09/12/2014

FRANCE "démocratique": Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurai t pas « RÉGNÉ » plus de 6 MOIS !

 
 
-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Tuesday, December 9, 2014 8:21 PM
 
Subject: Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurait pas « RÉGNÉ » plus de 6 MOIS !
 
publié sur différents sites :
 
Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurait pas « RÉGNÉ »  plus de  6 MOIS !
Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et  sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République
n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas
représenté par les partis institutionnels, la simple idée de  revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que  l’ annulation des élections
de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir  et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes
du profit capitaliste et les fondements du  système.
 
Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti,  sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en  effet, toutes les
annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital.
Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système 
capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en  place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à  produire
toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son  émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique  afin de faire
éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.
 
IL EST URGENT D’EN FINIR AVEC LE CAPITAL
Les  crises économiques sont inévitables dans le système capitaliste, comme l’avaient  démontré Marx et beaucoup d’autres. La suraccumulation du Capital
ne peut  conduire qu’à cela. Mais l’origine de la crise qui nous frappe aujourd’hui  démontre encore davantage l’aspect inhumain de ce système : la spéculation
  immobilière sur les ménages étasuniens les plus pauvres, devenus insolvables  comme cela était prévisible. Désormais, le total des emprunts sur la planète
est  devenu 75 fois plus important que les richesses réellement créées. Les  institutions financières au service du Capital ont cyniquement décidé d’en étendre
les effets à l’économie mondiale pour se rembourser sur le dos des  peuples. Les gouvernements occidentaux, à leur service, ont transformé cette créance
privée en dette publique des États. Ce faisant, ils ont renforcé une  arme redoutable contre les acquis des populations. S’ est alors accélérée une  politique
ouvertement en faveur du Capital, faite de lois antisociales, de  cadeaux fiscaux, d’exonérations de cotisations sociales, de plans de  licenciements, mettant les
pays sous la coupe des marchés financiers.
 
La  généralisation du « libre échangisme » se voulant sans barrières et sans  possibilité d’intervention des peuples pour faire valoir leurs droits, baptisé  pudiquement
« mondialisation », a franchi dès lors une nouvelle étape. Outil  essentiel du Capital, l’UE a joué et joue pleinement son rôle pour dessaisir les  peuples de leur
pouvoir d’intervention politique en niant leur souveraineté dans  les cadres historiquement constitués. Elle a été conçue pour ça. Elle ne peut  être orientée pour
faire autre chose.
 
La situation ainsi créée a aiguisé  l’appétit expansionniste des capitalistes pour mettre la main sur les richesses  de toute la planète, au mépris des droits des peuples
souverains sur leur  territoire. Ainsi s’explique la multiplication des interventions militaires  meurtrières ces dernières années au nom du prétexte fallacieux de la
défense des  droits de l’homme. Cela s’ appelle l’impérialisme, stade suprême du capitalisme.  Il n’a pas fini de nuire et peut conduire à la fin de l’humanité.
 
LA  RIPOSTE POPULAIRE EXISTE ET CHERCHE À ÊTRE EFFICACE
En 2009 et en 2010, les  mobilisations ont été massives, animées par le mot d’ordre « La crise, c’est  eux, la solution, c’est nous ! ». Malgré les tentatives des directions
des  organisations institutionnalisées d’en amoindrir la portée, l’esprit de ces  mobilisations est toujours là. Il pose la question de la nécessité de  l’ augmentation
massive et générale, directe et socialisée, des salaires, de la  promotion des services publics et du financement socialisé de la protection  sociale, comme exemple
à étendre à d’autres sphères de la société pour contrer  les prétentions du Capital.
 
Mais là ne s’arrêtent pas les potentiels de  ces luttes qui continuent depuis – malgré l’absence d’impulsion de ceux investis  de la responsabilité de les faire converger.
La conscience grandit ; seul le  Travail crée des richesses ; il est donc légitime à décider de leur utilisation,  et pourtant il est exclu du pouvoir. Et cette légitimité qui
grandit détruit  d’autant celle de ceux qui gouvernent dans la forfaiture la plus totale. 
 
Le point commun de ceux qui agissent est un attachement indéfectible à  la démocratie et à son cadre d’expression issu de la Révolution de 1789, la République.
Pourtant, les institutions politiques françaises mises en place en 1958 et maintenant celles européennes cadenassent toutes possibilités d’ une  expression démocratique.
Ainsi, le Capital qui les a créées dans ce but assure  sa suprématie pour asservir le Travail et pour lui confisquer les richesses  qu’il crée. Elles réduisent les idéaux
progressistes que peut porter la notion  de Gauche à chercher des solutions dans un cadre toujours plus réduit, elles  excluent les travailleurs des lieux de décision,
et sont une machine infernale  pour briser les luttes au nom du respect de la légitimité des élus qui votent  pourtant des lois contre l’intérêt populaire majoritaire.
 
AUCUNE  DICTATURE, FUT-ELLE D’APPARENCE DÉMOCRATIQUE, NE PEUT DURER SANS CADRAGE DE SES  OPPOSANTS
 
Ainsi les pouvoirs successifs ont compris l’utilité dans notre  pays, d’un courant idéologique d’extrême droite pour dévoyer la colère et le désespoir. Non seulement
cela permet de les contenir dans le« cadre », mais en  plus cela protège le cadre lui-même. Car comme dans toute institution à visage démocratique, si personne ne
participe au vote, l’institution devient de fait  caduque et c’est tout le régime totalitaire mis en place par le Capital qui  tombe. Et nous l’avons vu lors des dernières
élections européennes où tous ceux  qui se sont abstenus se sont vus accusés d’avoir fait le jeu du Front National !  Au passage, ces détracteurs sont beaucoup moins
regardants sur la montée  fasciste en Ukraine soutenue par l’occident et la France… Il faut voir l’énergie  déployée par la classe dominante pour nous faire voter afin
de légitimer ses  institutions totalitaires… Dans certains pays, c’est même obligatoire ! Nous  aimerions autant d’acharnement pour les élections prud’hommales.
 
Le  pouvoir socialiste en use, mais ce n’est pas nouveau ; rappelons-nous de la  déclaration de Bérégovoy, 1er ministre en 1993 : « nous avons tout intérêt à  pousser le
FN, cela rend la Droite inéligible ». Face aux luttes contre les  projets gouvernementaux dictés par le Capital, le pouvoir répond «pas de  négociations » hors du cadre
imposé. Dès lors, toute velléité d’une confrontation prolongée pour imposer un autre cadre conforme aux véritables revendications défendues dans les luttes se voit
soumise au chantage à la « chute » du gouvernement conduisant à des élections législatives anticipées qui  favoriseraient le FN. Ainsi toutes les organisations, politiques
ou syndicales,  institutionnalisées ou qui veulent rester dans le cadre actuel, en sont  neutralisées de fait.
 
Au lieu de diaboliser le FN, conduisant de fait à  un appel déguisé à l’ unité nationale des républicains au nom de la lutte contre  le fascisme, il faudrait en caractériser la
nature : le FN est une béquille du  Capital pour dévoyer le mécontentement légitime, diviser les créateurs de  richesses suivant leur nationalité, et ainsi participer à
empêcher les  convergences tout en évitant que le Travail prenne conscience de son rôle  propre. Le Travail est exclu des institutions du Capital. Les rendre illégitimes
est une condition indispensable pour sortir du capitalisme. Ceux qui sont au  pouvoir ne sont pas élus et ceux qui sont élus ne sont pas au pouvoir, mais  participent
à la farce. Le Travail ne peut être représenté que par lui même et  n’ oublions jamais que ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie !
 
C’est pour contribuer à ouvrir d’autres perspectives que  ROUGES VIFS IDF existe. C’est dans cette logique que nous relançons notre site  internet.
Parce que nous sommes le Peuple et que nous sommes légitimes à être le  pouvoir de décider !
 
 
le 28 novembre 2014
 
 
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«  L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main, ça c’est 
l’adversaire. L’ennemi c’est celui qui est derrière toi, un couteau dans
le dos.  »
Thomas Sankara
 

21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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