06/09/2011

RETOUR A LA CASE DEPART EN GRECE c8

 
 
From: FISCHER BERNARD
Sent: Sunday, September 04, 2011 10:15 PM
 
Subject: RETOUR A LA CASE DEPART EN GRECE
 



Retour à la case départ en Grèce ?
 
Editorial du Monde | 03.09.11 | 13h35    Mis à jour le 03.09.11 | 13h35
 
Les mois passent, et l'actualité se répète en Grèce. Le départ précipité de la "troïka" - Commission européenne, Fonds monétaire international (FMI) et Banque centrale européenne (BCE) - d'Athènes, vendredi 2 septembre, suscite à nouveau des interrogations sur la capacité du gouvernement socialiste (???) de Georges Papandréou à mener à bien les réformes promises.
 
Le ministre des finances, Evangélos Vénizélos, l'a reconnu : la Grèce ne tiendra pas ses objectifs en 2011, avec un déficit de plus de 8 % du produit intérieur brut (PIB) - 10,5 % en 2010 et 15,5 % en 2009 - alors que le Parlement a adopté à l'arraché, fin juin, un nouveau plan d'austérité de près de sept milliards d'euros d'économies, pour ce second semestre.
 
M. Vénizélos impute principalement à la récession cette aggravation. Elle pourrait être égale ou supérieure à celle de 2010 (- 4,5 %), suscitant le doute sur l'efficacité du remède de cheval prescrit par la "troïka", que la population digère de plus en plus mal. Alors que le plan devait relancer l'économie, la croissance risque de ne pas être au rendez-vous en 2012, ce qui se traduirait par une quatrième année de récession.
 
Mais la récession n'explique pas tout. Si le gouvernement a largement coupé dans les dépenses en 2010, il peine à poursuivre sur sa lancée cette année, avec la même efficacité. Et c'est surtout du côté des recettes que le compte n'y est pas. Le gouvernement n'arrive pas à faire rentrer l'impôt. Les Grecs gagnent moins et donc paient moins d'impôts, pour ceux qui en paient. La lutte contre la fraude fiscale est un échec. Le gouvernement, malgré de nombreux effets d'annonce, n'a pas su réformer son administration fiscale, qui reste inefficace et encore en partie corrompue.
 
En Grèce, plus encore qu'ailleurs, il ne suffit pas qu'une loi soit votée pour qu'elle soit appliquée. La "troïka" a eu la surprise de voir que la liste des sociétés à privatiser n'était toujours pas complète. Or ce plan, destiné à récolter cinquante milliards d'euros, est une condition sine qua non à l'engagement financier européen. Il heurte de front la base électorale du Parti socialiste (Pasok). Et le gouvernement a trop souvent donné l'impression de traîner les pieds.. Il en est de même pour la grille salariale de la fonction publique, qui s'est complexifiée au gré de la politique clientéliste, pratiquée à droite comme à gauche.
 
S'il a su bousculer son parti en 2010 face au risque de naufrage du pays, M. Papandréou a donné l'impression en 2011 qu'il essayait de temporiser, perdant de précieuses semaines à concilier les plus réfractaires au sein du Pasok. Confronté à une grogne des étudiants, des restaurateurs et des taxis, face aux incertitudes européennes et financières, le premier ministre semble avoir perdu pendant l'été le maigre capital engrangé après le vote du plan d'austérité et l'accord européen pour un deuxième plan de sauvetage.
 
La fragilité et les hésitations de la Grèce sont du plus mauvais effet au moment où le plan de cent soixante milliards d'euros va être examiné, parfois avec réticence, par les Parlements nationaux.
 

11:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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