25/11/2011

Peugeot une longue pratique du patriotisme industriel c7

 
Sent: Friday, November 18, 2011 7:02 PM
 
Subject: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com
 
18/11/2011 19:02:04
Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

♫ ♫ Peugeot une longue pratique du patriotisme industriel

Et prennez donc le temps d'écouter ce que nous en chante Michel Buhler Quand il s'agit d'augmenter les salaires, il y a le temps. Quand il s'agit de donner les moyens légaux aux IRP, il y a le temps.…

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Et prenez donc le temps d'écouter de que nous en chante Michel Buhler


le site de production Peugeot en Chine

Quand il s'agit d'augmenter les salaires, il y a le temps.

Quand il s'agit de donner les moyens légaux aux IRP, il y a le temps.

Quand il s'agit d'appliquer le code du travail, il y a le temps.

Mais quand il s'agit de mettre en oeuvre les plans de casse, on engage tout de suite l'artillerie lourde sans même prendre le temps de se mettre dans les clous de la règlementation. L'alerte a été mise en circulation par Jacques Tourtaux et que Jean de "canempechpasnicolas" a vite relayé :

PSA ferme son usine de motorisation de scooter. fa# peut rouler des mécaniques "zallez voir c'que vous zallez voir" il n'y aura pas de splan social (pas une découverte, un plan de casse est toujours tout sauf social) et comme le dit la CGT "en attendant il va bien y avoir 5000 suppressions de postes si on les laisse faire". Et donc, encore une promesse du maquignon, on voit, comme d'habitude.

La fermeture annoncée du site de Dannemarie est déjà vécue comme une catastrophe dans le Sundgau, où la filiale de PSA reste l’un des premiers employeurs.

« Les salariés sont sous le choc. Certains n’y croient toujours pas », expliquait hier Denis Ravassat, responsable syndical CGT à l’usine Peugeot Scooters de Dannemarie. Depuis cette semaine, les menaces qui planaient autour du site semblent se préciser : selon des documents adressés aux syndicats avant le comité central extraordinaire (CCE) prévu le 25 novembre, le groupe PSA aurait en effet opté pour la fermeture pure et simple de l’usine spécialisée dans la fabrication de moteurs. Un vrai scénario catastrophe dans le Sundgau, où la filiale de PSA reste l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois.

Selon la CGT, une quarantaine de salariés devraient être reclassés sur le site historique de Peugeot Scooters à Mandeure (Doubs) et la centaine restante dans d’autres usines du groupe PSA, à Sochaux et Mulhouse. Un programme de reclassement délicat à mettre en œuvre « vu la situation actuelle dans le groupe », estime la CGT. Si pour le syndicat, la fermeture ne fait plus aucun doute, aucune annonce officielle ne devrait être faite avant le 25 novembre.

D’ici là, la situation n’en finit pas d’inquiéter les élus locaux, qui doivent rencontrer ce matin le directeur général de Peugeot Scooters, Pierre-Louis Colin. « En cas de fermeture, c’est tout un environnement socio-économique qui sera impacté », redoute le maire de Dannemarie Paul Mumbach, qui craint les conséquences sur la fiscalité de sa commune et s’interroge sur l’avenir du site, une usine de plus de cinq hectares située en plein centre-ville… De son côté, la CGT a lancé hier un appel à l’ensemble des organisations syndicales, ainsi qu’aux élus et à la population, afin « d’organiser ensemble la riposte ».

le 18/11/2011 à 05:00 par Vivian Millet:

 

A voir l'état de la circulation routière dans le pays, il ne semble pas que le marché du deux roues soit en régression. Peugeot en est un des leader. Patriotisme du siège social internationalisme des sites d'exploitation et sanctuarisation en Helvetie et autres paradis fiscaux de la rente issue de l'extorsion.

http://stni.free.fr/numeros/siv_chiffres_mensuels_deux_roues.png

source : Forum des plaques d'immatriculation

 

http://www.scooter-station.com/ttesimages/scooters/nouveautes2007/Qinji_chine_st1pz.jpgPour les plus curieux  et en fouillant sur internet, on trouve ceci en cliquant sur ce lien : [link] :

Peugeot Motocycles déplace une partie de sa production en Chine après un accord qui devrait être signé courant novembre avec le constructeur Qingqi. La nouvelle, alarmante pour les employés des deux usines dans l’Est de la France (Mandeure et Dannemarie, avec respectivement 570 et 270 employés), était pourtant prévisible après l’annonce de la maison-mère Peugeot Automobiles de s’installer dans ce même pays et dans le contexte de globalisation actuelle que vit le marché de deux-roues à moteur utilitaire.

Rupture imposée par la crise ?

Plutôt une bonne vieille pratique à facettes diverses le profit quelque soit la façon de l'engranger : Déjà, Wikipedia qui n'est pas exactement la base d'infos des soviets  nous apprend que "Durant l'occupation allemande, Peugeot fournit à l'armée allemande d'abord des ambulances et des camions, puis à partir de 1941 des patins de chars et moteurs d'avions pour Adler Werke AG et BMW, et "se voit en 1943 imposer la fabrication d'un élément du V1" ; ainsi, 90% de sa production était destinée à l'Allemagne"

L'appel vers l'Est pour garnir les coffres est déjà là.

Sur le site de PSA ce jour on trouve ceci :

La première priorité du Groupe est d'atteindre une taille critique en Amérique latine et en Asie, notamment en Chine.

Les parts de marché du Groupe en Amérique Latine et en Asie sont actuellement trop faibles pour amortir les coûts de développement de produits et de réseaux de distribution locaux. Pour atteindre une taille critique, le Groupe privilégiera la croissance organique, en lançant notamment de nouveaux modèles. Cependant, le Groupe n'exclut pas d'étudier des opportunités de croissance externe.

Au fait, La canaille va mettre rapidement son article en ligne, mais Elie Dayan en scrutant les  « tableaux de l'économie française » publiés par l'INSEE, lève ce lièvre à faire connaitre à tout le monde du travail  : dans la partie internationale du document, une note discrète (données arrêtées au 31/12/209) nous apprend que les « investisseurs français » ont investi 60 milliards dans les entreprises travaillant et appartenant à l'étranger, 60,5 milliards qui s'ajoutent aux investissements acquis depuis les années précédentes pour atteindre un fabuleux trésor : 694 milliards.

Et après il vont nous faire des cours à la télé pour expliquer que les déficit sont à creuser par l'acceptation de sacrifices.

Enfumage institutionnel d'état, pour rester poli ou ils se f... de notre gueule comme on le dit plus simplement dans mon quartier.


 

 

 


08:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris c7

 
 
From: Democrite
Sent: Wednesday, November 23, 2011 7:58 PM
 
Subject: Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris
 

Dédain pour la dette allemande, Berlin toujours opposé à Paris

reuters

L'Allemagne a lancé mercredi un emprunt obligataire jugé désastreux, faisant craindre à certains que la crise de la dette ne commence aussi à menacer la première puissance de la zone euro, tandis que les dirigeants français et allemands divergent toujours sur ce que doit être une solution à long terme pour renforcer et mieux structurer la zone l'euro.

Berlin n'a trouvé preneur que pour 3,644 milliards d'euros émis à dix ans alors qu'elle pensait récolter six milliards, en raison de la faiblesse du rendement proposé - 2% par an sur dix ans - si bien que la Bundesbank, la banque centrale allemande, a dû conserver le restant.

"C'est un désastre complet, absolu", commente Marc Oswald, chez Monument Securities à Londres. "Cela n'augure rien de bon, c'est la pire des adjudications non couvertes que nous ayons eu cette année."

Le rendement moyen de la nouvelle émission à dix ans est ressorti une nouvelle fois en baisse, à 1,98%, contre 2,09% lors d'une adjudication similaire en octobre et 2,74% en moyenne cette année, a précisé la Bundesbank.

Le ratio de couverture, qui mesure l'appétit des investisseurs, n'a atteint que 1,1, contre 1,56 en moyenne.

Le responsable de l'agence allemande de gestion de la dette a estimé que l'insuccès de cette émission était principalement dû à la nervosité des marchés et n'était pas le signe d'une baisse de la demande des investisseurs pour la dette allemande.

"Nous sommes actuellement face à des marchés extrêmement nerveux", a déclaré Carl Heinz Daube, directeur général de l'agence, dans des réponses écrites à des questions de Reuters. L'incertitude chez les investisseurs est importantes, a-t-il ajouté en soulignant que l'agence avait toute de même emprunté 270 milliards d'euros cette année.

L'insuccès de l'opération "ne veut pas dire que le gouvernement a un problème de refinancement", a pour sa part déclaré un porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble lors d'une conférence de presse.

"Les Bunds commencent à perdre leur attrait parce que les marchés doivent commencer à croire à l'histoire des euro-obligations, et que l'Allemagne s'apprête, en substance, à garantir la dette d'autres pays", analyse Achilleas Georgolopoulos, pour la Lloyds Bank à Londres.

LES EURO-OBLIGATIONS À NOUVEAU SUR LA TABLE

La Commission européenne a proposé mercredi que lui soient confiés des pouvoirs intrusifs dans les budgets nationaux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des émissions communes de dette par les pays de la zone euro.

Aucun pays de la zone euro n'est opposé sur le principe à des émissions communes de dette même si des Etats membres, comme l'Allemagne, ont des interrogations sur le timing d'une telle mesure, a affirmé le président de la CE, José Manuel Barroso.

Lors d'une conférence au cours de laquelle il a présenté plusieurs options permettant de créer des euro-obligations, le président de l'exécutif communautaire a fait valoir qu'une telle mesure serait la preuve d'une convergence et d'une discipline accrue au sein de la zone euro.

La création d'obligations communes à la zone euro n'est pas un projet réaliste pour le moment, mais cet instrument conforterait le rôle de l'euro comme monnaie de réserve internationale, a pour sa part estimé Vitor Constancio, vice-président de la Banque centrale européenne.

Dans ce contexte, la France et l'Allemagne se sont à nouveau opposées sur le fait de savoir si la BCE devait prendre des mesures plus efficaces pour alléger la pression sur les marchés de la dette.

Dans un discours énergique au Bundestag, Angela Merkel a mis en garde contre un non respect du mandat de la BCE qui est de combattre l'inflation et a réfuté les propositions de la Commission sur les euro-obligations.

Elles les a qualifiées de "totalement inappropriées", estimant que les défauts de la structure de la zone euro ne pouvaient être surmontés en "collectivisant la dette".

Peu avant que la chancelière allemande ne commence à s'exprimer, le ministre français des finances François Baroin a exprimé une vue opposée.

"La meilleure réponse pour éviter la contagion à des pays comme l'Espagne ou l'Italie c'est, pour les Français, une intervention, une possibilité d'intervention ou une annonce d'intervention d'un prêteur en dernier ressort qui serait constitué par la Banque centrale européenne", a déclaré François Baroin en soulignant toutefois que cela n'était pas possible pour l'heure compte tenu des traités en vigueur.

François Baroin a mis en avant l'intervention de la Réserve fédérale américaine, ou de la banque d'Angleterre comme modèle pour la BCE.

Natalie Huet et Danielle Rouquié, avec Julien Toyer pour le service français, édité par Catherine Monin

 

 

http://dossiers-du-bip.fr/index.html

 

08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

L’Europe supranationale, ses responsabilités politiques dans la crise actuelle

 
 
cartereferendum
RoRo
 
 
 
 
Sent: Wednesday, November 23, 2011 11:35 PM
 
Subject: Compte-rendu réunion Polex 16 novembre 2011
 

A.G. du Collectif Communiste Polex
Paris, le 16 novembre 2011

 

Compte-rendu du secrétariat Polex


Thème de discussion :
L’Europe supranationale, ses responsabilités politiques dans la crise actuelle

 

La discussion a permis d’enrichir l’introduction de J. Lévy et de conclure sur l’analyse suivante :


(1)  Le processus européen supranational a été néfaste dès sa naissance après la deuxième guerre mondiale, puisqu’il consistait à ouvrir un « grand marché » continental, en supprimant les protections nationales, étatiques et législatives des droits des travailleurs acquis au fil des luttes. Ce rôle funeste s’est accru à chaque traité européen, de Rome, Maastricht ou Lisbonne, avec l’euro et la Banque centrale européenne : l’Europe supranationale n’est pas, comme le dit la version réformiste, une bonne idée qui a mal tourné, mais une machine de guerre contre les travailleurs et les nations, à combattre, et non à amender.


(2)   Cette Europe supranationale, face à l’aggravation de la crise du capitalisme aujourd’hui, est passée à une nouvelle étape, d’inspiration coloniale. Elle l’est vers l’extérieur, à l’égard des pays du Sud, comme le montre la guerre contre la Libye. Mais elle l’est aussi, ouvertement, à l’intérieur. Il y a 30 ans, la dette des pays africains permettait de justifier les « plans d’ajustement structurel », faits d’austérité et de privatisations, que leur peaufinait le FMI. Aujourd’hui, la dette des états européens justifie les plans d’austérité décidés par les dirigeants européens, pour « rassurer les marchés » spéculatifs, et c’est l’Europe supranationale qui impose aux états nationaux, à l’Italie et à la Grèce, des gouvernements à ses ordres, soutenus à la fois par les socialistes et la droite. Cette « Europe néocoloniale » est évidemment aussi soumise au capitalisme allemand, le plus fort notamment grâce à l’élargissement à l’est européen rendu au capitalisme. Quelles que soient les gesticulations de Sarkozy, le « couple franco-allemand » dirigeant est d’abord au service de l’état capitaliste le plus puissant (un PIB industriel double de celui de la France), et au détriment de toutes les autres nations d’Europe, réduites à la soumission aux diktats de la Banque centrale européenne de Francfort : le vieux rêve de « l’Europe allemande » des années 1940 est ainsi réalisé, pacifiquement, par l’Europe supranationale.


(3)   Un débat animé a eu lieu entre les membres du collectif, entre ceux évoquant le développement de nouvelles luttes anticapitalistes à propos de la crise européenne du capital, et ceux regrettant leur faiblesse, notamment en France. Les faiblesses tiennent à la fois au matraquage idéologique entretenu par les médias, au service du capital, qu’ils soient de coloration social-démocrate ou de droite « libérale », et notamment à la peur (de la dette, de la ruine, du nucléaire, etc.) distillée quotidiennement ; mais ils tiennent aussi aux positions attentistes, conciliatrices, des dirigeants du PCF et de la CGT à propos de l’Europe supranationale. Dans l’Humanité, il est courant, et lamentable, de lire un texte d’un de ces responsables défendant l’Europe supranationale et l’euro, prétendument « menacés par les marchés et les spéculateurs », alors qu’ils en sont l’expression.


(4)   Il serait temps de ne pas laisser l’extrême droite et Marine Le Pen s’accaparer démagogiquement des revendications justifiées, portées depuis longtemps par le mouvement communiste : la dénonciation de l’Europe supranationale, de l’euro, la défense de la production industrielle nationale, la protection étatique du marché national et des droits des salariés, etc. Laisser croire que Marine Le Pen est le porte-parole de la majorité de Français qui ont voté « non » à la constitution européenne est inepte. Il faut par contre affirmer que les peuples n’ont aucune dette à rembourser.


(5)   Les propagandistes de l’Europe supranationale ont toujours prétendu qu’elle apportait la paix aux peuples du continent. En fait, elle y a déjà apporté la guerre, qui a ravagé la Yougoslavie il y a une décennie. Mais surtout elle porte en elle la guerre impérialiste à l’extérieur : elle l’a fait avec l’OTAN en Afghanistan et en Libye ; elle menace de le faire en Syrie et en Iran en collaboration avec la Turquie, Israël, les monarchies pétrolières du Golfe et les États-Unis, au risque de provoquer un conflit mondial. Enfin, en instaurant dans le continent la domination de certains états sur d’autres plus faibles, elle nourrit les nationalismes et les xénophobies, les fait même accéder au pouvoir politique : le risque de conflits armés entre pays d’Europe renaît.


(6)   La réaction populaire est massive, là où existe un parti communiste important et des syndicats de masse et de classe.

       Le peuple grec est engagé depuis des mois dans une bataille à la fois sociale et nationale, contre l’austérité, on peut dire la très grande misère, imposée par sa grande bourgeoisie (ni les armateurs, ni la puissante Église grecque ne payent d’impôt !), et dictée par l’étranger, qui irait même jusqu’à acheter les fameuses îles des Cyclades pour rémunérer ses financiers.

       Le souvenir de l’Occupation nazie est encore dans la mémoire collective. Aussi, sous l’impulsion du KKE et du PAME, les grèves générales et de professions se succèdent. Le peuple est dans la rue. D’où l’appel au LAOS, formation fasciste, héritière des Colonels pour entrer au nouveau gouvernement : 4 ministres pour un parti qui n’a obtenu que 5 ou 6 % aux dernières élections.

       Imaginons une coalition gouvernementale UMP-PS-Front National en France !

    Le peuple portugais, lui aussi, se bat bien, animé par le PCP et la CGTP. Le 12 novembre les fonctionnaires – et aussi nombre de militaires – étaient dans la rue, et le 24 novembre, c’est à nouveau la grève générale.

       A nous d’aider le peuple français à prendre le relais de ces luttes contre l’Europe supranationale, et le capitalisme, en proposant une issue crédible à la crise actuelle : cette issue ne peut être que le socialisme, encore faudra-t-il en préciser les contours.



Compte-rendu r

08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Vers un totalitarisme rampant... c7

From: Jeremy Loisse
Sent: Wednesday, November 16, 2011 11:54 AM
 
Subject: Vers un totalitarisme rampant...
 

Vers un totalitarisme rampant...

Patrick MIGNARD


La dernière péripétie grecque qui consiste à passer outre l’opinion du peuple en vue de la détermination d’une politique qui le concerne au premier chef, n’est ni une erreur, ni un faux pas dans la précipitation imposée par la crise financière.
L’épisode Irlandais pour imposer au peuple son entrée dans l’Europe et l’épisode du Traité Constitutionnel Européen imposé aux Français via le Parlement, alors qu’il l’avait refusé par référendum,… entrent dans une logique politique qui tend aujourd’hui à devenir une pratique courante.
LES NOUVELLES CONTRAINTES DU CAPITALISME
On savait depuis des décennies, et même pourrait-on dire depuis sa domination au 19e siècle, que l’impératif du capital était, et est, de prospérer en exploitant la force de travail et toutes les autres techniques – financières en particulier - qui pourraient servir son objectif principal,… faire de l’argent.
Tant que cette activité s’est déroulée au sein même des grands pays industriels – ceux là même où est né le capitalisme -, sous leur contrôle et avec la possibilité de piller consciencieusement, et sans opposition, les richesses de la planète, le capital a pu, et su, se montrer relativement généreux pour celles et ceux qu’il exploitait.
La lutte entre exploiteurs et exploités a été dure, mais ces derniers ont réussi à arracher des avantages économique et sociaux constituant ce que nous appelons aujourd’hui les « acquis sociaux ». Les premiers avaient d’ailleurs intérêts à céder ne serait ce que pour s’assurer une paix sociale propice aux affaires…
Les conditions d’après la 2e Guerre Mondiale, et surtout après la décolonisation ont « redistribué les cartes ». Les conditions de valorisation du Capital se sont internationalisées, débordant les frontières protectrices des « états-nation »… ouvrant la voie à une déréglementation financière et faisant basculer le capitalisme d’un « capitalisme industriel » à un « capitalisme financier », autrement dit vers des activités financières pourvoyeuses de profits jamais réalisés auparavant. C’est donc tout à fait logiquement que l’économie réelle, celle des entreprises, des ménages, est devenue, en quelque sorte, la variable d’ajustement de l’économie financière, celle des marchés financiers.
Les Etats, quelle que soit leur couleur politique, ont été complice de cette évolution, faisant le choix d’assurer cette libéralisation de l’économie. Pas seulement la finance, mais aussi les services publics, la santé, l’Ecole, les retraites,…
Le rôle d’arbitrage de l’Etat, traditionnel dans l’Etat-nation en période de capitalisme industriel, a quasiment disparu… Seul prime l’intérêt du Capital dés lors mondialisé.
Les salariés, marginalisés, atomisés et affaiblis, dans un rapport de force défavorable, sont désormais à la merci des exigences des acteurs financiers de l’économie. Leurs acquis sociaux sont peu à peu rognés.
L’Etat reprend son rôle traditionnel de garant du système et impose, sans discussion, l’ordre au service des intérêts du capital.
POURQUOI UNE TENDANCE TOTALITAIRE ?
Cette nouvelle situation a des conséquences considérables dans la sphère du politique.
Ce que nous (???) appelons la démocratie, était fondée sur une situation dans laquelle la société offrait des conditions d’existence plus ou moins acceptables aux salariés,… mais encore avaient-ils un emploi, un revenu et pouvaient-ils revendiquer, lutter pour améliorer leurs conditions de vie. C’est cette situation qui explique probablement que dans aucun pays capitaliste développé, la classe ouvrière n’a jamais renversé le système qui l’opprimait… la situation était supportable et offrait des perspectives d’amélioration.
Aujourd’hui, les conditions de développement du capitalisme peut largement, en particulier dans les vieux pays industrialisés, se passer de la force de travail disponible dans la société… Ceci explique l’extension de l’exclusion, qui a pris le pas sur ce qu’était l’exploitation. Autrefois on luttait contre l’exploitation capitaliste, aujourd’hui on craint l’exclusion.
Les salariés n’ont plus face à eux des patrons, en chair et en os, mais des entités évanescentes et insaisissables : les marchés.
Or, un système qui est incapable de produire du lien social, de la cohésion sociale – ici le salariat – est forcément fragilisé quant à l’ordre qu’il doit faire régner. Le Capital ne payant plus, les conquêtes sociales étant inexistantes, la régression sociale généralisée, l’exclusion s’étendant à toutes les couches de la société,…seule la force, la contrainte, la répression deviennent les moyens de la stabilité.
Tant que l’illusion de la « démocratie politique », maintenue par une classe politique parasite et complice, à grand renfort de médias, fera illusion, un semblant d’ordre existera, ce qui n’empêche pas la déliquescence sociale : communautarisme, délinquance, contestation,…. Mais cette situation ne peut durer qu’un temps.
Le pouvoir politique prend de plus en plus ses aises, avec les principes dont il se réclame : lorsque le peuple ne vote pas comme il faut,… il contourne la décision avec l’aide des politiciens : exemple du Traité Constitutionnel Européen en France, exemple de la pression des dirigeants européens pour éviter une consultation populaire en Grèce à propos du programme européen qui lui est imposé.
Certes, on peut considérer ces évènements de manière isolée, mais à y regarder de près, c’est en fait une tendance qui s’instaure. On assiste en fait à un véritable détournement de légitimité.
Détournement d’autant plus simple à justifier que l’on peut toujours expliquer que « les représentants du peuple expriment la pensée de celui-ci qui finalement n’a pas besoin d’être consulté » (CQFD). Détournement d’autant plus facile à opérer que les dirigeants savent que le peuple n’a aucun moyen de pression, aucune auto organisation, aucune perspective en dehors des institutions… et qu’il participe, faute de mieux, et par peur de l’inconnu, passivement à la mascarade électorale qui verrouille tout.
La révolte que celui-ci peut exprimer est facilement contrôlable grâce aux mercenaires (armée, police) du pouvoir qui explique que cette force est « démocratique » puisque dirigée par des représentants élus. (CQFD).
L’arrivée en Grèce, au gouvernement de membres d’un parti d’extrême droite (trois secrétaires d’Etat),… ça ne vous rappelle rien ? Sans faire une similitude qui pourrait être abusive, un tel évènement a tout de même une signification politique évidente, dans un pays en quasi faillite et pour sauver le système.
Ainsi, « de fil en aiguille » au nom d’impératifs économiques et financiers qualifiés d’incontournables et « naturels »,… et avec la meilleure volonté « démocratique » du monde on fini par instaurer et à accepter un système politique totalitaire.
Le système politique se met alors à nu, dévoile ce qu’il est réellement : un instrument de domination sociale.
Dans les têtes et dans la rue il est alors trop tard pour faire marche arrière. La sortie de ce cauchemar coûte généralement très cher.
Le fascisme a été dans l’Histoire du 20e siècle un des moyens qu’a trouvé le capitalisme pour dépasser une situation bloquée et éviter sa remise en question. Le fascisme n’est pas exogène au capitalisme, mais une de ses productions, à un moment donné pour dépasser ses contradictions. Ceci montre le caractère éphémère, fragile de ce que nous appelons la démocratie. Celle-ci n’existe que lorsque le Capital la trouve conforme à ses intérêts… mais il peut parfaitement s’en passer… la Chine, la Russie en sont de parfaits exemples… et l’Histoire du 20e nous en donne de multiples exemples.
On ne pourra pas dire que l’on n’a pas été prévenu.
Patrick MIGNARD
Novembre 2011

08:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/11/2011

Le putsch de Goldman sachs sur l'europe c7

http://static.skynetblogs.be/media/1355/1925025536.jpg
 
Ce sont maintenant les banquiers qui prennent directement le pouvoir au sein de l’ EURO-DICTATURE capitaliste franco-allemande...
Les peuples vont trinquer de plus en plus. Plus question de cette Europe sociale où les saucisses allaient pousser sur les arbres, grâce à l’intégration (appelée “union”) forcée et progressive...
RoRo
 
From: Democrite
Sent: Monday, November 14, 2011 11:14 PM
 
Subject: TR: Le putsch de Goldman sachs sur l'europe
 

 

 


Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 09:36

Le : 10 Novembre 2011

Draghi, Papademos, Monti :

le putsch

de Goldman Sachs

sur l'Europe

Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papademos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papademos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tentent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux Etats-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain.

Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs.

Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques, lors de la crise financière.

L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ».

En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes.

Par quels moyens ?

Et pour quelles fins ?

Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ?

Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia.
10/11/2011
(Source : Wikipedia)

canempechepasnicolas

 

23:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Goldman Sachs et la Grèce c7

 
 
From: jemi
Sent: Saturday, November 19, 2011 1:44 PM
 
Subject:Goldman Sachs et la Grèce
 
Et... Le Figaro:
(http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/15/04015-20100215...)

-------- Message original --------
Sujet: Fwd: Goldman Sachs et la Grèce : une histoire de vampire
Date : Wed, 16 Nov 2011 17:31:42 -0500 (EST)





Du nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos au nouveau président de la BCE Mario Draghi, Goldman Sachs prend le pouvoir. Et là où c'est ironique, c’est que cette même banque a trafiqué les comptes grecs pour permettre l’entrée du pays dans la zone euro.
 

Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années. C’est aussi une entreprise extrêmement puissante politiquement, qui a su placer ses cadres aux plus hauts postes du monde, à tel point que cette banque donne une dimension encore jamais atteinte au conflit d’intérêt. Rien que cette semaine, deux anciens de Goldman Sachs ont été nommés chefs de gouvernement, Mario Monti en Italie et Lucas Papademos en Grèce.

Goldman Sachs est depuis longtemps au chevet des Grecs. La banque aime spéculer sur la dette des petits pays, surtout lorsqu'elle est instable, cela permet de se faire de l’argent bien plus rapidement. Et donc Goldman Sachs arrive en 2001 à Athènes avec dans sa mallette quelques produits financiers pas très clairs pour bidouiller la dette du pays, un peu trop lourde pour permettre son entrée dans la zone euro. La « banque conseil » va vendre sur les marchés de la dette grecque en euros et en dollars, puis faire bouger unilatéralement la parité du taux de change pour faire changer la valeur de la dette, faisant temporairement disparaître quelques milliards dans la manipulation (c’est du swap de devises dans le jargon banquier). Autre petit arrangement avec la réalité, Goldman Sachs inscrit dans le bilan comptable du pays des recettes à venir, pour faire baisser le poids de la dette sur le PIB. D’où l’expression couramment utilisée de falsification des comptes grecs. En 2009, la situation empire pour la Grèce, la crainte de faillite menace. Le gouvernement de Papandréou rappelle Goldman Sachs à l’aide, pour 300 millions de dollars de commission. Son rôle : rassurer les acheteurs d’obligations grecques pour que le pays puisse continuer à s’endetter sur les marchés.
> Ce qui n’empêche pas dans le même temps la banque de spéculer sur le défaut de la Grèce, le pays qu’elle est censée conseiller… En achetant et conseillant à ses clients des CDS, des crédits de défauts sur la dette grecque. Et en spéculant sur la dette, Goldman Sachs a participé à la hausse des taux d’intérêts et mis le pays qu’elle devait aider à genoux. La banque y a gagné gros sur les deux tableaux, on comprend bien pourquoi l'instabilité des dettes les intéresse. Et que fait la Grèce pour sortir du marasme ? Elle nomme Lucas Papademos, un ancien de Goldman Sachs, Premier ministre.

Et là où la situation devient ubuesque, c’est que Mario Draghi est nommé, depuis 2 semaines, président de la banque centrale européenne (BCE). Au pic des activités de Goldman Sachs en Grèce, de 2002 à 2005, ce même Mario Draghi en était vice-président de la branche européenne. Alors bien sûr, il jure ses grands dieux qu’il n’était pas au courant de la falsification des comptes grecs, mais on a le droit d’être franchement septique. D’ailleurs selon le NY Times, les propres collègues banquiers de Draghi expliquaient qu’il était chargé de vendre dans toute l'Europe ces produits financiers "swap" permettant de dissimuler temporairement une partie de la dette souveraine. Comme l'a dit Attac dans son communiqué suivant la nomination de Mario Draghi :

«désormais la situation est claire : la BCE défend non pas l'intérêt des citoyens et contribuables européens, mais

l'intérêt des banques ».

22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/11/2011

Solidarité avec le peuple grec en résistance : PROGRESSISTES, R EFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES ! c7

 
 
 

Appel du 7 novembre 2011.

Solidarité avec le peuple grec en résistance, ou : 

PROGRESSISTES, REFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES !

 

Il y a 2500 ans, les armées grecques emmenées par les hoplites de la toute jeune démocratie athénienne arrêtaient l’Empire perse en pleine expansion : c’était la bataille de Marathon (-490), bientôt suivie des victoires de Platée et de Salamine. Les citoyens grecs triomphaient alors du despotisme oriental en se rangeant derrière la fière devise : « mieux vaut mourir libres que vivre esclaves ! ».

 

Dans le même temps, une immense révolution plébéienne secouait l’Attique, donnant naissance à la première grande démocratie de l’histoire, celle d’Athènes, sous la conduite de Solon, de Clisthène, puis de Périclès. La tragédie Les Perses d’Eschyle commémore cette grande avancée civilisatrice, qui venait couronner sur le terrain politique l’ainsi-dit « miracle » grec, lequel avait vu Thalès et d’autres penseurs récuser la mythologie traditionnelle, inventer la démonstration géométrique, jeter les bases philosophiques des sciences de la nature et de la médecine en refusant toute référence au surnaturel. Cette époque grandiose vit aussi la naissance du théâtre grec, alors profondément ancré dans la vie de la Cité.

 

Le moteur de ces bouleversements sans précédent fut le soulèvement des plébéiens de l’Attique, notamment de la petite paysannerie, contre l’esclavage pour dettes pratiqué par l’aristocratie des Eupatrides : c’est sur la condamnation radicale de cette pratique que s’est édifiée, dans les limites sociales et économiques qui étaient celles de cette époque, la toute nouvelle démocratie athénienne.

 

Aujourd’hui, alors que le 2500ème anniversaire de Marathon n’a donné lieu à aucune commémoration pan-européenne d’ampleur significative, l’U.E. écrase, humilie et asservit la République grecque, sommée de se vendre et de se rendre à 100% (privatisations tous azimuts, destruction de l’Etat régalien, armée comprise, refus de reconnaître le droit du peuple grec d’être consulté par référendum s’il en décide ainsi…). Les principaux auteurs de cet euro-diktat sont l’Allemagne capitaliste, - que son terrifiant passé balkanique devrait pourtant conduire à plus de retenue - , mais aussi le micro-Empereur vassalisé de l’Elysée. Derrière ces « diktateurs » d’apparat, on n’a aucune peine à discerner les vraies puissances qui les inspirent : les Banques et les sacro-saints « marchés financiers ». Cette étroite minorité d’oligarques entend bien rétablir de fait, avec l’appui du FMI et de l’OTAN, l’esclavage pour dettes à l’encontre de peuples entiers. Aujourd’hui ce sont la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui sont mises à la question, mais une fois passées les présidentielles, ce sera le tour du peuple français, dont Nicolas Sarkozy menace déjà de détruire la Sécurité sociale après avoir déstabilisé l’Education nationale, l’hôpital public, la Recherche publique et cet acquis social structurant le lien intergénérationnel que sont les retraites par répartition nées du C.N.R. et des combats de la Résistance.

 

Car à court terme, notre pays n’est pas moins visé que la République grecque : violant pour la seconde fois le Non du peuple français à la Constitution européenne (un Non déjà bafoué par la forfaiture qu’a constitué l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen), voilà que Sarkozy, - approuvé sur ce point par François Hollande - , met en place sans nous consulter un « gouvernement économique franco-allemand » ; voilà qu’il soumet désormais le budget français aux eurocrates de Bruxelles et Francfort, - c’est-à-dire en fait, aux experts de Mme Angela Merkel - ; voilà qu’il invite le ministre allemand des finances à siéger régulièrement, en qualité de mentor, au Conseil des ministres « français ». Où et quand le peuple français a-t-il donc décidé de dissoudre son Etat-nation séculaire pour que lui soient substituées la « Françallemagne » et la « Franceurope » que les financiers exigent à grands cris ? Hitler a-t-il donc gagné la guerre pour que l’impérialisme allemand, dopé par le phagocytage de l’ex-RDA et par l’annexion à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est (le prétendu « élargissement européen »), impose désormais ses vues à tout notre sous-continent avec l’aide de ceux qui, à Paris, réendossent indignement la livrée des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et des collaborateurs de Vichy ?

 

A condition de ne pas se laisser aveugler par l’intense propagande sur la « dette » (est-ce donc aux banques de faire mourir les peuples ou aux peuples de mettre au pas les « marchés » ?), à condition de refuser le décervelage qui fait passer la « construction européenne » ultra-patronale, germano- et américano-centrée pour la « fin de l’histoire », chacun peut constater que l’Empire européen qui fleurit sur les ruines des acquis sociaux et des souverainetés nationales, a bien plus à voir avec le despotisme et la démesure du « Grand Roi » Darius qu’avec la fière devise des vainqueurs de Marathon. En réalité, née de l’effacement des premières expériences socialistes de l’histoire, la « construction européenne » porte en ses flancs un noir potentiel de destruction et de contre-révolution séculaire et millénaire. Ce ne sont plus seulement désormais les avancées sociales liées à la Révolution d’Octobre 1917, ni celles qui résultèrent de la défaite de Hitler à Stalingrad et à Berlin, que menace un système capitaliste en proie à la chasse effrénée au profit. Ce n’est plus seulement l’acquis civilisateur des Révolutions démocratiques bourgeoises des 17ème et 18ème siècles qui se trouve réduit à néant par ceux qui ricanent à la seule idée de consulter les peuples, de tenir compte de leurs éventuels refus, de soumettre aux parlements nationaux élus la politique budgétaire et monétaire des différents pays d’Europe. C’est désormais le code génétique de « l’Europe grecque », celui-là même qui s’est formé aux 6ème et 5ème siècles avant notre ère autour des notions d’humanisme, de raison et de citoyenneté, qui est attaqué de front par l’Empire européen piloté par Francfort, Wall Street, la City et le CAC 40.

 

Si pour finir la Grèce, son peuple fier, sa classe ouvrière et sa jeunesse combattives étaient mises au pas par l’UE avec l’active collaboration des proconsuls « grecs » de l’Empire, MM. Caramanlis et Papandréou, toutes les offensives antisociales, toutes les contre-réformes fascisantes feraient un bond en avant gigantesque sur tout le sous-continent européen. Déjà, les partis communistes sont interdits ou persécutés dans les ex-pays socialistes de l’est, déjà porter une chemisette ornée du Che est passible de deux ans de prison à Varsovie, déjà l’extrême droite nostalgique du Reich ou de Mussolini tient le haut de l’affiche (Hongrie, Italie, Flandre belge, Pays baltes…), quand elle ne participe pas directement au gouvernement de certains pays de la brunâtre Union européenne. Quelle sinistre revanche posthume pour tous ces empires qu’avaient su mettre à bas les peuples, de l’Empire perse d’avant-hier au barbare Troisième Reich d’hier!

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel se déclarent pleinement solidaires de celles et de ceux qui, en Grèce, refusent de plier devant « l’union sacrée » de Papandréou-Caramanlis, laquelle vise à déposséder le peuple grec de sa souveraineté pour l’asservir aux maîtres du capital grec et étranger. L’Europe des luttes, celle qui ne se fait pas dans l’U.E. mais contre elle, combat déjà pour rendre aux peuples leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes, leur droit au progrès social et à la dignité nationale, leur droit à une coopération égalitaire dégagée du carcan de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’euro-mondialisation capitaliste (avec sa monnaie unique, son marché unique, son économie unique, sa politique unique, sa pensée unique, sans oublier sa langue unique, l’américain des affaires). Cette Europe des résistances n’a nul besoin de traité pour se lever contre ceux qui la nient jusque dans ses racines : elle doit prendre de l’ampleur en se solidarisant avec tous les peuples en lutte, et d’abord avec le peuple grec. Ce n’est pas l’esclavage des peuples pour dettes qu’il faut rétablir, c’est au contraire l’euro-esclavage de la dette qu’il faut abolir en taxant durement tous les usuriers du capital, qu’ils soient grecs, allemands ou français… Et ce n’est pas le funeste euro qu’il faut sauver à tout prix, c’est l’indépendance des peuples, c’est le service public, c’est le droit pour chaque peuple de produire chez lui sans devoir tout importer et tout délocaliser ; c’est le droit pour chaque peuple de développer sa culture et sa langue, non pour s’isoler, mais pour échanger à égalité avec les autres pays et les autres cultures du monde entier. C’est aussi le droit pour tous les peuples qui le souhaitent de rompre avec l’« économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, qui interdisent despotiquement de construire une société où les travailleurs, créateurs de toute richesse, seront au centre de la vie politique et économique. Et s’il faut pour cela rompre avec cette prison des peuples qu’est l’U.E., s’il faut pour cela en finir avec l’étouffante « monnaie unique », les peuples n’en mourront pas : c’est au contraire s’ils restent dans ces terribles machines à broyer les peuples, qu’ils « y resteront » et qu’ils « y passeront tous », de la Grèce de Thalès à la France du C.N.R., du Portugal de la Révolution des Œillets à la Pologne de Kosciusko et de Dombrowski en passant par l’Allemagne de Beethoven, de Bertolt Brecht et de Thomas Mann !

 

Non la devise de l’avenir ne peut pas être : « Euro-esclave, paie ta dette qui n’en augmentera pas moins sans cesse », comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans l’hémisphère Sud saigné par les banques du Nord, « et pour cela, accepte la servitude volontaire à perpétuité et trime de plus en plus durement, de plus en plus tardivement, de plus en plus indignement, en recevant toujours moins de salaire, de soins médicaux, d’éducation… et de respect » !

 

Comme le disait l’appel clandestin publié par Jacques Duclos et par Maurice Thorez en juillet 1940 à l’intention de notre peuple humilié, « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ». Comme le clame encore aujourd’hui le peuple cubain héritier d’Ernesto Guevara face au blocus de l’Empire U.S. : « la patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». Et comme le disaient hier nos Sans-Culotte, « liberté, égalité, fraternité ou la mort ! », ce qui revenait à traduire en français la sublime devise des hoplites de Marathon.

 

A la fois patriotique et internationaliste, la nouvelle bataille contre l’esclavage pour dettes vient de commencer à Athènes. Nous appelons les intellectuel(-le-)s attaché(-e-)s aux Lumières, les militant(-e-)s fidèles aux valeurs progressistes des grandes révolutions du passé, à se solidariser avec le peuple grec en résistance, à réfuter les euro-mensonges des médias, en un mot, à refuser à la fois le « droit » pour les grands Etats prédateurs d’asservir des pays plus faibles et le « devoir » pour les peuples de vivre esclaves au nom du Dieu Euro.

 

Faisons revivre l’esprit de révolte contre l’indignité de l’esclavage pour dettes, qui permit au peuple athénien d’hier, et qui permettra demain aux peuples grec, français, italien, espagnol, portugais, allemand, etc., de balayer tous les despotismes, fussent-ils cachés derrière les mots usurpés d’« Europe », de « liberté » et de « démocratie » !

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

 

Georges Gastaud, philosophe (62) ; Pauline Antonini, étudiante de l’Ecole des Chartes (75) ; Gilles Bachelier, juriste, officier de l’ordre national du mérite ; Danielle Bleitrach, sociologue (13) ; Jean-Pierre Combes, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, médecin (59) ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques (44) ; Jean-François Dejours (62), philosophe, syndicaliste ; Filipe Diniz, architecte, co-éditeur de odiario.info., Portugal ; Bruno Drweski, historien, Barbara Y. Flamand, écrivain (Belgique), Vincent Flament, latiniste, militant internationaliste (59) ; Marie-France Fovet, militante internationaliste, professeur de philosophie retraitée (22) ; Benoît Foucambert (81), Marc-Olivier Gavois (13), agrégés d’histoire ; Bernard Giusti, écrivain, éditeur, syndicaliste (75) ; Georges Hage, m. honoraire du parlement français (59) ; Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur d’université émérite (78) ; Thérèse Lévené, enseignant chercheur (59) ; Léon Landini, a. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre (92) ; Pierre Lévy, journaliste (94) ; Angeles Maestro, médecin, a. députée « rouge » au parlement espagnol ; Antoine Manessis, chargé de cours à l’université de Grenoble (38), Pierre-Alain Millet, élu municipal, enseignant informatique (69), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Claude Morilhat, philosophe (Doubs) ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire ; Gaston Pellet, militant de la résistance linguistique au Business Globish ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF, a. député de la nation, a. député européen (19) ; Jean-Luc Pujo, animateur des Clubs Penser la France (75) ; Miguel Queiroz, étudiant en philosophie ; Françoise Roucheray, professeur agrégé d’anglais en CPGE, 59 ; Nathalie Sage-Pranchère, archiviste-paléographe, historienne (75) ; Jany Sanfelieu, helléniste (86) ; Daniel Serrano, militant républicain espagnol (75) ; Jean-Pierre Sinkiewicz, professeur de physique, syndicaliste ; Stéphane Sirot, historien (59) ; Gérard Six, métallurgiste (62) ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, ancien éditeur principal de l’Estado de Sao Paulo ; Betty Tambuscio, syndicaliste (Monaco) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Gautier Weinmann, militant léniniste (59) ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire, syndicaliste (62) ; Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ; Joël Vuylstecker, professeur de S.V.T. (59) ;

 

Deuxième liste (8.11.11) ; Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, co-président du PRCF ; Robert Rondeau, métallurgiste retraité, maire honoraire de Guyancourt. Alain Rondeau, métallurgiste retraité (78) ; Michel Dupuy, cadre, syndicaliste (94) ; Jean Simon, militant communiste (94) ; Jean-Louis Coty, cadre infirmier retraité (77) ; João Vasco Fagundes, étudiant en philosophie, Portugal ; Elisabeth Gauthier-Loubet, professeur de philosophie (31) ; Eric Macia, juriste, ancien dirigeant national et départemental (34) du PCF ; Danielle Macia, responsable PRCF 34, Cathy Macia, assistante sociale,Christian Mezzecases, retraité (34) ; Elisabeth Gauthier-Loubet, professeur de philosophie (31) ; Jean-Marc Warszawski, musicologue (93); Denis Lemercier, Maître de Conférences retraité. Pascale Cherrier, enseignante, syndicaliste (18) ; Jamil Sayah, maître de conférence, Université PMF Grenoble. Gilles Amiel de Ménard, technicien du son, militant du M’PEP (07). Maryvonne Leray, enseignante retraité (44) ; Maurice Lecomte, assistant social de l’éducation spécialisé retraité, 13 ; Marc Harpon, professeur d’anglais, blogueur, 75 ; Jacques Avril, professeur d’IUFM (Toulouse) ; Jacqueline Lavy, professeur des écoles retraité, élue municipale, membre du M’PEP (74) ; Roberto Flores-Guevara, médecin, a. chercheur INSERM (94). Luc Wajs, responsable syndical et associatif. Joël Boegler , fonctionnaire - (75). Jacques Magnin, fonctionnaire retraité (74) ; Claude Karnoouh, anthropologue et philosophe ; René Barthes, angliciste (04) ; Suzanne Schwetzoff, militante associative ; Odile Hage, élue municipale (Douai) ;

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Roger ROMAIN, a/conseiller communal, B6180 Courcelles (Belgique)

 

 

cartereferendum

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2011

GOUVERNEMENT D UNION NATIONALE EN GRECE c7

 
GRACE: Les dirigeants “socialistes” comme toujours fidèles à eux-mêmes, avec la droite, sous la direction d’un banquier, aux ordres du Fmi, de la BCE, de l’ Europe-allemande. Un nouveau gouvernement de carpettes pour tenter de mettre le peuple grec à genoux ...
RoRo
 
 
Sent: Thursday, November 10, 2011 7:45 PM
 
Subject: GOUVERNEMENT D UNION NATIONALE EN GRECE
 
 
 
Le gouvernement Papadémos sera investi vendredi en Grèce
 
ATHENES (Reuters) - Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a été nommé à la tête d'un gouvernement d'union nationale en Grèce qui prêtera serment vendredi à 12 heures GMT, a annoncé mercredi la présidence grecque.
 
Le chef de l'Etat, Karolos Papoulias, a reçu jeudi matin les dirigeants des principaux partis politiques, dont le Premier ministre sortant, George Papandréou, mais aussi Lucas Papadémos, qui fut également gouverneur de la banque centrale grecque.
 
"Le président, sur recommandation des responsables politiques ayant participé à la réunion, a demandé à Lucas Papadémos de former un nouveau gouvernement", lit-on dans un communiqué de la présidence.
 
La nouvelle équipe sera chargée (???) de mettre en oeuvre le plan de sauvetage de cent trente milliards d'euros élaboré par l'Union européenne et de préparer des élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu en février 2012.
 
"L'économie grecque fait face à d'énormes problèmes, malgré les efforts que nous avons consentis", a déclaré Lucas Papadémos à sa sortie du palais présidentiel.
 
"Nos choix seront décisifs pour le peuple grec. Ce ne sera pas facile, mais je suis convaincu que la participation du pays à la zone euro constitue une garantie de stabilité monétaire. Nous devons tous être optimistes quant à l'issue tant que nous ferons preuve d'unité", a-t-il ajouté.
 
Aucune date précise n'a été arrêtée pour les élections, a-t-il dit, expliquant que celle du 19 février n'était qu'une préférence.
 
Respecté à l'étranger et dans le monde de la finance, Lucas Papadémos passe pour une personnalité posée mais sans charisme sur un échiquier grec haut en couleurs.
 
"IL SAIT CE QU'IL A À FAIRE"
 
"Il a les idées claires. Il ne s'est jamais mêlé de politique. Il sait ce qu'il a à faire", a commenté Thanos Papasavvas, responsable des placements monétaires chez Investec Asset Management, à Londres.
 
Les chefs de file des principales formations ont arrêté leur choix au terme de négociations parfois houleuses. Le nom de Filipos Petsalnikos, président du Parlement, avait émergé mercredi, avant d'être éclipsé par celui de Lucas Papadémos.
 
"Après plusieurs jours d'une comédie ridicule, la Grèce dispose aujourd'hui d'un Premier ministre tout à fait qualifié (???) pour mener à bien (???) la tâche qui lui a été assignée", a assuré Costas Panagopoulos, directeur de l'institut de sondage Alco.
 
"Le fait que les partis soient finalement parvenus à coopérer est également très positif. J'espère que le fossé béant entre les partis politiques et les citoyens grecs va désormais se combler", a-t-il ajouté.
 
Signe de l'ampleur de la tâche qui attend Lucas Papadémos, l'institut grec de la statistique a fait état d'une forte hausse du chômage, dont le taux a atteint 18,4% en août, au plus fort de la fréquentation touristique. Il était de 16,5% en juillet.
 
Le futur Premier ministre assure qu'il n'a fixé aucune condition à sa nomination. De source proche du gouvernement, on indique toutefois qu'il a exigé de George Papandréou et d'Antonis Samaras, respectivement chefs de file du Parti socialiste (PASOK) et de la Nouvelle démocratie (opposition), un engament écrit en faveur de l'accord conclu avec l'UE.
 
Ce plan prévoit de nouvelles mesures d'austérité qui viendront ajouter à la grogne des Grecs, épuisés par la rigueur.
 
Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, en avait déjà fait un préalable au déblocage de prochaine tranche d'aide de huit milliards d'euros. Sans cet argent, la Grèce sera en cessation de paiement en décembre.
 
La France et l'Allemagne ont averti qu'elles ne laisseraient pas son sort menacer la stabilité de la zone euro et ont invité Athènes à se prononcer pour ou contre son maintien dans le groupe.
 

13:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2011

Peuples d' Europe et de tous les pays, réveillez-vous ! g27c7

 
 
 
Le sommet du G20 nous a encore coûté la peau des fesses, comme tous les autres sommets mondiaux et/ou toutes les autres réunions de l’ Euro-dictature capitaliste ...
 
Si mes renseignements sont bons, quelque 14.000 agents des forces “de l’ordre” bourgeois ont été mobilisés pour protéger les chefs de ce sommet de gangsters qui ne se sont évidemment privés de rien.
 
J’ai entendu dire que des missiles auraient été programmés vers la côte pour les protéger, au cas où ...
 
Ils ont logé dans les meilleurs hôtels de la ville pour un montant d’ environ 50 millions de fbelges  (1,25 million d’ euros).
 
Ceux qui ont rentré la meilleure note à payer seraient Obama et ... le napoléon Sarkozy. Des hôtels à quelque 37.000 euros la nuitée...
 
Quand donc les peuples des travailleurs vont-ils voir clair, prendre conscience et faire le nettoyage ....
 
RoRo

23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2011

c'est dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb: BELGIQUE, Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros

 
 
 

Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros

En 1996, l’État belge a touché 750 millions d’euros lors de la vente du Crédit communal. Quinze ans plus tard, Dexia a dû être sauvée de la faillite et le Holding communal passe en liquidation. Une opération qui va coûter 8 milliards d’euros.

Koen Hostyn
 

Le Holding communal avait une fonction sociale, mais, dès 2004, les choses ont commencé à mal tourner. C’est alors que le Holding s’est mis à acheter des actions et à spéculer avec de l’argent emprunté. Ce qui revient à jouer à la roulette, comme l’a dénoncé la section liégeoise du PTB, et à transformer l’Hôtel de Ville de Liège en casino. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Jusque dans les années 90, les villes et communes belges investissaient une bonne partie de leurs avoirs dans le Crédit communal, une banque publique. En 1996, la banque était vendue au plus offrant, pour 750 millions d’euros (30 milliards de francs belges). Ceci, pour obtenir les moyens financiers dont l’État avait besoin pour pouvoir accéder à l’Union européenne. Le Crédit communal, en compagnie du Crédit Local de France, se muait en une nouvelle banque privée : Dexia. Les parts des villes et communes belges étaient transférées au « Holding communal » qui, dès lors, allait détenir 14,1 % des avoirs de Dexia.

Le Holding communal avait donc une fonction sociale : gérer l’argent des administrations locales et investir dans le secteur financier (Dexia), dans des entreprises d’utilité publique, dans l’énergie renouvelable et dans l’immobilier. Pour ce faire, le Holding utilisait le capital de ses actionnaires (les villes et les communes) et un certain nombre d’emprunts. Pour les villes et les communes, les parts détenues par le Holding chez Dexia constituaient une source importante de rentrées. En moyenne, elles tiraient 0,7 % de leurs rentrées des dividendes annuels sur ces actions.

Dérapage complet

Toutefois, dès 2004, la situation dérapait complètement. En quatre ans, le Holding voyait ses dettes passer de 186 millions d’euros (en 2004) à 1,8 milliard (en 2008). Il s’agit donc d’un décuplement des dettes, alors que les avoirs propres au Holding restaient plus ou moins les mêmes. La principale cause de cette multiplication de la dette résidait dans deux emprunts, pour un total de près de 1,3 milliard d’euros, contractés par le Holding auprès de Dexia. Maintenant, il s’avère que ces emprunts ont été utilisés, entre autres, afin… d’acheter des actions Dexia. Aussi, quand Dexia a sombré une première fois en 2008, les Régions ont dû donner des garanties au Holding afin que celui-ci puisse continuer à rembourser ses dettes. Les villes et les communes ont été interpellées à leur tour afin de renflouer le Holding de 500 millions d’euros supplémentaires en capital.

Maintenant que Dexia a sombré une seconde fois en 2011, la situation du Holding est devenue intenable. Le Holding avait en effet porté ses actions chez Dexia dans ses comptes à 8,26 euros l’unité, mais a vu ensuite la valeur de ces actions dégringoler en bourse, à 0,60 euro l’action. Bien vite, le Holding communal n’a plus disposé des moyens nécessaires pour rembourser ses dettes et a donc été menacé de faillite.

Une blague coûteuse

Pour éviter une faillite, le gouvernement a imaginé une solution. Le Holding n’a pas été déclaré en faillite, mais est allé en « liquidation », de façon à disposer d’encore un peu de temps pour vendre ses avoirs. Le Holding aurait encore 1,6 milliard de dettes, dont la moitié environ pourraient être récupérées lors de la vente de ses biens. Le reste des dettes (800 millions d’euros) serait réparti comme suit :

• 100 millions pour Dexia (qui, entre-temps, a été nationalisée par le gouvernement fédéral)

• 570 millions pour les Régions (qui s’étaient portées garantes pour 450 millions en 2008)

• 130 millions pour l’État fédéral (qui prépare aujourd’hui déjà 10 milliards d’économies)

Pour les villes et les communes aussi, la chute du Holding communal est une blague coûteuse. Elles risquent de perdre près de 2 milliards d’euros en capital au Holding communal, de voir leur passer sous le nez les dividendes de leurs actions et de voir s’envoler en fumée leur investissement supplémentaire de 500 millions du début 2009 (pour lequel on leur avait promis 13 % de rendement).

Bref, quinze ans après la privatisation du Crédit communal (vendu pour 750 millions), le coût de cette spéculation s’élève aujourd’hui à plus de 8 milliards d’euros (voir tableau).

La chute de Dexia nous coûte 8 milliards

• Contributions à la liquidation du Holding communal

Gouvernement fédéral                           100 millions d’euros

Régions                                                 570 millions d’euros

Dexia                                                    100 millions d’euros

Total                                                    800 millions d’euros

• Pertes communes

Recapitalisation en 2009                        500 millions d’euros

Diminution de valeur des actions            2 milliards d’euros

Dividendes non perçus 2008-2011         600 millions d’euros

Total                                                    3,1 milliards d’euros

• Rachat de Dexia par gouvernement fédéral : 4 milliards d’euros

Toutefois, cette « solution » vise surtout à mettre à l’abri les responsables. Il s’agit en l’occurrence des administrateurs de Dexia et du Holding communal, des receveurs et échevins communaux qui étaient d’accord avec la recapitalisation et des divers contrôleurs qui avaient fermé les yeux. La plupart, de grands noms de l’establishment politique belge qui préféreraient  éviter une enquête sérieuse sur la chute libre du Holding communal.

 

Les communes les plus pauvres sont les plus touchées

En 2009, la quasi-totalité des communes belges ont participé à la recapitalisation du Holding communal. Cet argent des impôts a aujourd’hui disparu en fumée. Ce sont surtout les communes les plus pauvres qui en sont victimes. Par habitant, la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode est celle qui a perdu le plus (voir tableau). Détail piquant : la PS Anne-Sylvie Mouzon était à l’époque conseillère communale et en même temps vice-présidente du Holding communal.
Si nous comparons ce top-10 à la liste des communes les plus pauvres, nous découvrons des similitudes surprenantes. Le numéro 1, Saint-Josse-ten-Noode est également la commune belge au revenu moyen par habitant le plus bas. En outre, Schaerbeek (4e), Saint-Gilles (5e) et Anderlecht (7e) font elles aussi partie des communes les plus pauvres du pays. 
(Source : SPF Economie – février 2011)

 

Top-10 des communes qui perdent le plus par habitant

1. Saint-Josse-ten-Noode : 94,1 euros (par habitant)

2. Saint-Gilles : 81,7 euros

3. Spa : 81,4 euros

4. Blankenberge : 79,1 euros

5. Seraing : 77,2 euros

6. Anderlecht : 77,0 euros

7. Schaerbeek : 74,6 euros

8. Ixelles : 68,1 euros

9. Saint-Nicolas (Liège) : 54,5 euros

10. Ostende : 53,0 euros

Source : De Tijd (22 octobre 2011)

14:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |