30/11/2012

En Belgique, « Le mouvement populaire de résistance, c’est le PC B qui l’anime » h1c7

 
 
 

http://users.skynet.be/roger.romain/resistance.html

 

Histoire :: Le PTB, un des porte-drapeaux de la Résistance

Lors de la cérémonie commémorative de la Première Guerre mondiale à Anderlecht, le porte-drapeau du Comité d’action de la Résistance (CAR) a été la cible du bourgmestre sortant et son successeur. Sa « faute » ? Il est membre du PTB…

Jonathan Lefèvre
 

Photo "L'armée du crime"

Petit retour en arrière. Fin août la section locale du PTB Anderlecht se réunit pour élaborer son programme en vue des élections communales. Ses membres ajoutent qu’ils veulent que le Musée national de la Résistance reçoive à nouveau des subsides pour fonctionner normalement.

Des membres de la section locale font la connaissance d’un résistant qui les invite aux commémorations de la Libération de Bruxelles et d’hommage à la Brigade Piron. Olivier Fellemenans, responsable du PTB local, raconte la suite : « À ma grande surprise, on me demande si j’accepterais de devenir le porte-drapeau, avec Bob De Keuster comme remplaçant lorsque je ne suis pas là. Nous participons ensuite à plusieurs commémorations avant les élections où je suis porte-drapeau. Aussi bien Eric Tomas (PS, futur bourgmestre de la commune, NdlR) que Gaëtan Van Goidsenhoven (MR, bourgmestre sortant, NdlR) me voient et viennent me serrer la main. Ils savaient que j’étais du PTB, mais n’ont rien dit tant que c’était la campagne électorale. » C’est deux derniers vont pourtant alors se plaindre auprès du secrétaire général du CAR, qui est aussi le directeur du musée, jugeant « scandaleux » que des membres du PTB portent le drapeau lors de telles cérémonies.

Oubli

Bob De Keuster explique l’incident du 11 novembre : « Alors que je porte le drapeau, Eric Tomas et Gaëtan Van Goidsenhoven attaquent le secrétaire général du CAR, en lui disant que c’est un scandale, que nous, membres du PTB, ne sommes pas dignes de le porter et menace : si ça se reproduit, les autorités ne viendront plus aux commémorations organisées par le Comité. Par la suite Gaëtan Van Goidsenhoven a envoyé des mails où ils ont notamment dit que “les communistes n’avaient eu aucun rôle positif dans la Seconde Guerre mondiale” ! » Un révisionnisme historique que l’historien José Gotovitch démonte ici.

À noter que jamais les membres du PTB n’ont porté de signes distinctifs montrant leur appartenance à un parti. Olivier Fellemans insiste : « Nous ne soutenons pas le musée par calcul électoral, nous n’avions rien à y gagner, mais c’est bien par conviction que nous avons choisi de soutenir la lutte pour le musée de la Résistance. Nous sommes d’ailleurs le seul parti à avoir inscrit la survie du musée dans notre programme. Si le directeur nous a demandé de nous impliquer, c’est parce qu’il a vu que nous étions désintéressés. Je suis aussi actif dans le mouvement de jeunes du PTB, Comac, et j’essaie d’organiser le plus d’activités avec les jeunes. C’est important que les jeunes n’oublient pas l’Histoire. »

Un oubli qui s’applique à Gaëtan Van Goidsenhoven, selon Benjamin Pestieau, président du PTB Bruxelles. En réaction à une sortie du futur-ex-mayeur dans la Dernière Heure (« Bizarre de la part de communistes » de porter le drapeau), le PTB Bruxelles a réagi dans un communiqué de presse, repris par le même quotidien le lendemain : « Apparemment, Mr Van Goidsenhoven connaît bien mal l’histoire de son pays et particulièrement la période de résistance de la seconde guerre mondiale. »

 

José Gotovitch sur la Résistance :: « Le mouvement populaire de résistance, c’est le PCB qui l’anime »

Après les attaques à Anderlecht contre le rôle des communistes dans la résistance contre le fascisme, nous avons demandé l’avis de José Gotovitch, historien et professeur à l’ULB.

Jonathan Lefèvre
 

José Gotovitch, historien et professeur à l’ULB : « Les communistes ont été l’un des moteurs essentiels de la résistance à l’occupant en Belgique. Ils l’ont montré par leur action, et aussi par la répression dont ils ont été victimes. » (Photo www.breendonk.be)

Comment résumer le rôle des communistes dans la Seconde Guerre mondiale ?

José Gotovitch. Au moment de l’occupation du pays par les troupes hitlériennes, l’Internationale communiste (IC), dont est membre le Parti communiste de Belgique (PCB), a une ligne qui met sur le même plan les impérialismes britannique et allemand. Ils disent qu’il faut faire la paix. « Ni Londres ni Berlin » résume sa ligne politique. Cela fait que le PCB est l’objet de poursuites et que sa presse est interdite. Dès la fin des hostilités, et c’est ce qui le différencie de l’ensemble des forces politiques belges, il se reconstruit, rassemble ses militants. Dès la fin août 1940, il diffuse des journaux clandestins. Le PCB refuse totalement ce que les nazis imposent comme ligne à la Belgique, c’est à dire l’Ordre nouveau. À l’inverse de nombreux milieux économiques et politiques belges fort hésitants, si pas consentants. Il dénonce les fauteurs de guerres tant l’impérialisme britannique que l’impérialisme allemand. Dès le mois de septembre 1940, les communistes encouragent, dans les entreprises où ils ont des forces, à refuser l’austérité, pour reprendre un mot d’aujourd’hui, refuser les conditions de travail qui sont imposées. Pratiquement, en accompagnant les luttes qui terminent l’année 1940 et explicitement par sa plateforme de janvier 1941, le PCB va montrer qu’il analyse de manière de plus en plus pertinente la situation. Son opposition à l’Ordre nouveau, à Degrelle, à tous les collaborateurs, devient nette, claire et absolue.

Le PCB va s’ouvrir…

José Gotovitch. Peu à peu, il développe une analyse qui diffère quelque peu de celle de l’IC dans la mesure où il prend acte du développement au sein de certaines couches de la bourgeoisie belge de courants qui s’opposent à l’Ordre nouveau et qui ont entamé, elles aussi, une forme de résistance à l’occupant. Dès janvier 1941, il explique qu’il est important, au sein de la classe ouvrière, d’avoir un mouvement très large d’opposition à l’occupation et à ses conséquences : les restrictions alimentaires, la peur, les arrestations, l’absence de liberté, etc. Il prône l’union. Mais tant qu’il met sur le même pied Londres et Berlin, il est très peu écouté. Mais il faut souligner qu’il est alors le seul à forger un parti clandestin sur une ligne clairement exprimée dans les titres de ses premiers journaux « de libération sociale et nationale ». Il lie les deux aspects de l’action.

Le PCB précise cette stratégie qui s’exprime de manière tout à fait explicite en mai 1941 dans le « Manifeste aux peuples de Flandre et de Wallonie » qui affirme que, désormais, l’objectif exclusif de l’action doit être « Hors du pays l’occupant ». Il appelle à la création d’un large front pour l’indépendance du pays. Il faudra deux éléments pour que cela se réalise.

Lesquels ?

José Gotovitch. En Belgique même, la grève de mai 1941 qui démarre le 10 à Cockerill et est immédiatement relayée par tous les communistes dans les entreprises. Elle s’étend immédiatement, ce qui va pousser entre 80 et 100 000 personnes à faire grève dans les bassins industriels wallons et dans le Limbourg, donc les mines et la métallurgie. Une grève d’une intensité extraordinaire qui met en danger la production de guerre dont le Reich s’inquiète à Berlin, tant la chute de la production essentielle pour l’occupant est forte.

D’autre part, le PCB pointe dans les usines que la situation dramatique dans laquelle se trouve la classe ouvrière dans ce pays est le fait de l’occupation. Il faut donc unifier le combat contre cet occupant. L’élément fondamental qui va permettre au message communiste d’être entendu, ce qui était difficile auparavant, c’est l’agression des Allemands contre l’Union soviétique. À partir de là, quand les communistes disent qu’ils veulent se battre avec tous ceux qui sont sincèrement opposés à l’occupant, ce message trouve son chemin. Le PCB va pouvoir, à travers la structure qu’il met en place, le Front de l’indépendance (FI), un front qui unit tous ceux qui ont comme unique objectif de se battre contre l’occupant. Les communistes s’adressent à l’ensemble de la population, dans l’espoir de regrouper tous les mouvements de résistance qui existent, qui sont d’opinions très diverses. Ce front va s’étendre et devenir une structure nationale, le FI devient en un an le mouvement de lutte contre l’occupant le plus important du pays.

Comment agit-il pour connaître un tel succès ?

José Gotovitch. Il va structurer des mouvements d’abord par région et puis par catégorie socioprofessionnelle. C’est ainsi qu’on aura une organisation syndicale qui va lutter dans les entreprises, le Comité de lutte syndicale. On va voir naitre dans les milieux intellectuels Justice libre, qui travaille au niveau des avocats et des magistrats, Médecine libre, qui va travailler dans les hôpitaux, il y aura une tentative de fédérer la jeunesse avec le Rassemblement national de la Jeunesse, etc. Le PCB tisse une toile d’araignée dans tout le pays.

À côté de cela, emmenés notamment par des cadres qui ont été dans les Brigades internationales en Espagne, le PCB décide de constituer en novembre 1941 des groupes armés. Ces partisans vont être le bras armé du PCB et vont lancer la bataille contre l’occupant et les collaborateurs. Comme disait le Drapeau rouge (journal du PCB, NdlR), « il faut terroriser les traîtres ». Ils vont se battre notamment avec l’appoint important des étrangers, des travailleurs immigrés, organisés de manière systématique au sein du PCB.

Des groupes résistants de toutes tendances existent dans le pays. Il y a bien sûr l’Armée secrète constituée à l’appel du gouvernement de Londres et qui regroupe surtout d’anciens militaires mais dont l’objectif est d’agir aux côtés d’une armée alliée qui débarquerait. Le PCB, ses Partisans armés et le FI développent eux une action immédiate contre l’occupant, sous tous ses aspects. Tout cela grâce à une presse énorme, il y a à peu près 300 journaux clandestins communistes et de ses organisations. Les deux tiers de la presse clandestine en Belgique, c’est la presse du FI et du PC. Même si parfois ce sont des petits journaux qui disparaissent après quelques numéros car les gens qui y travaillent sont arrêtés. La répression est terrible et elle vise en premier lieu les communistes.

Dire que les communistes ont été un moteur important, si pas le moteur le plus important dans la résistance, est-ce aller trop loin?

José Gotovitch. Non, ce n’est pas aller trop loin. Il ne faut pas négliger un autre aspect : le patriotisme belge est une réalité. La première manifestation publique contre l’occupation se fait le 11 novembre à Bruxelles où les gens qui sont dans la rue sont des étudiants de l’ULB, des bourgeois patriotes, des anciens combattants, qui expriment leur « horreur du boche ». Ce sentiment patriotique est très présent dans certaines franges de l’extrême-droite aussi. Cette extrême-droite va aussi entrer dans la résistance tout en étant anticommuniste. Mais on peut dire qu’au niveau de la résistance, le mouvement populaire de résistance, c’est le PCB qui l’anime. Parfois, et c’est son succès, dans certaines régions, les communistes sont minoritaires eu sein du FI. Ils ont réussi à associer à leur lutte des gens qui viennent d’autres horizons. Par exemple, en Flandre, des libéraux prennent une part importante dans le FI, qui sont très opposés à la tendance catholique collaboratrice. Il n’y a que les socialistes qui sont très réticents, car ils voient dans le PCB et le FI une concurrence, surtout à la fin de la guerre. Mais les communistes ont été l’un des moteurs essentiels de la résistance à l’occupant en Belgique. Ils l’ont montré par leur action, et aussi par la répression dont ils ont été victimes. Même si je n’aime pas cette appellation « parti des fusillés », je préfère « parti de combattants ». La preuve la plus éclatante est que ce n’est pas pour rien que le PCB est sorti de la guerre comme étant un parti très puissant. S’il obtient le nombre de députés qu’il a en 1946, alors que la guerre froide est déjà commencée, tout à été fait pour tempérer l’impact des communistes sur l’électorat belge… Tous s’emploient, à commencer par le Premier ministre van Acker (socialiste), à retarder les élections au maximum pour tempérer l’impact communiste en Belgique. Mais il est malgré tout énorme. C’est pour ça que beaucoup le craignent, à la Libération.

Que des gens remettent en cause, aujourd’hui, ce rôle, cela vous inquiète ?

José Gotovitch. Aujourd’hui, cela relève de la bêtise ou de l’ignorance tellement énorme… On veut assimiler les communistes aux goulags, et à ce moment-là, on dit que la résistance, au fond, c’était une grande manœuvre communiste pour etc. Mais si vous prenez toute la littérature scientifique, sérieuse, sur la période, personne ne met en doute le rôle des communistes. Mais il ne faut pas croire que cette stigmatisation a débuté aujourd’hui. Dès le lendemain de la guerre, il y a des organisations qui sortent des brochures pour dénaturer la résistance communiste, le rôle des communistes et dire « attention aux communistes ». Certains socialistes ne sont alors pas loin de se joindre à ces campagnes. Mais actuellement, je vois cela plus comme de l’absurdité qu’un danger. J’ai la faiblesse de croire que la réalité du travail scientifique est tellement évidente que seuls des polémistes haineux et des ignorants peuvent nier la réalité. Mais il faut effectivement taper sur la table pour rappeler certaines vérités.

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/11/2012

FRANCE: mensonges de Manuel Valls au sujet de l' arrestation d' Aurore MARTIN c-c7

 
 
Sent: Wednesday, November 14, 2012 4:04 PM
 
Subject: Manuel Valls est un menteur ...
 
Un ministre qui livre un de ses administrés à un pays étranger qui pratique la torture et les condamnations abusives au vu et au su de toutes les organisations internationales ....
 
Son mensonge est démonté par les parents et amis de la famille... il ne reste plus qu'à démonter Valls lui-même...
 
 
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«Si vous avez un fusil, vous pouvez voler une banque, mais si vous avez une banque, vous pouvez voler tout le monde.» Bill Maher
 
 
 
Informations relatives à l’arrestation d’Aurore Martin le jeudi 1er novembre 2012 Pays Basque le 14 novembre 2012 Document réalisé par la famille et les amis Sommaire Page 2 - 1er mensonge de Manuel Valls : Aurore ne vivait pas dans la clandestinité - 2ème mensonge de Manul Vallls : Aurore n’était pas recherchée Page 3 - 3ème mensonge de Manuels Valls: Aurore n’a pas été arrêtée lors d’un contrôle fortuit. Page 4 - Chronologie des faits Page 5 - Conclusions sur le controle de Gareindin Page 6 - Annexe 1 : Attestation de la Mairie de Mauléon Page 7 - Annexe 2 : Sa carte grise Page 8 - Annexe 3 : Attestation pole emploi Page 9 - Annexe 4 : Demande et acceptation RSA Page 10 - Annexe 5 : article du Canard Enchaine du 7 novembre Page 11 - Annexe 6 : artcicle du Sud Ouest du 7 novembre
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1er mensonge de Manuel Valls : interview dans le Parisien le lundi 5 novembre Manuel Valls dans cet entretien affirme qu’Aurore vit dans la clandestinité. Faux. Aurore ne vit pas dans la clandestinité, nous en voulons pour preuve les documents administratifs et attestations suivants (vous les trouverez en annexe) : - Attestation de la Mairie de Mauléon, participation aux deux dernières élections et demande de Carte Nationale d’Identité – annexe 1 - Sa carte grise – annexe 2 - Attestation pole emploi – annexe 3 - Demande et acceptation RSA – annexe 4 2ème mensonge de Manuel Valls : Aurore n’était pas recherchée, malgré le fait qu’elle ait épuisé tous les recours possibles. Elle est revenue à la vie publique lors d’un meeting en son soutien le 18 juin 2011 à Biarritz devant 2000 personnes dont de nombreux élus de tous bords. En dehors du fait qu’elle se rendait tous les jours au local de Batasuna à Bayonne, Aurore avait une vie sociale et familiale entre Mauléon-Licharre (canton de Mauléon), lieu de résidence de ses parents, St Michel (canton de St Jean Pied de Port), son lieu de résidence et Hasparren (canton d’Hasparren) le lieu de résidence de son compagnon. Ces 3 lieux de vie d’Aurore sont reliés par 93 km de routes départementales, Mauléon-Licharre / St Michel 42 km et Mauléon-Licharre / Hasparren 51 km. Ces deux axes traversent 5 cantons du Pays Basque, les cantons de Mauléon-Licharre, St Palais, Hasparren, Iholdy et St Jean Pied de Port, sont peuplés d’un peu moins de 40 000 habitants. Sur ces 5 cantons il existe un total de 6 gendarmeries pour un bassin de vie de moins de 40000 habitants, soit une gendarmrie pour 6600 habitants. Tenant compte de ces éléments ne croyons pas qu’Aurore ait pu vivre normalement durant 18 mois sur ce bassin de vie sans que la Gendarmerie ne sache où la trouver ou puisse la contrôler. De plus, nous savons qu’un accord tacite existait pour qu’Aurore ne soit pas inquiétée. Nous en voulons pour preuve les éléments suivants : - les déclarations réalisées par François Fillon au micro de France Bleu Béarn, citée par le journal Sud Ouest du lundi 5 novembre (son de cette déclaration ci-joint) :”Sur le plan juridique, cette décision n’est pas discutable, la seule chose c’est que mon gouvernement n’avait pas pris cette décision, voila, non mais on n’avait pas pris cette décision parce qu’on estimait qu’elle n’était pas nécessaire. Je vois que Monsieur Valls l’a prise.” - L’article du Canard Enchainé du mercredi 7 novembre qui dit que “du temps de Brice Hortefeux, des pandores avaient avoué au Palmipède : “Si on la croise, on regarde en l’air”” (voir annexe 5 l’article du Canard Enchainé du 7 novembre) Nous en concluons qu’il a existé une décision politique, qui a stoppé l’application du MAE et qui a permis à Aurore de vivre en toute tranquillité ces derniers mois, et donc pour changer cette situation il a fallu une décision politique contraire qui a abouti à son arrestation.
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3ème mensonge de Manuels Valls : Aurore Martin arrêté lors d’un contrôle fortuit. Aurore Martin n’a pas été arrêtée lors d’un contrôle fortuit. Au vu des éléments obtenus par les témoignages que nous avons reçu et les informations parues dans la presse nous remettons en cause la version de Manuel Valls. Trop de zones d’ombres existent autour de ce contrôle pour pourvoir affirmer que c’est un contrôle fortuit. Nous pensons que ce contrôle a été mis en place pour arrêter Aurore. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui sont entrées en contact avec nous pour apporter leur témoignage. Nous avons reçu 10 témoignages dont 8 personnes prêtes à témoigner publiquement si cela est nécessaire. Nous tenons à notre disposition leurs témoignages ainsi que leurs contacts. Cette journée du premier novembre a été très pluvieuse, typique de la Toussaint. Au départ de chez ses parents elle peut prendre deux itinéraires : - Le premier vers son domicile, axe Mauléon – Saint Jean Pied de Port, 42 km, elle habite à St Michel. - Le second vers le domicile de son compagnon – axe Mauléon – Hasparren, 51 km, son compagnon habite à Hasparren. Sur les chemins qu’Aurore aurait pu emprunter ce jour là nous avons dénombré 4 contrôles de gendarmerie sur le même créneau horaire : - 2 sur la commune de Charrite de Bas (axe Mauléon – Hasparren), deux contrôles de vitesse avec pour chaque contrôle un véhicule de gendarmerie. - 1 sur la commune de Bonloc (axe Mauléon – Hasparren), un véhicule de gendarmerie. - 1 sur le rond point de Gareindin, c’est lors de ce contrôle qu’Aurore a été arrêtée, nous avons reçu 8 témoignages concernant ce contrôle. Vous trouverez à la page suivante une chronologie fondée sur les 8 témoignages du rond point de Gareindin et qui retrace le déroulement de la journée du 1er novembre, jour de l’arrestation d’Aurore.
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11h Rond point de Garindein présence des gendarmes.Témoignage 7. matin Gendarmerie de Mauléon présence inhabituelle de nombreux véhicule de gendarmerie. Témoignage 2. 14 h Gendarmerie de Mauléon Agitation, gendarme “prêts à partir” Témoignage 3. 15 h 30-16 h 00 Rond point de Garindein  4 véhicules de gendarmerie Mise en place d’un contrôle Témoignage 6. . 15 h 30-15 h 40 Rond point de Garindein 4 entrées du rond point prises. Toutes les voitures sont arrêtés, une queue s’est formée. Pas de contrôle de papiers.Témoignage 5. rond point de Garindein Pluie Toutes les voitures sont arrêtés, 5 min d’attente dans la queue. Sa femme qui fait un allez-retour est arrêtée 2 fois à ce même endroit.Témoignage 4. 15 h 50 Contrôle à toutes les entrées du rond point de Garindein. A fait l’allez-retour jusqu’a Orthez mais n’a pas été contrôlé ailleurs. Témoignage 2. rond point de Garindein Gendarmes armés pas de contrôle d’alcoolémie.Témoignage 7. Après 16 h Rond point de Garindein Gendarmes dont certains l’arme à la main. N’a pas été arrêté, les gendarmes ne font pas attention aux voitures qui passent. Une voiture est arrêtée au milieu du rond point.Témoignage 3. Témoignages par ordre chronologique Chaque témoignage est identifié par un numéro 15 h 50 Rond point de Garindein, arrêté au contrôle mais pas sanctionné pour son défaut de vignette d’assurance.Témoignage 1. 15 h 55 Aurore laisse un message sur le répondeur de sa soeur en lui disant qu’il y a un contrôle donc elle sera en retard, alors qu’elles n’avaient pas rendez- vous. 16 h 20 une amie prévenue par la soeur d’Aurore fait le tour de Mauléon, mais ne voit aucun contrôle et finit par trouver la voiture d’Aurore abandonnée sur le rond point de Garindein. Témoignage 8.
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En nous basant sur ces témoignages voici les zones d’ombre et interrogations que nous mettons en avant : - Une agitation anormale a été détectée à la gendarmerie de Mauléon-Licharre dans la matinée précédent l’arrestation d’Aurore. Une agitation pas nécessaire quelques heures avant la mise en place d’un contrôle lié à la sécurité routière. - Les 4 routes qui mènent à ce rond point étaient prises, impossible de passer au travers d’un tel dispositif. 4 véhicules, 1 voiture et 3 trafic, étaient présents sur les lieux, et une présence entre 7 et 12 gendarmes. Un très lourd dispositif pour un simple contrôle de sécurité routière. - Tous les véhicules ont été arrêtés et contrôlés, pas un véhicule n’est passé au travers. Certains ont subi un contrôle alcotest et d’autres non. Les papiers d’identité n’ont pas été demandé,ce qui est logique pour un contrôle d’alcoolémie. Une défaut d’assurance a été constaté (vignette) mais pas sanctionnée, la personne est repartie immédiatement, si ce contrôle avait été fait pour la sécurité routière on peut supposer qu’une infraction à l’assurance aurait été au moins sanctionnée par une amende. - Une fois Aurore arrêtée, après 16 h, dans un premier temps les voitures qui passent par là ne sont plus contrôlées et dans un second temps l’ensemble du dispositif est levé, vers 16 h 20. Une fois Aurore arrêtée le contrôle n’avait plus de raison d’être. A ces témoignages il nous faut rajouter un autre élément troublant. Une information révélée par le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2012 titré “pourquoi tant de gendarmes dans le coin” (voir en annexe 6). Cet article affirme que le nombre élevé de gendarme présents est lié à une opération anti-drogue et non un contrôle de sécurité routière. Information ni confirmée ni infirmée par le procureur de Pau.
6
ANNEXE 1
7
ANNEXE 2
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ANNEXE 3
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ANNEXE 4
10
ANNEXE 5
11
ANNEXE 6

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/11/2012

LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DU VAL D’OISE DEVANT LA COUR D ’APPEL DE VERSAILLES c-c7

 
Incroyable, dans un pays qui se prétend démocratique, libre, respectueux des “Droits de l’homme” ... et qui fourre son nez partout dans le monde en donnant des leçons ...
RoRo
 
From: democrite
Sent: Friday, November 09, 2012 8:45 PM
 
Subject: TR: Communiqué à faire circuler Merci de votre soutien
 

Date : 9 novembre 2012 HNEC

 

 

LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DU VAL D’OISE

DEVANT LA COUR D’APPEL DE VERSAILLES

 

 

Depuis décembre 2011, Alima BOUMEDIENE THIERY a déposé sa demande d’inscription au barreau des avocats du Val d’Oise… celle-ci lui est refusée malgré ses diplômes universitaires (Deug, Licences, Maîtrises, DEA et DESS, doctorat), sa formation de juriste et son expérience de 12 ans de parlementaire tant au Parlement Européen qu’au Sénat.

 

Que lui reproche le Conseil de l’Ordre des avocats du Val d’Oise pour lui opposer ce refus?

 

Le Mémoire déposé par le Bâtonnier représentant l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise ne remet pas en cause les conditions juridiques nécessaires à son inscription.

Néanmoins il indique que l’intéressée  « exerce un militantisme efficace dans le cadre des ses activités politiques lequel apparaît contraire à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs… et aux respects des principes essentiels de dignité et de modération… ».

 

Les actions pacifiques de boycott sont qualifiées « d’opérations de commando… invitant les clients à boycotter tous les produits venant d’Israël au nom de l’anti-sionisme ». L’appel au boycott des produits venant d’Israël est invoqué comme une incitation à la discrimination. Il convient de noter l’utilisation du terme « commando » par le Conseil de l’Ordre !!!

 

Le Conseil de l’Ordre des Avocats du Val d’Oise considère que, « même si ces faits n’ont pas été suivis de condamnation, il apparaît clairement que les missions engagées par Mme Alima BOUMEDIENE THIERY sont contraires aux principes de modération, de dignité et de probité…. et que ces agissements peuvent être constitutifs de qualifications pénales», bien que la Cour d’Appel de Paris ait confirmé que « le soutien au boycott pour des motifs politiques ne caractérise en aucun de ses éléments le délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence…. ». Ainsi, la Cour relève que « la critique pacifique de la politique d’un Etat relevant du libre jeu de débat politique, se trouve, aux termes de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, au cœur même de la notion de société démocratique ».

 

Ainsi, l’Ordre des Avocats du Val d’Oise n’hésite pas à commenter le jugement du 14 octobre 2010, précisant que « la relaxe est -sous entendu, seulement- due au vice de procédure », puis il fait mention d’une nouvelle instance engagée à l’encontre de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY devant le TGI de Pontoise, audience renvoyée en septembre 2013, au mépris du principe fondamental de la « présomption d’innocence » dont il s’affranchit aisément, comme celui du droit à la liberté d’exprimer ses opinions politiques, reconnu à tout citoyen, y compris aux avocats.

 

Enfin, l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise rejette la demande d’inscription au tableau des Avocats du Barreau du Val d’Oise de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY, constatant que « son attitude, en ce qu’elle milite activement dans le cadre de l’incitation à entraver l’exercice normal d’une activité économique en visant de façon discriminatoire les producteurs et fournisseurs de produits en raison de leur appartenance à une nation, en l’occurrence ISRAEL, ne respecte pas les principes de moralité, de modération et de dignité nécessaire à l’inscription sur le tableau d’un ordre d’avocat. »

 

Mme Alima BOUMEDIENE THIERY conteste ce rejet qu’elle qualifie d’illégal et discriminatoire, et a donc déposé un recours à la Cour d’Appel de Versailles qui devra, en audience publique, nous dire si le fait d’être militante active et pacifique est contraire au respect des principes essentiels de la profession d’avocat !

 

Rendez Vous : Mercredi 14 novembre à 10 h à la Cour d’Appel de Versailles : 5 rue Carnot

- salle n°1 rez de chaussée Gauche (1ère chambre, 1ère section) -  RER Versailles Rive Gauche - 

 

 

Alima Boumediene Thiery

 

 

 

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2012

Aurore Martin : communiqué solidarité Corsica Libera c-c7d9

 
L’Europe des flics et de la répression va évidemment beaucoup plus vite que la fameuse Europe sociale...
Nous sommes tous des “terroristes” ... ! Dire que certains croyaient que le “socialiste” européiste Hollande et sa bande allaient apporter le changement dans le bon sens en France...
RoRo
 
 
-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Friday, November 02, 2012 10:09 AM
 
Subject: Aurore: communiqué solidarité Corsica Libera
 
Le groupe Corsica Libera à l’Assemblée de Corse  condamne fermement l’
arrestation d’Aurore Martin, ainsi que sa remise aux  autorités judiciaires
espagnoles.
En juin 2011, Corsica Libera avait   participé au mouvement de soutien en
faveur de la jeune militante. L’essentiel  du paysage politique basque, de l’
UMP au Parti Socialiste, avait alors fustigé  le recours au Mandat d’Arrêt
Européen dans une affaire relevant typiquement du  délit d’opinion.
Rappelons qu’il est simplement reproché à Aurore Martin une  participation
à des activités publiques de Batasuna, parti qui n’a jamais été  considéré
comme illégal en droit français.
L’attitude des autorités  parisiennes est contraire à la fois au droit et à
la raison. Elles se  déshonorent totalement aux yeux de la communauté
internationale.
Corsica  Libera réaffirme sa fraternelle solidarité à Aurore Martin, à ses
proches, ainsi  qu’à sa formation politique.
Pour le groupe Corsica Libera,
Jean-Guy  Talamoni
 
****************
«Si vous avez un fusil, vous pouvez voler  une banque, mais si vous avez
une banque, vous pouvez voler tout le monde.» Bill  Maher 
 
 
 
 

Biographie

Un magistrat de Madrid émet, le 13 octobre 2010, un mandat d'arrêt européen à son encontre "en vue de poursuites pénales pour des "faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme", commis en France et en Espagne de 2005 à 2008"1. Ce mandat d´arrêt européen demande son extradition vers l'Espagne au motif qu'elle fait partie du mouvement indépendantiste basque Batasuna, parti illégal en Espagne pour ses liens supposés avec le groupe ETA, mais légal en France.

Le 21 décembre 2010, suite à l'acceptation par la justice française de son transfert en Espagne, Aurore Martin annonce par communiqué qu'elle décide de se cacher2 pour échapper à une arrestation et à une extradition vers l'Espagne qui souhaite la juger pour cette appartenance au mouvement Batasuna.

Depuis la clandestinité, elle annonce dans une lettre adressée au Journal du Pays Basque (Euskal Herriko Gazeta)3 qu'elle se porte candidate aux élections cantonales 2011 sur le canton de Tardets (Pyrénées-Atlantiques) sous l'étiquette d'Euskal Herria Bai (Pays Basque Oui) et comme suppléante de Gilen Iriart4.

Le 3 juin 2011 elle explique dans un entretien accordé au Journal du Pays Basque et à Mediapart son désir de "recommencer une vie publique normale"5. Le 18 juin 2011, à l'occasion d'un colloque sur le thème du mandat européen qui se tient à Biarritz, elle sort de la clandestinité6. Le 21 juin 2011, lors d'une tentative d'arrestation par la police française, rue des Basques à Bayonne, des militants et sympathisants de la gauche abertzale, des élus locaux et des citoyens empêchent son arrestation au cours d'une confrontation musclée avec la police7.

Le ministre français de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, Claude Guéant annonce, suite à cet échec dans l'arrestation d'Aurore Martin que "cette dame est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. Il est du devoir de la police française de mettre en œuvre ce mandat d'arrêt. Et il sera mis en œuvre"8. Le ministre confirme ainsi le souhait du gouvernement français de voir cette arrestation et cette extradition se concrétiser.

Aurore Martin risque en Espagne, selon ses propos dans l'entretien qu'elle a accordé le 3 juin, une condamnation maximale de douze ans de prison. Elle a été arrêtée à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) le 1er novembre 2012, puis extradée vers l'Espagne9. Des élus locaux ont protesté contre cette extradition rappelant « que les faits visés par l'Espagne ne sont pas répréhensibles en France »10.

Le 2 novembre 2012, après cette extradition, le mouvement Batasuna accuse publiquement le ministre de l'intérieur français Manuel Valls d'avoir rompu un accord tacite avec les nationalistes basques et d'être "un simple relais de Madrid à Paris" 11.

 

22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |