25/11/2011

Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris c7

 
 
From: Democrite
Sent: Wednesday, November 23, 2011 7:58 PM
 
Subject: Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris
 

Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris

reuters

L'Allemagne a lancé mercredi un emprunt obligataire jugé désastreux, faisant craindre à certains que la crise de la dette ne commence aussi à menacer la première puissance de la zone euro, tandis que les dirigeants français et allemands divergent toujours sur ce que doit être une solution à long terme pour renforcer et mieux structurer la zone l'euro.

Berlin n'a trouvé preneur que pour 3,644 milliards d'euros émis à dix ans alors qu'elle pensait récolter six milliards, en raison de la faiblesse du rendement proposé - 2% par an sur dix ans - si bien que la Bundesbank, la banque centrale allemande, a dû conserver le restant.

"C'est un désastre complet, absolu", commente Marc Oswald, chez Monument Securities à Londres. "Cela n'augure rien de bon, c'est la pire des adjudications non couvertes que nous ayons eu cette année."

Le rendement moyen de la nouvelle émission à dix ans est ressorti une nouvelle fois en baisse, à 1,98%, contre 2,09% lors d'une adjudication similaire en octobre et 2,74% en moyenne cette année, a précisé la Bundesbank.

Le ratio de couverture, qui mesure l'appétit des investisseurs, n'a atteint que 1,1, contre 1,56 en moyenne.

Le responsable de l'agence allemande de gestion de la dette a estimé que l'insuccès de cette émission était principalement dû à la nervosité des marchés et n'était pas le signe d'une baisse de la demande des investisseurs pour la dette allemande.

"Nous sommes actuellement face à des marchés extrêmement nerveux", a déclaré Carl Heinz Daube, directeur général de l'agence, dans des réponses écrites à des questions de Reuters. L'incertitude chez les investisseurs est importantes, a-t-il ajouté en soulignant que l'agence avait toute de même emprunté 270 milliards d'euros cette année.

L'insuccès de l'opération "ne veut pas dire que le gouvernement a un problème de refinancement", a pour sa part déclaré un porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble lors d'une conférence de presse.

"Les Bunds commencent à perdre leur attrait parce que les marchés doivent commencer à croire à l'histoire des euro-obligations, et que l'Allemagne s'apprête, en substance, à garantir la dette d'autres pays", analyse Achilleas Georgolopoulos, pour la Lloyds Bank à Londres.

LES EURO-OBLIGATIONS À NOUVEAU SUR LA TABLE

La Commission européenne a proposé mercredi que lui soient confiés des pouvoirs intrusifs dans les budgets nationaux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des émissions communes de dette par les pays de la zone euro.

Aucun pays de la zone euro n'est opposé sur le principe à des émissions communes de dette même si des Etats membres, comme l'Allemagne, ont des interrogations sur le timing d'une telle mesure, a affirmé le président de la CE, José Manuel Barroso.

Lors d'une conférence au cours de laquelle il a présenté plusieurs options permettant de créer des euro-obligations, le président de l'exécutif communautaire a fait valoir qu'une telle mesure serait la preuve d'une convergence et d'une discipline accrue au sein de la zone euro.

La création d'obligations communes à la zone euro n'est pas un projet réaliste pour le moment, mais cet instrument conforterait le rôle de l'euro comme monnaie de réserve internationale, a pour sa part estimé Vitor Constancio, vice-président de la Banque centrale européenne.

Dans ce contexte, la France et l'Allemagne se sont à nouveau opposées sur le fait de savoir si la BCE devait prendre des mesures plus efficaces pour alléger la pression sur les marchés de la dette.

Dans un discours énergique au Bundestag, Angela Merkel a mis en garde contre un non respect du mandat de la BCE qui est de combattre l'inflation et a réfuté les propositions de la Commission sur les euro-obligations.

Elles les a qualifiées de "totalement inappropriées", estimant que les défauts de la structure de la zone euro ne pouvaient être surmontés en "collectivisant la dette".

Peu avant que la chancelière allemande ne commence à s'exprimer, le ministre français des finances François Baroin a exprimé une vue opposée.

"La meilleure réponse pour éviter la contagion à des pays comme l'Espagne ou l'Italie c'est, pour les Français, une intervention, une possibilité d'intervention ou une annonce d'intervention d'un prêteur en dernier ressort qui serait constitué par la Banque centrale européenne", a déclaré François Baroin en soulignant toutefois que cela n'était pas possible pour l'heure compte tenu des traités en vigueur.

François Baroin a mis en avant l'intervention de la Réserve fédérale américaine, ou de la banque d'Angleterre comme modèle pour la BCE.

Natalie Huet et Danielle Rouquié, avec Julien Toyer pour le service français, édité par Catherine Monin

 

 

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08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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