19/11/2011

Goldman Sachs et la Grèce c7

 
 
From: jemi
Sent: Saturday, November 19, 2011 1:44 PM
 
Subject:Goldman Sachs et la Grèce
 
Et... Le Figaro:
(http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/15/04015-20100215...)

-------- Message original --------
Sujet: Fwd: Goldman Sachs et la Grèce : une histoire de vampire
Date : Wed, 16 Nov 2011 17:31:42 -0500 (EST)





Du nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos au nouveau président de la BCE Mario Draghi, Goldman Sachs prend le pouvoir. Et là où c'est ironique, c’est que cette même banque a trafiqué les comptes grecs pour permettre l’entrée du pays dans la zone euro.
 

Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années. C’est aussi une entreprise extrêmement puissante politiquement, qui a su placer ses cadres aux plus hauts postes du monde, à tel point que cette banque donne une dimension encore jamais atteinte au conflit d’intérêt. Rien que cette semaine, deux anciens de Goldman Sachs ont été nommés chefs de gouvernement, Mario Monti en Italie et Lucas Papademos en Grèce.

Goldman Sachs est depuis longtemps au chevet des Grecs. La banque aime spéculer sur la dette des petits pays, surtout lorsqu'elle est instable, cela permet de se faire de l’argent bien plus rapidement. Et donc Goldman Sachs arrive en 2001 à Athènes avec dans sa mallette quelques produits financiers pas très clairs pour bidouiller la dette du pays, un peu trop lourde pour permettre son entrée dans la zone euro. La « banque conseil » va vendre sur les marchés de la dette grecque en euros et en dollars, puis faire bouger unilatéralement la parité du taux de change pour faire changer la valeur de la dette, faisant temporairement disparaître quelques milliards dans la manipulation (c’est du swap de devises dans le jargon banquier). Autre petit arrangement avec la réalité, Goldman Sachs inscrit dans le bilan comptable du pays des recettes à venir, pour faire baisser le poids de la dette sur le PIB. D’où l’expression couramment utilisée de falsification des comptes grecs. En 2009, la situation empire pour la Grèce, la crainte de faillite menace. Le gouvernement de Papandréou rappelle Goldman Sachs à l’aide, pour 300 millions de dollars de commission. Son rôle : rassurer les acheteurs d’obligations grecques pour que le pays puisse continuer à s’endetter sur les marchés.
> Ce qui n’empêche pas dans le même temps la banque de spéculer sur le défaut de la Grèce, le pays qu’elle est censée conseiller… En achetant et conseillant à ses clients des CDS, des crédits de défauts sur la dette grecque. Et en spéculant sur la dette, Goldman Sachs a participé à la hausse des taux d’intérêts et mis le pays qu’elle devait aider à genoux. La banque y a gagné gros sur les deux tableaux, on comprend bien pourquoi l'instabilité des dettes les intéresse. Et que fait la Grèce pour sortir du marasme ? Elle nomme Lucas Papademos, un ancien de Goldman Sachs, Premier ministre.

Et là où la situation devient ubuesque, c’est que Mario Draghi est nommé, depuis 2 semaines, président de la banque centrale européenne (BCE). Au pic des activités de Goldman Sachs en Grèce, de 2002 à 2005, ce même Mario Draghi en était vice-président de la branche européenne. Alors bien sûr, il jure ses grands dieux qu’il n’était pas au courant de la falsification des comptes grecs, mais on a le droit d’être franchement septique. D’ailleurs selon le NY Times, les propres collègues banquiers de Draghi expliquaient qu’il était chargé de vendre dans toute l'Europe ces produits financiers "swap" permettant de dissimuler temporairement une partie de la dette souveraine. Comme l'a dit Attac dans son communiqué suivant la nomination de Mario Draghi :

«désormais la situation est claire : la BCE défend non pas l'intérêt des citoyens et contribuables européens, mais

l'intérêt des banques ».

22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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