28/02/2015

Bienvenue chez Orwell: Nous sommes en guerre.

lcg/dc/cedc
 
 
From: Pierre Lévy
Sent: Saturday, February 28, 2015 7:51 PM
 
Bienvenue chez Orwell
 

Nous sommes en guerre. C'est ce qu'a martelé le premier ministre. C'est ce qu'a répété Nicolas Sarkozy. C'est ce que psalmodie, depuis les sanglants attentats de Paris, une large part de la caste médiatico-politique française, mais aussi européenne. Or la première victime d'une guerre est toujours la vérité, en l'occurrence la liberté d'information, d'opinion et d'expression. Ce constat classique n'a pas tardé à se confirmer. Tout d'abord à travers l'uniforme qu'ont revêtu les grands médias audiovisuels. (...)Société
 
 

Ce constat classique n’a pas tardé à se confirmer. Tout d’abord à travers l’uniforme qu’ont revêtu les grands médias audiovisuels. Quatre jours durant, hors les équipées meurtrières et la traque – diffusée à la manière d’un obscène spectacle en temps réel – il ne s’est rien passé ni en France, ni dans le monde. Des dizaines de victimes tuées, ce même 7 janvier, par une bombe au Yémen ? Pas trace. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés à Baga (Nigéria) ? Pas le moment. Les autorités égyptiennes qui décident de raser Rafah (75 000 habitants), évacuent sans ménagement la population et dynamitent des quartiers entiers ? Pas un mot. Dans un tout autre registre, l’écroulement des prix du pétrole, la dégringolade de l’euro ? Aucune importance. Les abattoirs GAD (Manche) menacés de dépôt de bilan, 400 chômeurs à la clé ? Disparus. Que les tragiques événements du début du mois, et la légitime émotion qu’ils ont provoquée, méritent une large couverture des radios et télés, nul ne le conteste. Que celle-ci évince littéralement toute autre information, voilà qui n’est ni acceptable, ni rassurant. 

Le deuxième niveau de conséquences est institutionnel. La seconde loi « anti-terroriste » du quinquennat (qui est aussi la quinzième depuis 1986) n’est pas encore entrée en application que certains plaident déjà pour un « patriot act » à la française, qui limiterait ouvertement les libertés des citoyens. Et si Manuel Valls a pris soin de préciser qu’il ne souhaitait pas de « mesures d’exception », il a exhorté l’UE à adopter sans tarder les dispositions dites PNR qui visent à enregistrer et transmettre le suivi détaillé de chaque passager aérien. Seraient ainsi tracées pas moins de soixante informations sur tout voyageur, parmi les plus personnelles. D’aucuns appellent du reste de leurs vœux un « FBI » de l’UE – et pourquoi pas une NSA ? D’autres souhaitent le renforcement du parquet fédéral européen embryonnaire, Eurojust. 

Il est une troisième catégorie de conséquences, qu’on pourrait nommer : police de la pensée. Le cas de Dieudonné M’Bala M’Bala est à cet égard emblématique : on peut penser ce que l’on veut de ce dernier (comme l’on peut penser ce que l’on veut de Charlie Hebdo), son placement en garde-à-vue, puis son renvoi en correctionnelle pour avoir affirmé « je suis Charlie Coulibaly » fait froid dans le dos. Au titre de l’« apologie du terrorisme » (un grief récemment introduit, et qui vaut y compris pour les conversations privées), une cinquantaine de procédures sont actuellement engagées, de premières condamnations à des années de prison ferme sont prononcées. Des traitements psychologiques (sic !) sont imposés à des gamins qui avaient refusé de participer à une minute de silence (mais que vaut l’émotion vraie, quand le recueillement est imposé par décret ?). Des employés municipaux sont sanctionnés, comme à Lille, pour n’avoir point participé au moment collectif – et l’avoir expliqué. Et demain, le simple fait de chercher à comprendre les raisons du drame, sera-t-il suspect, voire punissable ? C’est sans doute cela que saluait l’eurofédéraliste Guy Verhofstadt (libéral flamand) lorsqu’il jubilait au même moment : « pour la première fois est née l’Europe des valeurs ». 

La palme revient sans doute à Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France 2. Le 13 janvier, emportée par son élan, celle-ci, désignant du doigt ceux qui « ne sont pas Charlie », lançait : « ce sont eux que nous devons repérer » et « traiter ».
Au nom de la liberté d’expression, certainement. Orwell n’est plus loin. 

Ce jour-là, Charb, Cabu, Wolinski et les autres ont été assassinés – une seconde fois. 

Source : 
Bastille République Nation

 

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21:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2015

FRANCE-SYRIE: Communiqué de Jacques Myard Député de la nation r etour de Syrie

FRANCE-SYRIE:  Communiqué de Jacques Myard Député de la nation retour de Syrie:
 
voici donc ce qui dérange tellement HOLLANDE-VALLS-FABIUS, ... !
 
RoRo
 
Jacques MYARD est parlementaire UMP:

Travaux et prises de position

Politique étrangère et francophonie

Il prône une politique étrangère indépendante, fondée sur la multiplication des coopérations multilatérales et bilatérales. En 2003, il défend la position française sur l'Irak..

Jacques Myard s'est engagé en faveur du « non » lors de la campagne du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe (2005). Il est également l'un des deux députés UMP qui ont voté contre la loi autorisant la modification de la Constitution en vue de la ratification du traité de Lisbonne le 16 janvier 2008, estimant que ce dernier était identique au traité constitutionnel.

Partisan du principe de la dissuasion nucléaire, et en particulier de la politique gaullienne quant à la question, il a rédigé avec Jean-Michel Boucheron un rapport sur l'avenir des négociations du TNP et de l'avenir nucléaire de l'Iran.

Vice-président du groupe d'Amitié France-Syrie, il s'oppose à une intervention armée occidentale contre le régime de Bashar Al-Assad ainsi qu'à la livraison d'armes aux rebelles syriens, précisant que ces armes tomberont aux mains des groupes islamistes. Il souligne l'aspect de poudrière que représente le Moyen-Orient actuel et considère qu'une attaque ne fera qu'aggraver la situation. Il a également rappelé l'importance des négociations à Genève avec Moscou.

Jacques Myard est membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Il a pris position au sujet de l'emploi de la langue française, et a notamment été à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel sur la ratification du Protocole de Londres sur la non traduction des brevets en Europe, qu'il qualifia de « grave menace pour l'usage du français ».

 
 
 
Sent: Friday, February 27, 2015 7:35 PM
 
 
 

            valmy

       
                Solidarité avec la Syrie souveraine
   
        Communiqué de presse
        Retour de Damas  par Jacques MYARD, Député de la Nation
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5653
 

Communiqué de presse

Retour de Damas 
par Jacques MYARD, Député de la Nation

vendredi 27 février 2015, par Comité Valmy


COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

Le 27 FÉVRIER 2015

A/S : Retour de Damas

J’ai effectué avec trois parlementaires de l’Assemblée Nationale du groupe amitié France-Syrie, un voyage à Damas du 23 au 26 février.

Ce voyage a été organisé avec le concours d’un certain nombre de personnes connaissant bien le proche orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie.

Ce voyage a suscité la colère des plus hautes autorités de l’Etat. Si le sujet n’était pas sérieux, je pourrais en rire. En effet, la diplomatie n’est pas l’art de parler qu’avec ses amis mais d’essayer de trouver des solutions politiques à une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts.

Camper sur des postures dites morales, la main sur le cœur et refuser d’agir en prenant en compte les réalités est 100 fois pire qu’une faute morale. C’est une faute politique géostratégique qui ne peut aboutir qu’à la continuité de la guerre civile, avec son cortège d’horreurs.

Nous avons rencontré sur place du côté des autorités gouvernementales, le Président du Parlement, Jihad Allaham, le ministre des Affaires Etrangères ,Walid Moallem, le Vice- Ministre des Affaires Etrangères, le docteur Ayman SOUSSAN francophone, ainsi que l’Ambassadeur de Syrie à Beyrouth et nous avons été reçus à dîner par le grand Mufti, Ahmad Badr Al Din Hassoun, entouré du patriarche catholique Grégorius III et du patriarche Grec Orthodoxe, Ignace IV Hazim. Les deux patriarches chrétiens nous ont fait part de leur soutien à la politique du gouvernement.

Nous avons rencontré également Sœur Agnès Mariam de la Croix, de manière inopinée, dans le hall de l’hôtel.

Nous avons visité un hôpital généraliste où nous avons malheureusement vu des fillettes entre la vie et la mort. Il nous a été indiqué qu’il y avait un embargo sur les médicaments et les pièces de remplacement des équipements médicaux.Ce n’est pas acceptable .

Nous avons visité une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés, rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge où nous avons pu obtenir des informations intéressantes sur la situation sanitaire, rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser, visité le Lycée Charles de Gaulle où malgré l’adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français : c’est inadmissible.

De plus, à l’hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l’ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramzy Clark ce qui prouve qu’il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains.

De l’ensemble de ces prises de contact et aussi des entretiens que nous avons eus avec des responsables libanais à Beyrouth, très inquiets de la situation en Syrie, je retiens les éléments suivants à l’exclusion de notre conversation avec Bachar Al Assad dont je rendrai compte personnellement par écrit au Président de la République.

1) Il n’existe pas à ce stade de possibilités de victoire militaire sur le terrain d’un parti ou de l’autre.

Le gouvernement tient une grande partie du pays (60 % ? ) mais il existe toujours des zones d’insécurité y compris dans le voisinage de Damas. Les terroristes syriens seraient entre 50 et 80 000 selon diverses sources.

2) L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger le départ de Bachar au motif qu’il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l’unité de l’armée, le Liban sera balayé, le chaos s’installera sur tout le Proche et Moyen Orient.

3) Seul un règlement politique peut ramener la paix.

A ce titre, il convient de relever :

- que Damas a donné son accord pour un cessez le feu de 5 semaines au représentant de Benkimoun. Stéphane de Mistoura négocie avec 5 groupes d’insurgés à Alep,

- qu’il y a eu récemment des négociations directes entre le gouvernement de Damas et des opposants à Moscou,

- que le gouvernement a mis en place un comité de conciliation nationale avec des députés Kurdes qui "déclarent leur volonté de rester dans la patrie syrienne".

L’amnistie a été accordée à des terroristes repentis qui ont déposé les armes.

Il est évident qu’au-delà des postures qui ne font en rien avancer la sortie du conflit, il faut des initiatives pour avancer à petits pas. Le point n’est pas de savoir si on aime ou pas Bachar, il est un élément du conflit incontournable. Exiger son départ, c’est à coup sûr, poursuivre une guerre civile pendant des années.

4) Droits de l’Homme : j’avais avec moi une dépêche AFP mentionnant que des défenseurs de la liberté d’expression, membres du centre syrien pour les médias, étaient emprisonnés.

J’ai donné cette liste au Vice-Ministre des Affaires Etrangères en disant qu’il serait bien de faire un geste. Sur ce point précis, j’en ai personnellement parlé à Bachar Al-Assad lors de notre entretien.

De retour à Beyrouth, mercredi soir dans la nuit, j’ai appris qu’Ulaï Hussein avait été libéré sous caution.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est à la suite de mon intervention mais je le constate.

La France doit urgemment changer de politique en Syrie. Certains experts dénoncent l’incohérence de la France dans la lutte contre les terroristes. Nous luttons contre eux au Sahel, au Mali, au Nord Nigéria, en Irak, mais nous avons une politique confuse et brouillée en Syrie.

Je rappelle qu’à l’Assemblée Nationale, Alain Marsaud a montré aux députés des fusils Famas, livrés à l’ opposition dite modérée et qui se sont retrouvés dans les mains d’Al Nosra.

Tous nos interlocuteurs, au-delà du cercle gouvernemental, ont dénoncé le double langage et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, ce dernier pays commerce avec Daech et lui permet ainsi d’avoir des subsides financiers importants.

5) Un dernier point : nous avons appris qu’un gouvernement arabo-musulman emblématique devrait établir prochainement des relations diplomatiques avec Damas...

A suivre !

20:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/02/2015

BELGIQUE: L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement

bpc/cedc
 
 
 
 
 
From: Quentin Vanbaelen
Sent: Wednesday, February 25, 2015 10:48 AM
Subject: L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement
 
LA BELGIQUE ? Ça, c' est un pays "démocratique", au capitalisme "à visage humain", ... Mais pas pour tout le monde !
 
RoRo
 
L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement
 
25 Février 2015
auteur: Peter Mertens
 
La suppression de l’exemption pour « circonstances sociales et familiales » pour les chômeurs ainsi que d’autres mesures afin de pousser les chômeurs à rechercher activement un emploi ne sont pas des mesures d’austérité, mais des mesures d’humiliation. Une carte blanche de Peter Mertens, président du PTB, publiée sur levif.be.
 
Au début de l’été 2013, après un combat d’un an et demi contre le cancer, la mère de mon fils aîné est décédée. Sa meilleure amie, Lucia, a pris en charge les soins à domicile les plus lourds : les soins palliatifs. On ne peut qu’avoir un profond respect pour un tel engagement. Voir décliner les êtres les plus chers et être quotidiennement présent pour les soigner et les aider le plus possible exige un grand courage. C’est un des moments les plus difficiles de l’existence.
 
Les soins à un proche constituent un engagement, surtout dans une société où il y a de moins en moins d’investissements structurels dans le secteur des soins.
 
Je peux être content que Lucia n'était pas au chômage. En effet, contrairement aux gens qui ont un emploi, les chômeurs ne peuvent pas prendre de congé pour soins palliatifs. Ils peuvent toutefois demander une exemption « pour circonstances sociales et familiales ». Moyennant une allocation bien moindre, c’est-à-dire de 260 euros par mois la première année et de 211 euros par mois la deuxième année, ils peuvent alors s’occuper de soigner un proche. Ou, plus exactement, ils pouvaient. Car depuis le 1er janvier, l’exemption « pour circonstances sociales et familiales » a été supprimée. Et les chômeurs et chômeuses ne peuvent donc plus assumer de tâches de soins palliatifs.
 
Les soins de proximité demandent du temps
 
Lucia, elle, a pu bénéficier d’une interruption de carrière. Un travailleur peut également recourir au crédit-temps ou au congé thématique. En effet, les soins de proximité demandent du temps, ce n’est pas une chose qu’on peut intercaler en coup de vent entre deux autres activités. Ce n’est pas un hasard si plus de la moitié des gens qui soignent un proche travaillent moins, voire arrêtent complètement leur activité professionnelle. C’est pourquoi le « crédit temps pour soins » a récemment été porté de 26 mois à 48 mois. Les soins à un proche constituent un engagement, surtout dans une société où il y a de moins en moins d’investissements structurels dans le secteur des soins. Un conjoint souffrant d’un cancer, un enfant ou un membre de la famille gravement malade, cela peut nous arriver à tous. Et on fait alors tout pour s’en occuper.
 
Parmi les 6 076 personnes qui, en décembre 2014, recouraient à ce système, 94 % sont des femmes.
Les travailleurs peuvent donc prendre un congé spécifique, mais pas les demandeurs d’emploi. Pour le gouvernement, les demandeurs d’emploi n’ont pas le choix. Depuis le 1er janvier, l’allocation mensuelle limitée de 260 ou de 211 euros n’est plus possible et les demandeurs d’emploi doivent rester disponibles sur le marché de l’emploi, continuer à rechercher activement du travail et accepter tout « emploi convenable ». Si des demandeurs d’emploi choisissent quand même d’assumer des soins palliatifs ou de proximité pour des membres de leur famille gravement malades, ils perdent tout simplement toute allocation. On met ainsi les gens dos au mur.
 
« J’aurais préféré continuer à exercer ma profession »
 
« Vous savez, j’aurais préféré continuer à exercer ma profession et avoir trois garçons en bonne santé. Mais je m’occupe de mes enfants, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux », confiait Miet Neetesonne la semaine dernière à un journal. Un des fils de Miet souffre d’un trouble autistique et un autre d’une anomalie chromosomique. « Ce n’était pas possible d’à la fois travailler et m’occuper d’eux et de leurs soins. En même temps, chercher activement du travail était encore moins envisageable ; j’ai donc introduit une demande d’exemption. L’allocation de 260 euros était insuffisante, mais la supprimer, c’est vraiment une douche froide. » Quelle est l’alternative pour quelqu’un dans la situation de Miet ?
 
« Cela revient à décréter que les chômeurs n’ont pas le droit d’avoir un enfant malade parce qu’ils doivent chercher du travail et être disponibles pour le marché de l’emploi », souligne à juste titre Magda De Meyer, du Conseil des femmes. Le Conseil des femmes insiste sur le fait que la suppression de l’exemption touche surtout les femmes, dont bon nombre de mères célibataires. L’exemption « pour circonstances sociales et familiales » pouvait également être invoquée pour se charger d’élever des enfants de moins de quatre ans. Parmi les 6 076 personnes qui, en décembre 2014, recouraient à ce système, 94 % sont des femmes.
 
Ce n’est pas une mesure d’austérité, c’est une mesure d’humiliation
 
Le fait qu’on propose cette mesure comme une mesure d’austérité est doublement cynique. En effet, si on offre à nouveau une allocation de chômage complète aux 6 076 chômeurs qui recourent aujourd’hui à l’exemption « pour circonstances sociales et familiales », cela coûte plus cher à l’État. À moins, évidemment, que l’intention ne soit que les personnes qui effectuent des soins de proximité assument quand même ces tâches et qu’ils soient par conséquent suspendus.
 
Tout, et tout le monde doit fonctionner à l’aune du marché de l’emploi, et le fait qu’il y ait 650 000 chômeurs et trop peu d’emplois n’y change rien
La mesure s’inscrit surtout dans la politique d’activation de ce gouvernement. Une politique d’activation qui doit accroître la pression sur le marché de l’emploi. Depuis le début de cette année, des milliers de jeunes ont perdu leur allocation d’insertion en raison des conditions bien plus strictes pour l’octroi de celle-ci. De même, les prépensionnés dans le « régime de chômage complément d’entreprise » (RCC) sont à nouveau appelés à être actifs sur le marché de l’emploi, en dépit des accords passés précédemment. Des travailleurs en incapacité de travail seront mis sous pression après trois mois supplémentaires d’incapacité en vue d’une « réintégration plus rapide dans le marché de l’emploi ». Cela vaut aussi pour tous ceux qui se sont retrouvés en chômage temporaire. Ici, le gouvernement veut limiter la durée maximale. Quant aux travailleurs à temps partiel, ils seront eux aussi soumis à des pressions supplémentaires, via la réduction de moitié de leur allocation de garantie de revenu au bout de deux ans.
 
Tout, et tout le monde doit fonctionner à l’aune du marché de l’emploi, et le fait qu’il y ait 650 000 chômeurs et trop peu d’emplois n’y change rien. C’est devenu une politique européenne. Plus il y a de gens activés, plus on peut comprimer les conditions de salaire et de travail. Et pour ceux qui ne se laissent pas pousser dans cet entonnoir, sanctions et suspensions sont prévues. Vous devez soigner une amie atteinte d’un cancer ? Dommage ! Vous devez vous occuper de votre fils souffrant d’un trouble autistique ? Dommage ! À vous de vous débrouiller...
 
Quand les banques ont chuté, leur a-t-on dit de se débrouiller ?
 
A-t-on évoqué un service communautaire obligatoire pour les grands banquiers ? Or il s’agissait des gens qui avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
Dans ce pays, les gens qui doivent essayer de s’en sortir avec une allocation se voient imposer de plus en plus de conditions. On doit être disponible, on doit suivre des formations, on ne doit pas se montrer trop difficile. Et, si on ne satisfait pas aux conditions, on est sanctionné. Herman Deleeck, du Centre de politique sociale de l’Université d’Anvers, parle de chasse aux sorcières : « La volonté d’accroître le taux d’activation est de plus en plus orientée vers les recoins les plus petits de la société. Cela se traduit presque par une chasse aux sorcières à l’encontre de ceux qui ne se sont pas encore sur le marché de l’emploi. Pour ce groupe, la politique est de plus en plus sévère. »
 
Cette politique est en contraste frappant avec la manière dont sont traitées d’autres couches de la société. Quand les banques ont chuté, on nous a martelé qu’il fallait intervenir rapidement, sous peine de voir capoter toute l’économie. C’était une question de survie collective. Aujourd’hui, on peut se poser un certain nombre de questions. A-t-on parlé d’« activation » ou de « débrouillardise » aux banquiers ? A-t-on exigé que ces banques se rétablissent d’elles-mêmes ? A-t-on demandé alors aux CEO des principales méga-banques de suivre des formations complémentaires auprès de l’Onem pour prouver qu’ils pouvaient vraiment travailler dans le secteur bancaire ? A-t-on évoqué un service communautaire obligatoire ? Or il s’agissait bien des gens qui avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
 
Les plus grands allocataires du continent
 
Non, on a sorti de l’argent. Beaucoup d’argent. Les banquiers européens ont bénéficié d’une injection de 1 600 milliards d’euros pour s’en sortir. Ils ont été les plus grands allocataires du continent. Et ils sont à nouveau en quête du profit maximal. Aujourd’hui, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) fait savoir qu’il va étudier la proposition de la Banque nationale d’augmenter une fois de plus le prix des opérations bancaires. Le gouvernement est tout ouvert au souhait des grandes banques d’augmenter encore leur bénéfice, aux dépens de leurs clients.
 
C’est ainsi que nous allons toujours plus loin dans le sens d’une société à deux voies. Pour une classe de gens, il n’y a que peu de soutien, beaucoup de conditions et des sanctions sévères. Pour l’autre classe, il y a beaucoup de soutien, quasiment aucune condition, et des sanctions que l’on éviter en payant.
 
Une chaude résistance sociale
 
Peut-être vaudrait-il mieux investir dans de nouveaux emplois, au lieu d’activer les prépensionnés et les personnes qui soignent des proches.
Pour les plus de 6 000 chômeurs qui veulent assumer la lourde tâche de soigner un proche malade ou en soins palliatifs, ces derniers jours ont dû être particulièrement pénibles. Le fait est que la mesure a été prise et que les trois partis gouvernementaux y ont apposé leur signature. Et le fait est aussi que tout cela est en contraste frappant avec la « Flandre chaleureuse » promise au Nord du pays avant les élections. Le parti de De Wever avait ainsi résumé son programme électoral en 25 engagements. Parmi ceux-ci, nous lisons : « Engagement n° 3 de la N-VA : une politique chaleureuse et sociale. » Et, plus loin : « Engagement n° 15 de la N-VA : une politique familiale chaleureuse. » Il n’y a que l’automne de protestation sociale qui a été chaud, comme le sera sans doute aussi le printemps de résistance sociale.
 
Un compromis qui n’en est pas un
 
Parmi les partis gouvernementaux, personne n’a remis en question la chasse à l’activation. La seule chose que les chômeurs qui prennent en charge des soins de proximité ont reçue, c’est la vague promesse d’un compromis encore plus vague. « Les chômeurs qui peuvent prouver à l’aide d’une attestation médicale qu’ils assument des soins pour un membre de leur famille — jusqu’au deuxième degré — continuent à être exemptés de l’exigence normale de “disponibilité pour le marché de l’emploi” », peut-on lire dans une des versions de ce compromis.
 
Si cela devait s’avérer, les amis et amies ne pourraient plus se charger des soins palliatifs. Et, dans ce cas, le discours reste pareil. Heureusement, Lucia, qui s’est chargée des soins palliatifs pour la mère de mon fils, n’était pas chômeuse. Car autrement, son allocation aurait été suspendue pour satisfaire à l’infernal moulin de l’activation. Peut-être vaudrait-il mieux investir dans de nouveaux emplois, au lieu d’activer les prépensionnés et les personnes qui soignent des proches.
 
 

22:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse !

Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse !

Mercredi 25 février 2015
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Les trois événements de janvier 2015 (les assassinats des 7, 8 et 9 janvier, la victoire électorale de Syriza du 25 janvier 2015, la démonstration de force de Podemos du 31 janvier 2015) n’ont pas appris grand-chose aux gauches françaises. Quant aux dirigeants politiques néolibéraux (François Hollande, le gouvernement Valls et la direction du PS), non contents d’avoir tué, dans le temps présent, l’idée de « gauche » en France, ils ont réagi en rajoutant un « catéchisme républicain » à une école des compétences largement dévouée aux désirs du patronat. À aucun moment, la direction néolibérale autour de François Hollande n’a voulu travailler sur les causes du séisme des 7, 8 et 9 janvier, dont Copenhague a eu droit à une réplique de même nature un mois plus tard. Son appel à des intervenants extérieurs à l’école pour prodiguer le nouveau « catéchisme républicain » n’est pas de bon augure pour la suite de l’histoire.

Quand à l’Autre gauche, elle se réduit de plus en plus à la fraction idéologique de la petite et moyenne bourgeoisie, qui ne possède plus aucune force propulsive pour s’allier avec la classe populaire ouvrière et employée, majoritaire en France, mais dont la plus grande partie s’abstient aux élections en partie par défiance envers elle. Pire, n’ayant rien appris de l’histoire des années 30, cette gauche observe, stupéfaite, que les couches déclassées tant de la classe populaire ouvrière et employée que des couches moyennes intermédiaires, lorgnent de plus en plus vers le FN. Les résultats de la 4e circonscription législative du Doubs sonnent le désastre imminent. Dans une circonscription populaire,

le Front de gauche allié au NPA et aux chevènementistes du MRC font 3,6 % ! La voie royale vers la marginalité.

Tirer les enseignements stratégiques

Au lieu de s’inspirer des exemples de Syriza et de Podemos sur les questions stratégiques, l’Autre gauche française se contente de meetings de soutien aux luttes, d’ailleurs sans jamais faire ici et maintenant ce que font ceux qui ont progressé aux élections en Espagne ou en Grèce : pas d’alliances avec les partis austéritaires (en France, alliances de larges secteurs du PCF avec les socialistes notamment), priorité à l’éducation populaire contre l’austérité (refus de l’éducation populaire de l’ensemble de l’Autre gauche française au profit de campagnes dans l’entre soi), agir dans le temps court pour répondre aux besoins du peuple comme dans l’exemple grec : dispensaires gratuits, crèches autogérées, etc. (alors qu’en France, on préfère la méthode du « votez pour moi et ça ira »).

Le communautarisme, maladie infantile de l’Autre gauche

La cerise sur le gâteau revient à la plupart des partis de l’Autre gauche qui viennent de se mettre à la remorque des ultra communautaristes des « Indigènes de la République » (seule la direction du Parti de gauche n’a pas signé cette mascarade politique)1. Après la mobilisation des communautaristes catho-empathiques de la « Manif pour tous » contre le mariage pour tous et la « cathophobie », voici l’opération des communautaristes islamo-empathiques pour

rassembler en meeting à Saint-Denis contre « l’islamophobie ». Commençons par noter la confusion de ce pseudo concept qui met dans le même pot les actions de haine contre les musulmans (qui doivent être combattues) et les critiques de la religion (qui doivent être libres dans toute démocratie laïque). Réunis d’abord en collectif le 13 décembre dernier2, les communautaristes des « Indigènes de la république » et leurs amis anti-laïques primaires ont décidé le

8 février de faire un meeting le 6 mars. Ensemble, ils fêteront à l’avance la déroute de l’Autre gauche aux élections des 22 et 29 mars 2015, qui montrera le fossé qui la sépare du peuple. Il n’y aura pas de transformation sociale et politique en France autour de ceux qui préfèrent la démocratie anglo-saxonne, pivot du néolibéralisme, à la République sociale et laïque, seul modèle alternatif au « mouvement réformateur néolibéral ». Regrouper tous les opposants aux quelques lois laïques qui restent dans notre pays constitue l’impasse définitive. Voilà où se sont enfermées les directions du PCF, d’EELV, d’ATTAC, du NPA, associées à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) proche des l’organisation internationale islamiste des Frères musulmans qui utilisent des conférenciers du type Hani Ramadan ou Hassan I qui poussent dont l’obscurantisme est patent.

Face au néolibéralisme, tout est à reconstruire !

Tirer les enseignements en termes de ligne politique

L’accord intervenu entre les dirigeants de l’Union européenne et Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis, respectivement premier ministre et ministre des finances de la Grèce, pour continuer à recevoir les « aides » européennes, pose les questions suivantes :

– « Est-il possible de sortir des politiques austéritaires sans rupture avec les politiques ordolibérales de la zone euro et de l’Union européenne ? » Toutes les Chroniques d’Évariste ont montré que non. Il n’y aura pas d’euro social. L’euro est construit uniquement pour et par les politiques néolibérales européennes.

– « Si rupture il faut, la question devient : quand doit-elle intervenir ? »

Selon nous, cette rupture ne peut pas se faire à froid de façon harmonieuse et idéaliste mais bien à chaud3 effectué sur ce sujet et donc du soutien populaire qu’il est nécessaire de garder jusqu’au moment de cette rupture. L’accord

accepté par Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis entraîne en fait le renvoi à plus tard des promesses électorales sur les politiques de temps court.

Si le gouvernement grec a remis la feuille de route exigée, il a en effet capitulé en rase campagne : il pourra toujours arguer qu’il n’y a plus de Troïka, mais il accepte que les « institutions » (celles de la Troïka !) évaluent les réformes promises avant de donner le feu vert à l’Eurogroupe du jeudi 26 février pour étendre jusqu’à fin juin le plan d’aide, rebaptisé « accord » (l’honneur est sauf), en cours. Selon Reuters, « l’ignoble Schäuble » (qui a finalement eu le dernier mot, contrairement à ce qu’annonçait triomphalement un tweet de Jean-Luc Mélenchon) aurait jugé le plan grec « cohérent et crédible » et aurait déjà demandé au Bundestag d’accepter cette prolongation en cas de feu vert des « institutions ». Et plus question de salaire minimum ni de retour sur l’essentiel des mesures d’austérité qu’avait mises en route le précédent gouvernement. Ça va tousser à Syriza ! Mais au moins, ceux qui s’interrogeaient sur le devenir de l’expérience Syriza, savent maintenant que le gouvernement grec n’a pas renversé la table, contrairement à ce qu’ils espéraient, mais qu’il est bel et bien passé dessous.

Il ne s’agit pas de tirer sur Alexis Tsipras, qui n’avait pas d’autre choix, il s’agit de tirer sur ceux qui ont propagé l’illusion qu’il pouvait en avoir un autre, les « intellos » pour briller, les politiques pour tenter de récupérer la dynamique Syriza-Podemos sans même en tirer les enseignements stratégiques. (Voir « L’euro : les six positions en présence » dans la note 3.)

Que faire ?

Devant ce désastre annoncé, nous ne voyons pas d’autres chemins que celui qui consiste à engager aujourd’hui un rassemblement de la gauche laïque anti-libérale et anti-capitaliste pour soutenir les initiatives d’éducation populaire existantes4 et créer les conditions d’une large campagne d’éducation populaire pour la transformation sociale et politique.

Hasta la victoria siempre (Jusqu’à la victoire finale) !

  1. http://indigenes-republique.fr/meeting-contre-lislamophobie-et-le-climat-de-guerre-securitaire/ []
  2. Collectif initié autour des ultra communautaristes anti-laïques et anti-républicains : Alain Gresh, les « Indigènes de la république », la LDH, le Collectif contre l’islamophobie en France, le Centre de recherches pour l’information et le développement, le Centre d’Etudes et d’initiatives de solidarité internationale, Islam et laïcité, le Front de gauche thématique contre l’islamophobie et contre le racisme, les « Mamans toutes égales » (favorables aux signes religieux dans des activités scolaires), du collectif des musulmans de France, de Présence et spiritualité musulmane, Jean Baubérot, etc. []
  3. Deux articles prémonitoires l’un de Michel Zerbato, économiste émérite de l’université de Bordeaux http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/lallemagne-ne-paiera-pas-2-limpossible-sortie-de-crise-dans-le-cadre-de-leuro-de-maastricht/4784 puis la chronique d’Evariste http://www.gaucherepublicaine.org/chroniquedevariste/leuro-les-six-positions-en-presence/6863. Lire aussi Néolibéralisme et crise de la dette, de Michel Zerbato et Bernard Teper, publié chez 2ème édition.)). Le moment doit être dicté par la tactique. Mais encore faut-il qu’elle se fasse. Et le choix du moment tactique est lié au niveau du travail d’éducation populaire ((Si Syriza fait de l’éducation populaire, elle n’est réalisée que sur la dynamique anti-austérité et non sur les processus pour en sortir. []
  4. Réseau Education Populaire http://www.reseaueducationpopulaire.info []

22:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

GRECE: le KKE reste à la tête du combat contre l’ EURO-DICTATURE des banques et des multinationales capitalistes ! : Déclaration du KKE 24.2.2015

GRECE: le KKE reste à la tête du combat contre l’ EURO-DICTATURE des banques et des multinationales capitalistes !
RoRo
 
Sent: Wednesday, February 25, 2015 10:34 PM
 
Subject: Déclaration du KKE 24.2.2015
 

Grèce

Déclaration du Bureau politique

du CC du Parti communiste de Grèce

· Aucune tolérance pour le nouvel accord gouvernemental avec l’UE prorogeant le Mémorandum.

· Abrogation immédiate des décrets d’application des Memoranda

· Récupération des pertes

· Rupture avec l’Union européenne, le capital et leur pouvoir

· Tous au rassemblement à la place de la Constitution [Syntagma]

Vendredi, 27 février à 19 heures où interviendra le SG du CC Dimitris Koutsoumbas

 

Le nouvel accord, signé par la coalition SYRIZA-ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, dans son essence et sa forme est la prorogation du Mémorandum et des engagements qu’il prévoyait ; c’est la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» englobent toutes les mesures négatives contre les travailleurs prises par le capital et son gouvernement avec l'UE dans des conditions de crise économique, des mesures qui contribuent à la reprise de la profitabilité capitaliste. Tout ce pour quoi le peuple grec a au cours des années précédentes saigné et combattu: la stricte surveillance, l'évaluation par la Troïka - que l’on appelle maintenant « les trois institutions » - le maintien et l'extension des orientations anti-ouvrières et antipopulaires.

 

Cet accord confirme que les négociations, même soi-disant « dures », menées dans les murs de l'UE visent le redressement capitaliste, et ont un résultat fermement antipopulaire. La dite « fière » négociation n’est que de la publicité mensongère.

 

Toute révision du programme précédent, comme par exemple la diminution des excédents primaires, ne se fera non pour soulager le peuple, augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais pour économiser les ressources gouvernementales de manière à soutenir le capital et les investissements pour sa profitabilité, ainsi que celle les prêteurs. Les salariés, les chômeurs, les artisans, les agriculteurs pauvres, les retraités, continueront à payer la « note » de tout redressement par la continuation de l'austérité, que le gouvernement nomme « vie frugale ».

 

Même les miettes, en direction particulièrement de l'extrême pauvreté, promises par le gouvernement dans son programme « flottent en l’air » et dépendront de l'accord avec les « Partenaires », et à condition que ne soit pas compromise la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la profitabilité des grandes entreprises.

 

C’est pour cela que la ND, le PASOK et les autres partis, centres du système, tels que la SEV [Association des entreprises et industries - NdT], qui les années précédentes avaient soutenu la politique impopulaire, accueillent positivement l'accord du gouvernement.

 

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à sa politique. Il cherche à tromper et à charger le peuple des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, de transformer le peuple en claque gouvernementale, le convaincre qu'il doit poursuivre ses sacrifices et se suffire de miettes.

 

Aucun soutien ni tolérance pour le gouvernement qui poursuit le même chemin des engagements envers l’UE et la profitabilité des monopoles. C’est pour cela qu’elle nomme « nationale » la question des besoins du capital, pour servir cette orientation, qui n’est pas de l'intérêt du peuple. Par ailleurs le peuple a de l'expérience et doit s’en servir et reconnaitre qu’à chaque fois les «objectifs nationaux» du gouvernement et du capital aboutissent à de grands sacrifices pour les droits ouvriers-populaires.

 

Tous ceux qui avaient un l’espoir d’amélioration, ne devraient pas être déçus, mais doivent réagir. De plus ils ne doivent pas abandonner l’objectif qu’est l’abolition effective des Memoranda, de leurs décrets d'application, des restructurations antipopulaires et le recouvrement des pertes.

 

La volonté du peuple de se débarrasser de la politique antipopulaire des Memoranda, des mesures et des leurs surveillants, peut acquérir un réel contenu quand le peuple exigera par la lutte ce qu’il a perdu, là et maintenant:

• La prise de mesures immédiates pour secourir les familles populaires et la protection des chômeurs.

• Le rétablissement du 13ème et 14ème mois de salaire, l'application obligatoire des conventions collectives et de l'élimination des mesures anti-ouvrières qui frappent le droit du travail

• Le rétablissement réel, maintenant et par une loi, du salaire minimum à 751 euros pour tous, sans exception, ni astérisques, comme base pour les augmentations de salaire.

• Rétablissement de la 13ème et 14ème mois de retraite et l'abolition des mesures antipopulaires, qui ont réduit les retraites et repoussé l'âge de départ à la retraite, tout en exigeant le retour des sommes qui ont été «volées» des réserves des fonds de pension et le règlement des obligations de la ploutocratie et de l'État.

• Décharger les familles populaires des impôts et l'abrogation de ENFIA [Impôt unifié sur la propriété foncière - NdT], de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur la consommation populaire, TVA et de ΕΦΚ [impôt spécial à la consommation] sur le mazout de chauffage et le gaz naturel, augmentation de franchise d'impôt à 40,000€ pour chaque la famille, tout en augmentant la taxation du capital.

• Aucune vente par adjudication de la première ou de la seconde résidence des familles populaires. Suppression des intérêts sur les dettes, et la réduction drastique des dettes des ménages populaires.

• Augmentation des dépenses pour l'éducation, la santé et prestations sociales exclusivement gratuites.

 

La classe ouvrière, le peuple, peuvent réussir, en s’organisant et en s’alliant, dans la lutte pour une autre voie de développement qui servira les besoins populaires modernes en se détachant de l'UE, en annulant unilatéralement la dette, en socialisant les monopoles et par l’accession du peuple au pouvoir.

 

Voilà le cheminement fier et une attitude vraiment digne pour le peuple grec.

 

Le KKE appelle le peuple d'Athènes et du Pirée, de la région d’Attique à un rassemblement vendredi 27 février à 19 heures place de la Constitution [Syntagma], avec comme intervenant le Secrétaire général du CC du KKE Dimitris Koutsoumbas.

Le Bureau politique

du CC du KKE

24 février 2015

———————————————

[http://www.kke.gr/anakoinoseis_grafeioy_typoy/anakoi nosh_toy_politikoy_grafeioy_ths_ke _toy_kke_24/2/2015]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS

Relu Marie-José MOUMBARIS]

 

 

 

démocrite

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Pour les retraités, les étudiants… le tarif est de :

24€ pour 12 numéros, de 12€ pour 6 numéros  et de 6€ pour 3 numéros

 

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2015

Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie, qui a du fric à ga spiller inutilement,... !

Comme je viens de l’ apprendre ce dimanche sur une chaîne télévisée, le premier ministre social-démocrate qui dirige actuellement l’ ITALIE serait inspiré par... Tony BLAIR et OBAMA. Un beau trio: l’ ITALIE est sans doute menacée par... la GRECE ???
RoRo
 
From: Nicolas
Sent: Saturday, February 21, 2015 11:06 PM
 
Subject: Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie
 

Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie

Mondialisation.ca, 19 février 2015
Région :
 49
 8  0
 101
F-16

Joe Della Vedova, porte-parole officiel du Pentagone responsable du programme F-35, a fait savoir que « l’Italie reste engagée dans le programme et achètera  dans ce cadre, 90 chasseurs F-35 ». Après seulement que cette déclaration a été rapportée par l’agence Reuters, la ministre de la Défense Roberta Pinotti a confirmé, par un message sur Twitter, que « le nombre de 90 a été établi par le précédent Gouvernement. Le programme se poursuit selon l’illustration donnée au parlement ». Elle oublie cependant que le gouvernement Renzi s’était engagé il y a cinq mois, sur la base d’une motion Pd (Partito democratico) à « réexaminer l’ensemble du programme F-35 pour en clarifier criticité et coûts dans l’objectif final d’en diviser par deux le budget » de 13 à 6,5 milliards d’euros, chiffre avec lequel -estime-t-on- on pourrait acheter, en plus des 6 déjà achetés, au maximum une vingtaine de F-35. D’où la nouvelle, alors immédiatement diffusée par les médias, de la « division par deux » des F-35. Démentie à présent par l’annonce que l’Italie garde son engagement d’en acheter 90, fait qui ne nous surprend pas étant donné que sur le manifesto nous avons toujours soutenu que le gouvernement Renzi n’avait aucune intention de réduire ce nombre.

L’Italie s’engage à acheter 90 chasseurs F-35 à l’étasunien Lockheed Martin – 60 à décollage et atterrissage conventionnel et 30 à décollage court et atterrissage vertical- sans en connaître le prix. Une estimation récente du Pentagone quantifie à 98 millions de dollars le coût unitaire de la première version et à 104 millions celui de la deuxième version. Il spécifie toutefois que le coût est relatif à l’avion « moteur non inclus » (comme si un concessionnaire disait que le moteur n’est pas compris dans le prix de la voiture). Une estimation maximale peut être déduite du budget du Pentagone, qui prévoit pour l’année fiscale 2015 une affectation de 4,6 milliards de dollars pour l’achat de 26 F-35, soit 177 millions de dollars -équivalents à environ 140 millions d’euros- pour chaque chasseur. Lockheed assure que, grâce à l’économie d’échelle, le coût unitaire diminuera. Il se tait par contre sur le fait que, comme il advient pour tout système d’arme, le F-35 subira des mises à jour continuelles qui feront gonfler la dépense. A laquelle s’ajouteront les énormes coûts opérationnels pour la maintenance et l’armement d’une flotte de F-35. Toujours avec de l’argent public, soustrait aux dépenses sociales.

Le site de Faco di Cameri, choisi par le Pentagone comme « pole de manutention des avions F-35 déployés en Europe, que ce soit ceux achetés par les pays européens ou ceux des USA opérant en Europe », qui a déjà coûté à l’Italie un milliard d’euros, donne du travail à moins de mille salariés qui, selon Finmeccanica, pourrait à plein régime arriver seulement à 2500. Et, en annonçant le choix de Cameri, le général étasunien Christopher Bogdan a expliqué, en prévision de dépenses ultérieures pour le développement de l’établissement, que « les pays partenaires du programme F-35  prennent à leur charge les investissements pour ces sites ».
Les porte-paroles étasuniens, interviewés par Reuters à Rome et à Washington, se congratulent avec le gouvernement Renzi parce que, « malgré les pressions politiques », celui-ci est arrivé à conserver l’engagement à acheter 90 chasseurs-bombardiers F-35, le « nombre juste » pour assurer la participation industrielle italienne au programme et, en même temps, « la défense du pays ». Ils estiment très important que « l’Italie remplace sa force obsolète de chasseurs-bombardiers » (définition dans laquelle ils incluent non seulement les Tornado mais aussi les Eurofighter Typhoon, plus récents), « dans un moment de tensions internationales croissantes pour les membres de l’Otan, avec des rebelles pro-russes qui combattent le gouvernement ukrainien et, juste au-delà de la Méditerranée, avec des militants de l’Etat Islamique qui avancent ». Les porte-paroles étasuniens confirment ainsi que le F-35 est particulièrement important pour assujettir encore plus l’Italie aux plans de guerre du Pentagone.

 

Edition de jeudi 19 février 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/confermato-compriamo-90-f-35-senz...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

13:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/02/2015

Autopsie de nos gouvernants: ça explique plein de choses !!

 
 
Sent: Monday, February 2, 2015 12:54 PM
 
Subject: Autopsie de nos gouvernants: ça explique plein de choses !!
 


 
 
...................EXCELLENT............................EXCELLENT........
et à faire suivre ... C'est trop !!!
 
 
 

 
 

00:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/02/2015

FRANCE "démocratique": De l'hystérie collective des adultes au mot d'un enfant de 8 ans traité comme un. terroriste | Mondialis ation

dc
 
 
"Démocratie" et encouragement au mouchardage, ...
 
Sent: Sunday, February 1, 2015 12:16 PM
 
Subject: TR: De l'hystérie collective des adultes au mot d'un enfant de 8 ans traité comme un. terroriste | Mondialisation
 

 

http://www.mondialisation.ca/de-lhysterie-collective-des-adultes-au-mot-dun-enfant-de-8-ans-traite-comme-un-terroriste/5428517

 

 

De l’hystérie collective des adultes au mot d’un enfant de 8 ans traité comme un… terroriste

 
8-ans enfant

Après l’hystérie collective qui a suivi les attentats du début janvier, à Paris, contre les caricaturistes de Charlie Hebdo et contre une supérette casher, le gouvernement français a appelé à la délation. Et donc les enseignant(e)s deviennent ce qui leur a été demandé d’être : des mouchard(e)s. Les voici qui tombent sur les propos d’un enfant de… 8 ans !

Me Sefen Guez Guez, l’avocat du petit Ahmed, relate ainsi les événements qui ont eu lieu à Nice :

« Tout a commencé le 8 janvier, au lendemain de la tuerie à Charlie Hebdo. Ahmed, 8 ans, était en classe avec ses camarades de CE2, quand on lui a demandé s’il était “Charlie”. Lui a répondu : “Je suis du côté des terroristes, car je suis contre les caricaturistes du prophète.” » [Cité par Alexandra Gonzalez, Apologie du terrorisme : un enfant de 8 ans entendu par la police à Nice, publié le 28 janvier 2015. http://www.bfmtv.com/societe/apologie-du-terrorisme-un-enfant-de-huit-ans- auditionne-par-la-police-860137.html]

Plusieurs questions se posent ici : est-ce le rôle des enseignant(e)s de demander, dans le cadre d’une école, qui plus est d’une école primaire, à un enfant de 8 ans, s’il est “Charlie” ? Comment peuvent-ils(elles) demander à un musulman s’il est “Charlie” ? Autrement dit, s’il est du côté des caricaturistes qui ont sali, de façon obscène et ordurière, le Prophète Mahomet ? En vertu de quel droit, des enseignant(e)s, peuvent-ils(elles) inciter un enfant de 8 ans à parler contre sa religion, celle de ses parents, celle de ses ancêtres ?

Il y a quelques décennies, en France, des professeurs, maîtres de conférences se sont fait virer de l’université pour s’être posé des questions sur les 6 millions de juif(ve)s mort(e)s dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale. Plus récemment, les arrestations, gardes à vue pleuvent sur l’humoriste Dieudonné qui ne prétend pourtant pas faire de l’information, et qui se présente sur une scène, destinée à séparer l’Imaginaire du Réel, où il laisse libre cours à son imagination… pour faire rire (comme les caricaturistes de Charlie Hebdo !). Liberté d’expression lorsqu’il s’agit d’attaquer les musulman(e)s, mais police et tribunal lorsqu’il s’agit d’égratigner les juif(ve)s. Ne faudrait-il pas réviser le fléau de la balance ?

Laissons parler l’avocat d’Ahmed :

« L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais le 21 janvier, le directeur de l’école décide de déposer plainte, pour deux infractions : “apologie du terrorisme” contre Ahmed, et “intrusion” contre son père. Effectivement, l’enfant étant très perturbé et isolé depuis les faits, son père l’a accompagné jusque dans la cour de récréation à trois reprises après le 8 janvier, avant de se voir interdit d’accès. Trois reprises qui lui ont valu cette plainte pour intrusion. » [Idem.]

L’enfant, « perturbé et isolé », n’aurait-il pas reçu des menaces de ses petits camarades chauffés à blanc par l’hystérie politico-médiatico-éducative ? L’attitude d’un père, n’est-elle pas de protéger son enfant ? Voici cet enfant de 8 ans pris dans le tourniquet des mots d’adultes : “apologie du terrorisme”…

Que cet enfant, selon ce que rapporte la directrice-adjointe de la sécurité publique des Alpes- Maritimes, ait refusé la minute de silence, n’est-ce pas compréhensible ? Pour cet enfant, ces hommes qui sont morts ont insulté le Prophète. Il ne faut pas oublier que les caricatures de cet hebdomadaire ordurier représentaient le Prophète dans les positions les plus scabreuses : bonjour l’éducation ! D’ailleurs, comment des autorités politiques, enseignantes, relayées par des médias mainstream, qui prétendent défendre la « liberté d’expression » [sic]… laquelle ?, peuvent-elles forcer les consciences des enfants – dans le cadre de l’école – en les contraignant à une minute de silence ?

Je me souviens encore de cette minute – obligatoire – de silence, le 6 juin 1968, dans mon collège quelques heures après la mort de Robert F. Kennedy : j’avais fait acte de présence hypocrite parce que j’estimais que l’établissement scolaire n’était pas le lieu où l’adolescente de 14 ans que j’étais devait en quelque sorte acquiescer, par une prière que je m’étais bien gardée de réciter, à la politique des Kennedy dont je n’entravais que couic ! Le meurtrier présumé de ce

Kennedy, un Transjordanien, Sirhan Sirhan, qui était né à Jérusalem en mars 1944 et dont la famille avait émigré aux États-Unis comme réfugiée en 1956, était encore emprisonné en 2013.

Me Guez Guez, lui, a davantage les pieds sur terre que les hommes et femmes politiques de notre pays et que les enseignant(e)s de cette école de Nice qui, tous comptes faits, s’en prennent à la parole d’un enfant : « Mercredi, à la question du policier qui voulait savoir s’il connaissait la signification du mot “terrorisme”, Ahmed a eu, selon son avocat, une réponse qui en dit long : “Non, je ne sais pas”. » [Idem]

Qui pourrait donner une définition du mot « terrorisme », par les temps qui courent ? Les bombes qui, depuis des décennies, tombent, la nuit, le jour, sur l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, le Mali, etc., ne sont-elles pas des instruments de terreur ? Ce n’est pas une vingtaine de personnes ciblées qu’elles ont tuées, ce sont des dizaines, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants qu’elles ont massacré(e)s et qu’elles continuent à massacrer. Au regard de ce mot d’enfant, combien d’enfants morts dans ces pays cités ? Rien qu’en Irak… 500.000 enfants sont morts, faute de nourriture et de soins, durant l’embargo « Pétrole contre nourriture » (1996- 2003)… Et, du fait de ces caricatures… combien de morts dans les pays arabo-musulmans ? Quel adulte des pays occidentaux pourrait prétendre faire la morale à cet enfant de 8 ans, après cela ?

Quant au « comportement véhément » du père « depuis plusieurs mois », n’y a-t-il pas de quoi être en colère ? Après les attaques répétées, en France, contre les musulmans, via le foulard islamique, via les caricatures du Prophète (2006, 2012, 2015), ce père devrait-il être insensible aux guerres menées contre les peuples arabes dans leurs propres pays ? Exigerait-on d’un père juif d’être insensible aux camps de concentration?… Cela fait des décennies que les Arabo- musulman(e)s ne sont pas très bien traité(e)s dans notre pays des droits de l’homme, et cela fait des années que les médias mainstream bassinent les citoyen(ne)s avec des réparties injurieuses contre la religion musulmane. Est-il simplement… correct d’attaquer ce qui est du domaine du sacré chez l’autre ? Le pire, c’est que tout ce beau monde d’adultes ne se rend même pas compte du mal qu’il peut faire à des croyant(e)s et du mal qu’il peut faire à des enfants.

Non, ce n’est pas un simple fait divers… L’affaire est grave. Beaucoup plus grave que ne le croient tous ces parangons de vertu qui attaquent la liberté d’expression d’un enfant de 8 ans, au nom de la liberté d’expression de qui, au juste ?

La rupture avec les valeurs républicaines ? Il faudrait déjà que les hommes et les femmes politiques ne fussent pas en rupture avec les valeurs humaines…

Me Sefen Guez Guez, très en colère : « On est face à une hystérie collective. Mon client a 8 ans ! Il ne réalise pas la portée de ses propos. C’est insensé. » [Idem.]

Maintenant, les enfants de 8 ans, s’ils sont musulmans, peuvent être considérés comme des vecteurs du terrorisme et interrogés par la police française.

En réalité, pour les peuples, la liberté d’expression est une conquête :

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-j-cuny/290115/wikipedia-ostracise-francoise-petitdemange-et-michel-j-cuny

Françoise Petitdemange

Ecrit le 30 janvier 2015

20:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |