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12/08/2015

Cli.c. Rouge -

 
 
Sent: Sunday, August 9, 2015 5:28 PM
 

CL I.C.Rouge                                    ÉTÉ 2015

 

Supplément électronique à I.C., Initiative communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France  

Abonnement annuel 22 €

 

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

Nous vous prions de bien vouloir trouver le numéro de mars du CLI.C. Rouge supplément électronique gratuit d'Initiative communiste.

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18:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2015

Outre la GRECE, se sont les peuples des 28 pays, intégrés dans l ’ Euro-tyrannie capitaliste, qui sont colonisés à des degrés div ers, qui sont dissous, qui ont perdu leur souveraineté, leur ind épendance nationale, … Il est plus que temp

 
 
Sent: Friday, August 7, 2015 8:08 PM
Subject: [Nouvel article] Outre la GRECE, se sont les peuples des 28 pays, intégrés dans l’ Euro-tyrannie capitaliste, qui sont colonisés à des degrés divers, qui sont dissous, qui ont perdu leur souveraineté, leur indépendance nationale, … Il est plus que temps d’ ouvrir les yeux … ! Sans compterle fait que cette “Europe” vire à grands pas vers le fascisme, … !
 
Romain de Courcelles a publié:" « Un pays colonisé » Par Patrick Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP) Mardi 4 août 2015, par  communistes , popularité : 15% Colonisé » : tribune de Patrick Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP) sur l"

12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Canal + c'est fini ! Bolloré a viré tout le monde !

dc/
 
 
Sent: Tuesday, August 4, 2015 12:19 AM
 
 
Canal + c'est fini ! Bolloré a viré tout le monde !
 
    Bonjour à toutes et à tous,
 
Bolloré, c'est le nouveau propriétaire de Canal +. Il a commencé par vendre la chaine de télévision Direct 8 au groupe Canal + ; puis, il a utilisé l'argent ainsi obtenu pour devenir actionnaire majoritaire du groupe Vivendi, c'est-à-dire pour être simultanément le propriétaire de Canal+ ET de Direct 8.
 
« Moi ça me fait bien marrer. Ça veut dire que même si je vends quelque chose, au final, ça m’appartient encore », ironise la marionnette Bolloré dans Les Guignols de l'info.
 
Maintenant que Canal + lui appartient, Bolloré fait totalement le ménage. Il a viré toutes celles et tous ceux qui lui déplaisaient. Guy Bedos a dénoncé que c'était en prévision des élections présidentielles de 2017, et qu'il n'était pas question que qui que ce soit dans une des chaines du groupe Canal dise trop de mal du Sarkonazi. Bolloré avait en particulier très peur  des effets produits par la marionnette de Sarkozy dans Les Guignols de l'info.
 
En pratique, Canal + était auparavant une chaine classée plutôt à gauche (????). Ainsi, les journalistes de Canal avaient suivi en direct le dépouillement des élections présidentielles américaines de 2004 pendant toute la nuit. Étant tout joyeux d'annoncer que selon les sondages sortis des urnes, George W. Bush avait perdu. Quand, finalement, au petit matin, ils ont dû annoncer la réélection de G.W.Bush, ils étaient désespérés. Plus tard, on put démontrer grâce aux sondages sortis des urnes que l'élection avait été truquée grâce aux machines à voter. Vous pouvez voir cette implacable démonstration en cliquant ICI.
 
Maintenant, Canal + va devenir une chaîne de télévision classée à droite.
 
Entre Bolloré — l'ami de Sarkozy, qui avait invité celui-ci à passer un séjour dans son yacht en 2007, juste après les élections présidentielles où son poulain, Sarko, avait été "élu" — qui s'empare du groupe Canal, et l'homme d'affaire israélien Patrick Drahi, qui est maintenant simultanément propriétaire de SFR, de Numericable, de BFM, de Libération, de l'Express, etc. (aux USA, un tel empire multimedi serait interdit !), les moyens d'expression français sont en train de tomber dans de bien mauvaises mains.
 
Canal + Juillet 2015 - Pourquoi Bolloré n’aime pas les Guignols (vidéos dont une avec Guy Bedos) :
 
 
Canal + 3 août 2015 - Bolloré n’aime pas les Guignols, mais il aime bien Florence Foresti et Gad Elmaleh :
 
 
L'Israélien Patrick Drahi s'empare d'une grosse partie des medias français :
 
 
 
    Bien à vous,
    do
 
 
 
 
 
 
 

12:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/07/2015

[info-internationale] La dictature de l’Union européenne et de ses complices de la droite à la « gauche de gauche » éclate au g rand jour / The European dictatorship – and its accomplices from the right to the « leftist left » now out in the open

cartereferendum
 
Sent: Monday, July 20, 2015 10:11 AM

La dictature de l’Union européenne et de ses complices de la droite à la « gauche de gauche » éclate au grand jour


Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

 
Le 15 juillet 2015.

Après la « Déclaration du sommet de la zone euro », à Bruxelles le 12 juillet 2015, signée par la Grèce, une nouvelle configuration politique européenne devrait se révéler aux yeux de tous. Comme prévu, la gauche de gauche participe au démantèlement de la souveraineté grecque au profit de la tyrannie européenne. Le 3e mémorandum grec qui en résulte va accentuer l’austérité, sans aucune perspective de redressement économique et social pour ce pays. Rien n’est réglé, pas même le remboursement des créanciers, car cet accord ne concerne pas l’essentiel : développer l’activité industrielle et agricole de la Grèce. Les souffrances du peuple grec vont perdurer et s’accentuer. Le désespoir risque de s’ajouter à cette misère, car la Grèce, après avoir été humiliée comme rarement dans l’histoire des relations internationales, a perdu sa souveraineté. Elle est désormais placée directement sous la tutelle de la Troïka, comme un vulgaire protectorat ou une colonie. Telle est l’étrange situation qui a vu deux victoires électorales – celle de Syriza aux législatives du 25 janvier 2015, et celle au référendum du 5 juillet 2015 – se transformer en leur exact contraire.

QUELLES EXPÉRIENCES EN TIRER ?

Constat N°1 : Confirmation que l’UE  ne peut pas être modifiée ni même améliorée de l’intérieur, la seule solution est de sortir de l’€ et de l’UE

Une nouvelle fois, la preuve est donnée qu’il n’est pas possible d’améliorer l’Union européenne de l’intérieur, ni même de « négocier », confirmant ainsi sa nature tyrannique. Certains pouvaient encore en douter, maintenant tout le monde le sait et chacun doit en tirer toutes les conséquences : il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne.

Constat N° 2 : Cette reddition en règle et faisant suite à une longue liste de reculades depuis janvier tend à confirmer que le gouvernement Syriza a joué le rôle d’outil de la Troïka, pour convaincre le peuple de ne pas sortir de l’euro.

Syriza a été présenté comme le modèle de la gauche dite « radicale » (ou de la « gauche de gauche ») en Europe. Ce parti a joué en fait un rôle de facilitateur pour empêcher la Grèce de sortir de l’euro et de l’Union européenne, ce qui était pourtant la seule issue positive pour ce pays. La confiance du peuple lui aura aussi permis d’aller plus loin que ses prédécesseurs, lesquels étaient empêtrés dans les résistances populaires.  

Constat N°3 : Les positions de la Gauche et de l’extrême  gauche française s’alignent sur Syriza, leurs militants doivent en tirer toutes les conséquences 

En France, le Front de gauche, PCF et PG confondus, s’est aligné sur le président de la République. Les différences avec le PS ne portent plus que sur des questions d’ordre rhétorique. Ainsi le Front de gauche n’a plus de raison d’être, il n’a plus qu’à disparaître formellement car il est déjà mort. Le masque de la gauche dite « radicale » (ou « gauche de gauche ») est tombé. Celle-ci se présentait jusqu’à présent comme le porte-drapeau de la lutte contre le néolibéralisme – les plus audacieux parlaient même d’anticapitalisme -, prétendait s’opposer à l’austérité, et militait pour « une autre Europe, plus sociale et démocratique ». La réalité apparaît en pleine lumière. Cette gauche a montré que son rôle était objectivement celui d’agent accompagnateur de l’oligarchie pour maintenir les nations dans l’euro et l’Union européenne, quitte à écraser les peuples et leur ôter leur souveraineté. Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée. Et la gauche de gauche s’est adaptée, a renoncé à défendre les intérêts du peuple.

Il est enfin temps que les militants qui ont compris ces enjeux quittent les organisations de la « gauche de gauche ». La stratégie de maintien dans l’euro, même au prix du sacrifice des peuples, vient d’être balayée. Ces militants vont-ils continuer à cautionner ces postures et persister dans l’illusion que là aussi, des transformations de l’intérieur seraient possibles ? D’autres formes d’organisations et de rassemblements doivent naître sur les décombres du Front de gauche, du PCF, du PG, d’Ensemble, du NPA… La sortie de l’euro et de l’Union européenne reste la condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, pour mettre un terme aux politiques néolibérales.

Constat N° 4 : Le NON grec bafoué au même titre que le NON français contre le TCE en 2005, confirme la nature antidémocratique de l’UE

Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée.

Le gouvernement grec n’a pas seulement capitulé, il ne s’est pas seulement rendu à l'ennemi et reconnu qu’il était vaincu, il a présenté sa reddition, c’est-à-dire qu’il a abandonné toute résistance et rendu les armes. Il a ainsi rendu service involontairement à tous ceux qui avaient encore des illusions sur l’euro et l’Union européenne. Mais il a aussi rendu service à l’extrême droite. Car les électeurs, après avoir choisi tour à tour la gauche et la droite, constatant que c’était bonnet blanc et blanc bonnet, ce sont tournés en Grèce vers la « gauche de gauche ». Et c’est toujours pareil ! Vers qui vont-ils maintenant se tourner ?

 

CONCLUSION : la déchéance peut encore être évitée 

Cette déchéance et ce désastre peuvent encore être évités, si tous ceux qui ont compris le rôle néfaste de l’euro et de l’UE et veulent s’en affranchir, se rassembler. Nous les appelons à échapper à l’emprise moralisatrice des directions des partis politiques et des organisations auxquels ils sont encore nombreux à appartenir, à rompre avec ce qu’ils considèrent irrationnellement comme leur « famille » alors que tout atteste qu’elle les condamne à une reddition totale. Rien n’est gagné. Tout reste à faire. Mais une nouvelle étape est désormais possible pour avancer vers l’indispensable reconquête de la souveraineté nationale et populaire. Ne laissons pas l’apathie et la résignation anéantir la potentielle capacité du peuple à se soulever, à prendre son destin en main. Faisons vivre le  non français de 2005 et le non grec de 2015, avec détermination, quitte à laisser dernière nous les oripeaux d’une gauche sans foi ni loi. Avons-nous le choix, d’ailleurs ? Les classes dirigeantes mènent une guerre sans répit qu’ils sont en passe de gagner si un sursaut puissant ne vient pas réveiller la belle capacité révolutionnaire des classes dominées.  Aujourd’hui, ce n’est donc pas le drapeau blanc qu’il faut agiter mais celui que les Résistants ont brandi même quand tout espoir semblait perdu.

La meilleure façon d’être solidaire avec les Grecs est de lutter, dans chaque pays, pour la souveraineté nationale afin d’affaiblir l’oligarchie européenne. Rejoignez le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP) pour agir maintenant !

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English version
 
The European dictatorship – and its accomplices from the right to the « leftist left » now out in the open

By the People's Emancipation Party (formerly M'PEP).

July 15th, 2015.

Translation : Virginia lombard

 

After the « EuroZone Summit Statement » at Bruxelles on July 12, 2015, signed by Greece, a new European political layout should be revealed to everyone. As foreseen, the Leftist Left takes part in the dismantling of the Greek sovereignty to the benefit of the European tyranny. The outcoming third Greek memorandum is going to deepen austerity with no perspective of social and economic improvement for this country. Nothing is settled, not even the creditors' reimbursement, because this agreement does not deal with the essential issue : to develop Greece's industrial and agricultural activity. The Greek people's sufferings will continue and worsen. Despair may be added to all this misery, as Greece lost its sovereignty after being humiliated, as a country had seldom been in the history of international relationships. Now, the country has been placed directly under the Troïka's control, like a mere protectorate or a colony. Such is the strange situation that saw two electoral victories – Syriza's, during the parliamentary elections on January 25, 2015, and the referendum on July 5, 2015 – to be transformed into their exact contrary.

WHAT ARE THE LESSONS TO BE LEARNT ?

Lesson No. 1 : It is confirmed that the EU cannot be modified, not even improved from the inside – the only solution is to exit the EuroZone and secede from the Union.

Once more, it is proved that it is not possible to improve the European Union from the inside, not even to « negotiate », which confirms the Union's tyrannical nature. Some may still doubt it, now everybody knows it and has to draw all the conclusions thereof : we must exit the EuroZone and secede from the European Union.

Lesson No. 2 : This full scale surrender, following a long list of setbacks since January, confirms that the Syriza government has been used by the Troïka as a tool to convince the people not to leave the euro.

Syriza was introduced as the blue print for the « radical » Left (or the « Leftist Left ») in Europe. In fact, this party played a facilitative part to prevent Greece from exiting the EuroZone and seceding from the Union – yet the only positive way out for this country. The trust the people placed in Syriza allowed this party to go farther than its predecessors who had been entangled in popular resistances.

 Lesson No. 3 : The positions of the Left and extreme-left in France are aligned with Syriza's, their activists must draw all the consequences thereof. 

 In France, the Front de Gauche (Left Front) – PCF (the Communist Party) and the PG (the Party of the Left) alike – is on the same line as the President of the French Republic. The differences with the PS (the Socialist Party) are just rhetorical only. Therefore the Front de Gauche (the Left Front) has no more reason to exist, it should disappear officially as it is already dead. The mask worn by the « radical » Left (or the « Leftist Left ») has fallen. Up to now, this Left showed itself as the standard-bearer of the fight against neoliberalism – the most daring among them even talked of anticapitalism. It claimed to stand up against austerity and worked for « another Europe, more social and more democratic ». Reality appears clear as day. This Left showed its objective part was to accompany the oligarchy in order to maintain nations within the EuroZone and the Union, even if the peoples are crushed and their sovereignty stolen from them. There is a direct link between the French NO in May 29, 2005, and the Greek NO of July 5, 2015 : in both instances, popular sovereignty has been shattered. And the Leftist Left adapted itself and chose not to stand up to defend the people's interests.

It is time at last that the activists aware of these issues, leave the « Leftist Left » organisations. Maintaining the country within the EuroZone, even to the price of sacrifying the peoples, is a strategy that has just been swept away. Will these activists continue to sanction these postures and persist in the illusion that there too, transformations from the inside may be possible ? Other forms of organisations and assemblies must rise from the ashes of the Front de Gauche (Left Front), the PCF (Communist Party), the PG (Party of the Left), the Ensemble! (Together!) movement, the NPA (New Anticapitalist Party)... Exiting the EuroZone and seceding from the Union remain the necessary conditions – even if they are not sufficient – to put an end to neoliberal policies. 

Lesson No. 4 : The Greek NO, trampled on like the French NO against the European Constitution Treaty in 2005 had been then, confirms the antidemocratic nature of the EU.

There is a direct link between the French NO in May 29, 2005, and the Greek NO of July 5, 2015 : in both instances, popular sovereignty has been shattered.

The Greek government did not capitulate only, nor it did surrender to the enemy and acknowledge it had been vanquished. It surrendered unconditionally, that is, it gave up all resistance and disarmed. Doing so, it helped unvoluntarily all those that still nurtured illusions about the euro and the European Union. But it also helped the extreme-right. Because after having chosen the left and the right alternately, and finding out that these two of a kind are a six of one and half a dozen of the other, the Greek voters turned themselves towards the « Leftist Left ». And it is still the same thing ! Now, whom will they turn to ?

CONCLUSION : degradation may still be avoided.

Degradation and disaster may still be avoided if all those aware of the harmful part played by the euro and the EU – and that want to free themselves from it – get together. We call on them to escape the moralizing grip their leaders have on their parties and organisations – to which they still belong to in numbers – and to break with what they consider as their « family » in an irrational way, while everything shows this « family » condemns them to an unconditional surrender. Nothing is won. Everything remains to be carried out. But a new step is now possible to move on towards the indispensable recapture of national and popular sovereignty. Let us not let apathy and renouncement wipe out the potential ability of the people to rise and take its destiny into its own hands. Let us make alive the French No of 2005 and the Greek No of 2015, even if we have to abandon behind us the rags of a faithless Left. Do we have the choice actually ? The ruling classes lead a relentless war that they may be winning if a powerful rise does not come and wake up the great revolutionary capacity of the dominated classes. Today, the flag to raise and wave is not the white flag, but the one the Resistants flew even when all hope seemed to be lost.

The best way to show solidarity with the Greeks is to fight for the national sovereignty in each country, in order to weaken the European oligarchy. Join the People's Emancipation Party (formerly M'PEP) to take action now !

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Relations internationales du M'PEP
           Joël Perichaud
relations-internationales@m-pep.org

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/07/2015

Peter Mertens (PTB), à Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen

 

De : Jean-Marie Chauvier
Envoyé : samedi 11 juillet 2015 13:36
Objet : Peter Mertens (PTB), à Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen

 

 

GRÈCE - Union européenne


Lettre ouverte de Peter Mertens, président du Parti du Travail de Belgique (PTB), à Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen, premier ministre belge entre 1999 et 2008

http://www.levif.be/actualite/international/cher-guy-verh...
http://solidair.org/artikels/dear-mr-verhofstadt-how-do-y... (english)


"Cher Guy Verhofstadt, 40 familles grecques peuvent vivre avec votre salaire mensuel"

 

Cher Monsieur Verhofstadt,

Cher Guy,

Mercredi [8 février 2015], vous avez volé la vedette à tout le monde. Cette fois-ci, non pas sur les barricades en Ukraine, mais dans l'hémicycle du Parlement européen. "Ces dernières années, nous nous dirigions tout doucement, en somnambules, vers un Grexit, mais, cette fois, on y fonce au grand galop. Je suis en colère !", avez-vous, entre autres, lancé dans votre flamboyant discours.

Eh bien, là, je suis d'accord. Avant 2010, la Grèce se caractérisait par un système bipartite corrompu, mis sur pied après la chute du régime d'extrême droite des colonels et marqué par un clientélisme politique et par la pratique des pots-de-vin. Toutefois, quand, en 1981, la Grèce est devenue membre de l'Union européenne, et quand, en 2002, elle est entrée dans le système de l'euro, on n'a entendu personne pousser de hauts cris. L'affaire n'a éclaté que lorsqu'il s'est avéré que l'élite grecque corrompue avait falsifié les livres de compte, avec l'aide bienveillante des banquiers de la Goldman Sachs. Pas de problème, l'Union européenne allait indiquer comment procéder. La Commission européenne et la Banque centrale européenne ont requis l'aide du FMI, et on allait désormais entendre parler de ces trois institutions sous le nom de "Troïka". En mai 2010, cette Troïka installait ses quartiers à Athènes pour résoudre la question. Le résultat de cette politique de la Troïka est dramatique. Aucun problème n'a été résolu. Bien au contraire. Tous les problèmes se sont considérablement amplifiés. Le "parcours de somnambule vers le Grexit", comme vous qualifiez cette période, était en réalité une catastrophe au coût humain particulièrement élevé. Ce constat, je l'avais déjà fait en 2011, dans mon livre Comment osent-ils ?, un an à peine après l'entrée sur scène de la Troïka.

"Ce sont les citoyens grecs ordinaires qui vont payer la facture"

"Ce sont les citoyens grecs ordinaires qui vont payer la facture", disiez-vous mercredi dans votre discours enflammé. Cher Monsieur Verhofstadt, cela fait près de cinq ans que les Grecs paient fortement la crise. Je vous pose la question : Comment se fait-il qu'entre mai 2010 et décembre 2014, vous n'ayez jamais pipé mot de la catastrophe humanitaire, longue de quatre ans, subie par le "citoyen grec ordinaire" ?

Où était votre empathie lorsqu'il s'est avéré qu'un Grec sur trois vivait dans la pauvreté ? Où était votre empathie quand la Troïka a ordonné de supprimer les allocations au bout d'un an, de sorte qu'entre-temps, neuf chômeurs grecs sur dix ne reçoivent plus la moindre forme d'allocation ? Où était votre empathie quand la Troïka a imposé de réduire les pensions, ce qui fait qu'aujourd'hui, plus d'un million de pensionnés grecs doivent vivre avec une pension inférieure à 500 euros par mois ? Où était votre empathie quand la Troïka a enjoint de réduire les salaires, faisant en sorte qu'aujourd'hui, six salariés grecs sur dix gagnent moins de 1 000 euros par mois ? Là, nous n'avons rien entendu.

Le résultat de "l'opération de sauvetage" par la Troïka est catastrophique. Le pouvoir d'achat a diminué de 37 %. Plus de 100 000 entreprises ont fait faillite durant cette période. Entre-temps, malgré des efforts insensés, la dette grecque a grimpé jusqu'à 177 % du PNB, soit 57 % de plus qu'en 2009. Comme je l'écrivais en 2011, les sauvetages financiers signés à Francfort n'ont jamais été destinés à aider les simples citoyens grecs. L'argent a effectué un joli demi-tour une fois arrivé à l'Acropole pour retourner immédiatement chez les créanciers des grandes banques, surtout allemandes. La Troïka a plongé plus profondément encore dans les dettes un pays qui était déjà en faillite. Entre-temps, les Grecs ont dit deux fois "non" à cette aveugle politique d'étranglement. Une première fois en janvier 2015, avec la victoire électorale de Syriza. Et une deuxième fois en juillet 2015, avec le retentissant "OXI" lors du référendum grec. Le problème, c'est que l'aristocratie européenne est trop butée pour évoquer sa propre responsabilité dans le drame grec.

"Il n'y a pas trop peu de propositions, il y en a trop"

"Vous parlez de réformes, mais nous ne voyons jamais de propositions concrètes. Cela me fâche", avez-vous lancé mercredi avec force gesticulations à l'adresse du Premier ministre grec.

La vérité, ce n'est pas qu'il y a trop peu de propositions. La vérité, c'est qu'il y a trop de propositions sur la table. Ce dont les Grecs ne veulent plus, ce sont des économies aveugles. Le genre d'économies que la Troïka leur a imposées pendant quatre ans et qui ont envoyé par le fond et l'économie et la société grecques. Ce qui vous dérange le plus, vous et l'actuelle génération des dirigeants européens, c'est que la Grèce rejette le carcan que lui imposent l'Eurogroupe (les ministres européens des Finances) et la Commission européenne. Vous exigez des "réformes crédibles", mais refusez, en attendant, de parler de la question de la dette. Vous exigez des "réformes sérieuses", mais vous refusez de faire un bilan des réformes qui ont été appliquées ces quatre dernières années par la Grèce. Aucun autre pays européen n'a dû appliquer autant de réformes que ce petit pays de la mer Égée. Et quel est le résultat de cette politique ? Qu'en est-il du sérieux et de la crédibilité des réformes que vous voulez appliquer, si même aucun débat à propos des objectifs n'est possible ? La semaine dernière, le FMI même a publié un rapport dans lequel il admettait que la Grèce a sans doute besoin du rééchelonnement de la dette qu'elle réclame. Merkel sait cela, Hollande le sait, et vous le savez aussi.

Il est d'ailleurs absurde de se mettre à travailler en sens inverse et de mener d'abord une discussion technique sur les restrictions avant de parler des objectifs et de la question de la dette. C'est mettre la charrue devant les boeufs, et c'est ce que font l'Union européenne et le FMI depuis quatre ans déjà. Tous les précédents gouvernements ont bravement suivi toutes les recommandations de la Commission, de la Banque centrale et du FMI. Ils ont tous appliqué des "réformes crédibles et sérieuses" et, entre-temps, leur pays s'est retrouvé au trente-sixième dessous. Pour la première fois, il y a un gouvernement qui entend sortir de cette spirale, et l'obstination avec laquelle l'aristocratie européenne refuse de prendre cela en considération laisse augurer du pire pour l'avenir de toute l'Europe. Et cela, c'est aussi votre responsabilité.

La double morale

"Vous, Monsieur Tsipras, devez mettre sur la table une législation contre le clientélisme et faire cesser votre propre clientélisme", avez-vous déclaré hier. Vous-même, sur le site internet integritywatch.eu, vous n'obtenez pas un score très flatteur. Outre votre fonction de président du groupe libéral, vous exercez des mandats rémunérés au sein d'APG Pays-Bas, d'Exmar de la famille Saverys, de Sofina de la famille Boël, et d'EIPA. Ce qui vous vaut une jolie quatrième place sur la liste des plus gros cumulards de l'Union européenne et vous rapporte un revenu mensuel d'au moins 20 000 euros. Un minimum de 8 020 euros en tant que parlementaire européen et, en sus, un autre minimum de 12 503 euros pour vos autres mandats rémunérés. Savez-vous, Monsieur Verhofstadt, qu'actuellement, en Grèce, pas moins de 40 familles au sens large, avec enfants et petits-enfants, doivent survivre avec l'équivalent de votre salaire mensuel ? Ce sont des enfants et des petits-enfants qui sont retournés habiter chez leur grand-mère ou grand-père, qui eux-mêmes ne disposent que d'une dérisoire pension de 500 euros par mois comme seul et unique revenu pour toute la famille.

Il y a, dans cette double morale, quelque chose qui fâche énormément de gens en Europe. Le chef du groupe social-démocrate, Gianni Pittella, faisait hier la leçon aux Grecs : "Maintenant, le gouvernement grec doit décider de réformes en vue de combattre la corruption et l'évasion fiscale. Toutes des mesures qui sont nécessaires, non parce que l'Europe les impose, mais parce qu'elles seront profitables aux citoyens grecs." On en oublierait presque que les architectes de la kleptocratie panhellénique, à savoir les politiciens du Pasok, font partie du groupe de Pittella et que, pendant trente ans, le groupe social-démocrate n'a pas pipé un seul mot sur la nécessité de la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale en Grèce. La même chose s'applique à Manfred Weber, de la CSU bavaroise, qui a pris la parole mercredi au nom du groupe démocrate-chrétien européen. Weber lui aussi a estimé nécessaire de passer un savon à Tsipras, mais il s'est bien abstenu de parler des scandales allemands autour du contrat Siemens lors des JO d'Athènes et des 5 milliards d'euros que la Grèce a dû payer en 2009 pour l'achat forcé de six sous-marins de la société allemande ThyssenKrupp.

Rousfeti et Fakelakia

Rousfeti en Fakelakia : c'est le titre d'un chapitre de mon livre Comment osent-ils ?. Il s'agit du système du clientélisme politique (rousfeti) et du pot-de-vin (fakelakia) introduit en Grèce en 1981, principalement par le Pasok. J'ai écrit sur cette corruption voici quatre ans et, à l'époque, personne n'a poussé les hauts cris au Parlement européen. Aujourd'hui, pour la première fois depuis la fin du régime des colonels, un gouvernement essaie de régler leur compte au clientélisme et à la corruption, et on voit quasiment tous les groupes européens s'effaroucher et s'égosiller. Même des politiciens comme les Verts allemands Katrin Göring-Eckardt et Anton Hofreiter et notre député de Groen Wouter De Vriendt s'y laissent prendre. Mardi, De Vriendt écrivait sur sa page Facebook : "Voilà pourquoi je suis Groen ! Pas de populisme, pas de slogans creux, mais un point de vue européen communautaire, non pas conservateur, mais partisan de réformes orientées vers des investissements modernes et durables, critique à l'égard de la politique d'austérité de l'UE, mais aussi lançant un appel à l'actuel gouvernement grec pour qu'il applique les quelques réformes qu'il a refusées jusqu'à ce jour : la cessation des nominations politiques et du clientélisme."

"Refuser de mettre un terme aux nominations politiques et au clientélisme" ? Il faut oser ! L'un des quatre piliers du "programme de Thessalonique" de Syriza était de prendre à bras-le-corps le problème des nominations politiques aussi bien que de celui du clientélisme. Le nombre de conseillers et d'attachés de cabinet en tout genre a été drastiquement réduit dès les premiers instants, la moitié du parc de voitures des ministres a été immédiatement liquidé, un tiers du personnel attaché au palais Maximos (siège principal du gouvernement) a été licencié, et même 40 % du personnel du Premier ministre. En cinq mois à peine, le nouveau gouvernement a réalisé plus de choses contre le clientélisme et le népotisme que la politique de mémorandum de la Troïka pendant quatre ans. Reste-t-il beaucoup à faire ? Naturellement, car ce n'est pas en cinq mois qu'on change du tout au tout un système de népotisme et de corruption vieux de 35 ans. Mais prétendre, comme vous le faites, vous, ou Gianni Pittella, ou Wouter De Vriendt, que le gouvernement grec refuse de mener la lutte contre le clientélisme et les nominations politiques, c'est vraiment du grand n'importe quoi. Jamais vous n'avez tenu ce genre de propos quand, pendant 35 ans, le Pasok et la Nouvelle Démocratie ont distribué des petits postes un peu partout. Il est infamant d'utiliser aujourd'hui ce genre d'accusation contre le tout premier gouvernement qui prend vraiment des mesures pour faire un sort à Rousfeti et Fakelakia.

Partie directement concernée par la privatisation de l'eau grecque

"Vous devez réduire le secteur public. Vous devez transformer les banques publiques en banques privées, vous devez ouvrir les marchés", avez-vous recommandé après quatre minutes et demie de discours. Vous savez pertinemment que c'est précisément la privatisation de notre banque publique, la CGER, à votre ami Maurice Lippens, qui a été le point de départ de la crise financière chez Fortis. Les profits sont allés aux actionnaires, et lorsqu'on a trop spéculé, c'est le contribuable belge qui a pu payer les pots cassés.

Mais il y a ici bien plus, puisque vous-même êtes directement impliqué dans la vague de privatisations en Grèce. En particulier comme administrateur du holding Sofina de la famille Boël, l'un des plus grands actionnaires de GDF-Suez. Suez Environnement est dans l'un des deux consortiums qui ont réalisé la dernière phase de la privatisation de la société publique grecque des eaux EYATH - notamment pour ce qui est de l'approvisionnement en eau de Thessalonique, la deuxième plus grande ville de Grèce. Les 200 000 habitants de Thessalonique ont participé à un référendum sur la privatisation, et 98 % des gens se sont exprimés contre le fait de réaliser du profit avec l'eau publique. Et la privatisation se déroule quand même. Suez fait l'offre avec les oligarques d'Aktor, un des plus grands groupes d'affaires de Grèce qui se situe au carrefour des médias, du monde des affaires et de la politique. En grec, on appelle cela "diaploki", ce qui veut dire "acquérir des intérêts".

L'administrateur d'Exmar sur les privilèges des armateurs

"Il faut mettre fin aux privilèges des armateurs", avez-vous fulminé hier dans l'hémicycle européen. Je suis presque tombé de ma chaise. Évidemment, en tant qu'administrateur d'Exmar Belgique de la famille Saverys, la famille qui a phagocyté les chantiers navals Boelwerf, vous en connaissez un bout sur les armateurs. Je commence d'ailleurs mon chapitre sur la Grèce en évoquant les armateurs. Karel De Gucht était membre de la Commission européenne pour votre groupe, dans la Commission Barroso 1 (2004-2009) et Barroso 2 (2010 - 2014). C'est ce même Barroso qui passe des vacances avec le richissime armateur Spiros Latsis, et qui a fait en sorte en 2004 que la Commission européenne approuve encore 10,3 millions d'euros de subside à l'empire maritime de la famille Latsis ! Qu'a dit votre groupe à ce sujet pendant dix ans ? Et vous, qu'avez-vous dit à ce sujet ?

Faire payer les grosses fortunes

Votre appel à supprimer les privilèges et à faire payer les grosses fortunes n'a absolument aucune crédibilité. Vous avez encouragé la dérégulation des marchés financiers, qui a mené aux fonds hyper-spéculatifs et aux produits toxiques. Avec votre gouvernement violet, vous avez vous-même aboli les plus hauts taux d'imposition, et votre bon ami Didier Reynders a instauré le système de la déduction des intérêts notionnels justement pour faire échapper les plus grandes multinationales à (une grande partie de) l'impôt des sociétés. Ce sont les sortes de privilèges dont vous ne voulez pas parler.

"Vous oubliez que c'est nous qui avons traîné les plus grands responsables d'évasion fiscale devant la justice. Les gouvernements précédents n'ont jamais fait cela", a souligné à juste titre mercredi le Premier ministre Tsipras dans sa réponse à votre intervention. "C'est nous qui avons conclu un accord avec la Suisse, afin que les Grecs qui planquent leur argent à l'étranger soient dans l'obligation de payer des impôts. Nous avons mis en place une législation pour lutter contre l'évasion fiscale. Nous instaurons une loi pour que les grands propriétaires de médias paient des impôts. Aucun des gouvernements précédents n'a fait cela. Nous avons établi des contrôles douaniers pour lutter contre la contrebande et la piraterie."

Pourtant, le mythe du nouveau gouvernement grec sans réelle volonté d'agir est largement diffusé. Ainsi, Wouter De Vriendt, de Groen, écrit que le gouvernement grec a jusqu'à présent refusé de "taxer les grosses fortunes", et il appelle depuis Ostende le gouvernement grec à s'y mettre. La réalité, c'est que le gouvernement grec prend des mesures pour abolir les privilèges et pour faire payer les grosses fortunes. Mais que la plupart de ces mesures sont boycottées par ce qu'on appelle aujourd'hui "les institutions" (le nouveau nom de la Troïka).

Les réformes fiscales sont empêchées par les institutions

Dans sa lettre du 23 février à l'Eurogroupe, l'ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, écrivait : "Nous voulons travailler à une nouvelle culture de l'obligation fiscale afin de faire en sorte que toutes les couches de la société, et spécialement les couches supérieures, contribuent de manière équitable aux finances publiques. Dans ce contexte, nous proposons de constituer une banque de données sur les fortunes en collaboration avec nos partenaires européens et internationaux, pour que celle-ci qui puisse aider les autorités fiscales à mesurer avec exactitude les revenus imposables." L'aide des partenaires européens est entre autres nécessaire parce que les Grecs les plus riches échappent aux impôts entre autres via des constructions néerlandaises. Dans le compromis du 20 février, le principe de cette base de données a été accepté. Mais celle-ci n'existe toujours pas, et la faute n'en revient pas au gouvernement grec.

Plus encore, lorsque, fin juin, le gouvernement grec a à nouveau proposé de taxer plus lourdement les profits les plus élevés des entreprises, cela a été catégoriquement refusé par les "institutions". À ce moment, je n'ai pas entendu un seul mot de voter part ou de votre groupe européen. Vous pouvez pourtant relire le refus figurant rouge sur blanc dans la réponse de Christine Lagarde aux propositions grecques. Elle a très proprement barré, comme une maîtresse d'école, la proposition d'augmentation de l'impôt des sociétés sur les bénéfices les plus hauts. Tout comme elle a biffé la proposition de rendre payantes les licences 4G et 5G que les gouvernements précédents mettaient gratuitement à disposition de leurs amis oligarques des médias. Comme cela se fait dans chaque pays. Barré par Mme Lagarde. En rouge. Barré par quelqu'un qui ne paie pas le moindre impôt sur son revenu annuel de plus de 380 000 euros.

Sens des responsabilités et leadership

"Montrez que vous êtes un vrai leader, et pas un faux prophète !", avez-vous lancé à la figure du Premier ministre grec. Certes, en voilà une belle phrase. Mais, ce que je n'ai absolument pas constaté mercredi au Parlement européen, c'est précisément la présence de sens des responsabilités et de leadership. Les groupes se sont succédé pour faire la leçon à la Grèce, l'une plus dure que l'autre. Vous, Manfred Wever (PPE), Gianni Pittella (sociaux-démocrates), Rebecca Horms (Verts), tous pointant l'un après l'autre un doigt accusateur vers la Grèce. Mais qui a parlé de ceux qui ont tiré profit de cette dette ? Qui a parlé des marges existantes pour une véritable politique d'investissements dans l'actuelle Union européenne ? Qui a parlé de la manière dont on traite la démocratie en Europe ? Cela, j'aurais aimé l'entendre dans le Parlement européen, ici, au lieu de ce défilé interminable de donneurs de leçons qui, en plein milieu de la plus grande crise européenne depuis l'instauration de l'euro, sont uniquement préoccupés de refiler la carte du "valet puant" à la Grèce. Cela, ce n'est pas du sens des responsabilités, ce n'est pas du leadership.

Le gouvernement grec est prêt à entrer bien davantage dans une logique d'économies, s'il existe une perspective sur la charge de la dette et sur des investissements. Le gouvernement grec a déjà introduit des pages et des pages de propositions concrètes, comme les 8 milliards d'euros de mesures d'économies qu'il a acceptés le 22 juin, avec des concessions particulièrement nombreuses son propre programme. Mais, de l'Europe, on n'entend pas la moindre ouverture pour évoquer le remaniement de la dette. Au contraire, au lieu de vraies négociations sur la question de la dette et sur la politique d'investissements, le gouvernement grec reçoit ultimatum après ultimatum, sous l'épée de Damoclès du Grexit.

C'est une responsabilité très lourde, et vous ne pouvez pas la refiler au seul gouvernement grec. "Le gouvernement grec est sommé de mettre un pistolet sur sa tempe et d'appuyer sur la gâchette. Malheureusement, la balle ne tuera pas simplement le futur de la Grèce en Europe. La victime collatérale sera la zone euro en tant que havre d'espoir, de démocratie et de prospérité", écrivent Thomas Piketty et quatre autres économistes de premier plan. Ils ont raison. La question est donc plutôt comment vous, et la génération actuelle de dirigeants européens, voulez entrer dans l'histoire.

Avec mes salutations les meilleures,

Peter Mertens

 



--Pièce jointe du message transmise--

De:                                   Jean-Marie Chauvier [chaulou@yahoo.fr]

Envoyé:                           samedi 11 juillet 2015 14:48

À:                                     Jean-Marie Chauvier

Objet:                              GRECE :  LA VIOLENCE PAIE

 

 

 

GRECE : LA VIOLENCE PAIE

 

 

EN DIRECT - Lagarde : «Pas de traitement de faveur pour la Grèce»

 

 

Le Parlement grec donne son feu vert aux propositions de Tsipras et des protestations de rue commencent, dans un climat de désarroi et de division.

 

 

Le front syndical PAME appelle ce 10 juillet 2015 à des manifestations massives à travers toutes la Grèce contre le nouveau mémorandum proposé par Tsipras à l’Union Européenne qui prévoit le renforcement de l’austérité avec notamment une augmentation de la TVA et le recul de l’age de départ à la retraite, consacrant des mesures pourtant rejetées très largement il y a moins d’une semaine par la majorité du peuple grec.

 

LA VIOLENCE (économique) PAIE

 

Tsipras “a repris l’essentiel des propositions de la “troika”, soit le contraire de ce qu’avait souhaité la majorité des électeurs grecs. “ constatent les journaux bienpensants. “A quoi bon avoir tant traîné ?” Ils n’ont pas tort !

Capitulation, trahison ?  On lira ci-après deux points de vue. L’un, publié par le site d’extrême gauche “Bella ciao” reflète sans doute les sentiments des milieux populaires qui, comme toujours,  devront payer l’essentiel  de la note douloureuse. L’autre point de vue, de l’économiste eurocritique Jacques Sapir, est plus nuancé, mais constate lui aussi l’abandon de ce qui faisait le projet de Syriza. Tsipras avait-il le choix ? On comprend mal sa stratégie. Evitons les jugements hâtifs.

 

Quelle que soit l’analyse de cette “retraite” évidente et du rapport de forces contraignant qui l’a entraînée, et sauf rebondissement inattendu d’ici dimanche soir, on peut être certain, pour le moins que:

 

1.    L’Eurodictature financière et politique a bel et bien emprisonné les peuples européens et exerce ce que Varoufakis a bien nommé un “terrorisme”. Cette violence économico-politique est plus efficace qu’un regiment de chars des colonels ! Que dire de “la Démocratie” ? A quoi servent des élections, un referendum lorsque leurs résultats vont à l’encontre des diktats de la BCE, de la “Commission”, du FMI, de l'Eurogroupe, bref de la caste politico-financière qui détient les vrais leviers de commande ? Le “realisme” serait de prendre acte de cette réalité dictatoriale. Sans pour autant se résigner à la considérer comme “inévitable”, ce à quoi nous inviteront bien sûr les “réalistes modérés”.

 

2.    SYRIZA a renoncé à son projet “de gauche radicale” visant à transformer la société grecque dans le sens du progrès social. Détruire Syriza  est sans doute le principal objectif  politique de la guerre menée par “l’Europe” (spécialement l'Allemagne) et ce parti risque de le payer cher au sein de ses bases militante et électorale. Des “revanches” de droite  et une poussée d’extrême-droite sont à nouveau possibles.

 

3.    L’épreuve grecque constitue une défaite pour les classes populaires européennes, qui auraient intérêt à mieux évaluer “les réelles réalités” d’une mondialisation néolibérale (également d’une construction européenne, et d’une pseudo “gauche” largement asservie) qui lui laisse très peu de marge de manoeuvre. On peut aussi constater la montée en puissance dominante de l'Allemagne, qui n'est pas sans rappeler certains précédents. L'avertissement s'adresse à Podemos et aux autres forces contestataires en Europe.  Il n’y a plus de place pour les rêves “indignés”. Mais quelle serait l’alternative ?

 

 

JMC

 

La trahison de Tsipras : une proposition de capitulation est faite à la Troïka

de : Gaston Lefranc

vendredi 10 juillet 2015 - 15h19

 

La trahison de Tsipras?

PAR JACQUES SAPIR · 10 JUILLET 2015

 

 



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20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/06/2015

[mpep] La vraie question posée au référendum grec est la sorti de l'euro

 
 
From: M'PEP
Sent: Sunday, June 28, 2015 12:56 PM
 
Subject: [mpep] La vraie question posée au référendum grec est la sorti de l'euro
 
LA VRAIE QUESTION POSÉE AU RÉFÉRENDUM GREC EST LA SORTIE DE L’EURO

Par la délégation du Parti de l’émancipation du peuple (ex-MPEP*) au Forum anti-union européenne d’Athènes (26 au 28 juin 2015).

Athènes, le 28 juin 2015.

L’Assemblée nationale grecque, la Vouli, dans la nuit du samedi au dimanche 28 juin, a voté pour la tenue d’un référendum le 5 juillet. Elle a repris la proposition du Premier ministre Alexis Tsipras de demander au peuple grec de se prononcer sur les propositions de l’Union européenne et du FMI de poursuivre la destruction de la Grèce. Le gouvernement grec, par cet acte politique de grande portée,  met ainsi un terme aux tergiversations et reculs de ces derniers mois.

La pression populaire extérieure et celle de l'opposition interne au parti Syriza est parvenue à briser l'immobilisme du gouvernement grec. Ce dernier, par le vote aux élections législatives de janvier 2015, disposait déjà de toute la légitimité nécessaire pour stopper les plans imposés par la Troïka. Le référendum a ceci d’intéressant qu'il inverse le rapport de force. Alors que le Premier ministre était sur la défensive, c'est l'Union européenne et le FMI qui se trouvent en position difficile. Pour gagner le référendum, le gouvernement devra être beaucoup plus ferme et dynamique.

Car la véritable question qui sera posée sera celle du maintien ou de la sortie de la Grèce de la zone euro. En effet, si l'Union européenne et le FMI ne versent plus les prêts permettant à la Grèce de rembourser sa dette, il ne sera pas possible de payer les fonctionnaires et les fournisseurs de l'État, ni d'assurer sa trésorerie et ses investissements.  La seule solution sera donc de revenir à la drachme, afin d'utiliser la politique monétaire – comme à la Libération en France - pour redévelopper l'économie grecque.

La plus grande inquiétude concernant l'issue de ce référendum sera la capacité des Grecs à résister à l'avalanche de propagande haineuse qui commence à s'abattre sur le pays. L'offensive a commencé par l'exclusion de la Grèce de la réunion de l'eurogroupe. De fait, la Grèce se trouve exclue de la zone euro.  Le gouvernement grec va-t-il en tirer toutes les conséquences ? Ce n'est pas certain, car jusqu'à présent Alexis Tsipras a multiplié les déclarations favorables à l'Union européenne et à l'euro. Il a même ajouté sa voix à ceux qui présentent la sortie de l'euro comme une apocalypse. Comment va-t-il réagir dans les quelques jours qui viennent, pour répondre à la Troïka et aux grands médias qui vont tenter d'affoler la population sur les conséquences d'une sortie de l'euro ?

La Troïka et le FMI tentent en réalité un coup d’État contre le gouvernement grec. Le lien doit être fait avec le référendum français de 2005 qui avait été suivi d'un coup d’État parlementaire en 2008, le traité constitutionnel européen ayant été remplacé par le traité de Lisbonne par un vote du congrès, annulant le référendum.

Tout le monde devrait l'avoir compris depuis le temps : l'essence de l'Union européenne est de détruire la souveraineté  nationale. C'est, en effet, le meilleur moyen pour empêcher la mise en œuvre de toute politique favorable aux classes dominées.

Tous les peuples des pays membres de l'Union européenne attendent beaucoup du peuple grec. Il a dans les mains la possibilité d'enclencher un processus politique similaire à celui de la Révolution française de 1789. Son vote “non” peut susciter une dynamique d'espoir conduisant à des réactions en chaîne dans plusieurs pays pour sortir de l’euro et de l'Union européenne. Comme en 1789, qui avait vu le peuple devenir souverain à la place du monarque, il s’agit aujourd'hui de mettre le peuple, dans chaque pays, comme souverain à la place des oligarques européens et de Washington. Le Parti de l'émancipation du peuple (ex–M'PEP) soutient sans réserve le peuple grec dans cet affrontement historique. Il appelle tous les peuples de l‘UE à ne pas laisser le peuple grec seul et à le soutenir dans ce combat.

Le Forum international contre l’Union européenne qui s’est tenu du 26 au 28 juin 2015 a lance un appel à l’unité populaire pour le NON au referendum en Grèce. Non à l’austérité, à l’euro et à l’Union européenne, oui à la souveraineté nationale et populaire du peuple grec et pour la libération de tous les peuples enfermés dans le piège européen.

La délégation de notre Parti à Athènes :

Valérie Coignard, Michèle Dessenne, Maurice Engrand, Benoît Martin, Jacques Nikonoff, Joel Périchaud, Michel Quinet.




Adhérez au Parti de l'émancipation du peuple (ex. M'PEP) !

Pour imprimer le bulletin d’adhésion, cliquez ci-dessous :
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Editeur : M'PEP
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Pour vous inscrire à nouveau, il vous suffira d'envoyer un message à cette adresse : mpep-subscribe@liste.mpep.fr
ou d'en faire la demande en écrivant à l'adresse suivante contact@m-pep.org

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11:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/06/2015

Passage en force sur les pensions : pas question ! | Grèce | Abd el en vrai | Borgerhout, zone hors TTIP

 
 
From: PTB
Sent: Friday, June 26, 2015 3:54 PM
Subject: Passage en force sur les pensions : pas question ! | Grèce | Abdel en vrai | Borgerhout, zone hors TTIP
 
Newsletter du PTB :: 26 juin 2015

Nous condamnons avec fermeté les attentats horribles qui ont eu lieu en France, en Tunisie et au Koweit. Rien ne peut justifier de tels actes. Condoléances pour les victimes et leurs proches et solidarité avec toutes les personnes touchées (quelque soit leur origine et confession religieuse) par ses attaques meurtrières. Le PTB rejette avec force tous les actes de haine et de division qui sont à la base de ces attentats et qui en découleraient. ‪#‎nonàlahaine


Le PTB condamne le passage en force du gouvernement sur les pensions

« C'est un jour sombre pour la démocratie et le droit à la sécurité sociale », a déclaré ce mardi le député fédéral Raoul Hedebouw. À l’entame de longues journées de débats parlementaires, le PTB réagit avec indignation sur le projet de loi concernant l’augmentation de l’âge de la pension. Le gouvernement veut boucler rapidement ce dossier au Parlement pour affaiblir la manifestation syndicale du 7 octobre.


Grèce : l’Union européenne et le FMI poussent à un « Syrizexit »

A chaque concession du gouvernement grec, les institutions créancières (le FMI, la Banque centrale européenne et la Commission européenne) poussent plus loin. Derrière cette stratégie se cache la volonté d’en finir avec ce qui doit devenir « une parenthèse de gauche » et de renverser le gouvernement grec.


Delhaize : Qui croit encore dans les promesses de la direction ?

Depuis ce mercredi 24 juin, c’est officiel. On a beau parler de « fusion » Delhaize-Ahold, dans les faits, Delhaize est bel et bien repris par le groupe Ahold. Les bourses jubilent, mais le personnel et les syndicats sont inquiets et appellent à la vigilance. Lors du conseil d’entreprise, la direction a promis des garanties concernant l’emploi et la mise en œuvre de la récente restructuration. Mais qui peut encore la croire ?


Vidéo | Le PTB présente sa loi sur la taxe des millionnaires

Pour sa première année de présence parlementaire, le PTB a déposé sa proposition de loi pour la taxe des millionnaires. C’est l’alternative à l’austérité : une taxe des millionnaires, à savoir de 1 à 3 % d’imposition en fonction de l’importance de la fortune, qui permet d'investir dans l’emploi public, les pensions, l’enseignement... Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB : « L’année passée, il y a eu 12 000 nouveaux millionnaires en Belgique. Quelques petits pourcents, ça les touchera à peine, eux qui continuent à s’enrichir… »


Les syndicats à nouveau dans la rue contre le dumping social

L’an dernier, le 4 avril, plus de 50 000 manifestants de toute l’Europe descendaient sur Bruxelles contre le dumping social et la politique d’économies de l’UE. Ils ont remis ça ce mercredi 24 juin car la situation a encore empiré. A tel point que, dans une lettre envoyée à la Commission européenne, sept ministres de l’Emploi plaident pour des règles plus strictes.


Borgerhout, première zone hors TTIP de Flandre

Le district anversois de Borgerhout s’est déclaré ce lundi 22 juin « zone hors TTIP ». L’initiative du PTB, soutenue par le sp.a et Groen, lance le mouvement des communes se positionnant contre le TTIP en Flandre.


Abdel en vrai : « Des gamins de 5 ans me disent “le Vlaams Belang c’est dégueulasse” »

Certaines de ses vidéos humoristiques sur Youtube sont vues par plus de 500 000 personnes. Les sujets abordés vont de la Palestine aux commentaires racistes sur certains sites d’infos, en passant par l’extrême-droite ou le drapeau algérien. Vous pourrez retrouver Abdel en vrai… en vrai, à ManiFiesta. Rencontre.


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20 juin, Journée internationale des réfugiés. Plus de la moitié des 59 millions de réfugiés sont des enfants. Des enfants entraînés dans une fuite inhumaine, à la recherche d’une vie sûre et digne. Accueillir des enfants durant quelques jours pendant les vacances ? C’est possible.



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22:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/06/2015

Le Bulletin du Courrier des Balkans N°1107: crevant: 16 après la lâche agression ricano-otano-occidenale contre la Serbie, ...

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 crevant: 16 après la lâche agression ricano-otano-occidenale contre la Serbie, ...
Mais pourquoi les États-Unis continuent-ils à investir autant dans les Balkans ?
Mais pourquoi les États-Unis continuent-ils à investir autant dans les Balkans ?
Traduit par Jovana Papović
Depuis 1990, les États-Unis ont dépensé plus de sept milliards de dollars dans les Balkans. L’objectif : soutenir les nouveaux régimes “démocratiques” et favoriser “l’État de droit”. Force est de constater que cette diplomatie sonnante et trébuchante a montré ses limites. Pourtant, Washington continue de miser sur la région, au détriment de Bruxelles. Pourquoi donc ?
Par Milan Milošević « La Macédoine est aujourd’hui confrontée à une possible implosion, la Bosnie-Herzégovine est presque aussi désunie qu’au temps de la guerre, le Kosovo vit un exode massif, ses habitants fuient leur gouvernement corrompu et divisé… Il semble que les trois pays les plus vulnérables de la région se trouvent face au précipice. S’ils tombent, les diplomates américains et européens devront enfin se demander : qui sont les véritables perdants dans les Balkans ? », écrivait le 10 mai l’analyste Edward P. Joseph dans la revue Forein Affairs.

12:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/06/2015

Une crise peut en cacher une autre - Politique à gauche - N°171 - 5 juin 2015

 
 
Sent: Saturday, June 6, 2015 4:14 AM
Subject: Une crise peut en cacher une autre - Politique à gauche - N°171 - 5 juin 2015
 
Si vous ne parvenez pas à visualiser ce message : http://www.jean-luc-melenchon.com/lettre/lettre171.html
N° 171 - 5 juin 2015 

À LA UNE

Une crise peut en cacher une autre
L'Europe est entrée dans ce qui pourrait être une nouvelle crise de l'euro. En effet, plusieurs émetteurs institutionnels envisagent une sortie de la Grèce de la monnaie commune, notamment le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble et le FMI. Avec un objectif : faire plier Tsipras. Mais le Premier ministre grec s'y refuse. Il estime désormais que c'est au FMI et à l'Union européenne de faire des concessions. Dans ce contexte, une nouvelle crise semble inévitable puisque les USA, qui contrôlent le FMI, semblent déterminés à voir la Grèce faire faillite ou capituler... Lire le billet...

L'AGENDA

Du samedi 6 au dimanche 07 juin
Conseil national du Parti de Gauche

Le samedi 6 juin à 10h
Ouverture des travaux de l'Assemblée représentative du M6R

Du lundi 8 juin au jeudi 11 juin
Session parlementaire à Strasbourg

Le mardi 9 juin à 18h30
Strasbourg - Conférence autour du «Hareng de Bismarck», avec Liem Hoang Ngoc

Le samedi 13 juin
Gueret - Manifestation nationale de défense des services publics

Le lundi 15 juin à 20h30
Toulouse - Conférence - débat autour du «Hareng de Bismarck» à l'Université Populaire de Toulouse

LA VIDÉO

Depuis dix ans, l'Europe est illégitime
Invité de Thomas Sotto le 29 mai 2015, Jean-Luc Mélenchon a déclaré que l'Union européenne était illégitime en France depuis le « non » au référendum de 2005. Un « non » que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont transformé en « oui », contre la volonté du peuple. Jean-Luc Mélenchon a également parlé de l'euro, de l'Allemagne et du scandale de la FIFA... Voir la vidéo...

ARGUMENT

Loi Rebsamen : une loi de reculs sociaux et d'inégalité
Mardi 2 juin était votée à l'Assemblée nationale la loi Rebsamen. Elle remet en cause les droits des salariés et est un nouveau pas du gouvernement en direction du Medef et de la Commission européenne... Lire l'argument...

EUROPE

VIDÉO : Le vin en résistance au Parlement européen
Le 20 mai 2015, Jean-Luc Mélenchon organisait au Parlement européen une initiative sur le vin après avoir publié sur son blog un argumentaire sur ce sujet, peu traité par le monde politique alors que nos productions sont menacées par le Grand Marché Transatlantique... Voir la vidéo...

EN LIBRAIRIE

Avec les Fralib, de la résistance à l'alternative
Ce jeudi, les Fralib lancent officiellement leur coopérative « Scop-Ti » ainsi que leur marque de thé : « 1336 ».
1336, comme le nombre de jours de lutte qu'il aura fallu aux ex-salariés d'Unilever pour remporter leur combat.
Un combat que Jean-Luc Mélenchon avait soutenu dès le début, effectuant son premier déplacement de candidat à l'élection présidentielle dans leur usine. Ce livre retrace l'histoire de la lutte des Fralib et présente le projet qu'ils ont construit...

En savoir plus...

VU DANS LES MÉDIAS

Succès de la manif en ligne #JeSuisRépublicain
Le 29 juin à midi, le Mouvement pour la 6e République organisait une manifestation en ligne « #JeSuisRépublicain » contre le hold-up de Nicolas Sarkozy sur ce mot. Cette opération a été un succès : le mot-clé #JeSuisRépublicain s'est hissé au rang de sujet le plus partagé de France sur Twitter !...
Lire l'article...

PAS VU DANS LES MÉDIAS

L'UE ferme les yeux sur les pesticides tueurs d'abeilles
Connaissez vous les néonicotinoïdes ? Cette substance tueuse d'abeilles et d'insectes pollinisateurs est présente dans certains insecticides que la Commission européenne se refuse à interdire. Parmi les bénéficiaires de ce laisser-faire, on retrouve les firmes allemandes Bayer et BASF. Le poison allemand tue donc aussi les abeilles...
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Les archives du «Petit courrier»


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13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2015

[CADTM-INFO] BULLETIN ÉLECTRONIQUE - Mercredi 27 mai 2015

 
 
Sent: Tuesday, May 26, 2015 10:41 PM
 
Subject: [CADTM-INFO] BULLETIN ÉLECTRONIQUE - Mercredi 27 mai 2015
 
cadtm.org
ÉDITO
Un vent d'air frais souffle sur l'Espagne

Les élections locales et régionales qui se déroulaient en Espagne le week-end dernier bouleversent les institutions du pays et les deux partis qui se partageaient le pouvoir depuis des décennies, le PP et le PSOE. Ces élections couronnent de succès les forces de gauche, un succès qui se manifeste d'autant plus à Madrid et à Barcelone, les deux plus grandes villes du pays. Cette nouvelle donne réjouit de très nombreux Espagnols, comme le dit Esther Vivas « Quatre années se sont écoulées depuis qu’on s’est mis à crier sur les places : « Ils ne nous représentent pas ! » Suite au tremblement de terre politique que représentent ces élections, un nouveau mot d’ordre s’impose : « Oui, ils nous représentent ». »

En Grèce, suite au dernier paiement effectué au FMI le 12 mai, la situation devient encore plus complexe. Pour assurer ce paiement de 750 millions d'euros, le gouvernement a dû puiser dans les réserves qu'il détient auprès du FMI, sommes qu'il devra bien sûr lui rembourser. À noter que l'institution de Washington a déjà reçu près de 2,5 milliards de bénéfice via les intérêts de ses prêts à court terme à la Grèce depuis 2010.

Le moment crucial, redouté depuis des mois par de nombreux observateurs, celui où les finances de la Grèce amènent le gouvernement à devoir choisir entre céder totalement aux injonctions des créanciers ou provoquer la rupture, se profile donc à l'horizon. Pour passer à la rupture, qui commence par la suspension du paiement de la dette, le contrôle des capitaux et la nationalisation des banques, le gouvernement peut utiliser les travaux de la Commission d'audit de la dette. Rappelons que son but est de provoquer un débat sur la légitimité de la dette, d'informer la population en Grèce et partout ailleurs, mais aussi de fournir une étude minutieuse sur laquelle le gouvernement grec pourra s’appuyer afin d’annuler en tout ou en partie sa dette sur base de critères d’illégalité, illégitimité, odieuseté et insoutenabilité.

Continuez à soutenir l'Appel qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique ; ce texte, traduit en 15 langues, est disponible ici : http://greekdebttruthcommission.org/.
DOSSIER SPÉCIAL Grèce
Plus de trois mois après la victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce, les créanciers continuent de mettre la pression sur le gouvernement. Les « institutions », nouveau nom donné aux représentants de la Troïka, cherchent inlassablement à imposer à la Grèce la poursuite des mémorandums, ceux-là mêmes qui ont mené la Grèce dans une crise humanitaire, sociale, économique et politique sans précédent. Cependant, la résistance aux créanciers se construit. Nouveauté dans le paysage politique européen, une commission d’audit de la dette a été créée à l’initiative de la présidente du parlement grec et Éric (...)
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23:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/05/2015

Une nouvelle saloperie pour faire les guerres, et massacrer les peuples, ...

lcg/
 
 
 
Une nouvelle saloperie européenne pour faire les guerres, et massacrer les peuples, ...
 
En écoutant la télévision ce lundi-soir, 25 mai 2015, j’ apprends que la France, l’ Italie et l’ Allemagne vont investir 1 milliard d’ euros dans la mise à l’ étude et la fabrication, d’ un euro-drone.
 
C’ est quoi ? Mais tout simplement la mise au point du futur bombardier, sans pilote de l’ avenir, … Avec ce machin, les puissances impérialistes pourront faire la guerre pirate, la guerre-gangster, contre n’ importe quel pays dérangeant, à n’ importe quel endroit de la planète, rien qu’ en appuyant sur des boutons, … D’ autres pays de l’ Euro-tyrannie capitaliste et impérialiste peuvent apporter leur contribution en s’ associant évidemment au projet, … Bref, une nouvelle saloperie pour faire la guerre en massacrant les peuples, des dizaines de millions d’ innocents, entre les mains des tueurs qui dirigent la planète, au service des marchands de canons et qui misent sur “l’ avenir”, le “progrès”, …
 

23:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/05/2015

Magnifique : Une centaine de généraux allemands appellent l’Otan à cesser ses actions antirusses... !

lcg/edc/
 
Magnifique : Une centaine de généraux allemands appellent l’Otan à cesser ses actions antirusses... !

BREIZATAO – ETREBROADEL (09/05/2015) Près d’une centaine de généraux et d’officiers supérieurs ont signé une lettre ouverte intitulée « Soldats pour la paix », dans laquelle ils condamnent la politique des USA vis-à-vis de la Russie.

Selon les militaires, le remaniement du monde sous l’égide des USA et de leurs vassaux a conduit à de nombreuses guerres. Pourtant, l’histoire montre qu’il est préférable d’être ami avec les Russes plutôt que l’inverse. Cette lettre sera envoyée au Bundestag et aux ambassades des pays de l’OTAN.

Ces anciens militaires appellent les pays de l’OTAN à stopper l’hystérie militaire et la russophobie. La lettre « Soldats pour la paix » a été publiée sur le site du quotidien allemand Junge Welt.

« Nous savons bien ce qu’est la guerre, et nous prônons la paix », indique le message signé par les ex-ministres de la Défense de l’ex-RDA Heinz Kessler et Theodor Hoffmann, trois généraux de corps d’armée, 19 généraux de division, 61 généraux de brigade, dont le cosmonaute Sigmund Jähn, plusieurs amiraux, ainsi que des colonels et des capitaines.

« Le remaniement du monde sous l’égide des USA et de leurs alliés a conduit aux guerres en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Soudan, en Libye et en Somalie », souligne la lettre.

Les militaires allemands indiquent que la stratégie américaine vise à éliminer la Russie en tant que concurrent et à affaiblir l’Union européenne. Et la tentative de faire de l’Ukraine un membre de l’UE et de l’OTAN, selon eux, est une aspiration à créer un « cordon sanitaire » de la région balte jusqu’à la mer Noire pour isoler la Russie du reste de l’Europe, ce qui rend impossible l’union entre la Russie et l’Allemagne.

Les signataires de cette lettre remarquent également une campagne sans précédent des médias, une atmosphère d’hystérie militaire et de russophobie. D’après eux, cette tendance va à l’encontre du rôle diplomatique que pourrait jouer l’Allemagne au regard de sa situation géopolitique, de son expérience historique et des intérêts objectifs du peuple.

« Nous n’avons pas besoin d’une campagne militaire contre la Russie, mais d’une entente mutuelle et d’une coexistence pacifique. Nous n’avons pas besoin d’une dépendance militaire des USA, mais de notre propre responsabilité pour la paix », écrivent les militaires.

« En tant que militaires, nous savons bien que la guerre ne doit pas être un outil de la politique. En s’appuyant sur notre expérience, nous pouvons évaluer les conséquences pour toute l’Europe », a déclaré dans une conférence de presse l’ex-ministre de la Défense de la RDA l’amiral Theodor Hoffmann. Selon ce dernier, plusieurs signataires de cette lettre ont été témoins de la Seconde Guerre mondiale. Il a souligné également que les problèmes clés de notre époque ne pouvaient être réglés qu’en coopération avec la Russie.

« L’expérience montre qu’il vaut mieux être ami qu’ennemi avec les Russes », conclut Hoffmann.

(source)

 

20:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/03/2015

L'Islande renonce officiellement à l'Union Européenne

 
L' ISLANDE: un pays lucide dit non à l' Euro-dictature capitaliste. Bravo !
 
Sent: Friday, March 13, 2015 10:06 AM
 
Subject: L'Islande renonce officiellement à l'Union Européenne
 

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-islande-renonce-officiellement-a-l-union-europeenne-460664.html#xtor=AL-13

 

L'Islande renonce officiellement à l'Union Européenne

CANDIDATUREA son arrivée au pouvoir en 2013, le Premier ministre islandais David Gunnlaugsson avait prévenu de sa volonté d'interrompre le processus d'adhésion à l'UE.
A son arrivée au pouvoir en 2013, le Premier ministre islandais David Gunnlaugsson avait prévenu de sa volonté d'interrompre le processus d'adhésion à l'UE. (Crédits : Reuters)
latribune.fr avec AFP  |   -  370  mots
Lancé en 2009, le processus d'adhésion a été interrompu à l'arrivée d'un gouvernement eurosceptique à la tête du pays en 2013.

Un "non" définitif. L'Islande a annoncé jeudi 12 mars avoir retiré sa candidature à l'Union européenne, deux ans après l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique de centre droit qui promettait de mettre un terme au processus lancé en 2009.

Le ministre des Affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson, a indiqué dans un communiqué avoir fait part de cette décision à la Lettonie, qui préside l'UE et qui en a informé la Commission européenne.

"Les intérêts de l'Islande sont mieux servis en dehors de l'Union européenne", a écrit le ministère sur son site internet.

Quotas de pêche

Un gouvernement de gauche avait déposé sa candidature à une époque où une grave crise financière avait ébranlé la confiance des citoyens dans leurs institutions, et suscité l'envie de rejoindre la zone euro au vu de la chute de la valeur de la couronne.

Mais une question est toujours en suspens: comment combler le fossé entre Bruxelles et Reykjavik sur les quotas de pêche, pilier de l'économie islandaise. Ce sujet épineux n'a jamais été abordé lors des négociations entre juin 2011 et janvier 2013. Dès son accession au pouvoir en avril 2013, le parti de centre droit avait mis un terme aux discussions.

Car la pêche est redevenue un secteur essentiel de l'économie islandaise avec l'effondrement de son système financier. Son poids dans le PIB est passé de 4,7 % en 2008 à 7,1 % en 2012 et 42 % des exportations islandaises sont des produits de la pêche. Or, l'entrée dans l'UE aurait signifié l'adoption de quotas de pêche plus restreints. Mais compte tenu du poids économique de ce secteur, Reykjavik veut continuer à disposer de cette liberté

Référendum avorté

Le Parti du progrès (centriste et agrarien) du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson est farouchement opposé à l'Union européenne tandis que le Parti de l'indépendance (conservateur, proche des milieux d'affaires), plus divisé, a tenté d'imposer l'idée d'un referendum qui n'aura pas lieu.

L'Islande a dit vouloir maintenir "des relations et une coopération étroites" avec l'UE, avec laquelle le pays est lié via l'Association européenne de libre échange (AELE) et la convention de Schengen qui permet la libre circulation des personnes.

11:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/03/2015

Ukraine - Histoire de la division SS Das Reich dont s'inspirent les actuels nazis de Kiev - vidéo 88'43

lclg/edc
 
Sent: Tuesday, March 3, 2015 6:05 PM
Subject: Ukraine - Histoire de la division SS Das Reich dont s'inspirent les actuels nazis de Kiev - vidéo 88'43
 
Oui, aujourd’ hui, les adorateurs-propagandistes de la Division SS Das Reich continuent leurs oeuvres en UKRAINE aux côtés du gouvernement fasciste de KIEV. Les Français, Hollande, Valls, Fabius en tête, devraient se souvenir: c’ est eux qui ont détruit ORADOUR (en France occupée), ... Ils ont repris l’ uniforme, ... Leurs buts construire la nouvelle Europe ricanisée, otanisée, capitaliste et l’ étendre toujours plus à l’ Est... Poutine, qu’ on l’ aime ou non, a compris cette répétition de l’ Histoire !
 
RoRo
 
 
 
 
Sent: Tuesday, March 3, 2015 6:43 AM
 
Subject: Ukraine - Histoire de la division SS Das Reich dont s'inspirent les actuels nazis de Kiev - vidéo 88'43
 
Ukraine - Histoire de la division SS Das Reich
dont s'inspirent les actuels nazis de Kiev - vidéo 88'43 :
 
 
(Enregistré sur France 3 le 2 mars 2015 à 20h52)
 
 
    Bonjour à toutes et à tous,
 
La division Das Reich est la division SS qui a commis Oradour !
 
Le symbole de Das Reich, la Rune du loup, est utilisé par les militaires de Kiev en Ukraine pour combattre les communistes du Donbass à l'est de l'Ukraine.
 
La division Das Reich n'a pas commis des exactions seulement en France, elle a commis plusieurs Oradours aussi en Ukraine, où elle a inspiré Stepan Bandera, le chef ukrainien de la milice locale. La milice, ce sont les collabos des nazis organisés en armée combattante. Le drapeau rouge et noir, en Ukraine, ce n'est pas le drapeau anarchiste. C'est le drapeau des nazis ukainiens. Drapeau qui est apparu bien souvent sur la place Maïdan à Kiev ces derniers temps. Parfois, avec le portrait de Stepan Bandera.
 
C'est ça qu'aujourd'hui nos gouvernements occidentaux soutiennent sans honte ! C'est ça que les soldats anglais vont aller soutenir militairement en Ukraine !
 
Dans l'article, vous aurez la très importante vidéo France 3 sur la division Das Reich, ainsi que quelques photos en guise de preuves que Kiev est actuellement dirigé par les descendants spirituels de la division Das Reich :
 
 
 
    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip
 
 
 
Ukraine - Les européistes veulent financer l'Ordre Nouveau à Kiev, mais les Français refusent de financer les nazis ! (vidéos)
 
L'article est constitué avant tout de vidéos pour se souvenir et pour prouver que, parfois, des "journalistes" de télé ont osé être de vrais journalistes au lieu d'être ce que le pouvoir leur demande d'être, c'est-à-dire des journaputes. En effet, pendant un jour ou deux, ils ont osé dénoncer que le nouveau pouvoir à Kiev est tenu par les nazis :
 
 
Les symboles SS revisités en Ukraine par les mercenaires de l'impérialisme occidental nazi (vidéo 42'') :
 
 
Ukraine - Comme Daech, les nazis de Kiev égorgent leurs victimes ! normal ils sont formés eux aussi par la CIA (vidéo 1'46) :
 
 
 
 
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02/03/2015

Arrêt sur Info: D' autres avis sur la Russie, ...

dc/cedc
 
Sent: Monday, March 2, 2015 5:04 PM
 
Subject: Arrêt sur Info
 

Arrêt sur Info


La Russie doit être forte

Posted: 02 Mar 2015 05:32 AM PST

L’entretien ci-dessous, accordé par Andreï I. Foursov, Directeur de l’IFPI et membre du Club d’Izborsk, a été publié le 18 février 2015 […]

Ma réponse à l’Express, pour qui Donde Vamos est un site complotiste

Posted: 02 Mar 2015 04:50 AM PST

Le journal subventionné L’Express a classé ce blog dans la catégorie des sites « complotistes », me reprochant je ne sais pourquoi d’évoquer un […]

Une ado palestinienne raconte son emprisonnement dans les geôles d’Israël

Posted: 02 Mar 2015 04:00 AM PST

« Alors que je rentrais de l’école, j’ai été surprise par quatre soldats israéliens armés jusqu’aux dents. Ils m’ont attaquée et m’ont traînée […]

Russie : Une opposition sous influence

Posted: 02 Mar 2015 03:00 AM PST

Je vous livre un article intéressant de l’école de guerre économique sur l’opposition russe. À lire, comme toujours avec recul et esprit critique… […]

Un exemple où on essaie d’imposer une théorie du complot : l’assassinat de Boris Nemtsov

Posted: 02 Mar 2015 02:33 AM PST

Je partage avec vous ces éléments après l’odieux assassinat de l’homme politique russe Boris Nemtsov – la bêtise médiatique (manipulatrice) est vraiment […]

Daesh ou le festin des charognards

Posted: 02 Mar 2015 02:18 AM PST

Outre le commerce de pétrole, de biens culturels volés et de rançons, le soi-disant Etat Islamique du Levant ou le Daesh profiterait […]

Assassinat de Nemtsov: une attaque propagandiste contre Poutine?

Posted: 02 Mar 2015 01:43 AM PST

  Boris Nemtsov, un dissident politique extrêmement critique à l’égard du président Vladimir Poutine passait souvent pour un agent de Washington. Il […]

Le Venezuela répond à la tentative de coup d’Etat

Posted: 02 Mar 2015 12:44 AM PST

Renforcement du pouvoir citoyen et des droits sociaux, sanctions envers les Etats-Unis: Le Venezuela répond à la tentative de coup d’Etat   […]

Russie: comment le quotidien romand « Le Matin » manipule les réactions des lecteurs

Posted: 02 Mar 2015 12:23 AM PST

Ayant demandé à ses lecteurs ce qu’ils pensaient de l’assassinat de Nemtsov, *Le Matin* du 2 mars conclut en titrant: ** »Selon vous, […]

Assassinat à Moscou

Posted: 02 Mar 2015 12:03 AM PST

Il est aujourd’hui prématuré de vouloir désigner un coupable dans l’assassinat de Boris Nemtsov, mais au vu de l’émotion que cet acte […]
 
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Propagande nazie sur les ondes de France Info

dc/cedc
 
 
From: Bruno DRWESKI
Sent: Sunday, March 1, 2015 2:46 PM
Subject: Propagande nazie sur les ondes de France Info
 

 

Subject: Fwd: Propagande nazie sur les ondes de France Info

Propagande nazie sur les ondes de France Info

Par Laurent Brayard le 27 février 2015
 
Hier alors que le match de Coupe d’Europe entre le club breton de Guingamp et le Dynamo de Kiev s’annonçait, France Info nous servait sur ses ondes de la propagande nazie. Le reportage tournait autour de la rencontre d’un reporter français avec les Ultras du Dynamo de Kiev, l’équivalent des supporters du PSG, aux crânes rasés et à la mine patibulaire. Toute la journée, nous avons donc eu en boucle le droit à un exercice de manipulation psychologique dans lequel les médias français sont passés maîtres…
Bataillon Azov.
L’entretien avec les supporters est venu très vite après une anodine supportrice qui faisait don « de dentifrices, de savons et de petites choses pour les combattants du front », sur le thème des engagements des supporters dans les bataillons paramilitaires ukrainiens. Nous fûmes effarés d’entendre les Ultras, association très connue en Ukraine pour avoir déployé des drapeaux nazis, des banderoles aux slogans racistes, antisémites et faisant l’apologie du nazisme, expliquer dans le micro du reporter français Jérôme Cadet très complaisant que de nombreux supporters s’étaient engagés dans les rangs du bataillon Azov, devenu régiment Azov, une unité paramilitaire mal contrôlée par l’Armée ukrainienne, dont les « soldats » sont continuellement pris en photo avec des tee-shirts arborant des insignes nazis, des tatouages honorant Adolf Hitler, des runes nazis, des slogans non équivoques à caractère raciaux. Pourtant l’un des responsables explique que les cris scandés et les manifestations ostentatoires ont été modérés depuis… C’était un peu comme nous expliquer comment durant les Jeux Olympiques de 1936, Hitler donna l’ordre de « nettoyer » la ville de Berlin de toutes les pancartes et marques raciales et antisémites. Plus loin, un « spécialiste ukrainien du football », lui-même ancien supporter du club de Dniepropetrovsk, nous explique qu’il n’y a pas d’engagement politique chez les supporters : « leur seule motivation est de mettre le bazar dans les rues, d’affronter la Police, de déclencher l’Anarchie, de boire, la débauche », bref selon l’interlocuteur un comportement normal de hooligans… http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/ukraine-les-s...
Un dernier intervenant nous explique alors calmement que les Ultras furent à la pointe du Maïdan. Par leur grande expérience des combats de rue et des émeutes contre la Police, ils furent une des causes majeures de la réussite de la « Révolution ».
Crimes de guerre.
France Info oublie sans doute que les SA, les sections d’assaut lancées dans la rue par Hitler n’avaient pas d’autres buts dans les années 20 et 30 que de faire le coup de poing dans la rue, de répandre la terreur, de tabasser les opposants communistes et les Juifs. Ces groupes paramilitaires n’ont jamais eu d’autres buts que d’être justement l’avant-garde répressive et violente, annonçant la couleur sur la nature du régime. Le bataillon Azov ; sans doute Jérôme Cadet l’oublie-t-il dans sa grande ignorance (ou pas si ignorant que cela ?) ; est accusé par Amnesty International, selon des rapports incontestables d’exactions gravissimes à l’encontre des russophones dans la région de Marioupol : violations des droits de l’Homme, humiliations publiques, passage à tabac, pillages, viols, enlèvements et meurtres de personnes, tortures sur des prisonniers, exécutions d’otages de prisonniers. Que dire non plus de la tentative du 14 octobre 2014, de membres des bataillons Azov et Aydar, accompagnés d’une foule hystérique et chauffée à blanc de s’emparer par la force de la Rada à Kiev, le jour de la célébration de la création de l’UPA, l’Armée Populaire d’Ukraine fondée par le nazi ukrainien Stepan Bandera ? Si Jérôme Cadet nous explique bien que les Ultras sont partiellement d’extrême droite, il est curieux de voir condamner l’antisémitisme en France notamment lors de la profanation de tombes à Sarre-Union mais d’en faire l’apologie à travers un reportage honteusement déformé en parlant à trois reprises « de guerre contre la Russie », ce qui est en soit une déformation de l’information. Rappelons que le bataillon Azov utilise la rune du loup, le Wolfsangel, rune SS inversée dans le cas d’Azov, exactement similaire à celle de la division SS Das Reich qui commit l’abominable massacre à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Jérôme Cadet et France Info ne tombent-ils pas dès lors sous le coup de la justice pour la diffusion d’un programme faisant l’apologie du nazisme ? Mais peut-être les néo-nazis du bataillon Azov sont-ils Charlie et donc des intouchables…
La vierge éplorée.
Ce matin, après la défaite de Guingamp, trois buts à un, France Info s’étonne que les supporters ukrainiens ne se soient pas comportés comme des « démocrates » dans le stade : http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/incidents-l-... « Je n’ai pas vu des supporters, j’ai vu une meute, il n’y a pas d’autres mots, avec des gens assoiffés de violence. Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supporters a déclaré le président d’ En-Avant Guingamp Bertrand Desplat, sous le choc : Je suis complètement halluciné par ce spectacle ». Pensez-vous Monsieur Cadet qu’en déclarant que « parfois même ils sont de l’extrême droite », vous pouviez cacher la nature même des Ultras du Dynamo de Kiev et le caractère avéré et non contestable de néonazisme que tous les supporters et tous les volontaires du bataillon Azov prônent depuis des mois ? Comment répondrez-vous aux familles russophones de ceux qui ont été torturés et massacrés dans la région de Marioupol, comment expliquerez-vous que vous avez en boy scout fait l’apologie de violeurs et d’assassins ? Parfois même de jeunes filles pas même mineures, seulement parce qu’elles étaient russophones ? Comment justifierez-vous les slogans racistes « Moskals » ou « doryphores » qui appellent régulièrement au meurtre et à l’extermination des populations russophones en Ukraine ? Monsieur Cadet, vous-êtes vous-mêmes sous le coup de la loi, nous espérons que jamais vous n’ayez à retrouver les cadavres de votre famille massacrée par des fous dangereux comme vos « amis » du club des Ultras et du bataillon Azov. Vous vous-êtes déshonorés et avec vous toute la profession du journalisme en France.
Laurent Brayard | février 27, 2015

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28/02/2015

Bienvenue chez Orwell: Nous sommes en guerre.

lcg/dc/cedc
 
 
From: Pierre Lévy
Sent: Saturday, February 28, 2015 7:51 PM
 
Bienvenue chez Orwell
 

Nous sommes en guerre. C'est ce qu'a martelé le premier ministre. C'est ce qu'a répété Nicolas Sarkozy. C'est ce que psalmodie, depuis les sanglants attentats de Paris, une large part de la caste médiatico-politique française, mais aussi européenne. Or la première victime d'une guerre est toujours la vérité, en l'occurrence la liberté d'information, d'opinion et d'expression. Ce constat classique n'a pas tardé à se confirmer. Tout d'abord à travers l'uniforme qu'ont revêtu les grands médias audiovisuels. (...)Société
 
 

Ce constat classique n’a pas tardé à se confirmer. Tout d’abord à travers l’uniforme qu’ont revêtu les grands médias audiovisuels. Quatre jours durant, hors les équipées meurtrières et la traque – diffusée à la manière d’un obscène spectacle en temps réel – il ne s’est rien passé ni en France, ni dans le monde. Des dizaines de victimes tuées, ce même 7 janvier, par une bombe au Yémen ? Pas trace. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés à Baga (Nigéria) ? Pas le moment. Les autorités égyptiennes qui décident de raser Rafah (75 000 habitants), évacuent sans ménagement la population et dynamitent des quartiers entiers ? Pas un mot. Dans un tout autre registre, l’écroulement des prix du pétrole, la dégringolade de l’euro ? Aucune importance. Les abattoirs GAD (Manche) menacés de dépôt de bilan, 400 chômeurs à la clé ? Disparus. Que les tragiques événements du début du mois, et la légitime émotion qu’ils ont provoquée, méritent une large couverture des radios et télés, nul ne le conteste. Que celle-ci évince littéralement toute autre information, voilà qui n’est ni acceptable, ni rassurant. 

Le deuxième niveau de conséquences est institutionnel. La seconde loi « anti-terroriste » du quinquennat (qui est aussi la quinzième depuis 1986) n’est pas encore entrée en application que certains plaident déjà pour un « patriot act » à la française, qui limiterait ouvertement les libertés des citoyens. Et si Manuel Valls a pris soin de préciser qu’il ne souhaitait pas de « mesures d’exception », il a exhorté l’UE à adopter sans tarder les dispositions dites PNR qui visent à enregistrer et transmettre le suivi détaillé de chaque passager aérien. Seraient ainsi tracées pas moins de soixante informations sur tout voyageur, parmi les plus personnelles. D’aucuns appellent du reste de leurs vœux un « FBI » de l’UE – et pourquoi pas une NSA ? D’autres souhaitent le renforcement du parquet fédéral européen embryonnaire, Eurojust. 

Il est une troisième catégorie de conséquences, qu’on pourrait nommer : police de la pensée. Le cas de Dieudonné M’Bala M’Bala est à cet égard emblématique : on peut penser ce que l’on veut de ce dernier (comme l’on peut penser ce que l’on veut de Charlie Hebdo), son placement en garde-à-vue, puis son renvoi en correctionnelle pour avoir affirmé « je suis Charlie Coulibaly » fait froid dans le dos. Au titre de l’« apologie du terrorisme » (un grief récemment introduit, et qui vaut y compris pour les conversations privées), une cinquantaine de procédures sont actuellement engagées, de premières condamnations à des années de prison ferme sont prononcées. Des traitements psychologiques (sic !) sont imposés à des gamins qui avaient refusé de participer à une minute de silence (mais que vaut l’émotion vraie, quand le recueillement est imposé par décret ?). Des employés municipaux sont sanctionnés, comme à Lille, pour n’avoir point participé au moment collectif – et l’avoir expliqué. Et demain, le simple fait de chercher à comprendre les raisons du drame, sera-t-il suspect, voire punissable ? C’est sans doute cela que saluait l’eurofédéraliste Guy Verhofstadt (libéral flamand) lorsqu’il jubilait au même moment : « pour la première fois est née l’Europe des valeurs ». 

La palme revient sans doute à Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France 2. Le 13 janvier, emportée par son élan, celle-ci, désignant du doigt ceux qui « ne sont pas Charlie », lançait : « ce sont eux que nous devons repérer » et « traiter ».
Au nom de la liberté d’expression, certainement. Orwell n’est plus loin. 

Ce jour-là, Charb, Cabu, Wolinski et les autres ont été assassinés – une seconde fois. 

Source : 
Bastille République Nation

 

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21:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2015

FRANCE-SYRIE: Communiqué de Jacques Myard Député de la nation r etour de Syrie

FRANCE-SYRIE:  Communiqué de Jacques Myard Député de la nation retour de Syrie:
 
voici donc ce qui dérange tellement HOLLANDE-VALLS-FABIUS, ... !
 
RoRo
 
Jacques MYARD est parlementaire UMP:

Travaux et prises de position

Politique étrangère et francophonie

Il prône une politique étrangère indépendante, fondée sur la multiplication des coopérations multilatérales et bilatérales. En 2003, il défend la position française sur l'Irak..

Jacques Myard s'est engagé en faveur du « non » lors de la campagne du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe (2005). Il est également l'un des deux députés UMP qui ont voté contre la loi autorisant la modification de la Constitution en vue de la ratification du traité de Lisbonne le 16 janvier 2008, estimant que ce dernier était identique au traité constitutionnel.

Partisan du principe de la dissuasion nucléaire, et en particulier de la politique gaullienne quant à la question, il a rédigé avec Jean-Michel Boucheron un rapport sur l'avenir des négociations du TNP et de l'avenir nucléaire de l'Iran.

Vice-président du groupe d'Amitié France-Syrie, il s'oppose à une intervention armée occidentale contre le régime de Bashar Al-Assad ainsi qu'à la livraison d'armes aux rebelles syriens, précisant que ces armes tomberont aux mains des groupes islamistes. Il souligne l'aspect de poudrière que représente le Moyen-Orient actuel et considère qu'une attaque ne fera qu'aggraver la situation. Il a également rappelé l'importance des négociations à Genève avec Moscou.

Jacques Myard est membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Il a pris position au sujet de l'emploi de la langue française, et a notamment été à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel sur la ratification du Protocole de Londres sur la non traduction des brevets en Europe, qu'il qualifia de « grave menace pour l'usage du français ».

 
 
 
Sent: Friday, February 27, 2015 7:35 PM
 
 
 

            valmy

       
                Solidarité avec la Syrie souveraine
   
        Communiqué de presse
        Retour de Damas  par Jacques MYARD, Député de la Nation
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5653
 

Communiqué de presse

Retour de Damas 
par Jacques MYARD, Député de la Nation

vendredi 27 février 2015, par Comité Valmy


COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

Le 27 FÉVRIER 2015

A/S : Retour de Damas

J’ai effectué avec trois parlementaires de l’Assemblée Nationale du groupe amitié France-Syrie, un voyage à Damas du 23 au 26 février.

Ce voyage a été organisé avec le concours d’un certain nombre de personnes connaissant bien le proche orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie.

Ce voyage a suscité la colère des plus hautes autorités de l’Etat. Si le sujet n’était pas sérieux, je pourrais en rire. En effet, la diplomatie n’est pas l’art de parler qu’avec ses amis mais d’essayer de trouver des solutions politiques à une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts.

Camper sur des postures dites morales, la main sur le cœur et refuser d’agir en prenant en compte les réalités est 100 fois pire qu’une faute morale. C’est une faute politique géostratégique qui ne peut aboutir qu’à la continuité de la guerre civile, avec son cortège d’horreurs.

Nous avons rencontré sur place du côté des autorités gouvernementales, le Président du Parlement, Jihad Allaham, le ministre des Affaires Etrangères ,Walid Moallem, le Vice- Ministre des Affaires Etrangères, le docteur Ayman SOUSSAN francophone, ainsi que l’Ambassadeur de Syrie à Beyrouth et nous avons été reçus à dîner par le grand Mufti, Ahmad Badr Al Din Hassoun, entouré du patriarche catholique Grégorius III et du patriarche Grec Orthodoxe, Ignace IV Hazim. Les deux patriarches chrétiens nous ont fait part de leur soutien à la politique du gouvernement.

Nous avons rencontré également Sœur Agnès Mariam de la Croix, de manière inopinée, dans le hall de l’hôtel.

Nous avons visité un hôpital généraliste où nous avons malheureusement vu des fillettes entre la vie et la mort. Il nous a été indiqué qu’il y avait un embargo sur les médicaments et les pièces de remplacement des équipements médicaux.Ce n’est pas acceptable .

Nous avons visité une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés, rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge où nous avons pu obtenir des informations intéressantes sur la situation sanitaire, rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser, visité le Lycée Charles de Gaulle où malgré l’adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français : c’est inadmissible.

De plus, à l’hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l’ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramzy Clark ce qui prouve qu’il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains.

De l’ensemble de ces prises de contact et aussi des entretiens que nous avons eus avec des responsables libanais à Beyrouth, très inquiets de la situation en Syrie, je retiens les éléments suivants à l’exclusion de notre conversation avec Bachar Al Assad dont je rendrai compte personnellement par écrit au Président de la République.

1) Il n’existe pas à ce stade de possibilités de victoire militaire sur le terrain d’un parti ou de l’autre.

Le gouvernement tient une grande partie du pays (60 % ? ) mais il existe toujours des zones d’insécurité y compris dans le voisinage de Damas. Les terroristes syriens seraient entre 50 et 80 000 selon diverses sources.

2) L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger le départ de Bachar au motif qu’il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l’unité de l’armée, le Liban sera balayé, le chaos s’installera sur tout le Proche et Moyen Orient.

3) Seul un règlement politique peut ramener la paix.

A ce titre, il convient de relever :

- que Damas a donné son accord pour un cessez le feu de 5 semaines au représentant de Benkimoun. Stéphane de Mistoura négocie avec 5 groupes d’insurgés à Alep,

- qu’il y a eu récemment des négociations directes entre le gouvernement de Damas et des opposants à Moscou,

- que le gouvernement a mis en place un comité de conciliation nationale avec des députés Kurdes qui "déclarent leur volonté de rester dans la patrie syrienne".

L’amnistie a été accordée à des terroristes repentis qui ont déposé les armes.

Il est évident qu’au-delà des postures qui ne font en rien avancer la sortie du conflit, il faut des initiatives pour avancer à petits pas. Le point n’est pas de savoir si on aime ou pas Bachar, il est un élément du conflit incontournable. Exiger son départ, c’est à coup sûr, poursuivre une guerre civile pendant des années.

4) Droits de l’Homme : j’avais avec moi une dépêche AFP mentionnant que des défenseurs de la liberté d’expression, membres du centre syrien pour les médias, étaient emprisonnés.

J’ai donné cette liste au Vice-Ministre des Affaires Etrangères en disant qu’il serait bien de faire un geste. Sur ce point précis, j’en ai personnellement parlé à Bachar Al-Assad lors de notre entretien.

De retour à Beyrouth, mercredi soir dans la nuit, j’ai appris qu’Ulaï Hussein avait été libéré sous caution.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est à la suite de mon intervention mais je le constate.

La France doit urgemment changer de politique en Syrie. Certains experts dénoncent l’incohérence de la France dans la lutte contre les terroristes. Nous luttons contre eux au Sahel, au Mali, au Nord Nigéria, en Irak, mais nous avons une politique confuse et brouillée en Syrie.

Je rappelle qu’à l’Assemblée Nationale, Alain Marsaud a montré aux députés des fusils Famas, livrés à l’ opposition dite modérée et qui se sont retrouvés dans les mains d’Al Nosra.

Tous nos interlocuteurs, au-delà du cercle gouvernemental, ont dénoncé le double langage et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, ce dernier pays commerce avec Daech et lui permet ainsi d’avoir des subsides financiers importants.

5) Un dernier point : nous avons appris qu’un gouvernement arabo-musulman emblématique devrait établir prochainement des relations diplomatiques avec Damas...

A suivre !

20:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/02/2015

BELGIQUE: L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement

bpc/cedc
 
 
 
 
 
From: Quentin Vanbaelen
Sent: Wednesday, February 25, 2015 10:48 AM
Subject: L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement
 
LA BELGIQUE ? Ça, c' est un pays "démocratique", au capitalisme "à visage humain", ... Mais pas pour tout le monde !
 
RoRo
 
L’obscène chasse aux chômeurs aidant des proches met à nu la politique d’activation du gouvernement
 
25 Février 2015
auteur: Peter Mertens
 
La suppression de l’exemption pour « circonstances sociales et familiales » pour les chômeurs ainsi que d’autres mesures afin de pousser les chômeurs à rechercher activement un emploi ne sont pas des mesures d’austérité, mais des mesures d’humiliation. Une carte blanche de Peter Mertens, président du PTB, publiée sur levif.be.
 
Au début de l’été 2013, après un combat d’un an et demi contre le cancer, la mère de mon fils aîné est décédée. Sa meilleure amie, Lucia, a pris en charge les soins à domicile les plus lourds : les soins palliatifs. On ne peut qu’avoir un profond respect pour un tel engagement. Voir décliner les êtres les plus chers et être quotidiennement présent pour les soigner et les aider le plus possible exige un grand courage. C’est un des moments les plus difficiles de l’existence.
 
Les soins à un proche constituent un engagement, surtout dans une société où il y a de moins en moins d’investissements structurels dans le secteur des soins.
 
Je peux être content que Lucia n'était pas au chômage. En effet, contrairement aux gens qui ont un emploi, les chômeurs ne peuvent pas prendre de congé pour soins palliatifs. Ils peuvent toutefois demander une exemption « pour circonstances sociales et familiales ». Moyennant une allocation bien moindre, c’est-à-dire de 260 euros par mois la première année et de 211 euros par mois la deuxième année, ils peuvent alors s’occuper de soigner un proche. Ou, plus exactement, ils pouvaient. Car depuis le 1er janvier, l’exemption « pour circonstances sociales et familiales » a été supprimée. Et les chômeurs et chômeuses ne peuvent donc plus assumer de tâches de soins palliatifs.
 
Les soins de proximité demandent du temps
 
Lucia, elle, a pu bénéficier d’une interruption de carrière. Un travailleur peut également recourir au crédit-temps ou au congé thématique. En effet, les soins de proximité demandent du temps, ce n’est pas une chose qu’on peut intercaler en coup de vent entre deux autres activités. Ce n’est pas un hasard si plus de la moitié des gens qui soignent un proche travaillent moins, voire arrêtent complètement leur activité professionnelle. C’est pourquoi le « crédit temps pour soins » a récemment été porté de 26 mois à 48 mois. Les soins à un proche constituent un engagement, surtout dans une société où il y a de moins en moins d’investissements structurels dans le secteur des soins. Un conjoint souffrant d’un cancer, un enfant ou un membre de la famille gravement malade, cela peut nous arriver à tous. Et on fait alors tout pour s’en occuper.
 
Parmi les 6 076 personnes qui, en décembre 2014, recouraient à ce système, 94 % sont des femmes.
Les travailleurs peuvent donc prendre un congé spécifique, mais pas les demandeurs d’emploi. Pour le gouvernement, les demandeurs d’emploi n’ont pas le choix. Depuis le 1er janvier, l’allocation mensuelle limitée de 260 ou de 211 euros n’est plus possible et les demandeurs d’emploi doivent rester disponibles sur le marché de l’emploi, continuer à rechercher activement du travail et accepter tout « emploi convenable ». Si des demandeurs d’emploi choisissent quand même d’assumer des soins palliatifs ou de proximité pour des membres de leur famille gravement malades, ils perdent tout simplement toute allocation. On met ainsi les gens dos au mur.
 
« J’aurais préféré continuer à exercer ma profession »
 
« Vous savez, j’aurais préféré continuer à exercer ma profession et avoir trois garçons en bonne santé. Mais je m’occupe de mes enfants, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux », confiait Miet Neetesonne la semaine dernière à un journal. Un des fils de Miet souffre d’un trouble autistique et un autre d’une anomalie chromosomique. « Ce n’était pas possible d’à la fois travailler et m’occuper d’eux et de leurs soins. En même temps, chercher activement du travail était encore moins envisageable ; j’ai donc introduit une demande d’exemption. L’allocation de 260 euros était insuffisante, mais la supprimer, c’est vraiment une douche froide. » Quelle est l’alternative pour quelqu’un dans la situation de Miet ?
 
« Cela revient à décréter que les chômeurs n’ont pas le droit d’avoir un enfant malade parce qu’ils doivent chercher du travail et être disponibles pour le marché de l’emploi », souligne à juste titre Magda De Meyer, du Conseil des femmes. Le Conseil des femmes insiste sur le fait que la suppression de l’exemption touche surtout les femmes, dont bon nombre de mères célibataires. L’exemption « pour circonstances sociales et familiales » pouvait également être invoquée pour se charger d’élever des enfants de moins de quatre ans. Parmi les 6 076 personnes qui, en décembre 2014, recouraient à ce système, 94 % sont des femmes.
 
Ce n’est pas une mesure d’austérité, c’est une mesure d’humiliation
 
Le fait qu’on propose cette mesure comme une mesure d’austérité est doublement cynique. En effet, si on offre à nouveau une allocation de chômage complète aux 6 076 chômeurs qui recourent aujourd’hui à l’exemption « pour circonstances sociales et familiales », cela coûte plus cher à l’État. À moins, évidemment, que l’intention ne soit que les personnes qui effectuent des soins de proximité assument quand même ces tâches et qu’ils soient par conséquent suspendus.
 
Tout, et tout le monde doit fonctionner à l’aune du marché de l’emploi, et le fait qu’il y ait 650 000 chômeurs et trop peu d’emplois n’y change rien
La mesure s’inscrit surtout dans la politique d’activation de ce gouvernement. Une politique d’activation qui doit accroître la pression sur le marché de l’emploi. Depuis le début de cette année, des milliers de jeunes ont perdu leur allocation d’insertion en raison des conditions bien plus strictes pour l’octroi de celle-ci. De même, les prépensionnés dans le « régime de chômage complément d’entreprise » (RCC) sont à nouveau appelés à être actifs sur le marché de l’emploi, en dépit des accords passés précédemment. Des travailleurs en incapacité de travail seront mis sous pression après trois mois supplémentaires d’incapacité en vue d’une « réintégration plus rapide dans le marché de l’emploi ». Cela vaut aussi pour tous ceux qui se sont retrouvés en chômage temporaire. Ici, le gouvernement veut limiter la durée maximale. Quant aux travailleurs à temps partiel, ils seront eux aussi soumis à des pressions supplémentaires, via la réduction de moitié de leur allocation de garantie de revenu au bout de deux ans.
 
Tout, et tout le monde doit fonctionner à l’aune du marché de l’emploi, et le fait qu’il y ait 650 000 chômeurs et trop peu d’emplois n’y change rien. C’est devenu une politique européenne. Plus il y a de gens activés, plus on peut comprimer les conditions de salaire et de travail. Et pour ceux qui ne se laissent pas pousser dans cet entonnoir, sanctions et suspensions sont prévues. Vous devez soigner une amie atteinte d’un cancer ? Dommage ! Vous devez vous occuper de votre fils souffrant d’un trouble autistique ? Dommage ! À vous de vous débrouiller...
 
Quand les banques ont chuté, leur a-t-on dit de se débrouiller ?
 
A-t-on évoqué un service communautaire obligatoire pour les grands banquiers ? Or il s’agissait des gens qui avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
Dans ce pays, les gens qui doivent essayer de s’en sortir avec une allocation se voient imposer de plus en plus de conditions. On doit être disponible, on doit suivre des formations, on ne doit pas se montrer trop difficile. Et, si on ne satisfait pas aux conditions, on est sanctionné. Herman Deleeck, du Centre de politique sociale de l’Université d’Anvers, parle de chasse aux sorcières : « La volonté d’accroître le taux d’activation est de plus en plus orientée vers les recoins les plus petits de la société. Cela se traduit presque par une chasse aux sorcières à l’encontre de ceux qui ne se sont pas encore sur le marché de l’emploi. Pour ce groupe, la politique est de plus en plus sévère. »
 
Cette politique est en contraste frappant avec la manière dont sont traitées d’autres couches de la société. Quand les banques ont chuté, on nous a martelé qu’il fallait intervenir rapidement, sous peine de voir capoter toute l’économie. C’était une question de survie collective. Aujourd’hui, on peut se poser un certain nombre de questions. A-t-on parlé d’« activation » ou de « débrouillardise » aux banquiers ? A-t-on exigé que ces banques se rétablissent d’elles-mêmes ? A-t-on demandé alors aux CEO des principales méga-banques de suivre des formations complémentaires auprès de l’Onem pour prouver qu’ils pouvaient vraiment travailler dans le secteur bancaire ? A-t-on évoqué un service communautaire obligatoire ? Or il s’agissait bien des gens qui avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
 
Les plus grands allocataires du continent
 
Non, on a sorti de l’argent. Beaucoup d’argent. Les banquiers européens ont bénéficié d’une injection de 1 600 milliards d’euros pour s’en sortir. Ils ont été les plus grands allocataires du continent. Et ils sont à nouveau en quête du profit maximal. Aujourd’hui, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) fait savoir qu’il va étudier la proposition de la Banque nationale d’augmenter une fois de plus le prix des opérations bancaires. Le gouvernement est tout ouvert au souhait des grandes banques d’augmenter encore leur bénéfice, aux dépens de leurs clients.
 
C’est ainsi que nous allons toujours plus loin dans le sens d’une société à deux voies. Pour une classe de gens, il n’y a que peu de soutien, beaucoup de conditions et des sanctions sévères. Pour l’autre classe, il y a beaucoup de soutien, quasiment aucune condition, et des sanctions que l’on éviter en payant.
 
Une chaude résistance sociale
 
Peut-être vaudrait-il mieux investir dans de nouveaux emplois, au lieu d’activer les prépensionnés et les personnes qui soignent des proches.
Pour les plus de 6 000 chômeurs qui veulent assumer la lourde tâche de soigner un proche malade ou en soins palliatifs, ces derniers jours ont dû être particulièrement pénibles. Le fait est que la mesure a été prise et que les trois partis gouvernementaux y ont apposé leur signature. Et le fait est aussi que tout cela est en contraste frappant avec la « Flandre chaleureuse » promise au Nord du pays avant les élections. Le parti de De Wever avait ainsi résumé son programme électoral en 25 engagements. Parmi ceux-ci, nous lisons : « Engagement n° 3 de la N-VA : une politique chaleureuse et sociale. » Et, plus loin : « Engagement n° 15 de la N-VA : une politique familiale chaleureuse. » Il n’y a que l’automne de protestation sociale qui a été chaud, comme le sera sans doute aussi le printemps de résistance sociale.
 
Un compromis qui n’en est pas un
 
Parmi les partis gouvernementaux, personne n’a remis en question la chasse à l’activation. La seule chose que les chômeurs qui prennent en charge des soins de proximité ont reçue, c’est la vague promesse d’un compromis encore plus vague. « Les chômeurs qui peuvent prouver à l’aide d’une attestation médicale qu’ils assument des soins pour un membre de leur famille — jusqu’au deuxième degré — continuent à être exemptés de l’exigence normale de “disponibilité pour le marché de l’emploi” », peut-on lire dans une des versions de ce compromis.
 
Si cela devait s’avérer, les amis et amies ne pourraient plus se charger des soins palliatifs. Et, dans ce cas, le discours reste pareil. Heureusement, Lucia, qui s’est chargée des soins palliatifs pour la mère de mon fils, n’était pas chômeuse. Car autrement, son allocation aurait été suspendue pour satisfaire à l’infernal moulin de l’activation. Peut-être vaudrait-il mieux investir dans de nouveaux emplois, au lieu d’activer les prépensionnés et les personnes qui soignent des proches.
 
 

22:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse !

Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse !

Mercredi 25 février 2015
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Les trois événements de janvier 2015 (les assassinats des 7, 8 et 9 janvier, la victoire électorale de Syriza du 25 janvier 2015, la démonstration de force de Podemos du 31 janvier 2015) n’ont pas appris grand-chose aux gauches françaises. Quant aux dirigeants politiques néolibéraux (François Hollande, le gouvernement Valls et la direction du PS), non contents d’avoir tué, dans le temps présent, l’idée de « gauche » en France, ils ont réagi en rajoutant un « catéchisme républicain » à une école des compétences largement dévouée aux désirs du patronat. À aucun moment, la direction néolibérale autour de François Hollande n’a voulu travailler sur les causes du séisme des 7, 8 et 9 janvier, dont Copenhague a eu droit à une réplique de même nature un mois plus tard. Son appel à des intervenants extérieurs à l’école pour prodiguer le nouveau « catéchisme républicain » n’est pas de bon augure pour la suite de l’histoire.

Quand à l’Autre gauche, elle se réduit de plus en plus à la fraction idéologique de la petite et moyenne bourgeoisie, qui ne possède plus aucune force propulsive pour s’allier avec la classe populaire ouvrière et employée, majoritaire en France, mais dont la plus grande partie s’abstient aux élections en partie par défiance envers elle. Pire, n’ayant rien appris de l’histoire des années 30, cette gauche observe, stupéfaite, que les couches déclassées tant de la classe populaire ouvrière et employée que des couches moyennes intermédiaires, lorgnent de plus en plus vers le FN. Les résultats de la 4e circonscription législative du Doubs sonnent le désastre imminent. Dans une circonscription populaire,

le Front de gauche allié au NPA et aux chevènementistes du MRC font 3,6 % ! La voie royale vers la marginalité.

Tirer les enseignements stratégiques

Au lieu de s’inspirer des exemples de Syriza et de Podemos sur les questions stratégiques, l’Autre gauche française se contente de meetings de soutien aux luttes, d’ailleurs sans jamais faire ici et maintenant ce que font ceux qui ont progressé aux élections en Espagne ou en Grèce : pas d’alliances avec les partis austéritaires (en France, alliances de larges secteurs du PCF avec les socialistes notamment), priorité à l’éducation populaire contre l’austérité (refus de l’éducation populaire de l’ensemble de l’Autre gauche française au profit de campagnes dans l’entre soi), agir dans le temps court pour répondre aux besoins du peuple comme dans l’exemple grec : dispensaires gratuits, crèches autogérées, etc. (alors qu’en France, on préfère la méthode du « votez pour moi et ça ira »).

Le communautarisme, maladie infantile de l’Autre gauche

La cerise sur le gâteau revient à la plupart des partis de l’Autre gauche qui viennent de se mettre à la remorque des ultra communautaristes des « Indigènes de la République » (seule la direction du Parti de gauche n’a pas signé cette mascarade politique)1. Après la mobilisation des communautaristes catho-empathiques de la « Manif pour tous » contre le mariage pour tous et la « cathophobie », voici l’opération des communautaristes islamo-empathiques pour

rassembler en meeting à Saint-Denis contre « l’islamophobie ». Commençons par noter la confusion de ce pseudo concept qui met dans le même pot les actions de haine contre les musulmans (qui doivent être combattues) et les critiques de la religion (qui doivent être libres dans toute démocratie laïque). Réunis d’abord en collectif le 13 décembre dernier2, les communautaristes des « Indigènes de la république » et leurs amis anti-laïques primaires ont décidé le

8 février de faire un meeting le 6 mars. Ensemble, ils fêteront à l’avance la déroute de l’Autre gauche aux élections des 22 et 29 mars 2015, qui montrera le fossé qui la sépare du peuple. Il n’y aura pas de transformation sociale et politique en France autour de ceux qui préfèrent la démocratie anglo-saxonne, pivot du néolibéralisme, à la République sociale et laïque, seul modèle alternatif au « mouvement réformateur néolibéral ». Regrouper tous les opposants aux quelques lois laïques qui restent dans notre pays constitue l’impasse définitive. Voilà où se sont enfermées les directions du PCF, d’EELV, d’ATTAC, du NPA, associées à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) proche des l’organisation internationale islamiste des Frères musulmans qui utilisent des conférenciers du type Hani Ramadan ou Hassan I qui poussent dont l’obscurantisme est patent.

Face au néolibéralisme, tout est à reconstruire !

Tirer les enseignements en termes de ligne politique

L’accord intervenu entre les dirigeants de l’Union européenne et Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis, respectivement premier ministre et ministre des finances de la Grèce, pour continuer à recevoir les « aides » européennes, pose les questions suivantes :

– « Est-il possible de sortir des politiques austéritaires sans rupture avec les politiques ordolibérales de la zone euro et de l’Union européenne ? » Toutes les Chroniques d’Évariste ont montré que non. Il n’y aura pas d’euro social. L’euro est construit uniquement pour et par les politiques néolibérales européennes.

– « Si rupture il faut, la question devient : quand doit-elle intervenir ? »

Selon nous, cette rupture ne peut pas se faire à froid de façon harmonieuse et idéaliste mais bien à chaud3 effectué sur ce sujet et donc du soutien populaire qu’il est nécessaire de garder jusqu’au moment de cette rupture. L’accord

accepté par Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis entraîne en fait le renvoi à plus tard des promesses électorales sur les politiques de temps court.

Si le gouvernement grec a remis la feuille de route exigée, il a en effet capitulé en rase campagne : il pourra toujours arguer qu’il n’y a plus de Troïka, mais il accepte que les « institutions » (celles de la Troïka !) évaluent les réformes promises avant de donner le feu vert à l’Eurogroupe du jeudi 26 février pour étendre jusqu’à fin juin le plan d’aide, rebaptisé « accord » (l’honneur est sauf), en cours. Selon Reuters, « l’ignoble Schäuble » (qui a finalement eu le dernier mot, contrairement à ce qu’annonçait triomphalement un tweet de Jean-Luc Mélenchon) aurait jugé le plan grec « cohérent et crédible » et aurait déjà demandé au Bundestag d’accepter cette prolongation en cas de feu vert des « institutions ». Et plus question de salaire minimum ni de retour sur l’essentiel des mesures d’austérité qu’avait mises en route le précédent gouvernement. Ça va tousser à Syriza ! Mais au moins, ceux qui s’interrogeaient sur le devenir de l’expérience Syriza, savent maintenant que le gouvernement grec n’a pas renversé la table, contrairement à ce qu’ils espéraient, mais qu’il est bel et bien passé dessous.

Il ne s’agit pas de tirer sur Alexis Tsipras, qui n’avait pas d’autre choix, il s’agit de tirer sur ceux qui ont propagé l’illusion qu’il pouvait en avoir un autre, les « intellos » pour briller, les politiques pour tenter de récupérer la dynamique Syriza-Podemos sans même en tirer les enseignements stratégiques. (Voir « L’euro : les six positions en présence » dans la note 3.)

Que faire ?

Devant ce désastre annoncé, nous ne voyons pas d’autres chemins que celui qui consiste à engager aujourd’hui un rassemblement de la gauche laïque anti-libérale et anti-capitaliste pour soutenir les initiatives d’éducation populaire existantes4 et créer les conditions d’une large campagne d’éducation populaire pour la transformation sociale et politique.

Hasta la victoria siempre (Jusqu’à la victoire finale) !

  1. http://indigenes-republique.fr/meeting-contre-lislamophobie-et-le-climat-de-guerre-securitaire/ []
  2. Collectif initié autour des ultra communautaristes anti-laïques et anti-républicains : Alain Gresh, les « Indigènes de la république », la LDH, le Collectif contre l’islamophobie en France, le Centre de recherches pour l’information et le développement, le Centre d’Etudes et d’initiatives de solidarité internationale, Islam et laïcité, le Front de gauche thématique contre l’islamophobie et contre le racisme, les « Mamans toutes égales » (favorables aux signes religieux dans des activités scolaires), du collectif des musulmans de France, de Présence et spiritualité musulmane, Jean Baubérot, etc. []
  3. Deux articles prémonitoires l’un de Michel Zerbato, économiste émérite de l’université de Bordeaux http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/lallemagne-ne-paiera-pas-2-limpossible-sortie-de-crise-dans-le-cadre-de-leuro-de-maastricht/4784 puis la chronique d’Evariste http://www.gaucherepublicaine.org/chroniquedevariste/leuro-les-six-positions-en-presence/6863. Lire aussi Néolibéralisme et crise de la dette, de Michel Zerbato et Bernard Teper, publié chez 2ème édition.)). Le moment doit être dicté par la tactique. Mais encore faut-il qu’elle se fasse. Et le choix du moment tactique est lié au niveau du travail d’éducation populaire ((Si Syriza fait de l’éducation populaire, elle n’est réalisée que sur la dynamique anti-austérité et non sur les processus pour en sortir. []
  4. Réseau Education Populaire http://www.reseaueducationpopulaire.info []

22:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

GRECE: le KKE reste à la tête du combat contre l’ EURO-DICTATURE des banques et des multinationales capitalistes ! : Déclaration du KKE 24.2.2015

GRECE: le KKE reste à la tête du combat contre l’ EURO-DICTATURE des banques et des multinationales capitalistes !
RoRo
 
Sent: Wednesday, February 25, 2015 10:34 PM
 
Subject: Déclaration du KKE 24.2.2015
 

Grèce

Déclaration du Bureau politique

du CC du Parti communiste de Grèce

· Aucune tolérance pour le nouvel accord gouvernemental avec l’UE prorogeant le Mémorandum.

· Abrogation immédiate des décrets d’application des Memoranda

· Récupération des pertes

· Rupture avec l’Union européenne, le capital et leur pouvoir

· Tous au rassemblement à la place de la Constitution [Syntagma]

Vendredi, 27 février à 19 heures où interviendra le SG du CC Dimitris Koutsoumbas

 

Le nouvel accord, signé par la coalition SYRIZA-ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, dans son essence et sa forme est la prorogation du Mémorandum et des engagements qu’il prévoyait ; c’est la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» englobent toutes les mesures négatives contre les travailleurs prises par le capital et son gouvernement avec l'UE dans des conditions de crise économique, des mesures qui contribuent à la reprise de la profitabilité capitaliste. Tout ce pour quoi le peuple grec a au cours des années précédentes saigné et combattu: la stricte surveillance, l'évaluation par la Troïka - que l’on appelle maintenant « les trois institutions » - le maintien et l'extension des orientations anti-ouvrières et antipopulaires.

 

Cet accord confirme que les négociations, même soi-disant « dures », menées dans les murs de l'UE visent le redressement capitaliste, et ont un résultat fermement antipopulaire. La dite « fière » négociation n’est que de la publicité mensongère.

 

Toute révision du programme précédent, comme par exemple la diminution des excédents primaires, ne se fera non pour soulager le peuple, augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais pour économiser les ressources gouvernementales de manière à soutenir le capital et les investissements pour sa profitabilité, ainsi que celle les prêteurs. Les salariés, les chômeurs, les artisans, les agriculteurs pauvres, les retraités, continueront à payer la « note » de tout redressement par la continuation de l'austérité, que le gouvernement nomme « vie frugale ».

 

Même les miettes, en direction particulièrement de l'extrême pauvreté, promises par le gouvernement dans son programme « flottent en l’air » et dépendront de l'accord avec les « Partenaires », et à condition que ne soit pas compromise la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la profitabilité des grandes entreprises.

 

C’est pour cela que la ND, le PASOK et les autres partis, centres du système, tels que la SEV [Association des entreprises et industries - NdT], qui les années précédentes avaient soutenu la politique impopulaire, accueillent positivement l'accord du gouvernement.

 

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à sa politique. Il cherche à tromper et à charger le peuple des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, de transformer le peuple en claque gouvernementale, le convaincre qu'il doit poursuivre ses sacrifices et se suffire de miettes.

 

Aucun soutien ni tolérance pour le gouvernement qui poursuit le même chemin des engagements envers l’UE et la profitabilité des monopoles. C’est pour cela qu’elle nomme « nationale » la question des besoins du capital, pour servir cette orientation, qui n’est pas de l'intérêt du peuple. Par ailleurs le peuple a de l'expérience et doit s’en servir et reconnaitre qu’à chaque fois les «objectifs nationaux» du gouvernement et du capital aboutissent à de grands sacrifices pour les droits ouvriers-populaires.

 

Tous ceux qui avaient un l’espoir d’amélioration, ne devraient pas être déçus, mais doivent réagir. De plus ils ne doivent pas abandonner l’objectif qu’est l’abolition effective des Memoranda, de leurs décrets d'application, des restructurations antipopulaires et le recouvrement des pertes.

 

La volonté du peuple de se débarrasser de la politique antipopulaire des Memoranda, des mesures et des leurs surveillants, peut acquérir un réel contenu quand le peuple exigera par la lutte ce qu’il a perdu, là et maintenant:

• La prise de mesures immédiates pour secourir les familles populaires et la protection des chômeurs.

• Le rétablissement du 13ème et 14ème mois de salaire, l'application obligatoire des conventions collectives et de l'élimination des mesures anti-ouvrières qui frappent le droit du travail

• Le rétablissement réel, maintenant et par une loi, du salaire minimum à 751 euros pour tous, sans exception, ni astérisques, comme base pour les augmentations de salaire.

• Rétablissement de la 13ème et 14ème mois de retraite et l'abolition des mesures antipopulaires, qui ont réduit les retraites et repoussé l'âge de départ à la retraite, tout en exigeant le retour des sommes qui ont été «volées» des réserves des fonds de pension et le règlement des obligations de la ploutocratie et de l'État.

• Décharger les familles populaires des impôts et l'abrogation de ENFIA [Impôt unifié sur la propriété foncière - NdT], de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur la consommation populaire, TVA et de ΕΦΚ [impôt spécial à la consommation] sur le mazout de chauffage et le gaz naturel, augmentation de franchise d'impôt à 40,000€ pour chaque la famille, tout en augmentant la taxation du capital.

• Aucune vente par adjudication de la première ou de la seconde résidence des familles populaires. Suppression des intérêts sur les dettes, et la réduction drastique des dettes des ménages populaires.

• Augmentation des dépenses pour l'éducation, la santé et prestations sociales exclusivement gratuites.

 

La classe ouvrière, le peuple, peuvent réussir, en s’organisant et en s’alliant, dans la lutte pour une autre voie de développement qui servira les besoins populaires modernes en se détachant de l'UE, en annulant unilatéralement la dette, en socialisant les monopoles et par l’accession du peuple au pouvoir.

 

Voilà le cheminement fier et une attitude vraiment digne pour le peuple grec.

 

Le KKE appelle le peuple d'Athènes et du Pirée, de la région d’Attique à un rassemblement vendredi 27 février à 19 heures place de la Constitution [Syntagma], avec comme intervenant le Secrétaire général du CC du KKE Dimitris Koutsoumbas.

Le Bureau politique

du CC du KKE

24 février 2015

———————————————

[http://www.kke.gr/anakoinoseis_grafeioy_typoy/anakoi nosh_toy_politikoy_grafeioy_ths_ke _toy_kke_24/2/2015]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS

Relu Marie-José MOUMBARIS]

 

 

 

démocrite

democrite@neuf.fr

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éditions Démocrite,

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Le tarif des abonnements (France et étranger) à la revue Dossiers du BIP (publié par les Editions Démocrite) est de :

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Pour les retraités, les étudiants… le tarif est de :

24€ pour 12 numéros, de 12€ pour 6 numéros  et de 6€ pour 3 numéros

 

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2015

Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie, qui a du fric à ga spiller inutilement,... !

Comme je viens de l’ apprendre ce dimanche sur une chaîne télévisée, le premier ministre social-démocrate qui dirige actuellement l’ ITALIE serait inspiré par... Tony BLAIR et OBAMA. Un beau trio: l’ ITALIE est sans doute menacée par... la GRECE ???
RoRo
 
From: Nicolas
Sent: Saturday, February 21, 2015 11:06 PM
 
Subject: Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie
 

Confirmé : 90, les F-35 achetés par l’Italie

Mondialisation.ca, 19 février 2015
Région :
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 8  0
 101
F-16

Joe Della Vedova, porte-parole officiel du Pentagone responsable du programme F-35, a fait savoir que « l’Italie reste engagée dans le programme et achètera  dans ce cadre, 90 chasseurs F-35 ». Après seulement que cette déclaration a été rapportée par l’agence Reuters, la ministre de la Défense Roberta Pinotti a confirmé, par un message sur Twitter, que « le nombre de 90 a été établi par le précédent Gouvernement. Le programme se poursuit selon l’illustration donnée au parlement ». Elle oublie cependant que le gouvernement Renzi s’était engagé il y a cinq mois, sur la base d’une motion Pd (Partito democratico) à « réexaminer l’ensemble du programme F-35 pour en clarifier criticité et coûts dans l’objectif final d’en diviser par deux le budget » de 13 à 6,5 milliards d’euros, chiffre avec lequel -estime-t-on- on pourrait acheter, en plus des 6 déjà achetés, au maximum une vingtaine de F-35. D’où la nouvelle, alors immédiatement diffusée par les médias, de la « division par deux » des F-35. Démentie à présent par l’annonce que l’Italie garde son engagement d’en acheter 90, fait qui ne nous surprend pas étant donné que sur le manifesto nous avons toujours soutenu que le gouvernement Renzi n’avait aucune intention de réduire ce nombre.

L’Italie s’engage à acheter 90 chasseurs F-35 à l’étasunien Lockheed Martin – 60 à décollage et atterrissage conventionnel et 30 à décollage court et atterrissage vertical- sans en connaître le prix. Une estimation récente du Pentagone quantifie à 98 millions de dollars le coût unitaire de la première version et à 104 millions celui de la deuxième version. Il spécifie toutefois que le coût est relatif à l’avion « moteur non inclus » (comme si un concessionnaire disait que le moteur n’est pas compris dans le prix de la voiture). Une estimation maximale peut être déduite du budget du Pentagone, qui prévoit pour l’année fiscale 2015 une affectation de 4,6 milliards de dollars pour l’achat de 26 F-35, soit 177 millions de dollars -équivalents à environ 140 millions d’euros- pour chaque chasseur. Lockheed assure que, grâce à l’économie d’échelle, le coût unitaire diminuera. Il se tait par contre sur le fait que, comme il advient pour tout système d’arme, le F-35 subira des mises à jour continuelles qui feront gonfler la dépense. A laquelle s’ajouteront les énormes coûts opérationnels pour la maintenance et l’armement d’une flotte de F-35. Toujours avec de l’argent public, soustrait aux dépenses sociales.

Le site de Faco di Cameri, choisi par le Pentagone comme « pole de manutention des avions F-35 déployés en Europe, que ce soit ceux achetés par les pays européens ou ceux des USA opérant en Europe », qui a déjà coûté à l’Italie un milliard d’euros, donne du travail à moins de mille salariés qui, selon Finmeccanica, pourrait à plein régime arriver seulement à 2500. Et, en annonçant le choix de Cameri, le général étasunien Christopher Bogdan a expliqué, en prévision de dépenses ultérieures pour le développement de l’établissement, que « les pays partenaires du programme F-35  prennent à leur charge les investissements pour ces sites ».
Les porte-paroles étasuniens, interviewés par Reuters à Rome et à Washington, se congratulent avec le gouvernement Renzi parce que, « malgré les pressions politiques », celui-ci est arrivé à conserver l’engagement à acheter 90 chasseurs-bombardiers F-35, le « nombre juste » pour assurer la participation industrielle italienne au programme et, en même temps, « la défense du pays ». Ils estiment très important que « l’Italie remplace sa force obsolète de chasseurs-bombardiers » (définition dans laquelle ils incluent non seulement les Tornado mais aussi les Eurofighter Typhoon, plus récents), « dans un moment de tensions internationales croissantes pour les membres de l’Otan, avec des rebelles pro-russes qui combattent le gouvernement ukrainien et, juste au-delà de la Méditerranée, avec des militants de l’Etat Islamique qui avancent ». Les porte-paroles étasuniens confirment ainsi que le F-35 est particulièrement important pour assujettir encore plus l’Italie aux plans de guerre du Pentagone.

 

Edition de jeudi 19 février 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/confermato-compriamo-90-f-35-senz...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

13:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/02/2015

Autopsie de nos gouvernants: ça explique plein de choses !!

 
 
Sent: Monday, February 2, 2015 12:54 PM
 
Subject: Autopsie de nos gouvernants: ça explique plein de choses !!
 


 
 
...................EXCELLENT............................EXCELLENT........
et à faire suivre ... C'est trop !!!
 
 
 

 
 

00:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/02/2015

FRANCE "démocratique": De l'hystérie collective des adultes au mot d'un enfant de 8 ans traité comme un. terroriste | Mondialis ation

dc
 
 
"Démocratie" et encouragement au mouchardage, ...
 
Sent: Sunday, February 1, 2015 12:16 PM
 
Subject: TR: De l'hystérie collective des adultes au mot d'un enfant de 8 ans traité comme un. terroriste | Mondialisation
 

 

http://www.mondialisation.ca/de-lhysterie-collective-des-adultes-au-mot-dun-enfant-de-8-ans-traite-comme-un-terroriste/5428517

 

 

De l’hystérie collective des adultes au mot d’un enfant de 8 ans traité comme un… terroriste

 
8-ans enfant

Après l’hystérie collective qui a suivi les attentats du début janvier, à Paris, contre les caricaturistes de Charlie Hebdo et contre une supérette casher, le gouvernement français a appelé à la délation. Et donc les enseignant(e)s deviennent ce qui leur a été demandé d’être : des mouchard(e)s. Les voici qui tombent sur les propos d’un enfant de… 8 ans !

Me Sefen Guez Guez, l’avocat du petit Ahmed, relate ainsi les événements qui ont eu lieu à Nice :

« Tout a commencé le 8 janvier, au lendemain de la tuerie à Charlie Hebdo. Ahmed, 8 ans, était en classe avec ses camarades de CE2, quand on lui a demandé s’il était “Charlie”. Lui a répondu : “Je suis du côté des terroristes, car je suis contre les caricaturistes du prophète.” » [Cité par Alexandra Gonzalez, Apologie du terrorisme : un enfant de 8 ans entendu par la police à Nice, publié le 28 janvier 2015. http://www.bfmtv.com/societe/apologie-du-terrorisme-un-enfant-de-huit-ans- auditionne-par-la-police-860137.html]

Plusieurs questions se posent ici : est-ce le rôle des enseignant(e)s de demander, dans le cadre d’une école, qui plus est d’une école primaire, à un enfant de 8 ans, s’il est “Charlie” ? Comment peuvent-ils(elles) demander à un musulman s’il est “Charlie” ? Autrement dit, s’il est du côté des caricaturistes qui ont sali, de façon obscène et ordurière, le Prophète Mahomet ? En vertu de quel droit, des enseignant(e)s, peuvent-ils(elles) inciter un enfant de 8 ans à parler contre sa religion, celle de ses parents, celle de ses ancêtres ?

Il y a quelques décennies, en France, des professeurs, maîtres de conférences se sont fait virer de l’université pour s’être posé des questions sur les 6 millions de juif(ve)s mort(e)s dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale. Plus récemment, les arrestations, gardes à vue pleuvent sur l’humoriste Dieudonné qui ne prétend pourtant pas faire de l’information, et qui se présente sur une scène, destinée à séparer l’Imaginaire du Réel, où il laisse libre cours à son imagination… pour faire rire (comme les caricaturistes de Charlie Hebdo !). Liberté d’expression lorsqu’il s’agit d’attaquer les musulman(e)s, mais police et tribunal lorsqu’il s’agit d’égratigner les juif(ve)s. Ne faudrait-il pas réviser le fléau de la balance ?

Laissons parler l’avocat d’Ahmed :

« L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais le 21 janvier, le directeur de l’école décide de déposer plainte, pour deux infractions : “apologie du terrorisme” contre Ahmed, et “intrusion” contre son père. Effectivement, l’enfant étant très perturbé et isolé depuis les faits, son père l’a accompagné jusque dans la cour de récréation à trois reprises après le 8 janvier, avant de se voir interdit d’accès. Trois reprises qui lui ont valu cette plainte pour intrusion. » [Idem.]

L’enfant, « perturbé et isolé », n’aurait-il pas reçu des menaces de ses petits camarades chauffés à blanc par l’hystérie politico-médiatico-éducative ? L’attitude d’un père, n’est-elle pas de protéger son enfant ? Voici cet enfant de 8 ans pris dans le tourniquet des mots d’adultes : “apologie du terrorisme”…

Que cet enfant, selon ce que rapporte la directrice-adjointe de la sécurité publique des Alpes- Maritimes, ait refusé la minute de silence, n’est-ce pas compréhensible ? Pour cet enfant, ces hommes qui sont morts ont insulté le Prophète. Il ne faut pas oublier que les caricatures de cet hebdomadaire ordurier représentaient le Prophète dans les positions les plus scabreuses : bonjour l’éducation ! D’ailleurs, comment des autorités politiques, enseignantes, relayées par des médias mainstream, qui prétendent défendre la « liberté d’expression » [sic]… laquelle ?, peuvent-elles forcer les consciences des enfants – dans le cadre de l’école – en les contraignant à une minute de silence ?

Je me souviens encore de cette minute – obligatoire – de silence, le 6 juin 1968, dans mon collège quelques heures après la mort de Robert F. Kennedy : j’avais fait acte de présence hypocrite parce que j’estimais que l’établissement scolaire n’était pas le lieu où l’adolescente de 14 ans que j’étais devait en quelque sorte acquiescer, par une prière que je m’étais bien gardée de réciter, à la politique des Kennedy dont je n’entravais que couic ! Le meurtrier présumé de ce

Kennedy, un Transjordanien, Sirhan Sirhan, qui était né à Jérusalem en mars 1944 et dont la famille avait émigré aux États-Unis comme réfugiée en 1956, était encore emprisonné en 2013.

Me Guez Guez, lui, a davantage les pieds sur terre que les hommes et femmes politiques de notre pays et que les enseignant(e)s de cette école de Nice qui, tous comptes faits, s’en prennent à la parole d’un enfant : « Mercredi, à la question du policier qui voulait savoir s’il connaissait la signification du mot “terrorisme”, Ahmed a eu, selon son avocat, une réponse qui en dit long : “Non, je ne sais pas”. » [Idem]

Qui pourrait donner une définition du mot « terrorisme », par les temps qui courent ? Les bombes qui, depuis des décennies, tombent, la nuit, le jour, sur l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, le Mali, etc., ne sont-elles pas des instruments de terreur ? Ce n’est pas une vingtaine de personnes ciblées qu’elles ont tuées, ce sont des dizaines, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants qu’elles ont massacré(e)s et qu’elles continuent à massacrer. Au regard de ce mot d’enfant, combien d’enfants morts dans ces pays cités ? Rien qu’en Irak… 500.000 enfants sont morts, faute de nourriture et de soins, durant l’embargo « Pétrole contre nourriture » (1996- 2003)… Et, du fait de ces caricatures… combien de morts dans les pays arabo-musulmans ? Quel adulte des pays occidentaux pourrait prétendre faire la morale à cet enfant de 8 ans, après cela ?

Quant au « comportement véhément » du père « depuis plusieurs mois », n’y a-t-il pas de quoi être en colère ? Après les attaques répétées, en France, contre les musulmans, via le foulard islamique, via les caricatures du Prophète (2006, 2012, 2015), ce père devrait-il être insensible aux guerres menées contre les peuples arabes dans leurs propres pays ? Exigerait-on d’un père juif d’être insensible aux camps de concentration?… Cela fait des décennies que les Arabo- musulman(e)s ne sont pas très bien traité(e)s dans notre pays des droits de l’homme, et cela fait des années que les médias mainstream bassinent les citoyen(ne)s avec des réparties injurieuses contre la religion musulmane. Est-il simplement… correct d’attaquer ce qui est du domaine du sacré chez l’autre ? Le pire, c’est que tout ce beau monde d’adultes ne se rend même pas compte du mal qu’il peut faire à des croyant(e)s et du mal qu’il peut faire à des enfants.

Non, ce n’est pas un simple fait divers… L’affaire est grave. Beaucoup plus grave que ne le croient tous ces parangons de vertu qui attaquent la liberté d’expression d’un enfant de 8 ans, au nom de la liberté d’expression de qui, au juste ?

La rupture avec les valeurs républicaines ? Il faudrait déjà que les hommes et les femmes politiques ne fussent pas en rupture avec les valeurs humaines…

Me Sefen Guez Guez, très en colère : « On est face à une hystérie collective. Mon client a 8 ans ! Il ne réalise pas la portée de ses propos. C’est insensé. » [Idem.]

Maintenant, les enfants de 8 ans, s’ils sont musulmans, peuvent être considérés comme des vecteurs du terrorisme et interrogés par la police française.

En réalité, pour les peuples, la liberté d’expression est une conquête :

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-j-cuny/290115/wikipedia-ostracise-francoise-petitdemange-et-michel-j-cuny

Françoise Petitdemange

Ecrit le 30 janvier 2015

20:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2015

GRECE: Victoire! Un maillon de la chaîne austéritaire vient d'ê tre brisé...

 
 
Sent: Sunday, January 25, 2015 9:15 PM
Subject: Un maillon de la chaîne austéritaire vient d'être brisé
 
 
 
Un maillon de la chaîne austéritaire vient d'être brisé

Un maillon de la chaîne austéritaire vient d’être brisé

tsipras

Déclaration de Patrick Le Hyaric

Député, Vice président du groupe de la Gauche Unitaire européenne et gauche Verte Nordique

 


Les pressions de toutes sortes, les menaces, les chantages, venues du monde de la finance, de la commission de Bruxelles, de la chancelière Allemande ne sont pas parvenues à faire reculer le peuple grec. Nous nous en félicitons. En choisissant nos amis du parti anti-austérité Syriza les citoyens de Grèce viennent de signifier clairement qu’ils rejetaient la potion empoisonnée de « La Troïka », qu’ils aspiraient à retrouver leur souveraineté et à ouvrir un nouvel avenir progressiste. Nous adressons nos plus vives félicitations aux militants de Syriza, et à notre ami Alexis Tsipras. Nos vœux de réussite, mais surtout notre solidarité active. Ils en auront besoin tant va s’ouvrir un violent bras de fer pour leur demander de s’aligner sur les dogmes européens considérés par l’oligarchie comme intangible. L’enjeu est énorme pour chaque citoyenne et citoyen européen. Réussir à briser les chaînes de l’austérité en Grèce, signifierait qu’on peut le faire ailleurs, dans chaque pays européen. Ce serait la voie ouverte pour refonder L’Europe afin de placer l’intérêt général, le bien public; la vie humaine au dessus du seul intérêt des marchés financiers. Elle encourage à poser avec force partout, des collectivités locales jusqu’aux institutions européennes les questions liées à la nature et à la légitimité des dettes publiques et du système bancaire et financier.

Une nouvelle période peut s’ouvrir dans L’union Européenne. La réussite d’un nouveau gouvernement de la gauche alternative nous concerne toutes et tous. Comme parlementaire, avec mes collègues de Syriza au Parlement européen je ne ménagerai aucun effort dans le déploiement de cette indispensable solidarité aux côtés du peuple Grec.
Un maillon de la chaîne austéritaire vient d’être brisé. C’est toute la chaîne qu’il faut maintenant casser !


       
 
 
 

08:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2015

Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations,...

OLIGARCHIES

Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

PAR OLIVIER PETITJEAN

En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel... C’est la braderie générale ! Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité. En cas de victoire électorale ce 25 janvier, le mouvement de gauche Syriza saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?

Ce dimanche 25 janvier, les Grecs se rendent aux urnes pour élire un nouveau gouvernement. La perspective d’une accession au pouvoir de Syriza, la coalition de la gauche radicale, seule ou avec d’autres partis, est réelle. Si cette victoire se confirme, ce sera en grande partie à cause du rejet de la politique d’austérité massive imposée au pays depuis plus de cinq ans. Celle-ci s’est traduite par une baisse sans précédent des revenus et des conditions de vie de la plupart des Grecs, jusqu’à menacer leur état de santé [1]. Économiquement, cette politique d’austérité apparaît comme un échec manifeste, si ce n’est pour tous ceux – banques françaises ou allemandes [2], investisseurs étrangers, fonds spéculatifs [3], mais aussi hommes d’affaires grecs – qui ont su y trouver leur compte.

Élément crucial du traitement de choc imposé par la « troïka » (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, Commission européenne) en échange de son aide financière : le vaste programme de privatisations d’entreprises et de patrimoines appartenant à l’État grec. Sur la liste des actifs destinés à la privatisation figuraient notamment les entreprises publiques de production, de transport et de distribution d’électricité et de gaz, l’entreprise pétrolière nationale, les services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, tous les aéroports du pays, tous les ports, des autoroutes, les entreprises ferroviaires nationales, le service postal, ou encore les organismes de loterie et de paris sportifs. Sans compter plusieurs milliers de biens fonciers [4], parmi lesquels de nombreux joyaux comme le manoir vénitien deCastello Bibelli, sur l’île de Corfou, la plage d’Agios Ioannis en Chalcidique, celle deKassiopi encore à Corfou, ou celle d’Agia Triada, à proximité de Thessalonique. Autant de lieux désormais voués aux promoteurs touristiques.

Braderie du patrimoine national

C’est donc une véritable braderie du patrimoine national qui s’est organisée en quelques années. Pour quels résultats ? En 2010, des représentants de la troïka ont avancé le chiffre de 50 milliards d’euros de recettes attendues de ces privatisations. Depuis, ces estimations n’ont cessé d’être revues à la baisse. Fin 2013, l’État grec réussi seulement à récolter 4 milliards d’euros, dont seulement 2,6 effectivement versés – il en espérait encore 11 milliards d’ici 2016, et 25 milliards d’ici 2020. Fin 2014, le chiffre était de 7,7 milliards, dont 3,1 réellement reçus. Les recettes totales espérées à l’horizon 2016 n’étaient plus que de 9,6 milliards d’euros. Soit à peine 20% des espérances initiales...

Malgré l’atmosphère générale de précipitation et les pressions constantes exercées par la troïka pour faire avancer les privatisations, celles-ci progressent lentement, et n’obtiennent pas les résultats escomptées. Si plusieurs opérations significatives sont en voie d’achèvement (la loterie nationale, les aéroports régionaux, le site de l’ancien aéroport d’Athènes, l’entreprise de transport de gaz Defsa), d’autres sont des échecs retentissants, comme la vente des services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, celle de l’entreprise de gaz Depa). Les cessions restantes ne cessent d’être retardées.

Juteuses plus-values, irrégularités et voyage en jet privé

Plusieurs raisons expliquent cet échec relatif pour la troïka et les dirigeants grecs. Tout d’abord, le programme de privatisation s’est heurté à de nombreuses résistances, notamment de la part du pouvoir judiciaire, des syndicats et des citoyens. Ensuite, les investisseurs potentiels ne se sont pas forcément montrés très empressés, notamment les premières années, du fait de l’incertitude politique et parce que ces entreprises connaissaient parfois des dysfonctionnements, aggravés par la crise que traversait le pays tout entier. Enfin, comme c’est souvent le cas en matière de privatisations, les repreneurs se sont retrouvés en position de force, face à des pouvoirs publics désespérés de pouvoir remplir les conditions de la troïka ans les délais imposés, et ont su négocier des prix avantageux.

« C’était le pire moment possible pour initier un programme de privatisations. Normalement on ne devrait pas privatiser au beau milieu d’une crise », déplore un ancien dirigeant de Taiped, l’agence grecque en charge des privatisations, cité par une enquête approfondie du quotidien allemand Tagesspiegel sur les privatisations en Grèce et au Portugal cite. Même du point de vue de ses promoteurs, la manière dont le programme grec a été conçue et menée est un non-sens...

Les entreprises françaises veulent une part du gâteau

Les repreneurs des parts de la loterie nationale (Opap), privatisées par le gouvernement grec, ont ainsi versé 652 millions d’euros, sensiblement moins que le prix théorique correspondant à la capitalisation boursière de la société. Le jour même de l’acquisition, la valeur de l’action a cependant bondi de 6,13 à 9,13 euros. Elle est aujourd’hui de 13 euros, soit le double de sa valeur ! Une juteuse plus-value pour les hommes d’affaires grecs et tchèques qui ont négocié le rachat, et qui étaient les seuls candidats à la reprise. Le président de Taiped de l’époque s’est consolé en partant immédiatement en vacances dans le jet privé du milliardaire grec Dimitris Melissianidis, l’un des repreneurs. Le scandale l’a contraint à la démission. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres des problèmes et des irrégularités qui auront entaché le travail de l’agence. Depuis sa création, celle-ci a déjà changé cinq fois de dirigeant... Un fait qui en dit long sur ce que cache, réellement, la mise en œuvre du programme de privatisation grec.

Les entreprises françaises ne pouvaient pas rester à l’écart d’une telle aubaine. Nombreuses sont les firmes tricolores qui se sont portées candidates à la reprise d’entreprises publiques grecques, encouragées en cela par le président François Hollande, au nom de la « solidarité » des Français avec les souffrances du peuple grec… C’est ainsi qu’Alstom a fait acte de candidature au rachat de Rosco, entreprise de matériel ferroviaire, tandis que la SNCF est retenue parmi les trois repreneurs potentiels de TrainOSE, la société de transport ferroviaire (la décision est attendue pour 2015)
[5]. Le géant du BTP Vinci figure parmi les candidats à la reprise des aéroports régionaux grecs, mais s’est vu préférer un consortium germano-grec. Le groupe pourrait se rattraper avec l’aéroport d’Athènes ou l’autoroute Egniata, dans le Nord de la Grèce. La Poste est également citée parmi les repreneurs potentiels de son homologue grecque, pendant que BNP Paribas et le Crédit agricole conseillent l’agence chargée des privatisations...
[6]

Grâce aux mobilisations, l’eau demeure un service public

Paradoxalement, les entreprises publiques françaises apparaissent au premier rang lorsqu’il s’agit de privatiser à l’étranger. EDF a ainsi manifesté publiquement son intérêt pour le rachat de l’entreprise publique de production d’électricité DEI. La firme française s’intéresserait particulièrement aux actifs et à l’expertise de DEI dans le domaine du lignite, cette forme particulièrement polluante du charbon qu’EDF souhaite également développer en Serbie(lire notre article). Peu importe que les salariés de DEI aient organisé une grande grève en juillet dernier pour protester contre la privatisation de leur entreprise [7] : EDF fait valoir qu’en tant qu’entreprise publique, elle est peut-être la seule en Europe à ne pas avoir peur du pouvoir des syndicats [8]. Les enchères sont attendues en 2015.

Le cas le plus emblématique reste celui de Suez environnement, auquel l’Observatoire des multinationales a consacré une enquête approfondie. L’entreprise française s’est positionnée pour acquérir les services publics de l’eau d’Athènes et de Thessalonique à des conditions particulièrement avantageuses, alors que ces services sont en bonne santé financière et ne paraissent pas avoir besoin d’investissements. Les obstacles à la privatisation se sont accumulés. À Thessalonique, les partisans du service public ont organisé en mai 2014 un référendum populaire : 98% des votants se sont prononcé contre la privatisation de l’eau. Quelques semaines plus tard, la Cour suprême grecque a rendu un arrêt déclarant inconstitutionnelle la privatisation des services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, cela portant atteinte aux obligations de l’État en matière de protection de la santé des citoyens. Dans son rapport de décembre 2014, Taiped ne mentionne plus ces deux entreprises dans la liste des entités à privatiser.

Ruée de capitaux chinois, russes, azéris…

Le programme de privatisations est parfois présenté comme une ruée sur les actifs bon marché, attirant des investisseurs de divers horizons, et notamment de l’Est. Outre le tourisme, l’autre grand projet économique sur lequel parient les technocrates est celui de faire de la Grèce un « hub », une porte d’entrée vers l’Europe depuis l’Asie. D’où l’importance du secteur des transports dans la liste des biens à privatiser. Du fait d’une culture orthodoxe partagée et de la stratégie d’influence du Kremlin, les entreprises russes se sont montrées particulièrement actives. Gazprom a longtemps été le repreneur pressenti de l’entreprise gazière Depa, avant de retirer sa candidature. L’entreprise ferroviaire publique russe RZD s’intéresse aux chemins de fer grecs, ainsi qu’au port de Thessalonique. Mais ces velléités pourraient bien se trouver entravées par la crise ukrainienne et les sanctions occidentales.

Côté Chinois, des investisseurs sont impliqués dans le projet de développement immobilier d’Hellenikon, l’ancien aéroport d’Athènes, qui deviendra le plus important projet urbain d’Europe, sur 620 hectares, si la résistance citoyenne ne parvient pas à préserver cet espace. D’autres s’intéressent à l’aéroport international actuel. L’entreprise Cosco a signé en 2009 un bail pour rénover et gérer une partie du port du Pirée, le plus important de Grèce ; elle est aujourd’hui candidate à son rachat pur et simple. Ses concurrents sont américain, néerlandais et philippin [9]. Plus inattendu, le rachat de l’entreprise de transport de gaz Defsa par une entreprise pétrolière et gazière d’État de l’Azerbaïdjan, s’explique par les grands projets de gazoducs visant à acheminer le gaz de la mer Caspienne vers l’Europe via la Grèce.

Les grands gagnants : les milliardaires grecs

Les principaux bénéficiaires des privatisations grecques ne sont peut-être pas au final les multinationales européennes et les investisseurs orientaux. Ce sont plutôt les milliardaires grecs. On les retrouve dans les consortiums qui se sont vus attribuer la loterie nationale (Dimitris Melissianidis), le site Hellenikon (groupe Lamda Development, appartenant à Spyros Latsis) ou les aéroports régionaux (Dimitris Copelouzos). Les entreprises françaises l’ont bien compris, qui n’ont pas manqué de s’associer aux fortunes locales pour déposer leurs propres candidatures : Aktor (propriété de l’homme d’affaires George Bobolas) pour Suez et Vinci, Damco Energy (groupe Copezoulos) pour Alstom… « Cette privatisation montre l’hypocrisie totale de ce programme : il s’agissait soi-disant de faire venir les capitaux étrangers... Or avec Lamda Development, les décideurs grecs ont en réalité placé l’un des leurs ! », observait une urbaniste interrogée par Mediapart à propos du site d’Hellenikon.

Si la gauche grecque accède au pouvoir, changera-t-elle le cours des choses ? Syriza a toujours promis de suspendre le programme de privatisations, voire de revenir en arrière. Le mouvement a quelque peu modéré ses discours dans la perspective des échéances électorales. Le parti a en revanche ouvertement axé sa campagne sur la remise en cause des privilèges et de l’influence de ces « oligarques », qui ont profité des années de boom de la Grèce et profitent encore aujourd’hui des souffrance de leurs concitoyens [10].

Tracer un chemin alternatif pour la Grèce nécessitera d’aller au-delà du simple rejet de l’austérité, des privatisations et de leurs profiteurs. Il faudra notamment que Syriza sache perpétuer et exploiter la mobilisation et l’esprit de solidarité et d’innovation sociale dont ont fait preuve des millions de citoyens grecs confrontés à l’austérité. C’est ce qu’illustre à sa manière la lutte exemplaire – et victorieuse - contre la privatisation de l’eau de Thessalonique. Il ne suffit pas de défendre les positions acquises, il s’agit aussi d’inventer de nouvelles alliances entre syndicats et citoyens, et de nouvelles formes d’organisation sociale (comme la forme coopérative proposée par l’« Initiative 136 ») pour réinventer des services publics plus transparents, plus efficaces et plus démocratiques. Voilà la vraie réponse aux idéologues de la privatisation.

Olivier Petitjean


Photo : Sam Judson 
CC

Notes

[1] Sur la dégradation des indicateurs de santé liés à l’austérité, lire ici.

[2] Lire notre article.

[4] Le Fonds de développement des actifs de la république grecque (Taiped selon l’acronyme grec), c’est-à-dire l’agence publique chargée de procéder aux privatisations, évoque dans son rapport d’étape de décembre 2014 « plus de 80 000 propriété évaluées, 3 000 présélectionnées en vue de leur développement [euphémisme pour privatisation, ndlr] et environ 1000 déjà transférées à Taiped ».

[5] Ses deux concurrents sont l’entreprise ferroviaire publique russe RZD, en partenariat avec le groupe grec GEK Terna, et la société roumaine Grup Ferroviar Roman (GFR). GEK Terna et RZD sont aussi candidats à la reprise de Rosco, en concurrence avec Siemens et Alstom. Dans les deux cas, la décision est désormais prévue pour 2015, après l’avoir été en 2013, puis en 2014.

[6] BNP Paribas pour l’aéroport international d’Athènes et le Crédit agricole pour le service d’eau de la capitale.

[7] Lire ici.

[8] Source.

[9] Source.

[10]

Lire cet article du Financial Times, presque favorable à Syriza.

 

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10:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/01/2015

FRANCE: une aubaine pour le Pouvoir hollandiste actuel ???

Avec HOLLANDE et ses compères européistes, le McCarthysme revient ... en Euro-tyrannie capitaliste. La France, vit désormais en permanence entre la gendarmerie, l’ armée et les Crs. L’ occupation, pratiquement l’ état de siège, présent partout: le Pouvoir hollandiste tente de remettre ainsi la main sur l’ opinion et les médias “libres” et aux ordres embrayent ... Une diversion magistrale pour tenter de camoufler ainsi ses guerres et les échecs de sa politique intérieure et européiste ... en France. Une aubaine pour le Pouvoir actuel, ... ! Les peuples, les travailleurs et leurs organisations surtout, ne doivent pas se laisser gruger, sous le prétexte de lutte anti-terroriste et de soi-disant “liberté” d’ expression et d’ opinion ! Stop: le “pinochisme” est à nos portes ! On assiste à la militarisation et une otanisation de la société, ...

RoRo
 
 

Attentat contre Charlie Hebdo: Les puissances européennes mettent en oeuvre des mesures d’Etat policier

Crises/guerres Europe France Liberté d'expression

Technology Security

 

Dans toute l’Europe, les gouvernements ont réagi aux récents attentats de Paris en décidant de faire passer rapidement un train de mesures antidémocratiques. Ils profitent du choc et de la confusion suscités par ces événements pour prendre des mesures préparées de longue date et qui jusque-là s’étaient heurtés à la résistance de la population.

Immédiatement après les attaques, la présence policière aux aéroports, devant les ambassades, les bâtiments publics, les sièges des journaux et sur les places publiques a été renforcée au moyen de milliers d’agents supplémentaires des forces de sécurité dans les capitales et les grandes villes européennes.

Des soldats lourdement armés et en treillis ont été déployés partout dans Paris et ailleurs en France, y compris à la Tour Eiffel et sur toutes les places publiques. Certaines parties de la ville ressemblent à une zone de guerre.

Lundi, le ministère de la Défense à Paris a annoncé le déploiement de 10.000 soldats pour maintenir l’ordre et la sécurité et pour assurer la protection des bâtiments publics. De plus, le gouvernement a déployé 4.700 policiers et gendarmes pour assurer la protection des établissements scolaires et les synagogues jugés particulièrement vulnérables.

Suite à un conseil des ministres lundi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a parlé d’une menace permanente. Le premier ministre Manuel Valls a promis plus de moyens financiers pour les services secrets et une surveillance plus efficace.

Lors du sommet sur la sécurité le week-end dernier à Bruxelles, les puissances européennes sont convenues qu’un système de données de passagers à l’échelle européenne serait adopté dès que possible. Les compagnies aériennes seront contraintes de conserver pendant cinq ans les données de leurs passagers. Le général américain et ancien directeur de la CIA, Michael Hayden, a également participé à cette réunion. Hayden est responsable de la mise en œuvre et de l’expansion d’une grande partie des programmes d’espionnage illégaux et anti-constitutionnels développés aux Etats-Unis.

Différents pays d’Europe prévoient leurs propres mesures. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel (Union chrétienne-démocrate, CDU) a appelé à une meilleure coopération entre les services de renseignement.

Le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière (CDU) a souligné lundi qu’en Allemagne, l’une des plus importantes mesures était le déploiement de davantage d’agents de renseignement pour la surveillance des groupes fondamentalistes islamiques (???). A cet effet, le financement devrait être considérablement augmenté, a-t-il dit.

De Maizière et d’autres ont réclamé la réintroduction du stockage de données. En 2010, la Cour suprême avait déterminé que le stockage de masse durant plusieurs mois des données de communications téléphoniques, des courriels et des connexions Internet de tous les usagers sans aucune suspicion légitime, était juridiquement contestable.

L’année dernière, la Cour de Justice européenne a jugé qu’une telle surveillance et collecte de données personnelles étaient illégales. Elle a expliqué que le stockage de communications ne pouvait pas annuler le secret professionnel, y compris ceux des journalistes. Actuellement, au nom de la défense de la liberté de la presse, la classe dirigeante allemande insiste pour que ces mesures antidémocratiques soient rapidement appliquées.

Lundi encore, le ministre de la Justice Heiko Maas (Parti social-démocrate, SPD) a dit que les individus accusés de voyager dans le cadre d’activités terroristes seraient passibles de peines encore plus sévères. Jusque-là, ne pouvaient être punis que ceux qui participaient à des camps terroristes dans le but de préparer un attentat. A l’avenir, ce sera un délit criminel que de se rendre à l’étranger dans l’intention de participer à des attaques ou d’y suivre une formation pour devenir terroriste. Que la personne accusée arrive ou non au camp terroriste ne fera aucune différence.

Selon l’hebdomadaire politique allemand Die Zeit, le porte-parole pour les affaires intérieures, Burkhard Lischka (SPD) s’est plaint de ce qu’il y avait des cas dans lesquels quelqu’un avait fait connaître ses intentions dans une lettre ou sur un réseau social, mais n’avait pu être poursuivi. A l’avenir, ces individus pourront être détenus en Allemagne ou à l’étranger.

Le ministre de la Justice veut aussi créer une infraction pénale spécifique de financement du terrorisme. Des dons, petits ou grands, visant prétendument à soutenir des activités terroristes seraient alors punissables. Aux Etats-Unis, de telles lois sont largement appliquées et servent à cibler des groupes qui ne sont liés directement à aucune organisation islamique fondamentaliste.

Plus tard cette semaine, le gouvernement allemand examinera une loi prévoyant la confiscation des cartes d’identité d’« assaillants potentiels ». Il est d’ores et déjà possible, sous certaines conditions, de confisquer le passeport d’un suspect.

En Grande-Bretagne, le premier ministre David Cameron a annoncé vouloir augmenter drastiquement la surveillance Internet. Il souhaite interdire le cryptage et les applications de messageries chiffrées telles WhatsApp.

Cameron a dit qu’il ne devait pas y avoir de « moyen de communication » que « nous ne puissions lire. » Les gouvernements précédents ont hésité à prendre de telles mesures, a dit Cameron, mais elles sont nécessaires afin d’obtenir « in extremis » toute communication grâce à un mandat signé par le ministre de l’Intérieur. »

La « charte des fouineurs », comme ces propositions ont été appelées lorsqu’elles furent introduites pour la première fois, avait été bloquée au parlement en 2012. Elles obligeraient les entreprises de télécommunications à stocker pour douze mois l’ensemble des données de trafic. Toute personne qui transmet des messages codés ou des dossiers chiffrés devrait permettre aux responsables gouvernementaux d’accéder à cette information protégée par des méthodes cryptographiques. Ceux qui refusent de remettre leur mot de passe seraient passibles d’une peine de prison allant jusqu’à deux ans.

Le gouvernement italien sous le premier ministre Matteo Renzi (Parti démocratique, PD) a également annoncé une expansion significative des pouvoirs de l’Etat. Le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, a annoncé vouloir soumettre une loi au conseil des ministres permettant à la police de confisquer le passeport de tout suspect de terrorisme.

Alfano veut conférer des pouvoirs extraordinaires à la police et aux autorités judiciaires qui permettront une surveillance accrue de l’Internet. Le gouvernement italien projette de fermer des sites Internet suspects (???). A l’avenir, il faudra que les fournisseurs de services Internet collaborent dans « la traque de messages sur les réseaux sociaux qui contribuent à la radicalisation, » a dit Alfano. Le gouvernement interdira aux fournisseurs « d’accepter des sites Internet incitant à avoir un comportement terroriste. »

L’objectif principal de cette offensive coordonnée de la part des puissances européennes n’est pas la lutte contre une présumée « menace islamiste ». Les élites dirigeantes transforment de plus en plus le continent en un Etat policier face à l’accroissement de l’opposition populaire à l’Union européenne et à sa politique. L’armée déployée dans les rues à Paris, le renforcement de l’appareil de renseignement et l’assaut contre les droits démocratiques, ont avant tout pour cible la résistance de la classe ouvrière européenne à l’austérité sur le plan intérieur et à la guerre sans fin sur le plan extérieur.

Par Ulrich Rippert | 14 janvier 2015

Source: http://www.wsws.org/fr/articles/2015/jan2015/euro-j15.shtml

08:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/12/2014

ESPAGNE: Même Courrier International a l'air de trouver ça (un p eu) "sévère"...

ESPAGNE: le franquisme, sans Franco ! Le fascisme revient s’ installer partout en EURO-DICTATURE capitaliste ... Partout la répression policière et financière en attendant “mieux”, ...!
 
Sent: Monday, December 22, 2014 10:44 AM

 
Subject: Même Courrier International a l'air de trouver ça (un peu) "sévère"...
 

En fait, c'est comme sous Franco;

(PS. Franco, Franco..; qui est-ce déjà?)

****

COURRIER INTERNATIONAL:

C’est un Parti populaire bien seul qui a adopté ce 11 décembre la Loi organique de sécurité citoyenne au Parlement espagnol, raconte El País, « face à tous les autres groupes parlementaires, qui la voient comme une ‘loi baillon’ et considèrent qu’elle enfreint des libertés fondamentales ».

Une loi née dans la chaleur des manifestations

Dans un objectif proclamé de protection des citoyens, cette loi limite le droit de manifester et prévoit des amendes pour les participants à des manifestations non-autorisées. Aini, se réunir ou manifester, sans autorisation, dans des installations publiques relève de la catégorie des fautes « très graves », passibles d’une amende allant de 30 001 à 600 000 euros. La loi introduit également une sanction pour tout « manque de respect et de considération » vis-à-vis des forces de l’ordre, qui ne serait pas suffisant pour constituer une infraction pénale, et interdit par exemple de filmer des violences policières contre des manifestants. Le gouvernement de Mariano Rajoy a déposé ce projet de loi il y a un an. Et, s’il a été édulcoré, il continue de susciter l’indignation. Il doit désormais passer par le Sénat, avant d’entrer en vigueur.

Le Diario de León, replace cette loi dans son contexte : la crise économique et son cortège de mesures d’austérité ont donné lieu à d’importantes mobilisations. Il ne fait aucun doute, écrit le quotidien régional, que cette loi est « née dans la chaleur des manifestations », et qu’elle vise à les limiter. Ainsi, poursuit-il, «en 2007, l’année avant la crise, on a recensé 4 527 regroupements […]. En 2013, ce chiffre a grimpé vertigineusement jusqu’à atteintre 43 170″, soit dix fois plus, « sans compter les manifestations qui n’ont pas été recensées ».

Reconduites à la frontière

Vanity Fair Espagne relève 15 choses qui vont disparaître. Il n’y aura, par exemple, plus de campements. «Adieu au 15-M [mouvement des Indignés]. Les forces de sécurité pourront déloger ‘immédiatement’ l’occupation de la voie publique ». Fini aussi les calicots hostiles au Premier ministre : désormais, « on ne pourra pas brandir de pancartes ou crier des consignes clairement hostiles ou vexatoires à l’égard de l’Espagne, des communautés autonomes ou de ses symboles et institutions ».

Enfin, est également prévue dans ce projet une norme destinée aux migrants qui pénètrent massivement dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, sur les côtes africaines. Elle autorise la police et la garde civile à les appréhender sitôt foulé le sol espagnol et à les remettre directement aux autorités marocaines. Cette pratique, appelée « renvois à chaud », est « expressément interdites jusqu’à présent », rappelle El País, car les migrants ont le droit d’introduire une demande d’asile et de consulter un avocat.
En gros vous risquez ça :

21:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/12/2014

Bahar Kimyongür: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie

 
Sent: Tuesday, December 9, 2014 1:47 AM
 
Subject: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie (FR/EN)
 
 


Chères ami(e)s,
 
Voici quelques liens vidéo et presse écrite relatifs à ma conférence au Parlement européen sur la répression en Europe et en Turquie.
Vous trouverez ci-dessous mon communiqué de presse en français et en anglais.
J'y aborde notamment mes 14 ans de bannissement du Parlement européen, mon projet de retour en Turquie, la symbiose entre un Etat policier, en l'occurrence le régime d'Erdogan, et une organisation policière internationale telle qu'Interpol.
 
Bonne lecture.
 
Cordialement.
 
Bahar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bahar Kimyongür: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie
 
Je remercie de tout cœur Mme Judith Sargentini et Fair Trials International de m’avoir invité à parler à cette tribune.
Ma présence ici met officiellement fin à 14 ans d’interdiction d’accès au Parlement décrété pour le même motif que mon signalement Interpol : une action de protestation pacifique menée ici-même le 28 novembre 2000 contre la présence du ministre turc des affaires étrangères de l’époque M. Ismail Cem.
Après ce simple chahut destiné à attirer l’attention internationale sur les prisonniers politiques turcs agonisant dans la plus longue grève de la faim de l’histoire, j’ai été refoulé de multiples fois aux portes de ce Parlement alors que j’accompagnais en tant que traducteur/interprète des délégations d’avocats et de représentants d’ONG turques.
Non, Interpol n’est pas seule à blâmer dans la criminalisation que j’ai eu à subir.
Mais je me réjouis de pouvoir revenir ici et remercie M. Pascal Heymans, chef d'unité de la sécurité qui m’a radié de la liste noire du Parlement européen.
L’action de protestation menée ici même m’a valu d’être accusé en Turquie de chef d’organisation terroriste et d’être à la merci d’une notice rouge d’Interpol lancée par un tribunal à Ankara.
Suite à l’émission de ce mandat d'arrêt international, j’ai été arrêté dans 3 pays différents.
Le 28 avril 2006, la police néerlandaise m’arrêta au bord d’une autoroute alors que je me rendais à Amsterdam pour la préparation d’un concert. Mon signalement Interpol m’a valu d’être incarcéré pendant 68 jours.
Le 17 juin 2013, la police espagnole m’arrêta en compagnie de ma famille à la cathédrale-mosquée de Cordoue alors que nous passions quelques jours de vacances. Cette fois, à cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 5 jours.
Le 21 novembre 2013, la police italienne m’arrêta à l’aéroport Orio al Serio à Bergamo alors que je me rendais à une conférence sur la Syrie. A cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 111 jours dont 12 jours en prison et 99 jours en assignation à résidence.
Interpol m’a ainsi en tout volé 184 jours de liberté. Cela fait au total plus de 6 mois de captivité.
Finalement, grâce à Fair Trials International et à la mobilisation internationale, Interpol m’a définitivement radié de ses fichiers le 22 août dernier.
Fort de ces victoires successives, le 9 septembre dernier, j’ai décidé de passer à l’offensive en demandant à mes juges turcs de pouvoir comparaître librement en Turquie afin de me défendre et d’obtenir un acquittement.
Le 24 octobre dernier, la 10e Cour d’assises d’Ankara a accepté ma requête. Elle m’a octroyé un sauf-conduit d’une durée de 3 mois qui prendra fin le 24 janvier prochain.
Ce vendredi 12 décembre, je suis donc attendu à mon procès à Ankara.
Comme annoncé dans mon dernier communiqué de presse, c’est aujourd’hui, depuis cette tribune, que je compte annoncer mon choix d’assister ou non à mon procès en Turquie.
Après mûre réflexion et consultation de mes amis, camarades et soutiens, je renonce provisoirement à mon projet de retour.
Il est en effet plus sage pour moi de ne pas offrir à mes tortionnaires ce qu’ils interprèteraient comme une capitulation.
D’autant que récemment encore, mes tortionnaires se sont servis de moi pour exercer une torture physique et mentale sur des activistes arrêtés à Istanbul.
Les policiers ont été jusqu’à exhiber des photos privées en disant aux jeunes militants qu’ils torturaient : « Pendant que vous en bavez, votre leader Kimyongür boit du vin dans des bars en Europe. »
On peut s’attendre à tout de la part d’une police qui en arrive à un tel degré de bassesse.
Qui se souvient encore du sort réservé le 16 novembre 1987 aux deux dirigeants communistes turcs Nabi Yagci et Nihat Sargin dès leur arrivée à l’aéroport d’Ankara après 7 années d’exil en Europe.
MM. Yagci et Sargin ont été arrêtés sur le tarmac malgré le fait qu’ils étaient accompagnés d’une impressionnante délégation de leaders politiques, de journalistes occidentaux et d’eurodéputés.
Les deux militants communistes seront ensuite torturés pendant 19 jours dans le « Derin Arastirmalar Laboratuvari » (DAL), le Laboratoire des recherches approfondies de la Sûreté turque à Ankara.
MM. Yagci et Sargin ne seront libérés que le 4 mai 1990, soit 900 jours après leur arrestation à l’aéroport d’Ankara.
Il y a également le cas emblématique et plus actuel de la sociologue turque Pinar Selek exilée en France.
La semaine dernière, la justice turque a lancé un mauvais signal dans l’affaire de cette sociologue turque, une affaire qui dure depuis 16 ans.
Ce vendredi 4 décembre, un procureur a en effet requis la perpétuité à l’encontre de Mme Selek poursuivie pour participation à un attentat à l’explosif en 1998. Le souci est que cet attentat n’a jamais existé.
D’après les rapports d’expertise, il ne s’agissait non pas d’un attentat mais d’un accident survenu suite à une fuite de gaz.
Dans les tribunaux turcs, on n’est jamais à l’abri de « preuves » fabriquées et de « témoins anonymes ».
Troisièmement, ce mardi 2 décembre, le Parlement turc a adopté un projet de loi du gouvernement qui renforce l'emprise de l'exécutif sur l'appareil judiciaire.
Cette nouvelle loi permettra au gouvernement d’évincer tous les magistrats non-alignés à la politique d’Erdogan.
En outre, des débats en commission parlementaire vont avoir lieu cette semaine à propos d’un projet de loi élargissant les pouvoirs de la police. Ce projet de loi permettra aux forces de sécurité de recourir à des armes à feux dans les manifestations.
Le climat politique en Turquie ne me permet ainsi ni de parvenir sain et sauf au tribunal d'Ankara ni de me défendre face à un tribunal impartial.
Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan est un Etat policier, un Etat toujours plus policier où la justice est toujours plus politisée, un Etat qui ne donne aucune chance à la liberté.
 
Merci de votre attention.
Bahar Kimyongür

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE "démocratique": Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurai t pas « RÉGNÉ » plus de 6 MOIS !

 
 
-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Tuesday, December 9, 2014 8:21 PM
 
Subject: Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurait pas « RÉGNÉ » plus de 6 MOIS !
 
publié sur différents sites :
 
Sans le FRONT NATIONAL, HOLLANDE n'aurait pas « RÉGNÉ »  plus de  6 MOIS !
Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et  sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République
n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas
représenté par les partis institutionnels, la simple idée de  revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que  l’ annulation des élections
de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir  et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes
du profit capitaliste et les fondements du  système.
 
Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti,  sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en  effet, toutes les
annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital.
Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système 
capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en  place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à  produire
toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son  émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique  afin de faire
éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.
 
IL EST URGENT D’EN FINIR AVEC LE CAPITAL
Les  crises économiques sont inévitables dans le système capitaliste, comme l’avaient  démontré Marx et beaucoup d’autres. La suraccumulation du Capital
ne peut  conduire qu’à cela. Mais l’origine de la crise qui nous frappe aujourd’hui  démontre encore davantage l’aspect inhumain de ce système : la spéculation
  immobilière sur les ménages étasuniens les plus pauvres, devenus insolvables  comme cela était prévisible. Désormais, le total des emprunts sur la planète
est  devenu 75 fois plus important que les richesses réellement créées. Les  institutions financières au service du Capital ont cyniquement décidé d’en étendre
les effets à l’économie mondiale pour se rembourser sur le dos des  peuples. Les gouvernements occidentaux, à leur service, ont transformé cette créance
privée en dette publique des États. Ce faisant, ils ont renforcé une  arme redoutable contre les acquis des populations. S’ est alors accélérée une  politique
ouvertement en faveur du Capital, faite de lois antisociales, de  cadeaux fiscaux, d’exonérations de cotisations sociales, de plans de  licenciements, mettant les
pays sous la coupe des marchés financiers.
 
La  généralisation du « libre échangisme » se voulant sans barrières et sans  possibilité d’intervention des peuples pour faire valoir leurs droits, baptisé  pudiquement
« mondialisation », a franchi dès lors une nouvelle étape. Outil  essentiel du Capital, l’UE a joué et joue pleinement son rôle pour dessaisir les  peuples de leur
pouvoir d’intervention politique en niant leur souveraineté dans  les cadres historiquement constitués. Elle a été conçue pour ça. Elle ne peut  être orientée pour
faire autre chose.
 
La situation ainsi créée a aiguisé  l’appétit expansionniste des capitalistes pour mettre la main sur les richesses  de toute la planète, au mépris des droits des peuples
souverains sur leur  territoire. Ainsi s’explique la multiplication des interventions militaires  meurtrières ces dernières années au nom du prétexte fallacieux de la
défense des  droits de l’homme. Cela s’ appelle l’impérialisme, stade suprême du capitalisme.  Il n’a pas fini de nuire et peut conduire à la fin de l’humanité.
 
LA  RIPOSTE POPULAIRE EXISTE ET CHERCHE À ÊTRE EFFICACE
En 2009 et en 2010, les  mobilisations ont été massives, animées par le mot d’ordre « La crise, c’est  eux, la solution, c’est nous ! ». Malgré les tentatives des directions
des  organisations institutionnalisées d’en amoindrir la portée, l’esprit de ces  mobilisations est toujours là. Il pose la question de la nécessité de  l’ augmentation
massive et générale, directe et socialisée, des salaires, de la  promotion des services publics et du financement socialisé de la protection  sociale, comme exemple
à étendre à d’autres sphères de la société pour contrer  les prétentions du Capital.
 
Mais là ne s’arrêtent pas les potentiels de  ces luttes qui continuent depuis – malgré l’absence d’impulsion de ceux investis  de la responsabilité de les faire converger.
La conscience grandit ; seul le  Travail crée des richesses ; il est donc légitime à décider de leur utilisation,  et pourtant il est exclu du pouvoir. Et cette légitimité qui
grandit détruit  d’autant celle de ceux qui gouvernent dans la forfaiture la plus totale. 
 
Le point commun de ceux qui agissent est un attachement indéfectible à  la démocratie et à son cadre d’expression issu de la Révolution de 1789, la République.
Pourtant, les institutions politiques françaises mises en place en 1958 et maintenant celles européennes cadenassent toutes possibilités d’ une  expression démocratique.
Ainsi, le Capital qui les a créées dans ce but assure  sa suprématie pour asservir le Travail et pour lui confisquer les richesses  qu’il crée. Elles réduisent les idéaux
progressistes que peut porter la notion  de Gauche à chercher des solutions dans un cadre toujours plus réduit, elles  excluent les travailleurs des lieux de décision,
et sont une machine infernale  pour briser les luttes au nom du respect de la légitimité des élus qui votent  pourtant des lois contre l’intérêt populaire majoritaire.
 
AUCUNE  DICTATURE, FUT-ELLE D’APPARENCE DÉMOCRATIQUE, NE PEUT DURER SANS CADRAGE DE SES  OPPOSANTS
 
Ainsi les pouvoirs successifs ont compris l’utilité dans notre  pays, d’un courant idéologique d’extrême droite pour dévoyer la colère et le désespoir. Non seulement
cela permet de les contenir dans le« cadre », mais en  plus cela protège le cadre lui-même. Car comme dans toute institution à visage démocratique, si personne ne
participe au vote, l’institution devient de fait  caduque et c’est tout le régime totalitaire mis en place par le Capital qui  tombe. Et nous l’avons vu lors des dernières
élections européennes où tous ceux  qui se sont abstenus se sont vus accusés d’avoir fait le jeu du Front National !  Au passage, ces détracteurs sont beaucoup moins
regardants sur la montée  fasciste en Ukraine soutenue par l’occident et la France… Il faut voir l’énergie  déployée par la classe dominante pour nous faire voter afin
de légitimer ses  institutions totalitaires… Dans certains pays, c’est même obligatoire ! Nous  aimerions autant d’acharnement pour les élections prud’hommales.
 
Le  pouvoir socialiste en use, mais ce n’est pas nouveau ; rappelons-nous de la  déclaration de Bérégovoy, 1er ministre en 1993 : « nous avons tout intérêt à  pousser le
FN, cela rend la Droite inéligible ». Face aux luttes contre les  projets gouvernementaux dictés par le Capital, le pouvoir répond «pas de  négociations » hors du cadre
imposé. Dès lors, toute velléité d’une confrontation prolongée pour imposer un autre cadre conforme aux véritables revendications défendues dans les luttes se voit
soumise au chantage à la « chute » du gouvernement conduisant à des élections législatives anticipées qui  favoriseraient le FN. Ainsi toutes les organisations, politiques
ou syndicales,  institutionnalisées ou qui veulent rester dans le cadre actuel, en sont  neutralisées de fait.
 
Au lieu de diaboliser le FN, conduisant de fait à  un appel déguisé à l’ unité nationale des républicains au nom de la lutte contre  le fascisme, il faudrait en caractériser la
nature : le FN est une béquille du  Capital pour dévoyer le mécontentement légitime, diviser les créateurs de  richesses suivant leur nationalité, et ainsi participer à
empêcher les  convergences tout en évitant que le Travail prenne conscience de son rôle  propre. Le Travail est exclu des institutions du Capital. Les rendre illégitimes
est une condition indispensable pour sortir du capitalisme. Ceux qui sont au  pouvoir ne sont pas élus et ceux qui sont élus ne sont pas au pouvoir, mais  participent
à la farce. Le Travail ne peut être représenté que par lui même et  n’ oublions jamais que ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie !
 
C’est pour contribuer à ouvrir d’autres perspectives que  ROUGES VIFS IDF existe. C’est dans cette logique que nous relançons notre site  internet.
Parce que nous sommes le Peuple et que nous sommes légitimes à être le  pouvoir de décider !
 
 
le 28 novembre 2014
 
 
*******
«  L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main, ça c’est 
l’adversaire. L’ennemi c’est celui qui est derrière toi, un couteau dans
le dos.  »
Thomas Sankara
 

21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |