10/03/2013

Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

 
 
Sent: Sunday, March 10, 2013 10:17 AM
Subject: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com
 
10/03/2013 10:17:03
Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

Italie: derrière l'écran de fumée

Début de l'opération de décompte des bulletins dans un bureau de vote de Rome - "BiP-Bip" Cela tambourine dur pour faire un bruit d'enfer permettant de ne pas entendre le son de ce qui sort des…

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     Début de l'opération de décompte des bulletins dans un bureau de vote de Rome - "BiP-Bip"

 

Cela tambourine dur pour faire un bruit d'enfer permettant de ne pas entendre le son de ce qui sort des urnes:


Avec toujours et encore cet argument visiblement encore  opérant "c'est dangereux , c'est populiste".


Pour les initiateurs  de cette campagne, un objectif : contourner un fait majeur, une première dans l'UE. Un des pays fondateur de l'UE, à l'origine du marché commun, vient de rejetter la logique des marchés et ceux qui en ont fait bréviaire, crédo, livre rose voire rougeatre.


Il ne faut pas que cela soit perçu et compris.


L'article de Francis Arzalier paru dans collectif-communiste-polex.org/scrute les réactions et démonte l'opération enfûmage.


 

 http://www.socialgerie.net/IMG/jpg/en_tete_polex_2.jpg

LE SYNDROME ITALIEN DE L’EUROPE DES MARCHÉS.

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publié le : 6 Mars, 2013

Depuis le 25 février, nos journalistes consensuels n’en finissent pas de flétrir les électeurs italiens qui se sont débrouillés pour ne pas avoir de majorité claire à la sortie des urnes : « Ingouvernables, incompréhensible, vous dis-je ! ». Ce faisant, ils occultent soigneusement la signification de ce scrutin, évidente pour qui n’a pas l’esprit obscurci par les dogmes du capitalisme « européen », qu’il soit de gauche comme au « Monde » ou « Libération », ou de droite comme au « Figaro ».


Pour la première fois depuis longtemps, un des peuples les plus nombreux de notre continent a envoyé une furieuse gifle électorale au museau de l’Europe supranationale, soumise aux spéculateurs financiers, ordonnateurs de l’austérité, du chômage et de la régression sociale. Le « Professeur » Monti, expert admiré de nos médias, intronisé à la tête de l’Italie par les dirigeants bruxellois pour imposer aux Italiens la destruction de leur niveau de vie, a reçu la leçon de sa vie, avec moins de 10% des vois. La droite coalisée derrière l’histrion Berlusconi, le Parti Démocrate, dit « de gauche », bien qu’il ait approuvé la cure d’austérité « européenne », frôlent à peine le tiers des suffrages, c’est-à-dire perdent en influence sur les scrutins précédents ; ce n’est certes pas la faute des électeurs transalpins si un mode de scrutin absurde donne, avec une minorité de voix, la majorité des députés à l’Assemblée aux uns (le PD de l’ancien communiste Bersani converti aux vertus du profit ) et la majorité des sénateurs à la droite coalisée. Encore a-t-il fallu que Berlusconi se découvre opposé aux mesures antisociales à l’occasion des élections pour obtenir ce piètre résultat. Quant aux communistes italiens, englués dans un discours ambigu (« mieux vaut la gauche que la droite, même si elle fait le même sale travail »), ils dégringolent à un peu moins de 3% : les héritiers de Gramsci, de Togliatti, se sont eux-mêmes peu à peu éliminés du jeu politique, par leurs dérives opportunistes successives : il leur reste le champ des luttes à l’usine et dans la rue, ils y sont et seront présents…


Le seul vainqueur évident de la compétition électorale est le « mouvement 5 étoiles » animé par l’humoriste Pepe Grillo, qui explose avec plus d’un électeur sur quatre (dont beaucoup d’électeurs communistes). Nos bavards de la presse écrite et orale n’en finissent plus de discours haineux et méprisants à leur égard : « Populistes ! ». ainsi nos énarques baptisent-ils les politiciens qui disent tout haut ce que pensent tout bas les majorités salariées, que l’euro fut catastrophique pour le niveau de vie, que les Italiens devraient retrouver leur indépendance nationale, être les seuls en mesure de choisir leur gouvernement, leurs lois, de contrôler leur économie et leurs frontières, etc..


Certes, Pepe Grillo est parfois ambigu, ce n’est ni Togliatti, ni même Berlinguer, dirigeants d’un P.C .I. qui fut un des plus glorieux de l’Europe. Mais ses discours ont été assez justes et novateurs pour entraîner des millions de travailleurs italiens à ses meetings, malgré la hargne de la presse : il serait infantile de mépriser cette réalité nouvelle. Comme le constatait le philosophe Gianni Vattino, « l’Italie est un laboratoire politique » qui préfigure le soulèvement des peuples du continent contre « l’Europe supranationale », soumise à Obama et aux marchés (Libération, 26.02.2013).


Un premier pas, qui ne doit pas se laisser dériver vers la démagogie, la xénophobie et « l’apolitisme ». Mais un pas qui en appelle d’autres, dans les luttes sociales et politiques, et dans le renouveau du mouvement révolutionnaire.

FRANCIS ARZALIER

 

 

 

 

 

20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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