08/12/2011

GRECE: RESOLUTION DU CONSEIL MUNICIPAL DE PATRAS c7

 
La GRECE, c’ est en EURO-DICTATURE capitaliste franco-allemande, le nouvel empire des banquiers et des multinationales, le VIe Reich,  qui nous promettait de faire pousser les saucisses sur les arbres de l’ abondance ...
Le peuple grec ne se laisse pas plumer passivement...
RoRo
 
 
 
Sent: Sunday, December 04, 2011 10:29 PM
 
Subject: RESOLUTION DU CONSEIL MUNICIPAL DE PATRAS
 


 
 
La résistance aux mesures d’austérité et les actes de désobéissances s’étendent comme une traînée de poudre


Déjà, le 12 novembre, au moins dix municipalités de Grèce appelaient à la désobéissance civile


Tandis que le pouvoir se regroupe dans un bloc unique pro-austérité (avec le premier gouvernement de coalition depuis des décennies), la résistance de base en Grèce s’étend comme une traînée de poudre. Nous avions déjà rendu compte des occupations, des grèves sauvages à travers la Grèce, des politiciens pris à partie et des commémorations patriotiques sabotées en réponse aux mesures d’austérité dont « l’impôt d’urgence sur la propriété immobilière » imposé par le gouvernement socialiste de Papandréou et exigible par l’intermédiaire des factures de l’électricité.
 
Maintenant, en suivant l’exemple de la municipalité athénienne de Nea Ionia, au moins dix municipalités à travers le pays ont appelé leurs résidents à ne pas payer l’impôt, dans un appel à la désobéissance civile sans précédent. Les municipalités qui appellent à cette action, sont jusqu’ici celle de Nea Ionia, Elliniko, Argiroupoli, Saronikos, Peristeri, Ilio, Korydallos, Larisa, Ag. Ioannis Renti et Amarousion. Toutes sauf une sont dans la plus grande région d’Athènes.
 
Une vidéo circule sur le Net montrant point par point comment chacun peut rebrancher sa connexion d’électricité après une coupure.
 
Depuis, d’autres municipalités suivent cet exemple, notamment Patras.


Le Conseil Municipal de Patras se solidarise avec ceux qui refusent de payer l’impôt immobilier


[16 novembre] Le Conseil Municipal de la troisième ville la plus peuplée de Grèce, Patras, dans une résolution, déclare s’opposer à l’imposition de la taxe immobilière intégrée aux factures d’électricité. La décision du Conseil Municipal de Patras survient à la suite d’autres décisions semblables prises par plusieurs communes d’Athènes et de Thessalonique, ainsi que de plusieurs petites villes et villages.


Le Conseil Municipal de la ville s’est réuni le mercredi 16 novembre, en présence de membres d’associations étudiantes, d’institutions sociales et politiques et d’assemblées populaires. Avec la décision prise, il appelle les citoyens de la commune à la désobéissance, au refus de payer les impôts, tandis qu’il condamne la politique des gouvernements, précédent (du Pasok) et actuel (des partis Pasok, Nd et Laos). Comme on pouvait s’y attendre, ces informations sont passées inaperçues dans les moyens de désinformation qui soutiennent le Régime.


Résolution du Conseil Municipal sur l’impôt immobilier extraordinaire, 18 novembre 2011 :


Le Conseil Municipal de Patras, lors de sa réunion du mercredi 16 novembre 2011, a débattu en détail au sujet de l’imposition de la taxe immobilière extraordinaire, une taxe que les citoyens sont appelés à verser à travers leurs factures d’électricité, et il en est arrivé à l’unanimité aux conclusions et décisions suivantes.
 
Il considère la mesure injuste et en plus, selon les avis d’avocats, cette action est illégale et inconstitutionnelle. C’est la continuation du pillage que subissent les revenus populaires, avec les successives coupes dans les salaires et les pensions, ainsi qu’avec les évasions fiscales tout au long de l’année passée. Son abrogation est aussi exigée par le million de chômeurs, par ceux-là qui n’ont pas de revenus propres sans même être inscrits comme chômeurs, par les propriétaires de petits commerces qui ont fermés et d’entreprises qui ont une facturation ou des recettes allant du minimum à l’inexistant.
 
La méthode de recouvrement a toutes les caractéristiques de la barbarie sociale qui accompagne la politique du gouvernement dans sa totalité. Ils vont couper l’approvisionnement électrique, un bien de première et vitale nécessité pour la survie des familles avec des personnes malades, des enfants, des personnes âgées. Nous ne pouvons pas accepter ce Keadas moderne.
 
La société de notre ville a déjà reçu des coups implacables depuis deux décennies avec la désintégration complète de sa base productive, et elle subit la crise actuelle avec des taux de chômage et de pauvreté deux fois supérieurs à la moyenne nationale. Déjà beaucoup de familles ne peuvent pas payer leurs factures d’électricité, d’eau et du téléphone. Des dizaines de milliers de personnes cherchent avec désespoir un travail à la journée pour nourrir leurs enfants.


Le Conseil Municipal décide à l’unanimité ce qui suit.
 
Il appelle les citoyens à la désobéissance, au refus de payer les impôts et condamne la politique du gouvernement précédent du Pasok et de l’actuel gouvernement des Pasok, ND, Laos.
 
Il exige l’abrogation immédiate de l’impôt immobilier extraordinaire.
 
Il ordonne l’activation immédiate des services municipaux afin qu’ils procèdent, avec leurs Départements de l’Eclairage public, à la reconnexion de l’électricité pour les foyers à qui on a coupé la fourniture électrique, et la mobilisation des services juridiques pour gérer les cas de sanctions légales, etc.
 
Il soutient toute action collective contre les impôts et les taxes et tous ceux qui refusent de payer. Il appelle tous les agents sociaux à la lutte, et tous les citoyens à se solidariser dans la pratique.
 
La commune va coordonner ses actions avec d’autres communes.
 
Il décide que la décision soit communiquée au Président du gouvernement, aux ministres correspondants et à la Direction de la DEI et qu’elle soit publiée dans tous les moyens de communication.

22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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