12/10/2012

pour info et diffusion si tu le souhaites salut fraternel AM- APPEL PRCF c-c7

 
Sent: Friday, March 11, 2011 10:21 AM
Subject: pour info et diffusion si tu le souhaites salut fraternel AM- APPEL PRCF
 
 


Il y a urgence ! Que chacun assume maintenant ses responsabilités !

Adresse du PRCF aux communistes, aux militants ouvriers et aux

patriotes progressistes, antifascistes et républicains.

 

 Le PRCF s’adresse à l’ensemble des forces franchement communistes et franchement républicaines. Il demande à chaque organisation du PRCF, à chaque lecteur d’I.C., de prendre des initiatives pour faire connaître et diffuser cet appel. L’heure de compter les points et de se renvoyer la balle est passée ; il y a le feu à la maison France et demain il deviendra impossible à éteindre. Retroussons-tous nos manches AUJOURD’HUI et montons ENSEMBLE à l’assaut des incendiaires !

 

Mettant à profit le cadre pré-formaté des élections présidentielles, les forces du capital mettent activement en place une tenaille politique dont le but est de paralyser le peuple français. Désespérant de venir à bout des résistances que notre peuple oppose à  la mondialisation euro-libérale, sachant pertinemment que la crise structurelle du capitalisme et de l’Europe supranationale vont broyer jusqu’à l’os notre protection sociale et notre héritage républicain, les maîtres du CAC 40 et les médias à leur solde veulent placer les Français face à une alternative suicidaire : ou bien élire un commis patenté de l’euro-désintégration de la nation (qu’il s’agisse du fascisant candidat sortant ou du milliardaire qui « manage » actuellement le FMI…), ou bien s’en remettre à la présidente du FN, qui ne brandit le drapeau tricolore et à l'indécence de se réclamer du Programme du Conseil National de la Résistance que pour mieux écraser le mouvement ouvrier et démocratique. Dans les deux cas, sous des formes plus ou moins brutales et rapides, l’oligarchie capitaliste veut transformer en cauchemar le rêve et les aspirations séculaires du peuple français à une République démocratique, sociale, souveraine et fraternelle : dans ces conditions, lequel de ces blocs rivaux et complices, celui du néo-fascisme pseudo- national  de Marine Le Pen ou celui de l’euro-dictature chère à l’UMPS, aura-t-il « l’honneur » de mettre un point final déshonorant à la riche histoire de notre pays ? La victoire ira-t-elle au Parti Maastrichien Unique qui, cramponné au Traité de Lisbonne, affiche sa volonté d’ériger l’« Empire européen » (dixit DSK !) sur les ruines de la République française en exigeant de celle-ci les « abandons de souveraineté » que le suffrage universel avaient refusé de consentir le 29 mai 2005 pour mieux imposer les contre-réformes au service du grand capital ? Ou bien le succès couronnera-t-il l’héritière d’un richissime tortionnaire, qui compte bien dévoyer la légitime colère du peuple pour liquider la République française -, quitte à faire peu à peu sa jonction avec une UMP en pleine fuite en avant fascisante et islamophobe, toujours au profit du grand patronat qui n'exploite pas moins férocement les travailleurs immigrés que les travailleurs français, que le FN oppose au lieu de les unir contre leur adversaire commun ?

 

Face à cette machinerie politique, la fausse gauche est hors d’état de constituer une alternative stratégique décente: le récent « programme » publié par le PS n’offre pour toute perspective que la substitution à la devise révolutionnaire, liberté-égalité-fraternité ou la mort, de la notion compassionnelle de « care » chère à Lady Aubry, la dame patronnesse qui vient d’obtenir le Prix de la Carpette anglaise pour son acharnement à promouvoir l’anglo-américain au détriment du français. Comment en outre nourrir la moindre illusion sur l’éventuel redressement interne du "PCF" quand son nouveau secrétaire national Pierre Laurent, -récemment promu président du Parti de la Gauche Européenne-, en vient à défendre l’euro, cette arme de destruction massive contre les salaires, les retraites, la Sécu, les services publics et le produire en France ? Qu’importe au "PCF" devenu socialo-dépendant si le sauvetage de l’euro se traduit par le chômage et la misère, le déclassement de millions d’ouvriers, de paysans, d’artisans et de fonctionnaires, harcelés sans relâche par l’Etat qu’ils sont censés servir ! Quant  à Mélenchon, il a beau rouler les mécaniques, il explosera en plein vol s’il s’obstine à défendre le mensonge éculé de l’Europe sociale face à une candidate d’extrême droite toute ravie de récupérer en apparence le juste combat de Georges Marchais et d’Henri Krazucki contre le Traité de Maastricht…

De quels atouts notre peuple dispose-t-il alors pour forcer le blocus politique et reprendre l’offensive sur le terrain socio-politique ? Sans doute convient-il d’abord que les vrais communistes réapprennent d’urgence à s’adresser ensemble à la classe ouvrière, qui fut la force motrice des blocages de masse durant les grèves de l’automne, mais aussi à la jeunesse frondeuse de notre pays, -qui n’est pas près d'oublier sa victoire sur le CPE-; les vrais communistes doivent aussi tabler sur les sentiments républicains de notre peuple qui n’acceptera pas éternellement de se laisser stranguler sans se soulever massivement. Comme on le voit au Sud de la Méditerranée, aucune tyrannie ne tient éternellement face à un peuple déterminé et fier de son histoire ; c’est pourquoi, le PRCF appelle depuis mai 2007 les républicains à s’unir sur les axes toujours actuels du programme du CNR (souveraineté nationale et populaire, progrès social, nationalisations, antiracisme, anti-impérialisme et coopération internationale), à « dégager » le détestable régime UMP et à sortir la France de l’UE, en rappelant cette phrase de Robespierre, inscrite dans la Constitution de 1793: « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensables des devoirs ». Les ouvriers des raffineries qui ont fait face aux CRS en chantant la Marseillaise, montrent le vrai chemin d’un combat fédérant tout le peuple contre le capital au nom de l’intérêt national !

 

Encore faut-il pour cela que le peuple dispose d’outils politiques, idéologiques et syndicaux sans lesquels le patriotisme le plus légitime peut dégénérer en xénophobie d’Etat et préparer la balkanisation sanglante du pays. C’est pourquoi, refusant l’anti-patriotisme primaire des euro-gauchistes, les communistes doivent surmonter toute frilosité dans leur défense de la nation souveraine et de la république sociale en se souvenant du mot de G. Politzer, le philosophe communiste français, d’origine hongroise qui fut fusillé en 1941 : « l’internationalisme de la classe ouvrière, c’est la fraternité des peuples face à leurs ennemis. Il inclut la défense de la nation parce que la liberté réelle de l’humanité est solidaire de la liberté de chaque peuple ». Les pudeurs de vierge sur la question nationale aboutissent désormais, non seulement à ouvrir un boulevard aux euro-désintégrateurs de la France, mais à abandonner le drapeau tricolore de 1789 à Le Pen en lui offrant sur un plateau les couches moyennes et même une part des ouvriers industriels victimes du libre-échange cher à DSK. À l’inverse,  les patriotes non communistes qui veulent sauver la nation républicaine, mais qui rechignent à s’allier au mouvement ouvrier et à son drapeau rouge, doivent méditer eux aussi ces propos prophétiques du même Politzer : « le racisme fasciste, qui veut écraser le peuple, est violemment antinational parce qu’il est violemment antisocial. Il ne peut y avoir d’affirmation de la nation qui ne puisse être en même temps celle du peuple, de la classe ouvrière ». Tout tentative d’opposer le combat patriotique au combat anticapitaliste peut conduire notre peuple à la pire défaite de son histoire, alors que l’alliance gagnante du drapeau rouge et du drapeau tricolore, qui fit la force du Front populaire et du Parti des Fusillés, permettrait à notre pays de s’associer au vaste printemps mondial des peuples qui s’opposent à l’impérialisme, du monde arabe à l’Amérique latine, sans oublier les luttes revendicatives prometteuses de la nouvelle Asie ouvrière.

 

C’est pourquoi le PRCF appelle les organisations vraiment communistes, qu’elles soient ou pas adhérentes au PCF, à se rencontrer au plus tôt pour défendre ensemble à la porte des entreprises un programme unitaire de rupture avec la domination du grand capital, d’inversion des processus de fascisation et de démontage social, de rupture totale avec l’UE supranationale. Sans qu’ils aient nullement besoin pour ce faire de rompre avec leur syndicat d’origine, le PRCF invite les syndicalistes de lutte à s’organiser à l’échelle nationale pour que la prochaine grande lutte aboutisse enfin au blocage national de l’exploitation capitaliste. Le PRCF tend aussi la main à tous les républicains : retrouvons-nous largement sur les exigences simples portées par l’Arc républicain de progrès et formons ensemble, au-delà des pièges politiciens et des querelles d’ego indécentes de la présidentielle, un Front de Résistance Antifasciste, Populaire, Patriotique et Progressiste, capable de balayer les ennemis de la France et du monde du travail. C’est pour œuvrer passionnément à l’union et à la résistance du peuple de France que le PRCF prépare sa conférence nationale de l’automne 2011 afin de mettre ses propres recherches programmatiques, avec une organisation politique renforcée, à la disposition de tous ceux qui gardent au cœur l’appel  du Parti Communiste signé par Duclos et Thorez du 10 juillet 1940 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

Pour le PRCF, le secrétariat politique,

Léon Landini, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Daniel Antonini, Aurélien Djament,

Jacques Coignard, Bernard Guillaumin, Bernard Parquet,

Vincent Flament, Antoine Manessis, Jean-François Maison, Pierre Pranchère, Jany Sanfelieu.

 

 

 

 

 

 

 

12:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/10/2012

ESPAGNE: un réformiste, opportuniste et "liquidateur" du communi sme vient de nous quitter ... c7

 
ESPAGNE: un réformiste, opportuniste et "liquidateur" du communisme vient de nous quitter ...
 

Décès de Santiago Carrillo, “théoricien” et protagoniste de l’ « euro-communisme » et de la liquidation du Parti Communiste d’Espagne (PCE)

vendredi 21 septembre 2012
 

De Juan Carlos à Mariano Rajoy en passant par José Luis Zapatero, l’ensemble de l’establishment espagnol a rendu hommage au dirigeant historique du Parti communiste d’Espagne (PCE) décédé ce mardi 18 septembre, à l’âge de 97 ans. Si on trouve souvent des qualités au mort qu’on niait au vivant, dans le cas de Carrillo, les éloges de la classe dominante ont précédé sa mort. Tous ont souligné dans son éloge funèbre un « personnage fondamental de la Transition ».   (?????)

Tous ont en tête le rôle qu’il a joué dans la transformation-liquidation d’un des trois grands Partis communistes d’Occident, chez celui qui fut de 1960 à 1982 le secrétaire-général du Parti communiste d’Espagne, et finit compagnon de route du PSOE.

De l’opposition à la ligne révolutionnaire de la Pasionaria à l’accession à la tête du Parti sur fond de « déstalinisation »

Carrillo a commencé sa carrière politique comme dirigeant de la Jeunesse socialiste. Il participe, avec l’aval de Staline (sic), à l’unification des Jeunesses communistes et socialistes en 1936 et adhère alors au Parti communiste, participant à la défense de Madrid pendant la guerre civile.

Après-guerre, il hérite du poste stratégique de responsable à l’organisation du PCE en Espagne. Au début des années 1950, ses positions droitières, notamment sur la « politique de réconciliation nationale », conduisent à un affrontement avec les dirigeants révolutionnaires historiques du PCE, menés par la Pasionaria, Dolorès Ibarruri. Marginalisé dans le parti, menacé d’exclusion, le mouvement de « déstalinisation » entamé après 1956 lui permet non seulement de sauver sa place, mais finalement d’accéder à la tête du PCE en 1960.

Dès lors, Carrillo va se faire le héraut d’une ligne de rupture avec l’héritage révolutionnaire du PCE.

Un pionnier de l’Euro-communisme : européisme de gauche, perspective réformiste et union de la gauche

Élément moteur du mouvement dit « euro-communiste », avec l’italien Enrico Berlinguer, son ouvrage « Euro-communisme et État » constitue un manifeste du mouvement. Il y préconise, comme son compère italien, la critique ouverte du bloc soviétique et la défense d’un européisme de gauche, la recherche de l’union de la gauche en vue de la conquête du pouvoir et de l’adoption de mesures d’aménagement du système.

Carillo va plus loin que l’Italien Berlinguer sur la question du Parti. Il avance même dans son ouvrage publié en 1977 la création d’une « nouvelle force politique de gauche », qui devrait supplanter ou se superposer au Parti communiste.

Le secrétaire-général du PCE ne tarde pas à mettre sa stratégie à l’œuvre.

Le compromis historique avec la monarchie et le renoncement à la République

Sur la question des alliances pour le pouvoir, non sans rapport avec le programme mis en œuvre par Berlinguer en Italie, Santiago Carrillo décide de signer un compromis historique avec la monarchie espagnole.

En échange de la légalisation du PCE, Carrillo promet en 1977 au chef du gouvernement, l’ancien jeune loup du franquisme et protégé du roi Adolfo Suarez, le soutien des communistes à la Transition, leur acceptation de la monarchie restaurée par Franco et du drapeau franquiste, et le renoncement à la perspective révolutionnaire tout comme au rétablissement de la république.

Les dernières révélations sur le rôle joué par la CIA dans la Transition dévoilent que l’agence nord-américaine a maintenu des contacts avec le dirigeant communiste pendant toute la période. Carrillo a été en outre le premier dirigeant communiste, en 1977, à effectuer une visite politique aux États-Unis.

L’échec de la liquidation du Parti communiste et le ralliement au PS

Sur le plan de l’organisation du Parti, Carrillo tente de mettre en pratique son projet liquidateur au début des années 1980.

Plombé par la ligne modérée prônée par le secrétaire-général, le PCE pourtant premier parti après la chute du franquisme avec ses 200.000 militants, connaît des résultats électoraux décevants en 1979 et surtout en 1982, avec 4% des voix.

Santiago Carrillo propose alors la création d’une nouvelle formation politique « de gauche ». Il se trouve marginalisé à la fois par l’aile révolutionnaire du PCE, attachée au Parti, et par les centristes rénovateurs.

En 1985, Carrillo fonde son nouveau parti, le Parti des travailleurs d’Espagne, une formation qui ne dépassera jamais le stade du groupuscule. Les dirigeants carrillistes rejoindront par la suite en bloc le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

« Si nous avions consulté les militants, jamais nous n’aurions réalisé ces virages »

Dans une des dernières interview avant sa mort, pour un documentaire de la TVE, Carrillo confessait : « Si nous avions consulté les militants, jamais nous n’aurions réalisé ces virages ». Pour un certain nombre de communistes espagnols, le « carrillisme » a été synonyme d’absence de démocratie interne, de glissade vers des positions réformistes, de liquidation passive de l’organisation communiste.

L’aveu de Carrillo, c’est aussi celui du choix d’une mutation-transformation-liquidation d’un des trois principaux partis communistes d’Europe de l’Ouest, un choix qui ne fut jamais porté devant les militants du PCE, un choix que les « rénovateurs » porteront sous la forme intermédiaire d’Izquierda Unida.

Un choix qui a pesé lourd dans l’effacement du seul parti qui a porté historiquement la rupture révolutionnaire avec le système capitaliste, avec cette monarchie héritée du franquisme. Le seul parti à avoir proposé historiquement une alternative à ce système en faillite.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les hommages unanimes de la classe dirigeante espagnole au « communiste » Carrillo.

AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |