02/11/2010

01/11/10: La grande absente des manif's syndicales: l'Europe ...

From: nicolas
Sent: Monday, November 01, 2010 9:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : La grande absente des manif's syndicales: l'Europe
 

 

Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /2010 19:51

LA GRANDE ABSENTE DES MANIF’S SYNDICALES :

L’EUROPE !

 

par Jean LEVY

 

Par millions, les salariés ont arpenté, par sept fois, les rues de nos villes. Ils ont crié, haut et fort, leur colère face au hold-up contre leur droit à une retraite à 60 ans – un repos pourtant bien gagné.

 

Dans plus de 250 villes, dans tous les départements, des foules, chaque fois fidèles aux rendez-vous, ont scandé leur attachement à une vie libre attendue après une vie de travail de plus en plus harassante. Les rues vibraient de la détermination populaire de s’opposer à une réforme qui s’inscrit dans une offensive généralisée. Une offensive qui vise en réalité toutes les conquêtes sociales arrachées par une lutte permanente, menée tout au long du XXème siècle.

 

Car la rage ouvrière dépassait largement la seule question des retraites.

 

Le chômage qui brise les vies ; les « petits boulots » qui vous interdisent toutes perspective et tous projets ; les salaires au pouvoir d’achat dramatiquement réduit depuis trois décennies ; la santé menacée sur les lieux de travail par des cadences inhumaines ; le droit de se soigner revu chaque fois à la baisse ; des hôpitaux conçus pour être d’abord rentables ; le bagne dans l’entreprise, où le patron fait régner la terreur sur les salariés, privés de tout droit de se défendre – tout concourt à générer l’angoisse et la colère.

 

D’où les manifestations massives se succédant depuis début septembre et l’embrasement d’un peuple, solidaire des révoltes, quand il ne peut y participer.

 

Mais, au-delà des manifestations, débordant les mots d’ordre confédéraux, le nouveau de cette immense bataille sociale, ce sont les multiples initiatives prises « à la base », les barrages sur les routes, autour des raffineries, bloquant ports et dépôts de marchandises, les « actions coup de poing » de collectifs de salariés en lutte, des coordinations qui maintiennent la pression du nord au midi, hors de directives des centrales syndicales.

 

Les grèves professionnelles ont peut-être cessé, mais l’action démultipliée, qui se poursuit, démontre que la très grande mobilisation populaire continue sous d’autres formes.

 

Mais une question se pose :

pourquoi les mouvements de septembre-octobre, d’une telle ampleur, n’ont-ils pas débouché sur une victoire sociale ?

 

La raison en est simple : les confédérations, dont la CGT, et les partis qui se revendiquent de la « gauche », qui disent soutenir les salariés mobilisés, ont tout fait pour restreindre la cible, au-delà d’un simple aménagement d’un texte, seulement qualifié « d’injuste », au seul pouvoir politique en place, à Nicolas Sarkozy personnellement, et à son gouvernement. En jouant du naturel réflexe des colères accumulées contre l’hôte de l’Élysée.

 

Mais l’offensive antisociale n’est-elle qu «hexagonale », ne touche-t-elle que la France ? Bien sûr que non. De Madrid comme de Rome, de Lisbonne comme de Bruxelles, de Lisbonne ou d’Athènes montent les mêmes clameurs des travailleurs contre les plans d’austérité mis en place dans les 27 Etats de l’Union européenne.

 

Rien d’étrange à cette concordance d’offensives tout azimut contre les salaires, la protection sociale, et bien entendu, la retraite. Tous ces plans ont été concocté dans le cadre de l’UE par tous les gouvernements concernés, qu’ils se disent de droite ou affectent d’être « de gauche ». Cela vaut en particulier pour le recul de l’âge de la retraite, orientation européenne scellée à Barcelone en 2002, paraphée par Lionel Jospin et Jacques Chirac.

 

Cette unanimité européenne s’explique aisément : l’UE a été mise en place pour satisfaire les exigences du grand patronat. Le syndicat de celui-ci – Business Europe – est présidé par notre baron Seillière. En effet, le grand patronat vise, au plus vite, rentabiliser le capital dans le contexte d’une concurrence mondiale effrénée.

 

Pour atteindre ces objectifs, les grandes entreprises pèsent sur le prix de leur main d’œuvre et imposent aux gouvernements européens, très « compréhensifs », de détourner l’argent public (Santé, Education, Services public) à leur profit exclusif.

Tel est le but des privatisations transférant les biens de la Nation au capital privé.

 

Tel est le fond de la « crise », qui sert de justificatif à l’offensive antisociale généralisé.

 

Et rien de ces questions n’effleure dans les manifestations. Pas un mot sur « l’Europe ». Pas un mot d’ordre mettant en cause les  responsabilités de l’Union européenne.

 

Cette absence pèse lourdement sur la suite du conflit, qui demeure confiné dans les simples rapports entre les citoyens de notre pays et Nicolas Sarkozy.

 

Cette approche restreinte fait bien sûr le jeu politicien du PS, qui peut envoyer ses leaders dans les manifestations, en pensant aux suffrages à engranger en 2012. La direction confédérale de la CGT ne pense pas autrement  depuis son « recentrage » de collaboration de classe. Rappelons-nous la position de Bernard Thibault, lors du référendum de 2005, refusant de répondre NON à l’Europe.

 

Rien pour nous étonner, donc.

 

Mais ce qui pose problème, c’est le silence parallèle de la soi-disant « extrême gauche », qui a beau s’appeler « anticapitaliste », c’est le mutisme du PCF (opposition interne incluse) sur l’Europe.

Tous limitent la batille sociale à un combat anti-Sarkozy.

 

Certes, des groupes de militants, ceux du PRCF, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy et de l’Arc Républicain de Progrès, de divers blogs amis, tentent d’éclairer l’opinion populaire sur les responsabilités de l’Union européenne.

 

Nous posons publiquement la question aux milliers de communistes, toujours membres du parti :

 

Pourquoi ce silence de votre part ?

Pourquoi cette absence de référence à l’Europe dans vos analyses, vos débats intérieurs, vos réunions publiques ?

Engageons, entre camarades, le débat pour avancer ensemble.

Seulement ainsi nous gagnerons la bataille !

 

 

Par Jean Lévy

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, euro-dictature, silence, social, syndicats, television, médias, capitalisme, démocratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/04/2010

01/04/10: REGARDS D'EUROPE: L'OCDE CONTRE LES PEUPLES...

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 10:11 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] L'OCDE contre les peuples


REGARDS D'EUROPE

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L'OCDE CONTRE LES PEUPLES

Les politiques menées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui sont souvent abordées par les médias, sont vécues douloureusement par les peuples. Pour répondre aux intérêts des marchés financiers, elles imposent aux gouvernements des coupes sombres dans leurs budgets sociaux, de santé et d'éducation.

Il est une instance internationale dont on parle moins car elle ne prend pas de décision mais apporte des conseils sur les orientations des politiques économiques et sociales à mettre en œuvre dans les pays occidentaux. Il s'agit de l'OCDE, Organisation de coopération et de développement économique, qui regroupe les 30 pays capitalistes les plus riches de la planète.

Les travaux de l'OCDE servent souvent de référence aux analyses et propositions de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne qui partagent le même dogme ultralibéral. Au nom de la lutte contre l'inflation, l'OCDE prône la "modération salariale" et encourage toutes les politiques qui font pression sur les salaires et favorisent le capital.

En 2009, l'OCDE a publié le "Panorama des pensions: les systèmes de retraite dans les pays de l'OCDE" qui est devenu le guide des gouvernements pour la réforme des retraites. Bien que les systèmes de retraite par capitalisation aient sombré pendant la crise, l'OCDE continue de les encourager: "S'appuyer uniquement sur les régimes publics de répartition serait un pas dans la mauvaise direction (...) Pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l'épargne-retraite privée".

Pour l'OCDE, la crise rend nécessaire une réforme profonde des retraites qui doit comporter un relèvement de l'âge de la retraite. Le conseil adressé à la France est clair: "Assurer la viabilité financière des systèmes de retraite exigera une augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite". La feuille de route ainsi tracée est suivie à la lettre par de nombreux gouvernements, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates. Comme l'a écrit le journal "Le Monde":" La Grèce et l'Espagne l'annoncent, la France l'envisage, la République Tchèque l'a fait, la Finlande voudrait le faire, le Royaume-Uni y pense: la réforme des retraites est à l'ordre du jour dans plusieurs pays européens".

Dans la dernière période, l'OCDE s'est distinguée en envisageant d'accepter en mars 2010 la candidature d'Israël sur proposition de Stanley Fischer, gouverneur de la Banque d'Israël après avoir été un des dirigeants du FMI.

MADELEINE ALBRIGHT, LE RETOUR...

L'ancienne secrétaire d'Etat étasunienne démocrate, Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire. Après avoir appuyé les guerres menées par les Etats-Unis en Irak, elle préside actuellement le groupe d'experts chargé d'étudier le nouveau concept stratégique de l'OTAN et l'avenir des relations UE-OTAN.

C'est à ce titre qu'elle a été auditionnée le 27 janvier par la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Les responsables de l'OTAN, avec en premier chef son secrétaire général Andros Fogh Rasmussen, prépare un nouveau concept stratégique pour remplacer celui de 1999 et tenir compte des évolutions récentes et de l'évolution future probable des relations internationales. Ce nouveau concept devrait être dévoilé lors du Sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Une partie importante de ce concept stratégique sera axée sur la redéfinition et le renforcement des relations (déjà étroites) entre l'Union européenne et l'OTAN. Madeleine Albright s'est inscrite dans cette démarche; après avoir réfuté les commentaires sceptiques sur l'utilité de l'OTAN sur la scène mondiale, elle a appelé au renforcement de la complémentarité entre les actions de l'OTAN et de l'Union européenne qui s'est déjà exprimée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle a estimé que le nouveau concept devait se concentrer sur les capacités de réaction et ne pas tenter vainement de prédire l'avenir puisque "nous n'avons aucun moyen de savoir quand une menace se présentera". Elle a conclu que "l'OTAN est le lien qui retient les Etats-Unis en Europe".

Le vice-président du groupe d'experts, Jeroen van der Veer, qui l'accompagnait à cette audition, a reconnu que l'opinion publique en Europe était de moins en moins favorable à l'OTAN. Sans remettre en cause sa nature et ses objectifs, il s'est contenté de proposer une meilleure pédagogie afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre l'OTAN.

Le nouveau concept stratégique, qui sera adopté en novembre 2010, couvrira les dix prochaines années. Le débat sur ce nouveau concept ne doit pas intéresser que les experts; les forces progressistes et pacifistes doivent le mettre sur la place publique et interpeller gouvernements et parlementaires. Dans les mois qui viennent, il faut faire monter le débat public en se fixant comme objectif prioritaire la dissolution de l'OTAN.

UN LIVRE A CONSEILLER: "LA LANGUE DU CAPITAL"

L'auteur, Raoul Vilette, fait reparaître aux Editions "Les nuits rouges" une version enrichie de son livre paru en 1997 "Les mots du marché/ Le Marché des mots". Dans cette nouvelle édition sous le titre "La langue du capital mise à nu par des locuteurs mêmes- Décodeur du sabir politico-médiatique", il donne plus de 600 définitions et 900 citations.
Voici la définition page 114 de "l'Europe": " Offensive permanente et coordonnée des classes dirigeantes continentales pour s'emparer des entreprises publiques et liquider les lois sociales qui leur sont les plus contraires".

L'EUROPE EN BREF...

  • La Grèce n'est pas le seul Etat membre de l'Union européenne à être "mis en demeure" de corriger son "déficit excessif"; au cours de sa réunion du 16 février, le Conseil "Affaires économiques et financières" a également révisé les procédures engagées contre la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, la Lituanie, Malte et la Roumanie pour "corriger leurs déficits excessifs" en leur imposant des mesures correctrices.
  • Malgré de fortes oppositions, exprimées même au sein du Conseil, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM très controversés, le maïs MON 810 (de Monsanto) et la pomme de terre Amflora (de BASF). En même temps, certains Etats membres demandent à la Commission de réviser la législation communautaire pour donner le choix aux Etats membres d'accepter ou non de cultiver des OGM sur leur territoire.
  • En réponse à la chaîne de télévision néerlandaise RTL7, la Commission européenne a précisé que les voyages officiels des 27 commissaires avaient coûté près de 4 millions d'euros en 2009, dont près de 360000 de frais de représentation; les "missions" et "frais de représentation" du président de la Commission ont coûté 730000 euros.
  • Des parlementaires européens de plusieurs pays et groupes politiques ont déposé une déclaration écrite appelant les Etats membres à "respecter le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", "à se conformer aux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme et à veiller à ce que les symboles religieux ne soient pas exposés dans des locaux utilisés par des autorités publiques".
  • D'après le rapport 2009 de l'agence "Eurofound", 5% des travailleurs pratiquent le travail au noir dans l'Union européenne avec plus de 10% dans certains Etats membres: Danemark (18%), Lettonie (15%), Pays-Bas (13%), Estonie (11%), Suède (10%).
  • Le pourcentage de femmes au Parlement européen a continué de progresser aux élections de juin 2009 avec 35% (contre 31% en 2004), sauf en Irlande, en Lituanie et au Luxembourg; en Suède et en Finlande, il y a plus de femmes que d'hommes qui sont parlementaires européens (56% et 62%).

Jean Paul Le Marec

08:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, finances, medias, crise, recession, fmi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/04/2010

01/04/10: SNCB: CHEMINS DE FER: privatisations: accidents,...

CHEMINS DE FER: Elisabeth Brindesi

 

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 9:47 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Elisabeth Brindesi


Elisabeth Brindesi   
Lundi 15 février 2010, deux trains SNCB entraient en collision près de Bruxelles. Bilan: 18 morts, 125 blessés. Erreur humaine, chuchote-t-on aussitôt dans les médias aux ordres... Les machinistes ont répliqué. Mardi 16 février, ils se sont mis en grève, paralysant une grande partie du pays. Et ils dénoncent: leurs conditions de travail, les économies imposées à tous les niveaux, le mépris des usagers.



L’an passé déjà, le 20 mai, les salariés de la SNBC se mettaient en grève, incriminant leurs paies insuffisantes et leurs conditions de travail. La grève fut un succès total, mais les chefs se sont moqués des gens de terrain. Et pour cause : la notion de service public leur est inconnue. La SNBC doit retrouver une rentabilité qu’elle a perdue. Elle a besoin d’être attractive car le gouvernement belge veut vendre ses chemins de fer, les introduire en bourse. Pour que l’entreprise revienne dans les chiffres noirs, tous les coups sont permis. Ce sont les cheminots et les voyageurs qui paient la facture. Parfois au prix de leur vie.

La France a échappé de peu à de graves accidents, exactement pour les mêmes raisons. Le 26 avril 2008, en raison d’un défaut de freinage, un train Veolia à traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h, évitant de peu la collision avec un train de voyageurs. Le 20 mai dernier, un train d’Euro Cargo Rail, dont le chargement était mal arrimé, est entré en collision avec un train fret de la SNCF. Le conducteur est blessé, le trafic a été interrompu durant douze heures.

Les conducteurs de trains français – sous couvert de l’anonymat ─ racontent que la pression des managers les pousse à souvent bâcler les procédures de sécurité. Ainsi, dans L’Humanité du 9 octobre dernier, un conducteur d’Euro Cargo Rail expliquait que pour gagner du temps certains de ses collègues n’effectuaient pas correctement les essais de freins de leur convoi.

Et en Suisse? Même marasme. On privatise à pas feutrés, parés de feuilles de vignes offertes par des lois votées sur mesure. L’évangile des CFF est déjà celui du marché. Gare aux employés et aux usagers. Cet été, le directeur Andreas Meyer (beau salaire) menace de mettre à l’amende les salariés en cas de retard des trains. L’automne passé, 54 emplois sont supprimés dans les gares de triages, 300 postes sont rayés de la carte début 2010. Les négociations salariales sont bloquées depuis décembre. Les usagers eux aussi en prennent plein la poire: grosses augmentations des tarifs en vue, alors que les trains sont déjà hors de prix… De quoi redevenir automobiliste. Ce n’est pas tout : des billets plus chers seront (sont déjà en fait) vendus aux pendulaires, c’est à dire à des travailleurs, des étudiants; ils ont le tort de voyager aux heures de pointes. Cinq francs de taxe supplémentaire sont perçus sur des billets internationaux. Reste ce que nous connaissons déjà : encombrement des trains, pannes, retard, suppression des wagons silence pour les deuxièmes classe. La Belgique préfigure ce qui nous attend : là-bas, des trains sont déjà supprimés, les wagons mal nettoyés, des gares abandonnées. C’est vrai, les CFF ont proposé quelques innovations, par exemple une cadence de 30 minutes sur le réseau principal. Mais ce n’est rien par rapport au stress et aux risques que subissent ceux qui travaillent, les cheminots, et ceux qui paient, les usagers. Nous passons deux fois à la caisse : une fois pour les billets et une fois avec nos impôts. Avec les privatisations, ce sera pire car l’Etat (donc nous) risque fort d’assumer les parties non rentables du rail.

Puisqu’on est dans le glauque, restons-y. Ulrich Gygi, exécuteur des basses œuvres de la privatisation à la Poste, arrive sur le rail. Privatiser, ça il sait. En fait ce n’est pas sorcier, le modèle est partout le même : on débite l’entreprise en morceaux, on transfère dans ces portions découpées une série d’activités. Puis on décrète que ces entités sont désormais indépendantes les unes des autres, sur le plan comptable comme sur celui de la productivité. En clair, chaque élément (appellés généralement unités) fonctionne comme une société anonyme dont le but est de faire du fric. Ainsi dépecé, un service public – les CFF par exemple ─ est facile à vendre à des actionnaires suisses ou étrangers.

Que la droite salive à l’idée des privatisations est normal. Malheureusement les partis «de gauche» (Verts et Socialistes) que les média écoutent, ainsi que les syndicats, les associations de défense des citoyens ou de la nature, ne s’opposent pas ouvertement à toute privatisation. C’est inquiétant. Mais nous, usagers et cheminots, nous pouvons réfléchir à des alternatives concrètes à la vente de nos services publics. Nous devrons bien, un jour, le plus vite possible, mettre en œuvre des stratégies efficaces pour contrer ces voleurs de biens communs. Et de démocratie.

 

Source: Combat.ch

 

Tiré d'Investig'Action

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, suisse, silence, medias, information, sncb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2010

19/03/10: Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?...

From: nicolas
Sent: Friday, March 19, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: ***SPAM*** Les Grecs "fusillés pour l'exemple"?


Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?

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Les médias font une très large place aux « sacrifices » auxquels les Grecs devraient consentir afin d’éviter que leur pays n’entraîne dans sa chute, les 26 autres Etats, membres de l’Union européenne. En effet, le gouvernement socialiste ( ???? ) d’Athènes vient de décider une nouvelle purge imposée à la population, sur injonction de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et, tout spécialement, de l’Allemagne. Et si cela ne suffisait pas, un député allemand de la CDU , Marco Wanderwitz, suggère « que la Grèce vende quelques unes de ses îles »…
Rien que cela !
Les mesures annoncées visent à faire payer au peuple hellène les effets mortifères de l’économie capitaliste. Déjà victimes de cette politique, soumis à un premier train de décrets antisociaux, ils devraient à nouveau subir, et accepter, une réduction encore plus drastique de leur niveau de vie : salaires des fonctionnaires amputés des 13ème et 14ème mois, hausse généralisée de la TVA de 2 points (celle-ci passerait de 19 à 21%), retraites et pensions réduites à leur plus simple expression, hausse des alcools et du tabac…
Nos médias, satisfaits, notent que « les marchés ont bien accueilli ces mesures ». Il ne reste que la population à convaincre !

Mais pourquoi cet acharnement sur ce pauvre peuple grec ?

On songe à la fable de notre bon La Fontaine , « les animaux malades de la peste ». En fait, la Grèce et son peuple, sont « fusillés pour l’exemple ».
S’ils se résignent à leur triste sort, s’ils ne rechignent pas, face au verdit, la menace est directe : les « pelotons d’exécution » européens sont prêts à poursuivre leur sinistre tâche et, à la suite des Grecs, tirer sur les Espagnols et les Portugais, jugés également « pelés et galeux, d’où viendrait tout le mal ».
Mais en quoi ces peuples – et tous les autres – sont-ils responsables de la spéculation mondiale du capital et de la crise qui en résulte ? Les salariés contraints aux bas salaires, les privés d’emplois, les jeunes sans travail, les retraités aux modestes pensions, ont-ils, un seul jour, pris la moindre responsabilité dans les politiques qui leur sont imposées ? Ont-ils exercé une once de pouvoir durant ces dernières décennies ?
Que nenni ! Ils l’ont tout simplement subi.
Et il faudrait qu’ils paient maintenant les pots cassés par les banques, l’industrie et les gouvernements à leur solde ! La « crise » - mais qui l’a provoquée ? – a bon dos. Elle permet au capital d’avancer ses pions et d’accélérer la cadence dans la contre-révolution sociale, entreprise depuis trente ans.

Mais dans la course folle aux profits, que les puissances financières se livrent entre elles, celles-ci ont-elles d’autres choix que d’en faire payer le prix aux peuples ? La « libre concurrence » des marchés a un coût, et celui-ci est énorme. Le grand patronat ne peut plus supporter la moindre entrave à la rotation de plus en plus rapide du capital. D’où la politique imposée par Business Europe, le Medef européen, aux classes ouvrières, au monde du travail, au sein de l’Union européenne.

La Grèce est un petit pays qui doit s’incliner et montrer l’exemple. C’est le « modèle », grandeur nature, des « réformes » que l’Union européenne veut généraliser dans ses vingt-sept provinces. Mais si le Grecs regimbent, s’ils ne se laissent pas faire ?
Ils ont déjà commencé la Résistance avec le KKE, le Parti communiste grec, avec le Pame, leur mouvement syndical de classe Par deux fois, ils ont massivement fait grève, contraignant les centrales socialistes à s’engager dans le mouvement. De nouvelles manifestations de masse, des arrêts de travail d’ampleur nationale sont prévus dans les jours qui viennent. Et les Grecs ne sont pas seuls à résister.

Au Portugal comme en Espagne, le peuple est sorti dans la rue. Il est prêt à recommencer.

Et en France ? L’horizon n’est-il qu’électoral ? Partis et syndicats, qui se disent en opposition avec les « réformes » initiées par Nicolas Sarkozy, savent bien qu’au lendemain du second tour des « régionales », le pouvoir en échec dans les urnes, tentera de nous faire goûter aux « remèdes » du Capital. Faut-il attendre gentiment l’heure du « sacrifice » et le «peloton d’exécution » ? Il faut se préparer sans délai à réagir massivement, non seulement contre le pouvoir, mais surtout contre les forces économiques qui l’ont mis en place et qui sont prêtes, comme en Grèce, à changer de cavalier et de monture, à la fois, pour donner le change.

Sachons-le : nous sommes tous des Grecs en puissance. Notre lutte est commune. Aussi, notre totale solidarité va aux travailleurs de Grèce en lutte et à ses organisations, le KKE et le Pame, qui sont aux premiers rangs du combat.

Jean LEVY

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, ps, romain, belgique, europe, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/02/2010

21/02/10: Quand la CIA finançait la construction de l'europe libérale ...

----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 21, 2010 9:50 PM
Subject: Re: [alerte_otan] Quand la CIA finançait la construction de l'europe libérale (comité Valmy)

 

 

Sorry de l'attachement vide. Voici en clair le texte du message précédent. En ce qui concerne «la menace d'une invasion totale par l'Armée Rouge», je rappelle le commentaire que j'ai fait du livre de Daniele Genser "les Armées Secrètes de l'Otan" : http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=479&type=articles - RM
 
++++++
 
Quand la CIA finançait la construction européenne - Par Rémi Kauffer
Source : Historia 2003
vendredi 19 février 2010, par Comité Valmy
 
Le Comité Valmy contribue à populariser des analyses diverses montrant le rôle moteur de l’impérialisme étatsunien dans le développement depuis la seconde guerre mondiale, de l’euro dictature supranationale et atlantiste. Dans cette démarche pédagogique, nous publions ce texte datant de 2003 de Rémi Kauffer. Il me semble souhaitable cependant d’y ajouter une précision : tout en laissant à Rémi Kauffer la responsabilité de sa vision idéologique qui transparait dans son article : " Tout commence à l’automne 1948. Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace d’une invasion totale par l’armée rouge"... j’ajoute simplement qu’en réalité rien ne commence véritablement en 1948. Le processus idéologique pour imposer une Europe fédérale est déjà entrepris entre les deux guerres mondiales.
 
Mais surtout pendant l’occupation allemande, les dirigeants américains hostiles à Charles de Gaulle, à Jean Moulin, à l’alliance des gaullistes et des communistes, au CNR etc., ont choisi le fédéralisme pour imposer ultérieurement, leur domination mondiale. Ils sélectionnent et rassemblent un vaste personnel politique apte à la vassalisation, idéologiquement ou moyennant finance, qu’ils utiliseront aprés la libération et dont les successeurs sont toujours au pouvoir aujourd’hui encore. Frenay dont le rôle réel reste à éclaircir, travaille au fédéralisme européen dès le début des années 40 ainsi que beaucoup d’autres. CB.
 
De 1949 à 1959, en pleine guerre froide, les Américains, par l’intermédiaire de leurs services secrets et du Comité pour l’Europe unie, versent l’équivalent de 50 millions de dollars actuels à tous les mouvements pro-européens, parmi lesquels ceux du Britannique Winston Churchill ou du Français Henri Frenay. Leur but, contenir la poussée soviétique...
 
A 82 ans, Henri Frenay, le pionnier de la Résistance intérieure, fondateur du mouvement Combat, arbore une forme intellectuelle éblouissante malgré sa surdité de l’oreille droite et sa récente opération de l’estomac. Pourtant, il n’a plus que trois mois à vivre. En ces jours de mai 1988, il me parle de l’Europe dans son appartement de Boulogne-sur-Seine. De cette Europe fédérale dont il a rêvé en vain entre 1948-1954. De la dette aussi que, en cas de succès, le Vieux Continent aurait contracté envers les Américains, ceux notamment du " Comité ". Et d’insister une fois, deux fois, dix fois, tandis que moi, je m’interroge : pourquoi diable ce mystérieux " Comité " revient-il à une telle fréquence dans nos conversations ? Pourquoi ? Mais parce que Frenay me confie, avec il est vrai d’infinies précautions de langage, son ultime secret : l’aide financière occulte de la CIA via l’American Committee for United Europe - le Comité - à l’Union européenne des fédéralistes dont il a été le président. Pour reconstituer cette filière inédite, il me faudra une quinzaine d’années. Un jeu qui en valait la chandelle puisqu’il me permet d’ouvrir, pour les lecteurs d’ Historia, la porte d’un des compartiments les plus secrets de la guerre froide...
 
Tout commence à l’automne 1948. Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace (??????) d’une invasion totale par l’armée rouge. Au " coup de Prague " en février, vient de succéder en juin le blocus de Berlin. Un petit cénacle de personnalités de l’ombre jette alors les bases de l’American Committee for United Europe, l’ACUE - son existence sera officialisée le 5 janvier 1949 à la maison de la Fondation Woodrow-Wilson de New York. Politiques, juristes, banquiers, syndicalistes vont se méler au sein de son conseil de direction. De hautes figures gouvernementales aussi comme Robert Paterson, le secrétaire à la Guerre ; James Webb, le directeur du budget ; Paul Hoffman, le chef de l’administration du plan Marshall ; ou Lucius Clay, le " proconsul " de la zone d’occupation américaine en Allemagne.
 
Bien tranquilles, ces Américains-là ? Non, car la véritable ossature de l’ACUE est constituée d’hommes des services secrets. Prenez son président, William Donovan. Né en 1883 à Buffalo, cet avocat irlando-américain au physique de bouledogue, surnommé " Wild Bill " par ses amis, connaît bien l’Europe. En 1915, il y remplissait déjà une mission humanitaire pour le compte de la Fondation Rockefeller. Deux ans plus tard, Donovan retrouvait le Vieux Continent pour y faire, cette fois, une Grande Guerre magnifique. Redevenu civil, " Wild Bill " va se muer en missus dominicus du gouvernement américain. Ses pas d’émissaire officieux le portent vers l’Europe pour des rencontres parfois imprévues. En janvier 1923, alors qu’ils goûtent un repos bien mérité, sa femme Ruth et lui devront ainsi subir une soirée entière les vociférations d’un autre habitué de la pension Moritz de Berchtesgaden. Dix-sept ans plus tard, l’agité, un certain Adolf Hitler, s’est rendu maître de la partie continentale de l’Europe, et c’est " Wild Bill " que Franklin Roosevelt, inquiet, dépéche à Londres s’enquérir auprès de Winston Churchill du potentiel britannique face à l’avancée nazie.
 
En juin 1942, Donovan, homme de confiance du président démocrate pour les affaires spéciales, crée l’Office of Strategic Services (OSS), le service secret américain du temps de la Seconde Guerre mondiale dont il devient le chef et qu’il quittera à sa dissolution, en septembre 1945, sans perdre le contact avec l’univers du renseignement : " Wild Bill " tisse des liens privilégiés avec la Central Intelligence Agency, la CIA, créée officiellement le 15 septembre 1947 par une loi sur la sécurité nationale signée par le successeur de Roosevelt, Harry Truman.
 
Prenez le vice-président de l’ACUE Walter Bedell Smith, ancien chef d’état-major d’Eisenhower pendant la Seconde Guerre mondiale puis ambassadeur des Etats-Unis à Moscou. A partir d’octobre 1950, celui que ses amis surnomment le " Scarabée " ( beetle en anglais) va prendre les commandes de la CIA. 1950, c’est justement l’année o๠des universitaires comme Frederick Burkhardt et surtout William Langer, historien à Harvard, lancent la section culturelle de l’ACUE. Ces deux proches de Donovan ont servi autrefois dans les rangs de l’OSS. Langer en a dirigé le service Recherche et Analyse et, excellent connaisseur de la politique française, a même commis après-guerre un ouvrage savant qui s’efforçait de dédouaner Le Jeu américain à Vichy (Plon, 1948).
 
Prenez surtout Allen Dulles. A l’été 1948, c’est lui qui a " inventé " le Comité avec Duncan Sandys, le gendre de Churchill, et George Franklin, un diplomate américain. Principal associé du cabinet de juristes Sullivan & Cromwell, Dulles n’impressionne guère de prime abord avec ses fines lunettes, ses éternelles pipes de bruyère et ses vestes en tweed. Sauf qu’avec ce quinquagénaire, un maître espion entre dans la danse.
 
Retour à la case Seconde Guerre mondiale. Chef de l’OSS à Berne, Dulles noue en février 1943 des contacts avec la délégation de Combat en Suisse. Un temps, il assurera même le financement du mouvement clandestin. " Coup de poignard dans le dos du général de Gaulle ", s’insurge Jean Moulin au nom de la France libre. " Survie de la Résistance intérieure menacée d’étranglement financier ", rétorque Frenay. Pensant d’abord à ses camarades dénués de moyens, aux maquisards en danger, il ne voit pas pourquoi Combat devrait se priver d’un argent allié versé, c’est convenu, sans contrepartie politique. Cette " affaire suisse " va empoisonner un peu plus encore ses rapports avec Moulin.
 
En 1946, Dulles démissionne des services secrets... pour en devenir aussitôt l’éminence grise, prenant une part prépondérante à la rédaction du texte de loi présidentiel sur la sécurité nationale. Cofondateur à ce titre de la CIA (pour les initiés : l’Agence ou mieux, la Compagnie), Dulles pense qu’en matière d’action clandestine, privé et public doivent conjuguer leurs forces. C’est lui qui a déjà inspiré, par l’intermédiaire de ses amis du Brook Club de New York, le versement des subsides de grosses sociétés américaines à la démocratie chrétienne italienne menacée par un parti communiste surpuissant. En 1950, il va reprendre officiellement du service comme bras droit du Scarabée d’abord, comme son successeur à la téte de la CIA ensuite - de février 1953 à septembre 1961. Record de longévité d’autant plus impressionnant que son frère aîné John Forster Dulles, restera, lui, ministre des Affaires étrangères de 1953 à sa mort de maladie en mai 1959.
 
Etonnant creuset que l’ACUE, o๠des personnalités de la haute société et/ou de la CIA côtoient les dirigeants de la puissante centrale syndicale American Federation of Labor, l’AFL, dont ils partagent l’aversion du communisme. Exemples : David Dubinsky, né en 1892 à Brest-Litovsk, en Russie, dirige le Syndicat international de la confection pour dames (ILGWU) : 45 000 adhérents à son arrivée en 1932, 200 000 à la fin des années 1940 ! Ennemi acharné des nazis hier (les syndicalistes proches de l’ACUE sont presque tous juifs), c’est aux commies , les " cocos ", qu’il en veut dorénavant. Jay Lovestone aussi. Conseiller politique de l’AFL, ce Lituanien d’origine sait de quoi il parle : avant sa brutale exclusion puis sa lente rupture avec le marxisme, il fut, entre 1925 et 1929, le secrétaire général du PC américain ! Autre recrue de choix du Comité, Arthur Goldberg, le meilleur juriste de l’AFL. Futur secrétaire au Travail du président Kennedy puis juge à la Cour suprême, Goldberg, né en 1908, a dirigé l’aile syndicale de l’OSS. A ce titre, il fut en son temps le supérieur hiérarchique d’Irving Brown, son cadet de deux ans. Brown, représentant de l’AFL pour l’Europe et grand dispensateur de dollars aux syndicalistes modérés du Vieux Continent. Puisant dans les fonds secrets de la toute jeune CIA, laquelle finance depuis 1946 toutes les opérations anticommunistes de l’AFL, ce dur à cuire ne ménage pas, par exemple, son soutien à Force ouvrière, la centrale syndicale née fin 1947 de la scission de la CGT (lire " Derrière Force ouvrière, Brown, l’ami américain " dans Historia n° 621 de décembre 1997). Pure et dure, la ligne Brown contraste d’ailleurs avec celle, plus nuancée, de la CIA. A la Compagnie, on aurait préféré que les non-communistes restent dans le giron de la CGT, méme contrôlée par le PCF...
 
C’est qu’au-delà des hommes, il y a la stratégie d’ensemble. Face à l’Union soviétique, Washington développe deux concepts clés : le containment (l’endiguement) et plan Marshall. L’idée du containment , revient à un diplomate russophone, George Kennan, qui la développe dès juillet 1947 dans un article de la revue Foreign Affairs : " L’élément majeur de la politique des Etats-Unis en direction de l’Union soviétique doit étre celui d’un endiguement à long terme, patient mais ferme, des tendances expansionnistes russes. "
 
Le plan Marshall, lui, porte la marque de son inventeur le général George Marshall, chef d’état-major de l’US Army pendant la guerre, et désormais ministre des Affaires étrangères du président Truman. En apportant une aide massive aux pays d’Europe ruinés, les Etats-Unis doivent, selon lui, faire coup double : un, couper l’herbe sous le pied des partis communistes par une hausse rapide du niveau de vie dans les pays concernés ; deux, empécher leur propre industrie de sombrer dans la dépression en lui ouvrant de nouveaux marchés.
 
Pour le tandem Marshall-Kennan, pas de meilleur outil que la CIA (lire l’interview d’Alexis Debat, page 51). Et c’est naturellement un autre ancien de l’OSS, Franck Wisner Jr, qu’on charge de mettre sur pied un département autonome spécialisé dans la guerre psychologique, intellectuelle et idéologique, l’Office of Policy Coordination ! Si ce bon vieux " Wiz " ne fait pas partie du Comité, ses hommes vont lui fournir toute la logistique nécessaire. Mais chut ! c’est top secret...
 
L’ACUE allie sans complexe une certaine forme de messianisme américain avec le souci de la défense bien comprise des intéréts des Etats-Unis. Messianique, cette volonté bien ancrée de mettre le Vieux Continent à l’école du Nouveau Monde. Phare de la liberté menacée, l’Amérique a trouvé, la première, la voie d’une fédération d’Etats, succès si resplendissant que l’Europe n’a plus qu’à l’imiter... Cet européanisme made in Washington comporte sa part de sincérité : " Ils m’appellent le père du renseignement centralisé, mais je préférerais qu’on se souvienne de moi à cause de ma contribution à l’unification de l’Europe ", soupire ainsi Donovan en octobre 1952.
 
De sa part de calcul aussi. Car en décembre 1956, trois mois avant sa mort, le méme Donovan présentera l’Europe unie comme " un rempart contre les menées agressives du monde communiste ". En d’autres termes, un atout supplémentaire de la stratégie américaine conçue par Marshall, Kennan et leurs successeurs : construire l’Europe, c’est remplir un vide continental qui ne profite qu’à Staline, donc, en dernier ressort, protéger les Etats-Unis.
 
Ajoutons une troisième dimension. Dans l’esprit des hommes de la Compagnie, rien de plus noble qu’une action clandestine au service de la liberté. Tout officier de la CIA le sait : les Etats-Unis sont nés pour une bonne part du soutien des agents de Louis XVI, Beaumarchais en téte, aux insurgés nord-américains. Ainsi l’opération American Committee, la plus importante, et de loin menée, par l’Agence en Europe pendant la guerre froide, se trouve-t-elle justifiée par l’Histoire.
 
Pour chaleureuse qu’elle soit, l’amitié franco-américaine ne saurait toutefois distendre le " lien spécial " entre Grande-Bretagne et Etats-Unis. En foi de quoi, Comité et Compagnie tournent d’abord leur regard vers Londres. Hélas ! Churchill, battu aux législatives de 1945, ronge ses griffes dans l’opposition. Le nouveau secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, a bien proclamé le 2 janvier 1948 aux Communes : " Les nations libres d’Europe doivent maintenant se réunir. " N’empéche que ses collègues du cabinet travailliste et lui repoussent avec horreur la perspective d’une véritable intégration continentale. Non pas que Bevin craigne de s’affronter aux communistes : deux jours après son discours de janvier, il créait un organisme clandestin de guerre idéologique, l’Information Research Department. Ce méme IRD qui, jugeant La Ferme des animaux et 1984 plus efficaces que mille brochures de propagande, va contribuer à diffuser partout dans le monde les oeuvres de George Orwell. Mais la carte Europe unie, alors là , non !
 
Cette carte, Churchill la joue-t-il de son côté par conviction profonde ou par aversion pour ses rivaux politiques de gauche ? Le fait est que le 19 septembre 1946 à Zurich, le Vieux Lion appelle à un axe anglo-franco-allemand, élément majeur selon lui d’une " espèce d’Etats unis d’Europe ". Qu’en mai 1948, Duncan Sandys, taille aux mesures de son homme d’Etat de beau-père le Congrès européaniste de La Haye. Qu’en octobre 1948, Churchill crée l’United European Movement - le Mouvement européen. Qu’il en devient président d’honneur aux côtés de deux démocrates-chrétiens, l’Italien Alcide De Gasperi et l’Allemand Konrad Adenauer, et de deux socialistes, le Français Léon Blum et le Belge Paul-Henri Spaak. Malheureusement pour les " amis américains ", cette tendance " unioniste " ne propose, à l’exception notable de Spaak, que des objectifs européens limités. Reconstruction économique et politique sur une base démocratique, d’accord, mais sans transfert, méme partiel, de souveraineté.
 
Le Comité et la tendance " fédéraliste ", dont Henri Frenay émerge comme la figure emblématique, veulent, eux, aller beaucoup plus loin. Aux heures les plus noires de la Seconde Guerre mondiale, Frenay, patriote mondialiste, a conçu l’idée d’un Vieux Continent unifié sur une base supranationale. En novembre 1942, révélera quarante ans plus tard Robert Belot dans le remarquable travail sur Frenay qui vient de lui valoir l’habilitation à diriger des recherches à l’Université, le chef de Combat écrivait au général de Gaulle qu’il faudrait dépasser l’idée d’Etat-Nation, se réconcilier avec l’Allemagne après-guerre et construire une Europe fédérale. Logique avec lui-méme, Frenay se jette dès 1946 dans cette croisade européaniste aux côtés d’Alexandre Marc. Né Lipiansky à Odessa en 1904, ce théoricien du fédéralisme a croisé la trajectoire de Frenay à Lyon en 1941, puis après-guerre. A rebours de l’européanisme de droite inspiré des thèses monarchistes maurrassiennes ou du catholicisme social, les deux amis s’efforcent de gauchir le fédéralisme français alors fort de " plusieurs dizaines de milliers d’adhérents ", ainsi que me l’assurera l’ancien chef de Combat en 1988.
 
Orientée à gauche, l’Union européenne des fédéralistes, l’UEF, est créée fin 1946. Elle va tenir son propre congrès à Rome en septembre 1948. Frenay en devient le président du bureau exécutif, flanqué de l’ex-communiste italien Altiero Spinelli, prisonnier de Mussolini entre 1927 et 1937 puis assigné à résidence, et de l’Autrichien Eugen Kogon, victime, lui, du système concentrationnaire nazi qu’il décortiquera dans L’Etat SS (Le Seuil, rééd. 1993). A ces trois dirigeants d’atténuer le profond malaise né de la participation de nombreux membres de l’UEF au congrès de La Haye, o๠Churchill et son gendre Sandys les ont littéralement roulés dans leur farine " unioniste ".
 
Faut-il choisir entre le Vieux Lion et le pionnier de la Résistance intérieure française à l’internationalisme si radical ? Perplexité au Comité, donc à la CIA. Pour Churchill, sa stature d’homme d’Etat, d’allié de la guerre, sa préférence affichée pour le " grand large ", les Etats-Unis ; contre, son refus acharné du modèle fédéraliste si cher aux européanistes américains et bientôt, ses violentes querelles avec le très atlantiste Spaak. En mars 1949, Churchill rencontre Donovan à Washington. En juin, il lui écrit pour solliciter le versement de fonds d’urgence (très riche à titre personnel, l’ancien Premier ministre britannique n’entend pas puiser dans sa propre bourse). Quelques jours plus tard, Sandys appuie par courrier la demande de son beau-père : de l’argent, vite, sinon le Mouvement européen de Churchill s’effondre. Comité et CIA, la principale bailleuse de fonds, débloquent alors une première tranche équivalant à un peu moins de 2 millions de nos euros. Elle permettra de " préparer " les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg, qui associe une assemblée consultative sans pouvoir réel à un comité des ministres statuant, lui, à l’unanimité.
 
Pour soutenir leurs partenaires du Vieux Continent, ACUE et CIA montent dès lors des circuits financiers complexes. Les dollars de l’oncle Sam - l’équivalent de 5 millions d’euros entre 1949 et 1951, le méme montant annuel par la suite - proviennent pour l’essentiel de fonds alloués spécialement à la CIA par le Département d’Etat. Ils seront d’abord répartis sous le manteau par les chefs du Mouvement européen : Churchill, son gendre, le secrétaire général Joseph Retinger, et le trésorier Edward Beddington-Behrens. En octobre 1951, le retour de Churchill à Downing Street, résidence des premiers ministres anglais, ne tarira pas ce flot : entre 1949 et 1953, la CIA va en effet verser aux unionistes l’équivalent de plus de 15 millions d’euros, à charge pour eux d’en redistribuer une partie à leurs rivaux de la Fédération, la tendance de droite du fédéralisme français, laquelle reverse ensuite sa quote-part à l’UEF. Sommes substantielles mais sans commune mesure avec la manne que l’appareil stalinien international, le Kominform, investit au méme moment dans le financement souterrain des PC nationaux et des innombrables " fronts de masse " : Fédération syndicale mondiale de Prague, Mouvement de la paix, mouvements de jeunes, d’étudiants, de femmes...
 
Pour Frenay, c’est clair : l’Europe fédérale constitue désormais le seul bouclier efficace contre l’expansionnisme communiste. Mais comment aller de l’avant quand le nerf de la guerre manque si cruellement ? L’UEF n’est pas riche. Son président encore moins, dont la probité est reconnue de tous - après son passage au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, Frenay, ancien officier de carrière sans fortune personnelle, a quitté l’armée au titre de la loi Diethelm de dégagement des cadres. Comme au temps de " l’affaire suisse ", le salut financier viendra-t-il de l’allié américain ? Oui, assurent dès l’été 1950 les hommes de l’ACUE à un représentant français de l’UEF en visite à New York. Conforme à la position officielle du gouvernement américain en faveur de l’intégration européenne, leur aide ne sera soumise à aucune contrepartie politique ou autre, condition sine qua non aux yeux d’Henri Frenay. Et de fait, à partir de novembre 1950, l’ACUE va financer secrètement à hauteur de 600 000 euros l’une des initiatives majeures de Frenay et des fédéralistes de gauche : la création à Strasbourg, en parallèle du très officiel Conseil de l’Europe, d’un Congrès des peuples européens, aussi appelé Comité européen de vigilance.
 
S’associeront à ce projet des socialistes (Edouard Depreux), des religieux (le père Chaillet, fondateur de Témoignage chrétien ), des syndicalistes, des militants du secteur coopératif, des représentants du patronat et méme... des gaullistes tels Michel Debré ou Jacques Chaban-Delmas. Mal conçue médiatiquement, l’affaire échoue de peu. Raison de plus pour accentuer le soutien financier, oeuvre du secrétaire général de l’ACUE, Thomas Braden. Connu pour ses opinions libérales, cet ami du peintre Jackson Pollock, n’a pas hésité quand Donovan, son ancien patron à l’OSS, lui a demandé de quitter la direction du musée d’Art moderne de New York.
 
En juillet 1951, Frenay effectue à son tour le voyage des Etats-Unis sous les auspices du Congrès pour la liberté de la culture - une organisation que nous retrouverons bientôt. L’occasion de rencontrer les dirigeants du Comité et ceux de la Fondation Ford (mais pas ceux de la CIA avec lesquels il n’entretiendra jamais de rapports directs) pour leur faire part des besoins matériels des fédéralistes. Message reçu " 5 sur 5 " par les Américains...
 
A cette date, Braden ne figure plus parmi les dirigeants officiels de l’ACUE. En vertu du principe des vases communicants, l’agent secret esthète vient en effet de rejoindre Dulles à la CIA. Les deux hommes partagent cette idée de bon sens : face aux communistes, ce ne sont pas les milieux conservateurs qu’il faut convaincre, mais la gauche antistalinienne européenne, dont Frenay constitue un des meilleurs représentants. Braden va plus loin : " Comme l’adversaire rassemblé au sein du Kominform, structurons-nous au plan mondial par grands secteurs d’activité : intellectuels, jeunes, syndicalistes réformistes, gauche modérée... ", plaide-t-il. D’accord, répond Dulles. Naît ainsi la Division des organisations internationales de la CIA. Dirigée par Braden, cette direction centralise, entre autres, l’aide de la Compagnie via l’ACUE aux fédéralistes européens. En 1952, l’American Committee for United Europe finance ainsi l’éphémère Comité d’initiative pour l’assemblée constituante européenne, dont Spaak sera président et Frenay, le secrétaire général.
 
Brouillés avec la " Fédération ", leur rivale de droite qui servait jusque-là d’intermédiaire pour le versement des fonds CIA-ACUE par le truchement du mouvement churchillien, les amis de Frenay sont très vite au bord de l’asphyxie. Pour parer à l’urgence, Braden, virtuose du financement souterrain au travers de fondations privées plus ou moins bidon, va, cette fois, mettre en place une procédure de versements directs aux fédéralistes de gauche par des antennes para-gouvernementales américaines. A Paris, plaque tournante des opérations de la CIA en Europe avec Francfort, on opérera par le biais de l’Office of Special Representative, conçu à l’origine pour servir d’interface avec la toute jeune Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), ou de l’US Information Service (USIS). Par la suite, un bureau ACUE proprement dit sera ouvert.
 
Comme Jean Monnet, président de la Ceca, Frenay caresse, en cette année 1952, l’idée d’une armée européenne, pas décisif vers l’Europe politique selon lui. L’ACUE approuve chaudement. Prévue par le traité de Londres de mars 1952, cette Communauté européenne de défense comprendrait - c’est le point le plus épineux -, des contingents allemands. Reste à faire ratifier le traité par les parlements nationaux. Frenay s’engage avec enthousiasme dans ce nouveau combat. Pour se heurter, une fois encore, à de Gaulle, qui refuse la CED au nom de la souveraineté nationale et, déjà , du projet ultrasecret de force atomique française, ainsi qu’aux communistes, hostiles par principe à tout ce qui contrarie Moscou. D’après les éléments recueillis par Robert Belot - dont la biographie du chef de Combat devrait sortir ce printemps au Seuil -, Frenay demandera méme à l’ACUE de financer l’édition d’une brochure réfutant... les thèses gaullistes sur la CED.
 
Staline meurt en mars 1953. L’année suivante, Cord Meyer Jr, un proche de la famille Kennedy, remplace Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la CIA. Mais 1954 verra surtout cet échec cuisant des européanistes : l’enterrement définitif de la CED. Découragé, Frenay abandonne alors la présidence de l’Union européenne des fédéralistes. A partir d’octobre 1955, les " amis américains " reportent donc leurs espoirs sur un nouveau venu, le Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe de Jean Monnet. Lié à Donovan et surtout à l’ambassadeur américain à Paris, David Bruce, un proche de Franck Wisner, Monnet est trop fin connaisseur du monde anglo-saxon pour accepter directement les dollars de la CIA. Compte tenu de sa prudence de Sioux, l’aide américaine à son courant européaniste devra emprunter d’autres voies. En 1956, Monnet se voit ainsi proposer l’équivalent de 150 000 euros par la Fondation Ford. Une offre qu’il décline, préférant que cet argent soit versé au professeur Henri Rieben, un économiste et universitaire suisse pro-européen qui vient d’étre nommé chargé de mission aux Hautes Etudes commerciales de Lausanne. Rieben utilisera ces fonds en toute transparence financière pour créer un Centre de recherches européen.
 
En 1958, le retour du général de Gaulle, radicalement hostile aux thèses fédéralistes, annihile les derniers espoirs de l’UEF et de ses amis américains. Dissolution de l’ACUE dès mai 1960 puis cessation des financements occultes par la CIA s’ensuivent. En douze ans, la Compagnie aura quand méme versé aux européanistes de toutes tendances l’équivalent de 50 millions d’euros sans étre jamais prise la main dans le sac ! Mais pourra-t-on préserver longtemps le grand secret ?
 
La première alerte éclate dès 1962. Trop précise sur les financements américains, une thèse universitaire sur les mouvements européanistes doit étre " enterrée " d’urgence en Angleterre. Ce remarquable travail est l’oeuvre du fils d’un camarade de résistance de Frenay, Georges Rebattet, créateur en avril 1943 du Service national maquis. Georges Rebattet, le successeur en 1952 de Joseph Retinger comme secrétaire général d’un Mouvement européen dont il a d’ailleurs assaini pour une bonne part le financement.
 
Deuxième secousse au milieu des années 1960. L’étau de la presse américaine (le New York Times et la revue gauchiste Ramparts ) se resserre sur une des filiales du " trust " Braden-Meyer, le Congrès pour la liberté de la culture o๠se côtoyaient des intellectuels antitotalitaires européens de haute volée - Denis de Rougemont, Manhès Sperber, Franz Borkenau, Ignazio Silone, Arthur Koestler ou, par éclipses, Malraux et Raymond Aron. Financé par la CIA au travers de la Fondation Fairfield, le Congrès édite en français l’une de ses revues les plus prestigieuses, Preuves . Jouant la transparence, Braden jette alors son pavé dans la mare. " Je suis fier que la CIA soit immorale ", déclare-t-il en 1967 au journal britannique Saturday Evening Post , auquel il confie des révélations sensationnelles sur le financement occulte par la CIA du Congrès pour la liberté et sur le rôle d’Irving Brown dans les milieux syndicaux. Silence radio, en revanche, sur le soutien aux mouvements européanistes, le secret des secrets...
 
Ultime rebondissement à partir de juin 1970, quand le conservateur anglais pro-européen Edward Heath arrive à Downing Street. A sa demande, l’Information Research Department lance une vaste campagne pour populariser sous le manteau l’européanisme dans les médias et les milieux politiques britanniques. En 1973, l’Angleterre fait son entrée dans le Marché commun ; le 5 juin 1975, 67,2 % des électeurs britanniques ratifient la décision par référendum. Dans ce renversement de tendance en faveur de l’Europe, un homme s’est jeté à corps perdu : nul autre que le chef de la station de la CIA de Londres, Cord Meyer Jr. Ce bon vieux Cord qui remplaçait vingt ans plus tôt son copain Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la Compagnie.
 
Par Rémi Kauffer *
 
27 février 2003

19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, romain, belgique, europe, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, cia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2010

18/02/10: La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires...

La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires



Au bord de la faillite, la Grèce détient en Europe un record qui plombe ses finances publiques : les dépenses militaires y sont les plus élevées de l'Union européenne (UE). Cette situation, reflet de l'état de conflit latent avec sa voisine, la Turquie, face à laquelle le pays est entraîné depuis des décennies dans une coûteuse course aux armements, est réexaminée à la lueur de la crise.


"On a vécu dans le surréalisme total", reconnaît le ministre adjoint de la défense, Panos Beglitis, dans un entretien au Monde. Des coupes sont annoncées, dans le cadre de la politique d'austérité lancée par le nouveau gouvernement socialiste de Georges Papandréou, à la demande la Commission européenne.

Le budget de la défense atteindra 6 milliards d'euros en 2010, en diminution de 6,6% par rapport à 2009. "Nous sommes le ministère le mieux engagé dans l'effort commun pour s'attaquer au déficit", se félicite M. Beglitis.

Rapportées au PIB, les dépenses militaires de la Grèce sont les plus élevées de l'UE et au deuxième rang de l'OTAN, après les Etats-Unis : 5 % de son PIB à la fin des années 1980, et encore 2,8 % aujourd'hui, contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l'OTAN. Le poids du secteur atteint un autre record : les personnels de la défense représentent 2,9% de la population active, contre 1,1% en moyenne dans l'OTAN.

"Avec la Turquie, la Grèce forme le couple archétypique de la course aux armements, explique Jean-Paul Hébert, économiste à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Quand l'un des deux pays achète 50 chars, l'autre en commande 60." Les deux pays figurent ainsi parmi les cinq plus gros importateurs d'armements dans le monde en 2008, avec l'Arabie saoudite, les Emirats et l'Inde.

Pour des raisons stratégiques, la Grèce a toujours diversifié ses fournisseurs d'armes - Etats-Unis, Israël, Russie, Allemagne en font partie. La France aussi : les achats de la Grèce dans le domaine de l'aéronautique (Mirage 2000, hélicoptères NH90 et missiles) en ont fait le troisième client de l'industrie de défense française au cours de la décennie écoulée. En 2008, ces livraisons ont atteint 261 millions d'euros.

La Grèce ne va pas jusqu'à abandonner la course. "On rationalise les dépenses mais pas aux dépens de la capacité militaire", précise M. Beglitis. Il rappelle les "provocations turques" depuis l'occupation de la partie nord de Chypre par l'armée turque en 1974 et le fait que la Turquie "viole toujours l'espace aérien grec".

Malgré la crise, des négociations sont en cours, notamment pour l'acquisition de frégates franco-italiennes Fremm (un contrat de 2 milliards d'euros). Mais, fin novembre, lors d'une rencontre avec son homologue français, le ministre de la défense s'était montré prudent sur l'avenir des programmes lancés par le précédent gouvernement. L'achat d'avions Rafale, en particulier, semble remis aux calendes. "A ce stade, dit au Monde le premier ministre, Georges Papandréou, nos problèmes budgétaires rendent difficile d'aborder ces perspectives."

Nathalie Guibert et Marion Van Renterghem

21:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias, crise | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/02/2010

15/02/10: TEMPETE SUR L'EURO : pour s'en sortir, il faudra en sortir ! (PRCF)...

----- Original Message -----
Sent: Monday, February 15, 2010 10:17 AM
Subject: [forumrougesvifs]: TEMPETE SUR L'EURO : pour s'en sortir, il faudra en sortir ! (PRCF)

 

 


Début du message réexpédié :

De : Georges GASTAUD <gastaudcrovisier2@wanadoo.fr>
Date : 15 février 2010 00:58:48 HNEC
À : destinataires inconnus:;
Objet : merci de diffuser largement

Pour information et diffusion si affinités...
*un communiqué du Pôle de Renaissance Communiste en France
TEMPETE SUR L'EURO :**pour s'en sortir, il faudra en sortir !*
Quand l'euro, monnaie unique de l'Europe capitaliste, fut imposé à notre peuple sans consultation par un gouvernement de « gauche » (Jospin, Buffet, Voinet) menant une politique de droite, ils nous ont promis d'instaurer, grâce à la « stabilité monétaire », la croissance, la disparition du chômage, la hausse des salaires, la prospérité garantie et pour les jeunes des lendemains tout rose dans une Europe sans frontières.
/*Quelques années plus tard, les Français ont fait l'expérience de l'amère réalité.*/
L'euro en quelques mois à amené des hausses de prix considérables pour les produits de consommation courante et dans les faits,* la monnaie unique s'est traduite par une baisse du pouvoir d'achat populaire.*
Au nom des critères de Maestricht nos dépenses sociales (remboursements de la Sécu, retraites, santé publique, fonctionnaires de l'Education nationale, des services publics) sont étranglées et en diminution constante depuis 1992.
Non seulement les salaires et l'emploi n'ont pas été dynamisés, mais l'écart entre les revenus du travail et ceux du capital se creuse de plus en plus, alors que faute de moyens la demande intérieure(celle des couches populaires) est en stagnation. Huit millions de Français vivent en dessous du seuilde pauvreté et 50% des salariés sont des travailleurs pauvres.
Pour maintenir un taux de profit élevé malgré ce recul de la demande intérieure et la baisse des exportations (car c'est l'ensemble du système capitaliste qui connaît ces problèmes devenus permanents), les capitalistes ont réagi en bloquant les salaires en désindustrialisant notre pays et en délocalisant la production vers les pays à bas coût de main-d'oeuvre.
*Loin de nous protéger de la crise capitaliste qui perdure et s'aggrave et se chronicise, l'euro l'a aggravée,* en contribuant gravement à la sous-consommation de centaines de milliers de salariés ; pour y répondre là encore le capital a utilisé ses méthodes habituelles, développer le crédit et le surendettement, développer la financiarisation de l'économie et la spéculation tous azimuts, ce qui a créé des « bulles spéculatives » explosant à terme par dizaines de millions de dollars et...d'euros. Une fois de plus l'Etat capitaliste, jouant son rôle au service des monopoles et de la finance, a utilisé l'argent public, le budget de la Nation, pour renflouer les banques et les grosses entreprises privées, se plaçant lui même en sur-endettement et donc en dépendance vis à vis du Fond Monétaire International (que dirige un certain Strauss Kahn...)institution mondiale du grand capital.
Non seulement cela n'a rien réglé, mais le danger est extrême pour notre pays. On vient de voir ce qui s'est passé en *Grèce, mise en tutelle et devenue un véritable protectorat du capitalisme mondial.*
Aujourd'hui en France et en Europe le grand capital responsable de la crise et renfloué par nos impôts, exige avec brutalité l'accélération de la casse industrielle et agricole, celle des services publics et des retraites, dicte sa loi, parce que les Sarko, Strauss Kahn, Zapatero et autres Papandréou, tous ces commis zélés de l'Union Européenne du capital, sont à sa botte !
*Le système basé sur l'euro est à la limite de l'implosion*
- Soit ce sera la ruine totale des peuples, c'est déjà le cas pour ceux de l'Europe de l'Est (auxquels le groupe PCF au Parlement souhaitait la bienvenue dans l'UE en 2002 !...), de Grèce, d'Italie,d'Irlande,
d'Espagne, du Portugal.
*- Soit ce sera le « gouvernement économique européen » c'est à dire la tutelle directe de Berlin sur toute l'économie européenne ! Les buts de guerre de Hitler auront été totalement atteints !*
- Soit les peuples d'Europe prendront leurs affaires en main, et se lanceront dans la Résistance.
*NON l'euro n'est pas une solution, il est, comme l'UE elle- même, un outil du capital pour écraser les peuples sous son talon de fer jusqu'à l'extrême limite.*
NON *il n'y a pas de solution capitaliste à la crise structurelle du capitalisme.*
NON il n'y a pas d'issue en dehors de la reconquête par chaque classe ouvrière de son indépendance politique et idéologique par rapport aux menteurs et aux semeurs d'illusion de la fausse gauche euro- constructive qui dirige la CES, le PGE, le PSE et les organisations qui leur sont affiliées.
POUR S'EN SORTIR, la solution pour les peuples d'Europe n'est en aucun cas dans la cuisine économique et dans les « techniques financières » des naufrageurs au service du capital, mais, sous les formes qu'ils inventeront eux- mêmes, dans leurs luttes et dans le rapport des forces que les travailleurs sauront établir dans la rue et dans leurs entreprises .
*IL FAUT SORTIR :*
- *De l'euro et reconstruire une monnaie nationale *gérée par l'Etat, et garantie par la reconstitution de la capacité de produire en France sur la base d'un puissant secteur public nationalisé et démocratisé.
-* De l'Union Européenne du capital*, en rétablissant notre souveraineté populaire et en établissant avec tous les Etats des relations internationales de progrès libérées du poids de la finance et profitables aux peuples.
*- Du capitalisme,* pour bâtir enfin le socialisme du 21° siècle, libéré de la dictature du capital où l'économie démocratiquement planifiée se développera dans l'intérêt de tous.
*Georges GASTAUD
Jean Pierre HEMMEN*

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, euro, medias, exploitation, crise, finance, banques | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2010

12/12/09: Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:46 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le tabou de la sortie de l'euro levé par la Grèce

 

 

 

Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce - Par Laurent Pinsolle

vendredi 11 décembre 2009

 Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce.

Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro

La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro, avec une dette également très importante. Résultat, elle paie aujourd’hui des taux à 10 ans de 5,77%, une prime de plus de 2 points par rapport à l’Allemagne, ce qui alourdit le fardeau de la dette.

Bref, le bénéfice de la convergence des taux du début de l’euro est un lointain souvenir. En revanche, la Grèce est aujourd’hui handicapée par l’inflation plus importante que la moyenne de la zone euro qu’elle a connu pendant les années 2000 et qui fait que les prix grecs ne sont aujourd’hui plus compétitifs, ce qui pénalise les exportations. Le pays se retrouve donc dans une situation très difficile entre sa perte de compétitivité et sa situation financière dégradée.

Comme il est clair que les autres pays ne viendront pas au secours de la Grèce, la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser ses exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une politique de déflation compétitive, à la manière des pays baltes, mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes.

Les vices de la monnaie unique

En fait, le cas grec montre malheureusement tous les travers de la monnaie unique. Les ayatollahs de l’intégration européenne essaient de soutenir que la monnaie unique nous a protégés, mais on se demande bien de quoi. Après tout, le PIB de la zone euro aura reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait des Etats-Unis, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Alors, bien sûr, la monnaie unique a évité des dévaluations entre pays membres de la zone euro. Mais cela aurait-il été un mal ? En effet, les Etats-Unis (et la Grande Bretagne) ont amorti la crise par la dépréciation de leur monnaie, ce qui rend leurs exportations plus compétitives et les importations moins intéressantes. L’absence de monnaie unique aurait sans doute permis à la France, l’Italie ou l’Espagne d’éviter de voir leur monnaie s’apprécier autant face au dollar ou à la livre…

Plus globalement, cet épisode montre une nouvelle fois que la zone euro n’est absolument pas une zone adaptée au partage d’une même monnaie. Les pays sont beaucoup trop différents, ce qui conduit à des effets pervers importants. La politique monétaire des années 2000 trouvait le moyen d’être à la fois trop restrictive et d’handicaper la croissance de la France et l’Allemagne tout en étant trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande, ce qui a fortement contribué à leur bulle immobilière.

La situation difficile de la Grèce, avec celles de l’Espagne et de l’Irlande montre les limites de cette construction artificielle qu’est la monnaie unique. Il y a donc fort à parier que la zone euro se délitera au fur et à mesure que ses effets pervers pousseront certains pays vers la sortie pour retrouver de l’air…

Source : blog de Laurent Pinsolle

tiré de Comité Valmy

21:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, euro, finances, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: France: taxe carbonne: le pouvoir sanctionné pour imposture: un fameux camouflet pour Sarko...

From: Olivier Bonnet
Sent: Wednesday, December 30, 2009 2:07 PM
Subject: Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

 

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

Une fois n'est pas coutume, nous buvons du petit lait ce matin, par exemple en lisant Libération, qui annonce La taxe carbonisée : "Le Conseil (constitutionnel, NdA) a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93% des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées. L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt." Une expression fait florès pour commenter cette nouvelle : tous les médias ne parlent que de "coup de théâtre". C'en est effectivement un, d'une certaine façon, parce que nos esprits se sont habitués à l'idée que les sarkozystes peuvent tout se permettre et que rien ne peut les en empêcher. En ce sens, la décision du Conseil constitutionnel crée la surprise. Pourtant, elle ne fait que relever l'évidence ! Nous l'écrivions le 3 novembre dernier Taxe carbone : pollueurs préservés, ménages pigeonnés : on est dans la grande tradition UMPiste de la tartufferie. Que vaut le principe du pollueur payeur lorsqu'on prend soin d'épargner les entreprises ? C'est ainsi, nous apprennent Les Echos, que "C'est bien plus discrètement que les députés et le gouvernement ont voté une série d'exonérations à la taxe carbone. Les transporteurs routiers ont ainsi obtenu un régime sur mesure. A l'origine, il était prévu que les donneurs d'ordre (Carrefour, Ikea, etc.) prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur était livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement leur ôtant toute charge financière. Et les routiers ne paieront toutefois pas à leur place : ils seront eux-mêmes partiellement exonérés, au moins quatre ans (à co2hauteur de 36% en 2010). Le manque à gagner pour l'Etat est d'au moins 300 millions d'euros annuels." Si l'on veut faire changer les comportements et diminuer les émissions de CO2, ne faut-il pas justement peser contre le recours aux transports routiers, si polluants ? Et pourquoi exempter les grandes enseignes de toute responsabilité, comme si la façon dont elles se font livrer ne les regardait pas ? On ne sache pas pourtant que la grande distribution soit dans la difficulté... Au nom de quoi ne participe-t-elle pas à l'effort taxe carbone ? Tout simplement en vertu du principe gouvernemental qu'on pourrait formuler comme suit : pourquoi rogner les marges des entreprises quand on peut faire payer les ménages ?

Et c'est là que le tour de passe passe tient du sublime, révélé par Mediapart sous la plume de Jade Lindgaard : "En dispensant de taxe les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an jusqu'en 2013. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat ! Principaux bénéficiaires, quelques grandes multinationales : Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge..." On ne va quand même pas mettre à contribution les multinationales, vous rêviez ! "Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier", précise l'article. Voilà donc une taxe dont l'objectif est de lutter contre la pollution et qui épargne... les plus gros pollueurs. Vous avez dit hypocrite et cynique ?

Le Conseil constitutionnel n'a donc fait, hier soir, que constater l'imposture du pouvoir, flagrante. N'espérons pas néanmoins que la haute assemblée en fasse une habitude : le transfert des charges des entreprises vers les ménages est au coeur de la politique sarkozyste dans tous les domaines : suppression de la Taxe professionnelle - validée, elle, par le Conseil -, financement de la Sécurité sociale, des retraites... Sur ces derniers sujets, il ne faudra pas compter sur les "sages" pour censurer le gouvernement, qui s'apprête pourtant à donner un nouvel et insupportable tour de vis. On ne coupera pas alors à une mobilisation massive dans la rue, sauf à accepter de se laisser tondre en bons moutons que semblent devenus les Français sous le joug de ce pouvoir.


Alter Info l'Information Alternative

15:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, sarkozy, finances, medias, taxes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2009

09/06/09: Lettonie :: La coalition de gauche gagne

20 ans après: le désenchantement envers le capitalisme forcené et fascisant ...

Lettonie :: La coalition de gauche gagne

La coalition de gauche « Centre de l’unité » a conquis deux des huit sièges lettons au Parlement européen. Elle devient également le second parti du pays.

Jef Bossuyt

Au début, l’introduction du capitalisme en Lettonie a été présentée comme un grand succès. La crise de l’été 2008 a toutefois amené une grosse désillusion : au premier trimestre de cette année, la production industrielle a baissé de 22 % et le commerce intérieur de 25 % en très peu de temps. « La Lettonie est devenue un enfer capitaliste », déclarait le journal économique suédois Veckan Affärer :  21 %de la population lettone vit sous le seuil de pauvreté.

Lors des élections européennes de dimanche, la coalition de gauche « Centre de l’unité » a obtenu 19,53 % et deux sièges (sur huit) au Parlement européen. C’est une large coalition de quatre partis, avec comme tête de liste Alfred Rubiks, président du Parti socialiste de Lettonie. Rubiks a été maire de la capitale Riga et, jusqu’au moment du coup d’État de droite, en 1991, président du Parti communiste de Lettonie. Après cela, il a passé plus de six ans en prison. Il est toutefois resté fidèle à ses convictions. Il se présentait contre la destruction de l’industrie lettone par les monopoles européens et pour les droits civiques pour tous en Lettonie.

La coalition de gauche a doublé son nombre de voix par rapport à 2004 et elle est devenue le second parti du pays. Elle obtient de très bons résultats aux élections régionales aussi. Dans la capitale Riga, la coalition récolte 34 % des suffrages.

10:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, presse, romain, elections, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, urss, medias, lettonie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/12/2009

06/12/09: J.Delors, l'hommes des firmes (fakir)

From: nicolas
Sent: Sunday, December 06, 2009 2:14 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: J.Delors, l'hommes des firmes (fakir)

Source : (article publié dans Fakir N°40, mars 2009)

Jacques Delors : l’homme des firmes - par François Ruffin

 


 Les « lobbies », on croirait qu’ils se cachent sous les tapis. Pour mesurer leur influence, il suffit pourtant d’écouter Jacques Delors, l’ancien président (socialiste) de la Commission. Très fier d’avoir bâti l’Europe main dans la main avec les patrons…

« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant garde du soutien de mon idée. » C’est Jacques Delors qui l’explique tranquillement. Pour bâtir l’Europe, voilà avec qui le président de la Commission s’est allié : avec l’ERT, la European Round Table, qui rassemble 45 « capitaines d’industrie », les PDG de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc.

Le même poursuit ses confidences : « Donc ce que j’ai fait en 84 c’est de rechercher un consensus par défaut avec les gouvernements qui refusaient tout sauf cette idée d’un grand marché et d’obtenir un consensus par enthousiasme des industriels. ». Et c’est ainsi que ce socialiste a « relancé l’Europe » : non en s’appuyant sur les « syndicats européens », ou les « peuples européens » (qu’il ne cite jamais), mais sur l’ERT. Le principal lobby patronal...

En janvier 1985, le président de l’ERT (et de Philips), Wisse Dekker, avait publié « Europe 1990 : un agenda pour l’action », un document où il proposait de faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales. En janvier 1985, justement, Jacques Delors prend ses fonctions à Bruxelles et devant le Parlement européen, il fait part de « [s]on idée » : faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales . Heureusement, le PDG n’avait pas déposé de copyright...

Avancer à 140 à l’heure...

Les « lobbies », avec un nom pareil, on croirait qu’ils se cachent sous les tapis, qu’ils chuchotent derrière des portes closes, qu’ils versent du liquide sur des comptes aux Bahamas. Sans doute. Sans doute qu’ils intriguent dans l’arrière-boutique. Mais leur influence, on peut la découvrir rien qu’en allumant son poste de télé. Rien qu’en écoutant leurs perroquets médiatiques et politiques.

« L’Europe, ça ne va pas assez vite », énonce Jean-Marie Cavadda, dans sa Marche du Siècle, en septembre 1991. « Ce sentiment de lenteur, partagé par beaucoup de gens, 45 grands industriels européens, représentant trois millions d’employés, s’en irritent et tirent la sonnette d’alarme. Ils demandent plus d’Europe ». En toute objectivité, le présentateur – désormais passé au Modem, puis à l’UMP – l’expose : « Cette émission a été déclenchée par le travail de 45 industriels européens, dont voici les trois représentants. Ca s’appelle la Table Ronde Européenne. Il s’agit d’abord de Monsieur Jérôme Monod (président de la Lyonnaise des eaux), Pehr Gyllenhammar (président de Volvo, associé comme vous le savez à Renault, associé comme vous le savez à Mitsubishi), et Umberto Agnelli (président de l’énorme groupe Fiat). » Est également convié un banquier : « Bernard Ezambert, président de la financière Rotschild ». Voilà un plateau équilibré...

C’est qu’à l’automne 1991, l’Europe se trouve, à nouveau, à un moment clé de son histoire : le continent est débarrassé du communisme. Les objectifs fixés par l’Acte Unique de 1986 sont désormais achevés. Et en décembre, doit se tenir un sommet des chefs d’Etat, à Maastricht. A cette occasion, les patrons comptent bien marquer des points, définitifs. Avancer leurs pions à grandes enjambées. Jérôme Monod énonce clairement le programme : se charger de « l’éducation, la formation – qui est aussi notre rôle »... construire de « grandes infrastructures qui traversent l’Europe »... établir « la monnaie unique ». Sur tout ça, « il faut aller vite : on ne peut pas aller se balader avec douze monnaies dans ses poches alors que les américains ont le dollar et que les japonais ont le yen. »

Dans cette Marche du Siècle, en direct de Bruxelles, Jacques Delors approuve toutes les injonctions du Capital : « Lorsque j’ai lancé en 1984-1985, le projet de grand marché, la Table Ronde des Industriels a soutenu ce projet. Et aujourd’hui, j’ai lu le rapport, les industriels invitent les gouvernements à aller plus vite encore, et ce n’est pas moi qui leur dirait le contraire : nous avons bien besoin de cette poussée salutaire, sinon nous aurions tendance à ne pas aller au rythme où les événements vont. Cet avertissement est salutaire. Maintenant il faut aller à 140 à l’heure... Il faut que les gouvernements se décident : pour ça, ils n’ont plus que trois mois. »

Trois mois plus tard, le contrat sera rempli. Depuis, de Maastricht à Amsterdam, de la stratégie de Lisbonne au Traité constitutionnel, l’Europe a bien roulé à « 140 à l’heure ». Et dans les directions fixées par le patronat...

Un ver dans la gauche

Pour bâtir, dans le consensus, l’Europe libérale, Jacques Delors était l’homme rêvé.

De « socialiste », il portait le nom.

Pas plus, mais assez. Assez pour que la gauche, de France et d’ailleurs, s’illusionne sur un habillage « social » du projet. Elle aurait pu se méfier du bonhomme, pourtant : car c’est son pire ennemi qu’elle envoyait trôner à Bruxelles. Son ennemi de l’intérieur. Qui venait de tuer l’espérance à Paris…

Un reportage d’Antenne 2 résume son parcours. Il est tourné en janvier 1985, au moment de son transfert en Belgique. Voix off : « C’est dans ce bureau du palais du Louvre que, durant 37 mois, Jacques Delors a dirigé l’économie et les finances de la France. C’est ici qu’il a pris la décision, en accord avec le Premier ministre Pierre Mauroy, de changer de politique économique en 1982 et de renforcer la rigueur en 1983 mettant ainsi fin à la période de relance qui avait déséquilibré l’économie. Jacques Delors qui, en mai 1981, refusait que la France sorte du Système Monétaire Européen a toujours manifesté une grande foi européenne. »

De fait, « durant 37 mois », cet ancien conseiller de Jacques Chaban-Delmas, entré sur le tard au Parti Socialiste, a appuyé sur le frein de la « rigueur ». Il a gelé le SMIC, lutté avant tout contre l’inflation, refusé toute « rupture », miné l’expérience en serrant les cordons de la bourse :

« A première vue, remarque un journaliste, on a l’impression que ce sont les entreprises qui s’en sortent le moins mal, car vous avez évité d’alourdir leurs charges.

- Pour une raison simple. (...) Nous voulons qu’elles puissent investir et créer des emplois. »

La « compétition » d’abord

Vingt-cinq ans plus tard, le refrain perdure. Il paraît même courant.

Mais à l’époque, c’est nouveau, à gauche. Les syndicats, le Parti communiste, et de larges fractions du Parti socialiste, dénoncent la « politique Delors ». En comité du PS, Jean-Pierre Chevènement attaque : « Votre plan est directement responsable de l’affaissement électoral de la gauche.

- Je suis chargé de l’économie, et pas des élections », réplique Jacques Delors.

Lionel Jospin en bondit.

« Il faut que la répartition de l’effort soit plus équitable, réclame Jean Poperen. Au moment où les marges des entreprises sont maintenant beaucoup plus à l’aise…

- La politique que vous prônez est infaisable, assène Delors, et incompatible avec la politique étrangère du Président. » « La politique étrangère du Président », c’est l’Europe. Même libérale.

Qui est préférée au socialisme. Même modéré.

Deux semaines après cette réunion houleuse, un remaniement ministériel intervient. En bisbille avec son camp, Delors n’officiera pas à l’hôtel Matignon – qui revient à Fabius : il faut des hommes neufs pour mener la même politique. Lui est néanmoins promu, mais à Bruxelles – à la « politique étrangère », donc, où il a déjà fait ses preuves :

« Quelles seront vos priorités ? l’interroge le reporter d’Antenne 2.

- Etre aussi compétitif que les Etats-Unis ou l’ensemble asiatique. Ce sera ça mon objectif. Et à partir de là, si nous avons la force, nous aurons la crédibilité et nous retrouverons les voies du progrès social. »

Quelques années plus tôt, pas encore à l’Elysée, François Mitterrand s’engageait : « Nous voulons en faire l’Europe des travailleurs, contre l’Europe marchande, l’Europe des profits, l’Europe des grandes affaires » . Mais d’emblée, avec son émissaire, le « progrès social » est renvoyé bien après la « compétitivité ». Voilà qui fonde l’« engagement européen » d’un Jacques Delors.

Sans interdire, à l’occasion, une pincée de mélancolie - ou d’hypocrisie : « Malheureusement, sur la Charte sociale, les dispositions du traité [de Maastricht] ne permettaient pas de l’intégrer. Je suis un peu déçu. Mais enfin, je continue à travailler. »

Nous voilà rassurés...

L’héritage Delors

Au cimetière du Père Lachaise, fin 2003, Jacques Delors prononçait l’oraison funèbre de son collaborateur Yves Chaigneau : « En 1983, il a bien fallu faire le ménage ! » s’exclama-t-il, vindicatif . Il a bien fallu liquider toute cette gauche qui avait espéré : lui s’en est chargé sans trop de peine.

C’est du passé, en 2009 ?

Jacques Delors joue au scrabble en maison de retraite ?

Sauf que son héritage perdure, et pour plusieurs décennies.

L’héritage, d’abord, d’une Europe qui fonce à « 140 à l’heure » sur des rails libéraux.

L’héritage, ensuite, d’un Parti socialiste « qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie conçue et fondée » - comme le revendique sa dernière déclaration de principe. L’héritage, enfin, quant à la politique économique, d’une « rigueur » pour les travailleurs, malgré les « marges » réalisées par les entreprises.

Ce triple héritage est si peu conspué que c’est sa fille, Martine Aubry, qui a repris les rênes du Parti Socialiste. Et elle ne rompt pas avec le legs paternel : « C’est du populisme, pestait-elle en 2005, c’est ce qui a mené l’Italie d’autrefois à ce que l’on sait » - assimilant les « nonistes » aux fascistes. Et au nom du PS, contre le vote du peuple, elle soutient mordicus le traité de Lisbonne. Assorti, bien sûr, comme papa, d’un couplet sur « l’Europe sociale »...

Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu’il est acheté.

Abonnements : distribution@fakirpresse.info

Pour toute question relative au contenu du journal Fakir, merci de nous contacter à l’adresse suivante : redaction@fakirpresse.info

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, ps, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2009

26/01/2009: Belgique: Servir les gens...

Belgique: Servir les gens ...


Note de RoRo: c' est tout cela le libéralisme, la libre entreprise, la libre concurrence, voulus et imposés par l'  Eurodictature capitaliste, au service des multinationales et transcontinentales ... Aujourd'hui, il faut avoir le cœur bien accroché pour croire encore à "l'idée européenne" et à sa "construction". Les capitalistes, les banquiers, les patrons, la droite et l' extrême-droite y mènent le jeu en compagnie de la gauche-carpette complètement intégrée.

 

La Poste :: Le gouvernement ouvre le marché à la concurrence

Juste avant de démissionner, le gouvernement Leterme a décidé d'une loi postale qui introduit la concurrence dans la distribution du courrier. Un projet qui doit encore être soumis au Parlement.

Edith Janssen

L'arrivée de concurrents privés sur le marché de la distribution du courrier ne sera pas un avantage pour les usagers, disent les postiers. La qualité du service va diminuer et les prix vont augmenter (Photo La Poste)

D'après le projet gouvernemental, les nouveaux concurrents (privés) auront des facilités pour s'installer sur le marché postal, à partir de 2011. Alors que La Poste est chargée du service universel - la distribution du courrier 5 jours par semaine sur l'ensemble du territoire - les concurrents privés reçoivent 5 ans avant d'être obligés de distribuer sur 80% du territoire. Et ils reçoivent 2 ans avant d'avoir l'obligation de distribuer 2 jours par semaine. Cela signifie qu'ils pourront profiter des segments de marché les plus rentables (les grandes villes et les zones denses) et concentrer leur distribution sur un jour par semaine. De plus, même s'ils sont obligés de travailler pour la plus grande partie avec du personnel salarié, « cela ne dit rien sur leurs conditions de travail. Voyez l'exemple de Carrefour, où le personnel dans un des magasins devait gagner jusqu'à 30 % de moins qu'ailleurs », a dit Jef De Doncker du syndicat ACOD (CGSP).

La Poste resterait donc avec les morceaux les moins rentables du marché, puisqu'elle est obligée de couvrir tout le territoire, cinq jours par semaine .

Une telle loi mettrait La Poste gravement en difficulté. En effet, tant qu'existe le monopole public, le financement du service universel est assuré. Mais si des usagers confient leur courrier à d'autres opérateurs, La Poste n'aura plus assez d'argent pour assurer tout le service obligatoire.

Mais tout n'est pas encore joué. Le projet de loi doit être soumis et discuté au parlement en février. Il est encore possible de mettre la pression pour obtenir d'autres conditions (voir encadré). N'empêche que Johnny Thijs, patron de La Poste s'y est immédiatement conformé et qu'il met la pression sur le personnel: « Maintenant que nous sommes fixés, il est urgent de poursuivre les modernisations pour se préparer. Sinon les bénéfices de La Poste  vont fondre comme neige au soleil. ». Mais si on prévoit que les bénéfices vont fondre comme neige au soleil, alors pourquoi, en bon père de famille, la direction n'a-t-elle pas gardé ces bénéfices en réserve financière ? Pourquoi les avoir distribués aux actionnaires privés et avoir accordé une augmentation de 14 % aux membres du Comité de Direction ? Début 2008, La Poste a distribué 60,8 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, soit 43 % de plus qu'en 2007. La moitié (30,4 millions d'euros) est allée aux actionnaires privés, CVC et Poste Danoise, ce qui représente 10 % de rendement sur le capital qu'ils ont investi (300 millions d'euros). Alors que les postiers réalisent un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros.

5 000 pertes d'emploi

Mais aux postiers on dit qu'il faut se serrer la ceinture et accepter des pertes d'emploi pour assurer l'avenir de La Poste. La note du gouvernement parle de passer de 32  000 actuellement à 27  000 en 2012. L'acheminement du courrier (le « transport ») pourra être sous-traité à des indépendants. Actuellement, le secteur « transport » de La Poste emploie des centaines de chauffeurs à temps plein. Que deviendront-ils si La Poste vient à sous-traiter ce travail ?

Les travailleurs dans le privé sont confrontés depuis 100 ans au chantage de la concurrence : si vous n'acceptez pas tel sacrifice, nous ferons faillite face à la concurrence. L'ouverture du marché postal en 2011 sert de prétexte pour imposer des sacrifices sans limites. Mais à l'heure où des voix se lèvent pour créer des emplois pour la relance, ce n'est vraiment pas le moment de supprimer des milliers d'emplois publics. Il s'agit de l'avenir des jeunes et de tous ceux qui ont une famille à nourrir ! Le plan de relance du gouvernement parle de « garantir l'emploi » pour aider à relancer l'économie. Eh bien, que l'Etat montre le bon exemple à La Poste, où il est toujours actionnaire majoritaire.

16:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, presse, television, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, silence, poste, medias, exploitation capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/06/2009

25/06/2009: ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST...

From: Mélanie Gautier
Sent: Thursday, June 25, 2009 10:55 PM
To: romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Regards d'Europe (parlons clair 57)

 

 

REGARDS D'EUROPE
ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST
Les appels de John Monks, secrétaire de la CES, relayés en France par le secrétaire général de la CGT, à aller "voter pour une Europe sociale" n'ont pas été entendus par une grande majorité de travailleurs, notamment les jeunes, qui ont décidé de s'abstenir en toute connaissance de cause. "L'Europe sociale", il y a bien longtemps qu'ils n'y croient plus depuis qu'ils ont compris que la construction européenne n'avait été conçue et mise en œuvre que dans l'intérêt du capital au détriment du travail et pour empêcher l'expression de la souveraineté populaire. Dans un entretien à la publication "Alternatives économiques" du 3 avril 2009, Jacques Delors expliquait que le désintérêt des peuples résultait d'une érosion de la mémoire par rapport aux objectifs des "pères de l'Europe". C'est justement parce que les peuples ont de la mémoire qu'ils sont de plus en plus nombreux à refuser de voter dans toute l'Union européenne mais pas pour les raisons avancées par M. Delors. Ils se souviennent que François Mitterrand leur avait promis en 1983:"L'Europe sera sociale ou ne sera pas"; que c'est le même Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, qui a initié et mis en œuvre l'Acte unique ouvrant à la concurrence les marchés des capitaux, des biens, des services et des travailleurs; que l'Union européenne a participé aux guerres dans les Balkans et est devenue le cheval de Troie de l'OTAN. Ils ont aussi et surtout en mémoire la façon dont le rejet du traité de constitution européenne (avec une forte participation de 70%) a été bafoué par la manœuvre parlementaire qui a fait adopter le traité de Lisbonne. Le peuple français a tiré les enseignements de ce déni de démocratie en s'abstenant massivement le 7 juin à près de 60%, 70 à 80% dans les quartiers populaires et 77% dans les Départements d'Outre-mer. Cette abstention, qui constitue un record historique, exprime avant tout un rejet de l'intégration européenne et de ses politiques antisociales et de démantèlement des services publics. Effectivement, parmi les abstentionnistes, on retrouve un fort pourcentage de ceux qui avaient voté "non" en mai 2005 et qui n'ont pas trouvé d'autre façon de s'exprimer dans cette élection.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le taux d'abstention est élevé dans presque tous les pays de l'Union européenne, 57% en moyenne. Mais il est encore supérieur dans les pays de l'Est nouveaux membres de l'Union européenne depuis 2004 (ou 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie). Particulièrement courtisés après la chute de l'URSS, leurs peuples se sont tournés vers l'Union européenne qui leur était présentée comme un eldorado de la consommation. Obligés d'appliquer des critères d'adhésion très contraignants qu'on leur imposait, ils ont peu réagi à la casse de leurs services sociaux, à l'augmentation des importations et à la privatisation de pans entiers de leur économie. Quel désenchantement depuis leur adhésion! N'attendant rien de l'Union européenne, subissant au contraire ses injonctions et ses directives, ils se sont massivement abstenus avec des taux de participation souvent inférieurs à 30%:19% en Slovaquie, 22% en Roumanie, 27% en Pologne, 28% en République tchèque et en Slovénie, 36% en Hongrie, 37% en Bulgarie. Ces résultats n'ont pas empêché le journal "Le Monde" du 8 juin de juger les Polonais "euro enthousiastes"!
Cette vague d'abstentions, une véritable déferlante, n'a pas empêché la plupart des commentateurs et responsables politiques, à droite comme à gauche, de proclamer dès le lendemain de l'élection leur "besoin d'Europe"! D'autres, plus perspicaces, ne cachent pas leur inquiétude comme Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Euro groupe, pour qui on aurait tort de sous-estimer "le caractère explosif" de la situation: "Nous sommes au milieu d'une crise économique et financière, nous allons vers une crise sociale puisque crise d'emploi il y aura (...). J'ai l'impression que beaucoup d'hommes politiques sous-estiment l'impact du phénomène". Il a mille fois raison de prévoir une explosion sociale puisque les politiques antisociales, qui vont se renforcer, en aggravant les injustices et les inégalités, ne pourront que déboucher sur des luttes revendicatives. La voie du changement ne peut venir que par les luttes à tous les niveaux. A nous, communistes, de contribuer à faire grandir ces luttes en les inscrivant dans la construction d'une politique progressiste dégagée du carcan de l'Union européenne et ouverte à des coopérations internationales fondées sur l'avantage mutuel dans le respect des souverainetés nationales.
L'EUROPE EN BREF...
D'après l'office européen des statistiques, Eurostat, l'Union européenne a rejeté 73% des demandes d'asile en 2008 (240 000 ont été enregistrées); en France, les rejets ont atteint 84%.
Trois groupes italiens sont en tête du classement des plus grands bénéficiaires de la politique agricole commune: Italia Zuccheri (139,7 millions €), Eridania Sadam (125,2), Instituto centrale della banche popolari italiena (95,8). Trois groupes français sont parmi les 25 plus grands bénéficiaires: Doux (62,8), Saint Louis Sucre (38,6), Sucrière de la Réunion (25,6). La PAC profite surtout à l'industrie agroalimentaire plutôt qu'aux agriculteurs.
Le commissaire européen au marché intérieur, l'Irlandais McCreevy, a demandé aux gouvernements des pays de l'UE de "résister" à la tentation de taxer les grosses fortunes pour éponger le déficit public. En instaurant un bouclier fiscal en faveur des grandes fortunes, Nicolas Sarkozy n'a pas eu de mal à résister à cette tentation!
Un récente publication de l'Institut syndical européen "Benchmarking Working Europe 2009" constate que, ces dernières années, l'emploi a augmenté mais "principalement les emplois à temps partiel ou précaires"; elle note également que "les salaires des travailleurs ont diminué de manière assez significative".
Les échanges de biens entre l'Union européenne et la Chine ont plus que triplé en valeur entre 2000 et 2008; le déficit commercial de l'UE est passé de 49 milliards € en 2000 à 169 en 2008. L'Allemagne est le premier dans l'UE, à la fois pour l'exportation (43% des exportations de l'UE) et l'importation (21%).
Jean Paul Le Marec
 
Collectif Polex

13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, television, romain, elections, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2008

13/11/2008: « Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa...

Le vrai visage de ce "démocrate" anti-communiste rabique, suppôt du pape et du Vatican et du système pourri qu'il a largement contribué à remettre en place en Pologne, avec l' aide des médias du capitalisme et des Ricano - occidentaux:  Walesa pour la force  contre les syndicalistes.
Dans les années '70 - '80, l' Humanité a publié une photo du personnage, prise à Gdansk, où il faisait le V de la victoire, en compagnie du député facho Fn français Anthony. C' est tout dire ... Pour ceux qui s' en rappellent encore ...
Aujourd'hui, ce mutant au capitalisme est pratiquement oublié par les travailleurs polonais eux-mêmes...
RoRo

From: melusine
Sent: Thursday, November 13, 2008 6:52 PM
Subject: Walesa pour la force contre les syndicalistes

« Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa

 

Pologne : En défense des retraites

 

200 militants de Syndicat Libre « Août 80 » et du Syndicat des Pêcheurs Polonais ont occupé le mercredi 12 novembre le bureau électoral varsovien du député Donald Tusk  — actuel premier ministre. Ils annoncent vouloir y demeurer jusqu'à ce que Tusk accepte de négocier.

« Notre action vise la tentative gouvernementale de liquider de droit à la retraite pour plusieurs centaines de milliers de Polonais », explique Boguslaw Zietek, dirigeant du syndicat « Août 80 ».

Premier Tusk a declare, qu'il n'y aurait pas de négociations. Lech Walesa, ancien dirigeant de Solidarnosc et ancien president, a soutenu Tusk: - « Si je serais a la palce de premiere ministre, j'utiliser la force contre les syndicalistes ».

Le gouvernement veux réduire le nombre de travailleurs ayant droit à la retraite anticipée de 1,1 million à 250 000. Les cheminots, les enseignants et beaucoup d'autres métiers seront touchés. Tusk annonce qu'il n'y a pas d'argent dans le budget pour les retraites anticipées et que c'est un « anachronisme du temps du socialisme ».

En réalité ce système de retraites a été développé par les premiers gouvernements libéraux en Pologne après 1989, pour lesquelles ce fut un moyen pour éviter l'explosion sociale. Au début de transformation capitaliste en Pologne la chômage a touché plus 2 millions de personnes — sans les retraites anticipées et les préretraites cela aurait été encore pire.

Selon le professeur Mieczyslaw Kabaj, 131 000 Polonais ont pris leur retraite au cours des années 1985-1990. Au cours de la seule année 1991 il furent  840 000 personnes.

Le gouvernement parle d'apocalypse financière du coûts des retraites anticipées – 2 milliards de zlotys par ans. Mais ce coût est comparable aux dotations prévues dans le budget pour grandes entreprises occidentales qui investissent en Pologne et aux indemnités prévues pour les anciens propriétaires, dont les avoirs ont été nationalisés en « Pologne Populaire » après 1945.

L'empressement du gouvernement dans la lutte contre les droits à la retraite est d'autant plus scandaleux, que le même gouvernement reste très silencieux quant à la plus grande braderie des retraites polonaises : la banqueroute en cours des fonds de pensions polonais, qui ont déjà perdu plus de 20 milliards de zlotys à la bourse.

Les plus grands centrales syndicales ont organisé 5 novembre une manifestation de 5 000 personnes en défense de retraites en disant que c'est n'est que début. Les pêcheurs ont organisé des blocages de route en Poméranie pour protester contre la soumission du gouvernement envers la Commission Européenne, qui vise la liquidation de secteur de pêche en Pologne. Les cheminots ont déjà organisé une grève d'avertissement en défense des droits à la retraite anticipée.

« Le gouvernement dit que la minorité ne peut pas terroriser la majorité. Nous sommes d'accord : la minorité de riches ne doit pas décider de la vie de majorité de Polonais, qui travaillent à leur profit ! » , déclare Zietek. « Le gouvernement est parti en guerre non seulement contre le mouvement syndical, mais contre tous les travailleurs polonais. S'il veux la guerre il l'aura... »

Dariusz Zalega

www.trybuna-robotnicza.pl

09/11/2008

07/11/2008: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)...

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord,
deux parlementaires français qui ont le courage de rompre avec toutes les trahisons réformistes, opportunistes, intégrationnistes, collaborationnistes, de la social-démocratie, européiste, otanienne, cette vieille carpette usée tant elle a servi de parasol au capitalisme pourri ...
RoRo
 
 

Sent: Friday, November 07, 2008 1:51 PM
Subject: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)

Ca suffit comme ça !

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord

 

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, marxisme, medias, paris, presse, politique, romain, resistance, silence, societe, socialisme, television, actualite, belgique, courcelles, capitalisme, europe, euro-dictature, exploitation capitaliste, france, histoire, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/10/2008

28/10/2008: Prague accuse Sarkozy de vouloir détourner la présidence tchèque de l'UE -

L'Euro-dictature capitaliste ?: un empire surdimensionné, un château de sable, un panier de crabes, qui ne tiendra pas longtemps, tant les antagonismes, les contradictions, les concurrences, les nationalismes, les oppositions et intérêts culturels, religieux, politiques, linguistiques, stratégiques, financiers et économiques,  sont nombreux... Sans compter le fait que les masses populaires et travailleuses ne vont pas se laisser faire indéfiniment par une minorité de possédants, d' exploiteurs, de pillards, de profiteurs, de fauteurs de guerre et de marchands de canons, avides de super - profits qui vivent à leurs dépens  !
RoRo

From: melusine
Sent: Tuesday, October 28, 2008 8:29 AM
 
Subject: : Prague accuse Sarkozy de vouloir détourner la présidence tchèque de l'UE -

 
Sent: Monday, October 27, 2008 10:02 PM
Subject: Prague accuse Sarkozy de vouloir détourner la présidence tchèque de l'UE - Tout savoir sur les dernières actualités politiques, monde, société, sports, écologie avec le journal en ligne Libération

Prague accuse Sarkozy de vouloir détourner la présidence tchèque de l'UE

«M. Sarkozy veut siphonner notre présidence», a déclaré le président tchèque Vaclav Klaus, dont le pays doit présider l'Union européenne au semestre prochain.

 

Le président tchèque Vaclav Klaus a affirmé aujourd'hui que Nicolas Sarkozy voulait détourner à son profit la prochaine présidence tchèque de l'Union européenne qui commence le 1er janvier.

«M. Sarkozy veut siphonner notre présidence», a-t-il déclaré lors d'un débat télévisé en utilisant un terme tchèque courant pour qualifier les transferts illégaux entre sociétés menés dans les années 90, après la chute du communisme.

En même temps, pour Vaclav Klaus, eurosceptique déclaré, la présidence européenne «est une chose sans importance». «C'est prestigieux, mais pas pour les pays, c'est prestigieux pour les quelques politiciens qui vont à Bruxelles 12 fois par mois.»

Nicolas Sarkozy, qui préside actuellement l'Union européenne, voudrait présider l'Eurogroupe en 2009 de manière à renforcer le rôle politique de la zone euro, dans le cadre de l'actuelle crise financière et économique. Cette hypothèse a été interprétée par certains commentateurs comme une volonté de prolonger le mandat français au delà du 31 décembre.

«Des réunions sur les décisions à prendre (face à la crise) prennent place à l'extérieur de la présidence (européenne)», a regretté Vaclav Klaus avant de rappeler que les quatre pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie) qui avaient initié début octobre une action européenne concertée étaient les mêmes que «ceux qui ont écrit les accords de Munich», qui ont permis à Hitler d'envahir une partie de la Tchécoslovaquie en 1938.

Le gouvernement de centre-droit tchèque «a une opinion plus rationnelle sur la crise financière que la plupart des pays européens», a affirmé ce libéral eurosceptique.

Le chef de l'Etat a cependant critiqué la position du gouvernement sur le Traité de Lisbonne et sur le plan européen de lutte contre le changement climatique. «Cela me rend fou quand j'entends qu'ils veulent ratifier le Traité de Lisbonne et le plan climat», a dit Vaclav Klaus qui mène une croisade personnelle contre la réalité du réchauffement climatique.

Source AFP

http://www.liberation.fr/monde/0101164946-prague-accuse-sarkozy-de-vouloir-detourner-la-presidence-tcheque-de-l-ue

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, europe, euro-dictature, imperialisme, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/07/2008

17/07/2008: Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi...

Ca c' est de la "démocratie" à la Sarko et tous ses semblables de l' Euro-dictature ...
-on vote, on dit "oui", ça passe comme une lettre à la Poste...
-on vote, on dit "non", faut revoter jusqu'au moment où on dira "oui"...
La pseudo démocratie capitaliste, il n'y a pas meilleur trucage, meilleur conditionnement des cervelles...
Un tas de maquignons qui essaient de (re)vendre à tout prix leur camelote...
Les politicailleurs et gouvernants belges, eux, ont trouvé le meilleur moyen: on vote entre copains par la voie parlementaire et le tour est joué. La voix du peuple ??? Basta ! "Tous les pouvoirs émanent de la Nation", dit la Constitution belge qui date de plus de 175 ans ... Qu'importe ... !
A propos de cette "démocratie" à la Belge, Defuisseaux disait déjà ceci en 1866 dans le Catéchisme du Peuple:
http://users.skynet.be/roger.romain/Defuisseaux.html
RoRo

Les Français ont dit "NON" et disent toujours "NON"
ainsi que les Néerlandais
et les Irlandais
et tous les peuples non consultés par référendum et qui sont contre également.
 
 
NON c'est NON! 
 
 
----- Original Message -----
Newsgroups: Sent: Thursday, July 17, 2008 7:41 PM
Subject: godillots les Irlandais ???

Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi

Mardi, Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen, déclarait devant des députés UMP que les Irlandais devront revoter sur le traité de Lisbonne. Un traité qu'ils ont rejeté à 53% le 12 juin. Notre président aurait-il confondu vitesse et précipitation? En Irlande, ces déclarations gênent surtout les partisans du oui, qui espéraient arracher quelques concessions avant de reparler d’un éventuel référendum. Et qui ne veulent pas qu'une solution leur soit imposée de l’extérieur.

Selon Dan Boyle, sénateur Verts et pro-traité de Lisbonne joint par Rue89, "le moment est particulièrement mal choisi". Sarkozy doit se rendre en Irlande lundi, et ses déclarations ont donné l’impression aux Irlandais qu’on cherchait à leur forcer la main. Son accueil devrait s’en ressentir.

Pour Dan Boyle, les Irlandais n’apprécient pas vraiment l’ironie de cette situation: voilà que le Président du pays qui a dit non en 2005 et qui a refusé de faire voter le traité de Lisbonne par référendum entend faire… revoter l’Irlande par référendum.

"Des réactions émotionnelles"

De son côté, Pat Cox, ancien président libéral du Parlement européen, confie que "les propos de Sarkozy ont suscité des réactions émotionnelles", peu susceptibles de faire avancer le débat. Ce qui risque de remobiliser le camp du non.

Le gouvernement irlandais a voulu minimiser les déclarations du président français. Le ministre des Affaires étrangères Micheal Martin assure que lors de sa visite, Nicolas Sarkozy sera en "mode écoute".  Et non là pour vendre une solution de son cru.

Kathy Sinnott, partisane du non et présidente du groupe Indépendance/Démocratie au Parlement européen, juge ces propos outrageux. Les Irlandais ont voté, et il faut respecter ce vote. Mais au moins, nous dit-elle, le masque est tombé. Elle voit en Sarkozy "un prof qui demanderait à l’élève irlandais de revoir sa copie":

"S’il devait y avoir un nouveau vote, il faudrait qu’il n’y ait qu’un bulletin "oui", puisque de toute manière c’est la seule option que les leaders européens accepteraient."

Les chefs d'Etat avaient pourtant décidé de ne rien décider pour l'instant

Afin de ne pas avoir à commenter les propos élyséens, certains politiques irlandais soulignent qu’il ne s’agit pas là d’une déclaration officielle du Président. Mais pour Eamon Gilmore, leader du parti travailliste irlandais, si ces propos sont confirmés, alors Nicolas Sarkozy a vraiment mis les pieds dans le plat.

De même, l’Independent titrait mercredi: "Sarkozy alimente une nouvelle tempête en pressant les Irlandais de revoter".

Lors du Conseil des chefs d’Etat européens en juin, décision avait été prise de laisser du temps aux Irlandais. Le but? Donner un peu d’air au premier ministre Brian Cowen pour qu’il trouve des solutions d’ici le prochain sommet, en octobre.

Avec un scénario de sortie de crise en tête: avant octobre, presque tous les pays devraient avoir adopté le traité. Depuis mardi, avec le vote positif de l’Espagne, 23 pays ont déjà dit oui. Si les Irlandais étaient les seuls à bloquer l’adoption du traité, cela pourrait les pousser à revoir leur position.

"Sarkozy a été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas"

Ainsi, pour Pat Cox, "Nicolas Sarkozy a surtout été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup d’autres leaders européens pensent tout bas". Mais d’après lui, savoir s’il faut revoter est une question très difficile.

S’il se déclare pour la réforme, il s’agit "de reconnaître l’écart qu’il y a entre les institutions européennes et les citoyens européens". Pour M. Boyle, le gouvernement irlandais devrait d’abord chercher à obtenir quelques garanties supplémentaires sur des points chers aux partisans du non.

Un brin désabusé, Josep Borrell, ancien président socialiste du Parlement européen, comparant la situation au lendemain des non français et irlandais, résume:

"Si la France dit non, c'est un problème pour l'Europe. Si l'Irlande (ou un autre petit Etat non fondateur) dit non, c'est un problème pour l'Irlande."

 

extrait de Rue89

14:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, television, dictature, medias, presse, propagande, romain, europe, euro-dictature, france, histoire, infvormation, liberte, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/07/2008

05/07/2008: Pendant les vacances, l’Union Européenne institue le viol de la vie privée....

-------- Message original --------

Sujet: Pendant les vacances, l'Union Européenne institue le viol de la vie privée. - DLR : Debout la république
Date: Sat, 5 Jul 2008 16:13:48 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Pendant les vacances, l’Union Européenne institue le viol de la vie privée.

Le 7 juillet aura lieu un vote décisif dans la réforme du droit européen sur les communications électroniques dit « Paquet Télécom ». En ce moment même un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, dont Microsoft, afin d’introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.
Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c’est la globalité des usages de l’ensemble des internautes que les fournisseurs d’accès seront contraints d’espionner : mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau ….
Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d’un groupe d’intérêts.
Notons que le rapporteur du « Paquet Télécoms » ,  Catherine Trautmann, eurodéputée ancienne ministre socialiste de la culture, et Bernadette Vergnaud eurodéputée PS qui « travaille » aussi sur le sujet, ne semblent pas vraiment s’opposer à ce saccage d’un droit fondamental, celui de la vie privée.
Debout La République dénonce vivement cette dangereuse logique de négation des droits fondamentaux des citoyens sous prétexte de « moderniser » la législation sur les technologies de l’information et de la communication.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste de l’Essonne
Président de Debout la République
http://debout-la-republique.fr/Pendant-les-vacances-l-Union,279.html

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14/06/2008

13/06/2008: Ce vendredi 13 juin 2008, est un grand jour, une grande victoire: le NON au Traité de Lisbonne...

Ce vendredi 13 juin 2008, est un grand jour, une grande victoire: le NON  au Traité de Lisbonne (la Constitution capitaliste européenne camouflée et remodelée) !

Le fameux José Manuel BARROSO (et beaucoup d' autres!) a perdu son sourire angélique: le NON irlandais est une véritable raclée pour l' EURO-DICTATURE capitaliste, une grande victoire de la démocratie, de la liberté, de l'indépendance des peuple et de la souveraineté des nations...

De plus en plus d' Européens ne veulent pas de ce pouvoir supra-national absolu au service direct des multinationales et transcontinentales capitalistes, des puissances financières et des banques.

On comprend mieux pourquoi les pseudos démocrates qui nous gouvernent et dirigeant les autres pays intégrés européens ne veulent pas consulter leur peuple ... Les peuples ne veulent pas de cette Europe-là. Les peuples aspirent surtout à un véritable changement de société...

On va voir comment les gouvernants européistes vont tenter de s' en sortir de nouveau: le scénario est connu: ils vont tenter de faire revoter le peuple irlandais jusqu'au moment où il sera amené à dire "oui". Ce n' est pas nouveau...

Mais une chose est sûre: aujourd'hui, les Irlandais ont rejoint le "non" des Français et des Hollandais. Les autres vont suivre de plus en plus ...

Nous avons toutes les raisons de relancer notre opposition car, en fait, ce "non" irlandais rejoint notre combat toujours contre le capitalisme que l'on nous présente comme un modèle de société triomphante alors que celle-ci est occupée à craquer de toutes parts et ne s' en tire momentanément plus que par des pirouettes.

RoRo  

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13/06/2008: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne...

C' est évidemment plus facile en BELGIQUE: comme nos pseudos démocrates des partis gouvernementaux ont la trouille de consulter le peuple, ils ont choisi la ratification par la voie parlementaire...
C'est évidemment beaucoup plus sûr pour eux.
"Tous les pouvoirs émanent de la nation!", selon la Constitution belge: ça ce n' est plus qu'un bout de chiffon, un vieux papier...
RoRo

From: Politique
Sent: Friday, June 13, 2008 7:56 PM
Subject: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Le Premier ministre Yves Leterme et son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, ont regretté vendredi l'issue négative du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, alors qu'il semble de plus en plus certain que le "non" l'a emporté.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement fédéral a souhaité que la situation créée par ce rejet du traité soit "évaluée dans le calme". "Plus particulièrement, il convient d'examiner les possibilités existantes pour assurer quand même l'entrée en vigueur du traité et y associer l'Irlande. En aucun cas, l'Union ne peut être freinée dans son élan à la suite de ce résultat", a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie belge s'est dit, quant à lui, persuadé que le vote exprimé ne traduit pas un rejet par la population irlandaise de la construction européenne mais démontre au contraire une nouvelle fois la nécessité d'une réforme des institutions européennes afin de rendre leur fonctionnement plus transparent et plus compréhensible pour la population de l'Union européenne, ce qui est précisément une des raisons d'être du traité de Lisbonne. (GFR

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06/06/2008

05/06/2008: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux...


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : jeudi 5 juin 2008 08:53
À :
Objet : RE: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 Pour diffusion et signature. Il n'est que temps. Amitiés, Annie

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, June 02, 2008 7:59 PM
Subject: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 
 
Il est possible de signer cet appel en ligne à cette adresse : http://tous-ensemble.dyndns.org ou de renvoyer les signatures à : Benoit Foucambert - 5 rue Henri Garnier - 28000 Chartres (benoit.foucambert@wanadoo.fr)
En fichier joint, la version pour signatures papiers.
 
Lettre ouverte de masse aux états-majors syndicauxFace à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !     Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.     Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !     Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique antipopulaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un « moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).    Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...     Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.     Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser d’ « accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.  Initiateurs de cet appel : René Barthes (FSU, 05), Jean-François Dejours (FSU, 62), Giovanni Di Mino (FSU, 13), Aurélien Djament (CGT, 44), Vincent Flament (FSU, 59), Benoit Foucambert (FSU, 28), Marion Gandiglio (FSU, 43), Georges Gastaud (FSU, 62), Sylvie Guduk (FSU, 81), Jacques Lacaze (CGT, 62), Annie Lacroix-Riz (FSU, 75), Olivier Lefevre (CGT, 02), Michelle Mallet (CGT, 75), Jacques Magnin (CGT, 74), Jean-François Maison (CGT, 62), Pascal Rolando (FSU, 28), Bernard Parquet (CGT, 94), Jacques Tourtaux (CGT, 51)

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21/05/2008

21/05/2008: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE ...


From: Comité Valmy
Sent: Wednesday, May 21, 2008 6:51 PM
Subject: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE par Claude Beaulieu


Péremptoire, Nicolas Sarkozy a déclaré un jour : « certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier ». Et en effet depuis son élection, sa politique relève d'un atlantisme sans rivage, d'un alignement sur George W Bush dans le domaine des affaires étrangères et de l'adoption en matière de politique économique et antisociale, de la vision des néolibéraux états-uniens les plus réactionnaires. « Sarkozy l'Américain » est donc bien une appellation contrôlée.

Les Résistants de l'Affiche rouge et tout particulièrement Missak Manouchian, dont le Comité Valmy souhaite le transfert des cendres au Panthéon, ont montré que dans le peuple et la classe ouvrière, l'on pouvait être issu d'une immigration récente et cependant aimer, défendre la France, se battre et même mourir pour sa liberté. Il est manifeste que dans les milieux bourgeois de l'immigration et qui ont pu côtoyer le capital financier, il n'est pas vraiment nécessaire d'apprécier son pays d'accueil et de lui être fidèle, pour être conduit à sa présidence.

L'appareil souterrain de l'oligarchie euro- atlantiste et occidentaliste qui a assuré le tri et la promotion des deux principales candidatures pour la dernière élection présidentielle, ne parait pas en effet, avoir sélectionné Nicolas Sarkozy – ni même d'ailleurs Ségolène Royal, son « faire-valoir » social libérale et chantre de l'Europe fédérale des länder – pour leur commune volonté de défendre la souveraineté populaire et l'indépendance nationale ou encore pour leurs fortes préoccupations républicaines, démocratiques et sociales.

L'oligarchie avait au contraire seulement besoin d'une sorte de Président « Canada Dru » afin d'intégrer à marche forcée la France vassalisée et son peuple sous narcose et manipulation politico- médiatique, dans un empire transatlantique euro-états-unien, prochaine étape pour les partisans dogmatiques d'une Europe supranationale qui s'oriente dangereusement vers le soutien à la politique américaine de guerre tout en s'enlisant toujours davantage dans la barbarie du capitalisme néolibéral.

Envoi de nouveaux supplétifs aux couleurs de la France en Afghanistan, réintégration de l'organisation militaire intégrée de l'Otan, création d'une base militaire française à Abou Dhabi, appui à la mise en place belliciste en Europe par les dirigeants américains, d'un bouclier anti-missiles dans le cadre d'un encerclement militaire américain de la Russie et de l'Iran mais aussi d'une hostilité stratégique fondamentale envers la Chine... Sur toutes ces questions comme sur d'autre Sarkozy provocateur et aventuriste se place en position hostile envers les pays concernés, en appliquant pleinement solidaire, une politique élaborée et décidée à Washington et contraire à l'intérêt national du peuple de France et des autres peuples du monde.

Selon Emmanuel Todd, " le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale". Le Comité Valmy affirme depuis longtemps que la marche forcée vers l'Europe fédérale est un processus euro-atlantique totalitaire, lié à la stratégie de guerre des dirigeants des États-Unis qui essaient de pérenniser leur domination sur le monde. Nous partageons la constatation d'Emmanuel Todd selon laquelle l'Occidentalisme qui se met en place "dessine le contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale".

" Non seulement le retour de la France dans l'Otan ne correspond pas aux intérêts de notre pays, mais je crois aussi que c'est dangereux" a déclaré Dominique de Villepin, ancien premier ministre et intermittent du gaullisme. Nous perdrions des marges de manœuvre, des marges d'indépendance" et "une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble" a-t-il dit en précisant que l'Otan est une "organisation sous contrôle américain."

En même temps qu'il prépare la réintégration de l'Otan Sarkozy relance le projet de communauté Européenne de Défense, mise en échec dans les années cinquante, essentiellement par les refus convergents des gaullistes et des communistes et leur alliance objective sur ce dossier. Aujourd'hui il contribue consciemment à la mise en place d'un front occidentaliste contre le monde musulman, la Chine et la Russie, dangereux pour tous les peuples de la planète qui subiraient solidairement les effets de la nouvelle guerre mondiale qui menace. Ses prises de position anti-laïques, son soutien à une conception chrétienne de l'Europe, son comportement notamment au Liban, au Moyen Orient et en Afghanistan, comme son sionisme inconditionnel, le font souvent apparaître comme un partisan au moins relatif du choc des civilisations que souhaitent et organisent ses suzerains américains ainsi que leurs alliés objectifs chez les intégristes musulmans.

Le discours extrêmement belliciste de Georges W Bush devant la Knesset en Israël paraît confirmer les signaux en provenance de Washington qui incitent à penser que son administration n'a pas renoncé à attaquer l'Iran et préparerait une opération ciblée qui pourrait utiliser des armes nucléaires tactiques. Cette nouvelle guerre américaine ne manquerait pas de provoquer des réactions en chaine et serait catastrophique. L'hypothèse de cette crise majeure ne fait pas l'unanimité aux États-Unis et se heurte à l'hostilité de la Russie, de la Chine et d'autres pays.

La volonté américaine d'agression et de guerre qui doit être endiguée, n'est pas pour rien dans le renforcement de l'Organisation de Coopération de Shanghai à laquelle l'Inde demande maintenant, la transformation de son statut d'observateur en adhésion à part entière. Selon le Comité Valmy, l'intérêt de la France serait d'œuvrer pour un dialogue des civilisations et d'avoir des relations de concertation avec l'OCS, dans le but de promouvoir la paix mondiale et de favoriser un monde multipolaire.

Bien au contraire, les déclarations de Nicolas Sarkozy vont dans le même sens que celle de G W Busch et il est très probable qu'il chercherait à entraîner la France dans le cataclysme si celui-ci parvenait à mettre en pratique sa volonté mystique de guerre. Bush et Sarkozy entendent travailler de concert à un objectif commun : la domination globale politique, militaire et idéologique d'un grand empire d'Occident sur un monde asservi.

Les partisans professionnels de l'Europe supranationale, ultra libérale et atlantiste, qui partagent les séquelles du pouvoir national - lequel n'est plus pour eux qu'un pouvoir de nuisance - ont choisi, pour recevoir les prébendes récompensant leur œuvre persévérante de destructeurs de la nation, de la République et des acquis sociaux, soit le canal la droite actuellement gouvernementale soit celui du social libéralisme et leurs satellites respectifs. Ils maîtrisent en commun l'ensemble des médias qu'ils ont transformé en appareil de propagande et de conditionnement politico-médiatique des masses qui efficacement et en permanence, fabrique une opinion qu'il manipule en violant les consciences.

Mais ce lavage obsessionnel des cerveaux que subissent les masses populaires, peut s'avérer insuffisant car malgré l'autosatisfaction de Fillon, convaincu d'avoir imposé avec Sarkozy une Révolution culturelle, le peuple français dont la prise de conscience progresse en réalité, est déjà entré en résistance, face à la volonté et la pratique de démantèlement des acquis économiques, sociaux et démocratiques, imposés à la Libération et issus du programme du CNR. Bertrand Renouvin, ce monarchiste avec lequel le républicain que je suis partage bien des analyses estime "qu'une répression sanglante d'une révolte de grande ampleur ne saurait être exclue."

Le Comité Valmy partage cette préoccupation. Les conditions objectives appelant une révolte populaire tendent à se généraliser. Dans un délai actuellement imprévisible, la démocratie étant toujours plus bafouée et la souveraineté populaire rejetée, elle pourra s'avérer inévitable et impérative, probablement spontanée . Le moment n'est peut-être pas si loin où selon l'image d'un révolutionnaire chinois : "une étincelle peut mettre le feu à la plaine".

Par contre et comme ce fut le cas lors de l'expérience héroïque de la Commune, les conditions subjectives pouvant la rendre victorieuse sont faibles en particulier, l'organisation du peuple, bien que des réseaux républicains, patriotiques, progressistes et anti-impérialistes existent et cherchent à se regrouper et à organise un front commun.

La trahison de la plupart des dirigeants socialistes fanatiquement fédéralistes et honteusement ralliés à l'idéologie ultra libérale ; la perte de repère des dirigeants communistes et d'une partie de ceux de la CGT ; l'incompréhension dogmatique ou téléguidée de la majorité des trotskystes et autres altermondialistes, du rôle moderne d'un Etat s'il est mis au service du peuple-nation, comme socle de la souveraineté populaire et du combat économique, social et politique ; les succès objectifs de la guerre idéologique menée conjointement par l'appareil euro-atlantiste de l'UMPS, indirectement soutenu par certains idéologues altermondialistes au nom d'un internationalisme dévoyé...tels sont les principaux obstacles que devra surmonter le peuple de France dans son combat de reconquête.

Il est urgent pour lui de s'unir et se préparer, d'organiser la Résistance et de réactualiser le programme du CNR. Le principe de la République, affirme la Constitution est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

18:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, histoire, france, actualite, paris, europe, democratie, sionisme, israel, medias, presse, information, television, euro-dictature, capitalisme, usa, otan, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2008

28/04/2008: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!

--------Message original --------
Sujet: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!
Date: Mon, 28 Apr 2008 20:22:43 +0200
De: Jean Groulard <groulard@swing.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un pays civilisé !!!
De: Serge NGAJUI FOSSO <sfosss_2000@yahoo.com>
Je me souviens alorsdeSemira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroulesousmes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militantdesdroits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et àvoixhaute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes selèventet protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, leshommesen gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sontdésignéespar les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose laquestionpourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avionetpuis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'aiquelquesbobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans lamainet visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et lesmaltraitancesdes policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 lapolicenous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu letroisième,un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous nevoyageronsplus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons fairepournous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons àrencontrerl'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nouspatientons,j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue denepas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe quenousavons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6prochainsmois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et quelacompagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème sijene voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car lacompagnien'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et meramènecette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Monneveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence etm'indiquentque je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans cesconditionset que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Parisetêtre remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite yrester,ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mesaffaires,je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mesaffairessur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très encolèrede tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épousede mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire.Ellerevient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de monappareilphoto, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autrespassagersont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellementprismes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis encolère,très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avecmépriset violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, jesuisallé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Jesuis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec mapetitefille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avecpatience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestationindiquantque j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Noussommesarrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim,j'aimangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs auxdoigts,aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de lacompagnie,que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dansl'étatoù je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pasgrand-chosepour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne comptepaslaisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On enreparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bonetagréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
Abientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, liberte, europe, repression, romain, courcelles, histoire, actualite, sans-papiers, solidarite, belgique, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, information, television, silence, syndicats, justice | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/04/2008

18/04/2008: Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique ....

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique
Date: Fri, 18 Apr 2008 08:36:56 +0200
Répondre à :: melusine mailto:melusine@nerim.net



Subject: Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique


Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique


Dans son édition datée du 14 avril, le Daily Mail révèle le contenu d'un courriel confidentiel (publié ci-dessous en intégralité) qui aurait été adressé par une diplomate britannique à Dublin, dans lequel on constate, selon le journal, que "le gouvernement irlandais a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen". Le message de la diplomate indiquerait en particulier qu'il faut ménager les craintes irlandaises sur la future Europe de la Défense qui menace la neutralité du pays, en organisant le référendum le plus tôt possible car, écrit-elle, "Sarkozy est complètement imprévisible", faisant allusion à la future présidence française de l'Union européenne. Le memo diplomatique indiquerait également que la Commission entendait bien "minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs" pour le "oui" irlandais. Il faut précipiter l'organisation du référendum en pariant sur le fait que "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance"...



Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique

Traduit de l'anglais par L'ObsE

From today's DAILY MAIL, Ireland

Front page headline on today, Monday 14 April 2008

__________

"THE TREATY CON"

by John Lee and Michael Lea


Le gouvernement a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen. C'est ce que révèle aujourd'hui le Daily Mail. Un courriel vient en effet d'être rendu public, qui montre comment les ministres préparent une campagne délibérée de désinformation afin de faire gagner le "oui" au Traité de Lisbonne lors du vote référendaire imposé par la Constitution.

Le Ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a même reçu personnellement l'assurance que la Commission de Bruxelles nuancerait ou reporterait toute annonce qui pourrait être "contreproductive" pour le "oui"...

Plus grave, le courriel révèle que les ministres ont refusé que le référendum ait lieu en octobre, ce qui aurait un choix plus pertinent sur le plan de la procédure, parce qu'ils craignaient des "développements contreproductifs" au cours de la Présidence française de l'Union, en particulier en ce qui concerne la défense européenne. Voilà qui soulève de graves inquiétudes sur le fait que la neutralité militaire inscrite dans la Constitution irlandaise soit gravement affaiblie par le Traité - nouvelle version de la défunte constitution européenne.

Ce mémo a été envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, une diplomate britannique de haut rang à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères. L'objet de ce courriel était d'informer Londres des efforts du gouvernement irlandais afin d'assurer un vote "oui" au référendum.

L'Irlande est le seul Etat membre de l'Union européenne qui autorise ses électeurs à donner leur avis sur le Traité et les chefs d'Etats sont visiblement terrifiés à l'idée qu'ils puissent le rejeter
.

Ceux qui font campagne pour le "non" mettent en garde contre un Traité qui pourrait mettre fin au pouvoir de l'Irlande de décider de sa politique fiscale comme de sa politique sociale. Toutefois, l'aspect le plus controversé est la possibilité d'avancées dans le concept "d'armée européenne" qui violerait le principe de neutralité qui est un des principes fondateurs de l'Etat. La France a particulièrement à coeœur de faire avancer l'idée d'une force armée européenne, que ses opposants craignent de voir passer à l'action malgré l'opposition de l'Irlande, en raison du système de vote à la majorité qualifiée au Conseil [clause passerelle de l'art 48, NDLR].

Des craintes ont déjà été exprimées sur le sort des soldats de la paix irlandais envoyé au Tchad qui pourraient être impliqués dans les objectifs politiques et militaires français dans la région. Le courriel qui a fait l'objet de cette fuite admet que c'est l'un des problèmes que l'on doit se garder de soumettre aux électeurs, et que le risque de voir les Français d'exprimer sur ce sujet rendait impossible la tenue du référendum à l'automne. Il est ainsi rédigé : "Mulhall estime que le choix d'une date en octobre aurait été plus facile sur le plan procédural, mais le risque d'évènements contreproductifs au cours de la Présidence française - en particulier sur la défense européenne - est beaucoup trop élevé. Nicolas Sarkozy est totalement imprévisible."

Le haut responsable irlandais est également préoccupé par les récentes négociations à l'OMC, qui ont déjà suscité la colère des agriculteurs et qui pourraient décider les électeurs à voter contre le traité. Les agriculteurs et les acteurs de la filière agricole préparent une journée de grève cette semaine pour protester contre les positions prises par le Commissaire européen au commerce international Peter Mandelson. Le courriel indique aussi que Mulhall craint "un accord de l'OMC fondé sur des concessions qui pourraient conduire les puissantes organisations agricoles à retirer leur soutien".

Toutefois, les ministres du gouvernement fondent leurs espoirs sur le fait que le traité ne peut être lu ou compris par la plupart des électeurs - et qu'en lançant un référendum à court terme, on empêcherait qu'ils le fassent de toute façon : "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance", ajoute-t-il.

Il souligne également que le gouvernement prévoit d'empêcher les électeurs d'analyser les détails, déclarent que "l'objectif est de se concentrer sur les avantages globaux de l'Union européenne plutôt que sur le traité lui même".

Il poursuit en expliquant les détails de la loi référendaire, qui a été adoptée "après de longues consultations avec les juristes du gouvernements et avec les partis politiques". Toutefois, il admet que la loi est "en grande partie incompréhensible pour le lecteur moyen".

Le message fait référence à des manoeuvres destinées à tromper l'électeur sur la véritable date et indique : "Les irlandais ont choisi le 29 mai mais vont retarder l'annonce de cette date afin de laisser le camp du non dans le flou". "Le Taoiseach (Premier ministre) et Dermot Ahern [Ministre des affaires étrangères, NDLR) ont estimé qu'il y aurait un petit avantage à laisser le camp du Non dans le doute".

La date du 12 juin a été avancée depuis lors, mais il n'est pas clair que ce soit la date définitivement retenue ou si l'option du 29 mai est toujours en réserve afin de déstabiliser la campagne du "non".

Le courriel ajoute que la Commission européenne faisait de son mieux pour éviter de diffuser de mauvaises nouvelles auprès des électeurs irlandais et que M. Mulhall estimait que d'autres institutions - y compris la Commission - jouaient le jeu et jouent un profil bas.

Il ajoute que durant son voyage à Dublin, la Vice Présidente de la Commission Margot Wallstrom a indiqué à Dermot Ahern que "la Commission voulait minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs".

Le message souligne que "Mulhall a remarqué que les médias ont été relativement calmes jusqu'à présent sur le processus de ratification".

Un porte parole du gouvernement a refusé de commenter cette fuite lors d'une réunion, hier soir, en déclarant : "La date a été fixée par le Taoiseach, il n'y a aucun changement".

DAILY MAIL, Ireland
Monday 14 April 2008





Memo envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, diplomate britannique à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères

Irish have picked May 29 for voting but will delay an announcement to keep the no camp guessing (please protect). DFA's EU director gives us referendum timetable and details of the bill, to be published next week. Aim is to focus the campaign on overall benefits of EU rather than the treaty itself. Concern about the potential impact of a WTO deal and of Sarkozy.

The draft, largely incomprehensible to the lay reader, had been agreed following lengthy consultation with government lawyers and with the political parties.

The bill would enter parliament in the second week of April and it would probably take two weeks to go through and be passed around 22 April. The minister for the environment would thus be entitled to set an order naming the date for the referendum between 30 to 90 days of the order being made. Technically, the Taoiseach and Ahern saw a slight advantage in keeping the no campaign guessing. 29 May was the assumed date in working plans.

Mulhall said a date in October would have been easier from a procedural point of view. But the risk of unhelpful developments during the French presidency - particularly related to EU defence - were just too great. Sarkozy was completely unpredictable. The only other unhelpful event the Irish thought might impact on the May vote would be a WTO deal based on agricultural concessions that could lead the powerful farming association to withdraw its support.

I ran through the UK parliamentary ratification timetable and noted that the refernedum vote on 5 March would be a particularly sensitive moment. Mulhall remarked that the media had been relatively quiet on the ratification process so far. We would need to remain in close touch given the media crossover.

Mulhall said other partners - including the Commission - were playing a helpful, low-profile role. Vice-president Margot Wallstrom, who had been in Dublin yesterday and today, had told Dermot Ahern that the Commission was willing to tone down or delay messages that might be unhelpful.

??? ??? ???...so Irish thought treaty was taken for granted...... David Miliband not going

Most people would not have time to study the text and would go with the politicians they trusted.


Mardi 15 Avril 2008






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Envoyé par romain dans Dans les pays de l' Euro-dictature capitaliste ... le 4/18/2008 12:06:00 PM

19:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, euro-dictature, europe, histoire, general, imperialisme, medias, otan, presse, propagande, romain, silence, usa, irlande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/04/2008

15/04/2008: ITALIE : à droite toute ... !

ITALIE : à droite toute ... !
Comme prévu, formidable résultat pour la fausse "gauche" réformiste et opportuniste en Italie: Berlusconi revient au pouvoir en Italie ! Momentanément, l'Italie vire de plus en plus à droite et à l' extrême-droite. Fort heureusement, rien sur cette planète n' est jamais éternellement acquis.
Déjà Berlusconi annonce des temps difficiles pour l'Italie et la réforme du système électoral, de plus en plus en faveur du bipartisme, comme aux Usa et en Angleterre. La meilleure façon de ne jamais rien changer d' essentiel au système économique capitaliste bien en place sous l' actuelle "démocratie" ...
Le réformiste Veltroni, lui, complètement d'accord pour ce "changement" essentiel, s'engage déjà vers une "opposition" collaborationniste.
La fameuse "gauche" italienne, et même l' extrême-gauche parlementaire, aura suivi jusqu'au bout l' aventure Prodi là où il voulait la mener. L' extrême-gauche communiste, les verts, les "socialistes" en paient maintenant les pots cassés en disparaissant du Parlement. Mission accomplie pour Prodi, qui connaissant les résultats de sa politique et des sondages s' est retiré. Il peut le faire, car il n' a jamais eu d' autre but que de casser à terme la véritable opposition de gauche.
Sarkozy au pouvoir en France, Merkel en Allemagne, Berlusconi en Italie ... Baroso à la tête de l' Euro-dictature... Et en Angleterre, les travaillistes préparent aussi leur prochaine raclée ...
A peu près partout en Europe, la gauche véritable est à reconstruire dans l'union internationaliste et la lutte des classes.
Quitte à effaroucher beaucoup de monde, même à gauche, si l'on veut véritablement liquider un jour le système de dictature capitaliste bien en place, il faudra se battre pour instaurer ... la dictature du prolétariat, si l'on veut un quelconque changement de cap, face à la toute puissance des multinationales, transnationales et des oligarques capitalistes:
selon le dictionnaire Encarta:
"oligarque nom commun - masculin (oligarques)
1. politique membre d'un système politique dans lequel l'autorité est partagée par quelques personnes
  • les oligarques issus de l'élite
  • 2. membre d'un groupe restreint ou particulier de personnes physiques ou morales qui exercent une influence ou un pouvoir dans un domaine
    [Remarque d'usage: souvent péjoratif]
  • les oligarques de l'économie"
  • RoRo

    12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, communisme, actualite, belgique, histoire, romain, courcelles, propagande, democratie, gauche, droite, presqse, medias, silence, europe, euro-dictature, elections | |  Facebook | |  Imprimer | | |

    23/03/2008

    19/03/2008: Une voie nouvelle en perspective...

    -------- Message original --------
    Sujet: UNE VOIE NOUVELLE EN PERSPECTIVE
    Date: Wed, 19 Mar 2008 00:04:50 +0100
    De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


       Comité Valmy Une voie nouvelle en perspective Après les élections municipales, on assiste à une relative redistribution des cartes entre les clans politiciens européistes maastrichtiens et néo libéraux, de la droite avouée et de la gauche incertaine ou encore de la composante centriste hypothétique que Gérard Filoche compare au Triangle des Bermudes et qui joue les utilités dans le spectacle politico-médiatique joué en boucle.             Pour Nicolas Sarkozy, comme l’écrit L’Humanité, « la sanction est claire et nette ». La politique gouvernementale est fortement rejetée. Aussi bien, de l’avis du Comité Valmy, comme conséquence de sa politique de régression sociale que de sa trahison nationale et républicaine de Versailles. Au demeurant, ces deux aspects sont intiment liés à l’euro-atlantisme forcené de Sarkozy et à ses attaques contre la laïcité.            Le reflux des illusions à propos de Sarkozy est en soi un événement réjouissant car il traduit une prise de conscience populaire sur la nature véritable de sa politique. Cependant, il convient pour les militants républicains et progressistes d’éviter de trop se leurrer, à propos de la signification des succès de la fausse gauche social-libérale et d‘un retour partiel à une alternance trompeuse. Croire à « un raz de marée de la gauche », synonyme d’un « KO social » gouvernemental, nous semble relever de la méthode Coué. Dans la mesure où l’UMP et le PS ont un programme commun, dont la mise en œuvre est orchestrée depuis Bruxelles, l’opposition des sociaux-libéraux au gouvernement est non crédible sur les sujets essentiels. Sarkozy, Hollande, Bayrou, Royal et Cie entendent tous nous imposer une Europe fédérale des länder par nature néolibérale et antisociale. Dans cette optique, dénoncer des politiques du pareil au même reste pertinent.            Le Parti socialiste, de plus, fidèle à la démarche historique qui est la sienne depuis des décennies, a continué ses attaques contre le Parti communiste traité en adversaire. Il a agressé aussi certains autres de ses « alliés ». Il a été aidé par les verts et quelques fois par la droite officielle.            Dans des circonstances difficiles, la remontée du PCF au 1er tour des cantonales est un élément important qui confirme la nécessité pour le peuple de France de se redonner un parti communiste de lutte de classe, dont la fidélité retrouvée envers la France républicaine à travers le rejet de l’Europe fédérale redonnerait un rôle décisif dans le combat social.            Il est aussi à noter que sur la question des alliances les choses commencent à bouger et que les décisions des appareils ne sont plus, en toutes circonstances, des tabous indépassables.            Depuis plusieurs années, le Comité Valmy, longtemps seul sur ce thème, donne une analyse  qui lui est spécifique, à propos de la signification politique de la progression régulière des abstentions, ainsi que des votes blancs et nuls. La scandaleuse délocalisation aux Etats-Unis, par le Ministère de l’intérieur, du traitement informatique des résultats électoraux, permet de retarder sérieusement l’annonce de ces éléments importants et de continuer de jouer en attendant, la petite musique de narcose populaire autour de l’affrontement « gauche » droite.            Censurer et masquer méthodiquement, avec les médias domestiqués et des manœuvres diverses, un nouveau comportement éminemment politique et démocratique d’une large partie, de la partie la plus consciente et lucide de notre peuple, ne trompera plus très longtemps les citoyens. Il est difficile d’être précis et notre vision peut être discutée. Certains d’entre nous considèrent que plus 20% de l’électorat républicain et notamment progressiste, refuse dorénavant de jouer le jeu de la fausse alternance gauche – droite qui depuis très longtemps est imposée et se traduit maintenant par la disparition de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale, de la République laïque et sociale et in fine, de la démocratie. L’abstention et le vote blanc sont devenus une arme politique de masse devant le refus par les fédéralistes européens de toutes les nuances, de toute réalité véritablement démocratique en France.             Le Comité Valmy affirme qu’une voie reste ouverte et offre une perspective populaire : celle de la Résistance, de son esprit, de son exemple, celle du programme du CNR que nous devons réactualiser pour un rassemblement républicain patriotique, progressiste, et anti- impérialiste. Claude Beaulieu Président du Comité ValmyCOMITÉ VALMY - 4, Impasse de la Grosse Bouteille, 75018 Paris - www.comite-valmy.org

     Courriel : info@comite-valmy.org

    20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, france, paris, europe, euro-dictature, capitalisme, democratie, liberte, nmedias, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

    27/02/2008

    24/02/2008: Retour à la morale de grand-papa, à la bonne morale capitaliste, soubassement idéologique du TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS! ...

     -------- Message original --------

    Sujet: POUR INFOS/ Retour à la morale de grand-papa, à la bonne morale capitaliste, soubassement idéologique du TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS!
    Date: Sun, 24 Feb 2008 12:46:05 +0100
    Pour :: <roger.romain@skynet.be>


    Retour aux «fondamentaux» à l'école primaire
    C.J. (lefigaro.fr) avec AFP, France 2 et le Parisien
    20/02/2008

    Xavier Darcos (AFP)
    Le ministre de l'Education a détaillé mercredi sa réforme de l'enseignement primaire qui marquera le renforcement des français et des mathématiques. Tour d'horizon de ce qui va changer à la rentrée 2008.
    Priorité au français et aux mathématiques qui gagnent des heures de cours. 10 heures hebdomadaires de français en CP et CE1, puis huit heures en CE2, CM1 et CM2 seront consacrées à l'enseignement du français où l'accent sera mis sur l'orthographe, la grammaire et le vocabulaire. La récitation et la rédaction refont leur apparition dans les programmes officiels. Les 5 heures de mathématiques hebdomadaires privilégieront le calcul mental, la maîtrise des quatre opérations et des problèmes mettant en scène des situations de la vie quotidienne.
    «Sans maîtrise de la langue et des mathématiques, il est inutile d'essayer de vous apprendre des choses lointaines, vous n'aurez pas les outils pour les maîtriser» soulignait, mercredi matin sur France 2, le ministre de l'Education qui entend promouvoir avec ce recentrage sur les fondamentaux une «révolution culturelle de l'essentiel». Objectif : diviser par trois d'ici 2012, comme l'a promis Nicolas Sarkozy, le nombre d'élèves (15%) qui ne savent pas lire ni écrire à l'entrée du collège.
    L'instruction civique et morale remplace l'éducation civique. En CE1, les enfants devront connaître les valeurs de la République : le drapeau, le buste de Marianne et la Marseillaise. Ils apprendront également l'hygiène, les risques de l'Internet et découvriront les bases de la morale, des règles de politesse et de tenue. En CE2, ils seront sensibilisés au développement durable. En CM2, mesure inédite, les élèves devront maîtriser les symboles de l'Union Européenne (hymne, drapeau et membres) et les principes du droit via des adages, par exemple, «on ne peut être juge et parti», sans oublier l'initiation à la Shoah.
    Xavier Bertrand s'est défendu d'un retour à la morale de papa. «C'est savoir où s'arrête ma liberté et où commence celle d'autrui. Il s'agit d'apprendre aux jeunes à vivre ensemble» martèle-t-il.
    Histoire. Les grandes dates et les grands personnages font leur retour dans l'enseignement de cette discipline. Xavier Darcos pointe que «les méthodes utilisées jusqu'ici n'ont pas produit leurs effets, les élèves ne se repérant pas dans le temps». Nouveauté dès le CP, les élèves seront initiés à l'histoire de l'art. En CE2, un lien sera fait entre cette matière et l'histoire.
    Sport. Les enfants feront une heure d'activité physique et sportive supplémentaire qui s'ajoutera aux trois heures déjà existantes. «Les sports jouent le rôle d'instructeur civique, on y apprend à respecter les règles» fait valoir Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports.
    Le soutien accessible à tous. A la rentrée 2008, l'école le samedi sera supprimée. Les élèves perdront deux heures de cours hebdomadaires et ne passeront plus que 24 heures par semaine dans leur classe. Mais les 15% d'élèves en difficulté récupéreront ces deux heures pour assister à des cours de soutien. S'ils le souhaitent, ceux de CM1 et CM2 pourront faire,en plus, des stages de mise à niveau gratuits d'une semaine à Pâques ou pendant les grandes vacances. Pour mieux cibler les élèves en souffrance, deux évaluations en cours de scolarité auront lieu à l'école primaire, sans attendre l'entrée en 6e. Les enseignants seront eux évalués tous les deux ans. Les inspecteurs jugeront de «la capacité de l'enseignant à faire progresser sa classe», quelle que soit sa méthode pour y parvenir.
    Programmes. Xavier Darcos les souhaite moins jargonneux et plus courts pour que les parents comprennent ce que l'école demande à leurs enfants et puissent les aider au mieux. La pagination des programmes passera donc de 100 pages à une trentaine.
    Dans le texte:
    Quatrième changement, l'introduction de l'instruction civique et morale qui remplace l'éducation civique. Cet enseignement permet à l'enfant de découvrir progressivement les valeurs, les principes et les règles qui régissent l'organisation des relations sociales, depuis l'observation des règles élémentaires de civilité jusqu'aux règles d'organisation de la vie démocratique.
    Les principes de la morale
    et l'importance de la règle de droit sont notamment présentés au travers de maximes (« la liberté de l'un s'arrête là où commence celle d'autrui ») ou d'adages juridiques tels que « nul n'est censé ignorer la loi ». Il inclut la connaissance des symboles de la République française et, pour la première fois, des symboles de l'Union européenne. Enfin, les élèves découvrent les traits constitutifs de la nation française, du projet européen* et de la francophonie.

    *Quand je pense qu'en 1957, en collège nous devions un jour écrire une rédaction au sujet de l'avenir de l'Europe et de sa construction, tout cela sous l'impulsion des sbires de Robert Schumann. Je me souviens avoir refusé de me prêter à ce genre d'exercice. L'annonce nous en ayant été faite la veille, je remercie encore mon père de m'avoir conseillé ce boycott. Dans ma classe peuplée majoritairement de fils de patrons et cadres supérieurs, je fus le seul à oser dire non. Déjà l'école -comme toujours- servait les plans de l'idéologie dominante. Aujourd'hui c'est plus flagrant, ça n'a pas changé, je dirais même que ça s'est amplifié, mais de manière plus sournoise...
    Témoignage des années de "guerre froide" 
    *************************************************************
    ECOLE PRIMAIRE
    Plus de maths, de français et de morale en primaire
    NOUVELOBS.COM | 20.02.2008 
     Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, présentait, mercredi, les nouveaux programmes du primaire, marqués par un "retour aux fondamentaux" : français, mathématiques et "instruction civique et morale".

    Xavier Darcos (Reuters)
    Le ministre de l'Education Xavier Darcos a présenté, mercredi 20 février, en conseil des ministres, les nouveaux programmes de l'école primaire, qui s'appliqueront à la rentrée 2008 à près de sept millions d'enfants. L'enseignement marquera un retour aux "fondamentaux", selon l'expression de Nicolas Sarkozy, avec l'accent porté notamment sur le français, les mathématiques et "l'instruction civique et morale". Les cours du samedi matin seront supprimés, permettant d'apporter à la place un soutien aux élèves en difficulté.
    Présentant ces nouveaux programmes et les nouveaux horaires (24 heures hebdomadaires en classe), Xavier Darcos a affiché plusieurs objectifs, dont celui de "diviser par trois en cinq ans le nombre d'élèves sortant du primaire avec de graves difficultés" et de diviser par deux le nombre des redoublants.

    Soumis aux enseignants

    Quelques jours après le discours sur le primaire prononcé à Périgueux par le président de la République, le ministre de l'Education a présenté à la presse un fascicule d'une trentaine de pages portant sur les programmes dans les écoles maternelles et élémentaires.
    "Il s'agit d'un projet de programmes, qui sera ensuite soumis aux enseignants lors d'une demi-journée banalisée prévue après les vacances d'hiver. Ils pourront faire remonter leurs remarques, avant que les textes soient soumis au Conseil supérieur de l'Education", a précisé le ministère à l'AFP.

    "Sidérant"


    Dans un communiqué, le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, a dénoncé mardi "la politique du secret" qui avait entouré l'élaboration de ces programmes. "Nous trouvons sidérant leur mode de préparation. En 2002, date d'élaboration des derniers programmes, il y avait eu une consultation approfondie des personnels, notamment des formateurs en IUFM [formation des maîtres, NDLR]. Là, on est incapable de dire quels experts les ont élaborés", a déclaré à l'AFP son secrétaire général, Gilles Moindrot.

    "Règles de politesse"

    "Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques", avait déclaré Nicolas Sarkozy vendredi, ajoutant que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines "remises à l'honneur".
    Il avait aussi annoncé l'introduction d'une "instruction civique et morale" dans le cadre duquel entrera "l'initiation des enfants au drame de la Shoah" ou encore "l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever". (Avec AP et AFP)
    ***************************************************************

    18:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, enseignement, france, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |