27/05/2014

FRANCE: Imposteurs, partez!

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On ne peut même plus parler de “démocratie” capitaliste ...
Effectivement quelque 14% d’ électeurs Ps, sur même pas 45% des électeurs inscrits
RoRo
 
Sent: Sunday, May 25, 2014 11:51 PM

 

Imposteurs, partez !

Michel Peyret

25 mai 2014

 

Non, je ne suis pas triste ce soir.

Le peuple de France vient de le dire à nouveau.

Et il l'exprime avec encore plus de force :

Imposteurs, partez ! Vous n'êtes plus qu'une minorité !

Ces imposteurs minoritaires, ce sont les représentants des forces politiques françaises qui gèrent, à tour de rôle ou ensemble, la domination du capitalisme sur notre peuple, notre société, notre pays !

Le peuple français ne veut plus de cette domination !

Il est dans une forte colère.

Il exprime un immense rejet de tout ce système, de ce capitalisme, et de ceux qui le gèrent et le perpétuent.

Ces derniers ne peuvent plus se dire « représentatifs » !

Déjà, 72% des salariés, selon une enquête, considéraient ce capitalisme comme négatif.

Les élections municipales et européennes, chacune à sa façon, viennent de prononcer un verdict de même nature.

La condamnation est sans appel !

Oui, imposteurs partez !

Le peuple français peut se passer de vous !

Par exemple, il a déjà fait, en 1789, un changement de régime et de société alors qu'il n'y avait ni partis, ni élections.

De nouveaux Etats Généraux.

Le peuple français peut prendre dès demain un chemin du même type.

Celui d'une nouvelle démocratie !

Sur les lieux de travail, dans les quartiers, dans les villages, réunissez-vous !

Rédigez de nouveaux Cahiers de Doléances.

Désignez, élisez, des délégués pour porter ces Cahiers à Paris.

La réunion de ces délégués constituerait de nouveaux Etats Généraux.

Lesquels seraient donc habilités pour prendre les décisions donnant vie aux contenus des Cahiers de doléance.

Ensemble, tous ensemble, prenons-nous par la main.

Et allons !

 

Michel Peyret

 

 
Sent: Monday, May 26, 2014 10:09 AM
Subject: J'ai fait les comptes...
 
La France est gouvernée par un parti qui obtient 6% des voix du corps électoral.
Pour les autres partis "qui comptent", ce n'est pas beaucoup plus glorieux... Entre tous, ils doivent représenter quelques 20% du corps électoral;
"Démocratie? mon c...!" dirait zazie
 
 
 
On ne peut même plus parler de “démocratie” capitaliste ...
Effectivement quelque 14% d’ électeurs Ps, sur même pas 45% des électeurs inscrits
RoRo


 

 


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17:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/05/2014

Cli.c. Rouge n° 4 - avril 2014

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Sent: Tuesday, May 20, 2014 2:59 AM
Subject: Cli.c. Rouge n° 4 - avril 2014
 

 

CL I.C.Rouge                                      N° 4 - avril2014

 

Supplément électronique à I.C., Initiative communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France  

Abonnement annuel 22 €

 

 

 

                                  

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Nous vous prions de bien vouloir trouver en pièce jointe la version de janvier du CLI.C. Rouge.

 

Boycotter, délégitimer, l’euro-dictature !

De plus en plus, l’an 2014 exhale une odeur sinistre d’années trente avec son cortège d’euro-austérité piloté par Berlin, de fascisation et d’anticommunisme galopants à l’est, de marche à la guerre impérialiste sur les marches orientales de l’U.E. atlantique.

En France, pressé par le M.E.D.E.F. et A. Merkel, Hollande strangule les services publics, la Sécu, les pensions et les salaires au profit du C.A.C.-40 : c’est le « pacte de responsabilité ». A l’appel de Gattaz, qui exige la « suppression des communes et des départements », Valls veut découper la République une et indivisible au profit de l’Europe fédérale des régions. Dans notre dos, le pouvoir précipite les négociations sur le Pacte transatlantique qui donnerait le coup de grâce au produire en France et à la langue française, déjà très ébranlée par le toutanglais impérial.

En Syrie, en Ukraine, derrière des phrases hypocrites sur les droits de l’homme, le petit faucon Fabius soutient, tantôt des « libérateurs » djihadistes, tantôt de francs nazis – désormais au pouvoir à Kiev avec le soutiend de l’U.E. – dans le but d’encercler et de provoquer la Russie. Où tous ces va-t-en-guerre s’arrêteront-ils ?

Mais les résistances existent.

En France, la bataille politique pour le boycott des élections européennes gagne en ampleur. Le PRCF mène sa propre campagne pour délégitimer cette dictature, quitte à déplaire à la fois aux menteurs de l’Europe sociale et aux faux patriotes lepénistes, qui rêvent de parader au parlement supranational.

La campagne, plurielle et unitaire, du Comité national pour la résistance républicaine à l’UE rencontre un large écho. De nouvelles forces se réclamant de la gauche ont récemment appelé à boycotter cette élection-postiche. Des P.C. d’Europe appellent ensemble au boycott.

En Ukraine, le PC ukrainien interdit par les nazis et les populations ouvrières de l’Est affrontent les fascistes de Pravy Sektor et lèvent haut le drapeau rouge frappé des outils ouvriers et paysans.

En France, un nombre grandissant de syndicalistes appellent au « tous ensemble et en même temps » contre le Pacte Merkel- Valls-MEDEF sans se contenter des pleurnicheries de la C.E.S. Oui, en France, en Europe et dans le monde, les forces existent pour stopper net le 4ème Reich euro-atlantique piloté par l’Axe Washington-Berlin en mal de « besoin d’aire », comme dirait le M.E.D.E.F., pour virer le pacte Merkel-Valls-MEDEF, pour stopper la marche à l’euro-fascisation et à la guerre.

En ce 70ème anniversaire du CNR et de la victoire des peuples sur Hitler, militons ensemble, sous les plis du drapeau rouge et du drapeau tricolore, pour sortir à temps la France des broyeurs mortels de l’U.E., de l’euro, de l’O.T.A.N…. et du capitalisme !

Georges Gastaud, secrétaire national du P.R.C.F.

 

Vous trouverez également :

 

- un bulletin d'abonnement à Initiative communiste, notre mensuel,

- un bulletin d'abonnement à ÉtincelleS, la revue théorique du PRCF,

- un bulletin d'adhésion au Pôle de renaissance communiste en France.

 


Rejoignez ceux qui résistent, à l’appel du CNR-RUE (Comité National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne). Formons un front du peuple unis dans l’action, à l’image des militants du PRCF, du M’PEP, des CPF, et de tous ces communistes des Assises du Communisme et au-delà qui tous revendiquent et luttent pour la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.


 

Recevez nos plus fraternelles salutations.

 

 

PS : le Clic rouge est disponible en pièce jointe et également visualisable ICI.

 

 

 



Clic rouge - avril 2014.pdf

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Aux ordre de Washington ... :

 
sg/sc
c
Aux ordre de Washington, des maîtres ricains, et c’ est pas nouveau ... :
 
 
Sent: Tuesday, May 13, 2014 11:07 AM
Subject: brèves
 
Ingérence: " Les Etats-Unis ont redit lundi leur hostilité à la vente par la France à la Russie de deux navires militaires de type Mistral, le chef de la diplomatie française devant être reçu mardi par son homologue américain "
http://www.leparisien.fr/international/washington-presse-...

De quel droit...
Comment appelle-t-on cela: Immixtion dans les affaires d'un Etat (qui fut souverain)?
Rappel à l'ordre de la première puissance militaire à un vassal?
Bref, en fait, M. Kerry -qui fut en son temps pacifiste- a convoqué M. Fabius...

" Le président français François Hollande avait indiqué samedi que ce contrat était maintenu «pour l'instant»."

Il s'agit du président de cette France décadente, où les joyaux, d'autant plus stratégiques sont vendus au plus offrant.

On pourrait dire "corps et biens" car nos dirigeants cèdent également le capital humain... C'est un tout!


jmb

11:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

1er septembre 2013: 74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

se
 
 
1er septembre 2013: 74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne 09
Vous ne lirez ceci dans aucun média  "libre" et "non-censuré" du capitalisme "démocratique" ... !
RoRo
From: LML
Sent: Sunday, September 1, 2013 11:28 PM
Subject: LML 1er sep:

Numéro 129 - 1er septembre 2013
74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, alors et maintenant


1944: Des partisans polonais, membres de l'Armée populaire polonaise (Armia Ludowa), qui ont bravement combattuaux côté de l'armée soviétique aux prix de grands sacrifices pour liérer leur pays et vaincre le fascisme nazi en Europe (Polish Army Museum in Warsaw)

1er septembre 2013
74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, alors et maintenant


1944: Des partisans polonais, membres de l'Armée populaire polonaise (Armia Ludowa), qui ont bravement combattu
aux côté de l'armée soviétique aux prix de grands sacrifices pour liérer leur pays et vaincre le fascisme nazi
en Europe (
Polish Army Museum in Warsaw)



74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, 
alors et maintenant

Le 1er septembre est le 74e anniversaire de l'invasion criminelle de la Pologne par l'Allemagne nazie. L'expérience directe de ceux qui ont subi cette invasion et ses conséquences a été falsifiée à l'époque et elle l'est encore aujourd'hui. Le but de la falsification historique est de priver le peuple de toute possibilité de mener une résistance organisée aux crimes des hitlériens d'aujourd'hui, tout comme ont cherché à le faire les hitlériens et ceux qui conciliaient avec eux à l'époque.
Les peuples de Pologne, d'Europe et du monde marquent cette anniversaire aujourd'hui non sans se douter que le 70e anniversaire de la victoire des forces antifascistes contre les hitlériens, les fascistes et les militaristes japonais durant la Deuxième Guerre mondiale approche rapidement et que le monde est à nouveau confronté à ces mêmes dangers. Il est autant nécessaire de combattre la désinformation impérialiste aujourd'hui qu'il fut nécessaire de combattre la désinformation nazie à l'époque. Cela fait partie de l'opposition à la thèse réactionnaire selon laquelle l'humanité est arrivée à la fin de l'histoire. La conception de la fin de l'histoire prive les peuples du monde de la conscience nécessaire pour ouvrir la voie au progrès de leur société aujourd'hui.

Les nazis paradent dans les rues de Varsovie après
l'invasion de la Pologne le 30 septembre 1939.
Cette année, l'anniversaire de l'invasion de la Pologne arrive à un moment où les forces réactionnaires, notamment celles qui s'activent dans le gouvernement Harper, hausse le ton de la désinformation au sujet du communisme pour réhabiliter les criminels de guerre nazis et les faire passer pour des patriotes. Cela se passe également au moment où les cercles dominants au Canada et ailleurs multiplient les attaques contre les travailleurs et ceux qui luttent pour leurs droits, contre l'offensive antisociale néolibérale. C'est dans ce contexte que le président Obama et d'autres parlent de lancer des missiles contre la Syrie sous couvert de nobles idéaux. On peut voir tous les dangers que fait planer cette frénésie guerrière. Cela ne doit pas passer.
Les mensonges au sujet de l'Union soviétique, de Staline, de la Pologne et de la Deuxième Guerre mondiale aujourd'hui servent à briser l'effort des peuples pour bâtir un mouvement de résistance à l'impérialisme avant qu'il ne soit trop tard. Sans opposition, ces mensonges et ce bellicisme créent l'angoisse et un sentiment d'impuissance, de désespoir et d'humiliation parce qu'on voit les cercles dirigeants s'en sauver avec d'horribles crimes contre l'humanité. Les États-Unis, leurs alliés et les forces de l'OTAN commettent des invasions, provoquent des guerres par forces interposées et organisent des massacres dans des pays souverains pour faire tomber les régimes qu'ils n'aiment pas et consolider leur domination de vastes régions du monde. Ils recourent à la torture et à la violation flagrante des droits, ils envoient des drones survoler des régions à population dense et les aires d'aviation commerciale pour terroriser et épier les gens, ils commettent des assassinats ciblés par roquettes téléguidées et tuent des gens sur une grande échelle. Ils utilisent des armes chimiques et d'autres armes interdites dans des opérations spéciales menées avec des mercenaires et commettent des actes criminels sans discernement. Ils imposent des changements de régimes en blâmant leurs adversaires pour les crimes et le chaos provoqués par les grandes puissances impérialistes. L'anarchie, la violence et le crime deviennent autant de prétexte justifiant l'invasion et d'autres atrocités.
Les peuples du monde ont combattu ces crimes durant la Deuxième Guerre mondiale au prix de grands sacrifices pour s'assurer que les hitlériens soient vaincus une fois pour toutes. Mais la voie au progrès a ensuite été bloquée et le monde est entré dans une période de repli de la révolution durant laquelle les États-Unis et les grandes puissances de la vieille Europe imposent la régression sur tous les fronts, dans leur rivalité brutale pour la domination des ressources du monde, des zones d'exportation du capital et des sources de main-d'oeuvre à bon marché et le contrôle de sphères d'influence. Leur succès dépend de leur capacité à éliminer le désir des peuples du monde de devenir maîtres de leur destin, leurs luttes pour leur propre liberté, progrès et prospérité. Dans des pays comme l'Estonie et la Lettonie, le nazisme est ouvertement réhabilité avec le consentement tacite des cercles dominants. Dans certains pays d'Europe les symboles communistes sont bannis. Au Canada, le gouvernement Harper finance et fait officiellement la promotion d'un projet de monument national à la mémoire des nazis en tant que « victimes du communisme totalitaire ». L'oligarchie financière et ses gouvernements encouragent les forces nazies, leur donnent des positions de pouvoir et les incitent à commettre des crimes en dehors des limites de la loi. Les peuples ne peuvent se permettre de ne pas trouver une solution à ce problème. Un premier pas est de dire Non ! et que Non c'est non ! Faisons ensemble un pas audacieux à la défense des droits de tous.
Quand la Pologne a été envahie, ses intellectuels ont été massacrés en masse et ses travailleurs ont été envoyés dans des camps de travaux forcés. Après la guerre, la campagne anticommuniste a voulu faire croire aux Polonais secourus des camps de concentration que leurs villages avaient été rasés par les communistes, que les communistes avaient tué leurs vieillards et avaient utilisé leurs ossements pour en faire du savon. Beaucoup des déplacés ont été amenés au Canada sous de faux prétextes, souvent pour travailler dans des mines dans le nord de l'Ontario, pour attaquer les syndicats organisés par les communistes. Bon nombre des organisateurs syndicaux communistes au Canada avaient eux-mêmes été emprisonnés durant la guerre ou déportés en masse vers leur pays d'origine à titre d'ennemis de l'État à cause de leur activité militante à la défense des droits de tous et de leur appui au projet d'édification nationale de la classe ouvrière en Union soviétique.

Des partisans de l'Armée populaire polonaise
à Lubin
 (www.sww.w.szu.pl)
Dans les années soixante-dix, quand l'Union soviétique et les États-Unis ont commencé leur collaboration, ouvrant une période dite de « détente », les Canadiens d'origine polonaise qui ne faisaient pas partie du contingent de collaborateurs nazis amenés au Canada après la guerre ont commencé à se rendre compte que les récits de la campagne anticommunistes n'étaient pas vrais. Or, beaucoup de temps avait passé et les leaders de leur communauté bénéficiaient des arrangements libéraux de l'après-guerre anticommuniste. La communauté ne pouvait pas à cause de cela faire le bilan de son expérience directe de la Deuxième Guerre mondiale. Les Polonais qui ont survécu les camps de travaux forcés et sont venus au Canada ont été victimes de ceux qui imposaient un rideau de silence sur l'expérience directe des Polonais qui avaient combattu aux côtés des soldats soviétiques contre l'invasion nazie. Le silence s'étendit à l'expérience de ceux qui ont été libérés par les soviétiques et qui ont combattu dans les soulèvements polonais, qui connaissent les crimes des officiers polonais renégats qui ont collaboré avec les nazis et les sionistes et trahi les Juifs et les Polonais et tous les peuples d'Europe. Aujourd'hui c'est l'interprétation nazie officielle de ces événements qui est donnée dans les cours d'histoire pour faire oublier l'expérience directe du peuple polonais et saper sa capacité se de battre aujourd'hui.
C'est à la jeune génération qu'appartient la responsabilité d'établir la vérité sur ces événements historiques et de s'opposer à la falsification de l'histoire, tout comme ceux qui ont combattu les nazis se sont opposés à la falsification de l'histoire à leur époque turbulente. Ils ont combattu la falsification de l'histoire en écrivant leur propre histoire, l'histoire de la guerre antifasciste, l'histoire de la victoire des peuples dans leur quête pour la liberté, la démocratie et la justice. Ils ont écrit cette histoire par leur détermination et ont vaincu l'ennemi par le courage et le sacrifice. Mais l'histoire ne cesse jamais d'avancer, ou de reculer. Sans continuer la bataille contre les forces de la réaction, l'histoire des peuples peut être faussée et mener à des conclusions contraires à l'expérience directe, comme cela s'est produit en Union soviétique et en Europe où la réaction et même les nazis reviennent au pouvoir. Apprenons de cette histoire en nous assurant de faire échec à la falsification, en nous assurant que son objectif ne soit pas atteint, celui de rendre les peuples impuissants à défendre leurs droits et les droits de tous dans le contexte historique d'aujourd'hui.
Notre avenir est dans la défense des droits de tous ! Prenons les moyens nécessaires pour faire échec à l'activité des forces anti-peuple sur tous les fronts. Commençons par dire Non ! à la falsification de l'histoire qui cherche à nous rendre passifs, tout comme on avait tenté de le faire au moment de l'invasion de la Pologne il y a 74 ans. Plus jamais !, cela signifie prendre position contre l'impérialisme et ses crimes de guerre maintenant. Cela veut dire empêcher la falsification de l'histoire concernant les crimes des agresseurs nazis d'hier. Cela veut dire honorer l'héroïsme et la résistance des peuples et de leurs dirigeants communistes qui ont permis de remporter la victoire dans la guerre antifasciste.
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L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie


Exécutions de Polonais par un Einsatagruppen nazis à Leszno, en octobre 1939, peu après l'invasion. Ces exécutions faisaient partie de la campagne d'assassinats de masse qui a eu lieu dans tout le pays.(Wikipedia)


Rafle de Polonais à Varsovie, pour les envoyer dans
des camps de concentration et d'extermination. 
(Wikipedia
À quatre heures quinze le matin du 1er septembre 1939, l'Allemagne nazie lançait son invasion massive de la Pologne. La Wehrmacht d'Hitler, comprenant 1 850 000 soldats, 3200 chars d'assaut, 2000 avions de combat et 11 navires de guerre — plus des deux tiers de toute la force de combat de l'Allemagne — a détruit l'État polonais et a massacré le peuple polonais.[1]
Derrière la Wehrmacht suivaient les Einsatzgruppen SS de Himmler, des unités mobiles d'extermination, spécialisées dans les tueries de masse.
Les nazis ont perpétré en Pologne les pires crimes que l'histoire ait jamais connus. De tous les pays européens, c'est la Pologne qui a connu le plus grand nombre de victimes par rapport à sa population. Un total d'environ six millions de personnes ont été tuées. L'extermination directe par des assassinats de masse, dans les camps de la mort et par d'autres moyens a coûté la vie à plus de 1 750 000 Polonais. À cela s'ajoute les 2 700 000 Juifs polonais, les 2 000 000 enfants et jeunes, les 50 000 Roms et les 12 000 personnes jugées comme mentalement handicapées tués par les forces nazies et les milliers de prisonniers de guerre polonais, soldats et officiers, systématiquement exécutés. LaSchutzstaf (SS) a exécuté plus de 40 000 intellectuels, personnalités politiques et dirigeants polonais au cours des six premières semaines de l'occupation nazie. Avant l'invasion, à partir de mai 1939, l'opération nazie Tannenberg, qui faisait partie du Generalplan Ost (terme allemand pour « Schéma directeur pour l'Est ») avait permis d'identifier et de recenser plus de 61 000 militants, membres de l'intelligentsia, universitaires, anciens officiers et autres devant être internés ou exécutés, principalement par les SS. L'assassinat de 5000 à 6000 Polonais à Fordon, Bydgoszcz, en octobre et novembre 1939 est un exemple des nombreux massacres commis par les SS et la Werhrmatcht. D'autres exemples incluent l'assassinat de 4 143 officiers polonais retrouvés dans des fosses communes dans la forêt de Katyn, crime pour lequel les nazis et leurs collaborateurs ont accusé les communistes à l'époque et continuent de le faire aujourd'hui afin de s'exonérer de leurs crimes et de semer la confusion sur qui étaient les libérateurs et qui étaient les criminels.
Les forces polonaises étaient en nombre très inférieur à celles des envahisseurs, mais elles ont combattu avec courage. Les dirigeants de l'État polonais se sont enfuis en Roumanie le 17 septembre mais l'esprit de résistance du peuple est demeuré fort. De nombreux Polonais ont combattu courageusement dans la résistance clandestine dirigée par les communistes. Ils ont formé leurs propres divisions patriotiques et ont combattu aux côtés de l'Armée rouge contre les nazis, jusqu'à Berlin.
À l'encontre des faits, les hitlériens blâment les Soviétiques pour ce qui est arrivé au peuple polonais et affirment que Staline a signé un pacte avec Hitler lui abandonnant la Pologne et que Staline a envahi la Pologne. En fait, l'Armée soviétique n'est entrée en territoire polonais que le 17 septembre, après l'effondrement de l'État polonais, la désintégration de l'armée, l'arrêt du fonctionnement du gouvernement et la fuite des dirigeants du pays. La partie de la Pologne que l'Union soviétique a occupée était constituée de territoires de l'Ukraine et de la Biélorussie que la Pologne avait annexés de force pendant la guerre russo-polonaise de 1919-1921. La Pologne à cette époque faisait partie de l'alliance des 14 pays envahisseurs impérialistes qui a tenté, mais n'a pas réussi, à étrangler la République soviétique socialiste naissante.[2] Environ 8 % seulement de la population de l'Ukraine et de la Biélorussie était d'origine polonaise.

Expulsions de la population par les nazis dans la
région de Zamosc en Pologne en décembre 1942. 
(Wikipedia)
« Grâce à l'intervention opportune de l'Union soviétique dans ces territoires qui avaient appartenu à l'État polonais maintenant effondré, Hitler dut accepter une ligne de démarcation entre ses troupes et l'Armée rouge bien à l'ouest de la frontière russo-polonaise. »[3] L'Armée rouge a sauvé des millions d'habitants d'Ukraine, y compris de nombreux Polonais, et de la Biélorussie du sort que Hitler réservait au reste du peuple polonais. Même Winston Churchill, un anticommuniste virulent, a justifié publiquement l'entrée des Soviétiques en Pologne orientale.
Les hitlériens d'aujourd'hui, déguisés en démocrates, continuent de répandre l'odieux mensonge que « l'Allemagne nazie et l'Union soviétique ont secrètement conspiré pour se partager la Pologne ». Ce mensonge, qui vise à mettre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie sur un pied d'égalité et à discréditer et diviser le front antifasciste dirigés par les communistes, a d'abord été énoncé par Hitler lui-même dans le discours dans lequel il déclare la guerre à l'Union soviétique, lorsqu'il fait référence aux « protocoles secrets » sur le partage de la Pologne. Puis après leur défaite les criminels de guerre nazis jugés au procès de Nuremberg ont ressuscité les « protocoles secrets » pour essayer d'échapper au châtiment mais prétentions ont été rejetées par le Présidium comme étant des fabrications. C'est seulement lorsque les États-Unis ont repris le flambeau de l'hitlérisme durant la Guerre froide et sont devenus les maîtres modernes de la technique du gros mensonge de Goebbel que l'invention de Hitler sur les « protocoles secrets » est devenue un soi-disant fait historique.[4] Cela est maintenant devenu la propagande officielle au Canada.

Les représailles collectives contre ceux qui luttaient contre
l'occupation nazie s'exerçaient par des pendaisons publiques, 
des exécutions de masse et d'autres crimes contre le
peuple polonais. (Wikipedia)
Les faits historiques permettent de comprendre pourquoi Hitler a attaqué la Pologne. En 1939, la Pologne était un pays impérialiste formé sur les ruines de la Première Guerre mondiale par la Grande-Bretagne et la France par le Traité de Versailles de 1918. L'État polonais « avait entre autres pour ambition de s'accaparer des riches régions agricoles de l'Ukraine et d'étendre le territoire polonais 'd'une mer à l'autre', soit de la mer Baltique à la mer Noire. [...] Les propriétaires fonciers et la bourgeoisie de la Pologne rêvaient de restaurer l'empire polonais du moyen âge. »[5] Financés et armés par les monopoles britanniques et français qui voulaient regagner les profits et privilèges dont les avaient privés les forces révolutionnaires des ouvriers et paysans,[6] les dirigeants polonais ont attaqué l'Union soviétique en 1918, ont occupé de grandes parties de l'Ukraine, de la Biélorussie et de la Lituanie. Pendant les 18 années de domination polonaise semi-fasciste qui ont suivi, les travailleurs et les paysans de ces régions ont été exploités sauvagement par les propriétaires fonciers et les industriels polonais.
Alors que les nuages de guerre inter-impérialiste s'accumulaient au-dessus de l'Europe, les cercles dirigeants polonais ont refusé de voir le monde tel qu'il était, surtout les impérialistes nazis allemands qui ne cachaient pas leur ambition de conquérir l'Europe pour ensuite conquérir le monde, et leur racisme envers les Polonais. L'élite polonaise considérait la Grande-Bretagne et la France comme leurs alliés et l'Union soviétique comme leur ennemie jurée. Les impérialistes anglo-américains et français voulaient assurer leur propre rôle dans la domination du monde. Ils adoptèrent la politique d'apaisement envers Hitler pour l'inciter à se tourner vers l'est et attaquer l'Union soviétique, au lieu d'organiser la sécurité collective en collaboration avec l'Union soviétique contre les ambitions expansionnistes connues de l'Allemagne nazie vis-à-vis les régions industrielles, agricoles et riches en pétrole, espérant que les nazis soient paralysés par une guerre prolongée avec l'Union soviétique plutôt que de grossir par le vol des richesses de l'Union soviétique.
Les dirigeants polonais espéraient qu'Hitler avance vers l'est et attaque l'Union soviétique sans d'abord s'emparer de la Pologne, que grâce aux ravages de la guerre la Pologne pourrait s'emparer d'une partie du territoire soviétique. La Pologne a refusé de régler les questions frontalières en suspens, maintenant la ligne de défense soviétique contre les nazis aussi profondément que possible en territoire soviétique, et a refusé aux Soviétiques la permission d'entrer en Pologne pour stopper l'avance nazie. Au lieu de prendre toutes les mesures nécessaires pour se défendre contre l'invasion nazie imminente, les dirigeants polonais, qui nourrissaient de grandes illusions sur les intentions d'Hitler et étaient aveuglés par l'anticommunisme, ont préféré se livrer à des manoeuvres de basse court pour avancer leurs intérêts privés.
En attaquant la Pologne, Hitler a profité de la politique anglo-américaine le poussant vers l'est tout en suivant son plan tel que décrit dans Mein Kampf, consistant à accroître l'« espace vital » (lebensraum) de l'Allemagne en s'emparant de l'Ukraine pour ensuite asservir le monde entier. Hitler a fait connaître clairement ses intentions barbares envers la Pologne. Dix jours seulement avant l'attaque, dans son discours à Olbersalzberg, il a donné à ses généraux l'instruction « d'envoyer à la mort sans merci et sans compassion les hommes, femmes et enfants d'origine et de langue polonaises. C'est seulement ainsi que nous obtiendrons l'espace vital dont nous avons besoin. »[7] Tragiquement, la Pologne a payé très cher les ambitions impérialistes, l'anticommunisme et le rejet de l'aide soviétique par ses dirigeants bourgeois.

Les nazis avaient établi de longue date un plan de destruction et de réorganisation de toute la Pologne, Ce plan prévoyait de raser Varsovie. Après l'écrasement par les nazis de l'Insurrection de Varsovie à l'automne de 1944, le chef des SS Heinrich Himmler a déclaré lors d'une conférence d'officiers SS le 17 Octobre 1944 : « La ville doit complètement disparaître de la surface de la terre et de servir seulement comme de dépôt de transport pour la Wehrmacht. Aucune pierre ne peut rester debout. Tous les bâtiments doivent être rasés jusqu'à leur fondations. » Sur la photo ci-dessus prise en janvier 1945 on voit la ville de Varsovie détruite à 85 %. Cette campagne de destruction visait également à faire un exemple des partisans de Varsovie qui ont combattu si vaillamment jusqu'au bout, pour que leur exemple ne soit pas suivi par d'autres. (Wikipedia)
Aujourd'hui, le gouvernement Harper et les cercles dirigeants polonais réactionnaires continuent de répandre les mêmes mensonges qu'ont répandus les nazis et essaient de couvrir de boue les exploits de l'Union soviétique afin d'accuser les communistes de crimes contre l'humanité. Le 1er septembre 2009, le président de la Pologne, Lech Kaczynski, a appelé à « glorifier tous les soldats qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale contre le nazisme allemand et le totalitarisme bolchevique ». Peu après, l'écrasement le 10 avril 2010 d'un avion polonais, près de Smolensnk, dans lequel Kaczynski et 95 autres personnes ont péri, a été utilisé par les dirigeants polonais et d'autres pour ressusciter le vieux mensonge selon lequel l'Union soviétique, et non les nazis, a perpétré le massacre de la forêt de Katyn pendant la guerre. Cette désinformation délibérée a pour but de faire oublier que les nazis ont tué six millions de Polonais et que c'est l'Armée rouge, avec l'Armée populaire polonaise alliée, qui a finalement libéré la Pologne de l'occupant nazi.

Monument aux partisans polonais et aux combattants antifascistes allemands à Berlin. Le relief de droite représente 
un soldat soviétique, un soldat de l'Armia Ludowa (Armée du peuple de Pologne) et un antifasciste allemand.
(Wikipedia, Colin Smith).

Notes `

1. Une grande partie de l'équipement militaire utilisé dans l'invasion a été fabriquée par des entreprises à capitaux américains, comme Ford, General Motors et Focke Wulfe (ITT).
2. On estime que sept millions de Russes, hommes, femmes et enfants, ont été tués pendant l'invasion de 1918.
3. Hardial Bains, Les causes et les leçons de la Seconde Guerre mondiale, 1990.
4. La Pologne avait conclu un pacte de non-agression avec l'Allemagne en janvier 1934, le premier État à conclure une alliance de ce genre avec le gouvernement nazi.
5. Hardial Bains, ibid.
6. Cela comprend entre autres le monopole pétrolier géant Royal Dutch Shell, le conglomérat de l'armement Metro-Vickers et les grandes banques comme Baring, Hambros et Crédit Lyonnais. Herbert Hoover qui allait bientôt devenir le président des États-Unis avait d'importants investissements en Russie tsariste.
7. E.L. Woodward & Rohan Riftlep (eds.), Documents on British Foreign Policy : 1919-1939, 3rd series (London : HMSO, 7 :258-260, 1954).
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La Deuxième Guerre mondiale

Nous reproduisons un extrait du Chapitre XII « La Deuxième Guerre mondiale » du livre de Michael Sayers et Albert E. Kahn La guerre secrète contre la Russie soviétique : La Grande Conspiration.
* * *
[...]
Le 1er septembre 1939, les divisions motorisées nazies envahissaient la Pologne par sept points. Deux jours après, la Grande-Bretagne et la France déclaraient la guerre à l'Allemagne. En deux semaines, le régime polonais qui, sous l'influence de la clique antisoviétique des « Colonels », s'était allié au nazisme, avait refusé l'aide de l'U.R.S.S. et s'était opposé à la sécurité collective, s'effondrait et les nazis balayaient les débris éparpillés de leur ancien allié.
Le 17 septembre, tandis que les colonnes nazies sillonnaient la Pologne et que le gouvernement polonais fuyait en panique, l'Armée Rouge traversa la frontière polonaise orientale d'avant-guerre, occupa la Biélorussie et l'Ukraine occidentales et la Galicie, avant que les blindés nazis ne les eussent atteintes. Avançant rapidement vers l'Ouest, l'Armée Rouge occupa tout le territoire que la Pologne avait annexé en 1920.
« Que les armées russes dussent tenir cette ligne, était évidemment nécessaire pour la sécurité de la Russie devant la menace nazie, déclara Winston Churchill à la radio le 1er octobre. Un front oriental a été créé que l'Allemagne nazie n'ose pas attaquer. Quand von Ribbentrop a été à Moscou la semaine dernière, ce fut pour apprendre et accepter le fait que les projets nazis en ce qui concerne les Pays baltes et l'Ukraine devaient rester au point mort ».
L'avance vers l'Ouest de l'Armée Rouge fut la première d'une série d'actions de l'U.R.S.S. pour contrebalancer l'extension du nazisme et conçues dans le but de renforcer son système défensif en prévision d'un inévitable conflit avec le IIIe Reich.
Au cours de la dernière semaine de septembre et des premiers jours d'octobre, le Gouvernement soviétique signait des pactes d'assistance mutuelle avec l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. Ces accords stipulaient que des garnisons de l'Arme bouge et des bases aériennes et Navales soviétiques seraient établies dans les Pays baltes.
Mais au Nord, la Finlande demeurait un allié militaire puissant du IIIe Reich.
Le chef de l'armée finlandaise, le baron von Mannerheim était en rapports étroits et permanents avec le Haut Commandement allemand. De fréquentes conversations entre les deux états-majors avaient lieu et des officiers allemands contrôlaient périodiquement les manoeuvres militaires finlandaises. Le chef de l'état-major finlandais, le général Oesch, avait reçu sa formation militaire en Allemagne, comme son adjoint principal, le général Ostermann qui avait appartenu à l'armée allemande pendant la première guerre mondiale.
Les relations politiques entre la Finlande et l'Allemagne nazie étaient aussi étroites. Le premier ministre, le socialiste Ryti considérait Hitler comme un « génie » ; Per Svinhubrud, un riche germanophile qui avait reçu La Croix de fer allemande, était 1e plus puissant des personnages dans les coulisses de la politique finlandaise.

La ligne de Mannerheim (ligne de front en décembre 1939) est indiquée ici par la couleur mauve. La Finlande est au nord.
Les lignes rouges indiquent la position des fortifications finlandaises. La frontière entre la Finlande et l'Union soviétique
de 1918-1939 est indiquée par la ligne verte.
(www.northfort.ru)
Avec l'appui d'officiers et de techniciens allemands, la Finlande avait été transformée en une puissante forteresse pour servir de base de départ à une invasion de l'Union soviétique : on y avait aménagé 23 aérodromes, capables de convenir à dix fois plus d'avions que n'en possédait l'armée de l'air finlandaise. Des techniciens allemands avaient contrôlé la construction de la ligne Mannerheim étalée sur plusieurs kilomètres de profondeur tout le long de la frontière soviétique et ayant des emplacements pour l'artillerie lourde à un point qui n'était qu'à 34 kms de Léningrad.
A la différence de la ligne Maginot, la ligne Mannerheim n'avait pas été conçue uniquement dans un but défensif, mais aussi pour servir de lieu de concentration à une importante masse offensive. Alors que la construction de la ligne Mannerheim s'achevait, dans l'été de 1939, le chef de l'état-major d'Hitler, le général Halder, vint d'Allemagne donner à la fortification une inspection finale.
Le Gouvernement soviétique proposa un pacte d'assistance mutuelle à la Finlande. Moscou offrait de céder plusieurs centaines de kilomètres carrés de territoire soviétique en Carélie centrale en échange de quelques îles finlandaises d'intérêt stratégique situées près de Léningrad, d'une partie de l'isthme de Carélie et la location avec un bail de 30 ans du port de Hangoe pour y construire une base navale soviétique. Les hommes d'État soviétiques considéraient que ces territoires avaient un intérêt capital pour la défense de la base de la Flotte Rouge de Kronstadt et la ville de Léningrad.
Au milieu de novembre, la clique germanophile qui dominait le gouvernement finlandais rompit brutalement les négociations. A la fin du mois, l'U.R.S.S. et la Finlande étaient en guerre.
Les éléments antisoviétiques d'Angleterre et de France crurent que l'heure de la guerre sainte tant attendue était enfin arrivée. La guerre curieusement passive à l'Ouest contre l'Allemagne nazie était une « fausse guerre ». La vraie guerre, c'était celle de l'Est. En Angleterre, en France, aux États-Unis, une intense campagne de propagande antisoviétique se déclencha sous le mot d'ordre d' « aide à la Finlande ».
Le premier ministre Chamberlain qui, peu de temps auparavant, avait affirmé que son pays manquait des armes convenables pour lutter contre l'Allemagne nazie, réussit à envoyer rapidement à la Finlande 144 avions britanniques, 114 pièces d'artillerie lourde, 185.000 obus, 50.000 grenades, 15.700 bombes d'avion, 100.000 capotes et 48 ambulances ; au moment où l'armée française avait un besoin urgent de tout matériel militaire pour contenir l'inévitable offensive nazie, le gouvernement français envoya à l'armée finlandaise 179 avions, 472 pièces d'artillerie, 795.000 obus, 5.100 mitrailleuses et 200.000 grenades à main.
Tandis qu'on s'endormait sur le front occidental, le Haut-Commandement anglais, encore dominé par des officiers antisoviétiques comme le général Ironside, dressa des plans pour l'envoi d'un corps expéditionnaire de 100.000 hommes qui aurait traversé la Scandinavie pour atteindre la Finlande, tandis que le Haut-Commandement français se préparait à attaquer simultanément le Caucase sous le commandement du général Weygand, qui déclarait ouvertement que les bombardiers français du Proche-Orient étaient prêts à frapper les champs pétrolifères de Bakou.
Tous les jours, les journaux français et anglais annonçaient avec des titres flamboyants les foudroyantes victoires finlandaises et les catastrophiques défaites soviétiques. Mais, après trois mois de combats sur un terrain extraordinairement difficile et dans des conditions atmosphériques incroyablement dures où la température descendait souvent jusqu'à 60° au-dessous de 0, l'Armée Rouge avait anéanti « l'imprenable » ligne Mannerheim et mis en déroute l'armée finlandaise.[1]
Parlant au Soviet suprême de l'U.R.S.S. le 29 mars 1940, Molotov déclara :
« L'Union soviétique qui a battu l'armée finlandaise et avait toute possibilité d'occuper la Finlande toute entière, ne l'a pas fait et n'a exigé aucune contribution de guerre à titre d'indemnité, comme eût agi toute autre puissance ; elle a réduit au minimum ses désidérata... Quelle est l'idée principale du traité de paix ? C'est qu'il assure dûment la sécurité de Léningrad, ainsi que celle de Mourmansk et du chemin de fer du même nom ».
La guerre non-déclarée de l'Allemagne nazie contre l'U.R.S.S. se poursuivait.
Le jour de la cessation des hostilités soviéto-Finlandaises, le général Mannerheim déclara dans une proclamation à l'armée finlandaise que « sa mission sacrée est d'être un poste avancé de la civilisation occidentale à l'Est ». Peu après, le gouvernement finlandais entreprenait de construire de nouvelles fortifications le long de la nouvelle frontière. Des techniciens nazis vinrent d'Allemagne contrôler le travail. D'importantes commandes d'armement furent faites à la Suède et à l'Allemagne. Des formations militaires allemandes arrivèrent en grand nombre en Finlande. Les commandements finlandais et allemands eurent des quartiers-généraux uniques et organisèrent des manoeuvres militaires communes. Des centaines d'agents nazis envahirent les bureaux de l'ambassade d'Allemagne à Helsinski et des onze consulats de province.
L'assoupissement à l'Ouest cessa tout-à-coup au printemps de 1940. Le 9 avril, les Allemands envahissaient le Danemark et la Norvège. Le Danemark fut occupé en une journée, sans résistance. A la fin du mois, les nazis avaient bisé la résistance norvégienne et les troupes anglaises, qui étaient venues à l'aide des Norvégiens, abandonnaient les quelques bases précaires qu'elles s'étaient assurées. Un régime nazi fantoche fut instauré à Oslo avec le major Quisling à sa tête.


Les troupes nazies débarquent du navire amiral Hipper 
en Norvège en 1940.
 (Wikipedia)
Le 10 mai, Chamberlain leur offrait sa démission de premier ministre après avoir conduit son pays à la situation vraisemblablement la plus désespérée de sa longue histoire.
Le même jour, alors que le roi appelait Winston Churchill à constituer le nouveau Cabinet, les armées allemandes envahissaient la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Le 14 mai, les Allemands s'étaient forcé un chemin, à travers une résistance mise en pièces, jusqu'à la Manche et avaient divisé les Alliés dans les Flandres.
La panique s'empara de la France. Partout, la Ve Colonne travaillait. Les soldats français étaient abandonnés par leurs officiers. Des divisions entières se trouvaient sans approvisionnement en matériel de guerre. Paul Reynaud déclara au Sénat que les chefs de l'armée française avaient commis d' « inconcevables erreurs ». Il dénonçait « les traîtres, les défaitistes et les lâches ». Un certain nombre d'officiers supérieurs français furent arrêtés mais ces arrestations venaient trop tard. La Ve colonne était déjà maîtresse de la France.
L'ancien ministre de l'Air Pierre Cot a écrit dans son livre Triomphe de la Trahison :
« ...Les fascistes avaient champ libre dans le pays et dans l'armée. L'agitation anticommuniste était un écran de fumée derrière lequel on préparait la grande conspiration politique qui devait paralyser la France et faciliter le travail d'Hitler... Les instruments les plus efficaces de la Ve colonne... étaient Weygand, Pétain et Laval. Au Conseil des ministres qui se tint à Cangé, prés de Tours, le 12 juin 1942, le général Weygand pressa le gouvernement de mettre fin à la guerre. Son principal argument était qu'une révolution communiste avait éclaté à Paris. Il déclarait que Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste, était déjà installé à l'Élysée. Georges Mandel, ministre de l'Intérieur, téléphona immédiatement au préfet de police de Paris qui démentit les allégations de Weygand : il n'y avait pas de troubles dans la ville et la population était calme... Dès qu'ils se furent emparés du pouvoir au milieu de la confusion de l'effondrement, Pétain et Weygand avec l'appui de Laval et de Darlan, se hâtèrent de supprimer toutes les libertés politiques, de bâillonner le peuple et d'instaurer un régime fasciste ».
D'heure en heure, la confusion grandissait et la débâcle s'aggravait, tandis que les soldats français se battaient désespérément et que le monde assistait à la trahison à une échelle jamais vue jusqu'alors...

Évacuation des troupes alliées à Dunkerque, en France, pendant que la France tombait aux manis des nazis(Wikipe
Du 29 mai au 4 juin, l'armée anglaise évacuait ses troupes à Dunkerque, sauvant héroïquement 335.000 hommes.
Le 10 juin l'Italie fasciste déclarait la guerre à la France et à l'Angleterre.
Le 14 juin, Paris tombait et Pétain, Weygand, Laval et l'hitléro-trotskiste Doriot devenaient les gouvernants fantoches de la France, aux ordres des nazis.
Le 22 juin un armistice entre la France et l'Allemagne était signé dans la forêt de Compiègne, dans le wagon même où le maréchal Foch avait dicté les conditions de la capitulation aux Allemands vaincus, vingt-deux ans plus tôt.
Tandis que la France s'écroulait, l'Armée Rouge s'ébranlait à nouveau pour renforcer les défenses de l'U.R.S.S.
Au milieu de juin, devançant un putsch nazi dans les Pays baltes, les divisions blindées soviétiques occupaient l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.
Le 27 juin, l'Armée Rouge avançait en Bessarabie et dans la Bukovine du nord, que la Roumanie avait arrachées aux Russes après la Révolution.
L'U.R.S.S. et l'Allemagne nazie étaient maintenant face à face sur leurs futurs fronts de bataille.
Vers la fin de juillet, les nazis lancèrent des raids d'avions massifs sur Londres et d'autres villes anglaises, déversant des tonnes d'explosifs sur les populations civiles. Ces raids qui crûrent en férocité au cours du mois suivant, avaient pour but de terrifier et de paralyser tout le pays et de faire tomber rapidement sur les genoux une Angleterre déjà sérieusement affaiblie.

Durant le blitz nazi à Londres, le 7 septembre 1940 (Wikipedia)
Mais de profonds changements s'étaient produits en Grande-Bretagne. La confusion et la division qui avaient résulté de la manière dont Chamberlain avait gouverné, avaient fait place à la détermination et à une unité nationale croissante. Par delà l'étroite Manche, le peuple anglais vit les agissements de la Ve colonne. Le gouvernement Churchill agit avec célérité et résolution. Scotland Yard et l'Intelligence Service s'abattirent sur !es agents nazis, les fascistes anglais et les promoteurs d'intrigues secrètes de la Ve colonne. Au cours d'une perquisition-éclair au siège de Londres de l'Union britannique des fascistes, les autorités s'emparèrent de documents importants et arrêtèrent de nombreux agents de la Ve colonne. Le chef du Parti fasciste britannique, Sir Oswald Mosley, fut arrêté à son domicile. Des arrestations encore plus sensationnelles suivirent : celles de John Beckett, un ancien membre du Parlement qui avait fondé le pro-nazi et antisoviétique Parti populaire ; le capitaine Ramsay, membre conservateur du Parlement ; E.D. Elan, fonctionnaire du ministère de la Santé, sa femme, et d'autres pro-nazis et fascistes influents. Une loi contre la trahison fut votée, prévoyant la peine de mort pour les traîtres.
Montrant qu'il avait bien compris la leçon de la France et des procès de Moscou, le gouvernement britannique annonça en juillet 1940 l'arrestation de l'amiral Sir Barry Domvile, ancien chef de l'espionnage naval. Domvile, ami de Rosenberg et du général Hoffmann, avait été impliqué dans la plupart des conspirations antisoviétiques depuis 1918. Au moment de son arrestation, Domvile était le chef d'une société secrète pro-nazie en Angleterre appelée The Link (Le Lien) qui était organisée avec l'appui de Himmler, le chef de la Gestapo.
S'étant assuré contre la trahison intérieure, le peuple anglais fit face à l'épreuve de l'offensive aérienne nazie sans broncher et en se défendant. Dans la seule journée du 17 septembre 1940, la R.A.F. ne descendit pas moins de 185 avions allemands au-dessus de l'Angleterre.
Devant une résistance aussi courageuse qu'inattendue, et pensant qu'il avait l'Armée Rouge à ses frontières orientales, Hitler s'arrêta à la Manche et n'envahit pas les Iles britanniques.
L'année suivante était 1941. Une atmosphère tendue d'attente planait sur toute l'Europe, tandis que l'U.R.S.S. et l'Allemagne nazie, les deux plus grandes puissances militaires du monde, se préparaient à se combattre.
Le 1er mars, les Allemands entraient à Sofia et la Bulgarie devint une base nazie.
Le 6 avril, après qu'une révolte populaire eût renversé le régime du régent Paul de Yougoslavie et que les agents nazis eussent dû s'enfuir du pays, le gouvernement soviétique signait un pacte de non-agression avec le nouveau gouvernement yougoslave. Le même jour, l'Allemagne déclarait la guerre à la Yougoslavie et l'envahissait.
Le 5 mai, Staline devenait le chef du gouvernement de l'U.R.S.S.[2]
A 4 heures du matin, le 22 juin 1941, sans aucune déclaration de guerre, les tanks d'Hitler, son aviation, son artillerie légère, ses unités motorisées et son infanterie étaient lancés sur la frontière de l'U.R.S.S. en un front formidable s'étendant de la Baltique à la mer Noire.
Dans la matinée, Goebbels lut à la radio la proclamation de guerre d'Hitler :
« Peuple allemand ! En ce moment, se déroule une offensive qui, tout bien considéré, peut être comparée aux plus grandes que le monde a vu jusqu'aujourd'hui. En liaison avec leurs camarades finlandais, les vainqueurs de Narvik tiennent l'Arctique. Des divisions allemandes, sous le commandement du conquérant de la Norvège, en collaboration avec les héros de la lutte pour la libération de la Finlande, sous les ordres de leur maréchal, protègent le territoire finlandais. Les formations du front oriental allemand s'étendent de la Prusse Orientale aux Carpates. Les soldats allemands et roumains sont unis sous les ordres du chef de l'État Antonesco, des rives du Pruth aux régions inférieures du Danube et aux rives de la mer Noire. La tâche de ce front n'est donc plus uniquement la protection de pays, mais la sauvegarde de l'Europe et, par là même, le salut de tous ».
L'Italie, la Roumanie, la Hongrie et la Finlande se joignirent à la guerre nazie contre 1'U.R.S.S.
Des légions fascistes furent recrutées en France et en Espagne. Les armées unies d'une Europe contre-révolutionnaire avaient lancé une guerre sainte contre les Soviets ; le plan du général Hoffmann se réalisait...
Le 7 décembre 1941, sans avertissement, les bombardiers et la marine de guerre du Japon attaquaient les États-Unis d'Amérique. Puis l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste leur déclaraient la guerre.
Le 9 décembre, dans une proclamation du peuple américain, le président Roosevelt déclarait :
« La route que le Japon a suivie ces dix dernières années en Asie, est parallèle à celle d'Hitler et de Mussolini en Europe et en Afrique. Aujourd'hui, elle est devenue bien plus que parallèle. C'est une collaboration si bien calculée que tous les continents du monde, et tous les océans sont maintenant considérés par les stratèges de l'Axe comme un seul et gigantesque champ de bataille.
En 1931, le Japon envahissait le Mandchoakouo, sans avertissement.
En 1935, l'Italie envahissait l'Éthiopie, sans avertissement.
En 1938, Hitler occupait l'Autriche, sans avertissement.
En 1939, Hitler envahissait la Tchécoslovaquie, sans avertissement.
Encore en 1939, Hitler envahissait la Norvège, le Danemark, la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, sans avertissement.
En 1940, l'Italie attaquait la France, et ensuite la Grèce, sans avertissement.
En 1941, Hitler envahissait la Russie, sans avertissement.
Et maintenant, le Japon a attaqué les États malais et le Siam, et les États-Unis, sans avertissement.
Tout sur un modèle unique ».
Les masques sont jetés. La guerre secrète de l'axe anticomintern contre I'U.R.S.S. s'était transformée en une guerre mondiale contre tous les peuples libres.
Le 15 décembre 1941, dans un message au Congrès, le président Roosevelt déclarait : « En 1936, le gouvernement japonais s'est délibérément associé à l'Allemagne, en donnant son adhésion au pacte anticomintern. Ce pacte, comme nous le savons tous, était nominalement dirigé contre l'U.R.S.S. ; mais son but réel était de constituer une ligue des fascistes contre le monde libre, notamment contre la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ».
La deuxième guerre mondiale était entrée dans sa phase décisive et finale en devenant un conflit général entre les forces du fascisme international et les armées unies de l'humanité progressive.

Joseph Staline, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill à la conférence de Téhéran, une rencontre stratégique des
forces alliées. Le principal produit de la conférence fut l'entente à l'effet d'ouvrir un deuxième front contre
l'Allemagne nazie.
 (U.S. Army)

Notes

1. On lisait dans le rapport analytique de l'Institut de Propagande de New-York, en juin 1940, l'appréciation suivante : « La presse américaine a moins dit la vérité et débité plus de mensonges fantastiques à propos de la guerre de Finlande que sur aucun conflit récent ».
2. Dans la nuit du samedi 10 mai 1941, à 10h30 du soir, un avion Messerschmitt allemand capota dans un champ près du château de Dunravel, dans le comté de Lanark, en Ecosse, qui appartenait au jeune duc d'Hamilton. Un ancien travailleur du domaine vit tomber l'appareil ainsi qu'un parachute descendant lentement. Armé d'une fourche, i1 courut pour trouver, gisant sur le sol, un homme à la cheville brisée. C'était Rudolph Hess, messager d'Adolf Hitler.
« Conduisez-moi au duc d'Hamilton, dit Hess en anglais. Je suis venu pour sauver l'humanité ! » Hess espérait, par Hamilton et ses amis, obtenir l'appui des conservateurs anglais dans l'attaque de l'U.R.S.S. par les nazis.
Sir Patrick Dollan, lord-maire de Glasgow (Ecosse) dit le 11 juin 1941 : « Hess était venu ici, dans l'idée qu'il pourrait rester en Ecosse pendant deux jours, discuter de ses propositions de paix avec un certain groupe et recevoir de l'essence et des cartes pour repartir en Allemagne où il aurait rapporté le résultat de ses entretiens ».
Se référant à la mission de Hess dans son discours du 5 novembre 1941, Staline déclara : « Les Allemands savaient que leur politique consistant à jouer sur les contradictions entre les classes sociales de certains États, et entre ces États et le pays des Soviets, avait déjà donné des résultats en France, pays dont les gouvernants, s'étant laissés effrayer par l'épouvantail de la révolution, avaient dans leur frayeur jeté leur patrie aux pieds d'Hitler et abandonné la résistance. Les stratèges fascistes allemands pensaient qu'il en serait de même de la Grande-Bretagne et des États-Unis. C'est en somme dans ce but que les fascistes allemands envoyèrent en Angleterre le fameux Hess, lequel devait décider les hommes politiques anglais à se joindre à la croisade générale contre l'U.R.S.S. Mais les Allemands se sont cruellement trompés ». Rudolph Hess resta prisonnier du gouvernement britannique.
(La guerre secrète contre la Russie soviétique : La Grande Conspiration », Michel Sayers et Albert E. Khan. Traduit de l'américain par Albert Germain.)
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Envoyé par Blogger dans La Presse capitaliste est "libre". Vous y croyez ? le 10/25/2013 10:04:00 PM

11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

A se rappeler ce 25 mai 2014: Les Verts allemands :: De parti pacifiste à fervent défenseur de l’OTAN

 
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A se rappeler ce 25 mai 2014: Les Verts allemands :: De parti pacifiste à fervent défenseur de l'OTAN

Les élections fédérales allemandes du 22 septembre 2013 ont vu le triomphe d'Angela Merkel, le laminage des libéraux du FDP et le recul de Die Linke et des Verts qui, avec 8,4% des suffrages, ont essuyé une perte de 2,3%.

Merkel veut pourtant d'abord mener des discussions exploratoires avec les Verts, une coalition noire-verte étant la seule alternative possible à celle qu'elle désire, entre CDU et SPD. Les Verts, discuter avec Merkel, les conservateurs ? Voilà qui pourrait sembler improbable. Ou pas du tout. Dans la New Left Review, Joachim Jachnow a analysé la mutation de ce parti.

Joachim Jachnow
 

Joschka Fischer, leader des Verts, estime logique de bombarder des pays pour raisons « humanitaires ». (Photo European Parliament / Flickr)
Le 24 mars 1999, les premières bombes tombaient sur les centrales électriques et les réservoirs d'eau de Belgrade, détruisant l'infrastructure vitale, des usines, des voies ferrées, des ponts. La Luftwaffe (la force aérienne allemande) était de retour dans les Balkans, 58 ans après le bombardement par les Allemands de la capitale yougoslave, en 1941. Le retour militaire de l'Allemagne ne pouvait être annoncé de manière plus tonitruante. A la fin des années 1990, Joschka Fischer, dirigeant des « Grünen », les Verts, était devenu ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier du premier gouvernement fédéral allemand rouge-vert de l'Allemagne. Pour Fischer, il était du devoir moral de l'Allemagne de lancer ces bombes sur le territoire yougoslave, pour raisons humanitaires naturellement.     Les membres du parti des Verts étaient, eux, un peu plus réservés. En effet, aucun parti de l'Europe occidentale n'était aussi fortement identifié au mouvement pacifiste que les Verts allemands, avec leurs revendications comme le désarmement nucléaire et la dissolution de l'OTAN. Le parti, fondé en Allemagne de l'Ouest en 1980, était profondément enraciné dans l'opposition à la militarisation ouest-allemande et dans les mouvements de solidarité avec les luttes anti-impérialistes. Mais, après une longue lutte interne, le parti était devenu un acteur bien établi dans le système parlementaire allemand. L'entrée des Verts au gouvernement fédéral en 1998 correspondait à souscrire tacitement à l'OTAN et à l'économie de libre marché.

Le congrès de confrontation de 1998

Pourtant, le manifeste des Verts pour les élections fédérales de septembre 1998 affirmait que le parti s'opposait tant aux missions de combat qu'à celles de maintien de la paix par des militaires. Il précisait en outre que le parti désirait la réduction de l'OTAN, non son élargissement. A peine quelques mois plus tard, ces engagements étaient balayés. Avec seulement 6,7% des voix, les Verts étaient alors entrés dans un gouvernement avec les sociaux-démocrates de Gerhard Schröder (SPD), et l'accord commun de gouvernement laissait une place importante à l'OTAN. Avant d'endosser la fonction de ministre des Affaires étrangères, Fischer lui-même avait déjà été informé des plans américains pour la Yougoslavie, lors d'un voyage à Washington avec Schröder et Oskar Lafontaine, le dirigeant du SPD de l'époque.     Une grande partie du public allemand était cependant réticent quant à l'utilisation d'armes au nom des « droits de l'homme », et certainement la base électorale des Verts. La base anti-guerre des Verts a exigé que le parti convoque un congrès extraordinaire. Celui-ci s'est tenu au moment le plus fort des bombardements de l'OTAN, avec une présence policière massive pour « protéger » la direction contre sa propre base. A un moment, on a même cru que les Verts allaient se scinder et que le gouvernement chuterait. Mais Fischer a expliqué que la répression des Kosovars par les Serbes pourrait mener à un « Auschwitz ». Au terme de cette conférence très agitée, parfois violente, une résolution a finalement été approuvée, donnant dans les faits carte blanche aux ministres verts, avec 444 voix pour et 318 contre.

Volte-face

Le parti ayant désormais abjuré la pierre angulaire de la politique des Verts, tout le reste a alors également été bradé. Dans la foulée de la guerre de Yougoslavie, environ un tiers des membres ont quitté le parti. Ils ont fait place à un afflux de nouveaux venus, plus réceptifs à la nouvelle orientation des dirigeants. Auparavant fervents défenseurs de l'Etat-providence et de la redistribution économique, les Verts étaient devenus des partisans enthousiastes de l'Agenda 2010 néolibéral de Schröder. Ce paquet de mesures (lancé en 2003) a mené à un véritable pillage des biens et services publics, de la sécurité sociale et des fonds de pensions, alors que les salaires étaient compressés et qu'on octroyait aux entreprises des millions d'euros de réductions d'impôts.     De manière générale, le parti vert n'a jamais vraiment traité la contradiction entre durabilité écologique et l'expansion économique, inhérente à l'accumulation capitaliste. A la fin des années 1980, lorsque le groupe autour de Joschka Fischer a détenu une emprise plus forte sur le parti, la pensée néolibérale est devenue toujours plus dominante, préparant la voie au « capitalisme vert », populaire à l'époque, comptant sur les mécanismes du marché et les solutions technologiques pour les problèmes écologiques, en plein accord avec les diktats du FMI et de la Banque mondiale. 
    Encore plus surprenante a été la totale reddition des Verts à l'industrie nucléaire allemande. La lutte pour la suppression des centrales nucléaires avait toujours été le thème central du parti. Maintenant que les Verts étaient au gouvernement, la vie de réacteurs nucléaires usés était prolongée pour au moins 10 ans, et le ministre vert de l'Environnement Jürgen Trittin autorisait des lieux de stockage dangereux de déchets nucléaires et une garantie sur les dettes pour toute l'industrie. Le même ministre est également resté de marbre face à l'accroissement de la criminalisation du militantisme antinucléaire. Les Verts ont approuvé de nouvelles règles de surveillance, des restrictions des droits civils, la discrimination envers les étrangers et la militarisation de la police. Au gouvernement, avec le SPD, les Verts ont fait passer des projets législatifs contre lesquels ils s'étaient opposés avec succès durant des années, lorsqu'ils étaient encore dans l'opposition lors de l'ère Kohl.

L'épuration par les « Realos »

Lors des premières élections parlementaires fédérales de l'Allemagne réunifiée, le 2 décembre 1990, les Verts n'ont obtenu que 4,8% des voix dans les Länder ouest-allemands, soit moins de 5% du seuil électoral. Ils ont perdu leurs 44 sièges et leurs subsides fédéraux. Seuls les Verts est-allemands (tout justes créés, en février 1990), ont obtenu 6,1 % dans un partenariat avec Bündnis 90 (une alliance de 3 groupes est-allemands non-communistes). Pour toute réponse, Fischer a rejeté la responsabilité de cette humiliation électorale sur les éléments radicaux résiduels dans le parti. 
    Au congrès du parti de 1991 à Neumünster, les « Realos » (les « réalistes », le courant réformiste autour de Fischer, Cohn-Bendit et Hubert Kleinert, opposé aux « Fundis », les « fondamentalistes », NdlR) ont décidé de faire le grand ménage dans le parti. Les principes de démocratie participative ont été abolis au profit du leadership individuel et de la « professionnalisation », entraînant le départ des écologistes radicaux et des éco-socialistes. En 1993, Fischer a livré un projet  idéologique pour « la gauche après le socialisme », aussi éclectique qu'intellectuellement pauvre. Le libéral-réformisme Vert – caractérisé par le citoyen-consommateur libéral urbain, au « style de vie individuel », qui « proteste contre l'énergie nucléaire » et a de l'empathie pour « les pauvres et les marginaux » – avait désormais une existence propre et affirmée. 
    En 1994, avec le soutien enthousiaste des médias pour les Verts réformés, le parti entre-temps unifié au niveau fédéral a pu reprendre pied au Bundestag (le Parlement allemand), avec 7,3% des voix et 49 sièges. La victoire finale des Realos a eu lieu en 1998, lorsque le parti a pris part à une coalition fédérale rouge-verte, bien que les voix des Verts étaient descendues à 6,7%.

Le parti de la guerre

Le rôle de Fischer dans le ralliement, non seulement des Verts, mais d'une part plus large du courant « dissident » de la société allemande post-68, aux exigences des Alliés occidentaux durant la guerre en Yougoslavie ne peut pas être sous-estimé. « Si nous avions perdu le soutien public en Allemagne, nous l'aurions aussi perdu ailleurs dans l'alliance », a affirmé le porte-parole de l'OTAN, Jamie Shea, qui a décrit Fischer comme un exemple de dirigeant politique qui « ne court pas simplement derrière l'opinion publique, mais sait comment lui donner forme ». 
    L'intervention en Yougoslavie n'était qu'un début. Fischer a joué le grand jeu pour assurer que Schröder puisse compter sur le soutien des Verts pour le déploiement de troupes allemandes en Afghanistan. Dans une lettre commune à tous les membres du Bundestag, Fischer et Schröder ont expliqué pourquoi l'Allemagne devait participer à cette guerre : « Un nouvel «unilatéralisme allemand» – quelle qu'en soit la justification – susciterait l'incompréhension et la défiance chez nos partenaires et voisins. » 
    Selon un sondage d'opinion de 2011, il n'y a pas un segment de la population allemande qui soutienne autant l'action militaire étrangère que les Verts. Lorsque, en 2011, le gouvernement Merkel-Westerwelle a décidé de ne pas se joindre à l'intervention américano-franco-britannique en Libye, c'est le parti des Verts qui a émis la plus virulente critique. Alors que les avions de combat de l'OTAN lâchaient des bombes à l'uranium appauvri sur Tripoli, l'ancien parti de la paix clamait son indignation sur « l'attitude irresponsable » des dirigeants qui avaient maintenu la force aérienne allemande au sol. Le parlementaire vert Tom Koenings a même argumenté que l'Allemagne devait participer aux bombardements pour compenser le fait qu'elle avait vendu autant d'armes à la dictature criminelle de Kadhafi.

Elections

Lors des élections fédérales de septembre 2005, la coalition rouge-verte a été pénalisée pour les effets sociaux négatifs de l'Agenda 2010. Bien que le dirigeant du parti Joschka Fischer ait exclu une coalition fédérale avec les démocrates-chrétiens de la CDU, celle-ci s'est néanmoins rapidement réalisée au niveau des Länder allemands. En 2008 par exemple, avec l'essor de Die Linke, une coalition rouge-verte était possible à Hambourg, mais les Verts ont composé une coalition avec la CDU. En 2011, une série de protestations populaires contre les très coûteux projets de la CDU au gouvernement pour démolir et reconstruire entièrement la gare de Stuttgart, dans le Land notoirement conservateur du Bade-Würtenberg, a débouché sur l'élection du premier ministre-président vert d'un Land : Winfried Kretschmann. Une fois en fonction, Kretschmann a commencé par revenir sur l'opposition aux plans pour la gare et, actuellement, ce sont les Verts qui président à la construction de la nouvelle gare de Stuttgart. 
    Etonnamment, les Verts n'ont pas dû payer cher leur mutation politique au plan électoral. Ils sont passés de 8,3% en 1987 à 10,7% en 2009, mais leur électorat est devenu plus âgé, plus riche et plus conservateur, tout comme les dirigeants du parti. Un sondage d'opinion d'avril 2013 suggérait que 54% des électeurs des Verts, après les élections du 22 septembre 2013, soutiendraient une coalition fédérale avec la CDU. Chez les électeurs de la CDU, 64% se montraient satisfaits d'un éventuel gouvernement fédéral noir-vert. Fin avril, Daniel Cohn-Bendit, figure de proue des Verts, affirmait dans le journal Bild qu'une coalition entre la CDU et les Verts était « une option réaliste ».
La version intégrale et originale de cet article est paru dans la New Left Review, mai-juin 2013, www.newleftreview.org . Il a été abrégé et traduit par F.d.M. pour le magazineVrede, puis encore raccourci par Solidaire. Titre, introduction et intertitres sont de la rédaction de Solidaire.


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Envoyé par Blogger dans "L' Amérique" : pays de la "Liberté" capitaliste ! le 10/28/2013 07:35:00 PM

11:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/05/2014

lettre ouverte aux députés français sur l'Ukraine

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Sent: Tuesday, May 6, 2014 11:47 PM
 
Subject: lettre ouverte aux députés français sur l'Ukraine
 

Chers camarades et amis des organisations, réseaux, sites, ouvriers, communistes, républicains, syndicalistes, antifascistes et démocratiques avec lesquels le P.R.C.F. est en contact,

 

Merci de relayer éventuellement cette action réalisée à l’initiative de notre camarade Pierre Pranchère, vice-président du P.R.C.F., ancien membre du C.C. du P.C.F. et ancien FTPF, sur la situation en Ukraine et sur les énormes dérives guerrières, anticommunistes et fascisantes qu’elle comporte après que les nazis ukrainiens, officiellement admirateurs de la « Das Reich » (qui incendia la population d’Oradour) aient sciemment fait mis le feu à la Maison des syndicats d’Odessa en faisant brûler vif ses quarante occupants (parmi lesquels des camarades communistes).

Cette lettre vient d’être adressée à tous les députés par notre camarade Pranchère, ancien député et ancien député européen.

 

Je profite de l’occasion pour remercier ceux d’entre vous qui nous ont aidés à dire récemment leur fait au pouvoir ukrainien (par l’entremise de son ambassade à Paris) ainsi qu’au ministère des affaires étrangères français.

Multiplions les actions de solidarité avec nos camarades ukrainiens victimes d’une véritable chasse à l’homme non seulement dans la partie Est de l’Ukraine, mais dans toute la partie Ouest (dont nos médias ne disent mot) ainsi que dans les Pays baltes où des menaces de mort sont adressées par les fascistes aux vétérans de la Grande Guerre patriotique qui oseront célébrer la Victoire sur Hitler le 9 mai prochain.

 

Amitiés,

 

Georges Gastaud

Mesdames, Messieurs les Députés

À l’Assemblée Nationale

 

 

Mesdames, Messieurs les Députés,

 

Une nouvelle fois nous sollicitons votre attention à propos de la situation explosive en Ukraine suite au coup d’état sanglant perpétré en février dernier et dont les néonazis-fascistes furent le fer de lance. Exploitant une émotion populaire légitime, les émeutiers de la place Maïdan à Kiev ont plongé le pays dans la guerre civile ; les communistes, les antifascistes, les russophones baptisés « hommes verts » sont traqués, lynchés, brûlés vifs comme à Odessa, et leur capture est mise à prix. À Lvov, le 27 avril, les néo-nazis de Svoboda ont publiquement rendu hommage à la division SS « Galicie » en exigeant l’interdiction de la commémoration de la victoire sur le nazisme le 9 mai prochain.

 

Les putschistes de Kiev, hommes de main des forces occidentales, poussent ouvertement à une chasse à l’homme (notamment dans les provinces de l’Ouest, dont nos médias ne disent mot) et à une guerre civile qui, comme dans l’Espagne d’avant-guerre, pourrait à tout instant déboucher sur une guerre continentale, voire mondiale. En effet, la Russie, dont nos dirigeants semblent oublier qu’elle détient, comme le bloc occidental qui l’a précédée dans cette voie, l’arme nucléaire, a officiellement déclaré que l’élargissement de l’U.E., DONC DE L’O.T.A.N. au territoire ukrainien, constituerait un « casus belli ». Voilà où a conduit la politique belliciste d’encerclement et d’isolement de la Russie conduite depuis vingt ans, en prolongement ininterrompu de la guerre froide, par les U.S.A., l’U.E. et l’O.T.A.N. !

Ceux qui clamaient que l’U.E. c’était la « paix assurée » nous conduisent ainsi au seuil d’une troisième guerre mondiale. Il est urgent pour l’humanité toute entière d’éteindre l’incendie pendant qu’il en est temps et la première des mesures à prendre est de destituer et d’arrêter la junte fasciste qui a pris le pouvoir à Kiev.

Il est temps également pour nos médias et pour ceux qui les inspirent de cesser de criminaliser les populations russophones de l’Est ; ces populations ne demandent officiellement rien d’autre qu’une décentralisation et qu’une fédéralisation du pays sanctionnée par un référendum.

 

Dans notre projet de « motion de censure » daté du 26 mars nous avions posé la question-clé : qui est responsable du bain de sang du Maïdan le 19 février dernier ? Nous avions immédiatement mis en cause les partis néo-nazis et leurs soutiens internationaux. Depuis, une confirmation éclatante vient d’être apportée avec la diffusion, le 25 avril dernier, par Agoravox d’une enquête qualifiée de dévastatrice conduite par le réseau de chaînes publiques régionales allemandes A.R.D., titrée : Les morts du Maïdan.

 

Notons des extraits repris par Agoravox, il est significatif que le paragraphe introductif de la relation de l’enquête soit ainsi rédigé :

« Le silence des médias sur cette enquête est impressionnant, alors que l’information est explosive. Une enquête internationale devrait être diligentée très rapidement pour éclaircir les faits. Et l'élection du 25 mai devrait être reportée dans l'attente des conclusions.»

 

Sur les temps forts de cette enquête il est écrit :

« Les conclusions sont accablantes : les tirs des snipers venaient des étages de l’hôtel Ukrainia, tenu par les manifestants et les mêmes balles ont été extraites des corps des civils et des policiers ».

L’enquête ne démontre pas qui étaient précisément les snipers commente Agoravox mais elle indique qu’

« il est peu probable que les snipers aient pu entrer dans un hôtel tenu par les manifestants, occuper une partie d’un étage et tirer à de nombreuses reprises, sans être inquiétés ni contrôlés. Ce qui laisse penser qu’il s’agit de membres des insurgés…..  La présomption du coup d’état se renforce donc. »

 

Dans la vidéo de l’enquête on constate que le procureur, membre du parti d’extrême droite Svoboda, chargé de l’enquête officielle, se dérobe aux questions du journaliste allemand sur les snipers de l’hôtel Ukrainia. Le journaliste reçoit également des témoignages de participants du Maïdan, de parents de victimes et il fait le constat que

« la version des putschistes qui alimente les positions américaines et européennes s’effondre ».

La dernière partie de l’enquête journalistique est une condamnation sans appel :

« Le pouvoir en place à Kiev est dès lors suspect de meurtres en masse, et l’actuel premier ministre Yatseniouk, soutenu par l’OTAN et le département d’Etat américain, devrait être arrêté et entendu par une commission indépendante »

.

Agoravox illustre l’enquête de la télévision allemande par trois montages photos représentant Catherine Ashton (représentante de l’U.E. pour les Affaires étrangères), Barak Obama et Arseni Yatseniouk avec en gros caractères : « recherché (e) pour suspicion de complicité de meurtres en masse »

.

Aux antipodes de la prétendue « révolution populaire » qu’exaltent nos médias terriblement partiaux, nous sommes donc en droit de suspecter  l’existence d’une provocation de même ampleur que celle qui, en 1933, permit à Hitler, en faisant incendier le Reichstag, d’éliminer toute opposition en Allemagne pour préparer la guerre à l’extérieur ou que les forgeries d’Etat  qui permirent plus récemment de lancer les deux Guerres du Golfe avec leur cortège de « destructions massives ».

 

Nous nous adressons donc à nouveau aux députés parce que nous considérons comme anormal que l’Assemblée Nationale n’ait pas eu encore la possibilité, conformément à son rôle défini par les articles 49 et 50 de la Constitution,  de débattre de la terrible situation qui, en Ukraine, risque à tout instant d’entraîner la France dans la guerre. Si vous partagez l’idée de ce débat nécessaire, alors vous trouverez les formes adéquates pour le susciter : motion de censure, questions orales, demande de commission d’enquête et autres : là où il y a une volonté politique, il y a toujours un chemin !

 

Le remaniement du gouvernement français n’ayant rien changé, bien au contraire, à son soutien indéfectible à la junte fasciste de Kiev, nous affirmons solennellement que l’honneur et l’autorité de la France sont outragés, que la sécurité fondamentale du peuple français peut à tout moment être terriblement compromise. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius n’a cessé de soutenir le gouvernement des émeutiers de Kiev. Le 11 mars dernier il s’exclamait : «  quand on accuse ce gouvernement d’être d’extrême droite, c’est faux ». À l’abri de telles déclarations, le procureur fasciste de Svoboda peut dormir tranquille. Le ministre des Affaires étrangères français a pris une décision stupéfiante en autorisant M. le Drian, ministre de la Défense, à plastronner dans un avion de chasse français survolant les Etats de la Baltique et les pays de l’U.E. aux portes de l’Ukraine, toutes armes braquées sur la Russie. Faut-il rappeler à MM. Fabius et Le Drian que le parti fasciste Svoboda arborait jusqu’en 2008 l’emblème de la division SS Das Reich ? C’est ce même emblème qu’elle portait lorsqu’elle pendit, le 9 juin 1944, 99 tullistes et qu’elle massacra le lendemain les habitants d’Oradour-sur-Glane. Le 9 juin 1944 à Tulle l’officier SS Kowatsch, adjoint du sinistre Lammerding, se glorifiait d’avoir pendu 100 000 Ukrainiens à Kharkov et à Kiev. Faut-il leur rappeler les liens des dirigeants de Svoboda avec les dirigeants du Front National ? Ont-ils pensé à la joie que ces vols français ont dû procurer à tous ces laudateurs des nazis au pouvoir à Kiev et à leurs congénères des Pays baltes, qui discriminent les russophones, interdisent les partis communistes et cautionnent des défilés d’anciens Waffen-SS baltes supplétifs de la Wehrmacht ? On pense aussi aux 200 hitlériens qui se sont tranquillement réunis en avril dans la commune alsacienne d’Oltingue pour célébrer le 125ème anniversaire de la naissance d’Hitler, alors que tous les Alsaciens gardent en mémoire les horreurs commises par le Troisième Reich au camp voisin du Struthof.

 

Le soutien du gouvernement français aux criminels dirigeants nazis-fascistes de l’Ukraine constitue une insulte à toutes les victimes de la seconde guerre mondiale.

 

Durant les années terribles mais glorieuses de l’Occupation, de l’insurrection et de la Libération de la France jusqu’à la victoire totale, les résistants furent l’honneur de la France. Ils se souviennent, en ce 70ème anniversaire de la libération de notre pays que la puissante Armée Rouge écrasa à Stalingrad, à Koursk et en Ukraine l’armée hitlérienne, la SS et ses divisions Das Reich, Galicie constituée essentiellement d’Ukrainiens de Bandera alliés aux nazis, ainsi que la misérable L.V.F. de Pétain. Ils se souviennent de ces combats victorieux où prit part le glorieux régiment Normandie-Niemen symbole de la résistance commune des peuples soviétiques et français contre le nazisme.

 

Gloire éternelle à la Grande Guerre Patriotique victorieuse que le général de Gaulle salua en termes élogieux en juin 1966 à Moscou en reconnaissant « la part capitale que l’Union Soviétique prit à la victoire décisive ».

 

Mesdames et Messieurs les parlementaires, tout montre que nous sommes à un tournant de l’histoire. Cette lettre, quelle que soit la suite que chacun de vous décidera de lui réserver, prend date devant notre peuple. Que chacun assume ses responsabilités devant la paix et devant l’histoire. Pour notre part, comme nous l’avons fait pendant la seconde Guerre mondiale, nous assumons à nouveau les nôtres.

 

Le 5 mai 2014

 

Pierre Pranchère, résistant F.T.P.F. à l’âge de 15 ans, membre au Parti communiste clandestin, le parti des fusillés. Député de Tulle, (1956-58 et 1973-1978) ville résistante et martyre, député honoraire au Parlement Européen, vice-président du P.R.C.F. et président de la commission des relations internationales du P.R.C.F.

Léon Landini, président du P.R.C.F., anc. officier des F.T.P.-M.O.I., Grand Mutilé de Guerre, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur, décoré par l’U.R.S.S. ;

Jean-Pierre Hemmen, vice-président du P.R.C.F., fils de Fusillé de la Résistance, réprimé pour avoir refusé de porter l’uniforme sous les ordres d’un ex-général de la Wehrmacht exerçant un commandement au sein de l’O.T.A.N. ;

Georges Gastaud, fils de Résistant gaulliste, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France.

Antoine Manessis, fils de Résistant communiste grec, secrétaire aux relations internationales du P.R.C.F.



2014 - 05 - 06 Adresse aux parlementaires (Ukraine).doc

19:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

DECLARATION DE 6 SYNDICATS DE CHEMINOTS EUROPEENS SUR DES POSITI ONS DE CLASSE : " CONTRE LE 4ème PAQUET FERROVIAIRE, POUR LE MON OPOLE PUBLIC ! "

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Sent: Sunday, May 11, 2014 12:02 PM
 
Subject: DECLARATION DE 6 SYNDICATS DE CHEMINOTS EUROPEENS SUR DES POSITIONS DE CLASSE : " CONTRE LE 4ème PAQUET FERROVIAIRE, POUR LE MONOPOLE PUBLIC ! "
 

 

 

DECLARATION DE 6 SYNDICATS DE CHEMINOTS EUROPEENS SUR DES POSITIONS DE CLASSE : " CONTRE LE 4ème PAQUET FERROVIAIRE, POUR LE MONOPOLE PUBLIC ! "

redwedgermtDéclaration de 6 syndicats cheminots européens sur des positions de classe : « Contre le 4 ème paquet ferroviaire, pour le monopole public! »

Déclaration des syndicats des travailleurs du transport affiliés et amis de la FSM, réunis à Londres le 25 avril 2014 à l’initiative du RMT, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Etaient présents et sont signataires des représentants des pays suivants : Grèce (PAME), Portugal (CGTP), France (CGT-Versailles), Grande-Bretagne (RMT), Chypre, Italie (USB).

Cheminots de tous pays, refusez le 4° paquet ferroviaire et les politiques de privatisation, mobilisez-vous pour défendre vos droits sociaux et le monopole public ferroviaire !

La commission européenne a adopté le 30 janvier 2013 le « 4ème paquet ferroviaire », et le processus pour son vote par le « parlement » de l’UE est lancé.

Ce paquet de mesures voulues par les monopoles vise à généraliser partout en Europe la privatisation du secteur ferroviaire engagée depuis le début des années 90.

Pour s’attaquer aux conquêtes historiques de la classe ouvrière, les capitalistes de chacun des pays de l’Union se sert des directives de l’UE comme un prétexte et un moyen de frapper et de briser la résistance des cheminots de leurs pays respectifs.

Différentes « réformes » du secteur ferroviaire ont ainsi été mises en application depuis plusieurs années, avec comme prétexte le respect des précédents « paquets », avec une seule et même logique dans tous les pays : la création de monopoles PRIVES, en lieu et place des monopoles PUBLICS historiques, et la casse des statuts et des conditions de travail des cheminots.

Selon le même schémas que lors des attaques contre les travailleurs de l’énergie, des postes ou des télécommunications, les cheminots des opérateurs publics historiques sont divisés, éclatés et réorganisés en plusieurs entités, de plus en plus indépendantes en vue de leur privatisation future.

De même, les conditions de travail, de formation, de rémunération des cheminots sont lourdement attaquées dans le but de maximiser les profits, la sécurité des voyageurs est aussi menacée et les prix des billets sont en augmentation constante à une vitesse largement supérieure à l'inflation. De ce point de vue, les cheminots subissent les mêmes attaques que l'ensemble de la classe ouvrière.

Ce 4ème paquet ferroviaire prévoit dans ses mesures phares :

·         L'obligation de séparation intégrale de la gestion de l'infrastructure ferroviaire (aiguillage, maintenance du réseau, etc.) d’un côté, et de l'exploitation des trains (commercialisation des billets, conduite et accompagnement des trains, maintenance du matériel roulant etc.). Le but affirmé étant de faciliter l'entrée de nouveaux opérateurs sur le réseau déjà existant.

·         L'ouverture généralisée à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, avec appels d'offres obligatoires pour chaque « délégation de service public », ce qui conduit à la privatisation progressive de l’ensemble des réseaux.

Car c’est bien la privatisation, par la création de grands groupe monopolistique privés qui est le but de ces prétendues « ouvertures à la concurrence », car les premiers à organiser l'arrivée de cette « concurrence »… se recrutent avant tout dans les directions des monopoles ferroviaires publics historiques. A l'image du groupe SNCF (France) ou le groupe Deutsche Bahn (Allemagne). Ces groupes ont mis sur pied des milliers de filiales de droit privé, tant dans le transport ferroviaire que routier, pour organiser eux même la « concurrence».

Pour nos syndicats, amis ou affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale,

les réformes ferroviaires qui s’appuient sur ce projet

de nouvelle directive à l’échelle européenne sont inacceptables !

Nous ne connaissons que trop bien les conséquences de ces politiques :

·         En Angleterre, elles ont aboutie à une dégradation catastrophique de la sécurité du réseau, car les opérateurs qui remportent les appels d’offre sont ceux qui proposent le service le moins cher, donc qui font des économies sur la sécurité. Mais cela a aussi conduit à de nombreuses fermetures de lignes « non-rentables » et à la hausse vertigineuse des prix des billets de train, car seule la recherche du profit maximum intéresse les compagnies. Les conditions de travail, de retraite, de rémunération, la précarisation de l'emploi cheminot ont été le lot commun des travailleurs du rail britanniques. Alors même que les champions de la privatisation vantaient les « économies » … les subventions publiques attribuées aux opérateurs privés sont largement supérieures à celles perçues par British Rail avant sa disparition en 1994.

·         En Grèce, près de 40% des postes de la compagnie nationale ont été supprimés, avec des reclassements comme brancardiers dans les hôpitaux ou agents de nettoyage dans les écoles et administrations, sans parler de la diminution drastique des salaires et des pensions. Et on a appris en 2013, que le groupe SNCF (France) est sur les rangs de « l’appel d’offre » pour racheter des parties du réseau grec !

·         En France, l'expérience de « l'ouverture à la concurrence » dans le transport ferroviaire de marchandises depuis 2006 à confirmé notre analyse. Alors même que le fret SNCF transportait 55 GTK en 2000, le volume global transporté par tous les opérateurs confondus n'est que de 34 GTK. Les tarifs ont augmenté, des triages entiers ont été fermés avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. La « concurrence » est brandie pour justifier les attaques permanentes contre la réglementation du travail des cheminots. Les cheminots sont déjà divisés dans plusieurs « branches » et « activités » prêtes à être privatisées, avec souvent une interdiction absurde de coopérer ensemble. Partout, la priorité est aux économies, y compris sur la maintenance des voies, la formation et le nombre de personnel. Pour les voyageurs, les prix continuent à augmenter chaque année. La réforme ferroviaire en préparation (ouverture des débats au parlement le 16 juin 2014) vise à aggraver cet état de fait en abrogeant la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, pour l'aligner sur ce qui se pratique chez les opérateurs privés, et en réorganisant les cheminots, qui seront divisés dans 3 entreprises distinctes, afin de faciliter la privatisation du réseau.

Les syndicats des travailleurs du transport, affiliés et amis de la FSM,

soutiennent la mobilisation nationale des cheminots français,

à partir du 22 mai prochain, contre ce projet de réforme ferroviaire !

Pour nos syndicats, amis et membres de la Fédération Syndicale Mondiale, le constat est simple, le patronat de chacun des pays de l’Union, coalisé par le biais des institutions de l'Union Européenne, applique les mêmes recettes partout en Europe.

Pour la Fédération Syndicale Mondiale, ces deux dernières décennies n'ont fait qu’illustrer le fait que, sans un monopole public ferroviaire du transport de marchandises et de voyageurs, débarrassé du parasitisme de la recherche capitaliste du profit, il n’est pas possible d’assurer la satisfaction des besoins populaires en matière de transport ferroviaire.

C'est le sens de notre revendication affirmant l'exclusion des intérêts privés, la fin de la mise en concurrence dans le chemin de fer partout. La « réforme » dont nous avons besoin, c'est la réunification de tous les cheminots dans chacun des pays au seind’un monopole public, tourné exclusivement vers la satisfaction des besoins populaires, et placé sous le contrôle de ses travailleurs et de ses utilisateurs. Avec les embauches en nombre suffisant etune réglementation du travail de haut niveau, pour assurer un service de qualité et garantir la sécurité des circulations.

Pour nos syndicats, membres et amis de la Fédération Syndicale Mondiale, il est grand temps de rompre avec la fuite en avant du « lobbying » en direction des institutions de l’Union Européenne, comme le prône la CES, il est l’heure de remettre à l'ordre du jour dans tous nos pays respectifs, la lutte de classe et de masse par la grève dans les chemins de fer contre les politiques de privatisation et de casse de nos droits sociaux.

 

 (blog jacques.tourtaux)

 

carteurope

19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/05/2014

[mpep] Trois tracts, deux affiches et des vidéos pour le boycot t de l'élection européenne.

 
 
From: M'PEP
Sent: Friday, May 9, 2014 8:54 PM
 
Subject: [mpep] Trois tracts, deux affiches et des vidéos pour le boycott de l'élection européenne.
 
TROIS TRACTS, DEUX AFFICHES, DES VIDÉOS ET DE L'AUDIO POUR LE BOYCOTT DE L’ÉLECTION EUROPÉENNE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 9 mai 2014.

En cette « journée de l’Europe » du 9 mai, une synthèse était nécessaire des raisons conduisant à rejeter l’Union européenne, l’euro et l’OTAN, et donc à boycotter l’élection européenne. Vous trouverez cette synthèse ci-dessous :
 
  • Bande audio : Table ronde sur Radio Africa 1 sur les enjeux de l’élection européenne
    "Le Grand Débat animé par Francis Laloupo avec Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP ; Cyril Castro, candidat des Français de l’étranger sur la liste « Europe citoyenne » [de l’ancienne ministre Corinne Lepage], président du mouvement « Europe populaire » ; Badr Slassi, premier adjoint Divers Gauche au maire de Goussainville (95)."
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3753



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Editeur : M'PEP
http://www.m-pep.org
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18:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2014

FRANCE: [mpep] Les vidéos du lancement de la campagne de boycott de l'élection européenne

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From: M'PEP
Sent: Wednesday, April 30, 2014 7:50 PM
 
Subject: [mpep] Les vidéos du lancement de la campagne de boycott de l'élection européenne
 
LES VIDÉOS DU LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE BOYCOTT DE L’ÉLECTION EUROPÉENNE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 30 avril 2014.
 
C’est le 26 avril à Paris que le Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne (CNR-RUE) a lancé sa campagne de boycott de l’élection européenne. Le thème du meeting était : Pourquoi le boycott de l’élection du Parlement européen est-il nécessaire et légitime ?
 
Pour accéder aux vidéos, cliquez ci-dessous :

 

Pour signer l’Appel national au boycott des élections européennes, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3528

Pour accéder au site du Comité national de résistance républicaine à l'Union européenne (CNR-RUE),
cliquez ici : http://www.cnr-rue.fr

 


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Editeur : M'PEP
http://www.m-pep.org
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Pour vous inscrire à nouveau, il vous suffira d'envoyer un message à cette adresse : mpep-subscribe@liste.mpep.fr
ou d'en faire la demande en écrivant à l'adresse suivante contact@m-pep.org

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21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |