.

Bien entendu, les tarifs, modestes au début, n’ont par la suite cessé d’augmenter.

Dans les années 2000/2007, sous la pression privatisatrice de l’Union européenne et de l’oligarchie « française » à la recherche de profits faciles, le réseau autoroutier a été entièrement privatisé par les compères Chirac, Sarkozy, De Villepin et Cie. Bonne affaire pour les trusts qui ont raflé une énorme part de gâteau : en effet, tant qu’elles étaient publiques, les autoroutes ont à la fois rapporté et coûté, et leur « rendement » financier restait raisonnable ; au demeurant, les bénéfices tombaient dans les caisses de l’Etat, donc indirectement, de la nation. Bizarrement, les autoroutes ont toutes été privatisées quand il s’est avéré que les investissements lourds étaient finis et que désormais, les firmes privées n’auraient plus qu’à PASSER A LA CAISSE, tout en supprimant massivement les postes de péagistes et le service qu’ils rendaient à la clientèle.

Aujourd’hui, le chiffre d’affaire des autoroutes est de 8 milliards d’euros annuels, DONT DEUX MILLIARDS DE BENEFICES. Qui dit mieux ? 25% de bénéfs par an, MM. les actionnaires n’ont qu’à se servir  à la louche sans risque économique aucun (le public est « captif »), sans concurrence aucune (à côté de cela les routes nationales ont été départementalisées et très souvent, elles se dégradent), et sans aucun travail autre que de remise en état. Quant aux stations services, elles sont de plus en plus livrées à des firmes qui n’ont même pas le respect de la langue du pays, puisque se répandent des chaînes comme « On the run », dont la dénomination anglo-saxonne provocatrice devraient faire sursauter tout citoyen ayant encore un peu le sens de sa dignité nationale…

Et chaque année, les tarifs augmentent plus vite que l’inflation, ce qui serait impossible sans la complicité du gouvernement.

Bien évidemment le PS ne dit rien. Etant donné qu’il a lui-même plus privatisé que la droite quand il dirigeait le pays avec Mmes Buffet et Voynet, sans oublier le ministre des transports d’alors, le calamiteux Gayssot, qui laissa privatiser Air-France.

Si bien qu’il faut cent euros et plus désormais pour traverser la France du Nord au Sud en voiture. Vivent les vacances des couches populaires et moyennes !

C’est pourquoi le PRCF propose aux organisations communistes, aux syndicalistes et aux républicains de mener ensemble une campagne de sensibilisation des automobilistes sur le thème :

HALTE AU RACKET DES FIRMES PRIVEES DES AUTOROUTES ! NATIONALISATION TOTALE DES AUTOROUTES SANS INDEMNITES POUR LES ACTIONNAIRES ! TAXATION LOURDE DES PROFITS ACTUELS ET PASSES DES FIRMES PRIVEES AUTOROUTIERES ! REMISE EN PLACE DES POSTES DE PEAGISTES et augmentation des salaires des salariés des autoroutes ! BAISSE IMMEDIATE des tarifs au niveau où ils étaient en 2000 !

ASSEZ DE DISCOURS SUR LES INEGALITES ET LES INJUSTICES, FAISONS RENDRE COMPTE AUX VAUTOURS DES MONOPOLES CAPITALISTES DE L’AUTOROUTE !

 

 



2011-09 -1 (PAUVRE FRANCE et autoroutes).doc

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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