28/06/2013

Le monument érigé en 2011 à Madrid à la mémoire des Brigades int ernationales menacé de destruction !

Partout le retour du fascisme en EURO-DICTATURE capitaliste:

 

Le monument érigé en 2011 à Madrid à la mémoire des Brigades internationales menacé de destruction !

 

ALERTE !

Le Tribunal Suprême de Justice de Madrid vient d’ordonner la démolition du seul monument existant à Madrid en hommage aux Brigades Internationales, inauguré en 2011 dans le Campus universitaire Complutense en présence de nombreuses délégations dont celle de l’ACER (voir notre compte-rendu sur le site)

Les adhérents de l’ACER réunis en Assemblée Générale le 8 juin ont décidé de réagir vigoureusement à cette incroyable nouvelle, à l’instar de nombreuses associations et personnalités espagnoles, et d’associations internationales.

Une délégation de l’ACER s’est rendue lundi 10 juin à l’Ambassade d’Espagne à Paris pour remettre une lettre de protestation (ci-dessous courrier) ; le Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, et le Ministre délégué chargé des Anciens Combattants Kader ARIF ont été saisis pour leur demander d’intercéder auprès du Gouvernement espagnol (voir les courriers adressés ci-dessous). De même, nous avons informé des parlementaires –députés et sénateurs- de cette situation afin de nous soutenir.

Signez la pétition en ligne

LETTRE REMISE A L’AMBASSADEUR D’ESPAGNE en FRANCE le 10 juin 2013

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Carlos BASTARRECHE SAGÜER

Monsieur l’Ambassadeur,

C’est avec stupeur et indignation que nous réagissons à la nouvelle dont la presse vient de se faire l’écho concernant la décision du TSJM (Tribunal Suprême de Justice de Madrid), déclarant « nulle de plein droit » l’édification du monument élevé en hommage aux Brigades internationales sur le campus de l’Université Complutense de Madrid.

Au nom de notre association, les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (l’ACER) et de la Coordination internationale des associations mémorielles qui portent la mémoire et le souvenir de l’épopée des Brigades internationales, nous déclarons que cette décision fondée sur des arguments juridico-administratifs est d’autant plus inacceptable que des rues, des places et des symboles exaltant le fascisme à Madrid et dans de nombreuses villes en Espagne subsistent encore au mépris de la Loi sur la Mémoire Historique.

La Cité Universitaire de Madrid a été, lors du soulèvement illégal contre la République espagnole en juillet 1936, le théâtre de combats acharnés et d’une résistance emblématique des madrilènes et des forces internationales contre la sédition franquiste soutenue par le fascisme international. En ces lieux se jouaient les enjeux de la liberté et de la démocratie en Espagne et en Europe.

En outre, nous voudrions rappeler qu’avec le retour de la Démocratie en Espagne, votre pays a accordé la nationalité espagnole aux anciens des Brigades internationales, et que la République Française a reconnu la qualité d’anciens combattants aux volontaires français engagés dans la lutte dès 1936 en Espagne pour la défense de la démocratie et contre le fascisme international. Nous considérerions comme unaffront fait aux valeurs de notre République toute atteinte au Monument qui leur rend hommage à Madrid.

C’est pourquoi, nous demandons aux hautes autorités espagnoles l’application de la « Loi sur la Mémoire Historique » et la préservation de ce monument. Il y va de la mémoire démocratique, de ses symboles et des valeurs politiques qui relèvent du « Contrat Social » en Démocratie.

En conséquence nous vous serions obligés de bien vouloir intercéder auprès de votre Gouvernement afin de lui faire part de notre incompréhension et notre demande que tout soit mis en œuvre par les autorités espagnoles pour la préservation de ce monument.

Nous vous prions de croire, Monsieur l’Ambassadeur en l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale

LETTRES ADRESSEES à LAURENT FABIUS et KADER ARIF

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Laurent FABIUS, Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur le Ministre,

Le Tribunal Suprême de Justice de Madrid vient d’ordonner sous délai de deux mois, la démolition du monument élevé en hommage aux Brigades internationales sur le Campus de l’Université Complutense de Madrid et inauguré en octobre 2011 en présence de notre association.

C’est avec stupeur et indignation que notre association, Les Amis des Combattants en Espagne Républicaine, réagit en apprenant cette nouvelle déconcertante.

Vous voudrez bien trouver ci-joint photocopie de la lettre de protestation que nous venons de remettre ce matin à l’Ambassade d’Espagne à Paris pour demander aux autorités espagnoles de tout faire en vue de préserver ce monument mémoriel dans le respect de la loi espagnole sur la « Mémoire Historique ».

Dans le cadre de vos fonction ministérielles, nous vous serions très obligés de bien vouloir intervenir auprès des autorités espagnoles afin d’appuyer notre démarche visant à sauvegarder ce monument.

Comme vous le savez, c’est avec le retour de la Démocratie es Espagne que ce pays a accordé la nationalité espagnole aux anciens des Brigades internationales et que la République Française a, de son côté, reconnu la qualité d’ancien combattant aux volontaires français, engagés dans ces unités militaires, pour combattre, avec les républicains espagnols, la sédition franquiste et le fascisme international, afin de défendre la Liberté et la Démocratie en Espagne et en Europe.

Nous aurions à cœur une intervention de votre part pour contribuer à la sauvegarde de ce monument.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale

LES AMIS DES COMBATTANTS EN ESPAGNE REPUBLICAINE à Monsieur Kader ARIF, Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants

Monsieur le Ministre,

Nous vous prions de trouver ci-joint la lettre de protestation qu’une délégation de notre association ACER a remise le 10 juin 2013 à Monsieur l’Ambassadeur d’Espagne à Paris concernant la menace de destruction du monument érigé en 2011 à Madrid, dans le campus de l’Université Complutense, à la mémoire des Brigades Internationales.

Nous avons en effet appris qu’une décision du Tribunal Suprême de Justice de Madrid déclarait nulle de plein droit l’édification de ce monument. Au-delà des arguments juridico-administratifs qui semblent fonder cette décision, il n’en reste pas moins que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une décision qui revient à effacer un pan de la mémoire historique du peuple espagnol, et qui soulève une forte réprobation de toutes les associations qui, dans le monde, portent la mémoire des volontaires internationaux venus au secours de la République espagnole.

La République Française ayant reconnu la qualité d’anciens combattants aux volontaires français engagés dans la lutte dès 1936 en Espagne pour la défense de la démocratie et contre le fascisme international, c’est à ce titre que nous sollicitons votre plein soutien à notre prise de position.

Nous vous serions obligés de bien vouloir intercéder auprès du Gouvernement espagnol afin que tout soit mis en œuvre pour la préservation de ce monument, et de bien vouloir nous informer des démarches que vous comptez prendre pour aider à la résolution de cette triste et malheureuse affaire.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale

 

13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/06/2013

Traité budgétaire européen :: Les Sénateurs belges votent pour l 'austérité

Traité budgétaire européen :: Les sénateurs belges votent pour l'austérité

 

Les partis gouvernementaux, avec la N-VA, ont voté pour le traité budgétaire européen ce jeudi 23 mai. Ce traité, qui grave l’austérité dans le marbre, enlève des

pouvoirs aux parlements et donne la mainmise à la Commission européenne sur nos droits sociaux a été accepté par les Sénateurs. Le PTB a réagit : “ Nous ne l’avalons pas “

Jonathan Lefèvre

Le Sénat a voté le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), le traité budgétaire européen. Sans surprise, les partis gouvernementaux (MR, cdH, CD&V, Open Vld, sp.a et PS) se sont prononcés pour.

Le MR, par la voix de Richard Miller, a justifié son vote par : « Le budget de chaque commune, de chaque province, de chaque entité fédérée et du gouvernement fédéral doit être rigoureux en raison non pas des obligations créées par le traité mais tout simplement compte tenu – expression très parlante dans ce cas – de l’état de nos finances publiques. » Un vote somme toute logique vu que la droite défend l’austérité.

Du côté des socialistes, l’« excuse » était tout autre : « Si la Belgique ne ratifiait pas le traité, elle risquerait fort de voir remonter ses taux d’intérêt et ne pourrait, le cas échéant, avoir accès aux mécanismes de solidarité mis en place au niveau de l’Union européenne. J’attire donc l’attention de mes collègues sur cette conséquence automatique qu’aurait la non-ratification du traité », a déclaré Philippe Mahoux à la tribune. Depuis la constitution du gouvernement fédéral, on entend « sans nous ce serait pire » de la bouche du PS. Même logique ici : « Sans ce traité, ce serait pire. » La politique du « moins pire » recyclée à l’envi. Pas sûr que cela fera plaisir aux syndicats, qui avaient appelé, via un courrier de Thierry Bodson (FGTB) et Marc Becker (CSC) adressé aux élus, à voter contre : « Nous rappelons que ce texte entérine une forme de hold-up démocratique, orchestre un véritable désastre social et ne permet en aucun cas de relancer l’économie des États membres. »

Ecolo : Non ! (Mais oui...)

La palme de l’incohérence revient à Ecolo, qui a voté contre le Traité au Sénat… alors qu’il votera pour aux Régions wallonne et bruxelloise. Quand ils sont dans l’opposition, ils votent contre. Quand ils sont dans la majorité, ils votent pour. Comprenne qui pourra.

Par la voix de son porte-parole, le PTB a directement dénoncé ce vote : « Ce Traité ne peut être amendé, il est à rejeter. Et au Parlement fédéral, et aux parlements régionaux. Rien ne sert d’y ajouter un préambule qui justifie pour Ecolo de voter contre au fédéral et voter pour aux Régions. »

Le porte-parole poursuit : « C’est un acte grave que viennent de poser ces sénateurs. Sans aucune consultation de la population. Sans tenir compte de l’opposition exprimée par les syndicats. Car le Parlement est dépouillé d’une partie de ses pouvoirs, en matière budgétaire et sociale. »

Avant de s’en prendre à la gauche gouvernementale : « Que les libéraux, démocrates-chrétiens et N-VA votent ce traité étonnera peu. En revanche, le vote des partis socialistes, qui critiquent la Commission européenne à longueur de discours, montre où mène la politique de cette gauche de renoncement. »

« C’est le moteur qu’il faut changer »

A noter qu’une centaine de militants syndicaux ont été retenus dans une salle alors qu’ils voulaient assister aux débats. Ils ont dû patienter un long moment avant d’être autorisés à entrer dans la salle où les sénateurs votaient. Ce qui a fait dire à un militant CNE, Nabil Sheikh Hassan, sur Twitter : « On va permettre au final aux citoyens d’assister à la plénière. En silence. Surtout ne pas faire de vague dans la démocratie aujourd’hui. » Qui conclut, après le vote : « Le Sénat a voté le TSCG. Merci à cette assemblée de “sages” pour l’austérité programmée pour les prochaines années. »

La lutte contre ce traité ne s’arrête pas là. Le 29 mai, la FGTB wallonne se mobilise pour un rassemblement devant le parlement wallon. « Les parlementaires wallons doivent prochainement se prononcer sur un Traité budgétaire européen qui va nous plonger dans une austérité sans fin. Et tout ceci se passe comme si de rien n’était, dans la plus grande discrétion ! » Le syndicat donne rendez-vous devant le parlement à Namur à partir de 13h30.

Le PTB ne renonce pas non plus. Raoul Hedebouw : « C’est le moteur de l’Union européenne qu’il faut changer, un moteur basé sur l’inégalité et la concurrence. Il s’agit de construire une Europe de coopération et de solidarité. Et si l’Europe d’en haut ne le veut pas, c’est l’Europe d’en bas qui la construira. »

 

Retrouvez le dossier complet sur le TSCG ici

Ont voté pour le Traité 
PS :
 Paul Magnette, Marie Arena, Hassan Bousetta, Willy Demeyer, Caroline Désir, Dalila Douifi, Jean-François Istasse, Ahmed Laaouej, Philippe Mahoux, Fatiha Saïdi, Louis Siquet, Fabienne Winckel, Olga Zrihen 

cdH
: Vanessa Matz, André du Bus de Warnaffe 
MR :
 François Bellot, Jacques Brotchi, Armand De Decker, Christine Defraigne, Gérard Deprez, Richard Miller, Dominique Tilmans. 
sp.a
: Bert Anciaux, Leona Detiège, Ludo Sannen, Guy Swennen, Fauzaya Talhaoui 
CD&V
: Wouter Beke, Dirk Claes, Sabine de Bethune, Cindy Franssen, Etienne Schouppe, Els Van Hoof, Johan Verstreken 
Open Vld
: Rik Daems, Jean-Jacques De Gucht, Guido De Padt, Nele Lijnen, Yoeri Vastersavendts, Martine Taelman 
N-VA
: Frank Boogaerts, Patrick De Groote, Bart De Nijn, Louis Ide, Lies Jans, Lieve Maes, Elke Sleurs, Karl Vanlouwe, Sabine Vermeulen

20:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/06/2013

L'anti-communisme en échec en Moldavie : la faucille et le marte au ainsi que le nom « communiste » ne sont plus interdits

 

 

De : sin tregua [mailto:ysiacaso.liquidame@...]
Envoyé : lundi 24 juin 2013 17:24

Objet : L'anti-communisme en échec en Moldavie : la faucille et le marteau ainsi que le nom « communiste » ne sont plus interdits

 

pc moldave affichesL'anti-communisme en échec en Moldavie : la faucille et le marteau ainsi que le nom « communiste » ne sont plus interdits

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Si l'offensive anti-communiste s'intensifie dans toute l'Europe, elle prend des formes plus brutales en Europe de l'est : en Moldavie comme en Hongrie, l'interdiction même des symboles, du nom et de l'idéologie communistes est désormais mise sur la table.

 

La Moldavie, au-delà de la taille relativement modeste de ce pays, est un territoire stratégique entre Russie et Union européenne, un territoire où existe un Parti communiste de masse qui n'a pas renié le nom ou les symboles communistes après 1991.

 

Loin d'avoir chuté, le Parti communiste de la République de Moldavie (PCRM) a connu depuis une irrésistible ascension, après que les dernières illusions sur la restauration du capitalisme sont tombés.

 

Entre 2001 et 2009, sous la présidence de Vladimir Voronin, ce sont les communistes qui ont gouverné cette République de 4 millions d'habitants.

 

Les dernières élections de 2009 ont fait du PCRM, plus que jamais, le premier parti du pays avec 44,76% des voix, soit 30 points devant le Parti libéral-démocrate, deuxième formation du pays !

 

Toutefois, en vertu des mécanismes de constitution d'une majorité parlementaire, avec ses 48 sièges, les communistes ont du laisser le pouvoir à la dite « Alliance pour l'intégration européenne » composée des quatre autres partis de droite libéraux, nationalistes pro-roumains et européistes.

 

Devant la popularité croissante du Parti communiste depuis 2009, la classe dirigeante moldave a paniqué. Le 1 er octobre 2012, elle a fait passer une motion au Parlement interdisant

 

« sur tout le territoire, avec des objectifs politiques de propagande, les symboles communistes (comme la faucille et le marteau) ».

 

Depuis octobre, le Parti communiste mobilise ses forces, emmène dans les rues des dizaines de milliers de personnes, ce fut le cas dernièrement pour les manifestations pour la Victoire sur le fascisme, le 9 mai dernier.

 

Sous un rapport de forces de plus en plus défavorable à la coalition gouvernementale – le Parti communiste est donné grand gagnant des prochaines élections législatives de 2014 – le gouvernement a été contraint au recul

 

Ce 4 juin, c'est la Cour constitutionnelle de Moldavie qui a déclaré anti-constitutionnel le projet de loi proposé par le gouvernement visant à interdire les symboles communistes, faucille et marteau.

 

Le PCRM pourra donc continuer de porter le nom de « communiste » et maintiendra la faucille et le marteau comme symboles du parti, sur ses affiches, tracts ou bulletins de vote.

 

Le président du PCRM, Vladimir Voronin, a salué cette décision de la Cour Constitutionnelle. Il a renversé l'accusation, proposant plutôt de juger ceux qui ont contribué à la ruine du peuple moldave, tout en désignant comme ennemi la seule force qui puisse le défendre : le Parti communiste.

 

 

En Moldavie, comme ailleurs en Europe, l'offensive anti-communiste qui prend de multiples formes vise à effacer, faire disparaître, transformer les symboles et le nom des partis communistes. La résistance est la première des nécessités. En Moldavie, elle a payé !

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20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/06/2013

Oui, la pseudo “démocratie” capitaliste et ses partis intégrés v irent au fascisme :

Oui, la pseudo “démocratie” capitaliste et ses partis intégrés virent au fascisme :
 

La honte à Bordeaux, une étudiante reçoit une amende de 60 euros pour avoir parlé à des SDF

honte

C'est à Bordeaux que ça se passe, la ville d'Alain Juppé. Une étudiante en sociologie de l'université de Bordeaux a reçu une amende de 60 euros, simplement parce qu'elle a passé quelques minutes à parler à des SDF dans la rue. Pourquoi ? A cause d'un arrêté anti-bivouac assez scandaleux pris par la municipalité de Bordeaux. Elle raconte ce qui s'est passé :

"Je venais de me réinscrire à la faculté, le 10 septembre dernier", raconte l’intéressée, "et je marchais le long du cours Victor Hugo (l’une des principales artères du centre de Bordeaux, ndrl). J’ai vu une de mes amies, qui devait elle-même s’inscrire, discuter avec un groupe de SDF. Je suis allée m’  asseoir pour parler avec eux. Nous sommes restés comme ça tout au plus deux minutes, et il n’y avait pas la moindre trace d’agressivité, ni de part, ni d’autre. Des policiers à vélo sont alors arrivés, nous ont demandé nos papiers, et ont contrôlé nos identités avant de repartir. A aucun moment, ils ne nous ont indiqué que nous étions en infraction." Quelques semaines plus tard, surprise dans la boîte aux lettres : une amende de 60 euros..."

Ce texte, voté en janvier 2002 par le conseil municipal de Bordeaux, vise les regroupements de SDF : il interdit du 1er décembre au 1er mars et du 15 mai au 30 septembre "toutes occupations abusives et prolongées des rues et autres dépendances domaniales (...) lorsqu'elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou bien (à) porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public".

Un arrêté anti-pauvre par excellence, pour ne pas perturber la bourgeoisie bordelaise et lui mettre sous les yeux, une pauvreté qu'elle ne sait pas tolérer peut-être ? Un comportement honteux dans un pays qui a pour devise "Liberté, égalité et fraternité", ceux qui ont promulgué cet arrêté n'ont pas l'esprit français, celui des lumières et des droits de l'homme. Ils sont la honte du pays, bien plus que ces SDF qu'ils essaient de chasser de leurs vues. Il émane de ce texte un manque de coeur, un manque d'humanité, une indécense et un égoïsme scandaleux, indigne de notre civilisation, de nos valeurs et de notre république.

 A lire sur LCI : 60 euros d’amende pour avoir parlé à des SDF

12:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |