19/09/2012

A propos de l'entretien télévisé de Hollande]

 
 
Sent: Tuesday, September 11, 2012 11:40 PM
 
Subject: A propos de l'entretien télévisé de Hollande
 

Merci, chers correspondants, de lire ceci et éventuellement, de le diffuser.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF.  

PRESSE PAR L’UE ET PAR LE MEDEF, HOLLANDE ANNONCE LE TOURNANT DE L’EURO-RIGUEUR – à propos de l’entretien télévisé de Hollande sur TF1.

> Difficile, juste après avoir été élu par le « peuple de gauche » pour en finir avec le sarkozysme, de mettre immédiatement en place ce pour quoi on a secrètement été mandaté par le Parti Maastrichtien Unique (PMU) : la grande purge austéritaire décrétée par l’U.E. pour gaver les « marchés financiers », parachever la casse des acquis sociaux, mettre un point final à la souveraineté de la France, tout cela au nom du « salut de l’euro » auquel les grands capitalistes du CAC 40 tiennent bien plus qu’à leur propre pays.

> Difficile aussi de continuer à annoncer un « changement » qui ne vient jamais en espérant que le peuple travailleur, appauvri et précarisé par des années d’attaques anti-sociales, va éternellement se contenter de mesurettes rosâtres.

> Ces attentes contradictoires – le changement et la justice sociale du côté populaire, la trique euro-austéritaire du côté du MEDEF – expliquent bien plus que le caractère soi-disant indécis de Hollande pourquoi le président en titre dévisse dans les sondages, la droite lui reprochant de tarder à serrer le kiki et la classe laborieuse constatant que le chômage s’envole, que les délocalisations s’amplifient, que le pouvoir d’achat recule, et que – plus gravement encore – notre pays donne de plus en plus de signes de décomposition sociale (combien de pauvres gens ont-ils brûlé vif dans des taudis depuis quelques années en France ?), civique (combien de grands patrons, comme Bernard Arnaud, vomissent-ils leur propre pays dont ils refusent l’histoire révolutionnaire, les acquis « dispendieux » et jusqu’à la langue nationale, qu’ils répudient au profit de l’anglo-américain ?) et politique (le gouvernement « socialiste » s’apprête à faire ratifier au parlement, sans le moindre débat dans le pays, le traité TSCG mis en place par le tandem Merkozy pour liquider l’indépendance budgétaire de notre pays !).

> C’est pourquoi le discours de Hollande appelle, non pas une « sérénité retrouvée » du peuple de gauche, mais une véritable veillée d’armes anti-austéritaire. En effet, les 30 milliards de rançon que l’UE a sommé Hollande de trouver dans les poches des Français pour gaver les sacro-saints « marchés » vont se traduire de la manière suivante :

> a)     10 milliards nous dit-on, dans les poches des « entreprises ». Un propos bien vague qui met dans le même sac l’artisan, l’exploitant agricole familial… et la transnationale comme LVMH ou Total… Mais pour faire passer la sauce auprès du MEDEF (13 ministres viennent de se succéder à l’université d’été de l’organisation patronale), on promet aux patrons plus de « flexibilité ». Avec la bénédiction anticipée de Chérèque, les « partenaires sociaux » sont sommés de discuter de cette revendication patronale et ANTI-OUVRIERE et le gouvernement promet – comme le faisait naguère Sarkozy – de trancher (au profit des patrons, qui en doute ?) si les syndicats ne signent pas un nouveau recul social à temps… MAIS QUELLE FLEXIBILITE SUPPLEMENTAIRE PEUT-ON ENCORE DEMANDER AUX SALARIES quand on sait quelles conditions de travail et d’emploi accablent de plus en plus nombre d’entre eux dans les usines, les services publics à la dérive, les chantiers et les magasins ? RIEN A NEGOCIER, il faut revenir à un véritable droit du travail protecteur dans notre pays !

> b)    10 milliards pour « les ménages » nous dit-on : en clair, ce sont les « couches moyennes » - dans lesquelles nos politiciens classent une bonne partie des salariés, y compris de la classe ouvrière, qui vont casquer, avec des impôts directs ou indirects (CSG ?) plus lourds. La « grande » réforme fiscale promise par Hollande attendra. Quant à la taxation provisoire des très hauts revenus, elle est, de l’aveu même du président, largement « symbolique » (elle ne frappera que 2000 personnes et elle épargnera le CAPITAL).

> c)     10 milliards prélevés sur les services publics, déjà exsangues après 10 ans de sarkozysme et 20 ans de privatisation jospinienne et de « libéralisation » UMP. Déjà 6 fonctionnaires sur 7 partant à la retraite ne sont plus remplacés à l’Equipement. L’Education nationale prétendument « favorisée » connaît des classes à 36 élèves lors de cette « bonne » rentrée orchestrée par le « républicain » Peillon…

> SI NOTRE PEUPLE RESTE PASSIF ET SE CONTENTE DE « GROGNER », on peut donc s’attendre à ce que rapidement, la France entre dans sa plus grave récession depuis le début du 20ème siècle : l’austérité n’est pas un remède, elle est le mal lui-même, à l’image de cette « construction » européenne qui orchestre le malheur des peuples à l’échelle continentale !

> En outre l’UMP de Coppé-Fillon , flanquée du FN xénophobe, se tient en embuscade pour exploiter l’impopularité croissante du gouvernement PS et mettre en place une « alternative » ultra-réactionnaire très dangereuse pour les libertés démocratiques et syndicales.

> C’est pourquoi la solution est bel et bien de retrouver les fondamentaux gagnants de l’histoire sociale et politique française :

> -la lutte sociale, l’action syndicale « tous ensemble » contre l’euro austérité, sans crainte de bousculer ces directions syndicales qui n’osent plus formuler de revendications précises et qui rampent devant l’euro par crainte de heurter la Confédération Européenne des Syndicats, cette courroie de transmission du patronat européen. NON, LA SURVIE DE LEUR  MAUDIT EURO NE VAUT PAS LA CASSE DE NOTRE PAYS ET DE NOS ACQUIS !

> -la reconstitution rapide de l’union des militants franchement communistes, non pas pour réclamer l’inconsistante « Europe sociale » chère à Mélenchon et à P. Laurent, mais pour exiger que la France sorte de l’UE au nom du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie populaire la plus large.

> -dans l’immédiat, le PRCF appelle le maximum de communistes, de patriotes républicains révulsés par Bernard Arnaud et ses pareils (qui depuis toujours préfèrent leurs profits à leur pays), à manifester le 30 septembre à Paris pour refuser l’euro-austérité, enterrer le TSCG, mettre en place un maximum de comités unitaires de résistance à l’austérité et à la désintégration euro-maastrichtienne de notre pays.

> Ensemble agissons pour qu’émerge en France, autour du monde du travail en lutte, un nouveau Conseil National des nouvelles Résistances !

 

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2012 - 09 - 10 (après l'entretien télévisé de Hollande).doc

20:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: [mpep] Le 21 septembre 1792 naissait la République, 220 ans après elle agonise !

 
 
 
 
From: M'PEP
Sent: Tuesday, September 18, 2012 9:11 PM
 
Subject: [mpep] Le 21 septembre 1792 naissait la République, 220 ans après elle agonise !
 
LE 21 SEPTEMBRE 1792 NAISSAIT LA RÉPUBLIQUE, 220 ANS APRÈS ELLE AGONISE !

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 18 septembre 2012.


« Depuis sa fuite à Varennes (21-22 juin 1791), Louis XVI est  assigné à résidence au palais des Tuileries mais reste le roi et n'hésite pas à user du droit de véto que lui donne la Constitution du 3 septembre 1791. »

(…)

« Le 10 août, une foule de sans-culottes, renforcée de fédérés (volontaires montés de la province), prend d'assaut le palais des Tuileries, tuant près de 600 gardes suisses, (400 du côté insurgés), et appelle à la chute de la monarchie. La famille royale est contrainte de se réfugier dans la salle du Manège, qui abritait alors l'Assemblée législative. Louis XVI est suspendu par décret et incarcéré au Temple. Une Convention nationale, élue, est chargée de rédiger une nouvelle Constitution. »

(…)

« Le 21 septembre, la Convention tient sa première séance et abolit la royauté. »

(…)

« 220 ans après, que reste-t-il de la République ? »

(…)



Tous les lundis, la chronique de Jacques Nikonoff sur le site du M’PEP.
Pour accéder à sa dernière chronique – « Trois sondages confirment la rage populaire contre l’Union européenne et l’euro », cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3086






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Editeur : M'PEP
http://www.m-pep.org
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LE 21 SEPTEMBRE 1792 NAISSAIT LA RÉPUBLIQUE, 220 ANS APRÈS ELLE AGONISE !

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 18 septembre 2012.

Un peu d’histoire.

Depuis sa fuite à Varennes (21-22 juin 1791), Louis XVI est assigné à résidence au palais des Tuileries mais reste le roi et n’hésite pas à user du droit de véto que lui donne la Constitution du 3 septembre 1791.

Le 20 avril 1792, l’Assemblée vote à l’unanimité (moins sept voix) la déclaration de guerre à l’Autriche, l’armée française, désorganisée par l’émigration de nombreux officiers nobles, connaît ses premiers revers militaires. Le 18 mai, la situation est si catastrophique, que Lafayette, ainsi que les autres généraux, sollicitent le roi pour demander la paix : une trêve est conclue. Le 6 juillet, la Prusse entre en campagne aux côtés de l’Autriche, l’Assemblée proclame « la Patrie en danger » le 11 juillet suivant.

Le 25 juillet, le duc de Brunswick, général des armées austro-prussiennes, donne au quartier-général de Coblence le « Manifeste de Brunswick », qui part le 26 pour arriver à Paris le 1er août et publié dans le Moniteur et le 3 août dans le Journal Officiel. Dumouriez l’imprime et le fait distribuer aux soldats. Il demande la restauration de la monarchie absolue, menaçant, sinon, « d’une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire ».

Cette déclaration provoque des effets inverses à ceux escomptés. Le 10 août, une foule de sans-culottes, renforcée de fédérés (volontaires montés de la province), prend d’assaut le palais des Tuileries, tuant près de 600 gardes suisses, (400 du côté insurgés), et appelle à la chute de la monarchie. La famille royale est contrainte de se réfugier dans la salle du Manège, qui abritait alors l’Assemblée législative. Louis XVI est suspendu par décret et incarcéré au Temple. Une Convention nationale, élue, est chargée de rédiger une nouvelle Constitution.

La peur d’un nouveau mouvement antirévolutionnaire fait éclater de nouvelles violences. Du 2 au 7 septembre, des émeutiers s’introduisent dans les prisons de Paris et de province (Orléans, Meaux, Reims, Versailles) pour, avec ou sans jugement sommaire, en tuer les prisonniers (environ 1 200), essentiellement des prêtres réfractaires (70%), des criminels de droit commun (15%), des prisonniers politiques dont des nobles.

Longwy capitule le 22 août et Verdun le 2 septembre. Les Prussiens franchissent la forêt d’Argonne le 14 septembre, la route de Paris leur est ouverte. Ils sont arrêtés le 20 septembre à Valmy, par Kellermann et Dumouriez (qui ne poursuivit pas les Prussiens et passa à l’ennemi en 1793) dans des conditions obscures. La nouvelle de cette victoire a un retentissement considérable. Le 21, la Convention tient sa première séance et abolit la royauté. Le texte du décret est très bref : la Convention nationale décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France. Il porte la date du 21 septembre 1792 an IV de la liberté. Le lendemain, il sera « collationné à l’original » (vérifié) sous la date du « 22 septembre 1792, l’an premier de la république françoise ». Dans la marge gauche du document est écrit : « En vertu du Décret du 10 août 1792 le 22 septembre 1792, l’an Ier de la république françoise au nom de la nation » pour rappeler la suspension du roi décrétée par l’Assemblée législative après la prise des Tuileries par les sans-culottes.

La date du 21 n’a pas été choisie, mais elle tombe bien, symboliquement, car il s’agit de l’équinoxe d’automne où les durées du jour et de la nuit sont égales.

220 ans après, que reste-t-il de la République ?

L’Union européenne impose insidieusement l’ « Europe des régions », du droit des minorités qui n’existent pas en France : on est Français ou pas, de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » alors que le français est la langue des Français depuis 1539. La souveraineté nationale est remise en cause quand plus de 80% de nos lois nous sont imposées par Bruxelles, que la souveraineté monétaire nous a été confisquée au bénéfice de l’euro (pour information le Franc a été crée le 5 décembre 1360 pour payer, aux Anglais, la rançon de Jean II dît le Bon, franc signifiant libre).

Et maintenant nos représentants, députés et sénateurs, se proposent, sous l’injonction du gouvernement de gauche putatif, de mettre fin à notre souveraineté budgétaire en votant le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance économique) qui pérennisera l’austérité pour les Français et la prospérité des rentiers.

C’est la souveraineté populaire qui est ainsi remise en cause, la démocratie que l’on bafoue.

Pauvre France et pauvres Français ! Se réveilleront-ils un jour ? De préférence avant qu’il ne soit trop tard !

Tous à Paris le 30 septembre pour manifester notre opposition à l’adoption du TSCG

 
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20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |