17/01/2008

19/12/2007: Kosovo : Le petit jeu politique des USA ...

Kosovo : Le petit jeu politique des USA

sur http://www.stopusa.be

Pol De Vos
19 décembre 2007

Plutôt que de proposer un compromis modéré, les États-Unis et une grande partie de l’Union européenne soutiennent l’indépendance du Kosovo. La position américaine est claire : « Si aucun accord n’est conclu, nous soutiendrons l’indépendance unilatérale du Kosovo ». Pourquoi les Kosovars devraient-ils encore négocier ?

La Russie et la Chine refusent toute décision hâtive et rappellent notamment le cas de Chypre1. Une telle décision pourrait par ailleurs inspirer d’autres mouvements séparatistes et risquerait d’entraîner une plus grande instabilité dans les Balkans, le Caucase mais aussi dans le sud de la Russie (Tchétchénie) et dans certains pays d’Europe (Catalogne et Pays basque en Espagne, Corse en France).

Si les USA applaudissent cette indépendance c’est qu’ils ont beaucoup à gagner du conflit entre le Kosovo et la Serbie. En stimulant l’instabilité dans cette région, l’Otan apparaîtra plus que jamais comme une « force de paix » nécessaire dans la région. Ce qui permettrait de consolider l’emprise occidentale – et en particulier l’emprise américaine – sur les Balkans et l’Europe de l’Est, au préjudice de la Russie.

L’indépendance du Kosovo sera non seulement une gifle à la Serbie, allié de la Russie, mais surtout une défaite politique pour la Russie. L’objectif est de séparer la Serbie de son grand frère russe « affaibli », en compensant la perte du Kosovo par une future adhésion à l’Union européenne et même à l’OTAN.

Tout ça pour le pétrole

Après 1999, les USA ont construit au Kosovo la base militaire Camp Bondsteel. L’implantation de cette base militaire apparaît comme le principal objectif stratégique des USA dans leur guerre contre la Yougoslavie. En effet, Camp Bondsteel est situé à proximité d’importants oléoducs qui traversent le sud des Balkans. Ces oléoducs acheminent le pétrole depuis le port pétrolier bulgare Burgas, dans la mer Noire, via la Macédoine jusqu’au port albanais de Vlore, dans la mer Adriatique.

Camp Bondsteel est un maillon important dans la réorganisation des bases américaines en Europe et vers l’est. Le Washington Post écrivait déjà en 1999 pendant la guerre : « Avec un Moyen-Orient de plus en plus fragilisé, nous avons besoin de bases aériennes et de permis de voler au départ des Balkans pour protéger le pétrole en mer Caspienne ».

1 Cela fait 30 ans que les discussions se poursuivent pour mettre un terme à la division de Chypre en une partie grecque et une partie turque. La partie grecque a même adhéré à l’Union européenne, alors que le problème n’est toujours pas résolu.


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17/01/2008: Leur "Démocratie" et la Constitution capitaliste européenne: un débat qui en dit long au Parlement français ...

Leur "Démocratie" et la Constitution capitaliste européenne: un débat qui en dit long au Parlement français ...
RoRo

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Sujet: [forumrougesvifs] Forfaiture & Cie: précisions
Date: Thu, 17 Jan 2008 18:54:48 +0100
Répondre à :: rougesvifs@yahoogroupes.fr


Le compte-rendu que j'ai recopié hier est celui du vote final (séance de mercredi, expédié en moins d'une heure).
Il y a quand même eu un débat avant, mardi, de 16h25 à 19h40, puis de 21h30 à 0h50
En tout, donc, moins de huit heures pour en finir avec la souveraineté du peuple !
Voici les liens vers ces deux séances

Le PCF a défendu deux motions de procédure, d'irrecevabilité (A. Bocquet) et de renvoi en commission (M. Vaxès).
Nicolas Dupont Aignan a posé pour sa part la question préalable. Je mets ci-dessous son texte, qui me paraît très utile, quoique de droite, bien sûr.
Ensuite, seul Jacques Myard (UMP, gaulliste) a défendu des amendements, une quinzaine.
À noter que les deux motions PCF ont été rejetées la première par 80 voix contre 22 et 6 abstentions, la seconde par 89 contre 13 et 8 abstentions (pas de décompte sur la question préalable. Si j'ai bien compris, seul un président de groupe peut demander un scrutin public).
Pour atteindre les 3/5, ça semble mal barré: ils n'y sont pas même quand il n'y a que le quart des députés de droite présents.
Le quorum (289 députés présents) n'était pas atteint, loin de là, mais personne n'a demandé sa vérification.

On dirait donc que, même chez ceux qui disent s'opposer à la forfaiture, on a choisi la discrétion, à l'estimable exception ci-dessous près (et à celle de Mélenchon, bien sûr, qui n'est pas député mais sénateur).

L'Histoire retiendra-t-elle qu'au moment où Sarkozy piétinait la démocratie comme jamais depuis le 10 juillet 1940, tout le monde ne pensait qu'aux élections municipales ?





QUESTION PRÉALABLE
M. le Président – J’ai reçu de M. Dupont-Aignan une question préalable déposée en application de l’article 91, alinéa 4, du Règlement.
M. Nicolas Dupont-Aignan – Ma persévérance en surprendra certains, mais je ne suis pas de ceux qui changent d’idées en cours de route. En 2005, nous n’étions que 7 % de parlementaires à voter contre le projet de constitution européenne au Congrès. Quelques mois plus tard, 55 % des Français votaient « non » au référendum. Ce décalage explique sans doute votre refus d’un nouveau référendum, mais c’est au nom du verdict souverain du 29 mai 2005, ignoré et bientôt bafoué, que je pose cette question préalable – à laquelle s’associent François-Xavier Villain et Véronique Besse – car cette fois, le peuple français n’aura pas la chance d’être consulté.
M. François Rochebloine – Il l’a été lors de l’élection présidentielle !
M. Nicolas Dupont-Aignan – Les historiens s’interrogeront un jour sur la façon dont le Parlement, dans l’indifférence générale, aura amputé le peuple d’une part de sa souveraineté, qui se confond avec la démocratie. Ils se demanderont aussi comment les dirigeants de la France auront pu se priver des moyens de respecter leurs engagements, pourtant approuvés par une large majorité d’électeurs. Ils s’étonneront de l’attitude d’une opposition qui, après avoir promis d’œuvrer pour un nouveau référendum, aura refusé d’émettre un vote négatif lors du Congrès, bien que ce fût le seul moyen de contraindre le président de la République à organiser cette consultation. Enfin, l’omerta médiatique – interdisant tout débat sur ce prétendu « nouveau » traité – ne laissera pas de les surprendre.
Nous vivons là des jours terribles, qui feront date : notre peuple, contre sa volonté explicite, aura été condamné par ses propres représentants à perdre la maîtrise de son destin. Situation extraordinaire, en effet ! On nous demande de nous ériger en censeurs de ce peuple !
Mme Marie-George Buffet – Très bien !
M. Nicolas Dupont-Aignan – Pour ma part, je refuse à tricher avec la démocratie. Lorsque le « oui » au traité de Maastricht l’a emporté d’un petit 51 %, 49 % de votants se sont inclinés. Pourquoi les 55 % de « non » au traité constitutionnel ne pèseraient-ils rien ? Quelle étrange conception de la démocratie ! Ne craignez-vous pas que les 70 % de Français qui souhaitent un référendum sur le traité de Lisbonne n’en viennent à mépriser nos institutions, qui auront ainsi perdu toute légitimité ? N’êtes-vous pas gênés à l’idée que des pays réputés moins démocratiques, tel le Venezuela de M. Chavez, respectent les résultats des référendums, même lorsqu’ils déplaisent en haut lieu ? Ne redoutez-vous pas que ce passage en force discrédite définitivement l’Europe intégrée aux yeux de nos concitoyens ?
Ce projet de loi n’est pas banal : il conduit à un changement en profondeur de notre Constitution, pour nous dépouiller de notre souveraineté. Il n’est pas, comme tentent de l’expliquer certains, un simple règlement de copropriété amélioré : pour filer la métaphore, c’est comme si l’assemblée générale des copropriétaires confiait les pleins pouvoirs au syndic pour régir la vie quotidienne des occupants de l’immeuble !
Jamais depuis la Libération une révision constitutionnelle – aussi décisive pour l’équilibre de nos institutions – n’a été ainsi adoptée à la va-vite par le Parlement. Comment pouvons-nous, sans faillir à notre mission, abdiquer la souveraineté inaliénable, indivisible et imprescriptible, que nous exerçons au nom du peuple mais que lui seul peut décider d'entamer ?
Si vous étiez si sûrs de vous, vous consulteriez le peuple !
M. Maxime Gremetz – Ils en ont peur !
M. Nicolas Dupont-Aignan – Ce vote contre-nature, indigne de notre Assemblée, s'effectue au nom d'une construction européenne qui n'a plus rien à voir avec la belle idée qui devrait tous nous rassembler. Cette construction européenne, dont les fins et les moyens échouent chaque jour et qui est de ce fait de plus en plus contestée par les peuples, risque même d’en être le tombeau.
Loin de la réorienter, le traité de Lisbonne marque l'entêtement des dirigeants européens à se maintenir dans une impasse économique, sociale et démocratique. Comble de tout, on ne nous demande pas de nous amputer les bras pour bâtir une démocratie européenne, mais pour conforter une oligarchie bureaucratique qui n’est jamais responsable de rien, devant personne. On nous demande de saborder les démocraties nationales sans rien y substituer de solide. Les responsables de ce plan grandiose voudraient-ils démontrer que l'Europe politique n'est qu'une chimère, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement !
Ferez-vous franchir à la France et l'Europe ce pas fatal ? Bafouerez-vous la volonté du peuple dont vous êtes les représentants ? Sacrifierez-vous la souveraineté dont vous êtes les dépositaires et les gardiens ? Condamnerez-vous la construction européenne à l’illégitimité, alors que vous auriez pu en être, après le 29 mai 2005, l'aiguillon salvateur ?
Les grandes fautes historiques ont toujours été habillées des meilleures excuses du monde ! Quantité d'arguments lâches et mensongers sont ainsi avancés pour endormir les Français, exonérer leurs représentants, et se voiler la face devant la gravité de l'enjeu institutionnel.
Je répondrai donc aux arguments, plus fallacieux les uns que les autres, qui, prétendument, justifieraient le passage en force, pendant que l’on distrait l’opinion par une actualité insignifiante. On a ainsi martelé, sur tous les tons, que le traité de Lisbonne différerait du projet de traité constitutionnel. Pour le candidat à la présidence de la République, c’était bien la moindre des prudences s’il ne voulait pas s’aliéner le vote de la partie de l’électorat qui s’était prononcée par un « non » au référendum, que de décliner, sur toutes les antennes, avec une grande habileté, des formules simples sur le mode du « circulez, il n’y a rien à voir ! » et autres « dormez, bonnes gens, nous avons entendu votre non » ou « le produit n’est pas le même, vous pouvez le consommer sans crainte » ! Mais comment une démocratie adulte a-t-elle pu laisser se propager une telle fable, se développer une telle campagne de désinformation ?
M. Jérôme Lambert – Et pas sur ce seul sujet !
M. Nicolas Dupont-Aignan – Manipulation politico-médiatique sans précédent ou autocensure ? Sans doute un mélange des deux ! Il est manifeste que la plupart des dirigeants français ont ressenti l’échec du référendum comme un désaveu personnel. Au lieu d’en tenir compte, ils ont tout fait pour culpabiliser les Français, afin de revenir par tous moyens sur cette décision. On assiste donc aujourd’hui à la revanche des vaincus du référendum sur le peuple français. Mais la ficelle est un peu grosse ! À qui fera-t-on croire que le traité dit « simplifié » de Lisbonne est autre chose que le texte initial, et même qu’il soit simplifié en quoi que ce soit, alors qu’on s’est limité à d’absconses modifications dans un fatras de 3 000 pages ? Vous qui l’avez lu, vous le savez ! Tout y est, hors la terminologie constitutionnelle et les symboles européens, dont nous venons d’entendre un orateur demander – déjà ! – la réapparition !
L'intégralité des dispositions initiales est là. Ainsi de la personnalité juridique accordée à l'Union, point cardinal du fédéralisme, repris tel quel, même si plus discrètement, puisque, selon l’article 32, l'Union pourrait conclure en propre des accords internationaux « dans ses domaines exclusifs de compétence ». Ainsi de la supériorité du droit européen, simplement déplacée dans une déclaration en annexe qui rappelle la jurisprudence de la Cour de justice – ce qui, en droit, revient exactement au même. Ainsi de la Cour de justice, qui devient le juge suprême des droits et libertés fondamentaux : que dira la France quand, au nom de la liberté religieuse, cet organe non élu condamnera la loi sur le voile à l'école, imposera la reconnaissance de l'église de scientologie, obligera le Gouvernement à se défaire de la loi de 1905 ou à reconnaître l'existence d'un « peuple corse » ? Rien, car elle ne sera plus maîtresse de son destin !
L'extension des décisions à la majorité qualifiée à des dizaines de domaines ou de mécanismes de décision supplémentaires est, sans conteste, la disposition la plus dangereuse car le champ des questions échappant à l'unanimité s'élargit considérablement et cette majorité qualifiée devient l'unique source de l'intérêt général européen. La liste des domaines concernés est longue, très longue. Vous en êtes fiers ? Consultez donc les Français ! Comment peut-on, d’une part, organiser ainsi le passage au fédéralisme supranational, tout en faisant campagne sur « l’identité nationale » ? Je suis certain que vous aurez à cœur d’expliquer aux Français que, si nous sommes mis en minorité, nous devrons appliquer ce que d’autres auront décidé, sur de si nombreux points, et non des moindres ! Expliquez aux Français que vous leur passez la corde au cou ! Car il s’agit bien d’une sorte de suicide collectif, dans la mesure où nos choix sont minoritaires au sein de l’Europe à vingt-sept. Mais nous pourrons pétitionner, et les candidats à la présidence de la République pourront continuer de faire de belles campagnes hautement médiatisées... Je souhaite d’ailleurs bien du courage au Président de la République devenu incapable d’appliquer la politique qu’il a promise, et à la représentation nationale, qui regardera passer les trains sans pouvoir tenir les promesses faites aux électeurs !
Le nouveau mécanisme de vote ne change pas non plus, et la France accepte sans aucune contrepartie la fin de la parité entre les quatre grands pays, notamment avec l'Allemagne : en vertu de la nouvelle pondération des droits de vote au Conseil, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un calcul assez pittoresque, la France aura désormais 13,5 % des voix et l'Allemagne 18 %.
La délimitation des frontières de l’Union est aussi inexistante dans ce traité que dans le projet Giscard d’Estaing ; cette absence, couplée à la disparition de la désignation nominative des pays membres qui figure dans le traité de Nice, fait sauter le verrou institutionnel qui empêche aujourd'hui l'adhésion de la Turquie, conformément au souhait de la majorité de nos partenaires. Beaucoup d'entre vous semblent sceptiques lorsqu’ils m’entendent dire que l’on s’apprête à faire entrer la Turquie ; pourtant, Mme Merkel, alors présidente en exercice de l’Union, l’a dit elle-même du haut de la tribune du Parlement européen. Et voici que l’on s’apprête à supprimer l’obligation d’un référendum avant toute nouvelle adhésion…
Je regrette que le président de la commission des lois n’ait pas évoqué le maintien des clauses passerelles qui, pourtant, court-circuitent le pouvoir constituant des peuples de chaque nation puisque le Conseil européen unanime peut décider que certains domaines qui requièrent aujourd'hui l'unanimité feront l’objet de décisions à la majorité qualifiée. Le point 23 de la décision du Conseil constitutionnel du 20 décembre 2007 insiste sur cette disposition, chèque en blanc sans précédent que vous pourriez donner à l'exécutif au mépris de la séparation des pouvoirs. Ces dispositions s'appliqueraient à la foule de domaines pour lesquels l’Union européenne a compétence, à l'exception de quelques-uns, telles la défense et les décisions ayant des implications militaires.
Je pourrais multiplier les exemples de la similitude entre le projet de traité constitutionnel et le traité de Lisbonne. À ceux qui ne veulent pas me croire, je recommande la lecture des points 16 à 20 de la décision du Conseil constitutionnel précitée, très explicites. Le système décidé a d’ailleurs quelque chose de juridiquement surréaliste, puisque le pouvoir législatif est transféré à la fois au Parlement européen et à la Commission – non élue, comme chacun sait, mais qui aura le monopole de l’initiative. On n’a jamais vu ça !
Si tout cela ne suffisait pas à convaincre de la similitude des deux textes, que l’on se reporte aux déclarations officielles. Entendez M. Giscard d'Estaing. Entendez Mme Merkel dire que « la substance de la Constitution est maintenue, c’est un fait » – et rompez ! Entendez le Premier ministre du Danemark, Anders Rasmussen, observer que « ce qui est bien, c'est (...) que les éléments symboliques aient été retirés et que ce qui a réellement de l'importance (…) soit resté » !
Personne n’est dupe ! Le traité de Lisbonne étant le sosie du traité constitutionnel, un nouvel argument a été mis en avant pour légitimer le refus d'un référendum : le résultat de l'élection présidentielle, qui aurait donné mandat au Président de passer outre le vote des Français. Cet argument ne tient pas plus que le précédent.
Si le Président a, effectivement, toujours dit son refus d'un référendum, il a aussi toujours dissimulé sa volonté de ressusciter le projet de traité constitutionnel de 2005 et même insisté, par ses déclarations et par sa thématique de campagne, sur la justesse des arguments des défenseurs du « non ». Souvenez-vous du célèbre « la Constitution est morte » asséné avec force face à Ségolène Royal lors du débat télévisé précédant le second tour des élections ! Tout au long de sa campagne, le futur Président a affirmé sa volonté de réorienter l'Europe, d'entendre la voix de ceux qui, comme moi, réclamaient depuis des années la réforme de la Banque centrale européenne, la modification des règles de la concurrence, une véritable préférence communautaire – bref une Europe qui protège au lieu d'exposer et qui réponde enfin aux aspirations légitimes de ses citoyens.
Qui a déclaré : « Avons-nous déjà oublié le franc fort à tout prix, qui nous a coûté cher en emplois, en pouvoir d'achat, en déficits et en endettement public, pour que nous nous sentions obligés de recommencer alors même que nous n'avons plus à gérer la réunification allemande et la marche vers l'Euro ? » Qui a déclaré : « Être un Européen conséquent, c'est admettre les grands principes de la concurrence comme fondements du marché unique, mais c'est refuser que le droit européen de la concurrence laisse les entreprises européennes à la merci des prédateurs du monde entier » ? C'est Nicolas Sarkozy dans son discours d’Agen, le 22 juin 2006 ! Et l’on ose affirmer maintenant qu'il a prévenu les Français du retour du texte de M. Giscard d’Estaing ? Mais de qui se moque-t-on ?
Comment nos compatriotes, après une campagne aussi volontariste, auraient-ils pu imaginer que la procédure parlementaire servirait à adopter un traité traduisant la même impuissance européenne que celle qui avait été dénoncée sur toutes les estrades ?
On ne peut à longueur de discours remettre en cause la politique européenne et demander au Parlement de réduire encore un peu plus la marge de manœuvre de la France vis-à-vis d'institutions responsables de la politique à juste titre contestée ! On le peut d'autant moins que, dans une Union à vingt-sept, nous sommes de plus en plus en minorité et que, comme l'a si bien dit Hubert Védrine, « le terme d'“Europe sociale” est un oxymore ».
De deux choses l'une : soit on ose avouer aux Français l'alignement de nos politiques sur celles de nos voisins, soit on a le courage de refuser des institutions paralysantes et on joue la franchise, comme l'avait fait le Général de Gaulle en choisissant la stratégie de la chaise vide, pour réformer la construction européenne dans un sens plus conforme à l'idée que nous nous faisons de nos intérêts et de l'avenir de l'Europe.
En vérité, la question centrale n'a jamais été tranchée, qui est de définir quelle Europe nous voulons. Un troisième argument est souvent avancé par les défenseurs de ce traité, le Président de la République en tête : « L'Europe était bloquée, il fallait des institutions pour la faire avancer. Le traité de Lisbonne sort l'Europe de l'impasse. » Mais pour aller où ? Une fois de plus, il n'y aurait qu'une Europe possible, de facto soustraite au débat public. La veille de l'élection présidentielle, il était de bonne tactique électorale d'accabler les politiques menées par la Commission, la BCE, la Cour de justice européenne et, à peine élu, on considère qu’il serait sage de donner encore plus de pouvoir à ces organismes technocratiques ?
Cette contradiction, M. Mitterrand, M. Chirac, M. Sarkozy l’ont illustrée tour à tour, passant des promesses à la soumission. Comment le Président peut-il critiquer, à juste titre, la façon dont M. Mandelson mène la négociation à l’OMC, puis se priver du veto qui seul permettra d’éviter un accord fatal ? Comment, à tout aussi juste titre, lutter contre les OGM, et valider un traité qui ne remet pas en cause le pouvoir exorbitant la Commission sur les comités d’experts ? Comment vouloir une politique industrielle volontariste et signer un traité dont la concurrence libre et non faussée a peut-être disparu, mais pour revenir dans un protocole additionnel et rester « un instrument politique majeur » ?
M. Jacques Myard – C’est évident.
Plusieurs députés GDR – Eh oui !
M. Nicolas Dupont-Aignan – Comment vouloir lutter contre le dumping social et accepter la jurisprudence de la Cour de justice qui a légalisé les mouvements de travailleurs à bas salaires dans une sorte de délocalisation interne ? Comment vouloir maîtriser l’immigration et étendre l’Europe-passoire de Schengen ? Enfin, comment s’indigner de la politique absurde de la BCE et accepter un traité qui ne modifie en rien ses statuts ? Quitte à céder à l’Allemagne, encore fallait-il obtenir quelque chose en échange.
Le traité de Lisbonne conforte l’Europe dans ses pires travers : malthusianisme économique, régression sociale, migrations désordonnées, confiscation de la démocratie. Loin de prendre acte du vote des Français et des Néerlandais, qui auraient été suivis par beaucoup d’autres,…
M. Jean-Claude Sandrier – Absolument !
M. Nicolas Dupont-Aignan – …l’Union se replie sur ses oligarchies et veut passer en force. Mais aucune entité artificielle ne peut s’imposer durablement aux peuples.
Fort du vote populaire du 29 mai 2005, fort de son élection, le Président de la République pouvait proposer à nos partenaires une politique différente : oser le veto sur l’ouverture de nouvelles négociations avec la Turquie, offrir une politique de défense commune indépendante de l’OTAN, engager une vraie négociation avec l’Allemagne sur la BCE, redonner corps à la préférence communautaire, susciter des coopérations à la carte. Ce seront les orientations de la présidence française, dit-on. Mais celle-ci durera six mois, tandis que les institutions confortées par le traité de Lisbonne enchaîneront la France pour longtemps.
Vous avez cru sortir de l’isolement. Mais à force de dire oui à tous, on disparaît. Vous allez faire disparaître notre pays. Comment la France pourrait-elle se redresser avec un euro à 1,5 dollar, un libre échange déloyal, le dumping fiscal et social des nouveaux entrants et l’absence de contrôle aux frontières ? Les derniers chiffres du commerce extérieur montrent que, s’il doit y avoir effort français, il faut aussi une réorientation européenne.
Enfin, on prétend que la matière est trop compliquée pour que les Français s’en saisissent. Si Lech Walesa disait, au soir du 29 mai, qu’un jour les Européens remercieraient les Français, cette fois ils ne remercient pas le Parlement français. Mais en quoi répondre à une question par référendum est-il plus compliqué que choisir un programme aux présidentielles ou aux législatives ?
« Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité », disait le général de Gaulle. En effet, on ne construit rien de durable sur la force. J’aurais imaginé que notre assemblée, héritière de 1789, n’aurait pas à ce point oublié ce précepte élémentaire, dicté par le sens des réalités comme par la morale. Et Victor Hugo, à cette tribune, s’insurgeant contre la loi qui amputait d’un tiers le corps électoral parce qu’on considérait que la multitude ne pouvait s’exprimer, comme aujourd’hui encore le peuple ne le pourrait pas, sur des matières que nous serions seuls à même de comprendre, disait : « Cette loi est invalide, elle est nulle, elle est morte avant même d’être née. Et savez-vous ce qui la tue ? C’est qu’elle ment ! C’est qu’elle est hypocrite dans le pays de la franchise et déloyale dans le pays de l’honnêteté. » (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur de nombreux bancs du groupe SRC)
M. Jacques Myard – Très bien !
M. Jean-Luc Warsmann, président et rapporteur de la commissionM. Dupont-Aignant a du talent, mais je regrette qu’il recoure à des termes excessifs comme « suicide collectif ».
M. Jacques Myard – Il a raison.
M. Jean-Luc Warsmann, président et rapporteur de la commissionLa procédure que nous engageons est conforme à la Constitution et elle l’est aux engagements du Président de la République. Il n’a cessé d’expliquer qu’il sortirait de l’impasse européenne en convainquant nos partenaires de la nécessité d’un traité simplifié, ratifié par la voie parlementaire ; la majorité remplit les engagements pris devant le peuple français.
Vous proposez une question préalable. Mais quelle énergie n’a-t-il pas fallu au Président de la République, au Gouvernement, pour convaincre nos partenaires…
M. Maxime Gremetz – Pour se coucher !
M. Jean-Luc Warsmann, président et rapporteur de la commission – …de rouvrir la négociation et d’adopter un nouveau traité ! Évidemment, il n’y a pas lieu de voter une question préalable, mais bien plutôt de faire un grand pas en avant.
M. Alain Néri – Vous êtes au bord du gouffre !
M. Jean-Luc Warsmann, président et rapporteur de la commission – Ce sera un honneur pour la France que de ratifier ce traité auquel elle a tant contribué ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC)


 
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27/09/2007: Kouchner doit démissionner ...

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Sujet: [CSP] [Maxime Vivas] Kouchner doit démissionner
Date: Thu, 27 Sep 2007 19:38:17 +0200
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Birmanie : Kouchner doit démissionner.


Dans une déclaration au quotidien le Monde en juillet 1996, l'opposante aux militaires birmans Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, avait placé Total au premier rang des soutiens dont bénéficie le régime de Rangoon.

L'opposition birmane demande depuis 1990 à la communauté internationale de ne pas aider les généraux putschistes à se maintenir au pouvoir. Comment ? En coupant les pompes à finances. Il faut en effet savoir que l'armée birmane absorbe 40 % du budget du pays. Elle compte 400 000 hommes et ne cesse de se moderniser. Pourquoi une armée si importante, alors que la Birmanie ne se connaît pas d'ennemi extérieur ? Pour mater l'ennemi intérieur, son propre peuple.

L'Union Européenne, l'ONU et même les Etats-Unis, ont pris depuis des années des résolutions à l'encontre de la junte. Plusieurs multinationales, craignant d'être éclaboussées (ce qui nuit au bisness), ont quitté depuis longtemps la Birmanie en invoquant le « manque de démocratie ». Citons : Texaco, Atlantic Richfield, Arco, Pepsi Cola, Levi's, Interbrew, Carlsberg, Heineken, Reebok, C & A, Hewlett Packard, Eastman Kodak. D'autres, comme Unilever, ont cité la Birmanie comme étant un pays où ils ne feraient pas commerce. Il en va de même de Shell et Exxon.

Le pétrolier Total est resté sur place. Le Figaro du 27 septembre 2007 nous rappelle que : « présent depuis 1992 en Birmanie [.] le groupe pétrolier a massivement investi dans l'exploitation du champ gazier de Yadana.»

Après d'autres, le Docteur Sein Win, un des chefs de file des opposants, vient d'accuser Total de bénéficier, au moins indirectement, des services d'une main-d'ouvre forcée fournie par la junte militaire. Il a déclaré le 27 septembre 2007 sur RMC : «Selon nos informations, les militaires utilisent le travail forcé. Bien sûr Total dit le contraire, mais il y a forcément quelque chose de ce genre ».

En 2002, la société Total avait fait appel au consultant privé Bernard Kouchner pour démentir ce genre d'imputations. Dans un rapport payé 25 000 euros, Kouchner avait affirmé que les accusations contre Total étaient erronées. Selon lui, la compagnie pétrolière, contrairement à ce que certains esprits « mal informés » ont pu supputer, avait en réalité lutté contre le travail forcé en Birmanie. Péremptoire, il affirmait également : « Je suis sûr à 95 % que les gens de Total ne sont pas capables de faire ça ». Des enfants esclaves ? Que nenni car « les tuyaux des pipe-lines sont trop lourds pour être portés par des enfants » (sic).

En novembre 2005, coup de théâtre : Total décida d'indemniser les esclaves dont Kouchner prétendait qu'ils n'existaient pas.

En effet, afin d'éviter un procès, Total accepta de verser 10 000 euros à chacun des sept Birmans qui l'accusaient d'avoir été contraints de travailler gratuitement pour elle sous la menace de l'armée birmane en 1995. Ces exactions ont eu lieu en 1992-1998 sur le chantier du gazoduc Yadana construit par Total et une compagnie américaine pour relier un gisement maritime birman à la Thaïlande. Total accepta aussi de consacrer 5,2 millions d'euros à l'indemnisation d'autres personnes qui pourraient justifier d'un emploi comme travailleur forcé et à des « actions humanitaires collectives pour l'habitat, la santé et l'éducation ».

La raison pour laquelle le président Sarkozy prend aujourd'hui ses distances tient aux possibilités d'une chute de la dictature militaire birmane. Il y a déjà plus de dix ans, Aung San Suu Kyi a prévenu que les sociétés ayant collaboré avec la junte seraient évincées d'une Birmanie libérée. Le marché birman risque de nous être fermé à cause du comportement d'une de nos entreprises, blanchie par un de nos politiciens.

Et si Nicolas Sarkozy s'exprime lui-même sur le sujet, cela tient, certes, à son activisme qui le pousse à occuper tous les postes, mais aussi au fait que son ministre des Affaires étrangères est discrédité. Dans ce cas d'espèce, on se réjouira que le Président de la République française parle en lieu et place d'un membre du Gouvernement.

L'intérêt du pays, de la classe politique, de la morale, de la vérité, de la lutte contre le travail forcé, serait que Kouchner démissionne ou soit démissionné.

Maxime Vivas.


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19:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2008

11/06/2007: Le bouclier anti-missile en Europe est un acte de guerre...

Tous mes invités !
 
Le bouclier anti-missile en Europe est un acte de guerre
Noam Chomsky  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
L’installation d’un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d’imaginer comment réagirait l’Amérique si la Russie, la Chine, l’Iran ou n’importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples.
 
Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l’action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l’étranger ».
« En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l’environnement dans d’autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l’Amérique. C’est un outil visant à la domination mondiale ».
« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d’exercer son pouvoir à l’étranger. Elle ne concerne pas la défense : c’est une arme d’offensive et c’est pour cela que nous en avons besoin ». Toutes des citations viennent de sources libérales autorisées appartenant à la tendance dominante, qui voudraient développer le système et l’installer aux limites extrêmes de la domination mondiale des Etats-Unis.

La logique est simple et facile à comprendre : un système de défense anti-missiles fonctionnel informe les objectifs potentiels que « on vous attaquera si on veut et vous, vous ne serez pas en mesure de répondre, donc vous ne pourrez pas nous l’interdire ».
On est en train de vendre le système aux Européens comme défense contre les missiles iraniens. Même si l’Iran avait des armes nucléaires et des missiles à longue portée, les probabilités pour qu’il les utilise pour attaquer l’Europe sont inférieures à celles que l’Europe soit touchée par un astéroïde. S’il s’agissait donc vraiment de défense, la République Coréenne devrait installer un système pour se défendre des astéroïdes.
Si l’Iran donnait ne serait-ce que le plus petit signe de vouloir s'engager dans un tel acte, le pays serait pulvérisé. Le système est vraiment pointé contre l’Iran, mais comme arme de première attaque. Il fait partie des menaces étasuniennes croissantes en vue d’attaquer l’Iran, menaces qui constituent en elles-mêmes une violation grave de la Charte des Nation Unies, bien que ce sujet ne soit pas abordé.

Quand Mikhaïl Gorbatchev autorisa l’Allemagne unifiée à faire partie d’une alliance militaire hostile, il accepta que pèse une grave menace sur la sécurité de la Russie, pour des raisons trop connues pour les revoir à présent. En échange, le gouvernement des Etats-Unis s’engagea à ne pas élargir l’OTAN à l’est. Cet engagement a été violé quelques années plus tard, sans susciter beaucoup de commentaires en Occident, mais en augmentant le danger d’un affrontement militaire.
La défense dite anti-missiles augmente le risque qu’éclate une guerre. La « défense » consiste à augmenter les menaces d’agression au Moyen Orient, avec des conséquences incalculables, et le danger d’une guerre nucléaire définitive.
Il y a plus d’un demi siècle, Bertrand Russell et Alfred Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu’ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l’humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».
Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain.

Edition de mercredi 30 mai 2007 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/30-Maggio-2007/art10.html
Traduit de la version italienne par Marie-Ange Patrizio (merci à Nadine Ghys pour son aide)
sur le site de michel Collon: http://www.michelcollon.info

20:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2008

13/01/2008: Mépris du peuple et forfaiture ...

C'est dans l' ensemble de l' Euro-dictature capitalistes que les peuples doivent être consultés parvoie de référendum, le MEME jour. Il n'y a pas qu' en FRANCE.
Qui va donc se réveiller EN BELGIQUE aussi et ailleurs en prenant la tête du mouvement de protestation... ?
La Belgique a aussi une Constitution nationale qui va être bafouée, foulée aux pieds, par l' ensemble des partis, des gouvernants, des politiciens nationaux, des parlementaires. C' est grave ! Le IVe Reich se met en place ! Demain, il  sera de nouveau trop tard...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: Mépris du peuple et forfaiture
Date: Sun, 13 Jan 2008 10:57:16 +0100
De: info@comite-valmy.org <info@comite-valmy.org>
www.comite-valmy.org

AU MÉPRIS DU PEUPLE !


Refusons que la souveraineté populaire soit bafouée,
Exigeons du parlement qu’il refuse de voter ce que le référendum a rejeté.
Un principe fonde la République, celui de la souveraineté du peuple. Cette souveraineté populaire est inséparable de la République et de la nation, elle s’exprime par le suffrage universel et la citoyenneté. Tout acte qui viserait à en atténuer la portée ou à en nier la réalité serait un acte de négation du peuple lui-même. Il conduirait inévitablement ses auteurs à se situer hors du cadre républicain, et en conséquence, à faire naître, progresser et s’organiser la résistance populaire aussi légitime que nécessaire. De nos jours, le peuple souverain est devenu le seul représentant de la nation érigée en obstacle majeur à la barbarie du capitalisme financier et en particulier, à son instrument totalitaire qu’est la construction d’une Europe fédérale, néo-libérale et atlantiste.Le 29 mai 2005 le peuple français a dit massivement et sans contestation possible non à la constitution européenne dans le cadre du référendum qui représente dans ce cas précis, la plus haute manifestation de la souveraineté populaire.

Sarkozy et l’UMP, soutenus par l’essentiel des dirigeants socialistes, et tous les fédéralistes dont François Bayrou, veulent imposer aujourd’hui, une constitution européenne bis, présentée mensongèrement comme étant un traité simplifié mais comportant les mêmes contenus fondamentaux que celui qui a été repoussé par le suffrage universel. Ce texte, préconisé par le Président de la République française, a été adopté par les chefs d’Etat européens, réunis à cette fin, à Lisbonne au mois d’octobre 2007. Pour ne prendre aucun risque d’un nouveau rejet plus que probable par le peuple et afin de contredire celui-ci, ce nouveau traité constitutionnel qui ne dit pas son nom, sera soumis aux parlementaires réunis en Congrès.

Il s’agit là d’un viol de la souveraineté du peuple et d’un coup d’État.Les Français se souviennent que le 10 juillet 1940 des Députés et des Sénateurs ont très majoritairement trahi la République, la nation et leur peuple en votant les pleins pouvoirs à Pétain. Ils ont rejoint dans la poubelle de l’histoire, les traîtres qui les ont précédés. La situation est aujourd’hui comparable.Mesdames et Messieurs les parlementaires d’aujourd’hui, refusez la forfaiture que l’on exige de vous. Ne vous opposez pas à la souveraineté populaire qui a refusé le traité constitutionnel et une Europe fédérale. Ceux d’entre vous qui participeraient à ce véritable coup d’Etat constitutionnel rejoindraient les 569 parlementaires du 10 juillet 1940 et s’inscriraient eux-mêmes, dans la liste noire de ceux qui renoncent à la République, à la nation et violent la souveraineté d’un peuple qui ne les oubliera pas. Tous seront combattus politiquement à chaque nouvelle élection à laquelle ils participeront.C' est l'occasion de souligner que depuis trois élections présidentielles les fédéralistes européens qui se réclament de la gauche ne parviennent plus à faire élire un Président de la République issu de leurs rangs car une partie de plus en plus significative des progressistes, attachés à la nation, à la République et au progrès social qui en découle, refusent de jouer le jeu délétère de l’alternance du pareil au Même. La droite classique n’est pas pour autant oubliée… L’esprit de la Résistance grandit dans le peuple. Elle deviendra irrépressible.

Comité Valmy le 20 novembre 2007.

                                                             Pétition basée sur l’Appel du Comité Valmy  lancé à Paris le 21.10.2007

Pour signer la pétition :  http://www.petitionreferendum2007.fr/index.php?petition=2

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20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2008: Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient ....



-------- Message original --------
Sujet: Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient
Date: Sun, 13 Jan 2008 08:43:50 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Tous à Versailles!

Sent: Saturday, January 12, 2008 9:54 PM
Subject: Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient

Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient


Instruits par la douloureuse expérience démocratique de 2005, les promoteurs de la Constitution européenne devenue traité de Lisbonne ont compris que lorsque leur entreprise d'intégration supranationale avançait au grand jour, elle ne passait pas l'épreuve du suffrage universel. Cette fois donc, toutes les précautions ont été prises. Il faut que l'on n'y comprenne rien et qu'il n'y ait pas le plus petit espace de débat sur le traité, ce qui suppose un texte illisible qui soit ratifié le plus rapidement possible. Au moment où les Vingt-sept viennent de signer solennellement le traité, la voix des pro-référendum se fait de plus en plus bruyante...



Photo : Parlement européen, 12 décembre 2007
Photo : Parlement européen, 12 décembre 2007

L'objectif est d'essouffler les opposants à l'intégration, mais aussi les Etats-membres éventuellement réticents et d'une manière générale les opinions publiques. On leur a donc imposé un calendrier infernal. Entre l'approbation fin juin du projet rédigé par la présidence allemande et l'accord définitif des Vingt-Sept le 19 octobre dernier à Lisbonne, il ne se sera écoulé que quatre mois, dont la période estivale. A titre de comparaison, entre le mandat du Conseil européen de 2001 et la signature du projet de traité constitutionnel, il s'était écoulé deux ans et demi... Comment les Vingt-Sept ont-ils pu diviser par presque huit, le temps nécessaire à négocier, rédiger et approuver un traité d'une telle importance ? Tout simplement en reprenant le texte rejeté il y a deux ans, en l'éclatant dans les traités existants et en prétendant que ceci n'est pas le texte de la Constitution européenne. Un peu comme le peintre surréaliste Magritte écrivant, au bas de sa toile représentant une pipe : "ceci n'est pas une pipe". Le traité de Lisbonne, c'est Magritte appliqué à l'intégration européenne. 


Outre la précipitation, il fallait rendre le texte illisible pour camoufler au maximum l'opération et gagner encore du temps. Les habiles juristes de Bruxelles ont alors eu l'idée de démonter les 448 articles de la Constitution européenne, de les intégrer un par un dans les dispositions les deux principaux traités actuels, et de redémonter le tout pour parvenir à ces 285 pages du traité de Lisbonne, qui s'ajouteront aux 2800 pages des 17 traités européens déjà en vigueur. Le titre de "Constitution" et les symboles n'y sont plus mentionnés et voilà la marchandise qui avait été refusée en 2005, remballée presque ni vue ni connue. Certains vont jusqu'à justifier la méthode, comme l'ancien Président du Conseil Italien, Giuliano Amato : "Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S'il est illisible, c'est qu'il n'est pas constitutionnel ; c'était là l'idée... Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau" (Londres, Center for European Reform, 12 juillet 2007).

Selon le Président Sarkozy, le "non" l'emporterait partout...

Depuis le 29 mai 2005, le référendum est la bête noire de l'intégrationnisme européen. Nicolas Sarkozy, qui n'est certes pas un acharné de l'européisme mais plutôt impatient d'être débarrassé vite fait du "problème" du traité constitutionnel européen, a admis dans les couloirs du Parlement de Strasbourg :"La même chose [un vote "non" comme en 2005, ndlr] se produirait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé". Or, après que les inconditionnels de ce traité aient passé deux ans à imputer non pas au texte mais à Jacques Chirac l'échec du référendum de 2005, comment justifier cette fois le refus d'en organiser un alors que précisément le nouveau Président de la République est extrêmement populaire ? Suffit-il d'expliquer que les Français l'ont élu sachant qu'il promettait la "ratification parlementaire" d'un "traité simplifié" comportant seulement quelques ajustements institutionnels ? Le hic, c'est que le traité de Lisbonne ne ressemble en rien au "traité simplifié" dont parlait Nicolas Sarkozy et en tout à la Constitution européenne rejetée. Qu'importe, il n'y a pas de référendum et en cela, on considère que le Président tient au moins la moitié de sa promesse.. !

Le Conseil constitutionnel et le Parlement sérieusement bousculés

Prochaine étape : la ratification. A cet égard, le Président a tiré plus vite que son ombre. Il est techniquement impossible que la France ait ratifié le traité avant la fin de l'année comme il l'avait annoncé depuis Lisbonne. C'était oublier le Conseil Constitutionnel qui aura à se prononcer (24 jours en moyenne pour l'examen d'un traité, 29 au maximum), l'Assemblée et le Sénat qui doivent successivement discuter du projet de loi de révision constitutionnelle avant de se réunir en Congrès à Versailles (début février au plus tôt), puis enfin l'examen et le vote du projet de loi autorisant la ratification du traité. Si l'on intercale entre ces étapes procédurales les interruptions du travail parlementaire pour cause de vacances de Noël, de février, de Pâques et d'élections municipales, le Président ne serait en mesure d'apposer effectivement sa signature sur le document de ratification au plus tôt qu'à la fin du mois d'avril. 


Cependant, le Président UMP de la délégation pour l'Union européenne à l'Assemblée, Pierre Lequiller, vient d'annoncer le Congrès pour le 4 février et la ratification pour le 8. Cela signifie que les procédures vont être encore bousculées. Le Conseil constitutionnel, dans des cas extrêmement rares peut être invité à rendre sa décision en "urgence" dans les 8 jours de sa saisine. Mais le gouvernement doit pour cela justifier l'urgence. Puis, les deux projets de loi - révision et ratification - seront peut-être examinés simultanément par le Parlement. A moins que le gouvernement n'engage sa responsabilité sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un projet de loi sans discussion ni vote, dès lors qu'aucune motion de censure n'a été déposée ni adoptée dans les vingt-quatre heures. Dans toutes les hypothèses, le calendrier annoncé témoigne de la précipitation qui aura marqué tout le processus de relance du traité constitutionnel, que seule la volonté d'étouffer le débat peut expliquer.

Ces "extrémistes" qui réclament... un référendum

On voit bien à quel point tous les médias ou presque relayent, comme en 2005, le ouiouisme officiel. On découvre sans surprise, autour de l'évènement du 13 décembre, les unes triomphantes de la presse, déjà servies après l'accord de Lisbonne du 19 octobre : "L'Europe redémarre", "L'Europe sort de l'ornière" et les "débats" entre partisans de gauche du traité et partisans de droite du traité. Libé atteint même le sommet du journalisme subversif en organisant ce mercredi un débat en direct sur internet avec l'eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit et l'eurodéputé vert Gérard Onesta, tous deux militants ardents du traité de Lisbonne comme il l'étaient de la Constitution européenne.


Les voix s'élevant à gauche et à droite pour réclamer un nouveau référendum n'ont qu'à se taire. Pire, leur revendication de consulter les peuples sur cette nouvelle étape européenne est présentée comme suspecte et les intéressés qualifiés d' "extrémistes". Ainsi, dernier exemple en date, le 12 décembre à Strasbourg, jour où les présidents des trois grandes institutions bruxelloises se sont retrouvés devant l'hémicycle plein du Parlement européen pour proclamer la Charte européenne des droits fondamentaux à laquelle le traité de Lisbonne confère une pleine force juridique, quelques dizaines d'eurodéputés de gauche et de droite ont brandi des pancartes en scandant "référendum ! référendum !". (Lire la Vidéo ) La dépêche AFP décrivit ainsi l'évènement : "La cérémonie de proclamation de la Charte a été bruyamment chahutée par des eurodéputés d'extrême gauche et d'extrême droite, partisans d'un référendum pour ratifier ce traité". Outre le fait que l'AFP et tous les journaux qui ont recopié la dépêche, qualifient d'"extrémistes" des députés en réalité pour beaucoup souverainistes de tous bords et issus de tous les groupes politiques, cette affirmation présente "l'extrémisme" comme l'ultime refuge pour les partisans du référendum, c'est à dire de la démocratie ! Le Président allemand du Groupe socialiste, M. Schultz, a même été jusqu'à qualifier publiquement la manifestation des eurodéputés pro-référendum de méthode digne "du Parti d'Adolf Hitler".. ! Il n'y a donc plus de limites pour faire taire la contestation : ni la censure, ni l'insulte la plus odieuse, ni la menace.

La défense de la démocratie : cause commune de tous les Nonistes 

Le dernier espace de liberté d'expression reste donc véritablement internet. Comme les partisans du non en 2005, la toile est aujourd'hui prise d'assaut par les partisans du référendum qui rivalisent d'imagination pour faire avancer la "cause du peuple" dans l'affaire européenne. C'est ici en effet que l'idée d'une Europe par les peuples et pour les peuples aujourd'hui peut s'exprimer le plus librement et avancer le plus rapidement. On connait déjà le succès d'audience des sites d'
Etienne Chouard , de Jean-Luc Mélenchon , de Jean-Pierre Chevènement, du Mouvement Pour la France, de Debout la République ; Parmi les derniers nés, 29mai.eu , lancé par un étudiant en droit et un étudiant en informatique qui ont l'excellente idée de récolter des signatures, lesquelles arrivent par centaines, pour introduire un recours collectif devant la Cour européenne de Strasbourg contre le futur décret présidentiel soumettant la ratification du traité de Lisbonne au vote parlementaire plutôt qu'au vote référendaire. 


En tout état de cause et défaut de référendum, c'est en 2009, à l'occasion des prochaines élections européennes, que les citoyens pourront dire ce qu'ils pensent du contournement du "non" de 2005 par la voie parlementaire. Puisqu'ils apprennent aujourd'hui par la bouche de Nicolas Sarkozy que leur vote aux Présidentielles valait ratification a-priori du traité de Lisbonne, c'est bien que chaque vote national a aujourd'hui une dimension européenne majeure.

L'Europe n'est plus comme dans les années 80 le énième chapitre obligé à la fin des programmes électoraux. Elle doit être le préalable, c'est à dire le préambule, de tout projet politique conscient de ce qu'est la marge d'action des Etats dans l'Union européenne d'aujourd'hui. Si la présidentielle est devenue en partie une élection européenne, alors l'élection des députés au Parlement européen plus que toute autre doit devenir vraiment européenne. Elle doit cesser de se décider sur des enjeux de politique intérieure au prétexte que l'Europe-c'est-trop-compliqué-pour-les-électeurs. Cette "nationalisation" de l'élection européenne a en réalité permis jusqu'ici aux grands partis de rejouer l'opposition droite/gauche, pour se partager l'essentiel des sièges, alors que précisément ils ont la même approche de l'intégration européenne, qu'ils ont donc toujours dit "oui" ensemble à tous les traités et même qu'ils votent ensemble par "consensus" 80% des textes examinés au Parlement européen. En d'autres termes : "ils se chamaillent sur le perron pour faire oublier qu'ils se partagent la maison", pour reprendre l'excellente expression de Max Gallo.


Les forces du "non" de 2005, celles qui sont aujourd'hui "pro-référendum" c'est à dire à peu près les mêmes, doivent donc poursuivre avec patience et détermination, sur le seul média vraiment libre et dont les Français deviennent friands - internet - leur travail d'explication, d'information, d'argumentation. L'Observatoire de l'Europe après le Non (ex non-2005.org), qui s'efforce de les recenser et les réunir toutes - initiatives collectives et individuelles - sur son portail altereuropéen, y contribue depuis 2004, en bénéficiant depuis quelques mois d'une audience exponentielle. Dès lors qu'il n'y aura pas de second référendum, c'est bien l'élection européenne de 2009 que toutes ces forces doivent avoir en ligne de mire. Si leurs orientations politiques peuvent être radicalement opposées, elles partagent une même conscience du grave danger que court la démocratie. L'enjeu n'est-il pas assez élevé pour qu'elles consentent à dépasser leurs divergences et à s'organiser ? Il nous reste dix-huit mois.

Christophe BEAUDOUIN
L'Observatoire de l'Europe après le Non

http://www.observatoiredeleurope.com/Le-traite-constituti...


20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/01/2008: Traité européen : Fabius se rendra au congrès ...

En fait, ce sont AUSSI des centaines de milliers de travailleurs de TOUTE l'Euro-dictature capitaliste qui devraient se rendre à Versailles, pour dire NON à l' Europe des multinationales et donner une nouvelle raclée à Sarkozy et sa bande ...
Mais, les syndicats réformistes sont aussi étrangement silencieux, car ils s' intègrent de plus en plus dans le système mis en place, aux côtés de la "fausse gauche"...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Traité européen : Fabius se rendra au congrès
Date: Sat, 12 Jan 2008 21:23:09 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>

Fiche le camp, Jack et ne reviens plus jamais, jamais,jamais...Fiche le camp,Jack et ne reviens plus jamais!
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CONGRES DE VERSAILLES

Traité européen : Fabius se rendra au congrès

NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 | 16:56

"Si nous n'y allons pas" cela signifie "que nous approuvons le fait qu'il n'y ait pas de référendum", indique le socialiste, la révision de la Constitution étant nécessaire à la ratification.

 

 

Laurent Fabius a déclaré vendredi 11 janvier que la non-participation au congrès de Versailles prôné par la direction du PS était "une erreur", "une esquive", indiquant que lui s'y rendrait pour voter contre l'adoption du traité européen par la voie parlementaire.
Le Congrès de Versailles du 4 février doit approuver la révision de la Constitution, nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne.
"Je ne comprends pas cette position (de la direction du PS)", a déclaré Laurent Fabius sur RMC/BFM TV rappelant que le parti avait toujours réclamé un référendum sur le traité européen. "C'est la position qu'on a pris de tout temps, c'est la position d'ailleurs qu'avait notre candidate (Ségolène Royal) pendant l'élection présidentielle et ça reste notre position", a-t-il dit.

"Il ne faut pas se déjuger"


"Nicolas Sarkozy est d'un autre avis, il veut que ce soit le Parlement qui décide et non pas le peuple (...). La seule façon de faire en sorte que ce soit le peuple qui décide, pour voter oui ou pour voter non, c'est de dire à Versailles, nous ne sommes pas d'accord avec sa position", a plaidé l'ancien Premier ministre.
"Si nous n'y allons pas, comme on ne prend en compte que ceux qui sont présents, ça veut dire en fait que nous approuvons le fait qu'il n'y ait pas de référendum", a-t-il ajouté.
"Je pense que c'est une erreur, enfin c'est plutôt une esquive et moi je pense qu'il vaut mieux affronter les questions", a jugé le député de Seine-Maritime. "Je crois qu'il ne faut pas se déjuger", a-t-il insisté.

"Hypocrisie"


L'ancien ministre Paul Quilès s'est dit atterré jeudi par "l'annonce que les parlementaires socialistes boycotteront la réunion du congrès de Versailles", lors de laquelle doit être votée la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne.
"Cette décision, si c'en est une, relève de l'hypocrisie la plus totale", a déclaré l'ancien ministre, animateur du collectif "Gauche avenir".
"Boycotter ce congrès, c'est accepter que le référendum n'ait pas lieu", ajoute Paul Quilès, estimant possible de réunir une minorité de 2/5e de parlementaires s'opposant à la révision constitutionnelle.

"Liberté de conscience"

François Hollande, le premier secrétaire du PS, a invoqué jeudi "la liberté de conscience" des parlementaires socialistes à ce sujet pour qu'ils décident eux-mêmes de leur attitude.
François Hollande estime au contraire qu'il n'est pas possible de réunir "une minorité des 2/5emes" des suffrages, et que "le mieux, c'est de ne pas participer au vote" pour exprimer le désaccord des socialistes avec le choix par le président Sarkozy de la voie parlementaire pour faire ratifier le traité
De son côté, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a déclaré mercredi que les députés socialistes ne se participeront pas au congrès.
"Le groupe socialiste à l'Assemblée n'a rien décidé du tout", a aussitôt réagi le député Benoit Hamon, opposé au Traité de Lisbonne.
Henri Emmanuelli, député PS des Landes, a appelé mercredi les parlementaires socialistes à se rendre au congrès pour voter contre le texte.
En revanche, Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais, annoncé qu'il votera "deux fois oui".

Etapes

Plusieurs étapes sont nécessaires pour la ratification du traité de Lisbonne. Tout d'abord, un projet de loi constitutionnelle doit être adopté afin de réviser la Constitution: ce texte doit être examiné dans chaque chambre (le 15 janvier à l'Assemblée, le 29 janvier au Sénat) puis voté par au moins trois cinquièmes des parlementaires présents, le 4 février, en Congrès.
Seuls les votes exprimés sont pris en compte. L'absence des députés socialiste à Versailles ne compromettrait donc en rien la révision constitutionnelle.
Ensuite, pourra intervenir la ratification proprement dite, avec l'examen, le 7 février, d'un projet de loi spécifique dans les deux chambres.


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12/01/2008

12/01/2008: EURO-DICTATURE capitaliste: Tony BLAIR est déjà de retour au Sarkozoo de l' Ump à Paris ...

EURO-DICTATURE capitaliste: Tony BLAIR est déjà de retour au Sarkozoo de l' Ump à Paris ...

Tony BLAIR, le caniche et valet incontitionnel d' Adolf BUSH jr est déjà de retour ...
Inivité, il a assisté au Conseil national de l' Ump à Paris (Euronews ), une espèce de Sarkozoo, où il y est allé d' un de ses discours...
Conclusion de Sarko: un "socialiste" comme ça, il a sa place au sein du gouvernement français ...".
Très convaincant donc quant au passé, au présent et au futur de ce personnage "de gauche", ou de "centre-gauche" genre Prodi ...
Il paraît que ce "socialiste"-travailliste serait pressenti pour devenir le futur Président de l' Euro-dictature capitaliste (UE).
Si cela devait arriver, il nous faut espérer que cela se fera au cours d' élections à l' échelle européenne.
FRANCO et PINOCHET ont pris le pouvoir par la force. Adolf HITLER, MUSSOLINI et NAPOLEON III, au-moins, se sont fait élire et/ou plébisciter par référendum...
Même aux Usa, les despotes-massacreurs-à-la-Bush arrivent au pouvoir, à coups de milliards de fb, aux cours d' élections présidentielles, même s'il y a de sérieuses réserves à formuler à propos de leurs cirques "démocratiques"... On peut toujours espérer ...
Il a dit: en Gb, BLAIR est travailliste. En FRANCE, il resterait dans la famille "socialiste", au Ps, mais aux côtés de ceux qui veulent le transformer ... (toujours plus à droite et intégré, on le devine!).
Bref, devant et derrière de telles créatures, certains vomissent, tandis que d' autres se mettent à genoux et font la cour ... (cela dure depuis le Moyen Age et bien avant).
RoRo

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Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde

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Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                             

20:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/01/2008

11/01/2008: Sauver le Département ...

 -------- Message original --------
Sujet: Sauver le Département
Date: Fri, 11 Jan 2008 14:47:53 +0100
De: info@comite-valmy.org <info@comite-valmy.org>
Pour :: destinataires inconnus: ;



      
      www.comite-valmy.

    Comme prévu, et sous la conduite d'un Sarkozy plus vassalisé que jamais, les euromaniaques s'attaquent aujourd'hui frontalement au Département. Ils souhaitent accélérer la mise  en place  de l'Europe fédérale des régions, voulue par la social démocratie comme par la droite officielle. Il s'agit comme avec la nouvelle constitution de Hollande , Sarkozy et Cie, de brûler les étapes de la trahison de la souveraineté populaire et nationale afin de prendre de vitesse la Résistance républicaine en progrès.
    Sur le site du Comité Valmy,  on trouvera ce texte de Denis Griesmar, texte qui date de quelques années.


SAUVER LE DEPARTEMENT

Par Denis GRIESMAR

mardi 15 mars 2005,  Comité Valmy


On lit depuis quelque temps, sous des plumes qui se veulent « dans le vent », que l’institution du département en France serait un archaïsme, et un obstacle à la modernisation du pays. Qu’il conviendrait donc de la supprimer au plus vite, sans autre forme de procès.

Ce qui pourrait n’apparaître que comme une boutade provient en réalité des mêmes personnes que celles qui nous exposent, en deux mots, que la nation est un concept dépassé, et que sa disparition nous permettrait, par l’intercession d’une Europe immaculée, d’accéder au nirvana du bienheureux oubli de notre identité.

Il convient donc d’y regarder de plus près. L’Ancien Régime connaissait une grande variété de provinces, aux statuts divers, qui se répartissaient entre « pays d’Etat » et « pays de généralité ». Certaines, quoique s’intégrant peu à peu au reste du pays, étaient encore « réputées étrangères », et d’ailleurs, il avait fallu l’effort multiséculaire des rois de France pour arracher peu à peu à la domination de l’Empire germanique des régions de langue et de culture française, qui n’avaient été séparées du Royaume que pour constituer des apanages plus ou moins équitables entre des princes Francs ou Burgondes.

Ce rappel n’est pas inutile, au moment ou des groupes d’influence plus ou moins autorisés, chez nos voisins, cherchent à imposer, sous l’aimable voile d’une « Europe des régions », un éclatement des nations et une « communautarisation » de notre continent, avec pour conséquence inéluctable la disparition du droit français et la fin de la République.

Ces départements, que constitua la Révolution, s’ils étaient de taille à peu près analogue, étaient – et la suite l’a prouvé – beaucoup moins artificiels que certains ne veulent le donner à croire. Ils ont été composés à la suite de longues discussions au plan local, et suivaient souvent les limites des anciennes provinces ou évêchés, voire des « pagi » gallo-romains. C’est ainsi que le Maine-et-Loire correspond à peu près à l’Anjou, et l’Aveyron au Rouergue. Il faut noter que leur création n’aura en aucune manière freiné l’apogée de la civilisation rurale au XIXème siècle, qu’il s’agisse de mobilier, de costumes, de fromages ou même des langues régionales.

L’argumentation aujourd’hui porte sur leur taille, mais de ce point de vue, les actuelles Régions de programme (apparues sous le régime de Pétain) seraient encore trop petites. Sous prétexte que telle ou telle région ne ferait pas le poids face aux régions étrangères, il faudrait les fusionner. Et d’ailleurs, pourquoi pas ? Mais aussi, pourquoi ? Quelle est la région française qui « ferait le poids » face à la Ruhr ou à la Bavière ? Derrière tout cela, n’y aurait-il pas la volonté de détruire la cohérence de notre politique extérieure ? Ces questions ne doivent pas être escamotées.

Il est en effet trop facile d’appeler à davantage de décentralisation, sous-entendant en faveur des régions, mais sur ce point, on aurait avantage à tout mettre sur la table. Si la démocratie demande que les décisions soient, autant que possible, prises au plus près des personnes auxquelles elles s’appliquent, elle exige également une cohérence, qui ne peut être établie en dernier ressort qu’au niveau national. Il ne faut pas oublier non plus que, souvent, le pouvoir pèse moins lourd lorsqu’il est plus lointain, et cela est vrai, au premier chef, en matière culturelle. Pour dire les choses crûment, il ne s’agit pas d’établir une concentration abusive de pouvoirs au profit de nouveaux « ducs » ou « barons ». Les choses ne sont donc pas aussi simples.

Et si la réalité, complexe, appelait des réponses à géométrie variable ? Les régions existent, certes, et constituent bien, dans nombre de domaines, un échelon utile, voire indispensable. Mais peut-être pas unique. Ainsi, à côté des régions « classiques », on trouve les Agences de Bassin, les « villes à une heure de Paris », etc. Il y a d’ailleurs une réflexion à mener sur le temps et l’espace. Si les départements, à l’origine, ont été créés de manière que chacun puisse atteindre le chef-lieu en une journée, les moyens de transport d’aujourd’hui ne déplacent pas obligatoirement le problème de façon univoque. Il faut compter en distance-temps, et la vitesse réelle d’un trajet en automobile, par exemple, se trouve diminuée du temps perdu dans les encombrements. On peut donc être content de ne devoir effectuer telle ou telle démarche qu’au niveau du département, et non de la région.

Prenons l’exemple d’un habitant de l’Oise, qu’il en soit originaire, ou qu’il se soit établi dans ce département pour bénéficier d’un certain environnement, ou pour pouvoir accéder à la propriété, tout en restant à proximité de Paris. Bien souvent, il ne se sent pas Picard, et ne va pas plus souvent à Amiens qu’à Clermont-Ferrand ! En revanche, le département n’est jamais artificiel. Il a toutefois une taille suffisante pour ne pas avoir de caractère « tribal ». Ceux qui réclament un département basque doivent être préparés à faire face un jour à la demande de création d’autres départements « ethniques » contraires à la conception française de la République et de la citoyenneté.

Enfin, à l’heure de l’élargissement des échanges internationaux, des ordinateurs, de la Toile et du télétravail, chacun possède un réseau de relations, amicales ou professionnelles, qui n’est pas toujours corrélé à une proximité géographique. Tout cela doit être pris en compte lorsqu’on parle – souvent sans beaucoup réfléchir – de décentralisation. L’expression reste populaire, mais souvent peu élaborée dans ses conséquences. Il doit s’agir en tous cas de simplifier, et non de compliquer la vie.

La proximité géographique reste cependant un facteur incontournable, qu’il s’agisse de l’école ou des commerces, par exemple. Mais c’est bien le département qui est à l’échelle de beaucoup de ces réalités de la vie quotidienne.

Au total, nous voudrions attirer l’attention sur la nécessité de prendre en compte l’ensemble de ces facteurs, afin de chercher à résoudre les problèmes pour eux-mêmes, sans à priori, mais en gardant à l’esprit le nécessaire maintien de l’unité nationale. Selon la nature des questions et l’importance des budgets en cause, l’unité pertinente sera le département ou la région, mais ce serait une erreur grave que d’abandonner de manière irréfléchie une structure qui donne satisfaction à l’ensemble des Français. Elaguer les doubles emplois, rationaliser : oui. Détruire, non !

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23:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/01/2008

07/01/2008: La TORTURE contre les militants basques se poursuit ...

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: La TORTURE contre les militants basques se poursuit
Date: Mon, 7 Jan 2008 15:53:11 EST
De: Xarlo@aol.com
Pour :: Xarlo@aol.com


 
La TORTURE contre les militants basques se poursuit
Message urgent reçu ce 7 janviers 2008

Hier, deux jeunes de Lesaka ont été arrêtés à Arrasate/Mondragon. L'un deux, Igor, a deux côtes cassées et un poumon perforé suite aux tortures subies durant son incommunication.

(mise au secret) Il a été hospitalisé en soins intensifs alors qu'il se portait parfaitement bien au moment de son arrestation. De la situation de l'autre, Mattin, nous ne savons rien. La famille nous demande de diffuser l'information afin que tout le monde le sache car les medias ne le racontent pas.S'il vous plaît, diffusez ce message à vos contacts pour que le monde sache la réalité que nous subissons en Euskal Herria.

 *Merci.

 
Aujourd’hui 350 personnes ont manifesté à Donostia (St Sébastien)  devant l’hôpital où se trouve Igor...Il faut savoir que la pratique de la torture contre les militants(es) basques n’a jamais cessé depuis la fin du franquisme. Régulièrement, de nombreux organismes anti-répressifs ou des droits humains dénoncent les agissements des forces de sécurité espagnoles, dont la trop sinistre garde civile. La mort de deux mercenaires gardes civils opérant sur le territoire français (Capbreton) ne peut que susciter encore plus de haine de la part de ces miliciens au service du nationalisme espagnol.

Merci de transmettre tous ces documents à vos contacts (+2 docs)

(plus d'infos dans les jours qui viennent)

Stéphane

Comité Solidarité Basque Lille

Situation des prisonniers et prisonnières politiques basques, fin d’année 2007 - Enfermement à la cathédrale de Buen Pastor à Donostia (San Sebastian)

* Face au refus de mettre en liberté nos êtres chers, en ces jours ou termine l'année 2007, il y a 41 prisonniers politiques basques qui sont incarcérés depuis, entre 27 et 20 ans.
* En ces jours de fin d'année, il y a 170 prisonnières et prisonniers politiques basques qui ne sont pas mis en liberté malgré avoir accompli les ¾ ou les 2/3 de leur peine dans des prisons de l'Etat espagnol, tout comme les 2/3 ou la moitié de la condamnation imposée dans des prisons de l'Etat français.

* Dans l'Etat espagnol, on nie la liberté à 17 de nos êtres chers prisonniers malgré qu'ils aient accompli la totalité de la peine:

Contre 16 d'entre eux, est aplliquée une doctrine inventée du jour au lendemain, les obligeant à effectuer 30 ans ininterrrompus. Pendant ce temps, Iñaki de Juana, pour avoir écrit deux articles d'opinion, est condamné à 3 ans, sachant que, initialement, on prétendait le condamner à 96 ans.

* Dans l'Etat français, en ayant accompli plus de quinze ans et avoir le droit à sa mise en liberté, Jon Parot se voit nié tel droit, et en cette année 2007 cela fait 17 ans qu'il est en prison.

* Ils ne libèrent pas non plus nos êtres chers prisonniers avec de graves maladies incurables. En cette année ils sont au nombre de 12 à s'être vus nié leur droit de retour à la maison. De telles graves maladies sont utilisées comme moyen de pression de la part des autorités pénitentiaires; pour agraver plus encore si possible les dites maladies et ainsi avec l'intention de les voir repentis de leurs vies et de leurs idées. C'est la cruauté manifeste, une cruauté pour le chantage.

Tout cela nous est également démontré par les conditions de vie auquelles sont soumis nos êtres chers. De là la cruauté, le traitement inhumain, les condamner à souffir une grave maladie, les menant à tenter d'en terminer avec leur vie.
* Ils sont 18, 20, 22 heures par jour en solitude à laquelle sont soumis les prisonniers et prisonnières politiques basques; avec des filets et des plaques métaliques installés en haut des cours et sur les fenêtres des cellules, respectivement, en leur niant la vue de l'extérieur et la lumière naturelle.
* lls ont plus de 40 prisonniers politiques basques dans des prisons ou départements dans lesquels il n'y a pas d'autre compagnon et ils agissent ainsi pour provoquer davantage de pression sur eux.

* Ils subissent des fouilles humiliantes: des fouilles au corps, des cellules retournées, et un long etc.

* Lors des transferts de prison à prison, ils les mettents dans des sortes de cages métaliques d'un mètre de large et 50 cm de long.

* Même en souffrant des maladies graves, ils sont transférés à l'hôpital par bousculades, avec les menotes aux poignets les bras en arrière, en interdisant même les consultations et sessions de radiothérapie réellement nécessaires pour faire face à la grave et incurable maladie.

* En plus de pousser nos être chers vers la maladie, à travers l'imposition de très dures conditions de vie, en cette année 2007 quatre de nos êtres chers ont tenté de mettre fin à leur vie.
Les prisonniers politiques basques qui sont maintenus dans les plus dures conditions de vie, sont de plus en plus nombreux. A travers la persécussion politique contre nos exilés politiques basques et la pratique de la répression généralisée en Euskal Herria, i y a aujourd'hui 710 prisonniers politiques basques, dans quatre Etats et éloignés et dispersés dans 91 prisons. 30 en euskal Herria et seulement 4 de ceux qui souffrent de graves et incurables maladies et aussi en leur interdisant d'être traités, diagnostiqués et pouvoir  maintenir des consultations avec des médecins de confiance.Dans l'Etat espagnol, nos êtres chers ont été éloignés à une distance moyenne de 610 km d'Euskal Herria. Dans l'Etat français, à une distance moyenne de 810 km. Comme conséquence, pour voir chaque semaine nos êtres chers, nous devons réaliser 1400 km aller-retour.Le coût économique qui nous est imposé est énorme, les conséquences physiques résultent graves et nous mènent vers la mort. Cette année 36 membres des familles ont été affectés par différents accidents routiers subis en conséquence de ces kilomètres imposés par les états espagnol et français. Justement lors du dernier accident dont furent victimes 4 proches d'un prisonnier, une personne est morte.  Pour envoyer les messages de solidarité, écrivez à :koordinatzailea@etxerat.info Etxerat

27 / 12 / 2007

 

Amnesty International dénonce que Madrid permet la torture en ne remplissant pas ses obligations

RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL SUR LA TORTURE
Publié
dans Gara le 15/11/2007

A.I. dénonce de nouveau l'existence de la torture dans l'État espagnol, et précise que, tant que le Gouvernement n'appliquera pas de mesures effectives d'investigation de ce type de pratiques, les agents de police resteront au-dessus de la Loi et leclimat d'impunité s'étendra.
L'organisme international aréitéré son appel en direction de l'exécutif du PSOE pour que celui-ci applique les mesures de prévention obligatoires pour les pays ayant souscrit les traitésinternationaux en matière de Droits Humains.
Les actes de tortures et de mauvais traitements commis par des agents de police en Espagne ne sont pas des faits isolés. Il est possible que cela ne soit pas une pratique habituelle mais, malgré les engagements pris par l'Espagne en vertu du droit international, aucun frein n'est mis à cette pratique, a dénoncé l'enquêtrice d'Amnesty International pour l'État espagnol, Rachel Taylor, lors d'une conférence de presse organisée à Madrid pour présenter le rapport de cet organisme sur la pratique de la torture.

Le texte, intitulé "Du sel dans la plaie : l'impunité réelle des agents de police impliqués dans des cas de torture et de mauvais traitements", souligne l'absence de volonté politique du Gouvernement espagnol pour faire face à une pratique qui n'est pas exceptionnelle de la part des forces de sécurité espagnoles, entre lesquelles se trouvent les corps de police des régions autonomes.

Traités non respectés
Tant que le Gouvernement ne mettra pas en place de mesures effectives visant à enquêter sur ce type de pratiques, les agents de police seront au-dessus de la Loi et le climat d'impunité s'étendra, a ajouté Taylor, en conseillant au Gouvernement du PSOE de cesser de nier l'existence de la torture. Une pratique qui se pérennise grâce à l'immobilisme et à l'absence de volonté politique du Gouvernement pour activer les mécanismes anti-torture imposés par les conventions et traités internationaux qu'il a pourtant souscrit et dont il est un acteur direct.

Amnesty International souligne que le Gouvernement Zapatero fait également la sourde oreille aux recommandations d'organismes internationaux tels que l'ONU, pour l'éradication de la torture.

Amnesty International demande aux pouvoirs publics espagnols l'adoption de diverses mesures législatives, judiciaires et administratives, afin de prévenir la torture et les mauvais traitements, affirme la nécessité impérieuse de garantir l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante, impartiale et exhaustive, en cas de plainte pour torture ; les responsables de ces violations des droits humains doivent être jugés et condamnés et les victimes dûment indemnisées.

Le rapport souligne l'obligation juridique dans laquelle se trouvent les pouvoirs publics espagnols de mettre en place les instruments nécessaires à la prévention de la torture ; il décrit quelles sont ces mesures et affirme qu'aucune d'entre elles n'est envigueur malgré leur caractère obligatoire. En outre, en vertu des traités souscrits par Madrid, il est de son obligation de s'assurer que les victimes ont accès à une solution effective et reçoivent une réparation adaptée, incluant indemnisation, restitution, réhabilitation, satisfaction et garanties de non répétition.

Le rapport détaille également l'inexistence de ces objectifs dans l'État espagnol, et décrit à l'aide d'exemples préciscomment l'action réelle des forces de l'ordre, de la magistrature, et des instances au pouvoir en Espagne est exercée à l'inverse des règles établies au niveau international, soit en graciant avec promotion à la clé les fonctionnaires condamnés pour torture, soit par l'exercice de la menace et de la dénonciation judiciaire à l'encontre du plaignant.

Un message clair à l'opinion publique
Les faits dénoncés sont également imputables à l'Ertzaintza (police autonomique basque), à la suite d'une plainte déposée par une femme de Bilbao ayant fait l'objet de pressions et de menaces pour qu'elle retire sa plainte contre un agent de ce corps de police.

L'enquête citée dans le rapport d'A.I. contient des extraits d'entretiens avec des fonctionnaires et agents de police qui montrent comment ceux-ci se justifient en prétextant la fausseté de la majeure partie des plaintes déposées pour torture. A.I. considère néanmoins que, malgré l'existence de plaintes non fondées, l'absence constante d'enquêtes approfondies sur chaque cas de mauvais traitements ne contribue ni à obliger les responsables à répondre de leurs actes, ni à garantir que le nom des agents faussement mis sur la sellette ne soient blanchis.

Le rapport aboutit à la conclusion que le Gouvernement espagnol doit mener une réforme du système d'enquêtes suite aux plaintes déposées pour torture, et que celles-ci doivent être menées par des organismes indépendants. En parallèle, le Gouvernement espagnol est interpellé afin qu'il applique immédiatement les recommandations des organismes internationaux. Le ministère de l'Intérieur, le Parquet et la magistrature d'Espagne se voient conseiller des actions concrètes visant à l'éradication de la torture ; parmi ces actions, citons l'application directe et systématique d'un protocole d'action.

Amnesty International exhorte le Gouvernement Zapatero à transmettre aux fonctionnaires chargés de faire respecter la Loi et à l'opinion publique en général, le message clair que les mauvais traitements appliqués aux personnes en garde à vue sont strictement interdits quelles que soient les circonstances. Le ministère de l'Intérieur devrait introduire sans délai l'enregistrement vidéo et audio de tous les lieux de garde à vue dans les commissariats de police, et de tout autre endroit accueillant des personnes en garde à vue.

A.I. demande au Parquet de publier des statistiques concernant les plaintes pour mauvais traitements, et réclame que les victimes disposent d'une assistance juridique gratuite à partir du moment où elles portent plainte.

 

11:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2008

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France !

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France

-------- Message original --------
Sujet: [Bellaciao] Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Date: Mon, 07 Jan 2008 22:01:59 +0100
De: newsletter@bellaciao.org <newsletter@bellaciao.org>


Bellaciao vous souhaite une bonne année... malgré un horizon quelque peu surchargé !
Vous trouverez ci-dessous un communiqué appelant à la mobilisation contre le Traité "Modifié" Européen.

L'année 2008 sera également marquée par un nouveau procès en mai 2008 pour Roberto, de Bellaciao, les Chantiers Navals de l'Atlantique ayant fait appel de la décision du tribunal de Saint-Nazaire (novembre 2007, voir ici :
http://bellaciao.org/fr/mot.php3?id_mot=254).
Bellaciao en appelle de nouveau à votre soutien, moral et financier !
(souscription ici :
http://bellaciao.org/souscription.php)

*********************************************
Tous à Versailles le 4 février 2008 !


Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter à nouveau à la volonté populaire.

Car comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON"
contre l’Europe libérale et capitaliste.

Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.

L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Si cette majorité n’est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.

Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Cette manifestation sur place est d’autant plus importante qu’en mars 2008 auront lieu les municipales et les cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à nos mobilisations.

Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif :

Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !

Respectez notre « NON » !

"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Nous estimons qu’il est extrêmement important pour notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à nos élus, nos mandataires, qu’ils doivent avant tout respecter notre voix.

Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 »

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Faites passer !

Salut et fraternité

Bellaciao
http://bellaciao.org

22:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2007

27/12/2007: NON à la directive de la honte !

Pétition
NON à la directive de la honte!


Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.


Pour signer la pétition:
http://www.directivedelahonte.org/

23:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2007

04/02/2008: VERSAILLES : un pas de plus dans l' Euro-dictature, sans demander l' avis des peuples ???

Sortons de l'Union Européenne!
Contre l'Europe-Puissance.....militaire!
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, December 25, 2007 1:25 PM
Subject: FW: RAOUL MARC JENNAR






From: fischer02003@yahoo.fr


 
NON  A CETTE EUROPE-LA,
 

LE 4 FEVRIER COMME LE 29 MAI !
 
 

'L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'indicible espoir.' (Jean Jaurès)
 

 

Les Chefs d’'Etat et de gouvernement, les responsables politiques du libéralisme de gauche comme du libéralisme de droite ont refusé d'’entendre les arguments de ceux qui veulent une Europe des citoyennes et des citoyens et non une Europe des banquiers et des hommes d’'affaires, de ceux qui n'’acceptent les transferts de souveraineté que pourvu qu’'ils s’accompagnent de transfert de mécanismes démocratiques de contrôle, de transparence et de reddition des comptes, de ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs dont elle est historiquement porteuse.
 
Depuis le 29 mai, aucun effort n’'a été fait pour corriger les orientations d’'une Europe qui est à juste titre perçue « comme un facteur d’'appauvrissement et non de prospérité, comme une cause de régression et non de progrès » (N. Sarkozy, Ensemble, printemps 2007). Les engagements pris par le Président de la République n’'ont pas été tenus. Le traité modificatif qui vient d’'être signé le 13 décembre à Lisbonne ne modifie rien de ce qui était nouveau dans le traité établissant une Constitution pour l'’Europe par rapport aux traités existants. Il ne modifie rien de ce qui justifiait les critiques apportées à la partie III du TCE.
 

Les raisons de rejeter le TCE demeurent pour rejeter un traité modificatif qui, de l’'aveu même de Mme Merkel, « ne va rien changer ». La Charte des droits fondamentaux traduit toujours un terrible recul par rapport à la Déclaration Universelle des Droits de l'’Homme ; les orientations néolibérales des politiques européennes sont maintenues ; le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne n’'ont pas été modifiés ; les dispositions qui accentuent la perméabilité de l'’Europe aux effets les plus néfastes de la mondialisation sont renforcées ; la politique de défense de l'’Europe reste enfermée dans le cadre de l’OTAN ; dans ses rapports avec les pays du Sud, l'’Europe poursuit ses pratiques paternalistes et continue de nier la souveraineté des autres peuples. Pas le moindre changement significatif n’'a été apporté à ce qui a justifié le non du 29 mai 2005. Puisque rien ne va changer, notre refus ne peut changer.
 

Faut-il pour autant se réfugier dans l'’indifférence ou le désespoir ?
 
Nous n'’avons pas ce droit. Nous ne pouvons nous réfugier dans cette facilité. Nous sommes comptables devant les millions de Françaises et de Français qui ont voté non le 29 mai. Nous sommes responsables. Il nous revient d’'assumer le non que nous avons porté.
 
Le traité modificatif ne peut être ratifié que si, au préalable, une révision de la Constitution française est adoptée. Ce qui requiert le soutien des 3/5e du Congrès qui se réunira le 4 février 2008 à Versailles. Il nous appartient d’'exprimer par les voies de la démocratie notre volonté que cette majorité des 3/5e ne soit pas atteinte. Nous pouvons le faire de trois manières :
 

1) signer la pétition lancée par le Comité National pour un Référendum (CNR) : www.nousvoulonsunre ferendum. eu
 
Le droit de pétition inscrit dans le traité modificatif considère qu'’un million de signatures (sur environ 300 millions d’'Européennes et d’'Européens en âge de voter) représente un nombre suffisant pour présenter une pétition. On en déduit qu’'un million de signatures (sur 45 millions d’'électeurs inscrits en France) représenterait une expression forte et écoutée du peuple français.
Il nous faut donc nous donner comme objectif d’'atteindre ce million de signatures pour le 4 février. Nous disposons de 6 semaines pour y parvenir.
 
2) les sénateurs et les députés vont se réunir en Congrès le 4 février à Versailles. Allons ce jour-là, par dizaines de milliers venus de toute la France, dire aux élus réunis à Versailles: « respectez la volonté du peuple qui s’'est exprimée le 29 mai 2005 » et pour ajouter aux élus du PS : « vous avez été élus parce que votre parti et votre candidate se sont engagés à réclamer un référendum sur tout nouveau traité européen. »
 
3) dès maintenant, il nous appartient d'’interroger les sénateurs et les députés qui vont solliciter nos suffrages en mars prochain lors des élections municipales sur la manière dont ils vont se prononcer le 4 février à Versailles. Et rien ne nous interdit de leur dire que nous nous en souviendrons en mars.
 

Les temps sont durs et l’'avenir est incertain.
Faut-il pour autant se résigner ?
Notre horizon n’'est pas celui d’'une gauche en décomposition.

L'’épreuve nous conforte.
Elle ne nous abat pas.
 

 

Raoul Marc JENNAR
 
Celui qui voit un problème, mais ne fait rien, fait aussi partie du problème.(Gandhi)
 
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11:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/12/2007

Sommet Afrique-Europe à Lisbonne :: L’Union européenne ne s’attendait pas à tant d’adversité ...

L’Union européenne (UE) espérait s’engager dans « une nouvelle ère », mais les choses ont tourné autrement. L’arrogance européenne n’impressionne plus l’Afrique.

Tony Busselen
19-12-2007

Le Théâtre Espoir parcourt le Burkina Faso pour conscientiser les gens à propos des dangers des « Accords de partenariat économique » (EPA, accords de libreéchange). Lors du sommet Afrique-Europe à Lisbonne, plusieurs dirigeants africains ont également marqué leur opposition à ces accords. (Photo http:// multiblog.vrt.be/)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Les 8 et 9 décembre s’est tenu à Lisbonne le sommet Afrique-Europe. Mais contre toute attente, l’Afrique ne s’est pas laissée faire. « L’Afrique ne veut rien entendre des accords de libre-échange européens » a déclaré sans détour le président sénégalais Abdoulaye Wade en s’en allant avant même la fin du sommet. Selon les « accords de partenariat économique » (APE), 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (les pays ACP) devraient supprimer leurs redevances douanières pour que l’Europe puisse importer plus de matières premières. L’Afrique craint cependant que les importations européennes ne nuisent à sa propre économie.

L’Europe a longtemps prétendu être l’unique partenaire commercial de l’Afrique. Mais à présent c’est terminé, les pays d’Afrique travaillent de plus en plus en étroite collaboration avec les économies émergentes du Sud, comme l’Inde, la Chine et le Brésil. « L’Europe a pratiquement perdu la course en Afrique », a mis en garde le président Abdoulaye Wade à Lisbonne, « pour le prix d’une voiture européenne, vous pouvez acheter deux voitures chinoises ». Pour la plupart des Africains les biens de consommation chinois sont en effet beaucoup plus accessibles que les produits importés du Nord. Par ailleurs, les nouvelles économies émergentes, qui disposent d’importants fonds, peuvent proposer des prêts avantageux aux autres pays du Sud et investissent dans différents secteurs en Afrique sans s’ingérer dans ses affaires. Ce qui contraste fortement avec l’attitude de l’Europe pour qui les intérêts des multinationales européennes sont prioritaires. Théoriquement les relations entre l’Europe et l’Afrique devraient se dérouler sur « un pied d’égalité » mais dans la pratique, les leaders européens ont gardé un instinct colonial. Ainsi, le président Sarkozy lors d’un discours prononcé au Sénégal en juin dernier exhortait l’Afrique à la « raison » et à « l’Etat de droit ». Ce qui n’a pas été très apprécié. L’écrivain camerounais Mbembe a démontré que le speech de Sarkozy était pratiquement la copie conforme d’un texte rédigé sur l’Afrique par le philosophe allemand Hegel près de 200 ans plus tôt, un texte qui constituait une légitimation philosophique du colonialisme.1

La présence de Mugabe et l’absence de Kabila

La présence du président du Zimbabwe Mugabe est l’une des raisons qui explique le refus du premier ministre britannique Gordon Brown de participer au sommet. Depuis qu’il a osé exproprier les grands propriétaires terriens blancs, Mugabe est vu comme un dictateur en Europe. En Afrique, on envisage les choses différemment. Le quotidien congolais modéré, Le Potentiel, écrit à propos de la réticence de l’UE à l’égard de Mugabe : « Il est temps d’abandonner le paternalisme et les clichés de professeurs et élèves (en démocratie ndlr) ». L’Union européenne a bien compris qu’elle ne pouvait plus se permettre de polémiquer à propos de Mugabe. C’est pourquoi Mugabe a été invité et que Gordon Brown est resté chez lui.

Autre absence remarquée, celle du président congolais Kabila. Kabila veut en finir avec les séquelles de la guerre et réellement s’atteler à la reconstruction du pays. Le fait qu’il ait déclaré vouloir le faire avec l’aide de la Chine, entre autres, a suffit pour qu’il s’attire des manœuvres antipathiques de la part de l’Europe. Exemple : l’attitude envers le seigneur de guerre Nkunda, responsable d’une crise des réfugiés dans le Nord-Kivu. L’Union européenne bloque depuis 2002 une commande congolaise d’armes lourdes en provenance de République tchèque (20 millions de dollars), tandis que le gouvernement rwandais, qui soutient Nkunda militairement, ne s’est vu imposer aucun embargo sur les armes.

Il y a aussi Bemba, le rival de Kabila, battu aux élections présidentielles l’an dernier. Bemba conteste les résultats de ces élections et réclame le droit d’organiser une milice privée. Après la neutralisation de son armée privée, il est parti en congé-maladie en Europe d’où il continue, contrairement à toutes les conventions, à faire des déclarations politiques. De hauts responsables de l’UE et le ministère belge de l’Intérieur ont même déroulé le tapis rouge devant lui. Kabila n’avait donc pas très envie de se rendre à Lisbonne et serrer la pince de ceux qui défendent les intérêts des multinationales européennes. « Il est temps » a dit Kabila la semaine dernière au parlement à Kinshasa que « le peuple congolais puisse enfin voir à quoi sert son cobalt, son nickel et son cuivre ». Cela ressemble fort aux discours de Lumumba, le premier ministre congolais élu, assassiné le 17 janvier 1961 sur ordre du gouvernement belge de l’époque.

 

1 http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/PIRONET/15274

10:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Sommet de l’UE | L’agenda flexicuritaire : Quatre partis communistes rassemblent leurs points de vue ...

L’UE organise le démantèlement social. Les partis communistes de quatre pays européens préparent la riposte.

Jo Cottenier
19-12-2007

Le week-end dernier, les partis communistes d’Allemagne (DKP), des Pays-Bas (NCPN), du Grand-Duché de Luxembourg (PCL) et de Belgique (PTB) ont œuvré à la rédaction d’un point de vue commun sur le principal cheval de bataille de l’Europe pour l’instant : la flexicurité.

 

Au même moment, cette flexicurité figurait également à l’ordre du jour des chefs de gouvernements européens. Laquelle de ces deux rencontres fut la plus importante ? Pour le capital européen, pas de doute, il s’agissait du sommet de la place Schumann. Car c’est là qu’a été décidé de faire de la flexicurité et du démantèlement du droit du travail la priorité numéro un de l’Union européenne pour les trois années à venir. Cela veut dire que chaque pays sera constamment encouragé à rendre sa législation du travail plus souple et plus flexible. Concrètement : licenciements plus faciles, encore plus de recours au travail intérimaire et temporaire, flexibilité accrue des horaires, plus d’heures supplémentaires, travailler plus longtemps et flexibilité accrue des statuts salariaux.

Lors de la rencontre des quatre partis communistes, la première attention a été à la lutte contre ces mesures. Comme modèle, on a surtout prôné l’exemple du mouvement syndical hollandais. Aux Pays-Bas, le ministre Donner a concocté un plan tendant à assouplir considérablement les modalités de licenciement. Contre ces visées, la coordination syndicale hollandaise FNV a mené ces derniers mois une grande campagne baptisée « Non au licenciement éclair ! ». Le 24 novembre, quatre grandes manifestations étaient prévues mais, entre-temps, le plan Donner a été mis à l’écart. Cette victoire indique aux quatre partis la voie à emprunter si on veut venir à bout de cet agenda flexicuritaire. Une plate-forme commune de revendications sera diffusée fin mars dans les quatre pays à l’occasion du sommet européen du printemps.

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

(In)sécurité d’emploi • Le modèle danois bientôt chez nous ?

Dans chaque pays de l’Union européenne, de nouvelles réformes sont prévues d’ici peu afin de rendre encore plus flexible l’existence des travailleurs. Un nouveau concept vient d’être imaginé au Danemark : flexicurity. Depuis un an, il figure en tête du hit-parade des chefs de gouvernements de l’UE. De quoi s’agit-il ?

Jo Cottenier
21-02-2007

 

 

Les travailleurs ne sont-ils que des yo-yo pour les patrons ?

Dans l’Europe des 25, quelque 32 % des travailleurs sont des temporaires ou des temps partiels. Les employeurs veulent encore plus de flexibilité.

Eric a 39 ans et il est l’un des 3 000 ouvriers licenciés par Ford Genk fin 2003. Il a travaillé quelque temps chez Nedcar, aux Pays-Bas, mais a déjà subi une nouvelle restructuration en 2004. Durant deux ans, il n’a plus eu que des boulots d’intérimaire avec un salaire ne représentant souvent que 80 % à peine de son ancien salaire. L’an dernier, il a pu recommencer à travailler chez Ford. Question salaire, ça va, mais la pression au travail et la flexibilité ont encore augmenté. Le travail obligatoire le samedi, il connaissait déjà, mais, avec le nouveau « plus minus conto1 » dans le secteur automobile, il craint de ne plus pouvoir faire de plans pour ses week-ends. Et sa femme Bea a un contrat temporaire à horaire coupé comme caissière. Bref, le couple digère mal la pagaille des horaires et des heures sup. Et ils n’ont que peu de temps pour leurs enfants. Essayez un peu de combiner ça avec la crèche. 

L’histoire d’Eric n’a rien d’exceptionnel. La flexibilité s’accroît pour ainsi dire partout. Et se traduit par toute une gamme de contrats différents : travail à temps partiel, intérim, sous-traitance, travail sur convocation… Le pourcentage de travailleurs avec un contrat temporaire ou à temps partiel était de 32 % en 2005 (dans l’UE des 25), soit un tiers. Des nouveaux emplois, un sur dix seulement est à temps plein et une moitié seulement à durée indéterminée. Et les patrons européens ne sont pas encore satisfaits.

 

1 Plus minus conto: système qui vient d’Allemagne et qui prévoit une semaine de travail flexible et variable dans laquelle il est possible de travailler maximum 48 h/semaine, maximum 10 h/jour (actuellement 9 h). Les heures dépassant les 38 heures doivent être récupérées dans un délai de 6 ans (actuellement 1 an).

 

 

 

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Les lois du travail aussi menacées chez nos voisins

Partout en Europe, la législation du travail est de plus en plus égratignée. Chez nous comme chez nos voisins, ces dernières années, de nombreuses mesures antisociales ont été prises.

Les 27 et 28 janvier s’est tenue pour la seconde fois une conférence entre les partis communistes des Pays-Bas (NCPN, responsable de l’initiative), d’Allemagne (DKP), du Luxembourg (KPL) et de Belgique (PTB). À l’ordre du jour figurait entre autres une meilleure analyse commune des attaques de l’Union européenne et de la façon de mieux les contrer ensemble, deux choses plus que nécessaires.

Les Pays-Bas ont une fameuse avance. Déjà en 1999 a été approuvée une Loi sur la flexibilité et la sécurité qui réduisait fortement la durée de préavis et rendait provisoirement le travail temporaire plus attrayant pour les patrons. En ce moment, un avis se trouve à nouveau sur la table du gouvernement des Pays-Bas, lui demandant de revoir la protection en cas de licenciement. Juste avant les élections, le Parlement a encore approuvé une nouvelle Loi sur le temps de travail assouplissant considérablement les réglementations sur la durée maximale du temps de travail, les heures supplémentaires, le travail du dimanche et le travail de nuit. Ces dernières années, la Loi sur le chômage et la Loi sur l’incapacité de travail ont également connu un remaniement profond : la durée des indemnités a été raccourcie et les invalides ont été remis au travail.

Le Luxembourg est le champion de l’application de réformes en concertation avec les syndicats. Dans l’accord national du 28 avril 2006, la durée des indemnités de chômage est limitée en fonction du temps qu’on a travaillé. Une réforme substantielle du temps de travail a également été menée : les heures supplémentaires ne sont plus rétribuées comme telles.

L’Allemagne présente sans nul doute le palmarès de la réforme la plus brutale du marché de l’emploi. Depuis 2005, les chômeurs tombent sous le coup des lois Harz IV, du nom de l’ancien chef du personnel de VW. L’indemnité des chômeurs a été considérablement limitée en argent et en durée. Au bout d’un an, le chômeur ne reçoit plus que 345 euros, et encore : il lui faut prouver qu’il ne détient pas d’avoirs ou que son ( sa) conjoint(e) n’a pas de revenu. Il doit en outre accepter des boulots à un euro (un euro de l’heure en sus de l’indemnité). L’Allemagne est une pionnière sur le plan des temps de travail hyper-flexibles, des heures sup non payées et du « plus minus conto ». La nouvelle chancelière, Angela Merkel, a également annoncé un assouplissement du droit de licenciement.

La France est descendue dans la rue en 2006 lorsque le gouvernement de Villepin a voulu appliquer le Contrat de première embauche (CPE). Les jeunes de moins de 26 ans auraient pu être licenciés sans raison au cours de leurs deux premières années d’embauche. Le candidat à la présidence Sarkozy a apprêté un plan pour une nouvelle sorte de contrat, plus souple pour l’employeur (le contrat unique).

En Belgique, 2005 a vu l’application stricte du suivi et du contrôle des chômeurs. Le pacte des générations oblige les anciens à travailler plus longtemps et les prépensionnés à demeurer disponibles. Avec le « plus minus conto », on applique une flexibilité maximale sur le plan des horaires de travail.

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Licenciements faciles, chômage limité au pays de la Carlsberg

30 % des travailleurs danois changent au moins une fois d’emploi par an.


Vous connaissez le Danemark comme le pays de la Carlsberg bien fraîche ? Les patrons aussi trouvent qu’il y a de quoi se régaler chez nos lointains voisins du nord…

Le sommet européen de Lisbonne, en 2000, avait établi un plan décennal : pour 2010, l’Europe devait devenir l’économie la plus compétitive au monde. Autrement dit, dépasser les États-Unis et le Japon. Mais, aujourd’hui, ce plan a accumulé un sérieux retard. Flexibilité, mobilité et disponibilité sont des facteurs déterminants, estiment les employeurs. Et, ici, ils ont trouvé un nouveau remède miracle : tous les pays européens doivent s’inspirer du Danemark. Car on y est superflexible ! Surtout quand il s’agit de licenciements et d’embauches.

La formule fait du Danemark le pays aux fluctuations de personnel les plus rapides. En un an, 30 % des travailleurs changent au moins une fois d’emploi (contre 7 % en Belgique). Les patrons danois ont peu de besoins sur le plan des contrats temporaires car, en fait, chaque contrat est pour ainsi dire temporaire. Un travailleur travaille en moyenne moins de 8 ans pour le même patron. Chaque année, un travailleur sur quatre environ passe par l’agence locale de l’emploi pour une formation ou pour un nouvel emploi.

Tout ce système fait également que le Danemark a un important chômage caché. Officiellement, 5 % seulement de la population active est sans travail et c’est l’un des taux les plus bas d’Europe. Mais le manège des licenciements, formations et de l’obligation de travail est intenable pour beaucoup de jeunes et beaucoup se retrouvent donc laissés pour compte. Sven Tarp, du Parti communiste danois (DKP), déclare : « En 2003, le Danemark, 5,3 millions d’habitants, comptait officiellement 147 000 chômeurs et 95 000 ayant droit à des indemnités. En outre, 452 000 personnes en âge de travailler étaient exclues du marché de l’emploi pour l’une ou l’autre raison. Cela fait presque 13 % de la population de 18 à 65 ans et presque 9 % de la population totale du pays. Ces gens sont définitivement exclus et constituent une nouvelle couche de pauvres. Et ce, dans un pays considéré comme l’un des plus riches au monde et qui sert d’exemple de “capitalisme à visage humain” »

Les patrons ont également toute latitude d’organiser une sélection permanente. Si vous ne convenez pas, vous êtes viré sans avoir voix au chapitre. Cela crée une pression permanente. Une autre conséquence, c’est qu’il apparaît ainsi un fossé énorme entre travailleurs qualifiés et non qualifiés, entre travailleurs superflexibles et « inadaptés », ces derniers héritant généralement des emplois sous-payés ou à temps partiel. Le salaire minimal n’existe pas au Danemark.

Les organisations patronale belges, la FEB et les Classes moyennes, bavent d’envie, quand on leur parle du Danemark. Dans son mémorandum, la FEB demande au prochain gouvernement d’assouplir les réglementations de licenciement, de limiter les indemnités de chômage dans le temps et de faciliter le travail intérimaire. Le VLD a déjà fait savoir qu’effectivement, il vaudrait mieux que les indemnités de chômage soient limitées dans le temps.

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« La Commission veut la peau du modèle social européen »

Avec une unanimité remarquable, les trois grands syndicats rejettent les points de référence du Livre vert européen.

Cette note que la FGTB, la CSC et la CGSLB vont adresser par retour de courrier à la Commission ne laisse planer aucun doute. Elle fait remarquer qu’il n’est pas possible de répondre aux 14 questions du Livre vert, puisque les questions u sont elles-mêmes « orientées » et que le point de départ est totalement faux : « La Commission ne veut pas un vrai débat, elle veut la peau du modèle social lié à l’histoire des relations industrielles au nom d’une adaptation aux réalités économiques nouvelles1. »

Le texte conteste complètement, et à juste titre, le postulat de départ du questionnaire : « Le postulat de départ du Livre Vert est que le droit du travail est actuellement en opposition et incompatible avec les objectifs de la stratégie de Lisbonne. Le raisonnement dangereux et pervers de la Commission, qui considère le droit du travail comme inadapté/dépassé pour répondre aux défis du 21e siècle, doit être critiqué. Le droit du travail est ramené à un simple outil de politique économique pour répondre aux besoins des marchés. C’est oublier le rôle fondamentalement protecteur et d’émancipation du droit du travail, rôle qui devrait d’ailleurs être étendu et renforcé compte tenu de la vulnérabilité accrue des travailleurs dans une économie mondialisée. »

Aussi les syndicats invitent-ils la Confédération européenne des syndicats (CES) à ne pas se laisser prendre au piège et à présenter ses propres propositions pour améliorer la législation du travail.

1 « Projet de réponse des organisations syndicales belges CGSLB, CSC et FGTB à la consultation sur le livre vert Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21e siècle. »

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Le Livre vert européen dérape dans la flexibilité

La Commission européenne prend le modèle danois comme référence pour mettre la législation du travail à l’ordre du jour dans l’ensemble de l’UE.

La législation du travail comprend toutes les lois qui, depuis plus d’un siècle, ont été arrachées de haute lutte pour repousser quelque peu l’arbitraire des patrons. La Loi du travail de 1971, les conventions collectives (CCT) et les contrats de travail à durée indéterminée offrent à la population laborieuse quelque protection contre le licenciement, les horaires irréguliers et trop longs, les mauvais contrats, etc. Les employeurs estiment que c’est un frein à leur compétitivité.

La Commission européenne en est venue à la conclusion que la législation du travail ne répondait plus aux besoins actuels. Le droit du travail est trop rigide, trop cher et offre trop de protection. Pour enclencher le débat, la Commission a pondu un Livre vert au titre des plus éloquents : Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21e siècle. Ce Livre vert ne comporte aucune mesure précise, mais pose 14 questions indicatrices de la direction qu’entend prendre l’UE.

Les pistes de réflexion du Livre vert

Sécurité et égalité des droits pour tous signifie : il doit y avoir plus d’emplois flexibles, mais pour tout le monde et avec un statut sérieux. Pour cela, dit le Livre vert, il faut adapter la législation du travail, les CCT et les contrats de travail aux besoins du marché flexible.

 

1. Selon le modèle danois, les réglementations de licenciement doivent être assouplies. Licencier plus aisément débouchera également sur des embauches plus faciles, estime-t-on. Car les patrons veulent pouvoir se débarrasser rapidement de leur personnel quand le vent de la conjoncture tourne.  

 

2. Partout, il faut un accompagnement plus actif et plus sévère des chômeurs.

 

3. Toutes les entraves au passage aisé d’un emploi à un autre doivent disparaître. Le passage d’un boulot stable à un boulot flexible ne peut être entravé par des problèmes de législation sociale.

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Idées du PTB

• Des contrats à durée indéterminée et non de travail temporaire. L’Union européenne doit recommander de tolérer un maximum de 5 % de contrats temporaires dans les entreprises, de ne permettre aucun contrat temporaire dans les services publics et d’obliger de transformer en contrats à durée indéterminée les contrats temporaires après un an ou après deux contrats temporaires successifs.

• Un salaire minimal dans toute l’UE et qui soit en rapport avec la richesse du pays, en fixant par exemple le salaire minimal comme pourcentage (50 %) du produit intérieur brut par habitant.

• Les conditions de salaire et de travail des travailleurs intérimaires étrangers doivent correspondre à celles des travailleurs du pays où le travail est effectué.

• À travail égal salaire égal. Les patrons qui sous-traitent le travail sont coresponsables de tous les abus en la matière.

• Le conseil d’entreprise doit avoir droit de veto contre toute infraction à la législation du travail.

• Pas d’assouplissement de la réglementation en matière de licenciement.

• Maintien et observance stricte de la loi du travail de 1971, avec maintien de la journée de 8 heures et de la semaine de 40 comme limites maximales.

• Les patrons et l’État doivent créer de l’emploi au lieu d’organiser la chasse aux chômeurs.

 

10:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/12/2007

20/12/2007: Non à cette Europe-là ... !


-------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] NON A CETTE EUROPE-LA
Date: Thu, 20 Dec 2007 17:32:02 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>



NON  A CETTE EUROPE-LA,
 
LE 4 FEVRIER COMME LE 29 MAI !
 
 
"L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'indicible espoir." (Jean Jaurès)
 
 
Les Chefs d’'Etat et de gouvernement, les responsables politiques du libéralisme de gauche comme du libéralisme de droite ont refusé d'’entendre les arguments de ceux qui veulent une Europe des citoyennes et des citoyens et non une Europe des banquiers et des hommes d’'affaires, de ceux qui n'’acceptent les transferts de souveraineté que pourvu qu’'ils s’accompagnent de transfert de mécanismes démocratiques de contrôle, de transparence et de reddition des comptes, de ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs dont elle est historiquement porteuse.
 
Depuis le 29 mai, aucun effort n’'a été fait pour corriger les orientations d’'une Europe qui est à juste titre perçue « comme un facteur d’'appauvrissement et non de prospérité, comme une cause de régression et non de progrès » (N. Sarkozy, Ensemble, printemps 2007). Les engagements pris par le Président de la République n’'ont pas été tenus. Le traité modificatif qui vient d’'être signé le 13 décembre à Lisbonne ne modifie rien de ce qui était nouveau dans le traité établissant une Constitution pour l'’Europe par rapport aux traités existants. Il ne modifie rien de ce qui justifiait les critiques apportées à la partie III du TCE.
 
Les raisons de rejeter le TCE demeurent pour rejeter un traité modificatif qui, de l’'aveu même de Mme Merkel, « ne va rien changer ». La Charte des droits fondamentaux traduit toujours un terrible recul par rapport à la Déclaration Universelle des Droits de l'’Homme ; les orientations néolibérales des politiques européennes sont maintenues ; le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne n’'ont pas été modifiés ; les dispositions qui accentuent la perméabilité de l'’Europe aux effets les plus néfastes de la mondialisation sont renforcées ; la politique de défense de l'’Europe reste enfermée dans le cadre de l’OTAN ; dans ses rapports avec les pays du Sud, l'’Europe poursuit ses pratiques paternalistes et continue de nier la souveraineté des autres peuples. Pas le moindre changement significatif n’'a été apporté à ce qui a justifié le non du 29 mai 2005. Puisque rien ne va changer, notre refus ne peut changer.
 
Faut-il pour autant se réfugier dans l'’indifférence ou le désespoir ?
 
Nous n'’avons pas ce droit. Nous ne pouvons nous réfugier dans cette facilité. Nous sommes comptables devant les millions de Françaises et de Français qui ont voté non le 29 mai. Nous sommes responsables. Il nous revient d’'assumer le non que nous avons porté.
 
Le traité modificatif ne peut être ratifié que si, au préalable, une révision de la Constitution française est adoptée. Ce qui requiert le soutien des 3/5e du Congrès qui se réunira le 4 février 2008 à Versailles. Il nous appartient d’'exprimer par les voies de la démocratie notre volonté que cette majorité des 3/5e ne soit pas atteinte. Nous pouvons le faire de trois manières :
 
1) signer la pétition lancée par le Comité National pour un Référendum (CNR) : www.nousvoulonsunreferendum.eu
 
Le droit de pétition inscrit dans le traité modificatif considère qu'’un million de signatures (sur environ 300 millions d’'Européennes et d’'Européens en âge de voter) représente un nombre suffisant pour présenter une pétition. On en déduit qu’'un million de signatures (sur 45 millions d’'électeurs inscrits en France) représenterait une expression forte et écoutée du peuple français.
Il nous faut donc nous donner comme objectif d’'atteindre ce million de signatures pour le 4 février. Nous disposons de 6 semaines pour y parvenir.
 
2) les sénateurs et les députés vont se réunir en Congrès le 4 février à Versailles. Allons ce jour-là, par dizaines de milliers venus de toute la France, dire aux élus réunis à Versailles: « respectez la volonté du peuple qui s’'est exprimée le 29 mai 2005 » et pour ajouter aux élus du PS : « vous avez été élus parce que votre parti et votre candidate se sont engagés à réclamer un référendum sur tout nouveau traité européen. »
 
3) dès maintenant, il nous appartient d'’interroger les sénateurs et les députés qui vont solliciter nos suffrages en mars prochain lors des élections municipales sur la manière dont ils vont se prononcer le 4 février à Versailles. Et rien ne nous interdit de leur dire que nous nous en souviendrons en mars.
 
Les temps sont durs et l’'avenir est incertain.
Faut-il pour autant se résigner ?
Notre horizon n’'est pas celui d’'une gauche en décomposition.
L'’épreuve nous conforte.
Elle ne nous abat pas.
 
 
Raoul Marc JENNAR
 
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20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/12/2007

17/12/2007: EXIGEONS LA TENUE D’'UN REFERENDUM POPULAIRE !

En fait le problème n' est pas uniquement français. En réalité, si le grand-machin capitaliste était réellement démocratique, c' est dans TOUTE L'EUROPE et LE MEME JOUR que devrait avoir lieu un référendum pour consulter les pays et les peuples concernés ...
La HONGRIE "libérée du communisme" vient de donner le coup d' envoi d' une grande trahison des intérêts nationaux, de l' indépendance des peuples et de la souveraineté des Nations membres . Mais en quoi le capitalisme forcené est-il, et peut-il donc, être démocratique ???
RoRo



-------- Message original --------
Sujet: Non à la Constitution européenne maquillée - Exigeons la tenue d'un référendum populaire - Comité Valmy
Date: Mon, 17 Dec 2007 18:40:43 -0500



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----- Original Message ----- From: FISCHER BERNARD - Sent: Monday, December 17, 2007 5:19 PM - Subject: PETITION DU COMITE VALMY

Pétition à l’initiative du Comité Valmy
EXIGEONS LA TENUE D’'UN REFERENDUM POPULAIRE !
 
 
 

 
NON à la Constitution européenne maquillée
Nous contacter : admin@petitionreferendum2007.fr
 
Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre si possible, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’'était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaitre que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’'est-à-dire la crainte d’'un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’'oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre

La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L'’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l'’Union européenne ne serait plus qu'’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à détourner l'’attention des citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n'’y a rien à voir !’.

La vérité est autre. Tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’'ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis l'’Acte unique -Maastricht, Amsterdam et Nice- demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l'’Union européenne. Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l'’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’'Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L'’accord de Lisbonne permettrait, s'’il était appliqué, d’'accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l'’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La souveraineté du peuple, celle de la République, est inaliénable.

La voie parlementaire dans ce cas précis, ne serait qu’'un substitut inacceptable visant à contourner l'’obligation d'’une nouvelle consultation populaire et serait illégitime.
 
Forces républicaines et progressistes fidèles à la souveraineté populaire et nationale, nous tous Français au delà de nos votes précédents exigeons un débat public et le respect de la volonté populaire. Unissons-nous pour exiger un referendum !
 
Pétition basée sur l'’Appel du Comité Valmy lancé à Paris le 21.10.2007

La
liste des premières signatures souligne que les diverses sensibilités politiques de l'’arc républicain peuvent converger sur une démarche de large rassemblement progressiste, pour la démocratie et le droit du peuple de France à maîtriser son avenir
 
 

23:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/12/2007

16/12/2007: La Commission européenne lance un programme de propagande radio ...

"EURONEWS" la grrrande chaîne de manipulation des cervelles européennes par l'image ne leur suffit plus pour faire passer les "bienfaits" du grand machin capitaliste ...
Vont essayer de nous conditionner à plus grande échelle. Et à quel prix ???
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: Fw: La Commission européenne lance un programme de propagande radio RESEAU VOLTAIRE
Date: Sun, 16 Dec 2007 10:06:19 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>


Subject: La Commission européenne lance un programme de propagande radio


RESEAU VOLTAIRE

La Commission européenne lance un programme de propagande radio

La Commission européenne, qui finance déjà la réalisation de programmes audiovisuels et d’'une chaîne de télévision (Euronews), lancera en avril 2008 son propre programme radio à destination des populations de l'’Union.

Consciente qu’'aucun auditeur n'’écoutera spontanément un programme de propagande de l'’UE sur un canal ad hoc, la Commission infiltrera son programme sur les ondes de 16 stations nationales de l'’Union (Deutsche Welle, Radio France Internationale, Radio Netherlands Worldwide, Polskie Radio, Radio Punto, etc.). Ces émissions seront produites en cinq langues (allemand, anglais, espagnol, français et polonais) et traduites en cinq autres langues (bulgare, grec, hongrois, portugais et roumain)

Les Allemands assureront la coordination éditoriale, les Français la gestion financière et les Néerlandais réaliseront le site web.

Le coût réel de cette opération est inconnu : il en coûtera 5,8 millions d’'euros par an à la Commission, mais les principaux postes budgétaires (personnels et studios) seront largement pris en charge par les radios participantes au détriment des budgets nationaux.

20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/12/2007

05/12/2007: Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages: ...


------- Message original --------
Sujet: La France de Sarkozy vue par des Belges... pas jolie jolie...
Date: Wed, 5 Dec 2007 01:34:08 EST
De: Xarlo@aol.com


A envoyer à vos élus et autres irresponsables à 53%...
**************
Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages:

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19147.php

Lien vers la vidéo

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19142.php

L'enfer de Calais
Par eveline, Sunday, Nov. 25, 2007 at 7:36 PM
evelinedal@yahoo.fr
l'enfer des migrants

Les migrations : l’horreur tout près de chez vous

Ils sont 350 à Calais, vivant dans les bois (appelés la « jungle ») à 0 à 5 degrés, hommes, femmes, beaucoup d’adolescents et des enfants, venant d’Afghanistan, d’Erythrée, du Kurdistan irakien……..

Une majorité sont passé par la Lybie puis l’Italie. Ce sont les rescapés des traitements que l’on réserve aux migrants en Libye, des noyades dans la mer méditerranée

Les morts dans le désert et dans le canal de Sicile, les tortures et les violences sexuelles dans les centres de rétention financés pas l’Italie, les déportations dans le Sahara, les expulsions collectives au large de nos mers, les rapatriements des réfugiés sur les vols payés par Rome, les déportations depuis Lampedusa, les homicides dans les commissariats, les abus des passeurs et les attaques racistes à Tripoli. Tout ce qu’il ne faut pas savoir sur le Pays auquel l’Italie et l’UE ont confié la garde des frontières du sud, à la veille des contrôles (…) L’observatoire sur les victimes des migrations :
http://fortresseurope.blogspot.com/2006/01/libye-linquitant-rapport-publi-par.html

Leur objectif est l’Angleterre, aucune alternative est possible à leurs yeux.

Ils passent leur journée sur un terrain vague ou l’association Salam leur offre à midi une soupe. Ils se lavent dans le canal (5 degré ce jour là), se réchauffent autour d’un feu de fortune, jouent au foot, discutent, se battent.

A 18 heures les 350 font quelques km pour se rendre au repas chaud offert par les bénévoles sur un quai du port de Calais. Ils font la queue pour recevoir à manger et puis, épuisés s’arrachent les couvertures, les bonnets, les écharpes distribués par l’association.

Une infirmière distribue des médicaments et fait des soins de plaie sur le quai à l’aide d’une lampe de poche.

Puis les 350 retournent dans leur jungle, en espérant que cette nuit-ci la police ne viendra pas les arrêter, démolir leurs abris de fortune qu’ils ont construits, les gazer, les amener dans un commissariat à plusieurs kilomètres de là pour les relâcher le lendemain
.
Une femme Erythréenne pleure et demande de l’aide : son fils de 9 ans s’est fait arrêter à Dunkerke en essayant de passer vers l’Angleterre et elle n’a plus de nouvelles. Une bénévole la réconforte, lui explique qu’il est au chaud, lui au moins, et qu’elle va essayer de le retrouver.

Une famille kurde est là avec 3 petits enfants depuis 15 jours. Une enfant toute mignonne Erythréenne de 5 ans est là depuis 3 mois avec sa maman.

Un jeune homme de 18 ans est à l’hôpital : il s’était trompé de camion, en a pris un qui allait en direction de la Belgique, il a sauté et s’est fait écraser. Il a perdu une jambe.

Nous avons passé la journée avec eux, plusieurs associations de Gand et de Bruxelles. Nous avions amené des vivres, des vêtements, 3 camionnettes remplies, juste assez pour les ravitailler pour une journée.

Cette situation perdure depuis des années et le nombre de migrants augmente de mois en mois malgré, les conditions de vie, le froid, les pressions, les violences de la police dans le but de dissuader.

Ils disent que c’est toujours mieux que la vie chez eux et qu’à 30 minutes de l’autre côté il y a l’Angleterre, le pays où ils retrouveront famille, travail, amis.
L’année passée ils étaient 200. Aujourd’hui ils sont 350.

Et tous attendent le passeur, le moment pour passer ce canal. Et tous finiront, après 15 jours ou 6 mois par y arriver grâce à des passeurs, des douaniers pas trop scrupuleux.

Dans la petite ville de Calais on les voit partout. Les habitants ne les voient plus. Les commerces, les cafés leur refusent l’entrée.

Il m’a fallu plusieurs jours avant de me remettre de cette visite éclair aux réfugiés de Calais.

L’association SALAM (
http://www.associationsalam.org/ ) nous demande de faire connaître cette situation dramatique, qui ne fait que s’aggraver d’année en année. Ni la répression systématique, ni le froid, ni les conditions de vie n’empêchent, n’empêcheront ces hommes, femmes, enfants, de fuir, de chercher un monde meilleur.

Et ce n’est que le dessus de l’iceberg : partout en Europe et dans les pays limitrophes on retrouve des migrants qui cherche désespérément un pays qui pourrait les accueillir.

Chez nous aussi, à Anvers, à Ostende à Zeebrugge, le long des autoroutes des groupes, des familles se font arrêter.

Nos politique belges et européens crient aux « sécuritaires ». Sécuritaire pour qui ?
Ils nous imposent une culture de la peur, la peur du terrorisme, la peur du « migrant », la peur de l’autre. Ils créent des lois « pour notre sécurité » et nous enferment dans notre confort minuscule au dépens d’autres humains, qui ont eu le malheur de naître sur le mauvais continent.

Allons nous continuer à accepter cela ????


Eveline Dal

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/12/2007: Il faut une autre Europe que celle du capitalisme et des multinationales ...

Il faut une autre Europe que celle du capitalisme et des multinationales ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: [Cocos] (sans objet)
Date: Tue, 04 Dec 2007 16:02:54 +0100
De: Michel Peyret <m.peyret@cegetel.net>
Pour :: Cocos Altercommunistes <cocos@altercommunistes.org>


Michel Peyret

3 décembre 2007

 

 

EUROPE !

ALERTE ! DANGER RENOUVELE !

 

Coup de force , forfaiture , coup d'Etat , ces qualificatifs peuvent , chacun à sa manière , rendre compte de ce que le premier personnage de l'Etat est en train de perpétrer contre son pays et son peuple . Selon les dictionnaires , il peut s'agir d'une mesure violente et illégale pour annoncer un changement dans l'Etat , ou d'une félonie , ou d'un crime pour un fonctionnaire pour un acte commis dans l'exercice de ses fonctions , sanctionné par des peines dont la moins grave est punie par la dégradation civique .

On mesure ainsi l'exceptionnelle gravité de l'accusation portée contre celui qui assume aujourd'hui en France la première charge de l'Etat .

Et pourtant , dans la sucession rapide des actes de pouvoir , des mesures , des annonces multipliées , cette dimension de l'illégalité ou du crime commis tend à se dissoudre , à se relativiser jusqu'à être soluble dans une quotidienneté qui serait tranquillisante si elle n'apportait une accumulation de dispositions aussi redoutables les unes que les autres .

Bien évidemment , chacun est d'abord tenté de regarder midi à sa seule porte , de ne considérer que ce qui le menace au premier chef dans l'immédiateté , dans ce qui remet en question directement ses déjà chiches moyens de vie , de travail , d'existence , de retraite ...

C'est pourtant dans ce contexte , dans une période où tout paraîtrait s'accélérer , où toutes les questions s'ouvriraient et se généraliseraient , que le crime , sa préparation , sa mise au point , se dissimuleraient jusqu'à être ramené au nombre des aléas qui se succédent ...

 

NOUVELLE ETAPE DES MEFAITS DU SYSTEME

 

Il ne peut s'agir ici de choisir entre les différentes dispositions qui visent toutes à accentuer à la fois la domination , les aliènations qui procèdent de l'exploitation capitaliste . Elles forment un tout et leur accumulation fait qu'un seuil est franchi et que nous sommes entrés dans une nouvelle étape des méfaits du système .

Concernant les aspects institutionnels européens de ces évolutions , en d'autres temps il aurait fallu la voix d'un Victor Hugo stigmatisant les actes de celui qui fut Prince-Président avant de devenir « Napoléon-le-petit » , ou la percussion de l'accusation d'un Zola pour s'indigner d'une félonie contre la République et d'une violation de la souveraineté du peuple de France .

Ces grandes voix sont restées comme telles dans l'histoire .

Aujourd'hui , signe de temps nouveaux , les « élites » font défaut et c'est le peuple qui a relevé le défi d'enjeux dont l'importance et la gravité ramène à ceux qui ont laissé leurs empreintes dans le temps long de l'évolution de la société .

Aujourd'hui , et c'est heureux , c'est le peuple lui-même qui assume les impératifs de sa souveraineté et cela restera également comme une étape marquante d'un changement d'époque .

Ainsi , en mai 2005 , quand la majorité des forces politiques et des médias faisaient campagne pour le « oui » au référendum visant à chapeauter le processus enclanché de construction d'un Etat supranational d'une constitution qui aurait achevé l'édifice déjà bien avancé , c'est le peuple qui a imposé son choix .

 

LE VERDICT DU PEUPLE

 

Le verdict du peuple fut clair : ce fut comme une insurrection contre tous ceux qui voulaient lui imposer le nouveau carcan étatique . Le NON claqua net . Et il ne visait pas seulement le « chapeau » constitutionnel , ce sont tous les attributs d'un Etat construit dans le silence , l'ombre , les tabous voulus par Jean Monnet l'initiateur , celui qui disait démocratiquement qu'il fallait le faire et jamais le nommer , qui étaient désavoués sans appel . De fait , c'étaient tous les traités , celui fondateur de Rome compris , le ver étant déjà dans le fruit , qui volaient en éclats au grand désespoir des anciens ou nouveaux promoteurs de coup d'Etat permanent mais celui-ci dissimulé avec soin .

Les Français avaient cependant eu le temps d'en faire l'expérience et de percevoir la nature de ce qui s'avançait sournoisement . Déjà en 1992 , lors du référendum destiné à ratifier le Traité de Maastricht , ils avaient exprimé de fortes réticences à des dispositifs qui visaient à leur faire perdre les éléments de souveraineté attachés à la monnaie , à l'élaboration du budget , à la Banque de France et à la création monétaire . Ils prenaient conscience que , de plus en plus, les directives de la Commission européenne s'imposaient obligatoirement dans la législation française jusqu'à en constituer la quasi-totalité , l'Assemblée nationale étant de fait réduite au rôle de chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs . Ainsi , il leur apparaîssait clairement que d'autres , selon des modalités bien trop obscures , décidaient à leur place , se substituaient à eux et à leurs prérogatives républicaines conquises de hautes luttes .

 

UN COUP DE FORCE RAMPANT

 

Ce coup de force rampant qu'on leur demandait d'approuver non sans quelque cynisme , pour ne pas en prendre les formes habituellement plus brutales sinon plus violentes , était bel et bien l'un d'entre-eux , et loin d'être le moins nocif , tout au contraire . On avait agi avec prudence , sans aucune précipitation superflue , mais leur succession et leur accumulation prudente construisait cependant une réelle dépossession de souveraineté , il n'y avait plus aucun doute .

Alors , dès les élections au Parlement européen de 2004 , les électeurs français , à l'égal de ceux de la plupart des autres pays d'ailleurs , s'abstinrent massivement , à 57% en France et jusqu'à dépasser les 80% dans des pays de l'est européen , dont on disait pourtant qu'ils attendaient « l'Europe » avec beaucoup d'impatience . Cependant , eux sortaient d'une expérience supranationale et disaient ainsi qu'on ne les y prendrait plus .

Leur avis fut-il entendu par les peuples des pays de l'ouest ? Et cela renforça-t-il les préventions qu'ils manifestaient déjà ?

Toujours est-il que Français et Hollandais rejetèrent en 2005 le traité constitutionnel , les gouvernements des autres pays décidèrent d'en rester là ...pour un temps ! Le temps de la réflexion pour trouver de nouvelles formes permettant de faire accepter aux peuples sous des pressions renouvelées et accentuées ce dont ils ne veulent pas ! Si ce n'est la préparation d'un nouveau coup d'Etat , c'est à coup sûr un viol ! Et déjà s'exprimait çà et là l'idée qu'au fond le mieux était , en toute démocratie , de se passer de l'avis des peuples !

 

UN VIOL RENOUVELE

 

Cest ce que propose Nicolas Sarkosy . Le peuple français s'est déjà prononcé ? Il n'en a que faire ! C'est un viol renouvelé , un nouveau coup d'Etat ! Qu'importe ! Mais quel mépris , quelle désinvolture à l'égard du peuple de france et de sa souveraineté ! Comme si cette souveraineté n'était pas inaliénable !

Faut-il donner une quelconque crédibilité à ce qui est inadmissible , irrecevable ? Faut-il cautionner ce nouveau viol du peuple français en demandant un référendum qui a déjà eu lieu, en fait en acceptant que l'on oblige les Français à réaffirmer ce qu'ils ont déjà décidé ?

C'est aussi ubuesque qu'inacceptable !

Il faut cependant considérer que les raisons qui poussent les réactionnaires et la majorité du PS à renouveler leur coup d'Etat sont particulièrement pressantes pour qu'ils prennent la responsabilité devant l'histoire de forcer le destin de mauvaise manière en piétinant de conserve et la démocratie et la République . Quelles urgences les poussent ainsi à porter des atteintes nouvelles à ce qui restait de démocratie , de souveraineté , de droit du peuple français à disposer de lui-même ?

Manifestement , les forces capitalistes sont très inquiètes . Après les élections européennes de 2004 et le référendum qui les a confirmées en 2005 , c'est la domination , le pouvoir , le système capitaliste qui sont en question .

Les études d'opinion confirment : 61% des Français considèrent le capitalisme comme négatif, les jeunes davantage encore ! Il convient en conséquence de museler , et museler de façon durable le peuple de France , l'empêcher à tout prix de continuer à donner le ton aux peuples d'Europe comme cela fut plusieurs fois le cas depuis la Révolution .

Noyer la démocratie et la souveraineté dans un Etat supranational conçu à cette fin n'est-ce pas le moyen permettant de présenter sous les couleurs avenantes de la paix et de la coopération la pire des forfaitures ?

 

OU VA L'ARGENT DE LA FRANCE ?

 

Les grandes sociétés capitalistes d'origine européenne n'ont que faire , à l'époque de la mondialisation , du seul marché européen qu'elles ont déjà conquis pour l'essentiel : elles se sont déjà toutes déployées dans le monde , notamment vers les marchés solvables où elles trouvent des débouchés réels à leurs produits .

La France par exemple n'est-elle pas devenue en 2006 le plus important investisseur étranger aux Etats-Unis en ayant investi 38,6 milliards de dollars sur le territoire étatnusien et ce devant les Pays-Bas , le Japon et l'Allemagne ?

Déjà , en 1999 , les flux français d'investissement à l'étranger avaient fortement augmenté sur les 3 années précédentes pour atteindre 101 milliards d'euros , ce qui correspondait à 7,5% du PIB .

En 1998 , le stock des investissements français à l'étranger atteignait 240 milliards d'euros , soit 18% du PIB francais , contre 12% en 1996 . Cependant précise l'étude du Ministère , si l'on calcule la valeur de ces actifs à l'étranger en valeur de marché , et non plus en valeur comptable , on atteind 632 milliards d'euros , soit 48% du PIB .

On mesure par là-même combien la valeur créée par le travail des Français permet l'internationalisation des firmes françaises et pas seulement leur européanisation , alors que , nous dit-on , l'argent manquerait en France non seulement pour réduire la pauvreté mais pour assurer à un bon niveau les moyens pour la santé , les transports , les retraites , le logement , l'école , l'Universit é , la Recherche ...

 

DES FIRMES INSATIABLES

 

Ces firmes veulent continuer à piller le peuple français et son territoire pour se permettre de nouveaux débouchés à leurs produits sur les marchés solvables du monde et pour , d'autre part , tenir leur rang sur les marchés financiers et la spéculation financière à l'échelle mondiale .

Et elles sont insatiables , elles en veulent toujours plus , encore et encore davantage de part de PIB , tout doit être subordonné à cet objectif , y compris en compressant toujours plus les dépenses nationales nécessaires et utiles au détriment des besoins , y compris en augmentant le déficit du budget de l'Etat ...

Aussi , les gouvernements nationaux , aussi dévoués soient-ils à l'économie de marché et à ses exigences faramineuses , aussi distants sont-ils devenus au regard des exigences démocratiques , sont-ils jugés trop fragiles pour conditionner leurs peuples à ces exigences draconiennes sur la longue durée .

Aussi sont-ils sommés de renoncer à leurs prérogatives nationales pour les déléguer toujours plus à ces instances supranationales moins sensibles , parce que plus éloignées , des pressions populaires .

Et ils sont également mis en demeure de conditionner leurs peuples popur leur faire accepter l'inacceptable , tous les renoncements sociaux , politiques , démocratiques , et du doit à disposer librement d'eux-mêmes .

Aussi les dirigeants socialistes et leurs porteurs d'eau sont-ils priés de faire le nécessaire pour expliquer au peuple que cet Etat pourrait un jour être autre chose , qu'il pourrait un jour être aussi investi par les peuples .

C'est oublier que là n'est pas l'objectif assigné à la supranationalité , tout au contraire . Verrions-nous les grandes firmes plaider ardemment pour cette supranationalité si elles y voyaient un quelconque danger pour leur domination , fut-il lointain ?

Et Sarkosy ferait-il le forcing auquel il se livre sans que la chose ait été étroitement convenue avec la Présidente du MEDEF ?

Non , à l'évidence , les peuples n'ont aucun intérêt à entrer dans le jeu du grand capital , sinon à y perdre leur âme , à renoncer pour longtemps à toute libération des exploitations , des dominations , aliènations ...

 

CONTREBATTRE LES EXIGENCES DU CAPITAL INTERNATIONALISE

 

Le terrain national doit demeurer le lieu essentiel des affrontements de classes , le lieu où il est d'abord possible de contrebattre les exigences du capital internationalisé , ce qui n'est exclusif d'aucunes formes de luttes et de solidarités internationales , c'est l'évidence même .

Chaque peuple , selon sa culture et son identité , doit avancer à son pas , le temps n'est pas venu , et de longtemps sans doute , où tous décideront de marcher au même pas , sauf à y être contraints , mais l'expérience encore récente des pays de l'est , les déterminations qui s'affirment à l'ouest , montrent que les constructions superétatiques ne peuvent être durables que si elles correspondent à des volontés librement exprimées .

Aujourd'hui , tout au contraire , c'est à la limitation de cette libre expression que tous les efforts sont consacrés .

Le principe de reconnaissance des réalités doit être consacré car on dit qu'elles sont têtues , l'expérience hitorique le prouve .

Il convient donc d'exiger que le NON déjà émis en mai 2005 soit respecté et s'orienter vers l'élaboration d'une Europe des coopérations et des solidarités entre les peuples contre toute construction étatique , là est le seul réalisme .

 

L'EUROPE DES COOPERATIONS ET DES SOLIDARITES

 

Aussi convient-il d'abroger et abolir dans les traités actuels tout ce qui empiète sur les souverainetés des peuples , en fait toutes les dispositions et prérogatives déjà mises en place au niveau européen , monnaie , BCE , Parlement , budget , défense , et les différentes politiques dites « communes » déjà mises en oeuvre pour les remplacer par des coopérations librement consenties , les pays décidant de coopérer en tel ou tel domaine finançant eux-mêmes leurs projets . Un Fond de solidarité pourrait être mis en oeuvre pour contrebattre les inégalités de développement . Une Assemblée générale des peuples prendrait les décisions nécessaires à la multiplication des coopérations les plus larges et les plus diversifiées , et des solidarités , un exécutif réduit étant chargé de mettre en oeuvre les décisions de l'Assemblée .

Ces coopérations et solidarités tendraient à s'étendre à l'ensemble des peuples du monde , les échanges étant facilités par la création d'une monnaie commune qui ne soit pas le dollar , et des monnaies nationales pour les besoins internes des peuples . Le Bassin méditerranéen , berceau des cultures et des échanges devrait bénéficier de coopérations renforcées . La paix , le désarmenent , nucléaire au premier chef , le libre droit des peuples à disposer d'eux-mêmes seraient favorisée contre les visées hégémoniques et impérialistes . Les politiques énergétiques et environnementales particulièrement sensibles doivent à l'évidence concerner toute la planète . Les coopérations avec une ONU rénovée , démocratisée , deviendraient primordiales pour étendre les échanges à toute l'humanité .

Il y a donc , à l'évidence , des alternatives européennes substituant les coopérations aux dominations et aux hégémonies , la paix et le désarmement contre les interventions impérialistes , des liens et des échanges vers une nouvelle civilisation , une nouvelle mondialisation .

C'est ce chantier qu'il convient en conséquence d'ouvrir au plus tôt .

15:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2006: Non à la criminalisation du communisme en Albanie ...


Le McCarthysme et le fascisme s’ instaurent progressivement en Euro-dictature capitaliste …RoRo  De : PRCF.INTER [mailto:prcf.inter@voila.fr]
Envoyé : lundi 23 octobre 2006 18:07
À : z prcf.inter
Objet : Non à la criminalisation du communisme en Albanie
 Non à la criminalisation du communisme en AlbanieAprès l'interdiction du KSM en Tchéquie, c'est au pouvoir mafieux et contre-révolutionnaire d'Albanie de criminaliser le communisme et de salir son histoire. Le parlement albanais vient, à l'initiative du fascisant parti dit "démocratique", d'édicter un projet de loi qui a pour objet de criminaliser, et à terme d'interdire, le mouvement communiste albanais et son histoire. Ce texte anticommuniste est directement inspiré du rapport Lindblad, adopté en mai dernier par le Conseil de l'Europe, et qui prétend criminaliser le communisme à l'égal du nazisme, au risque de banaliser et de réhabiliter ce dernier et de criminaliser tout le mouvement ouvrier de lutte de classe. Le texte proposé au parlement albanais salit notamment la figure d'Enver Hoxha, dont le rôle dans la résistance antifasciste à l'occupant mussolinien est totalement occulté. C'est à croire que les pseudo-"démocrates" préféraient l'occupation fasciste à la résistance patriotique conduite par les communistes. Le régime d'Enver Hoxha n'était certainement pas au-dessus de toute critique; sa politique isolationniste qui l'a conduit à couper tout lien avec le reste camp socialiste européen, sa propension à renvoyer dos-à-dos l'impérialisme occidental et le "social impérialiste soviétique" (sic) n'était certainement pas juste, même s'il ne s'agit pas de dire a posteriori que la politique de l'URSS dans les années 60 à l'égard de la Chine et de l'Albanie était sans reproche. Il n'en reste pas moins que l'Albanie populaire était alors un pays souverain et indépendant disposant d'une audience internationale, que chaque Albanais avait un emploi, un logement, une possibilité d'étudier et de se soigner gratuitement. Depuis la chute de cette première étape du socialisme en Albanie, l'Albanie contre-révolutionnaire est devenue infernale pour les simples gens, les ouvriers, les paysans, les retraités, les chômeurs, dont beaucoup sont sans travail et sans ressources, sont rançonnés par les maffias locales. Devenue une base américaine en Europe, l'Albanie contre-révolutionnaire a servi de tremplin aux forces de l'UCK qui, en exploitant les problèmes nationaux aigus de la Yougoslavie et de la Serbie, ont servi de tête de pont à l'impérialisme américain, à l'impérialisme allemand et à l'OTAN pour attaquer, occuper et dépecer la Yougoslavie et favoriser la dangereuse expansion balkanique des impérialistes européen et américain. Surtout, il semble que le régime contre-révolutionnaire mafieux ait grand peur de la prochaine réunification du PC d'Albanie et du PC albanais, comme le régime contre-révolutionnaire tchèque a grand peur de l'implantation du PCBM et de la JCTch.Face à cette chasse aux sorcières communistes, qui représente une menace sur les libertés de tous, le PRCF appelle à protester auprès des autorités albanaises et de la présidence du "parlement européen" dont l'attachement au "pluralisme démocratique" est de plus en plus suspect. Surtout, le PRCF presse les organisations communistes d'Europe d'organiser, peut-être à l'occasion du 7 novembre 2006 et sûrement à l'occasion du 90ème anniversaire d'Octobre 1917, un grand forum européen contre l'anticommunisme et la fascisation de l'Europe. Répondons offensivement à la criminalisation du communisme: communistes d'Europe fidèles à Lénine, regroupons-nous avant qu'il ne soit trop tard!

Daniel Antonini
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

15:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/08/2007: C' est aussi pour cela qu'ils voulaient "libérer" l' Ukraine et les autres pays de l' Est du "Communisme" ...



-------- Message original --------
Sujet: [JUGOINFO] Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine
Date: Thu, 23 Aug 2007 22:22:12 +0200
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-07-14% 
2006:04:47&log=invites

Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine


Jean-Marie Chauvier


ROMAN CHOUKHEVITCH honoré en Ukraine pour son 100ème anniversaire
Ancien chef nationaliste, il fut commandant ukrainien de la Wehrmacht
(bataillon « Nachtigall »), capitaine dans le Schuztmannshaft
bataillon 201, puis commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
Ukrainienne. (UPA)


Réhabilité solennellement par le président Viktor Iouchtchenko, l’un
des chefs historiques de l’OUN (Organisation des Nationalistes
Ukrainiens) et commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
ukrainienne (UPA), ROMAN CHOUKHEVITCH, voit son 100ème anniversaire
célébré en Ukraine.
Des cérémonies ont lieu en plusieurs endroits d’Ukraine occidentale,
principalement à Lviv (Lvov, Lemberg) et à Kiev. C’est la figure d’un
héros national légendaire qui se construit. Il avait résisté « aux
deux totalitarismes »
dit la nouvelle vérité officielle opposée à
l’ancienne- soviétique- qui faisait de l’OUN et de l’UPA des «
fascistes »,
une version aujourd’hui qualifiée de « calomnie
stalinienne ».
C’est un moment important dans la formation de la Mémoire nationale
en Ukraine, opposée à d’autres « mémoires »...


ROMAN CHOUKHEVITCH avant de commander l’UPA, fut chef de « Nachtigall
» (Wehrmacht, juin 1941) engagée dans l’invasion hitlérienne de
l’URSS le 22 juin 1941, et de la police nazie (SS) le Schutzmanshaft
bataillon 201 affecté à la chasse aux Partisans (soviétiques) en
Biélorussie en 1941-42.

Cet hommage à Choukhevitch s’inscrit dans une longue série.
Les anciens combattants de l’Armée Rouge, des organisations juives et
des sources polonaises et russes contestent la vague de
réhabilitations en cours de ce qu’ils considèrent comme des «
criminels de guerre ».
Les Polonais jugent l’UPA responsable de « massacres génocidaires »
de dizaines de milliers de Polonis en Volhynie en 1943. Ces
accusations sont rejetées par les sympathisants de l’OUN et de l’UPA
qui ont désormais les faveurs du pouvoir à Kiev.
Pour honorer la mémoire du GENERAL CHOUKHEVITCH, et de l’UPA se sont
rassemblés les militants des organisations nationalistes et néo-
nazies le 30 juin. Ils se sont heurtés aux contre-manifestants
communistes et socialistes. Les forces spéciales anti-émeutes les ont
séparés sans gros incident. Un tribunal a interdit les manifestations
et une exposition de photos nationalistes. Le Parti socialiste a
installé dans le centre-ville un piquet arborant la pancarte : «
Choukhevitch, assassin du peuple ukrainien ». (Le commandant de l’UPA
est accusé de meurtres de villageois ukrainiens) « Un
Hauptschturmführer SS consacré héros de l’Ukraine » s’indigne
l’hebdomadaire russophone libéral de Kiev « Stolitchnye Novosti ». Un
autre journal signale que la réhabilitation de l’UPA fera l’objet
d’un projet de loi de « Notre Ukraine », le parti du président
Iouchtchenko. Dans leur ensemble, les médias de Kiev sont plutôt
favorables.
La campagne de réhabilitation est également appuyée par
« ! Pora », l’organisation de choc de la « révolution orange ».
A
l’inverse, le parti des Régions, le PC (implantés à l’Est et au Sud)
le PS dans une moindre mesure, sont hostiles aux initiatives du
président Iouchtchenko.
Celles-ci, et en général les réhabilitations
de chefs nationalistes ou de légions SS dans divers pays d’Europe
centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie
etc... ), allant de pair avec le démontage de monuments aux « soldats
libérateurs du nazisme » (soviétiques) sont observés en Occident
assez favorablement.
Ces réhabilitations permettent en effet de
construire une nouvelle « mémoire nationale » axée sur la
dénonciation des « crimes du communisme ».
Les gouvernements et
médias occidentaux évitent cependant de rappeler les aspects les
moins sympathiques des nationalismes- comme leur rôle dans la Shoah.

Leurs références traditionnelles aux SS, croix gammées et autres
saluts hitlériens ne sont pas souhaitées, et les gouvernements est-
européens s’efforcent qu’ils n’apparaissent plus. Seules des
minorités extrémistes conservent les symboles fascistes et nazis, et
le terme « judéobolchévisme » est banni du vocabulaire.

Le 14 octobre seront célébrés les 65 ans de l’UPA, dont le président
Iouchtchenko voudrait faire voter la reconnaissance officielle comme
mouvement de résistance nationale, ce qui ne manquera pas de soulever
de nouvelles controverses.

Sur ce rapport (historique et actuel) des Ukrainiens à la
collaboration nazie, un dossier paraîtra dans « Le Monde Diplomatique
» d’août. (Jean-Marie Chauvier)


http://www.shukhevych.netfirms.com/roman/shukhevych00ukr.htm
(pour plus d’information sur Choukhevitch)


HOMMAGE A SIMON PETLIOURA :
à Poltava... et à Paris. Quelques remous.
Depuis plusieurs années déjà, Simon Petlioura, l’un des leaders de la
première république indépendante d’Ukraine (1918-20) et chef des
armées nationalistes aux prises avec les « Rouges » et... les juifs
pendant la guerre civile, a fait l’objet de nouvelles célébrations
en
Ukraine
et en France.
A Poltava (Ukraine) un monument à Simon Petlioura sera érigé, la
première pierre a été posée par le président Iouchtchenko qui, ces
derniers jours a par ailleurs participé à divers séminaires et
cérémonies sur le thème de la terreur bolchévique en Ukraine.
A Paris également, le leader nationaliste de la guerre civile Simon
Petlioura a été honoré. Il y a eu quelques réactions...

Le 25 mai, 1926, Paris, le « terroriste juif » Sholom Schwartzbard
assassine Simon Vassilievitch Petlioura, militant nationaliste
(1879-1926)
France-Ukraine.com ?
Simon Petlioura - Homme politique ukrainien (Poltava, 1879 - Paris,
1926). Ministre de la Guerre de la République indépendante d’Ukraine
en 1917, Petlioura devint président du directoire ukrainien et hetman
(chef de l’armée) deux ans plus tard.


Proclamée en novembre 1917, la République autonome ukrainienne,
dirigée depuis Kiev par Simon Petlioura, a face à elle, dès décembre
1917, une république soviétique d’Ukraine, soutenue par les
bolcheviques, basée à Kharkiv et dirigée par Rakoski. Occupée
jusqu’en décembre 1918 par les armées allemandes après la signature
du traité de Brest-Litovsk (mars 1918), l’Ukraine, de nouveau dirigée
par le gouvernement de Petlioura, voit se dérouler jusqu’en 1921 de
violents combats qui opposent les armées blanches de Wrangel et
Denikine aux bolcheviques.
En 1920, le gouvernement nationaliste s’allie avec la Pologne dans
une guerre contre la Russie, mais l’avancée des troupes bolcheviques
permet au gouvernement soviétique de prendre le contrôle de
l’Ukraine. Chassé par les bolchevistes en 1920, Simon Petlioura se
réfugia à Paris, où il périt assassiné, abattu à la terrasse d’un
café du Quartier Latin, par un terroriste juif, Schwartzbard
pour
venger les pogroms organisés en Ukraine.

L’événement est vite devenu international. Les Américains juifs, par
exemple, ont envoyé de l’argent pour couvrir les frais du procès pour
Schwartzbard. A l’étonnement de certains et à la joie des autres,
Schwartzbard fut acquitté.
Simon Petlioura est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.
France-Ukraine.com
Droits de reproduction et de diffusion réservés -
www.France-
Ukraine.com?© France-CEI - 2000 - Usage strictement personnel.

Lu sur
www.menapress)

« Un tueur de Juifs ukrainien honoré sous l'Arc de Triomphe ! »

Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe
du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura,
ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance
de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920.
Petlioura fut responsable de
l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs
en 1919 et 1920.


Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur
d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev.
Elle marquait le 80ème
anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.

Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif
de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne".
Le premier
d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des
femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat
de sabre.

A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés,
au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et
les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon
Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours
d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura
près de douze heures.

Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel
Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien
Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée
par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent
notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus
tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme
(LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du
procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour
d’assises de la Seine.

Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi,
afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute
l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie.
Une
dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés
dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc
de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son
président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été
refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-
Élysées et de la Rue de Presbourg.

Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette
surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de
quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué
qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire
par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste
n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en
mesure de couvrir l’événement.

Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie,
notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.


NDLR : l’historiographie nationaliste ukrainienne, réhabilitant
Petlioura, estime qu’il n’est pas responsable et aurait même tenté de
limiter les pogromes perpétrés, dit-on, par toutes les armées de la
guerre civile russe – blanche, rouge, anarchiste, nationalistes.



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IL DOSSIER NASCOSTO DI SREBRENICA
Guerra psicologica e disinformazione strategica per
squartare la Jugoslavia, demonizzare i serbi, colonizzare la Bosnia

http://www.cnj.it/documentazione/srebrenica.htm

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15:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Allemagne • Loi antiterrorisme contre protestataires du G8 ...

Le 9 mai 2007, le serveur Internet indépendant so36.net a été bloqué par la police allemande. Etaient visés les préparatifs de l’anti-sommet contre le G8.

23-05-2007

La police a saisi du matériel sur base de l’article 129a du Code pénal allemand (constitution d’une organisation terroriste) qui donne plein pouvoir à la police pour saisir matériel et données.

 

Le mandat signé par le pas très honorable juge Hebenstreit justifie cette action avec ce beau morceau de prose : « (…) avec (...) des actions violentes perturber ou empêcher le sommet économique mondial (G8) de l’été 2007 à Heiligendamm. Ces délits sont destinés à bousculer l’ordre public et économique de la République fédérale allemande et peuvent surtout nuire considérablement à la position internationale de la république fédérale comme partenaire fiable dans le groupe des huit nations économiques les plus importantes1. »

Toutes les organisations impliquées dans les préparatifs des protestations contre le G8 du 1er au 9 juin prochain, parmi lesquelles des organisations pacifistes, le mouvement pour l’environnement, les syndicats et les partis de gauche, ont vertement condamné ces actions. Heinz Stehr, président du Parti communiste allemand, écrit dans une motion de protestation : « La façade démocratique s’écroule, dès que des gens osent défendre leurs droits et viser des objectifs politiques qui ne concordent pas avec ceux du capital ou du gouvernement. Les décideurs économiques et leurs complices politiques veulent continuer à travailler à partir de la formation d’un ordre mondial dans lequel seuls les intérêts du capital transnational déterminent toutes les circonstances de la vie. Protester contre cela n’est pas seulement un droit dont nous usons mais aussi un soutien à la Charte des Nations unies et aux principes fondamentaux des droits de l’homme universels. S’opposer à la politique du G8 est légal, démocratique et vraiment urgent. »

 

1 www.globenet.org/article206.html

14:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Union européenne • L’Allemagne veut (re)fourguer la Constitution ...

En 2007, l’Allemagne dirigera à la fois l’Union europénne (UE), qui vient d’être élargie à la Roumanie et à la Bulgarie, et le G81. A quoi faut-il s’attendre ?

Jean Pestieau
10-01-2007

Le programme du gouvernement Merkel ne fait pas que des heureux en Allemagne : « ça suffit », lui disent ces travailleurs de Munich. (Photo Arbeiterfotografie)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


En ce qui concerne l’UE, la priorité de la chancelière Angela Merkel – chef de l’Union chrétienne démocrate (CDU), à la tête d’un gouvernement de coalition avec le parti socialiste (SPD) – est de faire accepter le projet de Constitution européenne mis en échec par les referendums néerlandais et français à la mi-2005. Ce dossier est devenu « le symbole du blocage de l’UE » a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier (SPD), en présentant à Bruxelles le programme de la présidence allemande2.

« La présidence allemande aura (également) à cœur de continuer à développer le marché intérieur, notamment en ce qui concerne l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz. Cela vise particulièrement le refus de la France d’ouvrir son marché intérieur. Dans un chapitre sur le renforcement de la compétitivité des entreprises, on retrouve la volonté d’achever la libéralisation des services postaux. Une façon pour le gouvernement allemand d’offrir plus de possibilités d’expansion à la Deutsche Post et à DHL3. »

« En matière sociale et sociétale, enfin, l’ambition est de promouvoir la «Flexicurity», c’est-à-dire de «concilier la nécessaire flexibilité du marché du travail avec la protection et la sécurité sociale4 », affirme le programme de la présidence allemande. Mais aucune trace du modèle social réclamé par les syndicats. Le texte dit seulement que « le débat sur le modèle social européen doit encore recevoir un contenu concret. »

La présidence allemande « souhaite réaliser des progrès substantiels dans la lutte contre le terrorisme international et la criminalité transfrontalière, tout en préservant les droits et les libertés des citoyens. (...) Pour ce faire, elle mise notamment sur le renforcement de la collaboration policière et sur celui de la coopération juridique en matière civile et pénale5. » Autrement dit : corseter plus encore les droits des travailleurs dans la lutte pour leur gagne-pain et leurs libertés, tout en renforçant l’Europe du grand capital dans sa compétition avec les Etats-Unis.

En ce qui concerne le G8, il s’agit avant tout de tenter de maintenir le pouvoir des monopoles du trio USA-UE-Japon face aux nouveaux poids lourds que sont la Chine, l’Inde et le Brésil. Berlin espère relancer les négociations de libéralisation du commerce – au profit des grandes multinationales occidentales – actuellement paralysées à l’Organisation mondiale du Commerce6.

Dans les mains de fer d’Angela Merkel, la défense des intérêts des plus grandes entreprises industrielles et financières, orientation prônée à la fois par l’UE et le G8, ne craint donc rien.

1 Groupe puissant de huit pays capitalistes industrialisés : Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie • 2 http://www.amb-allemagne.fr • 3 Junge Welt, 30 décembre 2006 • 4 http://www.amb-allemagne.fr • 5 idem • 6 Le Soir, 3 janvier 2007


14:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Pologne • 700 000 citoyens sous contrôle gouvernemental ...

La chasse aux sorcières est ouverte en Pologne. Sont visés les collaborateurs de l’ancienne police communiste. Liberté d’expression en danger.

Bert De Belder
28-03-2007

Le gouvernement polonais, dirigé par les jumeaux Kaczinski (Lech, président et Jaroslaw, Premier ministre) du parti très conservateur Droit et Justice, a décidé de contrôler pas moins de 700 000 citoyens nés avant 1972 pour déterminer s’ils ont collaboré avec les services spéciaux et la police politique de la Pologne communiste d’avant 1989.

 

Une nouvelle loi à cet effet est en vigueur depuis la semaine dernière. Sont visés : journalistes, enseignants, recteurs d’universités, directeurs d’école, avocats, notaires. Après vérification, les résultats seront rendus publics sur Internet, ouvrant la voie à une vraie chasse aux sorcières.

Les journalistes qui refuseront de remplir les déclarations seront également licenciés, explique le président de la radio publique polonaise, Krzysztof Czabanski. De même que ceux qui auront reconnu leur collaboration1. Un employeur, que ce soit l’Etat ou un employeur privé, pourra licencier toute personne ayant refusé de se soumettre à l’obligation de déclaration2.

La majorité des Polonais ne sont pas du tout enthousiastes. Selon un sondage, 52% des Polonais estiment qu’une collaboration avec l’ancienne police secrète polonaise n’a plus d’importance aujourd’hui3.

D’abord, la collaboration avec les services du gouvernement communiste peut avoir été un choix politique conscient, sans pour autant avoir été impliqué dans quelque chose de criminel ou d’abusif. Beaucoup de gens ont certainement aussi collaboré par conformisme ou opportunisme, pour suivre le mouvement ou simplement obtenir un job.

Nombre de prétendus « collaborateurs » ont été inventés par les policiers soucieux de séduire leur hiérarchie ou sont les victimes du zèle de certains procureurs mus par une sorte de « fanatisme »4.

Le président d’honneur de l’Association des Journalistes de Pologne, Stefan Bratkowski, voit dans la loi une volonté d’attenter à la liberté d’expression5. Des groupes de journalistes ont déjà appelé au boycott de la loi et certains professeurs refusent de l’appliquer car ce serait, disent-ils, en dessous de leur dignité6.

1 Libération, 16 mars 2007 • 2 Le Soir, 17 mars 2007 • 3 AFP, 19 février 2007 • 4 AFP, 19 février 2007 • 5 Libération, 16 mars 2006 • 6 Le Soir, 17 mars 2007

14:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Hongrie :: La direction communiste condamnée à 2 ans avec sursis

14-11-2007

Comme nous l’écrivions il y a quelques semaines, Gyula Turhmer, le président du Parti communiste hongrois, a comparu ce mardi 6 novembre devant le tribunal ainsi que six autres dirigeants du parti. Ils sont accusés d’outrages au tribunal pour avoir dénoncé l’ingérence, politisée selon eux, de ce tribunal dans les affaires internes de leur parti.

Les sept hauts responsables du parti ont été condamnés à 2 ans de prison avec sursis. Ce qui signifie que n’importe quel autre incident pouvant donner lieu à une nouvelle condamnation entraînera une nouvelle peine de deux ans de prison effective. Le Parti a immédiatement interjeté appel contre ce jugement.

Nous invitons tous les lecteurs à signer la pétition pour condamner cette scandaleuse atteinte à la démocratie sur le site http://1917.solidnet.org/ (TB)

Pour plus d’info sur le Parti communiste hongrois, rendez-vous sur : www.munkaspart.hu

14:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Pétition : solidarité avec les communistes en Hongrie ...

Un groupe de 22 parlementaires européens (dont des communistes, des écolos et des sociaux-démocrates) a lancé une pétition contre les poursuites à l’encontre des communistes hongrois.

31-10-2007

Comme le mentionnait déjà Solidaire le 10 octobre, la direction complète du Parti communiste hongrois doit comparaître devant le juge parce qu’elle a eu le toupet de dénoncer l’ingérence du tribunal dans les décisions de son propre congrès. Tous ses membres risquent deux ans de prison.

Voici le texte complet :

« Nous, signataires de cette pétition, condamnons vigoureusement les poursuites politiques à l’encontre de la direction du Parti communiste ouvrier hongrois.

Le procès contre la direction du Parti communiste ouvrier hongrois dans la ville hongroise de Szekesfehervar viole les droits civils et démocratiques élémentaires. Il constitue une intervention scandaleuse de l’État dans la démocratie interne d’un parti politique légal. Il conteste le droit des citoyens à exprimer leurs opinions librement et est une tentative de liquider une force politique significative en Hongrie. Il représente une sérieuse attaque contre les libertés démocratiques qui concernent l’ensemble des progressistes. Il constitue une étape supplémentaire de l’assaut antidémocratique anticommuniste que nous constatons à travers l’Europe, qui, entre autres, nourrit les éléments et les tendances les plus réactionnaires.

Nous réclamons des autorités hongroises qu’elles garantissent les droits constitutionnels et civils ainsi que les libertés de tous les citoyens ; qu’elles garantissent les libertés d’opinion, d’expression, d’association et d’organisation ; qu’elles arrêtent immédiatement les poursuites contre la direction du Parti communiste ouvrier hongrois et qu’elles s’abstiennent de toute intervention qui viole la vie interne et la souveraineté de ce parti.

Nous réclamons que toutes les mesures qui interdisent ou restreignent l’activité politique des communistes soient immédiatement retirées. »

Solidaire demande à ses lecteurs de signer cette pétition et de la faire signer. Vous pouvez le faire on-line sur le site Internet http://1917.solidnet.org/fr/

> Hongrie :: Le parti communiste en prison ?

14:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Un juge veut décider du programme du parti communiste ...

Hongrie :: Le parti communiste en prison ?

Un juge de Budapest a ordonné au parti communiste hongrois d’annuler une décision. Le président du parti considère que c’est de « l’ingérence politique » et toute la direction se retrouve au tribunal pour « outrage ».

Jef Bossuyt
10-10-2007

Le parti ouvrier communiste hongrois est le successeur du parti communiste de Hongrie, interdit en 19891. Le parti a mené des actions pour le retrait de tous les soldats hongrois d’Irak et contre la guerre en Yougoslavie2. Est-ce pour cela que la justice hongroise – le pays est membre de l’Union européenne depuis 2004 ! – essaie par tous les moyens de faire échec au travail du parti ? En tout cas, le juge de Budapest est allé très loin dans son ingérence politique. Explications du président du parti, Gyula Thürmer.

 

 

Que s’est-il exactement passé ?

Gyula Thürmer. Au printemps 2005, l’ancien vice-président, Attila Vajnai, a exigé que nous changions notre programme. Il voulait un rapprochement avec le parti socialiste hongrois. Mais ce parti est au gouvernement depuis 2002 avec les conservateurs et mène une politique néo-libérale, qui n’a rien à voir avec un programme de gauche. Le congrès du parti a rejeté cette idée et a exclu le vice-président.

Celui-ci a contesté cette décision auprès du tribunal de Budapest. Et le juge a déclaré toutes nos décisions nulles et non avenues et a décidé que le vice-président devait être réintégré à la direction du parti.

 

Protestation contre l’intervention de la justice dans les affaires internes du parti communiste hongrois, ce 20 septembre devant l’ambassade de Hongrie en Grande-Bretagne. (Photo www.munkaspart.hu)

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En Belgique, une telle ingérence dans la vie interne d’un parti politique est impensable. Est-ce permis en Hongrie ?

Gyula Thürmer. Il y a effectivement chez nous une loi sur les partis politiques, mais elle ne prévoit des interventions que si quelqu’un subit des dommages matériels ou financiers ou si un membre est victime d’actes répréhensibles. Ici, il s’agit d’un jugement clairement politique. Vous devez savoir que notre parti a été en 2004 à la base d’un référendum contre la privatisation des hôpitaux et des soins de santé. Deux millions de Hongrois3 ont voté contre la privatisation. Les juges doivent estimer que nous sommes une force d’opposition intolérable contre le gouvernement néo-libéral. Ce jugement est donc inacceptable.

 

L’affaire a-t-elle eu d’autres conséquences pour votre parti ?

Gyula Thürmer. Et comment ! Le tribunal de Budapest a exigé que nous retirions nos propos, ce que nous avons refusé, naturellement. Là-dessus, le tribunal nous a poursuivis pour « outrage en public » et la police a instruit l’affaire… juste avant les élections de 2006.

Après cela, nous avons tenu un nouveau congrès, qui a définitivement exclu les partisans de Vajnai. Mais le jugement du tribunal nous a fait perdre un an et demi, pendant lequel nous n’avons pas pu être très présents dans la vie politique. Cela nous a empêché de participer aux élections. Et il n’est dès lors pas étonnant que les sociaux-démocrates et les libéraux aient de nouveau gagné.

 

Et qu’en pense l’opinion publique hongroise ?

Gyula Thürmer. Les médias ne disent pas un mot de l’affaire. Ils essayent de nous isoler en diffusant sournoisement leur campagne anticommuniste. Mais la sympathie grandit malgré tout parmi la population. Surtout parce qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la libre expression – l’article 61 de la Constitution. Des journalistes et des membres d’autres partis comprennent qu’ils pourraient très bien être les prochaines victimes. C’est vraiment se moquer des normes en vigueur en Europe. La Ligue des Droits de l’Homme nous soutient. Elle a fourni des avocats, qui nous défendent lors du procès.

 

Le 6 novembre a lieu la prochaine audience. Quel en sera l’enjeu ?

Gyula Thürmer. Ce sera le début du procès pour outrage. Toute la direction du parti (nous sommes sept) risque deux ans de prison. Mais nous ne nous laisserons pas faire. Nous demandons à tous les démocrates d’Europe de protester contre cette affaire. Nous avons reçu la lettre de solidarité du PTB et nous vous en sommes reconnaissants. Dans d’autres pays aussi des lettres exigeants l’arrêt de ce procès sont arrivées aux ambassades de Hongrie.

1 Après la chute du Mur de Berlin et la fin du socialisme dans les pays de l’Est • 2 Pour plus d’informations, voir www.munkaspart.hu/english1.htm • 3 Le pays compte presque 10 millions d’habitants

14:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Lettonie • Quatre députés communistes au pays qui interdit les communistes ...

Lors des élections d’octobre 2006, le Parti socialiste de Lettonie a remporté quatre sièges sur cent. Solidaire a rencontré l’un des élus, Aleksandrs Golubovs.

Jef Bossuyt
07-03-2007

La Lettonie est pratiquement le seul pays européen où les ministres ont en personne inauguré un monument en l’honneur d’une division blindée SS. Depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, le Parti communiste y est interdit. Mais sous le nom de Parti socialiste de Lettonie, les communistes sont bel et bien présents avec quatre représentants au Parlement. Aleksandrs Golubovs est médecin ORL et donne toujours des consultations un jour par semaine. Il en est déjà à son quatrième mandat parlementaire. Il se souvient encore très bien de la première fois, c’était en 1995.

 

Aleksandrs Golubovs. C’était une époque difficile. Le Parti communiste était interdit. Notre président, Alfreds Rubiks, avait été arrêté. Il a attendu quatre ans avant d’être jugé et a été libéré au bout de six ans. C’est depuis la prison qu’il a fondé en 1994, avec quelques partisans, le Parti socialiste de Lettonie. L’année suivante, je figurais sur la liste et j’ai été élu immédiatement.

 

En 1991, les anciens propriétaires ont récupéré tous les bâtiments nationalisés sous le régime soviétique. Comme il n’y a pas de limite à l’augmentation des loyers, les problèmes sont pour les locataires. (Photo http://ec.europa.eu)

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Lors des élections nationales vous avez remporté 80 000 votes de préférence ! Comment expliquez-vous ce résultat record ?

Aleksandrs Golubovs. C’est surtout grâce aux rencontres avec les gens. Nous les annonçons à l’avance par tracts. Nous organisons de véritables assemblées populaires, soigneusement préparées avec nos cellules de base chargées de trouver la salle, les fonds et de rédiger les invitations. Parfois nous sommes 25, parfois 100. Nous demandons aux gens ce qu’ils voudraient changer. Il y a un micro et chacun peut s’exprimer. Les problèmes sont mis en relief : un homme voudrait restaurer sa maison, un chômeur ne sait pas quoi faire pour trouver un emploi, un jeune songe à émigrer… Les autres partis ne proposent pas ce genre d’assemblées, ils paient cher pour passer à l’antenne et faire distribuer de luxueux dépliants dans les gares.

Quels sont les thèmes pour lesquels vous êtes connu ?

Aleksandrs Golubovs. La lutte pour le droit au logement. En 1940, lorsque la Lettonie faisait toujours partie de l’Union soviétique, les blocs à appartements et immeubles ont été nationalisés. Les prix étaient donc très bas. En 1991, toutes ces habitations ont été restituées aux anciens propriétaires au grand dam des locataires, d’autant plus que la loi autorise depuis le 1er janvier 2007 une augmentation illimitée des loyers. Avant, on avait un loyer maximum par mètre carré. Des milliers de familles risquent de se retrouver à la rue. Les personnes âgées, les invalides et les familles nombreuses ne savent plus payer. Ces personnes doivent être indemnisées pour pouvoir acheter ou louer un autre logement. Il faut mettre un terme à l’augmentation des loyers, nous exigeons en outre la construction de nouveaux logements sociaux.

 

En dehors des campagnes électorales, gardez-vous des contacts avec vos électeurs ?

Aleksandrs Golubovs. Bien sûr. Tous les vendredis, je rends visite aux habitants de mon district, comme un médecin qui rend visite à domicile. En septembre, on m’a remis une plainte contre une entreprise de tracteurs et matériel de construction responsable de nuisances sonores dans un quartier résidentiel. Pour les autres partis la propriété privée des hommes d’affaires est sacrée, ils refusent donc d’intervenir. J’ai alors adressé une lettre au propriétaire en ma qualité de parlementaire. Deux semaines plus tard, comme le vacarme n’avait pas cessé, j’ai appelé le propriétaire en personne. Ce dernier a eu une peur bleue lorsque je l’ai menacé de lui envoyer l’inspection et qu’il devrait payer une grosse amende ! Les nuisances ont immédiatement cessé.

 

Avez-vous un conseil à donner aux candidats PTB+ en Belgique ?

Aleksandrs Golubovs. Répondre à chaque question, appel ou courrier. Même si vous n’avez pas la solution, les gens n’oublieront pas que vous leur avez répondu. Prendre en considération tous les problèmes. En cas de protestation, saisir l’opportunité. Essayer si possible qu’on parle de vous dans la presse à tous les niveaux.

Lettonie
Politique : État de l’Union soviétique jusqu’en 1991.
Aujourd’hui, membre de l’UE et de l’Otan.
Géographie : État balte, entre l’Estonie et la Lituanie.
Capitale : Riga.
Population : 2,3 millions.
Langue : letton 56 %, russe 44 %.
Niveau de vie : le plus faible de l’UE.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |