20/07/2015

[info-internationale] La dictature de l’Union européenne et de ses complices de la droite à la « gauche de gauche » éclate au g rand jour / The European dictatorship – and its accomplices from the right to the « leftist left » now out in the open

cartereferendum
 
Sent: Monday, July 20, 2015 10:11 AM

La dictature de l’Union européenne et de ses complices de la droite à la « gauche de gauche » éclate au grand jour


Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

 
Le 15 juillet 2015.

Après la « Déclaration du sommet de la zone euro », à Bruxelles le 12 juillet 2015, signée par la Grèce, une nouvelle configuration politique européenne devrait se révéler aux yeux de tous. Comme prévu, la gauche de gauche participe au démantèlement de la souveraineté grecque au profit de la tyrannie européenne. Le 3e mémorandum grec qui en résulte va accentuer l’austérité, sans aucune perspective de redressement économique et social pour ce pays. Rien n’est réglé, pas même le remboursement des créanciers, car cet accord ne concerne pas l’essentiel : développer l’activité industrielle et agricole de la Grèce. Les souffrances du peuple grec vont perdurer et s’accentuer. Le désespoir risque de s’ajouter à cette misère, car la Grèce, après avoir été humiliée comme rarement dans l’histoire des relations internationales, a perdu sa souveraineté. Elle est désormais placée directement sous la tutelle de la Troïka, comme un vulgaire protectorat ou une colonie. Telle est l’étrange situation qui a vu deux victoires électorales – celle de Syriza aux législatives du 25 janvier 2015, et celle au référendum du 5 juillet 2015 – se transformer en leur exact contraire.

QUELLES EXPÉRIENCES EN TIRER ?

Constat N°1 : Confirmation que l’UE  ne peut pas être modifiée ni même améliorée de l’intérieur, la seule solution est de sortir de l’€ et de l’UE

Une nouvelle fois, la preuve est donnée qu’il n’est pas possible d’améliorer l’Union européenne de l’intérieur, ni même de « négocier », confirmant ainsi sa nature tyrannique. Certains pouvaient encore en douter, maintenant tout le monde le sait et chacun doit en tirer toutes les conséquences : il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne.

Constat N° 2 : Cette reddition en règle et faisant suite à une longue liste de reculades depuis janvier tend à confirmer que le gouvernement Syriza a joué le rôle d’outil de la Troïka, pour convaincre le peuple de ne pas sortir de l’euro.

Syriza a été présenté comme le modèle de la gauche dite « radicale » (ou de la « gauche de gauche ») en Europe. Ce parti a joué en fait un rôle de facilitateur pour empêcher la Grèce de sortir de l’euro et de l’Union européenne, ce qui était pourtant la seule issue positive pour ce pays. La confiance du peuple lui aura aussi permis d’aller plus loin que ses prédécesseurs, lesquels étaient empêtrés dans les résistances populaires.  

Constat N°3 : Les positions de la Gauche et de l’extrême  gauche française s’alignent sur Syriza, leurs militants doivent en tirer toutes les conséquences 

En France, le Front de gauche, PCF et PG confondus, s’est aligné sur le président de la République. Les différences avec le PS ne portent plus que sur des questions d’ordre rhétorique. Ainsi le Front de gauche n’a plus de raison d’être, il n’a plus qu’à disparaître formellement car il est déjà mort. Le masque de la gauche dite « radicale » (ou « gauche de gauche ») est tombé. Celle-ci se présentait jusqu’à présent comme le porte-drapeau de la lutte contre le néolibéralisme – les plus audacieux parlaient même d’anticapitalisme -, prétendait s’opposer à l’austérité, et militait pour « une autre Europe, plus sociale et démocratique ». La réalité apparaît en pleine lumière. Cette gauche a montré que son rôle était objectivement celui d’agent accompagnateur de l’oligarchie pour maintenir les nations dans l’euro et l’Union européenne, quitte à écraser les peuples et leur ôter leur souveraineté. Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée. Et la gauche de gauche s’est adaptée, a renoncé à défendre les intérêts du peuple.

Il est enfin temps que les militants qui ont compris ces enjeux quittent les organisations de la « gauche de gauche ». La stratégie de maintien dans l’euro, même au prix du sacrifice des peuples, vient d’être balayée. Ces militants vont-ils continuer à cautionner ces postures et persister dans l’illusion que là aussi, des transformations de l’intérieur seraient possibles ? D’autres formes d’organisations et de rassemblements doivent naître sur les décombres du Front de gauche, du PCF, du PG, d’Ensemble, du NPA… La sortie de l’euro et de l’Union européenne reste la condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, pour mettre un terme aux politiques néolibérales.

Constat N° 4 : Le NON grec bafoué au même titre que le NON français contre le TCE en 2005, confirme la nature antidémocratique de l’UE

Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée.

Le gouvernement grec n’a pas seulement capitulé, il ne s’est pas seulement rendu à l'ennemi et reconnu qu’il était vaincu, il a présenté sa reddition, c’est-à-dire qu’il a abandonné toute résistance et rendu les armes. Il a ainsi rendu service involontairement à tous ceux qui avaient encore des illusions sur l’euro et l’Union européenne. Mais il a aussi rendu service à l’extrême droite. Car les électeurs, après avoir choisi tour à tour la gauche et la droite, constatant que c’était bonnet blanc et blanc bonnet, ce sont tournés en Grèce vers la « gauche de gauche ». Et c’est toujours pareil ! Vers qui vont-ils maintenant se tourner ?

 

CONCLUSION : la déchéance peut encore être évitée 

Cette déchéance et ce désastre peuvent encore être évités, si tous ceux qui ont compris le rôle néfaste de l’euro et de l’UE et veulent s’en affranchir, se rassembler. Nous les appelons à échapper à l’emprise moralisatrice des directions des partis politiques et des organisations auxquels ils sont encore nombreux à appartenir, à rompre avec ce qu’ils considèrent irrationnellement comme leur « famille » alors que tout atteste qu’elle les condamne à une reddition totale. Rien n’est gagné. Tout reste à faire. Mais une nouvelle étape est désormais possible pour avancer vers l’indispensable reconquête de la souveraineté nationale et populaire. Ne laissons pas l’apathie et la résignation anéantir la potentielle capacité du peuple à se soulever, à prendre son destin en main. Faisons vivre le  non français de 2005 et le non grec de 2015, avec détermination, quitte à laisser dernière nous les oripeaux d’une gauche sans foi ni loi. Avons-nous le choix, d’ailleurs ? Les classes dirigeantes mènent une guerre sans répit qu’ils sont en passe de gagner si un sursaut puissant ne vient pas réveiller la belle capacité révolutionnaire des classes dominées.  Aujourd’hui, ce n’est donc pas le drapeau blanc qu’il faut agiter mais celui que les Résistants ont brandi même quand tout espoir semblait perdu.

La meilleure façon d’être solidaire avec les Grecs est de lutter, dans chaque pays, pour la souveraineté nationale afin d’affaiblir l’oligarchie européenne. Rejoignez le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP) pour agir maintenant !

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English version
 
The European dictatorship – and its accomplices from the right to the « leftist left » now out in the open

By the People's Emancipation Party (formerly M'PEP).

July 15th, 2015.

Translation : Virginia lombard

 

After the « EuroZone Summit Statement » at Bruxelles on July 12, 2015, signed by Greece, a new European political layout should be revealed to everyone. As foreseen, the Leftist Left takes part in the dismantling of the Greek sovereignty to the benefit of the European tyranny. The outcoming third Greek memorandum is going to deepen austerity with no perspective of social and economic improvement for this country. Nothing is settled, not even the creditors' reimbursement, because this agreement does not deal with the essential issue : to develop Greece's industrial and agricultural activity. The Greek people's sufferings will continue and worsen. Despair may be added to all this misery, as Greece lost its sovereignty after being humiliated, as a country had seldom been in the history of international relationships. Now, the country has been placed directly under the Troïka's control, like a mere protectorate or a colony. Such is the strange situation that saw two electoral victories – Syriza's, during the parliamentary elections on January 25, 2015, and the referendum on July 5, 2015 – to be transformed into their exact contrary.

WHAT ARE THE LESSONS TO BE LEARNT ?

Lesson No. 1 : It is confirmed that the EU cannot be modified, not even improved from the inside – the only solution is to exit the EuroZone and secede from the Union.

Once more, it is proved that it is not possible to improve the European Union from the inside, not even to « negotiate », which confirms the Union's tyrannical nature. Some may still doubt it, now everybody knows it and has to draw all the conclusions thereof : we must exit the EuroZone and secede from the European Union.

Lesson No. 2 : This full scale surrender, following a long list of setbacks since January, confirms that the Syriza government has been used by the Troïka as a tool to convince the people not to leave the euro.

Syriza was introduced as the blue print for the « radical » Left (or the « Leftist Left ») in Europe. In fact, this party played a facilitative part to prevent Greece from exiting the EuroZone and seceding from the Union – yet the only positive way out for this country. The trust the people placed in Syriza allowed this party to go farther than its predecessors who had been entangled in popular resistances.

 Lesson No. 3 : The positions of the Left and extreme-left in France are aligned with Syriza's, their activists must draw all the consequences thereof. 

 In France, the Front de Gauche (Left Front) – PCF (the Communist Party) and the PG (the Party of the Left) alike – is on the same line as the President of the French Republic. The differences with the PS (the Socialist Party) are just rhetorical only. Therefore the Front de Gauche (the Left Front) has no more reason to exist, it should disappear officially as it is already dead. The mask worn by the « radical » Left (or the « Leftist Left ») has fallen. Up to now, this Left showed itself as the standard-bearer of the fight against neoliberalism – the most daring among them even talked of anticapitalism. It claimed to stand up against austerity and worked for « another Europe, more social and more democratic ». Reality appears clear as day. This Left showed its objective part was to accompany the oligarchy in order to maintain nations within the EuroZone and the Union, even if the peoples are crushed and their sovereignty stolen from them. There is a direct link between the French NO in May 29, 2005, and the Greek NO of July 5, 2015 : in both instances, popular sovereignty has been shattered. And the Leftist Left adapted itself and chose not to stand up to defend the people's interests.

It is time at last that the activists aware of these issues, leave the « Leftist Left » organisations. Maintaining the country within the EuroZone, even to the price of sacrifying the peoples, is a strategy that has just been swept away. Will these activists continue to sanction these postures and persist in the illusion that there too, transformations from the inside may be possible ? Other forms of organisations and assemblies must rise from the ashes of the Front de Gauche (Left Front), the PCF (Communist Party), the PG (Party of the Left), the Ensemble! (Together!) movement, the NPA (New Anticapitalist Party)... Exiting the EuroZone and seceding from the Union remain the necessary conditions – even if they are not sufficient – to put an end to neoliberal policies. 

Lesson No. 4 : The Greek NO, trampled on like the French NO against the European Constitution Treaty in 2005 had been then, confirms the antidemocratic nature of the EU.

There is a direct link between the French NO in May 29, 2005, and the Greek NO of July 5, 2015 : in both instances, popular sovereignty has been shattered.

The Greek government did not capitulate only, nor it did surrender to the enemy and acknowledge it had been vanquished. It surrendered unconditionally, that is, it gave up all resistance and disarmed. Doing so, it helped unvoluntarily all those that still nurtured illusions about the euro and the European Union. But it also helped the extreme-right. Because after having chosen the left and the right alternately, and finding out that these two of a kind are a six of one and half a dozen of the other, the Greek voters turned themselves towards the « Leftist Left ». And it is still the same thing ! Now, whom will they turn to ?

CONCLUSION : degradation may still be avoided.

Degradation and disaster may still be avoided if all those aware of the harmful part played by the euro and the EU – and that want to free themselves from it – get together. We call on them to escape the moralizing grip their leaders have on their parties and organisations – to which they still belong to in numbers – and to break with what they consider as their « family » in an irrational way, while everything shows this « family » condemns them to an unconditional surrender. Nothing is won. Everything remains to be carried out. But a new step is now possible to move on towards the indispensable recapture of national and popular sovereignty. Let us not let apathy and renouncement wipe out the potential ability of the people to rise and take its destiny into its own hands. Let us make alive the French No of 2005 and the Greek No of 2015, even if we have to abandon behind us the rags of a faithless Left. Do we have the choice actually ? The ruling classes lead a relentless war that they may be winning if a powerful rise does not come and wake up the great revolutionary capacity of the dominated classes. Today, the flag to raise and wave is not the white flag, but the one the Resistants flew even when all hope seemed to be lost.

The best way to show solidarity with the Greeks is to fight for the national sovereignty in each country, in order to weaken the European oligarchy. Join the People's Emancipation Party (formerly M'PEP) to take action now !

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Relations internationales du M'PEP
           Joël Perichaud
relations-internationales@m-pep.org

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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