02/04/2010

01/04/10: REGARDS D'EUROPE: L'OCDE CONTRE LES PEUPLES...

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 10:11 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] L'OCDE contre les peuples


REGARDS D'EUROPE

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L'OCDE CONTRE LES PEUPLES

Les politiques menées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui sont souvent abordées par les médias, sont vécues douloureusement par les peuples. Pour répondre aux intérêts des marchés financiers, elles imposent aux gouvernements des coupes sombres dans leurs budgets sociaux, de santé et d'éducation.

Il est une instance internationale dont on parle moins car elle ne prend pas de décision mais apporte des conseils sur les orientations des politiques économiques et sociales à mettre en œuvre dans les pays occidentaux. Il s'agit de l'OCDE, Organisation de coopération et de développement économique, qui regroupe les 30 pays capitalistes les plus riches de la planète.

Les travaux de l'OCDE servent souvent de référence aux analyses et propositions de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne qui partagent le même dogme ultralibéral. Au nom de la lutte contre l'inflation, l'OCDE prône la "modération salariale" et encourage toutes les politiques qui font pression sur les salaires et favorisent le capital.

En 2009, l'OCDE a publié le "Panorama des pensions: les systèmes de retraite dans les pays de l'OCDE" qui est devenu le guide des gouvernements pour la réforme des retraites. Bien que les systèmes de retraite par capitalisation aient sombré pendant la crise, l'OCDE continue de les encourager: "S'appuyer uniquement sur les régimes publics de répartition serait un pas dans la mauvaise direction (...) Pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l'épargne-retraite privée".

Pour l'OCDE, la crise rend nécessaire une réforme profonde des retraites qui doit comporter un relèvement de l'âge de la retraite. Le conseil adressé à la France est clair: "Assurer la viabilité financière des systèmes de retraite exigera une augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite". La feuille de route ainsi tracée est suivie à la lettre par de nombreux gouvernements, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates. Comme l'a écrit le journal "Le Monde":" La Grèce et l'Espagne l'annoncent, la France l'envisage, la République Tchèque l'a fait, la Finlande voudrait le faire, le Royaume-Uni y pense: la réforme des retraites est à l'ordre du jour dans plusieurs pays européens".

Dans la dernière période, l'OCDE s'est distinguée en envisageant d'accepter en mars 2010 la candidature d'Israël sur proposition de Stanley Fischer, gouverneur de la Banque d'Israël après avoir été un des dirigeants du FMI.

MADELEINE ALBRIGHT, LE RETOUR...

L'ancienne secrétaire d'Etat étasunienne démocrate, Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire. Après avoir appuyé les guerres menées par les Etats-Unis en Irak, elle préside actuellement le groupe d'experts chargé d'étudier le nouveau concept stratégique de l'OTAN et l'avenir des relations UE-OTAN.

C'est à ce titre qu'elle a été auditionnée le 27 janvier par la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Les responsables de l'OTAN, avec en premier chef son secrétaire général Andros Fogh Rasmussen, prépare un nouveau concept stratégique pour remplacer celui de 1999 et tenir compte des évolutions récentes et de l'évolution future probable des relations internationales. Ce nouveau concept devrait être dévoilé lors du Sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Une partie importante de ce concept stratégique sera axée sur la redéfinition et le renforcement des relations (déjà étroites) entre l'Union européenne et l'OTAN. Madeleine Albright s'est inscrite dans cette démarche; après avoir réfuté les commentaires sceptiques sur l'utilité de l'OTAN sur la scène mondiale, elle a appelé au renforcement de la complémentarité entre les actions de l'OTAN et de l'Union européenne qui s'est déjà exprimée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle a estimé que le nouveau concept devait se concentrer sur les capacités de réaction et ne pas tenter vainement de prédire l'avenir puisque "nous n'avons aucun moyen de savoir quand une menace se présentera". Elle a conclu que "l'OTAN est le lien qui retient les Etats-Unis en Europe".

Le vice-président du groupe d'experts, Jeroen van der Veer, qui l'accompagnait à cette audition, a reconnu que l'opinion publique en Europe était de moins en moins favorable à l'OTAN. Sans remettre en cause sa nature et ses objectifs, il s'est contenté de proposer une meilleure pédagogie afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre l'OTAN.

Le nouveau concept stratégique, qui sera adopté en novembre 2010, couvrira les dix prochaines années. Le débat sur ce nouveau concept ne doit pas intéresser que les experts; les forces progressistes et pacifistes doivent le mettre sur la place publique et interpeller gouvernements et parlementaires. Dans les mois qui viennent, il faut faire monter le débat public en se fixant comme objectif prioritaire la dissolution de l'OTAN.

UN LIVRE A CONSEILLER: "LA LANGUE DU CAPITAL"

L'auteur, Raoul Vilette, fait reparaître aux Editions "Les nuits rouges" une version enrichie de son livre paru en 1997 "Les mots du marché/ Le Marché des mots". Dans cette nouvelle édition sous le titre "La langue du capital mise à nu par des locuteurs mêmes- Décodeur du sabir politico-médiatique", il donne plus de 600 définitions et 900 citations.
Voici la définition page 114 de "l'Europe": " Offensive permanente et coordonnée des classes dirigeantes continentales pour s'emparer des entreprises publiques et liquider les lois sociales qui leur sont les plus contraires".

L'EUROPE EN BREF...

  • La Grèce n'est pas le seul Etat membre de l'Union européenne à être "mis en demeure" de corriger son "déficit excessif"; au cours de sa réunion du 16 février, le Conseil "Affaires économiques et financières" a également révisé les procédures engagées contre la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, la Lituanie, Malte et la Roumanie pour "corriger leurs déficits excessifs" en leur imposant des mesures correctrices.
  • Malgré de fortes oppositions, exprimées même au sein du Conseil, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM très controversés, le maïs MON 810 (de Monsanto) et la pomme de terre Amflora (de BASF). En même temps, certains Etats membres demandent à la Commission de réviser la législation communautaire pour donner le choix aux Etats membres d'accepter ou non de cultiver des OGM sur leur territoire.
  • En réponse à la chaîne de télévision néerlandaise RTL7, la Commission européenne a précisé que les voyages officiels des 27 commissaires avaient coûté près de 4 millions d'euros en 2009, dont près de 360000 de frais de représentation; les "missions" et "frais de représentation" du président de la Commission ont coûté 730000 euros.
  • Des parlementaires européens de plusieurs pays et groupes politiques ont déposé une déclaration écrite appelant les Etats membres à "respecter le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", "à se conformer aux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme et à veiller à ce que les symboles religieux ne soient pas exposés dans des locaux utilisés par des autorités publiques".
  • D'après le rapport 2009 de l'agence "Eurofound", 5% des travailleurs pratiquent le travail au noir dans l'Union européenne avec plus de 10% dans certains Etats membres: Danemark (18%), Lettonie (15%), Pays-Bas (13%), Estonie (11%), Suède (10%).
  • Le pourcentage de femmes au Parlement européen a continué de progresser aux élections de juin 2009 avec 35% (contre 31% en 2004), sauf en Irlande, en Lituanie et au Luxembourg; en Suède et en Finlande, il y a plus de femmes que d'hommes qui sont parlementaires européens (56% et 62%).

Jean Paul Le Marec

08:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, finances, medias, crise, recession, fmi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2010

19/03/10: Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?...

From: nicolas
Sent: Friday, March 19, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: ***SPAM*** Les Grecs "fusillés pour l'exemple"?


Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?

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Les médias font une très large place aux « sacrifices » auxquels les Grecs devraient consentir afin d’éviter que leur pays n’entraîne dans sa chute, les 26 autres Etats, membres de l’Union européenne. En effet, le gouvernement socialiste ( ???? ) d’Athènes vient de décider une nouvelle purge imposée à la population, sur injonction de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et, tout spécialement, de l’Allemagne. Et si cela ne suffisait pas, un député allemand de la CDU , Marco Wanderwitz, suggère « que la Grèce vende quelques unes de ses îles »…
Rien que cela !
Les mesures annoncées visent à faire payer au peuple hellène les effets mortifères de l’économie capitaliste. Déjà victimes de cette politique, soumis à un premier train de décrets antisociaux, ils devraient à nouveau subir, et accepter, une réduction encore plus drastique de leur niveau de vie : salaires des fonctionnaires amputés des 13ème et 14ème mois, hausse généralisée de la TVA de 2 points (celle-ci passerait de 19 à 21%), retraites et pensions réduites à leur plus simple expression, hausse des alcools et du tabac…
Nos médias, satisfaits, notent que « les marchés ont bien accueilli ces mesures ». Il ne reste que la population à convaincre !

Mais pourquoi cet acharnement sur ce pauvre peuple grec ?

On songe à la fable de notre bon La Fontaine , « les animaux malades de la peste ». En fait, la Grèce et son peuple, sont « fusillés pour l’exemple ».
S’ils se résignent à leur triste sort, s’ils ne rechignent pas, face au verdit, la menace est directe : les « pelotons d’exécution » européens sont prêts à poursuivre leur sinistre tâche et, à la suite des Grecs, tirer sur les Espagnols et les Portugais, jugés également « pelés et galeux, d’où viendrait tout le mal ».
Mais en quoi ces peuples – et tous les autres – sont-ils responsables de la spéculation mondiale du capital et de la crise qui en résulte ? Les salariés contraints aux bas salaires, les privés d’emplois, les jeunes sans travail, les retraités aux modestes pensions, ont-ils, un seul jour, pris la moindre responsabilité dans les politiques qui leur sont imposées ? Ont-ils exercé une once de pouvoir durant ces dernières décennies ?
Que nenni ! Ils l’ont tout simplement subi.
Et il faudrait qu’ils paient maintenant les pots cassés par les banques, l’industrie et les gouvernements à leur solde ! La « crise » - mais qui l’a provoquée ? – a bon dos. Elle permet au capital d’avancer ses pions et d’accélérer la cadence dans la contre-révolution sociale, entreprise depuis trente ans.

Mais dans la course folle aux profits, que les puissances financières se livrent entre elles, celles-ci ont-elles d’autres choix que d’en faire payer le prix aux peuples ? La « libre concurrence » des marchés a un coût, et celui-ci est énorme. Le grand patronat ne peut plus supporter la moindre entrave à la rotation de plus en plus rapide du capital. D’où la politique imposée par Business Europe, le Medef européen, aux classes ouvrières, au monde du travail, au sein de l’Union européenne.

La Grèce est un petit pays qui doit s’incliner et montrer l’exemple. C’est le « modèle », grandeur nature, des « réformes » que l’Union européenne veut généraliser dans ses vingt-sept provinces. Mais si le Grecs regimbent, s’ils ne se laissent pas faire ?
Ils ont déjà commencé la Résistance avec le KKE, le Parti communiste grec, avec le Pame, leur mouvement syndical de classe Par deux fois, ils ont massivement fait grève, contraignant les centrales socialistes à s’engager dans le mouvement. De nouvelles manifestations de masse, des arrêts de travail d’ampleur nationale sont prévus dans les jours qui viennent. Et les Grecs ne sont pas seuls à résister.

Au Portugal comme en Espagne, le peuple est sorti dans la rue. Il est prêt à recommencer.

Et en France ? L’horizon n’est-il qu’électoral ? Partis et syndicats, qui se disent en opposition avec les « réformes » initiées par Nicolas Sarkozy, savent bien qu’au lendemain du second tour des « régionales », le pouvoir en échec dans les urnes, tentera de nous faire goûter aux « remèdes » du Capital. Faut-il attendre gentiment l’heure du « sacrifice » et le «peloton d’exécution » ? Il faut se préparer sans délai à réagir massivement, non seulement contre le pouvoir, mais surtout contre les forces économiques qui l’ont mis en place et qui sont prêtes, comme en Grèce, à changer de cavalier et de monture, à la fois, pour donner le change.

Sachons-le : nous sommes tous des Grecs en puissance. Notre lutte est commune. Aussi, notre totale solidarité va aux travailleurs de Grèce en lutte et à ses organisations, le KKE et le Pame, qui sont aux premiers rangs du combat.

Jean LEVY

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, ps, romain, belgique, europe, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2010

18/02/10: La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires...

La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires



Au bord de la faillite, la Grèce détient en Europe un record qui plombe ses finances publiques : les dépenses militaires y sont les plus élevées de l'Union européenne (UE). Cette situation, reflet de l'état de conflit latent avec sa voisine, la Turquie, face à laquelle le pays est entraîné depuis des décennies dans une coûteuse course aux armements, est réexaminée à la lueur de la crise.


"On a vécu dans le surréalisme total", reconnaît le ministre adjoint de la défense, Panos Beglitis, dans un entretien au Monde. Des coupes sont annoncées, dans le cadre de la politique d'austérité lancée par le nouveau gouvernement socialiste de Georges Papandréou, à la demande la Commission européenne.

Le budget de la défense atteindra 6 milliards d'euros en 2010, en diminution de 6,6% par rapport à 2009. "Nous sommes le ministère le mieux engagé dans l'effort commun pour s'attaquer au déficit", se félicite M. Beglitis.

Rapportées au PIB, les dépenses militaires de la Grèce sont les plus élevées de l'UE et au deuxième rang de l'OTAN, après les Etats-Unis : 5 % de son PIB à la fin des années 1980, et encore 2,8 % aujourd'hui, contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l'OTAN. Le poids du secteur atteint un autre record : les personnels de la défense représentent 2,9% de la population active, contre 1,1% en moyenne dans l'OTAN.

"Avec la Turquie, la Grèce forme le couple archétypique de la course aux armements, explique Jean-Paul Hébert, économiste à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Quand l'un des deux pays achète 50 chars, l'autre en commande 60." Les deux pays figurent ainsi parmi les cinq plus gros importateurs d'armements dans le monde en 2008, avec l'Arabie saoudite, les Emirats et l'Inde.

Pour des raisons stratégiques, la Grèce a toujours diversifié ses fournisseurs d'armes - Etats-Unis, Israël, Russie, Allemagne en font partie. La France aussi : les achats de la Grèce dans le domaine de l'aéronautique (Mirage 2000, hélicoptères NH90 et missiles) en ont fait le troisième client de l'industrie de défense française au cours de la décennie écoulée. En 2008, ces livraisons ont atteint 261 millions d'euros.

La Grèce ne va pas jusqu'à abandonner la course. "On rationalise les dépenses mais pas aux dépens de la capacité militaire", précise M. Beglitis. Il rappelle les "provocations turques" depuis l'occupation de la partie nord de Chypre par l'armée turque en 1974 et le fait que la Turquie "viole toujours l'espace aérien grec".

Malgré la crise, des négociations sont en cours, notamment pour l'acquisition de frégates franco-italiennes Fremm (un contrat de 2 milliards d'euros). Mais, fin novembre, lors d'une rencontre avec son homologue français, le ministre de la défense s'était montré prudent sur l'avenir des programmes lancés par le précédent gouvernement. L'achat d'avions Rafale, en particulier, semble remis aux calendes. "A ce stade, dit au Monde le premier ministre, Georges Papandréou, nos problèmes budgétaires rendent difficile d'aborder ces perspectives."

Nathalie Guibert et Marion Van Renterghem

21:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias, crise | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2010

12/12/09: Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:46 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le tabou de la sortie de l'euro levé par la Grèce

 

 

 

Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce - Par Laurent Pinsolle

vendredi 11 décembre 2009

 Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce.

Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro

La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro, avec une dette également très importante. Résultat, elle paie aujourd’hui des taux à 10 ans de 5,77%, une prime de plus de 2 points par rapport à l’Allemagne, ce qui alourdit le fardeau de la dette.

Bref, le bénéfice de la convergence des taux du début de l’euro est un lointain souvenir. En revanche, la Grèce est aujourd’hui handicapée par l’inflation plus importante que la moyenne de la zone euro qu’elle a connu pendant les années 2000 et qui fait que les prix grecs ne sont aujourd’hui plus compétitifs, ce qui pénalise les exportations. Le pays se retrouve donc dans une situation très difficile entre sa perte de compétitivité et sa situation financière dégradée.

Comme il est clair que les autres pays ne viendront pas au secours de la Grèce, la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser ses exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une politique de déflation compétitive, à la manière des pays baltes, mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes.

Les vices de la monnaie unique

En fait, le cas grec montre malheureusement tous les travers de la monnaie unique. Les ayatollahs de l’intégration européenne essaient de soutenir que la monnaie unique nous a protégés, mais on se demande bien de quoi. Après tout, le PIB de la zone euro aura reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait des Etats-Unis, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Alors, bien sûr, la monnaie unique a évité des dévaluations entre pays membres de la zone euro. Mais cela aurait-il été un mal ? En effet, les Etats-Unis (et la Grande Bretagne) ont amorti la crise par la dépréciation de leur monnaie, ce qui rend leurs exportations plus compétitives et les importations moins intéressantes. L’absence de monnaie unique aurait sans doute permis à la France, l’Italie ou l’Espagne d’éviter de voir leur monnaie s’apprécier autant face au dollar ou à la livre…

Plus globalement, cet épisode montre une nouvelle fois que la zone euro n’est absolument pas une zone adaptée au partage d’une même monnaie. Les pays sont beaucoup trop différents, ce qui conduit à des effets pervers importants. La politique monétaire des années 2000 trouvait le moyen d’être à la fois trop restrictive et d’handicaper la croissance de la France et l’Allemagne tout en étant trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande, ce qui a fortement contribué à leur bulle immobilière.

La situation difficile de la Grèce, avec celles de l’Espagne et de l’Irlande montre les limites de cette construction artificielle qu’est la monnaie unique. Il y a donc fort à parier que la zone euro se délitera au fur et à mesure que ses effets pervers pousseront certains pays vers la sortie pour retrouver de l’air…

Source : blog de Laurent Pinsolle

tiré de Comité Valmy

21:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, euro, finances, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: France: taxe carbonne: le pouvoir sanctionné pour imposture: un fameux camouflet pour Sarko...

From: Olivier Bonnet
Sent: Wednesday, December 30, 2009 2:07 PM
Subject: Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

 

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

Une fois n'est pas coutume, nous buvons du petit lait ce matin, par exemple en lisant Libération, qui annonce La taxe carbonisée : "Le Conseil (constitutionnel, NdA) a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93% des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées. L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt." Une expression fait florès pour commenter cette nouvelle : tous les médias ne parlent que de "coup de théâtre". C'en est effectivement un, d'une certaine façon, parce que nos esprits se sont habitués à l'idée que les sarkozystes peuvent tout se permettre et que rien ne peut les en empêcher. En ce sens, la décision du Conseil constitutionnel crée la surprise. Pourtant, elle ne fait que relever l'évidence ! Nous l'écrivions le 3 novembre dernier Taxe carbone : pollueurs préservés, ménages pigeonnés : on est dans la grande tradition UMPiste de la tartufferie. Que vaut le principe du pollueur payeur lorsqu'on prend soin d'épargner les entreprises ? C'est ainsi, nous apprennent Les Echos, que "C'est bien plus discrètement que les députés et le gouvernement ont voté une série d'exonérations à la taxe carbone. Les transporteurs routiers ont ainsi obtenu un régime sur mesure. A l'origine, il était prévu que les donneurs d'ordre (Carrefour, Ikea, etc.) prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur était livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement leur ôtant toute charge financière. Et les routiers ne paieront toutefois pas à leur place : ils seront eux-mêmes partiellement exonérés, au moins quatre ans (à co2hauteur de 36% en 2010). Le manque à gagner pour l'Etat est d'au moins 300 millions d'euros annuels." Si l'on veut faire changer les comportements et diminuer les émissions de CO2, ne faut-il pas justement peser contre le recours aux transports routiers, si polluants ? Et pourquoi exempter les grandes enseignes de toute responsabilité, comme si la façon dont elles se font livrer ne les regardait pas ? On ne sache pas pourtant que la grande distribution soit dans la difficulté... Au nom de quoi ne participe-t-elle pas à l'effort taxe carbone ? Tout simplement en vertu du principe gouvernemental qu'on pourrait formuler comme suit : pourquoi rogner les marges des entreprises quand on peut faire payer les ménages ?

Et c'est là que le tour de passe passe tient du sublime, révélé par Mediapart sous la plume de Jade Lindgaard : "En dispensant de taxe les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an jusqu'en 2013. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat ! Principaux bénéficiaires, quelques grandes multinationales : Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge..." On ne va quand même pas mettre à contribution les multinationales, vous rêviez ! "Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier", précise l'article. Voilà donc une taxe dont l'objectif est de lutter contre la pollution et qui épargne... les plus gros pollueurs. Vous avez dit hypocrite et cynique ?

Le Conseil constitutionnel n'a donc fait, hier soir, que constater l'imposture du pouvoir, flagrante. N'espérons pas néanmoins que la haute assemblée en fasse une habitude : le transfert des charges des entreprises vers les ménages est au coeur de la politique sarkozyste dans tous les domaines : suppression de la Taxe professionnelle - validée, elle, par le Conseil -, financement de la Sécurité sociale, des retraites... Sur ces derniers sujets, il ne faudra pas compter sur les "sages" pour censurer le gouvernement, qui s'apprête pourtant à donner un nouvel et insupportable tour de vis. On ne coupera pas alors à une mobilisation massive dans la rue, sauf à accepter de se laisser tondre en bons moutons que semblent devenus les Français sous le joug de ce pouvoir.


Alter Info l'Information Alternative

15:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, sarkozy, finances, medias, taxes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2009

28/04/09: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE...

----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 28, 2009 10:18 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 

Sent: Tuesday, April 28, 2009 8:38 AM
Subject: Fw: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Avec cette info, ceux qui s'obstinent à vouloir  aller voter le 7 juin vont, au moins savoir, à quoi sert leur bulletin dans l'urne
mel
 
 
Sent: Monday, April 27, 2009 10:23 PM
Subject: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...


L'affaire pourrait paraître anecdotique. Mais à l'heure où l'on enregistre 3.500 demandeurs d'emploi supplémentaires chaque jour et où familles, Etat et collectivités publiques doivent se serrer la ceinture, elle est symbolique. En 2007, le Bureau du Parlement européen, la Commission des budgets et l’assemblée plénière du PE ont donné leur feu vert à la rénovation et l’extension du club de sport situé dans les locaux de l’institution à Bruxelles. Un ensemble piscine-Spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et le personnel de la maison. Le député vert Gérard Onesta, qui porte ce projet depuis 2006, essaye de tempérer : il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur", pour tout de même « 5,6 millions d’euros ». Et la moitié des bénéfices devrait être reversé aux institutions européennes par l’exploitant.
Pourtant, le projet que le vice-président écolo du Parlement européen décrit dans son rapport initial de 2006, annonce bien une "extension" du club de 46% de la surface actuelle, et il a tout d’un complexe comprenant piscine ronde avec nage à contre-courant et jets de massage, hammam, sauna, solarium, cabinets d’esthétique, ostéopathe etc…et ce pour un montant estimé à l’époque à 4 millions d’euros.
Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques eurodéputés soucieux des deniers publics en Commission des budgets, M. Onesta a réécrit un peu le projet dans lequel il n’est formellement plus question de «piscine », mais où il faut aller fouiller dans les annexes pour retrouver «les deux bassins de l’espace aquatique » ainsi que des spécifications techniques qui ne laissent aucun doute : ce n’est pas un vivier pour les homards à servir au restaurant des eurodéputés, mais bien un complexe aquatique. Entre temps, les coûts ont d’ailleurs plus que doublé : l’appel d’offres en cours porte sur un montant non plus de 4, ni de 5,6 mais de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage, soit 9,3 millions d’euros. Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné par appel d'offres. Le 18 février dernier, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat...après les élections ?



Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...

Il en est de la piscine des eurocrates comme de la Constitution européenne ou de la directive Bolkestein : lorsque surgit un « non », le projet revient maquillé sous une autre appellation.

1) Un projet controversé de complexe avec piscine, hammam, sauna et solarium dans l'enceinte du Parlement européen 

Début novembre 2006, le comité de gestion du centre de sport approuve un projet proposé par les services du Parlement, de réaménagement avec extension de 46% de la surface, gagnée sur des places de parking sous-terrain inutilisées. 

Le futur Centre de Sports rénové et étendu comporterait différentes zones :
-         une zone "Santé/Beauté" avec kinésithérapeute, ostéopathe, esthéticienne et solarium,
-         une zone "Gymnastique",
-         une zone "Squash",
-         une zone "Saunas"
-         une zone "Balnéo" comprenant une "piscine ronde" (avec système de "nage à contre-courant", "jets de massage"), "trois petits bassins à températures variées (frigidarium, caldarium et tépidarium)", un jacuzzi, deux hammams et un espace de repos.  

Le budget prévisionnel table alors sur un investissement d'environ 4 millions d'euros. 

Le projet est approuvé à l'unanimité par le Collège des Questeurs en sa réunion du 28 novembre 2006, puis transmis au Bureau du Parlement qui l'adopte le 13 décembre 2006, soulignant notamment  "la nécessité d'offrir aux députés et aux personnels des installations sportives correctes, de telles installations représentant un service ayant une dimension sociale et dans le domaine de la santé".

Le Bureau transmet ensuite ce projet pour examen à la Commission des Budgets du PE, où plusieurs députés s'insurgent : s'ils acceptent le principe d'une rénovation a minima du centre sportif, ils refusent toute idée d'extension et encore moins de piscine. 

2) L'idée revient camouflée sous l'expression "espace aquatique" avec "deux bassins de débordement" 

En mars 2007, l'eurodéputé vert Gérard Onesta rédige une nouvelle note - qui restera confidentielle plusieurs mois - dans laquelle la "zone balnéo" a formellement disparu. 

Il faut aller lire les annexes pour trouver l'expression «espace aquatique». La "piscine" n'est plus explicitement mentionnée, pas plus que la zone spa, hammam, sauna et solarium. 

En revanche les spécifications techniques relatives à l'hygiène sont aussi limpides que l'eau dans laquelle les députés et leur personnel vont pouvoir tremper : "deux bassins de débordement", filtration et traitement de l’eau, carrelage, séparation des « usagers déshabillés pieds nus » et du « public habillé » etc. 

3) Bureau, Commission des Budgets et Parlement donnent leur feu vert à "l'espace aquatique" pour 5,4 millions d'euros 

Le 6 juin 2007, le Bureau du Parlement "confirme son accord de principe" sur la base de cette présentation édulcorée - sans la "piscine" - et charge le Secrétaire général de lancer des appels d'offres pour le contrat de gestion du Centre sportif qui "devra être basé sur le principe d'autonomie financière", ainsi que pour l'exécution des travaux. L'opération est désormais estimée à 5,4 millions d'euros. 

Le 7 juin 2007, le Parlement européen, à la suite de la Commission des Budgets, accepte le projet par un vote à main levée en plénière, sous réserve de plus de précisions (la "piscine" avait suscité l'ire de plusieurs députés). 

Le 11 octobre 2007, après présentation de cette étude ayant camouflé la "zone balnéo" dans un "espace aquatique", la Commission des Budgets au PE renonce à bloquer le projet. 

4) Au terme du dernier appel d'offre, les travaux sont réévalués à 9,3 millions d'euros 

En novembre 2007, l'appel d'offres pour les travaux est en revanche déclaré infructueux "eu égard aux montants élevés des offres déposées". Pour la gestion du Centre, une société néerlandaise est retenue au terme de l’appel d’offres. 

La Commission européenne annonce alors son intention de participer financièrement au projet, à hauteur de 1,5 million d'euros. 

Un nouvel appel d'offres est lancé pour la réalisation des travaux de rénovation et d'extension, pour un montant de 7.835.093 euros auxquels s'ajoutent 1,35 million pour les études, pilotage et différents contrôles, soit 9,3 millions d'euros au total. 

"Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques"...

L’investissement doit être théoriquement « avancé » par le Parlement et la Commission européenne puis remboursée au fur et à mesure par l’exploitant sélectionné. Mais l’équilibre financier de cette opération sur fonds public est loin d’être garanti : le coût prévisionnel a été multiplié par plus de deux depuis l’origine, à 9,3 millions d’euros, avec entre-temps un appel d’offre infructueux justement en raison des montants élevés des offres. 

Quoi qu’il arrive, on voit mal comment les nouvelles installations dans les sous-sols du Parlement européen ne resteront pas en définitive à sa charge, intégralement ou partiellement. Dans son rapport de mars 2007 précité, le député Onesta tente de réfuter cet argument en affirmant sans rire qu’: « Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques liées aux cotisations sociales, aux traitements des maladies ainsi qu'à moins d'absentéisme au travail, ce qui permet d'économiser des sommes colossales»…  

5) Le 18 février 2009, la piscine marque une pause avant les élections européennes 

Le 18 février 2009, le dossier est de nouveau à l'ordre du jour du Bureau du Parlement européen se réunissant à huis clos.  

Il auditionne Gérard Onesta qu'il félicite pour la "remarquable qualité de son travail". S’agissant des nouvelles décisions qu’il doit prendre pour faire avancer le projet (conclusion du contrat d’exploitation avec l’entreprise sélectionnée, travaux d'extension etc), il annonce qu’il les reporte « à une prochaine réunion ».  

Selon une source directe, c’est bien l’impact symbolique de ce projet sur l’opinion publique, à quelques mois des élections européennes et dans un contexte de récession grave, qui a conduit le Bureau à marquer une pause. 

Christophe Beaudouin
http://www.observatoiredeleurope.com/Pendant-ce-temps-la,-les-eurocrates-font-trempette_a1131.html?PHPSESSID=55615d010e9ed6a8d2024f7c3ac9f517

 

21:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, silence, finances, medias, nomenklatura capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |