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18/03/2013

La troïka fait les poches des citoyens de Chypre

 
 
From: democrite
Sent: Monday, March 18, 2013 5:55 PM
 
 
 

 

 

Monde - le 17 Mars 2013

La troïka fait les poches des citoyens de Chypre

Le Parlement de Chypre votera demain lundi le plan d’aide européen. En échange de 10 milliards d’euros de prêt, Nicosie doit instaurer une taxe sur les dépôts bancaires. C’est la première conséquence du retour de la droite au pouvoir.

L’Union européenne (UE) instaure un impôt sur le patrimoine… des Chypriotes modestes. Tous les comptes en banque des résidents à Chypre devraient être taxés. À 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros. À 9,9 % au-delà. Ces mesures, si elles sont validées lundi 18 mars par le Parlement, pourraient être la conséquence de l’accord trouvé dans la nuit de vendredi à samedi entre les ministres de l’Économie de la zone euro (Eurogroupe), en coordination avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

Elles sont la contrepartie exigée par les Européens pour que Chypre obtienne 10 milliards d’euros de prêt. Bien moins que les 17 milliards d’euros attendus par Nicosie. Ce prélèvement sur les comptes bancaire devrait rapporter 5,8 milliards d’euros : autant de moins à verser pour les fonds de secours européens.

Par ailleurs, un prélèvement à la source sur les intérêts sera réalisé. Selon le ministre des Finances, Michalis Sarris, les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seraient compensées par la distribution d’actions… Alors que le système bancaire chypriote, vérolé, doit être restructuré.

Car, c’est de ce dernier que vient le problème. Ses avoirs pèsent huit fois le PIB de Chypre. Les banques de l’île possédaient nombre de titres de dette grecque. Or une partie de cette dette a été annulée. Nicosie est victime de cet effacement. La dépréciation des bons du Trésor hellène représente 4,5 milliards d’euros pour les banques chypriotes, aujourd’hui en crise et qui se retournent maintenant vers l’État. S’il laisse une banque faire faillite, celui-ci aura à garantir les dépôts à hauteur de 100 000 euros pour respecter les directives européennes. Cela pousserait le pays à une quasi-faillite.

« J’ai travaillé des années pour mettre cet argent de côté et maintenant, je le perds parce que les Néerlandais et les Allemands en ont décidé ainsi. Cela ne touche pas les Russes », se plaignait Andy Georgiou, samedi. 37 % des sommes déposées à Chypre le sont par des non-résidents, notamment russes.

« C’est du vol ! » confiait à l’AFP, Kyriakos, un trentenaire, samedi, qui, comme des dizaines d’autres Chypriotes, retirait de l’argent de son compte. Le Parlement doit voter l’accord avant l’ouverture des banques, mardi. Sinon, leurs coffres vont se vider.

Le Parlement devait examiner le texte dès aujourd'hui, mais le débat a été repoussé à demain lundi.

Élu président de la République le 24 février, face au candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas (42,52 %), Nicos Anastasiades (57,48 %) n’a pas de majorité au Parlement, renouvelé en 2011. Son Rassemblement démocratique (Disy), centriste, ne dispose que de 20 des 56 sièges à la Vouli. Il aura besoin de l’apport des neuf voix du parti de droite Diko, qui examine encore les détails de l’accord.

Ce racket des épargnants chypriotes est la première conséquence de la perte de la présidence de la République par les communistes d’Akel qui comptent 19 députés dans leurs rangs. Le prédécesseur d’Anastasiades, Dimitris Christofias, qui ne s’était pas représenté, était pudiquement qualifié d’« obstacle politique » par les fonctionnaires européens. Le président communiste refusait un mémorandum à la grecque, qui aurait amené à la privatisations des entreprises publiques.

Gaël De Santis

22:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/03/2013

Irlande, Grèce, Espagne,... et maintenant Chypre, retirons notre fric (salaires, pensions, allocations sociales,..) des banques. ... Ne gardons en compte que ce qui est absolument nécessaire po ur nos paiements du mois....

Irlande, Grèce, Espagne, Portugal, Italie... et maintenant Chypre, retirons donc notre fric (salaires, pensions, allocations sociales,..) des banques.... Ne gardons en compte que ce qui est absolument nécessaire pour nos paiements du mois... Vous allez voir: les banquiers de capitalisme européistes vont nous lécher l’ c... !     Il faut résister, jusqu’à ce que le capitalisme en crève ... Il n’y a pas d’ autre ( s)  solution  ( s )...
 
Conseil de RoRo
 
 
 
Sent: Saturday, March 16, 2013 10:06 PM
 
Subject: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com
 
16/03/2013 22:06:03
Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

Allez hop; tous une pierre autour du cou, et plongez !

Stuppeur, les distributeurs de billets ont bizarrement été vidé de façon préventive. C'est Spagiari au commande depuis wallstreet avec Lagarde dans le rôle de l'entremetteuse à aspirer les fonds. De…

Pour lire la suite cliquez ici


 http://md0.libe.com/photo/502160/?modified_at=1363454864&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

Stupeur, les distributeurs de billets ont bizarrement été vidé de façon préventive. C'est Spagiari au commande depuis wallstreet avec Lagarde dans le rôle de l'entremetteuse à aspirer les fonds.

 

Inséré après mise en ligne de cette page, ce complément qui démontre la nature putschiste de l'opération et celle des États (dont la France) qui l'encadre :

Le gouvernement chypriote a reporté à lundi le débat parlementaire sur le plan de sauvetage négocié avec l'Union européenne, les députés semblant réticents à approuver le texte qui prévoit une taxe sur tous les comptes bancaires en contrepartie d'un prêt de 10 milliards d'euros. Ce délai risque de forcer les banques de l'île à rester fermées à l'issue du week-end, si la Parlement ne parvient pas à valider l'aide européenne avant la reprise du travail mardi matin, lundi étant férié.


De même que la droite parle d'elle en disant les pays démocratiques où ils sont aux commandes et les dictatures là où ils sont tenus à distances, ils parlent d'un plan de sauvetage (???) pour Chypre.

 

Comme dirait Roger lien c'est leur façon de lessiver les mots. Belle illustration ce week-end du comment "sauvetage" est égal à "trahison" :

Souvenez vous, c'était il a y une ou deux semaines. Les applaudissements de tout ce que l'échiquier politicard de la droite au PS compte fusaient pour féliciter le réalisme des chypriotes pour avoir voté pour le candidat libéral parce qu' européophile.


S'il est vrai que celui de gauche aux manettes ne s'était pas singularisé par une tendance à prendre en compte les intérêts populaires, l'île n'était pas mise en coupe réglée par la BCE, l'OMC et le FMI. Ouf, l'erreur est réparée, depuis trois jours ils mènent le sabbat.

Le retour de flamme ne s'est pas fait attendre, aussi féroce que soudain à l'occasion d'un pont pour éviter les réactions :

 

Chypre : la population sous le choc, le président justifie les sacrifices

Beaucoup de Chypriotes étaient sous le choc, samedi, euros comprenant une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.
 

L'accord a été conclu dans la nuit de vendredi à samedi, et les résidents de l'île méditerranéenne l'ont découvert à leur réveil. Des queues étaient visibles devant les banques, les particuliers tentant de retirer le plus d'argent possible.

Les bailleurs de fonds de Chypre - UE et FMI - ont en effet demandé l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 6,75 % sur tous les dépôts bancaires de moins de 100 000 euros et de 9,9 % au-delà de ce seuil, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.


 

Traduction les salaires, les retraites, au préalablement virés obligatoirement sur des comptes bancaires, l'épargne populaire subissent une ponction obligatoire et retenue d'office de près de 7% (9%) pour les compte de plus 100 000€ .

 

Mais mais mais, il y des compensations ;Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d'actions, a précisé le ministre des Finances Michalis Sarris.

Moralité : le p'tit peuple saignera, les plus gros, eux, encaisseront.

Pour les autres, très gros de la grande bourgeoisie et ses comparses; ils sont déjà à l'abri par leur maitrise des rouages financiers.

 

La presse est pour partie surprise de la réaction de colère : qui comme en Islande, se propage comme feu de foret dans l'arrière pays niçois :

 Je n'ai pas grand chose, mais je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour les erreurs des banques."

 

Bien organisé pour coincer toute volonté de résistance, les agences bancaires étaient fermées pour le week-end, et jusqu'à mardi matin, lundi étant férié sur l'île. L'administration chypriote disant patelin :

Ces retraits ne vont toutefois pas empêcher la ponction sur les comptes de toute personne résidant sur l'île. Les montants correspondant à la taxe "sont déjà bloqués et ne peuvent plus être transférés", assure Marios Skandalis, vice-président de l'Institut des comptables publics de Chypre. Cette mesure est censée rapporter 5,8 milliards d'euros au gouvernement.

Le président du coin nous la fait Blummolet :

Le président Nicos Anastasiades a justifié ce plan, qualifié de "douloureux", par le risque "d'effondrement" du système bancaire qui précipiterait une faillite et une éventuelle "sortie de l'euro". "Nous avions le choix entre le scénario catastrophe d'une défaillance non contrôlée, et une gestion douloureuse mais contrôlée de la crise"

et ici on nous annonce des ordonnances: 

Le président Nicos Anastasiades a justifié ce plan, qualifié de "douloureux", par le risque "d'effondrement" du système bancaire qui précipiterait une faillite et une éventuelle "sortie de l'euro". "Nous avions le choix entre le scénario catastrophe d'une défaillance non contrôlée, et une gestion douloureuse mais contrôlée de la crise"

 

Ici, la méthode chypriote, avec le processus des ordonnances, est un choix qui doit certainement trotter dans les têtes roses qui nous gouvernent. Nous ne sommes pas à l'abri d'une telle extorsion de fonds par la cavalerie de Blummollet.

Je veux qu'un représentant du gouvernement m'explique pourquoi cet accord était la meilleure solution". "Cette décision est bien pire que ce à quoi nous nous attendions et contraire à ce que nous affirmait le gouvernement encore pas plus tard que la nuit dernière", a ajouté le président de la commission des finances au Parlement, Nicholas Papadopoulos.

Prêt à parier qu'un Emmanuelli sortira du chapeau pour dire que les socialistes trouve que c'est dure et que la majorité du groupe fera comme à chypre.

Un pote de Canaille le Rouge, d'une tolérance qui n'effleure pas La canaille plaint les socialistes sincères qui vient ce que fait la direction de leur parti.

Depuis 1920 qu'ils sont à plaindre il serait temps qu'ils deviennent adultes et en tirent les conséquences d'autant que ceux qui l'étaient au parlement retombent tellement en enfance qu'ils en deviennent des auxiliaires de l'union sacrée

19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/03/2013

[mpep] La République est une et indivisible ! NON aux projets dé létères de l'Union européenne et du gouvernement !

http://static.skynetblogs.be/media/1355/cartereferendum-thumb.jpg

 
 
From: M'PEP
Sent: Sunday, March 03, 2013 7:08 PM
 
Subject: [mpep] La République est une et indivisible ! NON aux projets délétères de l'Union européenne et du gouvernement !
 
LA RÉPUBLIQUE EST UNE ET INDIVISIBLE ! NON AUX PROJETS DÉLÉTÈRES DE L'UNION EUROPÉENNE ET DU GOUVERNEMENT !

Par les Clubs penser la France (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Le 3 mars 2013.

La République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les projets délétères que sont l’Acte III de la décentralisation, la ratification promise par François Hollande de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » et le référendum régional prévu le 7 avril 2013 visant à instituer l’Alsace comme « région d’Europe » tournée « vers l’espace germano-suisse ».

Faut-il s’étonner si le MEDEF se félicite des évolutions institutionnelles en cours ? Il en est l’inspirateur direct puisque, dans son manifeste intitulé « besoin d’aire », Mme Parisot se prononce pour la « reconfiguration des territoires », pour de « nouveaux transferts de souveraineté » de l’État vers Bruxelles et vers les euro-régions dans le cadre des futurs « États-Unis d’Europe », sans oublier l’ « Union transatlantique », dont le président Obama a annoncé le lancement dans son « Discours sur l’état de l’Union ».

(…)

 

19:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

[Video] Periodista cubana sufre represión policial... en Madrid. Se apellida Sánchez, pero no tiene la sue rte de llamarse Yoani. Los medios ignoran el caso

 
 
Sent: Sunday, March 03, 2013 9:00 PM
 
Subject: Fwd: [Video] Periodista cubana sufre represión policial... en Madrid. Se apellida Sánchez, pero no tiene la suerte de llamarse Yoani. Los medios ignoran el caso
 

Periodista cubana sufre represión policial... en Madrid: al habla con Heidi Sánchez

Ver video
http://www.cubainformacion.tv/index.php/en-portada/48527-...

Voir la vidéo: ces images tragiques, en particulier ces personnes alignées contre un mur, me rappellent les heures sombres de l'occupation nazie...
Ces policiers, issus de milieux populaires, à l'emploi stable, obéissent aux ordres...


Elle s'appelle aussi Sánchez, mais elle n'a pas la chance de s'appeler Yoani. C'est pourquoi son cas n'intéresse pas la presse espagnole. Heidi Sánchez Médina, journaliste cubaine résidant à Madrid, a souffert de la brutalité de la police espagnole en couvrant pour Monde Ouvrier les protestations sociales récentes. Chambre : Javier Couso.

Article de Heidi Sánchez dans « Monde Ouvrier »:

Agression brutale de la police contre la presse espagnole

Si ceci s'était passé à Cuba cela aurait été différent
 
Yoani Sánchez, qui invente des détentions et des agressions jamais démontrées, est portail de beaucoup de moyens, tandis qu'aucun média important ne fait mention de journalistes attaqués qui effectuaient leur tâche ce dernier 23 février

Heidi Sánchez 26/02/2013 - Monde Ouvrier. - L'Espagne, un pays développé, membre de l'Union Européenne, donne des leçons de démocratie à des pays qu'elle qualifie du Tiers Monde, un de ses axes préférés étant Cuba, nation que l'on accuse systématiquement de pratiquer la censure médiatique et d'empêcher la liberté d'expression, tandis que des journalistes de médias espagnols sont attaqués par la police quand ils couvrent des manifestations.

Comme dans une guerre il faut porter un costume de conflit, mais non, ici, au milieu de la capitale, Madrid, les journalistes et reporters photographes, pour couvrir toute manifestation doivent être protégés avec des casques et être bien identifiés, ce qui n'empêche pas que la police anti trouble s'attaque systématiquement à la presse en empêchant son travail d'information.

Le monopole médiatique est entre les mains des grands moyens de désinformation, ceux qui dénoncent qu'à Cuba la presse est aux ordres du ¨ régime ¨ et qui profitent de la plus petite occasion pour déformer tout fait qui arrive dans l'Île.  Nous trouvons un exemple clair avec la ¨dissidente¨ cubaine Yoanis Sánchez, dont la seule tâche est de calomnier son pays, arrivant à inventer des détentions et des agressions jamais démontrées avec preuves et y compris affirmer à des occasions réitérées qu'elle souffre de persécutions et qu'elle a fait l'objet d'une surveillance. Il a été démontré qu'elle n'a jamais été une victime de mauvais traitements ni de violence de la part de la police ni de la nation cubaine, bien qu'elle soit soutenue par nombre de médias quand elle dit de semblables barbaries.

Au contraire en Espagne de la supposée liberté de la presse, on ne trouve aucune mention de l'agression gratuite et brutale contre des journalistes. Aucun important moyen n'a fait mention des journalistes attaqués qui effectuaient leur travail ce 23 février passé, tandis qu'une une protestation était très suivie contre la politique de coupures sociales imposée par le gouvernement de Rajoy.
 Clairement, si ceci s'était passé à Cuba la chose serait différente.


-------- Message original --------
Sujet: [Video] Periodista cubana sufre represión policial... en Madrid. Se apellida Sánchez, pero no tiene la suerte de llamarse Yoani. Los medios ignoran el caso
Date : Sun, 3 Mar 2013 09:03:31 +0100
De : Cubainformación.tv mailto:cubainformacion@cubainformacion.tv
Répondre à : cubainformacion@cubainformacion.tv
Pour : Cubainformación mailto:cubainformacion@cubainformacion.tv


Periodista cubana sufre represión policial... en Madrid: al habla con Heidi Sánchez

Ver video
http://www.cubainformacion.tv/index.php/en-portada/48527-...

Se apellida también Sánchez, pero no tiene la suerte de llamarse Yoani. Por eso a la prensa española su caso no le interesa. Heidi Sánchez Medina, periodista cubana residente en Madrid, sufrió la brutalidad de policía española al cubrir para Mundo Obrero las recientes protestas sociales. Cámara: Javier Couso.

Artículo de Heidi Sánchez en "Mundo Obrero"

Brutal agresión de la policía contra la prensa española

Si esto hubiera pasado en Cuba la cosa hubiera sido diferente
 
Yoani Sánchez, que inventa detenciones y agresiones nunca demostradas, es portada de muchos medios, mientras ningún medio importante hace mención a los periodistas agredidos que realizaban su labor el pasado 23 de febrero

Heidi Sánchez 26/02/2013 - Mundo Obrero.- España, un país desarrollado, miembro de la Unión Europea, va dando lecciones de democracia a países que califica del tercer mundo, siendo uno de sus ejes blancos preferidos de crítica Cuba, nación a la cual se acusa sistemáticamente de practicar la censura mediática e impedir la libertad de expresión, mientras que periodistas de medios españoles son agredidos por la policía cuando cubren manifestaciones.

Como si de una guerra se tratara hay que llevar una indumentaria de conflicto, pero no, aquí, en medio de la capital, Madrid, los periodistas, cámaras y fotoreporteros, para cubrir cualquier manifestación deben protegerse con cascos y estar bien identificados, lo que no impide que la policía antidisturbios arremeta sistemáticamente contra la prensa impidiendo su labor de informar.

El monopolio mediático está en manos de los grandes medios de des-información, estos ¨colegas ¨ que denuncian que en Cuba la prensa esta sujeta a las órdenes del ¨ régimen ¨ y que aprovechan la menor oportunidad para tergiversar cualquier cosa que suceda en la Isla. Un ejemplo claro lo encontramos con la ¨disidente¨ cubana Yoanis Sánchez, cuya única labor es la de calumniar a su país, llegando a inventarse detenciones y agresiones nunca demostradas con pruebas e incluso afirmar en reiteradas ocasiones que sufre de persecuciones y que ha sido objeto de vigilancia, siendo demostrado que nunca ha sido víctima ni de maltratos ni de violencia por parte de la policía de la nación caribeña, a pesar de ser portada de muchas medios cuando ha dicho semejantes barbaridades.

Por el contrario en la España de la supuesta libertad de prensa no se encuentra ninguna mención de la gratuita y brutal agresión a los periodistas. Ningún medio importante hace mención a los periodistas agredidos que realizaban su labor el pasado 23 de febrero, mientras se realizaba una protesta multitudinaria contra la política de recortes sociales impuesta por el gobierno de Rajoy. Claro, si esto hubiera pasado en Cuba la cosa sería diferente.

 

José Manzaneda

Coordinador de Cubainformación

Tel.: 94-4151107

www.cubainformacion.tv

 

¿Sabe usted que hay 5 cubanos presos en cárceles de EE.UU. por luchar contra el terrorismo?

www.libertadparaloscinco.org.es


 

12:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/03/2013

Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

 
 
Sent: Sunday, March 10, 2013 10:17 AM
Subject: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com
 
10/03/2013 10:17:03
Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

Italie: derrière l'écran de fumée

Début de l'opération de décompte des bulletins dans un bureau de vote de Rome - "BiP-Bip" Cela tambourine dur pour faire un bruit d'enfer permettant de ne pas entendre le son de ce qui sort des…

Pour lire la suite cliquez ici


http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2013/02/2502-ElectionsLiveItalie_0.jpg 

     Début de l'opération de décompte des bulletins dans un bureau de vote de Rome - "BiP-Bip"

 

Cela tambourine dur pour faire un bruit d'enfer permettant de ne pas entendre le son de ce qui sort des urnes:


Avec toujours et encore cet argument visiblement encore  opérant "c'est dangereux , c'est populiste".


Pour les initiateurs  de cette campagne, un objectif : contourner un fait majeur, une première dans l'UE. Un des pays fondateur de l'UE, à l'origine du marché commun, vient de rejetter la logique des marchés et ceux qui en ont fait bréviaire, crédo, livre rose voire rougeatre.


Il ne faut pas que cela soit perçu et compris.


L'article de Francis Arzalier paru dans collectif-communiste-polex.org/scrute les réactions et démonte l'opération enfûmage.


 

 http://www.socialgerie.net/IMG/jpg/en_tete_polex_2.jpg

LE SYNDROME ITALIEN DE L’EUROPE DES MARCHÉS.

envoyer un lien sur cet article a un ami

publié le : 6 Mars, 2013

Depuis le 25 février, nos journalistes consensuels n’en finissent pas de flétrir les électeurs italiens qui se sont débrouillés pour ne pas avoir de majorité claire à la sortie des urnes : « Ingouvernables, incompréhensible, vous dis-je ! ». Ce faisant, ils occultent soigneusement la signification de ce scrutin, évidente pour qui n’a pas l’esprit obscurci par les dogmes du capitalisme « européen », qu’il soit de gauche comme au « Monde » ou « Libération », ou de droite comme au « Figaro ».


Pour la première fois depuis longtemps, un des peuples les plus nombreux de notre continent a envoyé une furieuse gifle électorale au museau de l’Europe supranationale, soumise aux spéculateurs financiers, ordonnateurs de l’austérité, du chômage et de la régression sociale. Le « Professeur » Monti, expert admiré de nos médias, intronisé à la tête de l’Italie par les dirigeants bruxellois pour imposer aux Italiens la destruction de leur niveau de vie, a reçu la leçon de sa vie, avec moins de 10% des vois. La droite coalisée derrière l’histrion Berlusconi, le Parti Démocrate, dit « de gauche », bien qu’il ait approuvé la cure d’austérité « européenne », frôlent à peine le tiers des suffrages, c’est-à-dire perdent en influence sur les scrutins précédents ; ce n’est certes pas la faute des électeurs transalpins si un mode de scrutin absurde donne, avec une minorité de voix, la majorité des députés à l’Assemblée aux uns (le PD de l’ancien communiste Bersani converti aux vertus du profit ) et la majorité des sénateurs à la droite coalisée. Encore a-t-il fallu que Berlusconi se découvre opposé aux mesures antisociales à l’occasion des élections pour obtenir ce piètre résultat. Quant aux communistes italiens, englués dans un discours ambigu (« mieux vaut la gauche que la droite, même si elle fait le même sale travail »), ils dégringolent à un peu moins de 3% : les héritiers de Gramsci, de Togliatti, se sont eux-mêmes peu à peu éliminés du jeu politique, par leurs dérives opportunistes successives : il leur reste le champ des luttes à l’usine et dans la rue, ils y sont et seront présents…


Le seul vainqueur évident de la compétition électorale est le « mouvement 5 étoiles » animé par l’humoriste Pepe Grillo, qui explose avec plus d’un électeur sur quatre (dont beaucoup d’électeurs communistes). Nos bavards de la presse écrite et orale n’en finissent plus de discours haineux et méprisants à leur égard : « Populistes ! ». ainsi nos énarques baptisent-ils les politiciens qui disent tout haut ce que pensent tout bas les majorités salariées, que l’euro fut catastrophique pour le niveau de vie, que les Italiens devraient retrouver leur indépendance nationale, être les seuls en mesure de choisir leur gouvernement, leurs lois, de contrôler leur économie et leurs frontières, etc..


Certes, Pepe Grillo est parfois ambigu, ce n’est ni Togliatti, ni même Berlinguer, dirigeants d’un P.C .I. qui fut un des plus glorieux de l’Europe. Mais ses discours ont été assez justes et novateurs pour entraîner des millions de travailleurs italiens à ses meetings, malgré la hargne de la presse : il serait infantile de mépriser cette réalité nouvelle. Comme le constatait le philosophe Gianni Vattino, « l’Italie est un laboratoire politique » qui préfigure le soulèvement des peuples du continent contre « l’Europe supranationale », soumise à Obama et aux marchés (Libération, 26.02.2013).


Un premier pas, qui ne doit pas se laisser dériver vers la démagogie, la xénophobie et « l’apolitisme ». Mais un pas qui en appelle d’autres, dans les luttes sociales et politiques, et dans le renouveau du mouvement révolutionnaire.

FRANCIS ARZALIER

 

 

 

 

 

20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

« L'Union européenne contre les droits des femmes », par la députée européenne Inés Zu ber (PC Portugais)

 
 
From: Marc van Campen
Sent: Saturday, March 09, 2013 5:36 PM
 
Subject: « L'Union européenne contre les droits des femmes », par la députée européenne Inés Zuber (PC Portugais)
 
 
 
 

08-ines-zuber.jpgL'Union européenne contre les droits des femmes



Article de la députée européenne Inés Zuber (Parti communiste portugais)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





On commémore la Journée internationale de la Femme. Il nous revient à nous, communistes, de rappeler que la commémoration de cette journée – proposée il y a 103 années de cela par Clara Zetkin – est historiquement liée au mouvement révolutionnaire, à l'émancipation des travailleuses dans la lutte du prolétariat contre l'exploitation capitaliste. Un événement qui s'est transformé, au fil des ans, en une célébration symbolique de luttes bien plus vastes de toutes les femmes pour leur émancipation économique, sociale et politique.



Et il nous revient à nous également, communistes, de ne pas laisser faire l'instrumentalisation et la manipulation de cette journée pour donner un blanc-seing aux politiques de droite, d'exploitation capitaliste, et aux responsables de la mise en place de ces politiques qui, naturellement, usent toujours de cette date pour feindre l'indignation face à ces inégalités « inacceptables » entre hommes et femmes, inégalités que reproduisent chaque jour les politiques qu'ils mettent en œuvre, défendent et cautionnent.



Cette semaine sera même célébrée dans les institutions européennes. Conférences, séminaires, affiches dans les couloirs, déclarations d'intentions, bouquets de fleurs, enfin, beaucoup de marketing atour d'une journée qui est celle des travailleuses et non de ceux qui remettent en cause leurs droits chaque jour tout en cherchant à se défausser sans gêne de leurs responsabilités.



Le diagnostic partagé



Dans toutes ces initiatives organisées par le Parlement européen ou par la Commission européenne, on fait des diagnostics « alarmés » sur la difficile situation des femmes en « temps de crise ». Et en analysant des chiffres effectivement préoccupants, tous seront unanimes pour manifester leur inquiétude.



On nous dira que les femmes sont plus sévèrement touchés par les « effets de la crise » Que les femmes sont les plus touchés par la destructions des fonctions sociales d’État. Que ce sont les femmes qui travaillent le plus à temps partiel (dans l'UE, en 2011, quatre fois plus que les hommes) et qu'elles subissent plus les contrats de travail « atypiques », que les politiques de coupes dans les investissements publics, y compris les baisses de salaires et les licenciements, touchent surtout la fonction publique, secteur où, dans l'UE, 70% des travailleurs sont des femmes.



On nous dira que tous ces facteurs ont un impact énorme sur le montant des retraites que les femmes se verront accordées. On nous dira que les coupes dans les aides sociales – comme les coupes dans les allocations familiales au Portugal – affectent le droit des femmes à donner à leurs enfants une vie digne.



On nous dira que la pression sur les familles augmentera les violences domestiques, majoritairement contre les femmes. On nous dira que dans l'UE, 23% de la population (données de 2010) sont sous le seuil de pauvreté et que la paupérisation de la population touche surtout les femmes, notamment les femmes âgées qui vivent seules et celles qui sont à la tête d'une famille mono-parentale.



On nous dira de nombreuses vérités.



Les causes se trouvent dans cette Europe



Ce qu'on nous dira pas lors de ces commémorations officielles, c'est que les causes de ce recul de civilisation que les femmes vivent aujourd’hui dans plusieurs pays de l'UE sont les politiques de droite qui visent à l'accumulation de richesse et des profits entre des mains privés, n'hésitant pas à casser les fonctions sociales de l’État et à appliquer des politiques qui facilitent l'exploitation maximale de la main d’œuvre féminine.



Si ces messieurs qui parlent à la Commission européenne et au Parlement européen ont défendu et mis en pratique l'ingérence étrangère dans notre pays, ils ont également défendu la dérégulation du code du travail, la casse des conventions collectives – un des meilleurs instruments pour combattre les discriminations salariales – ont défendu les baisses de salaires et des aides sociales, les licenciements dans la fonction publique, dont ils admettent que cela touche d'abord les femmes.



Tout cela, au Portugal (comme en Grèce et en Irlande) fait partie des mémorandums qu'ils ont soutenu et qu'ils disent inévitables. Ils défendent, par exemple, le Semestre européen et approuvent ses recommandations pour 2013, ils ont donc approuvé : le « développement des régimes de travail flexibles », la diminution des allocations-chômage et des salaires.



Ce n'est pas nous qui le disons. C'est, tout simplement, écrit. La majorité du Parlement européen a adopté ces recommandations : cette même majorité qui se plaint des conséquences de ce qu'elle a provoqué.



Quelles solutions ?



Pour résoudre ce qu'ils estiment inacceptables, ils proposeront : les mêmes politique d'austérité et de redressement budgétaire mais, cette fois, avec des « préoccupations de genre » de façon à ce que les effets négatifs pour les femmes soient « nuancés ».



Et ils ne feront rien, ensuite, en pratique, pour renforcer les fonctions sociales d’État, renforcer les lois de façon à défendre les droits des femmes et à garantir des salaires dignes pour les travailleuses.



Mais, certainement, les femmes ne laisseront pas faire l'instrumentalisation de cette journée. Elles continueront la lutte et la résistance pour la dignité.

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14:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2013

Manif anti-mariage homo: ne soyons pas dupes s79

 
 
 
From: Jany Sanfelieu
Sent: Saturday, January 12, 2013 9:29 PM
 
Subject: Manif anti-mariage homo: ne soyons pas dupes
 
 
Chers camarades et amis,
 
merci de prendre connaissance du texte du PRCF (mis en PJ et ci-dessous) et de le diffuser si vous le souhaitez.
 
Bien cordialement,
Jany Sanfelieu (pour la commission exécutive du PRCF)
 
 
 
 
MANIF ANTI-MARIAGE HOMO : NE SOYONS PAS DUPES !

La droite ultra se saisit du mariage homo pour se regrouper

Dimanche les droites extrêmes, les extrêmes-droites, les droites de droite, les catholiques de droite, les musulmans de droite, les juifs de droite, aidés par l’école confessionnelle privée subventionnée par l’Etat, vont déferler sur Paris à grands coups de millions, de TGV spéciaux, de centaines de bus, et en disposant du support d'une campagne médiatique permanente relayée par la hiérarchie catholique au sein des écoles privées subventionnées par l’Etat.

Même si l’UMP et Marine Le Pen feignent tactiquement de rester sur la réserve (tout en envoyant leurs troupes au « front »…), la manif contre le mariage homo servira de tremplin à ce début de « mariage bleu marine » entre l’ultra-droite copéiste et le « rassemblement bleu marine », bref à ce que le PRCF a été le premier à nommer « l’UM’Pen ». Et cela quelle que soit la bonne foi – que nous ne suspectons pas et que nous respectons – de millions de nos concitoyens inquiets, à tort ou à raison, de voir remis en cause les fondements de la famille traditionnelle.
On peut bien entendu, y compris entre communistes, défendre des opinions différentes sur cette question délicate où l’articulation entre point de vue de classe et vision sociétale n’est pas immédiatement perceptible : il n'y a pas "une ligne" en ces domaines et une réflexion sereine sur différents aspects du problème doit avoir cours, librement, sans invectives et dans le respect mutuel. Dans cet esprit le PRCF est sur le point de publier une réflexion marxiste de G. Gastaud, philosophe marxiste, intitulée « Question sociale et questions sociétales » : non pour figer les positions au sein du PRCF, mais pour ouvrir une réflexion marxiste sur l’avenir de la famille et de la « filiation ». Faut-il dire que le préalable absolu d’une telle réflexion est de refuser de cautionner de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler à de l’homophobie ou de saisir le débat en cours pour frayer avec la pire réaction ? Nous disons cela tout en ayant à l’esprit que bon nombre de ceux qui, sans voir le piège politicien, sympathisent avec les thèmes AVOUES de la manif de dimanche, ne sont en rien des fascistes et qu’il convient de discuter par-delà les clivages sociétaux avec tous ceux qui comprennent que l’essentiel, alors que la classe ouvrière et que la nation française sont menacées d’écrasement par l’Europe de l’argent, est de travailler dans leur diversité philosophique à la mise en place d’un nouveau CNR destiné à sauver notre pays de l’euro-désintégration pour ouvrir la voie au changement de société.
En revanche voir la clique de l'argent, l'UMP, le FN, la hiérarchie romaine, la grande majorité des muftis et des rabbins, descendre dans la rue nous dire comment doivent vivre  et aimer les citoyens d’une République laïque qui, aux termes de la loi constitutionnelle de 1905, « ne reconnaît ni ne salarie aucun culte », c'est un peu fort de café ! Que les Églises prient, que les partis politiques fassent de la politique et que les capitalistes exploitent le travail d’autrui – tant que la révolution sociale ne vient pas mettre fin à cela – c'est dans l'ordre des choses capitalistes. Que tous ces gens s'unissent pour nous dire LA morale, et surtout, pour préparer une contre-offensive générale contre les acquis sociaux et les libertés démocratiques, là NON MESSIEURS !

Disant cela, nous n’avons garde d’amalgamer l’ensemble des croyants à ces hiérarques qui, manifestement, n’ont jamais médité à fond, contrairement à tant de prêtres ouvriers et de croyants engagés dans les luttes sociales, le précepte « aimez-vous les uns les autres », « aime et fais ce que veux » (Augustin) ou « tous les hommes sont frères » - que Marx et Engels ont songé un moment à adjoindre à la devise finale de leur Manifeste communiste : « prolétaires de tous les pays unissez-vous » !

Disant cela nous ne cautionnons en rien le Parti socialiste et son gouvernement social-libéral, social en paroles, libéral en fait. Nous ne sommes pas dupes du fait que le PS se sert des clivages sociétaux pour camoufler sa politique réactionnaire de destruction de la nation républicaine, de la Sécu et du code du travail au nom de la sinistre « construction » européenne. Combattre la droite et l’ultra-droite n’empêchera jamais le PRCF d’appeler à l’OPPOSITION POPULAIRE contre le gouvernement de Zapat-Ayrault !

Mais faut-il pour autant laisser dire que le mariage homo est le principal danger actuel pour les familles de France ? C’est une plaisanterie que d’affirmer cela au moment où la crise capitaliste, s’additionnant à celle de l’euro et à la « construction » européenne, produit à la chaîne des difficultés majeures pour les familles populaires passées au broyeur de la précarité, du chômage de masse, de l’impossibilité pour les jeunes de se loger, de trouver un emploi, voire de se marier et de faire des enfants s’ils le souhaitent !
Qui détruit les familles avec l'arme du chômage consciemment utilisée pour museler les travailleurs,?
Qui détruit les familles en Libye ou en Syrie ou en Afrique en fomentant des guerres sur tous les continents?
Qui détruit les familles en opposant un fanatisme, un fondamentalisme à un autre, en détruisant à la fois la conscience de classe prolétarienne et le patriotisme républicain pour leur substituer le communautarisme religieux des uns et la xénophobie des autres ?
Qui détruit les familles par la haine séculaire des femmes et leur exploitation "de prolétaire du prolétaire" aujourd'hui encore?

Qui détruit les familles en reportant sur elles la solidarité nationale détruite (casse de la Sécu, des services publics, de l’école publique, de l’école maternelle, des régimes de retraites, avec de sourdes menaces sur les pensions de réversion ?).
Qui détruit les familles par le racisme homophobe, car les homos sont les fils et les filles d'une famille !

Alors qu'ils défilent, le cortège du fric, du sabre et du goupillon. Mais nous savons, nous, que ce cortège, quels que soient les prétextes ou les naïvetés de certains, c'est le cortège de la noire réaction, le premier acte du mariage « sociétal » de la droite pseudo-républicaine et de l’extrême droite, avant que celle-ci n’en vienne à se marier politiquement et électoralement en faisant planer une lourde menace sur ce qui reste de libertés démocratiques.

 

 

 

Pôle Position du 11 Janvier 2013

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cartereferendum



2013 - 01 - 11 (MANIF ANTI-MARIAGE HOMO - ne soyons pas dupes).doc

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/12/2012

l'Union européenne: la fin d'un rêve et des belles promesses du capitalisme ... ! s79

 
 
 
 
dettegrecque
 
cartereferendum

14:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/11/2012

En Belgique, « Le mouvement populaire de résistance, c’est le PC B qui l’anime » h1c7

 
 
 

http://users.skynet.be/roger.romain/resistance.html

 

Histoire :: Le PTB, un des porte-drapeaux de la Résistance

Lors de la cérémonie commémorative de la Première Guerre mondiale à Anderlecht, le porte-drapeau du Comité d’action de la Résistance (CAR) a été la cible du bourgmestre sortant et son successeur. Sa « faute » ? Il est membre du PTB…

Jonathan Lefèvre
 

Photo "L'armée du crime"

Petit retour en arrière. Fin août la section locale du PTB Anderlecht se réunit pour élaborer son programme en vue des élections communales. Ses membres ajoutent qu’ils veulent que le Musée national de la Résistance reçoive à nouveau des subsides pour fonctionner normalement.

Des membres de la section locale font la connaissance d’un résistant qui les invite aux commémorations de la Libération de Bruxelles et d’hommage à la Brigade Piron. Olivier Fellemenans, responsable du PTB local, raconte la suite : « À ma grande surprise, on me demande si j’accepterais de devenir le porte-drapeau, avec Bob De Keuster comme remplaçant lorsque je ne suis pas là. Nous participons ensuite à plusieurs commémorations avant les élections où je suis porte-drapeau. Aussi bien Eric Tomas (PS, futur bourgmestre de la commune, NdlR) que Gaëtan Van Goidsenhoven (MR, bourgmestre sortant, NdlR) me voient et viennent me serrer la main. Ils savaient que j’étais du PTB, mais n’ont rien dit tant que c’était la campagne électorale. » C’est deux derniers vont pourtant alors se plaindre auprès du secrétaire général du CAR, qui est aussi le directeur du musée, jugeant « scandaleux » que des membres du PTB portent le drapeau lors de telles cérémonies.

Oubli

Bob De Keuster explique l’incident du 11 novembre : « Alors que je porte le drapeau, Eric Tomas et Gaëtan Van Goidsenhoven attaquent le secrétaire général du CAR, en lui disant que c’est un scandale, que nous, membres du PTB, ne sommes pas dignes de le porter et menace : si ça se reproduit, les autorités ne viendront plus aux commémorations organisées par le Comité. Par la suite Gaëtan Van Goidsenhoven a envoyé des mails où ils ont notamment dit que “les communistes n’avaient eu aucun rôle positif dans la Seconde Guerre mondiale” ! » Un révisionnisme historique que l’historien José Gotovitch démonte ici.

À noter que jamais les membres du PTB n’ont porté de signes distinctifs montrant leur appartenance à un parti. Olivier Fellemans insiste : « Nous ne soutenons pas le musée par calcul électoral, nous n’avions rien à y gagner, mais c’est bien par conviction que nous avons choisi de soutenir la lutte pour le musée de la Résistance. Nous sommes d’ailleurs le seul parti à avoir inscrit la survie du musée dans notre programme. Si le directeur nous a demandé de nous impliquer, c’est parce qu’il a vu que nous étions désintéressés. Je suis aussi actif dans le mouvement de jeunes du PTB, Comac, et j’essaie d’organiser le plus d’activités avec les jeunes. C’est important que les jeunes n’oublient pas l’Histoire. »

Un oubli qui s’applique à Gaëtan Van Goidsenhoven, selon Benjamin Pestieau, président du PTB Bruxelles. En réaction à une sortie du futur-ex-mayeur dans la Dernière Heure (« Bizarre de la part de communistes » de porter le drapeau), le PTB Bruxelles a réagi dans un communiqué de presse, repris par le même quotidien le lendemain : « Apparemment, Mr Van Goidsenhoven connaît bien mal l’histoire de son pays et particulièrement la période de résistance de la seconde guerre mondiale. »

 

José Gotovitch sur la Résistance :: « Le mouvement populaire de résistance, c’est le PCB qui l’anime »

Après les attaques à Anderlecht contre le rôle des communistes dans la résistance contre le fascisme, nous avons demandé l’avis de José Gotovitch, historien et professeur à l’ULB.

Jonathan Lefèvre
 

José Gotovitch, historien et professeur à l’ULB : « Les communistes ont été l’un des moteurs essentiels de la résistance à l’occupant en Belgique. Ils l’ont montré par leur action, et aussi par la répression dont ils ont été victimes. » (Photo www.breendonk.be)

Comment résumer le rôle des communistes dans la Seconde Guerre mondiale ?

José Gotovitch. Au moment de l’occupation du pays par les troupes hitlériennes, l’Internationale communiste (IC), dont est membre le Parti communiste de Belgique (PCB), a une ligne qui met sur le même plan les impérialismes britannique et allemand. Ils disent qu’il faut faire la paix. « Ni Londres ni Berlin » résume sa ligne politique. Cela fait que le PCB est l’objet de poursuites et que sa presse est interdite. Dès la fin des hostilités, et c’est ce qui le différencie de l’ensemble des forces politiques belges, il se reconstruit, rassemble ses militants. Dès la fin août 1940, il diffuse des journaux clandestins. Le PCB refuse totalement ce que les nazis imposent comme ligne à la Belgique, c’est à dire l’Ordre nouveau. À l’inverse de nombreux milieux économiques et politiques belges fort hésitants, si pas consentants. Il dénonce les fauteurs de guerres tant l’impérialisme britannique que l’impérialisme allemand. Dès le mois de septembre 1940, les communistes encouragent, dans les entreprises où ils ont des forces, à refuser l’austérité, pour reprendre un mot d’aujourd’hui, refuser les conditions de travail qui sont imposées. Pratiquement, en accompagnant les luttes qui terminent l’année 1940 et explicitement par sa plateforme de janvier 1941, le PCB va montrer qu’il analyse de manière de plus en plus pertinente la situation. Son opposition à l’Ordre nouveau, à Degrelle, à tous les collaborateurs, devient nette, claire et absolue.

Le PCB va s’ouvrir…

José Gotovitch. Peu à peu, il développe une analyse qui diffère quelque peu de celle de l’IC dans la mesure où il prend acte du développement au sein de certaines couches de la bourgeoisie belge de courants qui s’opposent à l’Ordre nouveau et qui ont entamé, elles aussi, une forme de résistance à l’occupant. Dès janvier 1941, il explique qu’il est important, au sein de la classe ouvrière, d’avoir un mouvement très large d’opposition à l’occupation et à ses conséquences : les restrictions alimentaires, la peur, les arrestations, l’absence de liberté, etc. Il prône l’union. Mais tant qu’il met sur le même pied Londres et Berlin, il est très peu écouté. Mais il faut souligner qu’il est alors le seul à forger un parti clandestin sur une ligne clairement exprimée dans les titres de ses premiers journaux « de libération sociale et nationale ». Il lie les deux aspects de l’action.

Le PCB précise cette stratégie qui s’exprime de manière tout à fait explicite en mai 1941 dans le « Manifeste aux peuples de Flandre et de Wallonie » qui affirme que, désormais, l’objectif exclusif de l’action doit être « Hors du pays l’occupant ». Il appelle à la création d’un large front pour l’indépendance du pays. Il faudra deux éléments pour que cela se réalise.

Lesquels ?

José Gotovitch. En Belgique même, la grève de mai 1941 qui démarre le 10 à Cockerill et est immédiatement relayée par tous les communistes dans les entreprises. Elle s’étend immédiatement, ce qui va pousser entre 80 et 100 000 personnes à faire grève dans les bassins industriels wallons et dans le Limbourg, donc les mines et la métallurgie. Une grève d’une intensité extraordinaire qui met en danger la production de guerre dont le Reich s’inquiète à Berlin, tant la chute de la production essentielle pour l’occupant est forte.

D’autre part, le PCB pointe dans les usines que la situation dramatique dans laquelle se trouve la classe ouvrière dans ce pays est le fait de l’occupation. Il faut donc unifier le combat contre cet occupant. L’élément fondamental qui va permettre au message communiste d’être entendu, ce qui était difficile auparavant, c’est l’agression des Allemands contre l’Union soviétique. À partir de là, quand les communistes disent qu’ils veulent se battre avec tous ceux qui sont sincèrement opposés à l’occupant, ce message trouve son chemin. Le PCB va pouvoir, à travers la structure qu’il met en place, le Front de l’indépendance (FI), un front qui unit tous ceux qui ont comme unique objectif de se battre contre l’occupant. Les communistes s’adressent à l’ensemble de la population, dans l’espoir de regrouper tous les mouvements de résistance qui existent, qui sont d’opinions très diverses. Ce front va s’étendre et devenir une structure nationale, le FI devient en un an le mouvement de lutte contre l’occupant le plus important du pays.

Comment agit-il pour connaître un tel succès ?

José Gotovitch. Il va structurer des mouvements d’abord par région et puis par catégorie socioprofessionnelle. C’est ainsi qu’on aura une organisation syndicale qui va lutter dans les entreprises, le Comité de lutte syndicale. On va voir naitre dans les milieux intellectuels Justice libre, qui travaille au niveau des avocats et des magistrats, Médecine libre, qui va travailler dans les hôpitaux, il y aura une tentative de fédérer la jeunesse avec le Rassemblement national de la Jeunesse, etc. Le PCB tisse une toile d’araignée dans tout le pays.

À côté de cela, emmenés notamment par des cadres qui ont été dans les Brigades internationales en Espagne, le PCB décide de constituer en novembre 1941 des groupes armés. Ces partisans vont être le bras armé du PCB et vont lancer la bataille contre l’occupant et les collaborateurs. Comme disait le Drapeau rouge (journal du PCB, NdlR), « il faut terroriser les traîtres ». Ils vont se battre notamment avec l’appoint important des étrangers, des travailleurs immigrés, organisés de manière systématique au sein du PCB.

Des groupes résistants de toutes tendances existent dans le pays. Il y a bien sûr l’Armée secrète constituée à l’appel du gouvernement de Londres et qui regroupe surtout d’anciens militaires mais dont l’objectif est d’agir aux côtés d’une armée alliée qui débarquerait. Le PCB, ses Partisans armés et le FI développent eux une action immédiate contre l’occupant, sous tous ses aspects. Tout cela grâce à une presse énorme, il y a à peu près 300 journaux clandestins communistes et de ses organisations. Les deux tiers de la presse clandestine en Belgique, c’est la presse du FI et du PC. Même si parfois ce sont des petits journaux qui disparaissent après quelques numéros car les gens qui y travaillent sont arrêtés. La répression est terrible et elle vise en premier lieu les communistes.

Dire que les communistes ont été un moteur important, si pas le moteur le plus important dans la résistance, est-ce aller trop loin?

José Gotovitch. Non, ce n’est pas aller trop loin. Il ne faut pas négliger un autre aspect : le patriotisme belge est une réalité. La première manifestation publique contre l’occupation se fait le 11 novembre à Bruxelles où les gens qui sont dans la rue sont des étudiants de l’ULB, des bourgeois patriotes, des anciens combattants, qui expriment leur « horreur du boche ». Ce sentiment patriotique est très présent dans certaines franges de l’extrême-droite aussi. Cette extrême-droite va aussi entrer dans la résistance tout en étant anticommuniste. Mais on peut dire qu’au niveau de la résistance, le mouvement populaire de résistance, c’est le PCB qui l’anime. Parfois, et c’est son succès, dans certaines régions, les communistes sont minoritaires eu sein du FI. Ils ont réussi à associer à leur lutte des gens qui viennent d’autres horizons. Par exemple, en Flandre, des libéraux prennent une part importante dans le FI, qui sont très opposés à la tendance catholique collaboratrice. Il n’y a que les socialistes qui sont très réticents, car ils voient dans le PCB et le FI une concurrence, surtout à la fin de la guerre. Mais les communistes ont été l’un des moteurs essentiels de la résistance à l’occupant en Belgique. Ils l’ont montré par leur action, et aussi par la répression dont ils ont été victimes. Même si je n’aime pas cette appellation « parti des fusillés », je préfère « parti de combattants ». La preuve la plus éclatante est que ce n’est pas pour rien que le PCB est sorti de la guerre comme étant un parti très puissant. S’il obtient le nombre de députés qu’il a en 1946, alors que la guerre froide est déjà commencée, tout à été fait pour tempérer l’impact des communistes sur l’électorat belge… Tous s’emploient, à commencer par le Premier ministre van Acker (socialiste), à retarder les élections au maximum pour tempérer l’impact communiste en Belgique. Mais il est malgré tout énorme. C’est pour ça que beaucoup le craignent, à la Libération.

Que des gens remettent en cause, aujourd’hui, ce rôle, cela vous inquiète ?

José Gotovitch. Aujourd’hui, cela relève de la bêtise ou de l’ignorance tellement énorme… On veut assimiler les communistes aux goulags, et à ce moment-là, on dit que la résistance, au fond, c’était une grande manœuvre communiste pour etc. Mais si vous prenez toute la littérature scientifique, sérieuse, sur la période, personne ne met en doute le rôle des communistes. Mais il ne faut pas croire que cette stigmatisation a débuté aujourd’hui. Dès le lendemain de la guerre, il y a des organisations qui sortent des brochures pour dénaturer la résistance communiste, le rôle des communistes et dire « attention aux communistes ». Certains socialistes ne sont alors pas loin de se joindre à ces campagnes. Mais actuellement, je vois cela plus comme de l’absurdité qu’un danger. J’ai la faiblesse de croire que la réalité du travail scientifique est tellement évidente que seuls des polémistes haineux et des ignorants peuvent nier la réalité. Mais il faut effectivement taper sur la table pour rappeler certaines vérités.

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/11/2012

FRANCE: mensonges de Manuel Valls au sujet de l' arrestation d' Aurore MARTIN c-c7

 
 
Sent: Wednesday, November 14, 2012 4:04 PM
 
Subject: Manuel Valls est un menteur ...
 
Un ministre qui livre un de ses administrés à un pays étranger qui pratique la torture et les condamnations abusives au vu et au su de toutes les organisations internationales ....
 
Son mensonge est démonté par les parents et amis de la famille... il ne reste plus qu'à démonter Valls lui-même...
 
 
****************
«Si vous avez un fusil, vous pouvez voler une banque, mais si vous avez une banque, vous pouvez voler tout le monde.» Bill Maher
 
 
 
Informations relatives à l’arrestation d’Aurore Martin le jeudi 1er novembre 2012 Pays Basque le 14 novembre 2012 Document réalisé par la famille et les amis Sommaire Page 2 - 1er mensonge de Manuel Valls : Aurore ne vivait pas dans la clandestinité - 2ème mensonge de Manul Vallls : Aurore n’était pas recherchée Page 3 - 3ème mensonge de Manuels Valls: Aurore n’a pas été arrêtée lors d’un contrôle fortuit. Page 4 - Chronologie des faits Page 5 - Conclusions sur le controle de Gareindin Page 6 - Annexe 1 : Attestation de la Mairie de Mauléon Page 7 - Annexe 2 : Sa carte grise Page 8 - Annexe 3 : Attestation pole emploi Page 9 - Annexe 4 : Demande et acceptation RSA Page 10 - Annexe 5 : article du Canard Enchaine du 7 novembre Page 11 - Annexe 6 : artcicle du Sud Ouest du 7 novembre
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1er mensonge de Manuel Valls : interview dans le Parisien le lundi 5 novembre Manuel Valls dans cet entretien affirme qu’Aurore vit dans la clandestinité. Faux. Aurore ne vit pas dans la clandestinité, nous en voulons pour preuve les documents administratifs et attestations suivants (vous les trouverez en annexe) : - Attestation de la Mairie de Mauléon, participation aux deux dernières élections et demande de Carte Nationale d’Identité – annexe 1 - Sa carte grise – annexe 2 - Attestation pole emploi – annexe 3 - Demande et acceptation RSA – annexe 4 2ème mensonge de Manuel Valls : Aurore n’était pas recherchée, malgré le fait qu’elle ait épuisé tous les recours possibles. Elle est revenue à la vie publique lors d’un meeting en son soutien le 18 juin 2011 à Biarritz devant 2000 personnes dont de nombreux élus de tous bords. En dehors du fait qu’elle se rendait tous les jours au local de Batasuna à Bayonne, Aurore avait une vie sociale et familiale entre Mauléon-Licharre (canton de Mauléon), lieu de résidence de ses parents, St Michel (canton de St Jean Pied de Port), son lieu de résidence et Hasparren (canton d’Hasparren) le lieu de résidence de son compagnon. Ces 3 lieux de vie d’Aurore sont reliés par 93 km de routes départementales, Mauléon-Licharre / St Michel 42 km et Mauléon-Licharre / Hasparren 51 km. Ces deux axes traversent 5 cantons du Pays Basque, les cantons de Mauléon-Licharre, St Palais, Hasparren, Iholdy et St Jean Pied de Port, sont peuplés d’un peu moins de 40 000 habitants. Sur ces 5 cantons il existe un total de 6 gendarmeries pour un bassin de vie de moins de 40000 habitants, soit une gendarmrie pour 6600 habitants. Tenant compte de ces éléments ne croyons pas qu’Aurore ait pu vivre normalement durant 18 mois sur ce bassin de vie sans que la Gendarmerie ne sache où la trouver ou puisse la contrôler. De plus, nous savons qu’un accord tacite existait pour qu’Aurore ne soit pas inquiétée. Nous en voulons pour preuve les éléments suivants : - les déclarations réalisées par François Fillon au micro de France Bleu Béarn, citée par le journal Sud Ouest du lundi 5 novembre (son de cette déclaration ci-joint) :”Sur le plan juridique, cette décision n’est pas discutable, la seule chose c’est que mon gouvernement n’avait pas pris cette décision, voila, non mais on n’avait pas pris cette décision parce qu’on estimait qu’elle n’était pas nécessaire. Je vois que Monsieur Valls l’a prise.” - L’article du Canard Enchainé du mercredi 7 novembre qui dit que “du temps de Brice Hortefeux, des pandores avaient avoué au Palmipède : “Si on la croise, on regarde en l’air”” (voir annexe 5 l’article du Canard Enchainé du 7 novembre) Nous en concluons qu’il a existé une décision politique, qui a stoppé l’application du MAE et qui a permis à Aurore de vivre en toute tranquillité ces derniers mois, et donc pour changer cette situation il a fallu une décision politique contraire qui a abouti à son arrestation.
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3ème mensonge de Manuels Valls : Aurore Martin arrêté lors d’un contrôle fortuit. Aurore Martin n’a pas été arrêtée lors d’un contrôle fortuit. Au vu des éléments obtenus par les témoignages que nous avons reçu et les informations parues dans la presse nous remettons en cause la version de Manuel Valls. Trop de zones d’ombres existent autour de ce contrôle pour pourvoir affirmer que c’est un contrôle fortuit. Nous pensons que ce contrôle a été mis en place pour arrêter Aurore. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui sont entrées en contact avec nous pour apporter leur témoignage. Nous avons reçu 10 témoignages dont 8 personnes prêtes à témoigner publiquement si cela est nécessaire. Nous tenons à notre disposition leurs témoignages ainsi que leurs contacts. Cette journée du premier novembre a été très pluvieuse, typique de la Toussaint. Au départ de chez ses parents elle peut prendre deux itinéraires : - Le premier vers son domicile, axe Mauléon – Saint Jean Pied de Port, 42 km, elle habite à St Michel. - Le second vers le domicile de son compagnon – axe Mauléon – Hasparren, 51 km, son compagnon habite à Hasparren. Sur les chemins qu’Aurore aurait pu emprunter ce jour là nous avons dénombré 4 contrôles de gendarmerie sur le même créneau horaire : - 2 sur la commune de Charrite de Bas (axe Mauléon – Hasparren), deux contrôles de vitesse avec pour chaque contrôle un véhicule de gendarmerie. - 1 sur la commune de Bonloc (axe Mauléon – Hasparren), un véhicule de gendarmerie. - 1 sur le rond point de Gareindin, c’est lors de ce contrôle qu’Aurore a été arrêtée, nous avons reçu 8 témoignages concernant ce contrôle. Vous trouverez à la page suivante une chronologie fondée sur les 8 témoignages du rond point de Gareindin et qui retrace le déroulement de la journée du 1er novembre, jour de l’arrestation d’Aurore.
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11h Rond point de Garindein présence des gendarmes.Témoignage 7. matin Gendarmerie de Mauléon présence inhabituelle de nombreux véhicule de gendarmerie. Témoignage 2. 14 h Gendarmerie de Mauléon Agitation, gendarme “prêts à partir” Témoignage 3. 15 h 30-16 h 00 Rond point de Garindein  4 véhicules de gendarmerie Mise en place d’un contrôle Témoignage 6. . 15 h 30-15 h 40 Rond point de Garindein 4 entrées du rond point prises. Toutes les voitures sont arrêtés, une queue s’est formée. Pas de contrôle de papiers.Témoignage 5. rond point de Garindein Pluie Toutes les voitures sont arrêtés, 5 min d’attente dans la queue. Sa femme qui fait un allez-retour est arrêtée 2 fois à ce même endroit.Témoignage 4. 15 h 50 Contrôle à toutes les entrées du rond point de Garindein. A fait l’allez-retour jusqu’a Orthez mais n’a pas été contrôlé ailleurs. Témoignage 2. rond point de Garindein Gendarmes armés pas de contrôle d’alcoolémie.Témoignage 7. Après 16 h Rond point de Garindein Gendarmes dont certains l’arme à la main. N’a pas été arrêté, les gendarmes ne font pas attention aux voitures qui passent. Une voiture est arrêtée au milieu du rond point.Témoignage 3. Témoignages par ordre chronologique Chaque témoignage est identifié par un numéro 15 h 50 Rond point de Garindein, arrêté au contrôle mais pas sanctionné pour son défaut de vignette d’assurance.Témoignage 1. 15 h 55 Aurore laisse un message sur le répondeur de sa soeur en lui disant qu’il y a un contrôle donc elle sera en retard, alors qu’elles n’avaient pas rendez- vous. 16 h 20 une amie prévenue par la soeur d’Aurore fait le tour de Mauléon, mais ne voit aucun contrôle et finit par trouver la voiture d’Aurore abandonnée sur le rond point de Garindein. Témoignage 8.
5
En nous basant sur ces témoignages voici les zones d’ombre et interrogations que nous mettons en avant : - Une agitation anormale a été détectée à la gendarmerie de Mauléon-Licharre dans la matinée précédent l’arrestation d’Aurore. Une agitation pas nécessaire quelques heures avant la mise en place d’un contrôle lié à la sécurité routière. - Les 4 routes qui mènent à ce rond point étaient prises, impossible de passer au travers d’un tel dispositif. 4 véhicules, 1 voiture et 3 trafic, étaient présents sur les lieux, et une présence entre 7 et 12 gendarmes. Un très lourd dispositif pour un simple contrôle de sécurité routière. - Tous les véhicules ont été arrêtés et contrôlés, pas un véhicule n’est passé au travers. Certains ont subi un contrôle alcotest et d’autres non. Les papiers d’identité n’ont pas été demandé,ce qui est logique pour un contrôle d’alcoolémie. Une défaut d’assurance a été constaté (vignette) mais pas sanctionnée, la personne est repartie immédiatement, si ce contrôle avait été fait pour la sécurité routière on peut supposer qu’une infraction à l’assurance aurait été au moins sanctionnée par une amende. - Une fois Aurore arrêtée, après 16 h, dans un premier temps les voitures qui passent par là ne sont plus contrôlées et dans un second temps l’ensemble du dispositif est levé, vers 16 h 20. Une fois Aurore arrêtée le contrôle n’avait plus de raison d’être. A ces témoignages il nous faut rajouter un autre élément troublant. Une information révélée par le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2012 titré “pourquoi tant de gendarmes dans le coin” (voir en annexe 6). Cet article affirme que le nombre élevé de gendarme présents est lié à une opération anti-drogue et non un contrôle de sécurité routière. Information ni confirmée ni infirmée par le procureur de Pau.
6
ANNEXE 1
7
ANNEXE 2
8
ANNEXE 3
9
ANNEXE 4
10
ANNEXE 5
11
ANNEXE 6

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/11/2012

LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DU VAL D’OISE DEVANT LA COUR D ’APPEL DE VERSAILLES c-c7

 
Incroyable, dans un pays qui se prétend démocratique, libre, respectueux des “Droits de l’homme” ... et qui fourre son nez partout dans le monde en donnant des leçons ...
RoRo
 
From: democrite
Sent: Friday, November 09, 2012 8:45 PM
 
Subject: TR: Communiqué à faire circuler Merci de votre soutien
 

Date : 9 novembre 2012 HNEC

 

 

LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DU VAL D’OISE

DEVANT LA COUR D’APPEL DE VERSAILLES

 

 

Depuis décembre 2011, Alima BOUMEDIENE THIERY a déposé sa demande d’inscription au barreau des avocats du Val d’Oise… celle-ci lui est refusée malgré ses diplômes universitaires (Deug, Licences, Maîtrises, DEA et DESS, doctorat), sa formation de juriste et son expérience de 12 ans de parlementaire tant au Parlement Européen qu’au Sénat.

 

Que lui reproche le Conseil de l’Ordre des avocats du Val d’Oise pour lui opposer ce refus?

 

Le Mémoire déposé par le Bâtonnier représentant l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise ne remet pas en cause les conditions juridiques nécessaires à son inscription.

Néanmoins il indique que l’intéressée  « exerce un militantisme efficace dans le cadre des ses activités politiques lequel apparaît contraire à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs… et aux respects des principes essentiels de dignité et de modération… ».

 

Les actions pacifiques de boycott sont qualifiées « d’opérations de commando… invitant les clients à boycotter tous les produits venant d’Israël au nom de l’anti-sionisme ». L’appel au boycott des produits venant d’Israël est invoqué comme une incitation à la discrimination. Il convient de noter l’utilisation du terme « commando » par le Conseil de l’Ordre !!!

 

Le Conseil de l’Ordre des Avocats du Val d’Oise considère que, « même si ces faits n’ont pas été suivis de condamnation, il apparaît clairement que les missions engagées par Mme Alima BOUMEDIENE THIERY sont contraires aux principes de modération, de dignité et de probité…. et que ces agissements peuvent être constitutifs de qualifications pénales», bien que la Cour d’Appel de Paris ait confirmé que « le soutien au boycott pour des motifs politiques ne caractérise en aucun de ses éléments le délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence…. ». Ainsi, la Cour relève que « la critique pacifique de la politique d’un Etat relevant du libre jeu de débat politique, se trouve, aux termes de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, au cœur même de la notion de société démocratique ».

 

Ainsi, l’Ordre des Avocats du Val d’Oise n’hésite pas à commenter le jugement du 14 octobre 2010, précisant que « la relaxe est -sous entendu, seulement- due au vice de procédure », puis il fait mention d’une nouvelle instance engagée à l’encontre de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY devant le TGI de Pontoise, audience renvoyée en septembre 2013, au mépris du principe fondamental de la « présomption d’innocence » dont il s’affranchit aisément, comme celui du droit à la liberté d’exprimer ses opinions politiques, reconnu à tout citoyen, y compris aux avocats.

 

Enfin, l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise rejette la demande d’inscription au tableau des Avocats du Barreau du Val d’Oise de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY, constatant que « son attitude, en ce qu’elle milite activement dans le cadre de l’incitation à entraver l’exercice normal d’une activité économique en visant de façon discriminatoire les producteurs et fournisseurs de produits en raison de leur appartenance à une nation, en l’occurrence ISRAEL, ne respecte pas les principes de moralité, de modération et de dignité nécessaire à l’inscription sur le tableau d’un ordre d’avocat. »

 

Mme Alima BOUMEDIENE THIERY conteste ce rejet qu’elle qualifie d’illégal et discriminatoire, et a donc déposé un recours à la Cour d’Appel de Versailles qui devra, en audience publique, nous dire si le fait d’être militante active et pacifique est contraire au respect des principes essentiels de la profession d’avocat !

 

Rendez Vous : Mercredi 14 novembre à 10 h à la Cour d’Appel de Versailles : 5 rue Carnot

- salle n°1 rez de chaussée Gauche (1ère chambre, 1ère section) -  RER Versailles Rive Gauche - 

 

 

Alima Boumediene Thiery

 

 

 

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2012

Aurore Martin : communiqué solidarité Corsica Libera c-c7d9

 
L’Europe des flics et de la répression va évidemment beaucoup plus vite que la fameuse Europe sociale...
Nous sommes tous des “terroristes” ... ! Dire que certains croyaient que le “socialiste” européiste Hollande et sa bande allaient apporter le changement dans le bon sens en France...
RoRo
 
 
-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Friday, November 02, 2012 10:09 AM
 
Subject: Aurore: communiqué solidarité Corsica Libera
 
Le groupe Corsica Libera à l’Assemblée de Corse  condamne fermement l’
arrestation d’Aurore Martin, ainsi que sa remise aux  autorités judiciaires
espagnoles.
En juin 2011, Corsica Libera avait   participé au mouvement de soutien en
faveur de la jeune militante. L’essentiel  du paysage politique basque, de l’
UMP au Parti Socialiste, avait alors fustigé  le recours au Mandat d’Arrêt
Européen dans une affaire relevant typiquement du  délit d’opinion.
Rappelons qu’il est simplement reproché à Aurore Martin une  participation
à des activités publiques de Batasuna, parti qui n’a jamais été  considéré
comme illégal en droit français.
L’attitude des autorités  parisiennes est contraire à la fois au droit et à
la raison. Elles se  déshonorent totalement aux yeux de la communauté
internationale.
Corsica  Libera réaffirme sa fraternelle solidarité à Aurore Martin, à ses
proches, ainsi  qu’à sa formation politique.
Pour le groupe Corsica Libera,
Jean-Guy  Talamoni
 
****************
«Si vous avez un fusil, vous pouvez voler  une banque, mais si vous avez
une banque, vous pouvez voler tout le monde.» Bill  Maher 
 
 
 
 

Biographie

Un magistrat de Madrid émet, le 13 octobre 2010, un mandat d'arrêt européen à son encontre "en vue de poursuites pénales pour des "faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme", commis en France et en Espagne de 2005 à 2008"1. Ce mandat d´arrêt européen demande son extradition vers l'Espagne au motif qu'elle fait partie du mouvement indépendantiste basque Batasuna, parti illégal en Espagne pour ses liens supposés avec le groupe ETA, mais légal en France.

Le 21 décembre 2010, suite à l'acceptation par la justice française de son transfert en Espagne, Aurore Martin annonce par communiqué qu'elle décide de se cacher2 pour échapper à une arrestation et à une extradition vers l'Espagne qui souhaite la juger pour cette appartenance au mouvement Batasuna.

Depuis la clandestinité, elle annonce dans une lettre adressée au Journal du Pays Basque (Euskal Herriko Gazeta)3 qu'elle se porte candidate aux élections cantonales 2011 sur le canton de Tardets (Pyrénées-Atlantiques) sous l'étiquette d'Euskal Herria Bai (Pays Basque Oui) et comme suppléante de Gilen Iriart4.

Le 3 juin 2011 elle explique dans un entretien accordé au Journal du Pays Basque et à Mediapart son désir de "recommencer une vie publique normale"5. Le 18 juin 2011, à l'occasion d'un colloque sur le thème du mandat européen qui se tient à Biarritz, elle sort de la clandestinité6. Le 21 juin 2011, lors d'une tentative d'arrestation par la police française, rue des Basques à Bayonne, des militants et sympathisants de la gauche abertzale, des élus locaux et des citoyens empêchent son arrestation au cours d'une confrontation musclée avec la police7.

Le ministre français de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, Claude Guéant annonce, suite à cet échec dans l'arrestation d'Aurore Martin que "cette dame est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. Il est du devoir de la police française de mettre en œuvre ce mandat d'arrêt. Et il sera mis en œuvre"8. Le ministre confirme ainsi le souhait du gouvernement français de voir cette arrestation et cette extradition se concrétiser.

Aurore Martin risque en Espagne, selon ses propos dans l'entretien qu'elle a accordé le 3 juin, une condamnation maximale de douze ans de prison. Elle a été arrêtée à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) le 1er novembre 2012, puis extradée vers l'Espagne9. Des élus locaux ont protesté contre cette extradition rappelant « que les faits visés par l'Espagne ne sont pas répréhensibles en France »10.

Le 2 novembre 2012, après cette extradition, le mouvement Batasuna accuse publiquement le ministre de l'intérieur français Manuel Valls d'avoir rompu un accord tacite avec les nationalistes basques et d'être "un simple relais de Madrid à Paris" 11.

 

22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2012

pour info et diffusion si tu le souhaites salut fraternel AM- APPEL PRCF c-c7

 
Sent: Friday, March 11, 2011 10:21 AM
Subject: pour info et diffusion si tu le souhaites salut fraternel AM- APPEL PRCF
 
 


Il y a urgence ! Que chacun assume maintenant ses responsabilités !

Adresse du PRCF aux communistes, aux militants ouvriers et aux

patriotes progressistes, antifascistes et républicains.

 

 Le PRCF s’adresse à l’ensemble des forces franchement communistes et franchement républicaines. Il demande à chaque organisation du PRCF, à chaque lecteur d’I.C., de prendre des initiatives pour faire connaître et diffuser cet appel. L’heure de compter les points et de se renvoyer la balle est passée ; il y a le feu à la maison France et demain il deviendra impossible à éteindre. Retroussons-tous nos manches AUJOURD’HUI et montons ENSEMBLE à l’assaut des incendiaires !

 

Mettant à profit le cadre pré-formaté des élections présidentielles, les forces du capital mettent activement en place une tenaille politique dont le but est de paralyser le peuple français. Désespérant de venir à bout des résistances que notre peuple oppose à  la mondialisation euro-libérale, sachant pertinemment que la crise structurelle du capitalisme et de l’Europe supranationale vont broyer jusqu’à l’os notre protection sociale et notre héritage républicain, les maîtres du CAC 40 et les médias à leur solde veulent placer les Français face à une alternative suicidaire : ou bien élire un commis patenté de l’euro-désintégration de la nation (qu’il s’agisse du fascisant candidat sortant ou du milliardaire qui « manage » actuellement le FMI…), ou bien s’en remettre à la présidente du FN, qui ne brandit le drapeau tricolore et à l'indécence de se réclamer du Programme du Conseil National de la Résistance que pour mieux écraser le mouvement ouvrier et démocratique. Dans les deux cas, sous des formes plus ou moins brutales et rapides, l’oligarchie capitaliste veut transformer en cauchemar le rêve et les aspirations séculaires du peuple français à une République démocratique, sociale, souveraine et fraternelle : dans ces conditions, lequel de ces blocs rivaux et complices, celui du néo-fascisme pseudo- national  de Marine Le Pen ou celui de l’euro-dictature chère à l’UMPS, aura-t-il « l’honneur » de mettre un point final déshonorant à la riche histoire de notre pays ? La victoire ira-t-elle au Parti Maastrichien Unique qui, cramponné au Traité de Lisbonne, affiche sa volonté d’ériger l’« Empire européen » (dixit DSK !) sur les ruines de la République française en exigeant de celle-ci les « abandons de souveraineté » que le suffrage universel avaient refusé de consentir le 29 mai 2005 pour mieux imposer les contre-réformes au service du grand capital ? Ou bien le succès couronnera-t-il l’héritière d’un richissime tortionnaire, qui compte bien dévoyer la légitime colère du peuple pour liquider la République française -, quitte à faire peu à peu sa jonction avec une UMP en pleine fuite en avant fascisante et islamophobe, toujours au profit du grand patronat qui n'exploite pas moins férocement les travailleurs immigrés que les travailleurs français, que le FN oppose au lieu de les unir contre leur adversaire commun ?

 

Face à cette machinerie politique, la fausse gauche est hors d’état de constituer une alternative stratégique décente: le récent « programme » publié par le PS n’offre pour toute perspective que la substitution à la devise révolutionnaire, liberté-égalité-fraternité ou la mort, de la notion compassionnelle de « care » chère à Lady Aubry, la dame patronnesse qui vient d’obtenir le Prix de la Carpette anglaise pour son acharnement à promouvoir l’anglo-américain au détriment du français. Comment en outre nourrir la moindre illusion sur l’éventuel redressement interne du "PCF" quand son nouveau secrétaire national Pierre Laurent, -récemment promu président du Parti de la Gauche Européenne-, en vient à défendre l’euro, cette arme de destruction massive contre les salaires, les retraites, la Sécu, les services publics et le produire en France ? Qu’importe au "PCF" devenu socialo-dépendant si le sauvetage de l’euro se traduit par le chômage et la misère, le déclassement de millions d’ouvriers, de paysans, d’artisans et de fonctionnaires, harcelés sans relâche par l’Etat qu’ils sont censés servir ! Quant  à Mélenchon, il a beau rouler les mécaniques, il explosera en plein vol s’il s’obstine à défendre le mensonge éculé de l’Europe sociale face à une candidate d’extrême droite toute ravie de récupérer en apparence le juste combat de Georges Marchais et d’Henri Krazucki contre le Traité de Maastricht…

De quels atouts notre peuple dispose-t-il alors pour forcer le blocus politique et reprendre l’offensive sur le terrain socio-politique ? Sans doute convient-il d’abord que les vrais communistes réapprennent d’urgence à s’adresser ensemble à la classe ouvrière, qui fut la force motrice des blocages de masse durant les grèves de l’automne, mais aussi à la jeunesse frondeuse de notre pays, -qui n’est pas près d'oublier sa victoire sur le CPE-; les vrais communistes doivent aussi tabler sur les sentiments républicains de notre peuple qui n’acceptera pas éternellement de se laisser stranguler sans se soulever massivement. Comme on le voit au Sud de la Méditerranée, aucune tyrannie ne tient éternellement face à un peuple déterminé et fier de son histoire ; c’est pourquoi, le PRCF appelle depuis mai 2007 les républicains à s’unir sur les axes toujours actuels du programme du CNR (souveraineté nationale et populaire, progrès social, nationalisations, antiracisme, anti-impérialisme et coopération internationale), à « dégager » le détestable régime UMP et à sortir la France de l’UE, en rappelant cette phrase de Robespierre, inscrite dans la Constitution de 1793: « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensables des devoirs ». Les ouvriers des raffineries qui ont fait face aux CRS en chantant la Marseillaise, montrent le vrai chemin d’un combat fédérant tout le peuple contre le capital au nom de l’intérêt national !

 

Encore faut-il pour cela que le peuple dispose d’outils politiques, idéologiques et syndicaux sans lesquels le patriotisme le plus légitime peut dégénérer en xénophobie d’Etat et préparer la balkanisation sanglante du pays. C’est pourquoi, refusant l’anti-patriotisme primaire des euro-gauchistes, les communistes doivent surmonter toute frilosité dans leur défense de la nation souveraine et de la république sociale en se souvenant du mot de G. Politzer, le philosophe communiste français, d’origine hongroise qui fut fusillé en 1941 : « l’internationalisme de la classe ouvrière, c’est la fraternité des peuples face à leurs ennemis. Il inclut la défense de la nation parce que la liberté réelle de l’humanité est solidaire de la liberté de chaque peuple ». Les pudeurs de vierge sur la question nationale aboutissent désormais, non seulement à ouvrir un boulevard aux euro-désintégrateurs de la France, mais à abandonner le drapeau tricolore de 1789 à Le Pen en lui offrant sur un plateau les couches moyennes et même une part des ouvriers industriels victimes du libre-échange cher à DSK. À l’inverse,  les patriotes non communistes qui veulent sauver la nation républicaine, mais qui rechignent à s’allier au mouvement ouvrier et à son drapeau rouge, doivent méditer eux aussi ces propos prophétiques du même Politzer : « le racisme fasciste, qui veut écraser le peuple, est violemment antinational parce qu’il est violemment antisocial. Il ne peut y avoir d’affirmation de la nation qui ne puisse être en même temps celle du peuple, de la classe ouvrière ». Tout tentative d’opposer le combat patriotique au combat anticapitaliste peut conduire notre peuple à la pire défaite de son histoire, alors que l’alliance gagnante du drapeau rouge et du drapeau tricolore, qui fit la force du Front populaire et du Parti des Fusillés, permettrait à notre pays de s’associer au vaste printemps mondial des peuples qui s’opposent à l’impérialisme, du monde arabe à l’Amérique latine, sans oublier les luttes revendicatives prometteuses de la nouvelle Asie ouvrière.

 

C’est pourquoi le PRCF appelle les organisations vraiment communistes, qu’elles soient ou pas adhérentes au PCF, à se rencontrer au plus tôt pour défendre ensemble à la porte des entreprises un programme unitaire de rupture avec la domination du grand capital, d’inversion des processus de fascisation et de démontage social, de rupture totale avec l’UE supranationale. Sans qu’ils aient nullement besoin pour ce faire de rompre avec leur syndicat d’origine, le PRCF invite les syndicalistes de lutte à s’organiser à l’échelle nationale pour que la prochaine grande lutte aboutisse enfin au blocage national de l’exploitation capitaliste. Le PRCF tend aussi la main à tous les républicains : retrouvons-nous largement sur les exigences simples portées par l’Arc républicain de progrès et formons ensemble, au-delà des pièges politiciens et des querelles d’ego indécentes de la présidentielle, un Front de Résistance Antifasciste, Populaire, Patriotique et Progressiste, capable de balayer les ennemis de la France et du monde du travail. C’est pour œuvrer passionnément à l’union et à la résistance du peuple de France que le PRCF prépare sa conférence nationale de l’automne 2011 afin de mettre ses propres recherches programmatiques, avec une organisation politique renforcée, à la disposition de tous ceux qui gardent au cœur l’appel  du Parti Communiste signé par Duclos et Thorez du 10 juillet 1940 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

Pour le PRCF, le secrétariat politique,

Léon Landini, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Daniel Antonini, Aurélien Djament,

Jacques Coignard, Bernard Guillaumin, Bernard Parquet,

Vincent Flament, Antoine Manessis, Jean-François Maison, Pierre Pranchère, Jany Sanfelieu.

 

 

 

 

 

 

 

12:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/10/2012

ESPAGNE: un réformiste, opportuniste et "liquidateur" du communi sme vient de nous quitter ... c7

 
ESPAGNE: un réformiste, opportuniste et "liquidateur" du communisme vient de nous quitter ...
 

Décès de Santiago Carrillo, “théoricien” et protagoniste de l’ « euro-communisme » et de la liquidation du Parti Communiste d’Espagne (PCE)

vendredi 21 septembre 2012
 

De Juan Carlos à Mariano Rajoy en passant par José Luis Zapatero, l’ensemble de l’establishment espagnol a rendu hommage au dirigeant historique du Parti communiste d’Espagne (PCE) décédé ce mardi 18 septembre, à l’âge de 97 ans. Si on trouve souvent des qualités au mort qu’on niait au vivant, dans le cas de Carrillo, les éloges de la classe dominante ont précédé sa mort. Tous ont souligné dans son éloge funèbre un « personnage fondamental de la Transition ».   (?????)

Tous ont en tête le rôle qu’il a joué dans la transformation-liquidation d’un des trois grands Partis communistes d’Occident, chez celui qui fut de 1960 à 1982 le secrétaire-général du Parti communiste d’Espagne, et finit compagnon de route du PSOE.

De l’opposition à la ligne révolutionnaire de la Pasionaria à l’accession à la tête du Parti sur fond de « déstalinisation »

Carrillo a commencé sa carrière politique comme dirigeant de la Jeunesse socialiste. Il participe, avec l’aval de Staline (sic), à l’unification des Jeunesses communistes et socialistes en 1936 et adhère alors au Parti communiste, participant à la défense de Madrid pendant la guerre civile.

Après-guerre, il hérite du poste stratégique de responsable à l’organisation du PCE en Espagne. Au début des années 1950, ses positions droitières, notamment sur la « politique de réconciliation nationale », conduisent à un affrontement avec les dirigeants révolutionnaires historiques du PCE, menés par la Pasionaria, Dolorès Ibarruri. Marginalisé dans le parti, menacé d’exclusion, le mouvement de « déstalinisation » entamé après 1956 lui permet non seulement de sauver sa place, mais finalement d’accéder à la tête du PCE en 1960.

Dès lors, Carrillo va se faire le héraut d’une ligne de rupture avec l’héritage révolutionnaire du PCE.

Un pionnier de l’Euro-communisme : européisme de gauche, perspective réformiste et union de la gauche

Élément moteur du mouvement dit « euro-communiste », avec l’italien Enrico Berlinguer, son ouvrage « Euro-communisme et État » constitue un manifeste du mouvement. Il y préconise, comme son compère italien, la critique ouverte du bloc soviétique et la défense d’un européisme de gauche, la recherche de l’union de la gauche en vue de la conquête du pouvoir et de l’adoption de mesures d’aménagement du système.

Carillo va plus loin que l’Italien Berlinguer sur la question du Parti. Il avance même dans son ouvrage publié en 1977 la création d’une « nouvelle force politique de gauche », qui devrait supplanter ou se superposer au Parti communiste.

Le secrétaire-général du PCE ne tarde pas à mettre sa stratégie à l’œuvre.

Le compromis historique avec la monarchie et le renoncement à la République

Sur la question des alliances pour le pouvoir, non sans rapport avec le programme mis en œuvre par Berlinguer en Italie, Santiago Carrillo décide de signer un compromis historique avec la monarchie espagnole.

En échange de la légalisation du PCE, Carrillo promet en 1977 au chef du gouvernement, l’ancien jeune loup du franquisme et protégé du roi Adolfo Suarez, le soutien des communistes à la Transition, leur acceptation de la monarchie restaurée par Franco et du drapeau franquiste, et le renoncement à la perspective révolutionnaire tout comme au rétablissement de la république.

Les dernières révélations sur le rôle joué par la CIA dans la Transition dévoilent que l’agence nord-américaine a maintenu des contacts avec le dirigeant communiste pendant toute la période. Carrillo a été en outre le premier dirigeant communiste, en 1977, à effectuer une visite politique aux États-Unis.

L’échec de la liquidation du Parti communiste et le ralliement au PS

Sur le plan de l’organisation du Parti, Carrillo tente de mettre en pratique son projet liquidateur au début des années 1980.

Plombé par la ligne modérée prônée par le secrétaire-général, le PCE pourtant premier parti après la chute du franquisme avec ses 200.000 militants, connaît des résultats électoraux décevants en 1979 et surtout en 1982, avec 4% des voix.

Santiago Carrillo propose alors la création d’une nouvelle formation politique « de gauche ». Il se trouve marginalisé à la fois par l’aile révolutionnaire du PCE, attachée au Parti, et par les centristes rénovateurs.

En 1985, Carrillo fonde son nouveau parti, le Parti des travailleurs d’Espagne, une formation qui ne dépassera jamais le stade du groupuscule. Les dirigeants carrillistes rejoindront par la suite en bloc le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

« Si nous avions consulté les militants, jamais nous n’aurions réalisé ces virages »

Dans une des dernières interview avant sa mort, pour un documentaire de la TVE, Carrillo confessait : « Si nous avions consulté les militants, jamais nous n’aurions réalisé ces virages ». Pour un certain nombre de communistes espagnols, le « carrillisme » a été synonyme d’absence de démocratie interne, de glissade vers des positions réformistes, de liquidation passive de l’organisation communiste.

L’aveu de Carrillo, c’est aussi celui du choix d’une mutation-transformation-liquidation d’un des trois principaux partis communistes d’Europe de l’Ouest, un choix qui ne fut jamais porté devant les militants du PCE, un choix que les « rénovateurs » porteront sous la forme intermédiaire d’Izquierda Unida.

Un choix qui a pesé lourd dans l’effacement du seul parti qui a porté historiquement la rupture révolutionnaire avec le système capitaliste, avec cette monarchie héritée du franquisme. Le seul parti à avoir proposé historiquement une alternative à ce système en faillite.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les hommages unanimes de la classe dirigeante espagnole au « communiste » Carrillo.

AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/09/2012

A propos de l'entretien télévisé de Hollande]

 
 
Sent: Tuesday, September 11, 2012 11:40 PM
 
Subject: A propos de l'entretien télévisé de Hollande
 

Merci, chers correspondants, de lire ceci et éventuellement, de le diffuser.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF.  

PRESSE PAR L’UE ET PAR LE MEDEF, HOLLANDE ANNONCE LE TOURNANT DE L’EURO-RIGUEUR – à propos de l’entretien télévisé de Hollande sur TF1.

> Difficile, juste après avoir été élu par le « peuple de gauche » pour en finir avec le sarkozysme, de mettre immédiatement en place ce pour quoi on a secrètement été mandaté par le Parti Maastrichtien Unique (PMU) : la grande purge austéritaire décrétée par l’U.E. pour gaver les « marchés financiers », parachever la casse des acquis sociaux, mettre un point final à la souveraineté de la France, tout cela au nom du « salut de l’euro » auquel les grands capitalistes du CAC 40 tiennent bien plus qu’à leur propre pays.

> Difficile aussi de continuer à annoncer un « changement » qui ne vient jamais en espérant que le peuple travailleur, appauvri et précarisé par des années d’attaques anti-sociales, va éternellement se contenter de mesurettes rosâtres.

> Ces attentes contradictoires – le changement et la justice sociale du côté populaire, la trique euro-austéritaire du côté du MEDEF – expliquent bien plus que le caractère soi-disant indécis de Hollande pourquoi le président en titre dévisse dans les sondages, la droite lui reprochant de tarder à serrer le kiki et la classe laborieuse constatant que le chômage s’envole, que les délocalisations s’amplifient, que le pouvoir d’achat recule, et que – plus gravement encore – notre pays donne de plus en plus de signes de décomposition sociale (combien de pauvres gens ont-ils brûlé vif dans des taudis depuis quelques années en France ?), civique (combien de grands patrons, comme Bernard Arnaud, vomissent-ils leur propre pays dont ils refusent l’histoire révolutionnaire, les acquis « dispendieux » et jusqu’à la langue nationale, qu’ils répudient au profit de l’anglo-américain ?) et politique (le gouvernement « socialiste » s’apprête à faire ratifier au parlement, sans le moindre débat dans le pays, le traité TSCG mis en place par le tandem Merkozy pour liquider l’indépendance budgétaire de notre pays !).

> C’est pourquoi le discours de Hollande appelle, non pas une « sérénité retrouvée » du peuple de gauche, mais une véritable veillée d’armes anti-austéritaire. En effet, les 30 milliards de rançon que l’UE a sommé Hollande de trouver dans les poches des Français pour gaver les sacro-saints « marchés » vont se traduire de la manière suivante :

> a)     10 milliards nous dit-on, dans les poches des « entreprises ». Un propos bien vague qui met dans le même sac l’artisan, l’exploitant agricole familial… et la transnationale comme LVMH ou Total… Mais pour faire passer la sauce auprès du MEDEF (13 ministres viennent de se succéder à l’université d’été de l’organisation patronale), on promet aux patrons plus de « flexibilité ». Avec la bénédiction anticipée de Chérèque, les « partenaires sociaux » sont sommés de discuter de cette revendication patronale et ANTI-OUVRIERE et le gouvernement promet – comme le faisait naguère Sarkozy – de trancher (au profit des patrons, qui en doute ?) si les syndicats ne signent pas un nouveau recul social à temps… MAIS QUELLE FLEXIBILITE SUPPLEMENTAIRE PEUT-ON ENCORE DEMANDER AUX SALARIES quand on sait quelles conditions de travail et d’emploi accablent de plus en plus nombre d’entre eux dans les usines, les services publics à la dérive, les chantiers et les magasins ? RIEN A NEGOCIER, il faut revenir à un véritable droit du travail protecteur dans notre pays !

> b)    10 milliards pour « les ménages » nous dit-on : en clair, ce sont les « couches moyennes » - dans lesquelles nos politiciens classent une bonne partie des salariés, y compris de la classe ouvrière, qui vont casquer, avec des impôts directs ou indirects (CSG ?) plus lourds. La « grande » réforme fiscale promise par Hollande attendra. Quant à la taxation provisoire des très hauts revenus, elle est, de l’aveu même du président, largement « symbolique » (elle ne frappera que 2000 personnes et elle épargnera le CAPITAL).

> c)     10 milliards prélevés sur les services publics, déjà exsangues après 10 ans de sarkozysme et 20 ans de privatisation jospinienne et de « libéralisation » UMP. Déjà 6 fonctionnaires sur 7 partant à la retraite ne sont plus remplacés à l’Equipement. L’Education nationale prétendument « favorisée » connaît des classes à 36 élèves lors de cette « bonne » rentrée orchestrée par le « républicain » Peillon…

> SI NOTRE PEUPLE RESTE PASSIF ET SE CONTENTE DE « GROGNER », on peut donc s’attendre à ce que rapidement, la France entre dans sa plus grave récession depuis le début du 20ème siècle : l’austérité n’est pas un remède, elle est le mal lui-même, à l’image de cette « construction » européenne qui orchestre le malheur des peuples à l’échelle continentale !

> En outre l’UMP de Coppé-Fillon , flanquée du FN xénophobe, se tient en embuscade pour exploiter l’impopularité croissante du gouvernement PS et mettre en place une « alternative » ultra-réactionnaire très dangereuse pour les libertés démocratiques et syndicales.

> C’est pourquoi la solution est bel et bien de retrouver les fondamentaux gagnants de l’histoire sociale et politique française :

> -la lutte sociale, l’action syndicale « tous ensemble » contre l’euro austérité, sans crainte de bousculer ces directions syndicales qui n’osent plus formuler de revendications précises et qui rampent devant l’euro par crainte de heurter la Confédération Européenne des Syndicats, cette courroie de transmission du patronat européen. NON, LA SURVIE DE LEUR  MAUDIT EURO NE VAUT PAS LA CASSE DE NOTRE PAYS ET DE NOS ACQUIS !

> -la reconstitution rapide de l’union des militants franchement communistes, non pas pour réclamer l’inconsistante « Europe sociale » chère à Mélenchon et à P. Laurent, mais pour exiger que la France sorte de l’UE au nom du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie populaire la plus large.

> -dans l’immédiat, le PRCF appelle le maximum de communistes, de patriotes républicains révulsés par Bernard Arnaud et ses pareils (qui depuis toujours préfèrent leurs profits à leur pays), à manifester le 30 septembre à Paris pour refuser l’euro-austérité, enterrer le TSCG, mettre en place un maximum de comités unitaires de résistance à l’austérité et à la désintégration euro-maastrichtienne de notre pays.

> Ensemble agissons pour qu’émerge en France, autour du monde du travail en lutte, un nouveau Conseil National des nouvelles Résistances !

 

cartereferendum



2012 - 09 - 10 (après l'entretien télévisé de Hollande).doc

20:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: [mpep] Le 21 septembre 1792 naissait la République, 220 ans après elle agonise !

 
 
 
 
From: M'PEP
Sent: Tuesday, September 18, 2012 9:11 PM
 
Subject: [mpep] Le 21 septembre 1792 naissait la République, 220 ans après elle agonise !
 
LE 21 SEPTEMBRE 1792 NAISSAIT LA RÉPUBLIQUE, 220 ANS APRÈS ELLE AGONISE !

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 18 septembre 2012.


« Depuis sa fuite à Varennes (21-22 juin 1791), Louis XVI est  assigné à résidence au palais des Tuileries mais reste le roi et n'hésite pas à user du droit de véto que lui donne la Constitution du 3 septembre 1791. »

(…)

« Le 10 août, une foule de sans-culottes, renforcée de fédérés (volontaires montés de la province), prend d'assaut le palais des Tuileries, tuant près de 600 gardes suisses, (400 du côté insurgés), et appelle à la chute de la monarchie. La famille royale est contrainte de se réfugier dans la salle du Manège, qui abritait alors l'Assemblée législative. Louis XVI est suspendu par décret et incarcéré au Temple. Une Convention nationale, élue, est chargée de rédiger une nouvelle Constitution. »

(…)

« Le 21 septembre, la Convention tient sa première séance et abolit la royauté. »

(…)

« 220 ans après, que reste-t-il de la République ? »

(…)



Tous les lundis, la chronique de Jacques Nikonoff sur le site du M’PEP.
Pour accéder à sa dernière chronique – « Trois sondages confirment la rage populaire contre l’Union européenne et l’euro », cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3086






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Editeur : M'PEP
http://www.m-pep.org
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LE 21 SEPTEMBRE 1792 NAISSAIT LA RÉPUBLIQUE, 220 ANS APRÈS ELLE AGONISE !

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 18 septembre 2012.

Un peu d’histoire.

Depuis sa fuite à Varennes (21-22 juin 1791), Louis XVI est assigné à résidence au palais des Tuileries mais reste le roi et n’hésite pas à user du droit de véto que lui donne la Constitution du 3 septembre 1791.

Le 20 avril 1792, l’Assemblée vote à l’unanimité (moins sept voix) la déclaration de guerre à l’Autriche, l’armée française, désorganisée par l’émigration de nombreux officiers nobles, connaît ses premiers revers militaires. Le 18 mai, la situation est si catastrophique, que Lafayette, ainsi que les autres généraux, sollicitent le roi pour demander la paix : une trêve est conclue. Le 6 juillet, la Prusse entre en campagne aux côtés de l’Autriche, l’Assemblée proclame « la Patrie en danger » le 11 juillet suivant.

Le 25 juillet, le duc de Brunswick, général des armées austro-prussiennes, donne au quartier-général de Coblence le « Manifeste de Brunswick », qui part le 26 pour arriver à Paris le 1er août et publié dans le Moniteur et le 3 août dans le Journal Officiel. Dumouriez l’imprime et le fait distribuer aux soldats. Il demande la restauration de la monarchie absolue, menaçant, sinon, « d’une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire ».

Cette déclaration provoque des effets inverses à ceux escomptés. Le 10 août, une foule de sans-culottes, renforcée de fédérés (volontaires montés de la province), prend d’assaut le palais des Tuileries, tuant près de 600 gardes suisses, (400 du côté insurgés), et appelle à la chute de la monarchie. La famille royale est contrainte de se réfugier dans la salle du Manège, qui abritait alors l’Assemblée législative. Louis XVI est suspendu par décret et incarcéré au Temple. Une Convention nationale, élue, est chargée de rédiger une nouvelle Constitution.

La peur d’un nouveau mouvement antirévolutionnaire fait éclater de nouvelles violences. Du 2 au 7 septembre, des émeutiers s’introduisent dans les prisons de Paris et de province (Orléans, Meaux, Reims, Versailles) pour, avec ou sans jugement sommaire, en tuer les prisonniers (environ 1 200), essentiellement des prêtres réfractaires (70%), des criminels de droit commun (15%), des prisonniers politiques dont des nobles.

Longwy capitule le 22 août et Verdun le 2 septembre. Les Prussiens franchissent la forêt d’Argonne le 14 septembre, la route de Paris leur est ouverte. Ils sont arrêtés le 20 septembre à Valmy, par Kellermann et Dumouriez (qui ne poursuivit pas les Prussiens et passa à l’ennemi en 1793) dans des conditions obscures. La nouvelle de cette victoire a un retentissement considérable. Le 21, la Convention tient sa première séance et abolit la royauté. Le texte du décret est très bref : la Convention nationale décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France. Il porte la date du 21 septembre 1792 an IV de la liberté. Le lendemain, il sera « collationné à l’original » (vérifié) sous la date du « 22 septembre 1792, l’an premier de la république françoise ». Dans la marge gauche du document est écrit : « En vertu du Décret du 10 août 1792 le 22 septembre 1792, l’an Ier de la république françoise au nom de la nation » pour rappeler la suspension du roi décrétée par l’Assemblée législative après la prise des Tuileries par les sans-culottes.

La date du 21 n’a pas été choisie, mais elle tombe bien, symboliquement, car il s’agit de l’équinoxe d’automne où les durées du jour et de la nuit sont égales.

220 ans après, que reste-t-il de la République ?

L’Union européenne impose insidieusement l’ « Europe des régions », du droit des minorités qui n’existent pas en France : on est Français ou pas, de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » alors que le français est la langue des Français depuis 1539. La souveraineté nationale est remise en cause quand plus de 80% de nos lois nous sont imposées par Bruxelles, que la souveraineté monétaire nous a été confisquée au bénéfice de l’euro (pour information le Franc a été crée le 5 décembre 1360 pour payer, aux Anglais, la rançon de Jean II dît le Bon, franc signifiant libre).

Et maintenant nos représentants, députés et sénateurs, se proposent, sous l’injonction du gouvernement de gauche putatif, de mettre fin à notre souveraineté budgétaire en votant le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance économique) qui pérennisera l’austérité pour les Français et la prospérité des rentiers.

C’est la souveraineté populaire qui est ainsi remise en cause, la démocratie que l’on bafoue.

Pauvre France et pauvres Français ! Se réveilleront-ils un jour ? De préférence avant qu’il ne soit trop tard !

Tous à Paris le 30 septembre pour manifester notre opposition à l’adoption du TSCG

 
cartereferendum

20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/07/2012

14 juillet 2012: bonne fête nationale aux travailleurs de FRANCE ! c-7

 
14 juillet 2012: bonne fête nationale aux travailleurs de FRANCE, en ces temps difficiles, causés par l’ exploitation et la domination capitalistes !
 
A cette occasion, c’ est aussi le moment de soulever quelques questions:
 
Verra-t-on un jour, un Président et un gouvernement véritablement de gauche, faire défiler à PARIS, aux côtés des képis en uniformes, dont certains “très fiers de ce qu’ils ont fait” (sic, ??? ) en Lybie et en Afghanistan”, sur les Champs Elysées, les enfants des écoles, les travailleurs venus des usines, les retraités qui traînent la patte après toute une existence de labeur ?
 
Les “valeurs (sic) de la FRANCE” sont-elles seulement celles des militaristes, des impérialistes et des colonialistes, au service de toutes les aventures du passé, du présent et sans doute à venir, y compris celles commandées par l’ Amérique et les intérêts économiques et géo-stratégiques de conquêtes et de pillages ???
 
L’écologiste Eva JOLY a effectivement posé un débat intéressant sur l’utilité de ce défilé militaire...
 
C’est peut être aussi l’occasion de poser une autre question tombée dans les oubliettes: que sont devenues les recherches sur la fameuse bombe à neutrons, si chère à un autre Président “socialiste”, autre Père François ... ? Je ne crois pas avoir connu la suite, ou alors, je ne m’en souviens plus, ce qui est possible ?
 
Dernière question: la FRANCE, comme les autres pays européens, retrouvera-t-elle un jour sa pleine souveraineté et sa pleine indépendance nationales ??? Je ne connais qu’un seul homme d’ Etat européen qui a osé bouter un coup de pied au cul à nos “alliés” et “amis” ricains en boutant dehors le GQG de l’ Otan. Il s’est malheureusement trouvé un autre gouvernement à participation “socialiste” pour faire preuve d’ allégeance et l’accueillir à Chièvres-Casteau et à Evere en BELGIQUE.
 
RoRo
 
 
cartereferendum
 
 
 
 

14:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/07/2012

Euro-austérité et euro-fédéralisme : HOLLANDE « POLDERISé » par ANGELA MERKEL

 
 
 
Sent: Monday, July 02, 2012 6:44 AM
Subject: Euro-austérité et euro-fédéralisme : HOLLANDE « POLDERISé » par ANGELA MERKEL
 

 

 

 

Euro-austérité et euro-fédéralisme : HOLLANDE « POLDERISé » par ANGELA MERKEL

 

Pour se démarquer électoralement de Sarkozy, Hollande a su faire entendre des accents presque patriotiques... Avec lui, la France, totalement alignée sur la RFA par l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP) allait retrouver sa dignité ; l’Europe allait devenir « sociale » et la croissance de l’emploi allait enfin primer sur l’austérité...

Il n’aura fallu qu’un « sommet » européen pour qu’éclate le caractère mensonger de ce patriotisme et de ce « socialisme » de parade.

Avant même que le sommet européen n’eût commencé, Ayrault avait déjà envoyé des lettres de « recadrage » aux ministères. A l’exception de la justice, de la police et de l’Education nationale – où les contre-réformes Chatel vont bon train sous le pilotage de V. Peillon* – l’ensemble des services publics, déjà saignés à blanc par Sarkozy, va subir de nouvelles coupes claires ; il serait même question d’y mettre en place la règle du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraiteQuant au SMIC, son augmentation est ridicule alors que tant d’ouvriers ne peuvent plus se rendre à leur travail avec leur véhicule étant donné l’augmentation vertigineuse des carburants…

Plus structurellement, Hollande a accepté que la revendication impériale de Berlin – le contrôle « européen » (en réalité, allemand) sur les budgets « nationaux » – s’alourdisse  sensiblement. Le Mécanisme européen de stabilité prévoyait déjà que les budgets nationaux soient soumis à la Commission européenne avant d’être présentés aux députés français transformés en euro-potiches ; comme si cet attentat inouï contre la dignité du parlement ne suffisait pas, Hollande vient d’avaliser le principe d’un contrôle PERMANENT de Bruxelles – en réalité de Berlin – sur les budgets nationaux. Car c’est la RFA, non endettée par définition (et pour cause : l’euromark a été entièrement conçu pour dynamiser l’export allemand tout en plombant l’exportation des autres pays de la zone euro !), qui obtiendra ce droit de regard via Bruxelles, alors que tous les autres Etats devront régulièrement présenter leur carnet de notes aux financiers de Francfort. Ainsi, non seulement Hollande bafoue – après Sarkozy – le « non » français à la constitution européenne, mais le blanc-seing sans précédent qu’il vient de consentir à Merkel frappe la souveraineté française en plein cœur : les députés PS qui voteraient cette nouvelle forfaiture, qui « dé-constitue » littéralement la France, devront tôt ou tard rendre raison de leur félonie devant le peuple souverain !**

Il serait cependant faux de présenter les choses comme une victoire de « l’ » Allemagne sur « la » France. Ce qui pousse Hollande, après Sarkozy, Chirac et Mitterrand, à attaquer les services publics, à bloquer de fait les salaires, à transformer peu à peu la « République française » en une coquille vide, c’est l’allégeance de la droite et de la social-eurocratie « française » à l’oligarchie euro-hexagonale. Aux « marchés financiers » d’abord, auxquels le « sommet » européen a donné satisfaction sur toute la ligne : à court terme, c’est sauvetage des banques espagnoles et garantie « européenne » accordée aux banques françaises sur le dos des contribuables (et surtout, sur le dos des « contributeurs nets », dont fait partie la France puisque notre pays donne chaque année sans retour 9 milliards d’euros à l’Europe!). La prétendue « mutualisation des dettes » qui se met en place brade l’avenir la nation contre la sauvegarde à court terme des profits de l’oligarchie. En effet, pour que les BANQUIERS « français » obtiennent un semblant de parapluie bancaire allemand, les CONTRIBUABLES FRANÇAIS paieront pour sauver les BANQUIERS d’Europe du Sud alors que les peuples grec, portugais, italien et espagnol sont strangulés par ces mêmes « banksters ».

Mais au-delà des « marchés financiers », l’inspirateur de cette capitulation nationale et sociale de François Hollande est le MEDEF et le grand patronat du CAC-40. Il suffit en effet de lire le manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’air pour constater que le MEDEF a cyniquement décidé de mettre un point final à l’histoire de France en réclamant pêle-mêle :

·               la « reconfiguration des territoires » (et la proposition du PS de faire un nouveau pas vers la régionalisation du territoire va dans ce sens, de même que la décision de Hollande de ratifier la dangereuse « Charte européenne des langues minoritaires et régionales » qui vise à diviser le territoire national sur des bases ethnolinguistiques) ;

·               l’abandon de la langue française au profit du tout-anglais à l’entreprise et dans tous les lieux de « prestige »,

·               les « transferts de souveraineté » vers les Etats-Unis d’Europe et par-dessus tout,

·               la mise en place d’une « nouvelle patrie : les Etats-Unis d’Europe ».

 

Bref, pour élargir sa chasse aux profits à l’échelle de l’Union transatlantique sous protectorat germano-américain, l’impérialisme « français » liquide la nation et la République en désossant les acquis majeurs de la Révolution française et du CNR !

Bien entendu, l’UMP applaudit : les forêts de drapeaux tricolores, c’était juste pour exciter le « peuple de droite » contre la « viande hallal » et les cohortes de « femmes voilées » qui menacent si terriblement notre pays (sic)… Bref, l’autophobie nationale et la xénophobie d’Etat – avec lesquelles M. Valls semble peu désireux de rompre – marchent de concert : l’objectif de classe poursuivi par l’oligarchie est de casser la France tout en dévoyant le sentiment patriotique blessé contre le TRAVAILLEUR étranger tout en dédouanant la FRANCALLEMAGNE du CAC-40 ! Déjà dans les années trente, la « France » patronale avait fait le « choix de la défaite »*** dans le but de mater la classe ouvrière française (« plutôt Hitler que le Front populaire » - sic) et de briser l’URSS en se mettant à la remorque de ce grand Européen d’Adolf Hitler… Si les vrais démocrates n’y veillent pas, notre pays et sa classe travailleuse risquent d’être broyés dans l’étau politique que forment, d’un côté, l’UM’Pen en gestation derrière Copé et le « rassemblement bleu marine », de l’autre, le Parti Maastrichtien Unique à deux têtes, dont l’une est le Parti « socialiste » maastrichtien et l’autre, la droite pseudo-« républicaine »…

Plus que jamais la question est posée aux dirigeants ET AUX MILITANTS DE BASE du Front de Gauche : vont-ils continuer à clamer, comme l’ont fait jusqu’ici Mélenchon et P. Laurent (le président en titre du Parti de la Gauche Européenne subventionné par Bruxelles) que « l’Europe est à nous » (sic) et que « l’euro est notre monnaie » (re-sic) ? Ou bien vont-ils accepter de dialoguer avec ceux qui, joignant le drapeau rouge des ouvriers au drapeau tricolore de la nation républicaine, veulent clairement SORTIR de l’EURO et de l’EUROPE pour reconstituer les acquis du CNR, quitte à rompre avec la domination du grand capital ?

Face au démontage accéléré de la nation, les vrais républicains doivent passer à l’action ensemble. A nouveau le PRCF propose de faire en sorte que tous les PATRIOTES, ANTIFASCISTES ET PROGRESSISTES interpellent solennellement ensemble le peuple français au mois de septembre 2012 qui coïncide avec le 20ème anniversaire du Non au traité de Maastricht et avec le 220ème anniversaire de la bataille de Valmy qui fonda la République en brisant l’armée des monarques européens.

Sarkozy a été battu et tant mieux. Mais n’attendons rien de Hollande et de son équipe qui rampent devant le MEDEF, les « marchés » et l’Allemagne capitaliste. Le changement ne viendra que des luttes se fédérant à l’échelle nationale et internationale.

Dans nos syndicats comme dans nos partis politiques, ouvrons le débat que les directions euro-formatées s’emploient à étouffer : oui ou non « le sauvetage de LEUR euro et de LEUR Europe vaut-il la mise à mort de la République française, du « produire en France », des services publics, de la protection sociale et du pouvoir d’achat des salaires ? Tant que le mouvement ouvrier, populaire et républicain n’aura pas clairement répondu NON, mille fois NON, à cette question existentielle, notre pays et ses acquis sociaux continueront d’agoniser dans le bain d’acide sulfurique de l’UE capitaliste et de son maudit euro !

Dans l’immédiat, le PRCF propose à tous ceux qui partagent les grandes lignes de cette analyse de condamner ensemble les résultats du sommet de Bruxelles en appelant à une nouvelle résistance populaire !

Redisons pour finir ce que clamait le PCF clandestin de Maurice Thorez, Jacques Duclos et Benoît Frachon le 10 juillet 1940 : JAMAIS, NON JAMAIS, LE PEUPLE DE FRANCE NE SERA UN PEUPLE D’ESCLAVES !

 

La Commission Exécutive nationale du Pôle de Renaissance Communiste en France

 

 

*les syndicats enseignants auraient bien tort d’accorder un « état de grâce » à V. Peillon : déshabiller tous les services pour créer 60 000 postes en cinq années, alors que la droite a supprimé 100 000 postes dans l’enseignement (surtout secondaire), c’est la certitude d’isoler le corps enseignant des autres fonctionnaires alors que seul le « tous ensemble » du public et du privé peut sauver le monde du travail !

 

** Pour mesurer le recul de civilisation, rappelons que c’est par la revendication du droit du peuple (en fait, des bourgeoisies nationales) à voter souverainement les budgets et les impôts que la bourgeoisie révolutionnaire avait engagé la lutte contre l’Ancien Régime à la fin du Moyen Âge…

 

***Cf. le livre d’Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite.

 

 
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12:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/06/2012

FRANCE: Aux élus du peuple. Défendons la démocratie !

 
 
 
 
Sent: Friday, June 29, 2012 11:57 AM
 
Subject: Aux élus du peuple. Défendons la démocratie !
 

Cher(e)s ami(e)s,

 

Les circonstances historiques graves et déterminantes que nous traversons imposent que chacun donne son analyse pour permettre enfin un débat.

Je vous donne ci-dessous et ci-joint la mienne.

 

Cordialement

 

André Bellon                                                                                                           

                                                                      ***

J'ai été parlementaire pendant 12 ans. J'ai été membre, puis Président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. J'ai vu la manière dont les dirigeants de toutes tendances utilisaient la stratégie du mensonge pour étouffer par avance toute résistance et ainsi faire passer peu à peu les dénis de démocratie. Ainsi, ils prétendaient que l'Acte unique de 1986 était un simple traité technique ; ainsi ils affirmaient que le traité de Maastricht ou la ratification de l’Organisation Mondiale du Commerce n'attentaient pas à la souveraineté populaire.

Le même processus continue aujourd'hui. Avec les derniers traités (MES et TSCG dit Pacte budgétaire), les peuples et leurs élus, qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire par le traité de Maastricht, seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire. Les nouvelles autorités françaises ont, certes, beaucoup parlé de renégociation du Pacte budgétaire, mais sans jamais évoquer les agressions qu'il contient contre les principes démocratiques.

Bien qu'il contienne d'importants transferts de souveraineté, le nouveau traité en cours de ratification ne sera pas soumis à référendum. C’est la volonté du Chef de l'Etat qui partage avec les autres dirigeants européens le refus de tout risque de remise en cause. Une nouvelle fois, l’Union européenne se fait sans les peuples. Et contre eux.

La démocratie est née progressivement du droit revendiqué par les peuples de contrôler le budget de l'État. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789 proclame, en son article XIV, que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. » C’est ce droit fondamental que les dirigeants européens veulent aujourd’hui leur enlever.

Il faut en finir avec un processus qui, de traité européen en traité européen, supprime méthodiquement les souverainetés populaires, dissout même les peuples sans jamais évidemment les consulter. Il faut dire stop aux irresponsables de Bruxelles qui traitent les citoyens et leurs élus d’irresponsables s'ils n'avalisent pas leurs errements. Les seuls critères qui dictent leurs « bons choix » sont des indices économiques qu’ils sélectionnent et utilisent pour justifier leur maintien aux affaires, soi-disant pour résoudre les crises qu’ils ont eux-mêmes créées.

Les élus ne sont que les mandataires du peuple, les représentants des citoyens. Leur mandat ne leur donne pas le droit d’avaliser ces traités. Au nom des principes démocratiques et de la longue lutte historique du peuple français pour sa liberté dont ils sont comptables, je les appelle à les refuser et à faire partout appel au peuple, seul corps social légitime en la matière. Un moyen efficace permettrait de le faire : l'élection au suffrage universel d'une Assemblée constituante en France.

 

Notes de Roro:

André Bellon fut député Ps.

En Belgique, l’ article 33 de la Consitution proclame toujours “Toujours les pouvoirs émanent de la Nation”. Nous sommes désormais très loin du compte ...

 

cartereferendum

 

 



Appelelus.rtf

22:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/06/2012

BRUXELLES ou KABOUL ?

 
 
 
democratiemetrobruxelles
 
 
BRUXELLES ou KABOUL ?
 
C’est clair: la BELGIQUE devient AUSSI un État de plus en plus policier et répressif.
 
Il n’y a plus qu’à la police que l’on recrute par centaines (Je n’ai cependant pas dit, ni écrit, qu’il ne faut pas de policiers ...). Dans ce pays de quelque 11 millions d’ âmes, nous aurons bientôt 2 flics au km2 et les effectifs ne sont toujours pas réalisés ... Le prétexte: la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité (petite et grande) grandissante. C’ est sans doute le prix que nous devons payer aux manigances de l’Amérique et de ceux-là qui voulaient “libérer” les Pays de l’ Est du “Communisme” et qui sont aujourd’hui intégrés, annexés, à l’ EURO-DICTATURE capitaliste, frontières ouvertes. En fait aussi,  l’introduction du terrorisme islamistes en Europe, nous la devons en grande partie à la politique de Tony BLAIR lorsqu’il soutenait comme un caniche les aventures et agressions guerrières en Irak et en Afghanistan ...
 
On engage des flics, et la Milquet (Cdh) crie sa grande satisfaction: 70 policiers en plus à BRUXELLES et ça fait plusieurs dizaines d’arrestations supplémentaires... , clame-t-elle à la télé ! Belle image, belle idéologie de la répression ! Il y a là de quoi ouvrir des prisons et engager des gardiens supplémentaires en ... HOLLANDE où nous envoyons une partie de nos détenus, à grands frais, faute de places chez nous ...
 
On engage des flics, et cela ne suffit pas. Certains poussent, notamment chez les “libéraux” à la présence de militaires en armes dans nos rues. Il y a là de quoi réjouir ceux qui désapprouvaient l’instauration de la loi martiale en POLOGNE sous JARUZELSK et un certain SARKOZY qui voulait nettoyer les banlieues françaises au karcher. Sans même oublier la Grèce des colonels et la prise du pouvoir par le général Pinochet au Chili dans des pays pourtant dits démocratiques ...
 
Les 2 dernières fois que l’on a vu les militaires réquisitionnés et en armes dans nos rues en BELGIQUE, c’ était :
 
-en 1960-61, lorsque le Psc-Cdh Gaston EYSKENS voulaient maintenir l’ordre établi, aux côtés de la gendarmerie, contre le million de travailleurs en grève pendant plus d’un mois, contre sa fameuse Loi unique.
 
-pendant la dernière guerre, lorsque des militaires raflaient les Juifs, traquaient les résistants, “terroristes” de l’époque. Mais c’ étaient des militaires d’une armée d’agression et d’occupation nazies et fascistes...
 
Ce matin, une espèce de cinglé téléphonait à la Rtb-f pour préciser que nos militaires belges participent déjà à des opérations de polices à KABOUL ...
 
Alors pourquoi pas chez nous?  BRUXELLES = KABOUL ???  
 
Rien d’ étonnant s’il est aussi question de voter une loi contre le “radicalisme” ???   C’est quoi le radicalisme ?  Jusqu’ où vont ses limites ?    Qui est radical ? Peut être qu’il ne restera plus que les béni-oui-oui applaudissant le système en place qui auront droit au chapitre ... ?
 
Heureusement, la BELGIQUE serait encore une “Démocratie”, même si elle avance elle aussi vers le McCarthysme ...
 
Il serait peut être un jour intéressant que l’on se penche sur le rôle joué par les médias (surtout télévisés) dans la tête de nos ados et même chez les adultes: les films et téléfims-navets anglo-ricains, basés sur les guerres, les conquêtes, le terrorisme, la criminalité, fbi, cia, kgb... Les Usa: le bourrage des crânes admiratif en faveur des “valeurs” de ce pays criminel et policier est permanent, quotidien, intensif... depuis 65 ans. Ajoutons-y tous ces jeux internet où nos gosses s’amusent à tuer massivement et au vite, et le tour est en partie joué ... On oublie évidemment que la population belge, comme celle des autres pays de l’ EURO-DICTATURE est de plus en plus ricanisée, le mode de vie est de plus en plus celui de Chicago et du Texas...
 
Pour revenir à l’origine des récents évènements à Bruxelles-Molenbeek et la “justification” de certains contrôles policier, il devait être clair que le vote quasi unanimité des parlementaires de nos partis “démocratiques” de la loi liberticide interdisant le port du voile créerait plus de problèmes et de dangerosité qu’il n’ en résoudrait.
 
A ce propos, je rappelle, sans être devin, que j’ écrivais ceci sur mes sites le 19 mai 2011:
 
BELGIQUE: la Chambre des Représentants vote pour la seconde fois une loi liberticide.
 
Sous prétexte de sécurité, à l’unanimité, moins un contre, les députés ont voté la proposition de loi “visant à interdire le port de tout vêtement cachant totalement ou de manière principale le visage”.
 
C’est une loi hypocrite, répressive, liberticide, votée dans un but uniquement politique, imaginée par les partis “démocratiques” suivants: Ps, Cdh et Mr.
 
Hypocrite et lâche: c’ est le port de la burqa et niqab qui est directement visé, donc les femmes arabes.
 
Répressive: elle ne libère pas les femmes arabes. Elle va les poursuivre et les réprimer. Les sanctions suivantes sont prévues: une amende de 82,50 euros à 135,50 euros, ou une peine d’ emprisonnement d’un à sept jours, est prévue. Et en cas de récidive, les peines seront évidemment aggravées ... Sans parler des conséquences et interdits professionnels pour les personnes concernées.
 
Politique: inutile de faire un dessin, dans l’ ambiance de plus en plus raciste et anti-islam qui touche notre pays.
 
Sélective: la député “Groen” Eva Brems aurait déclaré: “avec cette loi, nous allons aussi sanctionner les personnes qui se promènent en bikini avec un chapeau et de grandes lunettes de soleil. C’ est dégoûtant de faire passer des victimes pour des auteurs de délits”.
 
RoRo
 
 

10:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Victoire, après les élections grecques de ce dimanche ... (???)

 
 
Sent: Monday, June 18, 2012 9:35 PM
Subject: Victoire, après les élections grecques de ce dimanche ... (???)
 
Incroyable la mauvaise foi des médias du capitalisme européiste à propos des élections de ce dimanche en GRECE. Il y a 2 jours, ils avaient encore tous les trouille pour l’ Europe et l’ euro.
Il aura suffit que le principal parti de droite augmente de quelque 10% des voix pour que l’ Euro-dictature et l’euro soient sauvés et que l’ avenir devienne rose...
La Rtbf, nous annonce ce lundi-soir que Syriza, le parti dit de la “gauche radicale” car il refuse l’austérité, est battu, or, lui aussi il gagne quelque 10% des voix entre les élections du 6 mai 2012 et celles de ce dimanche... .
C’est quand même pas trop mal quand un parti de “gauche” (extrême ou non), naguère pratiquement inexistant, connaît une telle progression électorale en seulement 6-7 semaines de temps... Non (???). Rare en effet de voir un parti “battu” progresser de la sorte en quelques semaines et obtenir 27 % des voix..
Ils crient victoire et nous disent que les Grecs auraient choisi de rester dans l’ Euro-dictature et l’ euro la main sur le coeur. Ils oublient de nous dire que si la droite grecque parvient a former un gouvernement, avec le renfort de leurs alliés “socialistes”, responsables eux aussi de la situation du pays, c’ est grâce à un bonus automatique de 50 députés supplémentaires accordés automatiquement au parti arrivé en tête (voir ci-dessous). Au pays qui aurait inventé la “démocratie”, à l’image de la France qui serait le pays des Droits de l’Homme, en matière de démocratie électorale, on pourrait faire beaucoup mieux ...
Attendons seulement quelques semaines et nous verrons ce qu’il en est réllement de ces cocorico triomphants... et ce qu’ils en diront ... La réalité: le système capitaliste décadent craque de toutes parts et ne s’ en sort que grâce à des artifices, du bois de rallonge et que de plus en plus de gens en ont assez et commencent enfin à voir clair  ...
En Belgique Di Rupo, qui se veut un des champion de l’ austérité européiste inévitable, devrait tirer les leçons de ce qui arrive à ces petits copains grecs. Et en France, Hollande devra comprendre qu’il ne suffit pas de relacer la “croissance” capitaliste pour sauver le monde, l’Europe des multinationales et des banquiers spéculateurs et ... l’euro.
RoRo
 
Ce qu’ils disaient encore dans la presse :

 

 Elections en Grèce

Coalition de la Gauche radicale et les Conservateurs au coude à coude

18 juin 2012

Selon les premiers résultats à l’heure où nous mettions sous presse, Syriza, coalition de la Gauche radicale, et Nouvelle démocratie, parti conservateur, étaient au coude à coude. Les premières estimations les donnent à quasi-égalité, entre 27 et 30% pour Syriza, entre 27,5 et 30,5% pour Nouvelle démocratie, quant aux socialistes qui gouvernaient le pays, ils tombent à 10%. Si ces estimations se confirmaient, aucun parti n’aurait seul la majorité au Parlement, malgré la prime de 50 sièges donnée au parti arrivé en tête.

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Les élections législatives d’hier en Grèce donnent une quasi-égalité entre Syriza, coalition de la gauche radicale, et Nouvelle démocratie, parti conservateur. Les deux partis récoltent entre 27 et 30% des suffrages chacun, et moins de 1% les sépare. C’est cette marge infime qui déterminera qui sera la première force au Parlement, grâce à la prime de 50 sièges.
Les socialistes qui ont géré le pays ces dernières années s’effondrent à 10%.
Il est d’ores et déjà acquis qu’aucun parti ne pourra rassembler à lui seul 151 élus sur 300 au Parlement. Une coalition sera donc nécessaire.

Le PS grec aux environs de 10%

Par rapport au scrutin du mois dernier, force est de constater une nette évolution. En mai, aucun parti n’avait dépassé 20%, avec 19% pour Nouvelle démocratie arrivée en tête, devant Syriza à 17%. Les deux partis ont donc progressé, à la différence des socialistes qui chutent à 10%.
Les socialistes grecs ont été durement sanctionnés. En 2009, ils avaient obtenu 44% des suffrages et détenaient seuls la majorité absolue avec 160 sièges au Parlement. En mai, ils sont tombés à 13%, et hier, ils ont encore perdu du terrain. Au cours des trois dernières années, les socialistes étaient au pouvoir et avaient appliqué la politique d’austérité voulue par l’Europe, la BCE et le FMI.
Egalement partisan de l’austérité, la Nouvelle démocratie a profité de ces élections pour passer devant les socialistes. Ce qu’elle propose, c’est de continuer l’austérité sous une forme revue après renégociation du plan d’aide. Ce projet a rassemblé entre un quart et un tiers des électeurs.

Une alternative à l’austérité

Syriza, coalition de la Gauche radicale, réussit encore à progresser de plus de 10 points. Si Syriza ne souhaite pas sortir de l’euro et retourner à une monnaie nationale pour pouvoir dévaluer et réduire la dette, la coalition de la Gauche radicale veut remettre en cause le plan d’aide signé par les socialistes avec l’Union européenne, la BCE et le FMI. Ce plan mis en application est à l’origine de la pire casse sociale depuis l’époque de la dictature des colonels.
Syriza représente donc l’espoir qu’une alternative à l’austérité est possible. Entre un quart et un tiers des électeurs qui se sont exprimés hier ont adhéré à ce projet.

 

cartereferendum

10:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Rio+20 / Sommet européen / Élections en Grèce

 
 
Sent: Saturday, June 23, 2012 7:35 PM
 
Subject: Rio+20 / Sommet européen / Élections en Grèce
 
 
 
 
 
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Newsletter du PTB :: 23 juin 2012
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Vidéo Canal C :: David Pestieau sur le livre "Comment osent-ils ?"

A l’occasion de son passage à Namur pour une soirée sur la crise, David Pestieau, responsable du service d’études du PTB était l’invité du JT de Canal C, la télévision locale namuroise. Co-auteur du livre "Comment osent-ils ?", il décortique la crise qui sévit en Europe.


Sommet de l’ONU Rio+20 :: L’« économie verte » tue la planète

Du 20 au 22 juin se déroulera à Rio, au Brésil, une conférence mondiale sur le développement durable. L’enjeu est important. « Une occasion qui ne se présente qu’une fois par génération », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. L’économie verte, ça semble attrayant. Mais quel regard la conférence pose-t-elle sur la chose ?


Sommet européen des 28 et 29 juin :: Vers des économies sévères

Lors du sommet de crise des 28 et 29 juin, les dirigeants européens veulent poser des jalons vers une « nouvelle union politique ». « Nous conduirons l’union économique et monétaire dans une nouvelle phase », déclare le président Herman Van Rompuy. Une nouvelle phase d'épargne sévère sans perspective de reprise économique, semble-t-il. Le Mécanisme européen de stabilité, qui accorde une « aide » aux banques en échange de plans d'économies, a été voté par le Parlement belge, qui devra bientôt se prononcer sur le Pacte fiscal.


Élections en Grèce :: Les marchés sont rassurés, le peuple peut crever?

Après un chantage inouï de l’Union européenne, la Nouvelle Démocratie (droite) a émergé de justesse aux élections en Grèce. Le « soulagement » de Merkel, de la Commission et des marchés devrait être de courte durée.


Rue-Conseil-Rue (6) | Le PTB fait la différence à... Seraing

Dans une ville confrontée à un problème de chômage important, le bourgmestre privilégie l'immobilier de luxe. Le PTB, présent au conseil communal, est surtout actif dans la rue. Il y défend les gens, et le seul secteur porteur au niveau de l'emploi : la sidérurgie. Une série Solidaire.


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Solidaire

 

10:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

CL I.C.Rouge n°6 - juin 2012

Sent: Monday, June 25, 2012 8:18 AM
Subject: CL I.C.Rouge n°6 - juin 2012
 

 

 

EDITO. Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF 

C’est hallucinant ! Alors que Hollande est revenu bredouille de son pèlerinage berlinois, que Frau Merkel n’a pas bougé d’un millimètre sur l’odieux Mécanisme européen de stabilité, MM. Laurent et Mélenchon continuent de clamer comme si de rien n’était que « l’Europe est à nous ! » et que « l’euro est notre monnaie » (sic) ! On voudrait promouvoir à long terme le « rassemblement bleu marine » de Marine Le Pen qu’objectivement, on ne s’y prendrait pas autrement : car une fois passés l’élection, une fois que le plan d’euro-austérité concocté à Bruxelles aura frappé les travailleurs français, une fois qu’A JUSTE TITRE, des millions de gens supplémentaires vomiront l’euro, QUI, sinon la maudite U.M.’Pen en formation2, aura un boulevard devant elle pour fédérer les mécontents en se réclamant de la lutte anti-UE, que le FN ne mène pourtant que pour la frime1 ?

C’est stupéfiant ! Alors que F. Hollande, en expulsant l’ambassadeur syrien, s’est mis aux avant-gardes de la future invasion états-unienne de la Syrie (puis de l’Iran ?), la direction des confédérations CFDT et CGT affiliées à la C.E.S.4 a manifesté, non pas contre les préparatifs de guerre impérialiste, mais pour la « solidarité » avec l’opposition syrienne, dont les dirigeants sont financés par l’Arabie saoudite3… et par Fabius ! Bref, sans aucun débat à la base, les dirigeants confédéraux ont abandonné le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » au profit du « droit d’ingérence » néocolonial prôné par BHL, le pseudo-« philosophe » bourreau de l’indépendance libyenne !

Il est vrai que l’état-major de la CGT, abandonnant la lutte des classes pour la lutte des places, donne le piteux spectacle des guérillas de sommet ; dans le même temps, ce même état-major ne fait rien pour mobiliser et fédérer les 45 000 personnes en passe d’être licenciées, ni pour exiger la baisse du prix de l’essence (des milliers de salariés passent leur paye à payer leurs déplacements de travail !). On est décidément loin de la CGT combative de Monmousseau, Frachon et autre Krasucki !

C’est pourquoi demander la clarté politique au Front de Gauche et aux directions confédérales, ce n’est pas « chercher la petite bête » : c’est au contraire construire la résistance et l’alternative populaires à ce régime qui, à l’appel du MEDEF, entend mettre un point final à l’histoire de France pour promouvoir les « Etats-Unis d’Europe ». Car Laurence Parisot ne cache pas son but : elle veut renégocier à l’échelle européenne les conventions collectives, le code du travail et les statuts nationaux jugés trop favorables aux salariés de France. Elle veut « transférer la souveraineté » et « reconfigurer les territoires » pour mettre en place une « nouvelle patrie ». Tout cela est écrit noir sur blanc dans le Manifeste du MEDEF intitulé « Besoin d’airE ».

Dans ces conditions, il est dommage que les candidats du PCF n’aient pas pu dire AVANT les élections s’ils seraient dans la majorité parlementaire – ce qui les engagerait à voter les budgets de misère préalablement visés par Bruxelles – ou s’ils s’engageraient dans une véritable opposition populaire à l’euro-austérité. Avec la grave défaite électorale que signifie pour le PCF la perte de 6 députés sur 16 (notamment dans le fief historique de M. Thorez et de G. Marchais : le Val-de-Marne), qui ne voit désormais cette évidence : la « mutation » euroconstructive du PCF n’a rien produit d’autre qu’une dénaturation irréversible de ce parti, avec tout ce que cela a favorisé de négatif pour notre peuple : l’ancrage social-libéral du PS (Moscovici, le bras droit de DSK, « tient » Bercy), la désorientation de la classe ouvrière, la dérive ultraréactionnaire de la droite parlementaire, la banalisation du FN, qui cherche à mettre en place une sorte d’« UM’Pen » en phagocytant tout ou partie du parti sarkozyste ?

Alors que l’opposition interne du PCF se cherche (départ de l’Assemblée des camarades Gerin et Gremetz, alignement-surprise de la Fédération PCF-62 sur Mélenchon…), le PRCF appelle à reconstruire l’unité d’action et l’indépendance politique des communistes ; sans cela la social-démocratie sera en position de liquider ce qui reste de la force communiste léguée par le Congrès de Tours; le scénario est écrit d’avance si, à nouveau, la fidélité des communistes aux appareils l’emporte chez certains militants sur la conscience de classe et sur l’unité d’action des communistes sur la base du combat de classe.

C’est pourquoi le PRCF appelle à former de larges alliances concentriques alliant le drapeau rouge orné des « outils » au drapeau tricolore de la Révolution française :

·        La Convergence d’Action des Communistes : ce qui compte, ce n’est pas d’être ou pas carté PCF, c’est d’aller ensemble à la porte des boîtes pour refuser l’UM’Pen, l’Union européenne du capital et son désastreux euro !

·        Celle des syndicalistes de classe qui veulent que ça change vraiment, quitte à s’opposer aux dirigeants confédéraux alignés sur la Confédération Européenne des Syndicats ;

·        Celle des progressistes qui veulent construire une nouvelle Convergence Nationale Républicaine pour reconstruire la France sur des bases antifascistes, anticapitalistes, patriotiques et progressistes.

Pour cela, il faut dénoncer le mensonge de « l’Europe sociale » qui met objectivement le Front de Gauche à la remorque du PS maastrichtien : ensemble, osons affronter le MEDEF et sortir la France de cette prison des peuples qu’est l’U.E. du capital.

1 La logique politique va pousser le FN à satelliser la « droite populaire » de l’UMP en proie aux divisions pour mettre en place un « Tea Party » à la française, c’est-à-dire une formation ultraréactionnaire, un néo-pétainisme de masse.

2 Cessons de dire que le FN est « contre l’euro ». En réalité, Marine Le Pen est pour la « sortie concertée de l’euro », c’est-à-dire qu’elle demande à Angela Merkel la permission de sortir de l’euro pour remettre en place les monnaies nationales aux conditions du grand capital. Le contraire d’une sortie révolutionnaire et progressiste qui nécessite la rupture UNILATERALE de la France avec l’UE, la nationalisation des banques et du CAC 40, le contrôle des changes, une politique de réindustrialisation planifiée du pays, le soutien à l’Europe des luttes et la mise en place de nouveaux traités progressistes dépassant le cadre étriqué de l’Europe.

3 Confédération Européenne des Syndicats, pro-Maastricht.

4 Cela ne signifie nullement que le PRCF soutienne en quoi que ce soit le régime d’Assad : après Robespierre, Jaurès, Lénine, Ho chi Minh, nous défendons tout bonnement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

_____________________________________________________________

« L’INTERNATIONALE SERA LE GENRE HUMAIN… »

·        Déclaration du Comité Exécutif du PCPE (Parti Communiste des Peuples d’Espagne)

 Le PCPE dénonce l’UE qui renfloue les banques d'Espagne en plongeant les travailleurs d'Espagne dans la misère : dénoncer l'illusion de "l'UE sociale", unir les victimes de la crise du capitalisme, ouvrir la perspective du socialisme comme seule alternative à un capitalisme fascisant, voilà les axes où les communistes d'Europe doivent se retrouver en brisant la tutelle « euro-constructive » du « Parti de la gauche européenne (PGE) ». La solidarité internationale basée sur des analyses convergentes est un encouragement pour tous les communistes.

Déclaration du Comité Exécutif du PCPE devant l'intervention économique de l'Union Européenne

Le Comité Exécutif du PCPE, devant l'intervention directe de l'UE dans l'État Espagnol, en la masquant sous forme de concession à l'État d'un crédit de 100 milliards d'euros destinés à essayer de sauver le secteur financier espagnol de sa situation de faillite, déclare :

1 - Le gouvernement ment quand il dit que ce n'est pas un plan d’aide et que cet argent ne sera pas rendu par le peuple. Comme il a menti, également, ces dernières semaines, en niant avec grand cynisme l’imminence connue de ce plan d’aide. Et le gouvernement ment aussi maintenant, quand il dit que ce crédit multimillionnaire n'a pas de contreparties politiques.

2 - Avec cette intervention de la part des structures économiques et politiques de l'oligarchie de l'Union Européenne, on constate l'échec le plus absolu du projet politique de la bourgeoisie de ce pays, exprimé dans les politiques appliquées par les divers gouvernements qui se sont relayés ces dernières années. Le Parti Populaire, comme Parti Socialiste Espagnol, ainsi que le reste des partis qui ont partagé le consensus constitutionnel pendant presque 35 ans, ont été incapables de porter un projet d'avenir dans un état souverain et ont fini par céder de fait - et formellement - la totalité de la souveraineté économique et politique aux institutions supranationales impérialistes comme l'UE et le FMI.

3 - Cette manœuvre ne suppose aucune injection de liquidités dans l'économie productive espagnole, pas plus que dans l'économie familiale angoissante, mais elle n’est destinée qu’à soulager un système bancaire espagnol cadavérique, imprégné totalement par la crise structurelle dans laquelle est immergé le système capitaliste en général et sa fraction financière en particulier.

4 - Cette intervention suppose un échec de plus pour les forces de la bourgeoisie, qui ont démontré - encore une fois - leur incapacité absolue à diriger et à soutenir un projet pour l'Espagne, sous-tendu par une intégration avantageuse dans la chaîne impérialiste internationale. La logique du développement impérialiste, définie par un processus très accéléré et irrépressible de concentration et de centralisation du capital, détermine la soumission des éléments les plus faibles de la chaîne, laissant, comme élément de pure rhétorique, le soi-disant processus d'intégration européenne de l'UE, comme un prétendu accord entre des nations libres et souveraines. Une fois de plus, sont mises en évidence les illusions du réformisme d’impulser une Europe prétendue "sociale". Il n'existe pas, il n’existera pas une Europe sociale dans le projet impérialiste de l'UE. Indépendamment de l'orientation politique des forces bourgeoises, les politiques appliquées - par tous les gouvernements concernés - ont conduit à une situation généralisée d'appauvrissement et de perte de droits, insoutenable pour la majorité sociale et populaire qui, en plus de voir comment on réduit et on détruit les conquêtes historiques, doit affronter maintenant une nouvelle vague d'ajustements qui n’entraînera que plus de chômage, plus de misère et plus d’exploitation pour la classe ouvrière.

5 - Le PCPE considère que cette intervention - ultime démonstration de l'incapacité du système capitaliste à vaincre sa crise structurelle-, ne sera, en aucun cas, un soulagement pour les secteurs ouvriers et populaires affectés directement par la crise, mais augmentera encore plus l’impayable et insupportable dette publique qui sera utilisée comme prétexte pour que les forces bourgeoises redoublent leur attaque contre les droits économiques, sociaux, syndicaux et du travail de la majorité sociale.

6 - Devant cet échec du projet historique de la bourgeoisie pour l'Espagne, qui ne pourra pas être résolu dans le cadre du système capitaliste et sous domination de la bourgeoisie, le Parti Communiste des Peuples d'Espagne appelle les travailleurs et les travailleuses à assumer le rôle principal social qui leur revient et agit, en conséquence, pour proposer une alternative globale et un changement radical pour la majorité sociale : la prise du pouvoir par la classe ouvrière, la construction d'un modèle d'économie au service du peuple, la construction du socialisme. Impulsant à partir du processus émergeant de la mobilisation ouvrière, en développant des journées de lutte générale dans tout le pays, et en faisant de la grève générale l'outil principal de ses luttes. En construisant le Front Ouvrier et Populaire pour le Socialisme comme cadre des alliances, pour avancer vers ce pouvoir de la classe ouvrière.

7 - Le PCPE s'oppose frontalement à cette intervention, ainsi qu’à toutes les mesures politiques annexes qui seront connues dans les prochaines semaines, et dénonce toutes ces positions qui, venant de la bourgeoisie ou du réformisme, en proposeront une gestion souple, comme cela a déjà été précédemment utilisé dans d'autres pays. Notre position n'est pas basée sur la nécessité de renégocier des délais, des intérêts ou des quantités lorsque le gouvernement aura accepté l'intervention, nous refusons de payer  cette dette contractée par la bourgeoisie. Le PCPE appelle à lutter pour la rupture immédiate avec les structures impérialistes, avec l'UE, l'euro et l'OTAN, avec l’objectif clair de commencer le développement d'un projet basé sur la socialisation des moyens stratégiques de production, du secteur financier et la construction d'une économie au service du peuple et non des monopoles.

8 - Le PCPE lance un appel à construire la plus ample alliance sociale et populaire contre les effets de cette intervention, à redoubler et à multiplier la lutte des masses, dans les rues et les centres de travail, jusqu'à la déroute totale de la bourgeoisie et de son système politique capitaliste.

Madrid, 10 juin 2012

_________________________________________________________________________________________

 

·       Le KKE, (Parti Communiste grec) condamne l'attaque brutale du représentant de l' « Aube dorée » contre une député communiste , la camarade Liana Kanelli

 … et plus généralement son comportement sur le plateau télévisé 'Bonjour Grèce' contre les représentants d'autres partis, notamment SYRIZA. On ne pourra se débarrasser de cette formation Nazie qu'en renforçant et radicalisant le mouvement populaire et ouvrier. Seul un mouvement prônant la rupture révolutionnaire peut éliminer de telles organisations qui agissent comme le bras armé du système. En outre, « L'Aube dorée » a soutenu pendant des années les organisations patronales contre les travailleurs, en agissant comme des briseurs de grève, etc. Les travailleurs, les jeunes, les retraités qui ont voté pour l' « Aube dorée » doivent la laisser tomber et rejoindre leur classe, ainsi que le KKE.

Voici des extraits tirés de la conférence de presse de la secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga :

« Permettez-moi de condamner, au nom du parti bien sûr, cette agression brutale du candidat de l' « Aube dorée » contre Liana Kanelli et la candidate de SYRIZA, Rena Dourou.

Nous voulons clarifier notre position : notre réponse à l' « Aube dorée » ne pourra être ni « œil pour œil, dent pour dent », ni une volonté de vengeance. La réponse, elle sera donnée par le peuple, lors des élections. Bien entendu, nous n'accusons pas ceux qui ont voté pour l'« Aube dorée » des agissements et de l'orientation de ce parti. Néanmoins, ils doivent réaliser qu'ils ont l'arme de leur vote et qu'ils doivent marginaliser l' « Aube dorée » car c'est la seule chose qu'ils méritent.

De telles formations Nazies ne peuvent être traitées que par un mouvement ouvrier et populaire bien organisé et profondément politisé. Nous soulignons la question d'une profonde politisation car nos repères, pour donner une direction au mouvement en période de crise, sont complètement différents de ceux des périodes précédentes.

Nous souhaitons vous rappeler quelque chose d'autre : « Aube dorée » a toujours offert ses services aux patrons et au syndicalisme jaune, et ses services ont même été mobilisés à plusieurs occasions pour casser des grèves, et avec sa brutalité et sa politique de la terreur, pour pousser les travailleurs à abandonner ces formes de lutte.

Je pense qu'il est temps pour les travailleurs de repenser à la raison pour laquelle le KKE était sceptique et réservé sur ces divers mouvements qui sont apparus pendant la crise, quels que soient leurs mots d'ordre, et qui étaient des mouvements sans identité clairement définie. L' « Aube dorée » était une de ces forces qui ont opéré systématiquement dans ces mouvements et ont tenté de remplacer les revendications populaires spontanées par ces slogans désormais célèbres '300 au poteau d'exécution de Goudi', 'Brûlez le Parlement' etc., des expressions que l'on a pu retrouver sous des formes encore crues. Naturellement, les gens de la base qui ont participé à de telles initiatives ne sont pas à blâmer. Il y eut également les slogans 'Dégagez les partis' et 'Dégagez les syndicats'. Dans ces mouvements sans identité claire, qui peuvent avoir dans une certaine mesure un caractère spontané, de telles organisations peuvent opérer à leur aise et peuvent jouer un rôle très néfaste sur la politisation des masses ouvrières et populaires, mais surtout par la provocation et en brisant des protestations véritablement spontanées, ce qui a pu conduire à leur dissolution.

Ceux qui ont dénoncé le KKE quand il a exprimé ses doutes sur la réalité de mouvements sans identité claire, devraient y penser à deux fois. »

 

 

 

·       Communiqué officiel de l’Ambassade de Cuba en France   Paris, 18 juin 2012.

L’Ambassade de Cuba en France, en tant que représentante légitime du gouvernement cubain, élu majoritairement selon la Constitution de notre pays, refuse le reportage « Cuba, fiesta, débrouille et interdits » du journaliste Bernard de La Villardière, diffusé dimanche, le 17 juin à l’émission «Enquête Exclusive» de M6.

Nous regrettons qu'un matériel avec de nombreuses imprécisions sur notre histoire récente ait été transmis. Il manquait, à notre avis, des références importantes sur les causes des problèmes qui affectent aujourd'hui la vie quotidienne des Cubains.

Il n’y avait pas un mot sur le blocus économique, commercial et financier auquel notre pays est soumis depuis un demi-siècle imposé par la plus grande puissance du monde. Pas de référence objective à propos de la mise à jour du modèle économique cubain en cours.

Quiconque voit le reportage perçoit que nos manques découlent exclusivement de l'échec de notre projet. Cependant, grâce à lui, Cuba construit une œuvre sociale et culturelle d'un humanisme profond et de solidarité, dans des conditions d'une vraie guerre économique.

Par ailleurs, des références négatives et irrespectueuses sur Fidel Castro et d’autres dirigeants ont été faites. Fidel, comme le peuple l’appelle, est le leader indiscutable de la Révolution cubaine, le dirigeant qui avec son exemple personnel a guidé l'un des processus révolutionnaires les plus radicaux et humanistes du 20ème siècle, à seulement 90 milles de son plus grand adversaire.

Nous pensons que les journalistes et les médias qui prétendent être considérés sérieux et professionnels, doivent aller au cœur des problèmes, contraster les sources, faire des recherches. À moins qu’il n’existe que l'intention de montrer Cuba dans une décadence, sans avenir. Bref, le journaliste n’a mentionné que le côté imparfait de l’œuvre. Serait-t-il juste de montrer l’autre partie?

Ce reportage, répond-t-il à la ligne éditoriale de M6 ou est-il une publicité payée par ceux qui ont toujours prétendu discréditer le processus révolutionnaire cubain? Vraiment, nous ne pouvons pas faire la différence.

Ce n’est pas la première fois que M. Bernard de La Villardière voyage à Cuba « caché », sans un visa de presse comme les lois souveraines de notre pays l’exigent. De manière contradictoire à ce qu’on mentionne, le journaliste a pu se promener par tout le territoire national sans « être arrêté ou surveillé ». De manière contradictoire à ce qu’on mentionne, les Cubains ont exprimé leurs avis avec une totale liberté.

Malheureusement les téléspectateurs de M6 ont perçu une histoire incomplète de la réalité cubaine. De nombreuses personnes nous ont appelés, indignées de la distorsion montrée dans ce reportage, bien loin de ce que des dizaines de milliers de Français constatent chaque année dans leurs voyages, leurs parcours et ce qui est plus important, le contact direct avec la population cubaine, dont ils partagent des problèmes et des joies.

 


 

« FOULE ESCLAVE, DEBOUT, DEBOUT ! » …

·       SYRIE : une réflexion de la commission internationale du PRCF

« L’Orient compliqué » dont parlait le Général de Gaulle ne permet pas, contrairement à la non-pensée-BHL, des analyses à l’emporte pièce. Le schéma « western » n’est pas de mise, tant pis pour ceux, nos médias de masse, propriété, faut-il le rappeler de grands groupes capitalistes, et de marchands d'armes en particulier, qui ne sont capables de raisonner que de façon manichéenne : là les gentils, ici les méchants, et cela dans le but de préparer les esprits aux guerres d'agression impérialistes. Les "médias-mensonges" du type "Timisoara" ou "pouponnières du Koweït" ne doivent pas être négligés.

La situation en Syrie est caractérisée par des affrontements extrêmement violents entre des  rebelles  opposés au régime Assad - l’actuel Président du pays - certains armés comme l’ « Armée Libre »  et les partisans du régime dont l’armée reste globalement fidèle à Assad. Tueries, massacres se succèdent, manipulations médiatiques et politiques aussi. De plus les deux blocs qui s’opposent ne sont pas homogènes : parmi les opposants nous trouvons des citoyens qui veulent en finir avec un régime clanique et corrompu mais aussi des terroristes d’Al-Qaïda, sans parler des agents des « services » occidentaux qui jettent de l’huile sur des feux qu'ils ont eux mêmes allumé. Parmi les soutiens au régime il y a aussi des inconditionnels, ceux qui profitent du régime et de son évolution néo-libérale, et des critiques, qui soutiennent l’indépendance de la Syrie contre les menées impérialistes plus que le régime lui-même.

D’autre part, le pays est non seulement composé de courants politiques différents et opposés mais aussi de communautés religieuses qui se positionnent en fonction de ce qu’elles croient être leurs intérêts : les Alaouites (groupe minoritaire dont fait partie le « clan »Assad) ou les Chrétiens plutôt avec le régime qui se proclame laïc et qui « protège » les minorités, puisqu'il est lui-même une minorité, les sunnites majoritaires et partiellement opposés à Assad, la forte minorité Chiite et les Druzes.

Enfin il faut tenir compte du fait que les tribus, leurs chefs, gardent une importance certaine dans les relations politiques inter-syriennes dans un écheveau complexe et fluctuant.

N’oublions pas, par ailleurs, que le conflit syrien est surdéterminé par la géopolitique mondiale. Les USA et la FRANCE impérialiste veulent profiter de la guerre civile pour recoloniser de fait le pays, tuer toute opposition au « Grand Israël » et au « Grand Proche-Orient » voulu par Bush, et surtout, finir de couper la Russie et la Chine de l’Afrique et de la Méditerranée. Déjà la Russie a prévenu qu’elle ne reculerait pas en Syrie. Les enjeux dépassent, en effet, le cadre proche-oriental, le but pour la Trilatérale USA/UE/Japon est de briser l’élan des « BRIC », les pays émergents qui réclament leur part au soleil dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Sans idéaliser aucun des États concernés, qui postulent à des degrés divers à des positions dominantes dans le cadre du système capitaliste, il est impossible de ne pas voir que les « BRIC » sont conjoncturellement amenés à défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – une revendication plus révolutionnaire que jamais -, alors que le bloc trilatéral est porté à broyer l’indépendance de tous les peuples, à commencer par le nôtre : si bien que toute victoire de l’impérialisme « français », y compris dirigé par le « gentil » et « normal » Hollande, est d’abord une défaite pour le mouvement démocratique dans notre pays.

Bien entendu, l’histoire de la Syrie conditionne aussi le présent. C’est après un long combat contre les puissances coloniales que la Syrie devient officiellement indépendante en 1946. Lutte contre l’occupation turque dure 400 ans et prend fin à la suite de la Révolte arabe et du rapport de forces crée après la Première guerre mondiale. Mais en 1920 la France impose son mandat avec son armée. C’est alors que la Syrie est démembrée en trois États: Liban, Jordanie et Syrie proprement dite. Événement qui explique l’attitude interventionniste de la Syrie à l’égard du Liban pendant des décennies. Finalement c’est en 1948, après la Deuxième guerre mondiale que la République syrienne est proclamée. Mais bien entendu les puissances impérialistes, en particulier les États-Unis tente de garder la main sur ce pays.

De 1948 à 1963 toute une série de coups d’état ont lieu et le pays reste très instable, mais les progrès du panarabisme socialisant au Moyen-Orient, avec, en Egypte le nassérisme, poussent à la création du Parti Baas. Celui-ci finit par s’emparer du pouvoir en 63 mais ce n’est qu’en 1970 que Hafez el Assad, à la suite d’un nouveau coup d’état, s’empare du pouvoir. Il meurt en 2000 et son fils Bachir lui succède. Disons tout de suite que, dès l’origine, le « socialisme » dont se réclame le Baas se définit comme antimarxiste, récusant la lutte des classes : c’est en fait l’idéologie de la bourgeoisie anti-impérialiste et laïque obligée de tenir compte d’un rapport de forces mondial alors favorable au camp socialiste et au progressisme. Constatons d’ailleurs que l’orientation de plus en plus à droite, de plus en plus favorable au capital, de plus en plus favorable à l’impérialisme même, se produit simultanément que l’affaiblissement, puis la défaite du camp socialiste, avec les privatisations massives de l’économie, y compris sous la forme d’une coupe réglée clanique, le recul de la laïcité, le recul de l’indépendance nationale au profit des impérialismes.

Cette situation nouvelle entraîne un mécontentement de masse parmi les peuples arabes qui luttent pour plus de justice et de libertés. Comme l’impérialisme ne supporte plus la moindre autonomie des régimes du Moyen-Orient du fait de la présence de sources d’énergie vitales pour les pays impérialistes, les États-Unis et ses alliés, malgré des contradictions internes, veulent instaurer un « nouveau » Moyen-Orient, comprendre un nouveau protectorat sur cet espace géostratégique, d’autant plus important que les USA tentent de couper la Chine de son approvisionnement en énergie, Chine qui est l’ennemi stratégique fondamental des E-U. C’est d’ailleurs la raison de l’affirmation de l’alliance Chine-Russie récemment affirmée à Pékin par les deux grands pays qui du coup s’opposent aux ingérences impérialistes en Syrie au sein de l’ONU. Surtout qu’ils ont été échaudés par l’affaire libyenne dont on n’a pas assez dit qu’elle devait beaucoup aux plans de Kadhafi de se rapprocher de la Chine.

En tous les cas la conjonction de ces deux facteurs, mécontentement social profond des masses arabes et volonté de l’impérialisme de détruire les vestiges du nationalisme arabe ont créé une situation explosive dont une des expressions sont les «révolutions arabes ». Ceci étant, comme les régimes arabes bourgeois ont pourchassé, massacré, anéanti les avant-gardes progressistes et révolutionnaires arabes, les masses se sont trouvées, avec les islamistes, un porte-parole de substitution. Mais il se trouve que ce porte-parole est parfaitement compatible avec l’impérialisme. Un nouveau genre de bourgeoisie « compradore » qui veut sa part des richesses mais ne remet pas en cause le capitalisme ni la domination impérialiste. Ceci étant des contradictions peuvent apparaitre et apparaissent entre eux et l’autonomie des sujets politiques est telle que nous ne devons pas avoir une vision mécaniste des ces situations mais une vision dialectique, appréhendant les contradictions qui peuvent surgir chez nos ennemis, impérialistes ou islamistes. Mais force est de constater que ces derniers sont, en Syrie, soutenus et armés par le Qatar et l'Arabie Saoudite, donc par les Américains.

Dans ce contexte, quelle attitude pour les communistes ?

Soutenir les luttes des masses populaires arabes et de la région en tant qu’elles expriment leur indépendance par rapport aux ingérences impérialistes et qu’elles refusent l’appel à l’ingérence franco-américaine. Soutenir l’indépendance nationale et la souveraineté des pays concernés. Développer une ligne anti-impérialiste conséquente : ne jamais sombrer dans la métaphysique manichéenne et soutenir l’insoutenable, sachant que l'ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami....l’histoire illustre amplement l’impasse de ce genre de raisonnement primaire et antidialectique, soyons donc lucides et vigilants. Développer la solidarité de classe avec les communistes syriens, iraniens, etc.

Défendre un pays contre l’agression et l’ingérence impérialiste prime sur toute autre considération, car l’impérialisme est l’ennemi principal des peuples. Mais cela ne signifie pas donner brevet de progressisme et de vertu à un régime. Nous serons, en tous les cas, au premier rang du combat contre les guerres impérialistes et aux côtés des peuples.

 


 

·       Solidarité avec les mineurs d’Espagne !

 

Depuis fin mai, des milliers de mineurs espagnols sont en grève et manifestent. Ils protestent contre la réduction massive des aides d’Etat allouées à l’industrie minière. Ce qui signifie bien évidemment une « entrée en matière » qui aurait pour finalité la destruction pure et simple de l’activité carbonifère. Ce n’est pas seulement pour la sauvegarde de milliers d’emplois que luttent les mineurs, mais également pour la défense de communautés entières dont la (sur)vie même dépend des mines.

Mariano Rajoy et son gouvernement de" kollaboration" européenne trouve 100 milliards d’euros pour les banques, mais il demande aux travailleurs de faire des sacrifices : suicidez-vous dans la joie pour permettre le maintien des taux de profits ! Et comme toujours face à des luttes radicales soutenues par la population, l’État déploie sa stratégie répressive, par la Guardia civil et les emprisonnements, comme aux heures les plus sombres de l’Espagne franquiste.?Mais les mineurs en ont vu d’autres, eux qui, en 1934, 1962 et 1963, puis le long des années soixante-dix, furent l’honneur des peuples d’Espagne, à l’avant garde du combat ouvrier pour la liberté et la justice.

Sept d’entre eux se sont enterrés à plus de 800 mètres, et ainsi depuis des jours, dans le noir, l’humidité et la poussière, pour leur dignité de travailleurs.

Nous communistes de France, sommes de tout cœur aux côtés des mineurs d’Espagne en lutte, de leurs familles et leurs proches, de tous ceux qui, à travers l'Espagne et dans le monde, organisent la solidarité.

Halte à la répression ! Sauvegarde des emplois miniers ! Organisons la solidarité internationale avec les mineurs  d’Espagne !

  

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« LA RÉPUBLIQUE NOUS APPELLE » …

·     Législatives : que cache la « victoire de la gauche » ?   17 juin 2012

La victoire du PS et de ses satellites « verts » et « MRC » à la législative confirme certes, et c’est heureux, la volonté majoritaire de notre peuple de battre l’UMP, le parti qui a mené pendant cinq ans une politique ultra-patronale ou clairement fascisante dans notre pays. Mais cette majorité PS ne doit pas occulter les mouvements de fond de l’opinion française, dans un pays saccagé par la crise capitaliste et par la « construction européenne », qui vit une grave crise d’identité.

Tout d’abord, une presque majorité d’électeurs, une majorité sans doute dans les quartiers populaires, n’est pas allée voter. C’est bien entendu l’effet délétère du quinquennat, mis en place par Chirac et Jospin avec l’abstention complaisante du PCF, qui réduit à rien le rôle du parlement en faisant de la législative l’ombre portée d’une présidentielle ultra-personnalisée. Mais la montée de l’abstention témoigne surtout du fait que l’électorat populaire se détache et se détachera de plus en plus d’un système politique qui ne propose rien d’autre qu’une alternance factice qui ne met jamais en cause le « socle commun » des partis dominants : l’acceptation de la mondialisation capitaliste et de la « construction européenne » au profit des dix mille familles ultra-riches.

Par ailleurs, il faut dire clairement que, sur le plan idéologique, le glissement réactionnaire de notre pays se poursuit. Même si le FN n’a que peu d’élus en raison du mode de scrutin, ce parti est porteur d’une dynamique politique qu’il mettra entièrement au service de l’ultra-droitisation de la vie politique avec son « rassemblement bleu marine ». Encore plus gravement, l’UMP, débarrassée de Bayrou, est largement aspirée dans le sillage du FN : la masse des électeurs de droite déclare désormais qu’elle préfère voter sans états d’âme pour un lepéniste plutôt que pour la gauche en cas de duel au second tour : c’est le honteux résultat de cinq années de sarkozysme, c’est-à-dire de stigmatisation échevelée des immigrés, des « musulmans », des « rouges », des syndicalistes de lutte, des enseignants, des fonctionnaires, des chômeurs (pardon : des « assistés »). Les bases politiques d’une « UM’Pen », d’une sorte de « Tea Party » ultraréactionnaire usurpant le drapeau tricolore, existent objectivement et subjectivement.

Mais le glissement à droite se ressent aussi DANS la gauche. D’abord parce que l’orientation du PS est clairement néolibérale avec Fabius, Moscovici et les autres partisans de l’atlantisme, de l’européisme et du social-libéralisme socialisme en paroles, néo-libéralisme en fait ! En réalité, le PS se prépare déjà, sous le mot d’ordre de l’austérité « juste », à faire lourdement payer les couches moyennes et populaires pour « sauver l’euro » et « rembourser la (prétendue) dette » aux usuriers de la finance : le discours prononcé par Ayrault au soir du second tour en est le signe très clair : une fois passés les flonflons électoraux, l’heure est aux « sacrifices ».

Dans l’immédiat, le PS entend ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et régionale, inspirée par l’Allemagne : l’objectif de ce texte européen est de fragiliser encore davantage la langue française et de promouvoir un découpage ethnolinguistique désastreux pour les services publics d’Etat ; en outre, le programme de Hollande comporte l’engagement d’approfondir l’euro-régionalisation du pays sous le nom de « nouvel acte de la décentralisation » : c’est ce qu’exige le MEDEF dans son manifeste « Besoin d’airE » : il y revendique la « reconfiguration des territoires » et une « nouvelle patrie, les Etats-Unis d’Europe ». Cela signifie que, pour écraser définitivement le mouvement ouvrier français, le grand patronat est prêt à mettre le point final à l’histoire de France ! Comment les militants ouvriers n’en tireraient-ils aucune conclusion pour leur propre combat de classe ?

Sur la gauche de la gauche, le PCF et le front de gauche subissent un grave recul et sont hors d’état d’obtenir un groupe parlementaire, sauf renégociation avec le PS. Dès le premier tour, des sièges communistes historiques en Seine-St-Denis ou dans le Val-de-Marne (le siège de Thorez et de Marchais !) sont perdus au profit du PS qui continue indécemment de « plumer la volaille communiste », comme il le fait depuis Mitterrand.

Certes, on peut savoir gré à Mélenchon d’avoir suscité l’espoir avant le premier tour des présidentielles et d’avoir réintroduit les thèmes patriotiques dans une gauche qui, depuis la « mutation euroconstructive » du PCF, avait abandonné les couleurs de la France à la réaction. Mais le Front de gauche paie lourdement le fait que pendant des mois et des mois, il a totalement transféré l’engagement populaire sur le seul terrain électoral, qu’il ne s’est jamais lié aux luttes, pendant que la direction des confédérations syndicales, état-major de la CGT inclus, a pratiquement stoppé les luttes sociales d’ampleur pendant l’élection. Et surtout, comment le PCF et le Front de Gauche pourraient-ils retrouver le cœur de la classe ouvrière en DEFENDANT le MAUDIT EURO, en déclarant de manière surréaliste que « l’Europe est à nous » (!), que « l’euro est notre monnaie » (!!), comme ils l’ont fait sur la pression du Parti de la Gauche Européenne dont Pierre Laurent (PCF-PGE) est le président ? Sur de telles bases, on ne peut pas unir les classes populaires et on rassemblera de moins en moins les classes moyennes qui vont être PRESSUREES comme JAMAIS au nom de l’euro. Comment en outre faire la différence avec le PS alors que jamais, le PCF n’a déclaré avant l’élection, s’il entrerait dans la majorité parlementaire (donc, voterait les budgets d’austérité) ou s’il choisirait l’opposition populaire ? Le PRCF est pleinement légitime à produire ces critiques UTILES puisque, là où le Front de gauche a accepté de débattre, le PRCF lui a au cas par cas apporté un soutien critique sans le moindre sectarisme.

Le PRCF félicite Jean-Jacques Candelier, un député franchement communiste qui a succédé à Georges Hage (président d’honneur du PCF) dans le nord et qui était seul en piste au second tour (…).

Durant toute la campagne électorale, les militants bénévoles du PRCF auront diffusé des dizaines de milliers de « programme candidats » et d’affiches appelant à « dégager » Sarko, l’euro, l’UE et le capitalisme. Sans se laisser impressionner, ni détourner de ce travail d’avant-garde par les menaces, les attaques calomnieuses de quelques flanc-garde de l’euro-réformisme, le PRCF continuera avec confiance son travail unitaire sur des bases de principe, des bases communistes et franchement anti-Maastricht.

Le PRCF appelle, d’ores et déjà, les communistes à rejoindre son combat pour l’indépendance nationale et pour le socialisme, seule issue de fond pour la classe ouvrière et pour la nation.

 

PS : le Clic rouge est disponible en pièce jointe et également visualisable ICI.

 



CLIC Rouge 6 Juin 2012 final.pdf

10:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/06/2012

BELGIQUE "démocratique": Jumet: arrêté d'expulsion des gitans, ils ont 48 heures pour partir

BELGIQUE "démocratique": Jumet: arrêté d'expulsion des gitans, ils ont 48 heures pour partir ...

 

Dans la BELGIQUE “démocratique”, ces Européens sont expulsés de villes en villes, de communes en communes....

Et il va de même dans toute l’ EURO-DICTATURE capitaliste qui se cesse de vanter nos “valeurs” et notre civilisation chrétienne... Notre soi-disant respect des “droits de l’homme”... Pour la façade évidemment ...

Une des causes principales de ces expulsions répétées:  l’ absence de structures d’ accueil, alors que CHARLEROI rivalise avec LIEGE, comme Ière ville de Wallonie, avec des bourgmestres “socialistes” à leur tête.

Plus facile d’ expulser, de maintenir ainsi les ressentiments et les barrières raciales que de tenter la moindre intégration... De dépenser des centaines de millions d’ euros pour l’occupation et la guerre en AFGHANISTAN et les dépenses d’armements, par exemple.

Pas plus que les autres, les gitans ne sont pas des chiens. Ce sont des êtres humains ... ! La chasse aux gitans dure depuis des siècles. Comme les Juifs, les handicapas, les communistes, ils furent les premières victimes des nazis, par haine raciale ...

A COURCELLES: la principale candidate “libérale” aux élections communales, mène une campagne opportuniste contre cette campagne d’accueil des gens du voyage. Il n’y a pas d’ argent et ce n’est pas à notre niveau (communal) que nous devons régler cette question ... Elle aura les racistes à ses côtés...

Les gitans sont expulsés et les sdf de plus en plus nombreux c... dans nos rues, sous les ponts, dans les tunnels et/ou le parvis de nos églises ... Le fric disponible, c’ est pour renflouer les banquiers  ...

A part cela, chaque ville et/ou commune de Belgique compte au-moins UN terrain de football ...

RoRo

 

JUMET

Jumet: arrêté d'expulsion des gitans, ils ont 48 heures pour partir

 
 
(Illustration)

(Illustration)

 
 
 

JUMET - Les gitans installés depuis la mi-mai sur le site du sentier de l’Épée, à proximité du terrain de football de Jumet, ont été priés de quitter les lieux par le bourgmestre de Charleroi, Éric Massin, qui a pris jeudi un arrêté d’expulsion en ce sens.

Selon l’administrateur du Royal Club, qui s’est confié à La Nouvelle Gazette, les gens du voyage seraient responsables de nombreuses dégradations sur le site: goals et panneaux publicitaires arrachés, sièges démontés, déjections répandues un peu partout, etc.

Le bourgmestre précise que ce camp s’est installé sans autorisation à Jumet et qu’après plusieurs entretiens avec les polices locale et administrative, il a pris cet arrêté d’expulsion. Il ajoute que les gitans disposent d’un délai de 48 heures, à partir de la signification, pour quitter les lieux.

 

12:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/06/2012

Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation

 
 
From: Democrite
Sent: Friday, June 15, 2012 9:50 AM
 
Subject: TR: Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation
 

 

 

 

Que l'Allemagne règle les 1.500 milliards d'euros 

de dédommagements de guerre

quelle doit à la Grèce!!!

http://dossiers-du-bip.fr/index.html


 

15 juin 2012

Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation

Guillaume de Rouville

illustration : "TV kills the brain" par gianluca

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-...

 

 

20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2012

HISTOIRE DE SYRIZA

HISTOIRE DE SYRIZA
 
Etonnant effectivement SYRIZA, dite de la gauche radicale...
Aucune expérience du pouvoir, gagner les élections et vouloir prendre la tête d’un gouvernement, là où la droite, les “socialistes”, les fachos, les milieux d’ affaires, ont échoué et ont plongé le pays dans le marasme le plus complet.
Former un gouvernement censé annuler toutes les mesures anti-sociales prises contre le peuple grec, tout en voulant rester dans l’ Euro-dictature capitaliste et ne pas envoyer balader l’euro, causes de tous les maux... Peut-on liquider les effets, sans s’attaquer aux causes ???
Bonne chance dans ce cas ... ! La GRECE, comme les autres, ne se sauvera qu’en récupérant son indépendance et sa souveraineté nationales et que par des mesures anti-capitalistes, que par la socialisation de l’économie et de la finance...
Socialiser  l’économie, une chose dont la soi-disant gauche ne parle plus aujourd’hui, un but oublié, par les partis de “gauche” et syndicats réformistes en tête ...
Ce pouvoir miné par le capitalisme, l’ Euro-dictature et les banques, les communistes du KKE jusqu’ici n’en veulent pas... Ils sont donc qualifiés de sectaires et de ... staliniens (mais, oui ... !). SYRIZA ou KKE, l’ avenir nous dira qui avait raison, élections ou pas  ...
RoRo
 
 
From: FISCHER BERNARD
Sent: Thursday, May 24, 2012 7:22 PM
 
Subject: HISTOIRE DE SYRIZA
 
 
 

SYRIZA ou la percée magistrale d’une expérience unitaire unique et originale

Yorgos Mitralias

Athènes, 19 mai 2012

Epouvantail pour « ceux d’en haut », espoir pour « ceux d’en bas », SYRIZA fait une entrée fracassante sur la scène politique de cette Europe en crise profonde. Après avoir quadruplée sa force électorale le 6 mai, SYRIZA ambitionne maintenant non seulement de devenir le premier parti de Grèce aux élections du 17 juin, mais surtout de pouvoir former un gouvernement de gauche qui abrogera les mesures d’austérité, répudiera la dette et chassera la Troïka du pays. Ce n’est donc pas une surprise si SYRIZA intrigue fortement au delà de la Grèce, et si pratiquement tout le monde s’interroge sur son origine et sa vraie nature, ses objectifs et ses ambitions.

Cependant, SYRIZA n’est pas exactement un nouveau venu dans la gauche européenne. Né en 2004, la Coalition de la Gauche Radicale (SYRIZA) aurait due attirer l’attention des politologues et des medias internationaux ne serait-ce que parce qu’elle était, dès ses débuts, une formation politique totalement inédite et originale dans le paysage de la gauche grecque, européenne et même mondiale. D’abord, à cause de sa composition. Formée de l’alliance de Synaspismos (Coalition), un parti réformiste de gauche de vague origine eurocommuniste ayant de représentation parlementaire, avec une douzaine d’organisations d’extrême gauche, qui couvrent presque tout le spectre du trotskisme, de l’ex-maoïsme et du « movimentisme », la Coalition de la Gauche Radicale constituait déjà à sa naissance une exception à la règle qui voulait –et continue à le vouloir- que les partis plus ou moins traditionnels à la gauche de la social-démocratie ne s’allient jamais avec les organisations d’extrême gauche !

Mais, l’originalité de SYRIZA ne s’arrête pas là. Ayant été conçue comme une alliance plutôt conjoncturelle et électorale (elle a été fondée juste avant les élections de 2004), SYRIZA a résisté au temps et a su survivre à ses hauts et ses bas, à ses succès et surtout à ses crises et ses échecs, pour devenir un exemple éclatant d’une réalité que la gauche radicale internationale peine toujours à atteindre : la cohabitation de différentes sensibilités, courants et même organisations dans une même formation politique de la gauche radicale ! Huit ans après la naissance de SYRIZA, la leçon à tirer crève maintenant les yeux : Oui, cette cohabitation est non seulement possible, mais elle est aussi fructueuse et même garante, à la longue, de grands succès.

Mais, s’interrogera-t-on, comment cette douzaine de « composantes » si hétéroclites de SYRIZA ont pu d’abord se rencontrer et ensuite se mettre d’accord pour une si longue et si originale cohabitation organisationnelle ? La question est pertinente et mérite une réponse détaillée et approfondie. Non, le « miracle » de SYRIZA n’est pas tombé du ciel, et il n’est pas le fait du hasard. Il a muri assez longuement et surtout, il a germé dans les meilleures conditions possibles, dans les mouvements sociaux et altermondialistes de ces derniers quinze ans.

On pourrait dire que tout a commencé il y a quinze ans, en 1997, avec la constitution de la branche grecque du mouvement des Marches Européennes contre le chômage. Ce n’était pas seulement qu’il s’agissait du premier pas vers ce qu’on appelé un peu plus tard le mouvement altermondialiste des Forums Sociaux. Plus spécialement en Grèce, c’était que les Marches Européennes ont eu une fonction peut être encore plus importante, celle de faire quelque chose qui était jusqu’alors absolument impensable : unifier la gauche dans l’action.

C’est ainsi que grâce aux Marches Européennes, on a vu des syndicats, des mouvements sociaux, des partis et des organisations de la gauche grecque (KKE inclus, au moins pendant un certain temps!) qui ne s’étaient jamais rencontrées, ou même qui s’ignoraient mutuellement, se mettre ensemble pour participer à un mouvement européen totalement inédit, aux côtés des syndicats, des mouvements sociaux et des courants politiques d’autres pays, jusqu’alors totalement inconnus en Grèce.

Ce n’est pas donc un hasard que ce premier coup porté au sectarisme viscéral qui a toujours caractérisé la gauche grecque, donnait lieu même a des scènes émouvantes de retrouvailles, proches de psychodrames, entre les militants qui jusqu'à alors ne connaissaient pas les uns les autres, et subitement découvraient que « l’Autre » n’était pas si différent d’eux-mêmes. Manifestement, la mayonnaise avait bien pris d’autant plus que les militants grecs sortaient du pays et découvraient une réalité militante européenne en chair et en os, dont ils ne soupçonnaient auparavant pas l’existence.

Forts de ce premier rapprochement dans l’action, qui était d’autant plus solide qu’il s’effectuait dans un mouvement social d’un genre nouveau, la plupart des diverses composantes politiques des Marches Européennes grecques participaient, dès 1999, à une deuxième expérience originale qui visait à approfondir leur besoin d’unité. C’était l’Espace de Dialogue et d’Action Commune qui tout en approfondissant le nécessaire débat politique et programmatique, préparait les esprits à la prochaine expérience unitaire et movimentiste, celle du Forum Social qui allait marquer profondément l’évolution de la gauche grecque.

L’énorme succès populaire du Forum Social aidant, le pas vers la constitution de la Coalition de la Gauche Radicale a été franchi presque spontanément et dans l’enthousiasme en 2003-4. Les militants des composantes de SYRIZA qui avaient pu se connaitre dans les luttes, et qui avaient voyagé et manifesté ensemble par milliers à Amsterdam (1997) et Cologne (1999), Nice (2000) et Gènes (2001), Florence (2002), Paris (2003) etc., avaient eu le temps de développer entre eux des rapports non seulement politiques mais aussi humains avant d’arriver à la fondation de leur Coalition de la Gauche Radicale. Une coalition qui allait quand même à contre courant de ce qui se passait partout ailleurs en Europe, où une telle alliance entre un parti réformiste de gauche et des groupes d’extrême gauche était, tout simplement, impensable...

Cependant, après une naissance plutôt réussie, la suite de l’aventure de SYRIZA fut loin d’être toujours heureuse, et a plusieurs reprises elle a même failli s’interrompre. Evidemment, il y a eu maintes crises de confiance entre le tronc de SYRIZA constitué par Synaspismos et ses partenaires d’extrême gauche, ce qui fut plutôt « logique ». Mais le temps passant, l’homogénéisation de SYRIZA a eu comme effet que les crises –comme d’ailleurs les débats- non seulement traversaient pratiquement toute la Coalition et chacune de ses composantes, mais qu’elles se manifestaient surtout à …l’intérieur de Synaspismos lui-même ou faisait rage l’affrontement de ses tendances en recomposition permanente.

Finalement, SYRIZA a trouvé une certaine paix interne seulement après le départ en 2010 de l’aile social-démocrate de Synaspismos (qui a donné naissance à la Gauche Démocrate) et l’éloignement de son ex-président Alecos Alavanos qui après avoir « intronisée » son poulain Alexis Tsipras est devenu son ennemi juré. Désormais, la ligne politique de la Coalition était plus claire (et plus à gauche), tandis que son jeune leader Alexis Tsipras installait son autorité et cumulait les premiers succès qui allaient donner à un SYRIZA de plus en plus radicalisé la crédibilité nécessaire pour qu’il puisse profiter des circonstances exceptionnelles créées pas la crise de la dette. SYRIZA était maintenant prêt à assumer le rôle de la formation politique qui pourrait incarner le mieux les espoirs et les attentes des pans entiers de la société grecque en révolte contre les politiques d’austérité, la Troïka, les partis bourgeois et le système capitaliste lui-même !

La leçon à tirer de cette histoire presque exemplaire est évidente : Tout compte fait, il s’agit d’une réussite que seuls des sectaires impénitents (et dieu merci, en Grèce il y en a beaucoup) pourraient nier! Cependant, l’histoire de SYRIZA est loin d’être terminée, et les choses sérieuses viennent seulement de commencer. En somme, le bilan actuel ne peut être que provisoire. Cependant, malheur à celui qui ne le fera pas au nom de la faute grave et de la « trahison » de SYRIZA qu’il attend impatiemment pour pouvoir enfin dire… « Moi je l’avais prévue ». Non, ce bilan même provisoire et inachevé doit être fait car, par les temps (durs) qui courent, on ne peut pas se permettre le lux de ne pas profiter des expériences, des succès et des échecs d’autrui dans la gauche radicale européenne.

Formation politique au programme caractérisé en permanence par un… flou artistique, la Coalition de la Gauche Radicale a presque toujours balancé entre le réformisme de gauche et un anticapitalisme conséquent. D’ailleurs, elle a peut être tiré sa force de cette éternelle oscillation. Pourtant, il faut être clair : ce qui a pu fonctionner plutôt positivement dans des périodes « normales », pourrait devenir un handicap sinon un boomerang dans des périodes de crise aigue et d’exacerbation de l’affrontement de classe. En mots plus simples, SYRIZA qui vient de réussir magistralement sa percée, se trouve en l’espace de quelques semaines ( !), transformé de petit parti minoritaire dans une gauche grecque déjà minoritaire, à un parti dominant aux prétentions gouvernementales. Et tout ca pas dans n’importe quel pays et à n’importe quelle période historique, mais dans cette Grèce « laboratoire » et cas/test pour cette Europe de l’austérité en crise de nerfs…

Le changement d’échelle est si abrupt qu’il peut donner le vertige. Etant devenu en un temps record l’épouvantail des grands et l’espoir des petits et des sans voix en Grèce et même par l’Europe, SYRIZA est appelé maintenant à assumer des taches gigantesques et carrément historiques pour lesquelles il n’est préparé ni politiquement ni organisationnellement.

Alors, que faire ? La réponse doit être claire et catégorique : Mais, tout simplement aider SYRIZA ! Par tous les moyens. Et tout d’abord, ne pas le laisser seul. Tant en Grèce qu’en Europe. En mots simples, faire le contraire de ce que font ceux qui ne combinent pas leurs critiques à SYRIZA avec la solidarité et même le soutien à SYRIZA face à l’ennemi de classe commun. Soutien peut être critique mais… soutien quand même ! Et pas demain, mais aujourd’hui. Car, au-delà des divergences tactiques ou autres, le combat que mène actuellement SYRIZA est de fait notre combat, le combat de nous tous. Et s’en abstenir équivaut à non assistance à personne en danger. Ou plutôt à des populations et des pays entiers en danger !...
 
 
cartereferendum 

11:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2012

[New post] L’OTAN magnifie son déclin

 
 

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2012

FRANCE: Communiqué du Collectif Communiste Polex

 
 
 
 
Sent: Saturday, May 12, 2012 4:29 PM
 
Subject: Communiqué du Collectif Communiste Polex
 

Communiqué du Collectif Communiste Polex

 

La lutte est la seule issue

 

 

Nous ne regretterons pas l’éviction de Sarkozy et son équipe : ils portent la lourde responsabilité d’avoir fait de la France le plus agressif des pays impérialistes occidentaux, d’avoir été les plus fermes soutiens de l’Europe des banquiers et des spéculateurs, du chômage, de l’austérité et de la régression sociale, les complices de la destruction des industries françaises en favorisant les délocalisations, et ils ont cultivé depuis cinq ans la xénophobie et les idées fascisantes.

 

Mais notre devoir de militants lucides est d’ôter toute illusion sur le nouveau Président socialiste et ses soutiens, notamment dans le domaine international. Même s’ils ont été prudents sur le sujet, nous savons que François Hollande et le Parti socialiste non seulement sont fermement attachés aux règles du grand marché mondial capitaliste, mais qu’ils ont soutenu depuis cinq ans toute les guerres impérialistes menées par la France (en Afghanistan, en Libye), qu’ils ont affirmé leur attachement à l’OTAN et à la politique belliciste israélienne, à l’Europe supranationale et ses diktats d’austérité budgétaire, à l’OMC et à la « libre circulation » des capitaux. Nous ne devons rien espérer de positif des nouvelles autorités politiques françaises, sauf si le peuple français les y contraint.

 

Notre objectif dans la période qui vient, y compris dans la campagne électorale qui continue, doit être de convaincre les Français encore majoritairement sous l’emprise de la propagande « européenne ». Il n’y aura pas de progrès sociaux en France sans une politique totalement nouvelle sur le plan international :

 

1)    La sortie de l’OTAN et la fin des ingérences militaires et économiques en Afrique, Syrie, Iran, etc.

 

2)    La dénonciation des traités européens et la restauration de la souveraineté nationale et populaire en matière monétaire, économique, douanière.

 

3)    L’appropriation par les nationalisations des grands moyens de production et d’échange (banques, eau, énergie, services publics) aujourd’hui livrés aux financiers et spéculateurs.

 

Cela seul permettra de stopper la désindustrialisation et de lutter contre le chômage et l’inégalité sociale. Un mouvement populaire fort sur ces objectifs peut l’imposer quel que soit le gouvernement. Il nous reste à le créer, sur la base d’un rassemblement de toutes les sensibilités politiques et syndicales attachées à ces orientations.

 

 

Collectif Communiste Polex

Paris, le 12 mai 2012

 

 

 

 

cartereferendum



Communiqu

21:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/05/2012

François Hollande, gardien de la casse sociale (III)

 
 
 
 
 
Sent: Thursday, May 10, 2012 4:15 PM
 
Subject: François Hollande, gardien de la casse sociale (III)
 
Articles d'Indépendance des Chercheurs :


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François Hollande, gardien de la casse sociale (III)

Le 9 mai 2012, Forex Pros écrit « Le CAC 40 plombé par les événements en Grèce ». Même si l'importance réelle de la Bourse est somme toute très relative, il est exact que les milieux financiers s'inquiètent de la montée évidente de la « contestation » en Grèce alors qu'ils ne se font point de souci à propos de la victoire de François Hollande aux élections présidentielles françaises. D'après Reuters, les principales inquiétudes seraient liées à la situation en Grèce et au « coût croissant du renflouement des banques espagnoles ». Mais précisément, d'où vient ce que l'on appelle la « dette », si ce n'est d'une spirale de presque trois décennies de « libéralisation » et de privatisations dont François Hollande avait clairement fait l'apologie dans ses déclarations à la presse britannique publiées par The Guardian avec l'intitulé « François Hollande seeks to reassure UK and City of London » ? A leur tour, ces privatisations démolissant le patrimoine public ont été suivies d'une escalade de délocalisations industrielles, technologiques et financières avec la caution et le soutien actif des gouvernements en place, de « droite » comme de « gauche ». A cet égard, François Hollande, qui devint chargé de mission de l'Elysée avec le soutien de Jacques Attali et Jacques Delors dès la première élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, et dont Delors a été un mentor historique, apparaît aux milieux financiers comme un véritable gardien de cette stratégie de casse sociale. C'est précisément la débâcle du PASOK (Mouvement Socialiste Panhellénique), membre de l'Internationale Socialiste et du Parti Socialiste Européen comme le Parti Socialiste français, qui a ouvert la voie à la crise que connaît actuellement la Grèce.  Comme ses partenaires européens, le Parti Socialiste français a soutenu le Traité de Lisbonne signé par Nicolas Sarkozy. Quelle différence, sur les questions essentielles, entre la politique de l'UMP et celle du PS ? Le 9 mai, Le Parisien annonce « Hollande reçoit Herman van Rompuy dans l'après-midi et Jean-Claude Juncker jeudi ». Discours à part, et moyennant le cas échéant quelques promesses à caractère corporatif ou sur le court terme, l'objectif stratégique est de poursuivre le démantèlement économique et politique des Etats souverains et des acquis sociaux qu'ils garantissent. C'est cette ligne maîtresse, que Jacques Delors instaura avec l'aide de François Mitterrand lors de son accession à la présidence européenne il y a vingt-sept ans.

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et pour rappel :


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François Hollande, gardien de la casse sociale (II)

Le 30 avril 2012, France Soir écrit notamment « Résultat Présidentielle : Pourquoi le "clan Chirac" a décidé d’abattre Sarkozy », alors que Le Figaro diffuse un flash d'actualité « Hollande: "DSK n'a pas à revenir" ». Le Nouvel Observateur annonce « Débat du 2 mai : pourquoi Sarkozy ne va pas "exploser" François Hollande ». La Dépêche rapporte « À Toulouse, Sarkozy exalte la nation et les frontières », et Le Figaro à son tour « Hollande : pas plus de régularisations ». Pour François Hollande, non seulement il est hors de question d'augmenter le nombre de régularisations d'étrangers, mais les décisions sur les demandes de régularisation doivent être prises beaucoup plus rapidement (des expulsions plus expéditives, donc). Au délà des surenchères et du lobbying médiatique, peut-on identifier une quelconque différence sur le fond entre les politiques réelles des deux candidats ? Ceux qui appellent à voter pour François Hollande reprochent à Nicolas Sarkozy des mesures telles que la loi sur les retraites adoptée il y a un an et demi. Mais en même temps, ils « oublient » de préciser que cette loi n'a été que l'application, dans la limite du délai prévu à cet effet, des accords du Conseil Européen de Barcelone (mars 2002) entérinés par l'alors Premier Ministre Lionel Jospin sous un gouvernement dit de « gauche plurielle » dont faisaient partie entre autres Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet, Ségolène Royal, Pierre Moscovici... La situation est analogue en ce qui concerne les antécédents de la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 dite « relative aux libertés et responsabilités des universités » (LRU), application directe de la stratégie de Lisbonne également entérinée par le gouvernement Jospin. A cette époque, François Hollande était déjà premier secrétaire du Parti Socialiste prenant la succession de Lionel Jospin. François Hollande, qui a bien rassuré les milieux d'affaires britanniques par des déclarations parues notamment dans The Guardian avec le titre « François Hollande seeks to reassure UK and City of London », est-il autre chose qu'un gardien de la casse sociale organisée au niveau européen par Jacques Delors il y a plus de vingt-cinq ans et poursuivie depuis par tous les gouvernements français et d'autres pays du continent ? En réalité, les dirigeants de multinationales et des milieux financiers proches de François Hollande ne font pas défaut. C'est le cas, par exemple, du PDG d'AXA Henri de Castries dont les médias omettent en général de rappeler qu'il est également l'actuel président du Comité permanent des rencontres de Bilderberg. Un autre participant français à la dernière rencontre de Bilderberg est le « socialiste » Pascal Lamy, actuel directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et ancien bras droit de Jacques Delors.

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et pour rappel :


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François Hollande, gardien de la casse sociale (I)

Le 16 février, La Croix écrit « Moody’s place sous surveillance les banques européennes », se référant à une nouvelle notation de cette agence privée qui concerne entre autres BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole et Natixis. Le Monde emploie un titre analogue : « Moody's place sous surveillance plusieurs institutions financières ». Mais comment a-t-on ou en arriver à cette situation où des agences de notation privées sont en mesure de faire la loi sur le secteur financier de pays théoriquement souverains ? A ce sujet, des déclarations récentes de François Hollande parues notamment dans The Guardian avec le titre « François Hollande seeks to reassure UK and City of London » paraissent particulièrement éclairantes. Hollande souligne que, pendant les quinze ans où elle a gouverné depuis l'élection de François Mitterrand, la « gauche » française a « libéralisé l'économie » et « ouvert les marchés à la finance et aux privatisations ». Le candidat PS aux élections présidentielles françaises emploie de surcroît l'expression « nous » pour se référer à cette politique récurrente, et ajoute que les milieux financiers n'ont « rien à craindre » d'un éventuel succès de sa candidature. Malheureusement, les propos de François Hollande ne dénaturent point la réalité de ce qu'a été la politique suivie depuis l'arrivé de Jacques Delors à la présidence de la Commission Européenne il y a vingt-sept ans. Soit, en particulier, pendant plus de onze ans de gouvernements de « gauche ». Au point que les aspects le plus controversés de la politique de Nicolas Sarkozy découlent, précisément, des stratégies à long terme définies à l'échelle européenne sous le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Le 16 février également, Politis souligne « Pendant ce temps-là, à Rouen, Hollande défend sa rigueur "juste" ». Est-ce vraiment différent des politiques dont on voit l'application en Grèce et en Italie ? La candidature de François Hollande apparaît, tout compte fait, comme une solution de remplacement dans le cadre de la même stratégie invariablement appliquée depuis trois décennies. Avec une « alternance » de façade, gardienne de la casse sociale. Curieusement, les organisations syndicales et associations professionnelles diverses semblent rester pour l'essentiel silencieuses devant ces incroyables déclarations d'un candidat de « gauche », émises de surcroît à un moment où la Grèce subit des pressions croissantes au niveau européen.

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Pour ne plus recevoir nos messages, prière d'adresser un courrier électronique avec le titre "désabonnement" ou "désinscription" à l'adresse indep_chercheurs@yahoo.fr

Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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15:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/05/2012

FN en hausse: comment est-ce possible?

Torturer en ALGERIE: c’ était un DEVOIR pour la glorieuse armée colonialiste française ...
Le père Le Pen doit encore apprécier, lui qui a renoncé à son mandat de député poujadiste pour aller combattre pour “L’Algérie française!” ... !
RoRo
 
Sent: Wednesday, May 09, 2012 9:51 AM
 
Subject: FN en hausse: comment est-ce possible?
 
on se le demande... vraiment?
 
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Comment le quotidien L’Alsace banalise la torture

par Henri Maler, mai 2012
Alertés par le blog « La feuille de chou » et par une lettre publique adressée par Bernard Enggasser (consultable sur même blog), nous avons découvert ce qui suit.
Le quotidien L’Alsace a publié une série de « Mémoires d’Algérie ». Le sixième article de la série, publié le 29 avril 2012 et intitulé « Les dernières confidences du général Paul Aussaresses » donne la parole au dit général. « Votre vie est celle d’un personnage de roman », affirme le journaliste qui l’interroge… Le recours à la torture ne constituerait donc qu’un épisode de ce roman ?
« Le général Aussaresses avait fait scandale en reconnaissant l’utilisation de la torture lors de la guerre d’Algérie », indique le quotidien. Précisons : en reconnaissant avoir participé à l’utilisation de la torture et en s’empressant de la légitimer. Mais que l’on ne compte pas sur L’Alsace pour rappeler ce que fut ce recours systématique à la torture et ce qu’écrivait alors le général (qu’il n’a cessé de répéter depuis). Aucun rappel des faits, aucune mention du contexte (voir en « Annexe » quelques références) : L’Alsace a publié un entretien en forme de tribune libre dont la complaisance, quoi que le journaliste en charge de l’entretien pense lui-même, équivaut à une tentative de réhabilitation du général et de banalisation de la torture.
Les premières questions sont d’une rare audace :
- Général Aussaresses, êtes-vous heureux en Alsace ?
- Je réponds, avec un point d’exclamation : oui, je suis heureux en Alsace !
- Qu’est-ce qui vous plaît ici ?
- Les Alsaciens… et les Alsaciennes !
- Mais nous allons plutôt parler de l’Algérie, où vous avez combattu le FLN. Cette période a marqué votre vie, j’imagine…
- Grandement !
Le journaliste de L’Alsace – qui ne manque pas d’imagination… – est en panne de précisions, comme le montre la suite.
- Vous avez confirmé l’utilisation de la torture durant cette guerre. Vous estimez que c’était un moyen nécessaire, dans ces circonstances ?
- Je trouve que c’était nécessaire, quand nous l’avons fait, et utile…
- S’il fallait le refaire, vous le referiez ?
- Si c’était à refaire, je referais ce chemin. Je ne serais pas content, mais je le referais… C’était pour la France. C’est le devoir d’un soldat. J’assume. C’était une vraie guerre.
Non seulement, le journaliste de L’Alsace se borne à évoquer vaguement une confirmation de l’utilisation de la torture, sans dire qu’Aussaressess a participé à cette utilisation, mais connaissant par avance les réponses, il prend soin de les préparer par ses questions, emboîtant par avance le pas au général.
Comme on peut le vérifier quelques questions plus loin :
- Après vos révélations sur la torture, le président Chirac a demandé que l’on vous retire votre Légion d’honneur. Comment l’avez-vous vécu ?
- C’était injuste ! J’aurais pu dire : “Mais ce que j’ai fait, je l’ai fait sur ordre !” Mais ce serait lâche de le dire, je ne le dis pas, hein ? J’ai agi parce que c’était mon devoir.
- Vous n’êtes pas pour la repentance par rapport à la façon dont la France a agi en Algérie ?
- Non, on a fait ce qu’on devait.
Dernières questions :
- Si l’on pense que votre préférence va à l’extrême-droite, on se trompe ?
- Non, c’est vrai. Je connais Marine Le Pen, pour avoir dansé avec elle. J’ai trouvé qu’elle avait avec moi quelque chose de commun : la taille ! Si vous me demandez ce que je pense d’elle… Oh, je n’en pense que du bien ! Mais j’ai voté pour Sarkozy…
- Votre vie est celle d’un personnage de roman…
- C’est un personnage qui faisait ce qu’on lui disait de faire. Ça s’est passé comme ça… […]
Et comme il ne s’agit somme toute que du « roman » d’une vie, un titre et un encadré achèvent de confirmer tout le bien que l’on doit penser du sympathique général :
Tout bon roman, quel que soit son registre, doit comporter une histoire d’amour.
Le général, assure sa belle-fille Martine, fut « un homme à femmes ». Et s’il vit aujourd’hui une bonne partie de l’année en Alsace (il a aussi un appartement boulevard Montparnasse, à Paris), c’est à cause d’un « coup de foudre » : il y a dix ans, déjà octogénaire, il s’est marié avec une jeune septuagénaire alsacienne, rencontrée lors d’une réunion d’anciens parachutistes. [...]
Les crimes commis pendant la guerre d’Algérie ont été amnistiés. Ont-ils cessé pour autant d’être des crimes ? L’Alsace ne sait pas et n’est donc pas en mesure d’informer ses lecteurs.
Or, – mais cela n’a évidemment rien à voir avec le lectorat de L’Alsace… –, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Alsace fournissent les indications suivantes (en pourcentages des suffrages exprimés) :
- Bas Rhin : Sarkozy : 33,61 % - Le Pen : 21,21 % - Hollande : 19,57 % - Bayrou : 11,94 % - Mélenchon 7,22 %, etc.
- Haut Rhin : Sarkozy : 31,91 % - Le Pen : 23,43 % - Hollande : 11,89 % - Bayrou : 11,39 % - Mélenchon : 7,42 %, etc.
Henri Maler
Compléments. Pour parer au plus pressé ou rafraîchir nos mémoires, on pourra consulter sur la page dédiée au général Aussaresses sur Wikipedia : « Révélations sur la torture en Algérie ». Le général est l’auteur d’un ouvrage intitulé Services spéciaux : Algérie 1955-1957, publié en mai 2001 dans lequel il reconnaît et revendique le recours à la torture et les exécutions sommaires. Le Monde en publie des extraits et multiplie dans les semaines suivantes informations et commentaires.. Quelques semaines avant la parution du livre du général, en novembre 2000, dans un entretien réalisé pour Le Monde par Florence Beaugé et réédité depuis - « Le général Paul Aussaresses, coordinateur des services de renseignement à Alger en 1957 »), on pouvait lire ceci : « La torture ne m’a jamais fait plaisir mais je m’y suis résolu quand je suis arrivé à Alger. À l’époque, elle était déjà généralisée. Si c’était à refaire, ça m’emmerderait, mais je referais la même chose car je ne crois pas qu’on puisse faire autrement. » Lire aussi, sur Rue89 : « Tortionnaire non repenti, le général Aussaresses se souvient » (avril 2008), par David Servenay, ex-Rue89.
 
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«Ceux qui rendent une révolution paisible impossible, vont rendre une révolution violente inévitable». John F. Kennedy

Ainsi soit-il ???
 
 

Notre ami Bernard Enggasser réagit. Il a mille fois raison !

120429-ALSACE-ArticleAussaresse

120430-LettreBernardEngasser

 

Monsieur le Rédacteur en ChefJournal L’ALSACE

 

Flaxlanden le 29 avril 2012

 


Monsieur le Rédacteur en Chef,

 

Je suis effaré du fait que votre journal a publié, dans son  édition  du dimanche 29 avril 2012, une interview du Général AUSSARESSES lui permettant de justifier sa pratique de la torture lors de la guerre d’Algérie en déclarant, entre autre… « C’était pour la France. C’est le devoir d’un soldat…. ».

L’article en question a été accompagné d’aucun commentaire ou témoignage permettant de contrebalancer de telles déclarations.

On apprend que ce triste individu se proclame croyant et pratiquant !

D’autres comme le Général Jacques PARIS DE LA BOLLARDIERE on marqué la désapprobation de la torture en demandant officiellement (28 mars 1957) à être relevé de son commandement.

Albert CAMUS, François MAURIAC, VERCORS, Pierre VIDAL-NAQUET, Jean-Paul SARTRE et bien d’autres démocrates et humanistes se sont élevés contre ces pratiques qui déshonorèrent  la France.

Paul TEITGEN Secrétaire général de la police à  Alger en 1957, catholique, stigmatisera à l’époque les méthodes expéditives de l’armée. Il démissionnera même, s’offusquant que la France utilise des procédés qu’il avait connu comme résistant dans les caves de la Gestapo à Nancy.

Il y aurait eu  matière à mettre en défaut les propos du Général AUSSARESSES ce que la déontologie d’un journal d’information exigerait.

Que cette interview soit publiée entre les deux tours des présidentielles m’intrigue d’autant plus que nous connaissons une montée de l’extrême droite relayée  dans ses propos par le candidat sortant.

Il est de notoriété publique que bon nombre d’anciens de l’OAS, de tortionnaires, se retrouvent dans les rangs du Front National y imprimant leur idéologie, d’ailleurs AUSSARESSES, dans cet article, se déclare lui-même d’extrême droite et pense que du bien de Marine LE PEN !

Est-ce qu’on a voulu faire un scoop par cette interview ? Si oui, je pense que c’est un mauvais service rendu au journal et à ses lecteurs ; ce n’est pas par le « sensationnel » que l’on sauvera la presse d’informations quotidiennes de ses difficultés actuelles.

Mon propos n’est pas de fustiger la profession des journalistes, salariés qui, comme bien d’autres, subissent pressions et précarité. En effet, la quasi-totalité de la presse étant contrôlés par des groupes financiers eux-mêmes, sous influence de l’actuel pouvoir, pèsent de tout leur poids sur les rédactions. De même le Crédit Mutuel, contrôlant l’ensemble des journaux du grand Est semble, à travers les déclarations de son Président LUCAS, avoir une conception bien singulière du rôle de l’information.

Il est grand temps qu’ensemble, journalistes et citoyens, nous exigions que l’on revienne aux valeurs du programme du Conseil National de la Résistance se voulant d’assurer la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères.

 

Veuillez accepter,  Monsieur le Rédacteur en Chef, mes salutations les meilleures.

 

Bernard ENGGASSER

 

 

PS : je rends  cette lettre publique.

13:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |