14/04/2012

MELENCHON A MARSEILLE ce samedi 14 avril 2012: 120.000 participants. Le Front de Gauche a le vent dans les voiles ...

MELENCHON A MARSEILLE ce samedi 14 avril 2012:      120.000 participants. Le Front de Gauche a le vent dans les voiles ...
Au début de la campagne, les médias du capitalisme et les faiseurs d’opinions lui donnaient 5% des voix. Mélenchon en est aujourd’hui à 17 %...
Cela rappelle le combat de Jacques Duclos à une autre époque...
Au départ des présidentielles 2012, les instituts de sondages et les médias du capitalisme avait un chouchou de droite (Sarkozy) et un chouchou de  “gauche” préfabriqué (Dsk, remplacé aujourd’hui par Hollande). Les jeux sont changés ... et il reste une semaine pour faire encore beaucoup mieux...
RoRo
 
 
 
MELENCHON A MARSEILLE: 120.000 participants. Le Front de Gauche a le vent dans les voiles ...
 
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Nouvelle démonstration de force de Mélenchon à Marseille

Créé le 14/04/2012 à 18h05

Jean-Luc Mélenchon le 14 avril 2012 à Marseille

Jean-Luc Mélenchon le 14 avril 2012 à Marseille / AFP/G.Julien

Après la Bastille à Paris et la place du Capitole à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a déplacé les foules samedi à Marseille où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté au meeting du leader du Front de Gauche sur les plages de la ville. Sur les plages du Prado, où il a obtenu le droit de tenir meeting au terme de plusieurs semaines de friction avec la municipalité UMP de Marseille, le candidat à l'élection présidentielle a effectué une nouvelle démonstration de force à huit jours du premier tour du scrutin. Ecouter Vincent Derosier | 14/04/2012 - 18h18 écouter Reportage : Jean-Luc Mélenchon a fait une véritable déclaration d'amour à la ville de Marseille Etienne Baudu | 14/04/2012 - 11h30 écouter Mélenchon 1 - Marseille 0 : le candidat a finalement eu gain de cause en obtenant le droit d'organiser son meeting sur le sable marseillais Jérôme Florin | 14/04/2012 - 12h46 écouter "Notre chance c'est le métissage"

Le potentiel troisième homme de la présidentielle s'est livré à une ode à la Méditerranée, "notre bonne mère à tous", jugeant que "Marseille est la plus française des villes de notre République".  Le natif de Tanger (Maroc) a souligné qu'"ici il y a 2.600 ans une femme a fait le choix de prendre pour époux l'immigré qui descendait d'un bateau, c'était un Grec et ce couple est né Marseille".

"Notre chance c'est le métissage", a lancé l'eurodéputé, sous les "youyous", avant de saluer "Arabes et Berbères" par qui sont venus en Europe "la science, les mathématiques ou la médecine" au temps où "l'obscurantisme jetait à terre l'esprit humain".

"Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs"

Refusant "l'idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations", il a dit sa pensée aux Maghrébins "qui ont libéré le sol de la patrie des nazis". "Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos soeurs" et il n'y a "pas d'avenir pour la France sans" eux, a-t-il dit, interrompu par les "tous ensemble, tous ensemble !"

Et de s'en prendre à Nicolas Sarkozy qui lors de ses visites à Marseille "parle exclusivement de la sécurité qu'il n'est pas capable d'assurer", et aux "partis extrémistes de la haine qui montrent du doigt au nom de sa religion", "foutez-nous la paix !".

"La France n'est pas une nation occidentale vouée à suivre le char des Etats-Unis d'Amérique" mais "une nation universaliste", et "de la Méditerranée nous voulons faire une zone de paix", a-t-il souhaité, voulant le départ des "40 navires de guerre des Etats-Unis d'Amérique" qui mouillent dans la zone et la "fin de la politique absurde de l'Union européenne".


Il faut expédier Sarkozy à terre

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a souhaité samedi que soient "expédiés à terre le pouvoir de la droite" et Nicolas Sarkozy, à une semaine du premier tour de la présidentielle.

Dans un discours d'1h20 conclu comme d'habitude par L'Internationale et la Marseillaise, le candidat de la gauche radicale a déclaré: "Nous devons expédier à terre le pouvoir de la droite" car "rien n'est possible sinon".

La France a aussi "besoin de la défaite de la droite extrême", a souligné celui qui se dit "en guerre" contre le FN, déplorant que des médias "nous accablent à l'heure où nous, les rouges, nous avons repris pleinement la bannière tricolore de la patrie".

Dans l'entre-deux-tours, l'eurodéputé pour qui "l'insurrection citoyenne des Français est commencée", s'est aussi dit disponible si les syndicats le veulent, à participer à un "1er Mai stupéfiant d'unité et de puissance". "Le Front de gauche sera derrière eux!", a-t-il promis.

Selon lui, il faudra se mobiliser car dès le 7 mai, au lendemain de l'élection, "la finance attaquera la France". Et alors, a-t-il dit, "j'organiserai la lutte implacable pour rendre les coups": "Nous ne serons pas tondus!"

"Si vous pensez que 'you are not dangerous', ce n'est pas ici qu'il faut venir mais si vous vous sentez +very dangerous+, bienvenue au club!", a-t-il encore dit, allusion aux propos de François Hollande à Londres.

Parisot, la "Sainte-Pétoche"

Estimant que "le gouvernement du Front de gauche viendra", il a aussi détaillé les contours de sa "République sociale", entre VIe République et planification écologique, parlant "droits collectifs nouveaux" avec "droit de veto des représentants du personnel sur les licenciements collectifs, les restructurations".

Face au Medef et à sa patronne Laurence Parisot qualifiée de "Sainte-Pétoche", il a souhaité que se multiplient les "coopératives ouvrières". "Nous sommes la renaissance de cette gauche qui ne transige pas", a-t-il souligné, concluant son discours par Jean Ferrat: "De quoi rêvais-tu?", "d'une autre fin à la romance au bout du temps qui se balance?"

Avant lui, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a comparé "le vent de la Méditerranée" qui souffle sur Marseille à "la déferlante populaire" du FG: "Quand il se lève personne ne peut lui résister". Clémentine Autain a elle souligné: "Le vote utile nous casse les urnes!".

Le discours de Jean-Luc Mélenchon sur la plage du Prado à Marseille



 
Sent: Saturday, April 14, 2012 8:07 PM
 
 
 

Démonstration de force de Jean Luc Mélenchon à Marseille
 

MARSEILLE (Reuters) - Après la Bastille à Paris et la place du Capitole à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a déplacé les foules samedi à Marseille où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté au meeting du leader du Front de gauche sur les plages de la ville.

Sur les plages du Prado, où il a obtenu le droit de tenir meeting au terme de plusieurs semaines de friction avec la municipalité UMP de Marseille, le candidat à l'élection présidentielle a effectué une nouvelle démonstration de force à huit jours du premier tour du scrutin.

Le Front de gauche, qui avait tablé sur une assistance de cinquante mille personnes, a tenu son pari.

Pour mobiliser large, il avait affrété près de deux cent autocars dans tout le Sud-Est, installé une puissante sonorisation et quatre écrans géants pour accueillir la foule.

"Je suis venu, comme vous, recevoir sur cette plage, du bord de ses lèvres fraîches, le baiser de la Méditerranée, notre Bonne Mère à tous", a lancé Jean-Luc Mélenchon, en référence au surnom de Notre-Dame de la Garde, la vierge protectrice des Marseillais et des marins.

Selon les organisateurs, cent vingt mille personnes, une affluence comparable au meeting de la Bastille, sont venues écouter dans les quartiers Sud et plutôt huppés de la ville Jean-Luc Mélenchon exposer sa "révolution citoyenne de la sixième république" dont la principale force, dit-il, est "que (nos) adversaires n'y comprennent rien".

SARKOZY ET HOLLANDE EN IMITATEURS

À la veille des meetings en plein air de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, qui seront respectivement dimanche à la Concorde et au bois de Vincennes, Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur ce qu'il considère comme une "imitation" des méthodes du Front de gauche de la part des deux candidats en tête dans les sondages.

Le Front de gauche a lancé une "mode suffisamment puissante", a estimé le député européen pour que, "par imitation", ses adversaires sortent des "salles obscures où ils s'attroupaient pour tâcher de faire aussi bien que nous".

"Nous sommes contents de les voir prendre l'air", a-t-il raillé. "Ils auront un rouge en commun, mais eux, c'est sur les joues."

Qualifiant le meeting marseillais de "troisième marche" vers la sixième république après celles de la Bastille et de Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a dit vouloir une "République sociale" qui mette fin à "la monarchie absolue du patronat" dans l'entreprise.

"C'est la classe ouvrière qui est la classe d'intérêt général et la classe d'intérêt patriotique dans ce pays", a-t-il déclaré. "Il ne sert à rien d'élire un gouvernement de gauche si ce n'est pas pour le faire."

Jean-Luc Mélenchon a appelé les syndicats français à un "premier mai stupéfiant d'unité et de puissance".

"S'ils nous en donnent la consigne, nous mettrons un point d'honneur à être les premiers sous les bannières des syndicats", a-t-il promis.

Fustigeant les débats sur "les frites molles et la viande halal" dans les cantines scolaires, il a estimé que le Front de gauche avait le seul programme proposant une "nouvelle extension du droit des travailleurs", notamment par un "droit de continuité" pour une "sécurité sociale professionnelle" qui garantirait la continuité des droits des travailleurs en maladie ou au chômage.

LE MÉTISSAGE : UNE CHANCE

Dans la cité phocéenne, qui "a donné à la France son hymne national", une ville "métissée, mélangée", le natif de Tanger a livré un discours plus personnel, faisant de la Méditerranée le "socle et l'identité républicaine de la patrie".

Celui que les sondages présentent comme un potentiel "troisième homme" du scrutin a réaffirmé son opposition aux "partis extrémistes de la haine", sans jamais citer le Front national de Marine Le Pen auquel il dispute la troisième place du premier tour de l'élection et qui a fait du Sud-est de la France l'une de ses terres d'élection.

"Marseille vous dit que notre chance, c'est le métissage", a-t-il dit, précisant être "fier d'être le peuple qui compte le plus grand nombre de mariages mixtes de toute l'Europe".

"Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb", a-t-il scandé.

"Nous continuons à refuser absolument l'idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations."

En 2007, le FN a recueilli près de 14% des voix au premier tour de l'élection présidentielle où Nicolas Sarkozy avait viré en tête avec plus de 34 % des suffrages exprimés devant la socialiste Ségolène Royal (27%).
 

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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