01/04/2010

01/04/10: SNCB: CHEMINS DE FER: privatisations: accidents,...

CHEMINS DE FER: Elisabeth Brindesi

 

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 9:47 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Elisabeth Brindesi


Elisabeth Brindesi   
Lundi 15 février 2010, deux trains SNCB entraient en collision près de Bruxelles. Bilan: 18 morts, 125 blessés. Erreur humaine, chuchote-t-on aussitôt dans les médias aux ordres... Les machinistes ont répliqué. Mardi 16 février, ils se sont mis en grève, paralysant une grande partie du pays. Et ils dénoncent: leurs conditions de travail, les économies imposées à tous les niveaux, le mépris des usagers.



L’an passé déjà, le 20 mai, les salariés de la SNBC se mettaient en grève, incriminant leurs paies insuffisantes et leurs conditions de travail. La grève fut un succès total, mais les chefs se sont moqués des gens de terrain. Et pour cause : la notion de service public leur est inconnue. La SNBC doit retrouver une rentabilité qu’elle a perdue. Elle a besoin d’être attractive car le gouvernement belge veut vendre ses chemins de fer, les introduire en bourse. Pour que l’entreprise revienne dans les chiffres noirs, tous les coups sont permis. Ce sont les cheminots et les voyageurs qui paient la facture. Parfois au prix de leur vie.

La France a échappé de peu à de graves accidents, exactement pour les mêmes raisons. Le 26 avril 2008, en raison d’un défaut de freinage, un train Veolia à traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h, évitant de peu la collision avec un train de voyageurs. Le 20 mai dernier, un train d’Euro Cargo Rail, dont le chargement était mal arrimé, est entré en collision avec un train fret de la SNCF. Le conducteur est blessé, le trafic a été interrompu durant douze heures.

Les conducteurs de trains français – sous couvert de l’anonymat ─ racontent que la pression des managers les pousse à souvent bâcler les procédures de sécurité. Ainsi, dans L’Humanité du 9 octobre dernier, un conducteur d’Euro Cargo Rail expliquait que pour gagner du temps certains de ses collègues n’effectuaient pas correctement les essais de freins de leur convoi.

Et en Suisse? Même marasme. On privatise à pas feutrés, parés de feuilles de vignes offertes par des lois votées sur mesure. L’évangile des CFF est déjà celui du marché. Gare aux employés et aux usagers. Cet été, le directeur Andreas Meyer (beau salaire) menace de mettre à l’amende les salariés en cas de retard des trains. L’automne passé, 54 emplois sont supprimés dans les gares de triages, 300 postes sont rayés de la carte début 2010. Les négociations salariales sont bloquées depuis décembre. Les usagers eux aussi en prennent plein la poire: grosses augmentations des tarifs en vue, alors que les trains sont déjà hors de prix… De quoi redevenir automobiliste. Ce n’est pas tout : des billets plus chers seront (sont déjà en fait) vendus aux pendulaires, c’est à dire à des travailleurs, des étudiants; ils ont le tort de voyager aux heures de pointes. Cinq francs de taxe supplémentaire sont perçus sur des billets internationaux. Reste ce que nous connaissons déjà : encombrement des trains, pannes, retard, suppression des wagons silence pour les deuxièmes classe. La Belgique préfigure ce qui nous attend : là-bas, des trains sont déjà supprimés, les wagons mal nettoyés, des gares abandonnées. C’est vrai, les CFF ont proposé quelques innovations, par exemple une cadence de 30 minutes sur le réseau principal. Mais ce n’est rien par rapport au stress et aux risques que subissent ceux qui travaillent, les cheminots, et ceux qui paient, les usagers. Nous passons deux fois à la caisse : une fois pour les billets et une fois avec nos impôts. Avec les privatisations, ce sera pire car l’Etat (donc nous) risque fort d’assumer les parties non rentables du rail.

Puisqu’on est dans le glauque, restons-y. Ulrich Gygi, exécuteur des basses œuvres de la privatisation à la Poste, arrive sur le rail. Privatiser, ça il sait. En fait ce n’est pas sorcier, le modèle est partout le même : on débite l’entreprise en morceaux, on transfère dans ces portions découpées une série d’activités. Puis on décrète que ces entités sont désormais indépendantes les unes des autres, sur le plan comptable comme sur celui de la productivité. En clair, chaque élément (appellés généralement unités) fonctionne comme une société anonyme dont le but est de faire du fric. Ainsi dépecé, un service public – les CFF par exemple ─ est facile à vendre à des actionnaires suisses ou étrangers.

Que la droite salive à l’idée des privatisations est normal. Malheureusement les partis «de gauche» (Verts et Socialistes) que les média écoutent, ainsi que les syndicats, les associations de défense des citoyens ou de la nature, ne s’opposent pas ouvertement à toute privatisation. C’est inquiétant. Mais nous, usagers et cheminots, nous pouvons réfléchir à des alternatives concrètes à la vente de nos services publics. Nous devrons bien, un jour, le plus vite possible, mettre en œuvre des stratégies efficaces pour contrer ces voleurs de biens communs. Et de démocratie.

 

Source: Combat.ch

 

Tiré d'Investig'Action

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, suisse, silence, medias, information, sncb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/02/2010

10/02/10: LETTRE DU MAIRE COMMUNISTE D ECHIROLLES...

Sent: Wednesday, February 10, 2010 4:44 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] LETTRE DU MAIRE COMMUNISTE D ECHIROLLES

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article97945

http://www.palestine-solidarite.org/lettre.Renzo_Sulli.040210.htm

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-lettre-du-maire-communiste-d-echirolles-44667841.html

Réponse du maire communiste d'Echirolles, qui justifie le voile de sa conseillère municipale

En réponse à la lettre d'une de ses administrées protestant contre le port du voile d'une des élues au Conseil Municipal dans le cadre de ses fonctions, le Maire d'Echirolles (38) lui a envoyé une missive...

Lettre de Renzo Sulli, Maire d'Echirolles

Je vous remercie de votre courrier qui soulève une question très importante : celle du combat pour la laïcité, qui est et doit rester le socle inébranlable de notre République. Vous le savez, j'en suis un ardent défenseur et je partage donc complètement vos positions sur le sujet.

Mais la laïcité n'est ni un acquis définitif, ni donné à chacun de nous à la naissance. Elle est le fruit d'un modèle culturel dans lequel nous baignons dès notre enfance et qui nous fait adhérer à ses valeurs. Au-delà de cette éducation, nous en mesurons en grandissant et dans la pratique tous les effets bénéfiques, ceux qui nous protègent de l'intransigeance, qui permettent aux hommes et aux femmes de garder leur libre arbitre, aux peuples d'échapper à certaines guerres.

La laïcité n'est jamais un acquis définitif et le combat pour sa protection et son développement doit être quotidien et vigilant.

Que faire alors de ces Français, venus d'ailleurs, imprégnés d'autres cultures et traditions et qui n'ont pas eu la chance d'être les héritiers de 1789, et bien plus tard de la loi 1905. 111 ans pour convaincre le peuple de France du bien fondé de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Certains d'entre eux ne veulent pas en entendre parler et préfèrent rester dans leur approche religieuse de la société, voire se radicalisent.

D'autres commencent à « s'ouvrir », font les pas qu'ont eu à faire nos grands-pères, en France comme dans le reste de l'Europe pour enfin adhérer à ces valeurs.

D'autres enfin s'engagent davantage pour revendiquer le droit de vivre dans une République laïque (même en restant croyants par ailleurs), ils mesurent la liberté qui s'ouvrent ainsi à eux, celle que certains de leurs ancêtres avaient pu déjà connaître dans une période trop éphémère de l'Andalousie musulmane et éclairée.

Ils font ce chemin, agissent auprès de nous, militent dans les associations et confortent leur confiance en notre modèle laïque.

Besma Mechta est de ceux-là. Elle est engagée depuis plusieurs années dans la vie associative. Elle est très investie dans Cité Plurielle. Elle a rejoint enfin le groupe communiste et partenaires de la ville. Elle est par ailleurs écrivain public à titre bénévole.

Elle se présente dans tous ses engagements comme une militante laïque, renvoyant à la sphère privée sa pratique religieuse.

Pour tous ceux et celles qui hésitent encore, qui attendent un signe de nos institutions pour conforter leur choix, elle est un symbole. Pas celui d'un retour en arrière, mais bien celui d'un pas en avant. Elle montre qu'on peut être laïque et musulmane. Elle doit servir d'exemple, pour ouvrir la porte à tous les autres. Si nous ne le faisons pas, nous renverrons des millions de musulmans à un repli identitaire et communautaire. En le faisant, nous leur offrons un autre modèle identitaire qui les respecte et leur permet d'avancer. Sans jamais renier notre engagement laïc, toujours clairement affirmé.

Alors certes, il lui reste un turban sur la tête et non pas un voile, cet espèce de « fichu » ou de foulard que portaient encore nos grands-mères il n'y a pas si longtemps par tradition. Laissons le tomber tout seul. Demain, j'en suis convaincu, beaucoup d'autres nous rejoindront pour s'intégrer enfin comme français laïcs, croyants ou non. La laïcité aura alors gagné une nouvelle victoire.

Quant à l'aspect plus politique de votre courrier, je voudrais vous faire part des réflexions suivantes.

Depuis 30 ans que la gauche dans son ensemble prône l'intégration des personnes d'origine étrangères (sans avoir par ailleurs tenu ses promesses notamment celle du droit de vote aux élections locales) avez-vous constaté une baisse du communautarisme et un repli du fait religieux de cette population ? Non, c'est le contraire qui s'est passé, faute pour cette population d'être acceptée à participer à notre république.

C'est sur ce terrain de la non intégration, et de la discrimination à l'emploi, sociale, et politique dont souffre cette population, qu'ont prospéré les idées rétrogrades, le repli identitaire et religieux, et que la condition des femmes et des jeunes filles s'est dégradée.

Pour « soulager » les populations du poids religieux, quelle est votre proposition ? et à qui s'adresse-t-elle ? Aux seuls musulmans ou aussi aux autres religions comme la religion catholique par exemple ?

Cette dernière est toujours contre l'IVG, la contraception ou le divorce. Leurs représentants sont pourtant présents à tous les postes de notre république dans les assemblées d'élus nationales ou locales. Alors certes ça ne se voit pas, les femmes ne couvrent plus leurs cheveux comme le faisaient avant leurs mères ou leurs grands-mères.

Pour les musulmans la solution serait simple et hypocrite jusqu'au bout, ne choisir que des hommes qui eux n'ont pas de couvre-chefs traditionnels. Une bonne façon sans doute d'améliorer la condition des femmes.

Pensez-vous vraiment que c'est en continuant à exclure les personnes qui font le pas de la laïcité que nous permettrons à la laïcité d'avancer.

Nous autres occidentaux nous sommes prompt à donner des leçons de démocratie et d'émancipation aux autres peuples de la terre, sans que ne nous effleure jamais l'idée du temps qu'il nous a fallu pour y parvenir, et que nous ne leur reconnaissons pas, l'idée que peut-être il leur appartenait de tracer eux-mêmes leur chemin pour y parvenir. Gardons toujours à l'esprit comment « notre modèle de développement » a finalement affamé l'Afrique et favorisé par la même, la radicalisation des religions dans certains pays.

Je ne dirais jamais de Benhazir Bhutto qui continuait à porter le voile en certaines circonstances qu'elle était un symbole de l'oppression des femmes ; ni des militantes Marocaines, Tunisiennes, Algériennes ou d'Afrique noire plus généralement du droit des femmes qu'elles sont traîtres à leur cause parce qu'elles continuent à respecter certaines traditions tout en poursuivant leur combat.

Continuons d'exiger un 20 sur 20 à notre examen de laïcité, et continuons à faire avancer le fait religieux. La laïcité n'est pas un dogme, c'est un combat ! Je crois que vous le partagez.

Aussi, en évitant toute confusion, je vous invite à aider ceux qui s'engagent sur ce chemin et qui serviront de modèles aux autres, plutôt que de les stigmatiser.

Le jour où faute d'avoir réussi cette ouverture et cette intégration nous ne serons plus qu'un « village d'irréductibles gaulois » gardiens du dogme, peut-être serons-nous restés purs et durs et fiers de l'^etre, mais notre monde aura fait un grand pas en arrière.

20:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, france, romain, belgique, euro-dictature, silence, medias, islam, foulard | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: France: taxe carbonne: le pouvoir sanctionné pour imposture: un fameux camouflet pour Sarko...

From: Olivier Bonnet
Sent: Wednesday, December 30, 2009 2:07 PM
Subject: Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

 

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

Une fois n'est pas coutume, nous buvons du petit lait ce matin, par exemple en lisant Libération, qui annonce La taxe carbonisée : "Le Conseil (constitutionnel, NdA) a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93% des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées. L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt." Une expression fait florès pour commenter cette nouvelle : tous les médias ne parlent que de "coup de théâtre". C'en est effectivement un, d'une certaine façon, parce que nos esprits se sont habitués à l'idée que les sarkozystes peuvent tout se permettre et que rien ne peut les en empêcher. En ce sens, la décision du Conseil constitutionnel crée la surprise. Pourtant, elle ne fait que relever l'évidence ! Nous l'écrivions le 3 novembre dernier Taxe carbone : pollueurs préservés, ménages pigeonnés : on est dans la grande tradition UMPiste de la tartufferie. Que vaut le principe du pollueur payeur lorsqu'on prend soin d'épargner les entreprises ? C'est ainsi, nous apprennent Les Echos, que "C'est bien plus discrètement que les députés et le gouvernement ont voté une série d'exonérations à la taxe carbone. Les transporteurs routiers ont ainsi obtenu un régime sur mesure. A l'origine, il était prévu que les donneurs d'ordre (Carrefour, Ikea, etc.) prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur était livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement leur ôtant toute charge financière. Et les routiers ne paieront toutefois pas à leur place : ils seront eux-mêmes partiellement exonérés, au moins quatre ans (à co2hauteur de 36% en 2010). Le manque à gagner pour l'Etat est d'au moins 300 millions d'euros annuels." Si l'on veut faire changer les comportements et diminuer les émissions de CO2, ne faut-il pas justement peser contre le recours aux transports routiers, si polluants ? Et pourquoi exempter les grandes enseignes de toute responsabilité, comme si la façon dont elles se font livrer ne les regardait pas ? On ne sache pas pourtant que la grande distribution soit dans la difficulté... Au nom de quoi ne participe-t-elle pas à l'effort taxe carbone ? Tout simplement en vertu du principe gouvernemental qu'on pourrait formuler comme suit : pourquoi rogner les marges des entreprises quand on peut faire payer les ménages ?

Et c'est là que le tour de passe passe tient du sublime, révélé par Mediapart sous la plume de Jade Lindgaard : "En dispensant de taxe les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an jusqu'en 2013. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat ! Principaux bénéficiaires, quelques grandes multinationales : Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge..." On ne va quand même pas mettre à contribution les multinationales, vous rêviez ! "Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier", précise l'article. Voilà donc une taxe dont l'objectif est de lutter contre la pollution et qui épargne... les plus gros pollueurs. Vous avez dit hypocrite et cynique ?

Le Conseil constitutionnel n'a donc fait, hier soir, que constater l'imposture du pouvoir, flagrante. N'espérons pas néanmoins que la haute assemblée en fasse une habitude : le transfert des charges des entreprises vers les ménages est au coeur de la politique sarkozyste dans tous les domaines : suppression de la Taxe professionnelle - validée, elle, par le Conseil -, financement de la Sécurité sociale, des retraites... Sur ces derniers sujets, il ne faudra pas compter sur les "sages" pour censurer le gouvernement, qui s'apprête pourtant à donner un nouvel et insupportable tour de vis. On ne coupera pas alors à une mobilisation massive dans la rue, sauf à accepter de se laisser tondre en bons moutons que semblent devenus les Français sous le joug de ce pouvoir.


Alter Info l'Information Alternative

15:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, sarkozy, finances, medias, taxes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2009

05/10/09: Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe...

 


C' est en EURO-DICTATURE capitaliste ...
RoRo

From: Crer
Sent: Monday, October 05, 2009 4:31 PM
 
 
Subject: (Crer-News-2) Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe

Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe
 
Traqués, maltraités, privés de tous leurs droits et détenus dans des camps de transit, les immigrés en France vivent une situation indigne qui les place à la lisière de l'humanité. Ce pays qui fut terre d'asile et des droits de l'Homme s'est mué en champion de la chasse à l'homme. Fodé Roland Diagne, responsable syndical et porte-parole des Sans-papiers de Lille raconte le calvaire des immigrés.
 

Le mirage de l'Europe s'est transformé en enfer pour bon nombre d'Africains qui ont tenté l'odyssée à la quête d'une existence meilleure. L'Europe frappée de plein fouet par une crise multiforme se barricade et durcit sa législation sur l'immigration. La France, grâce à son rôle prépondérant dans cette Europe en construction, a pesé de tout son poids pour faire adopter des lois restrictives à l'encontre des immigrés. La maltraitance subie par le jeune sénégalais Massamba Seck en Espagne n'est pas un cas isolé. C'est le lot quotidien de beaucoup d'africains qui vivent en Europe. Des victimes anonymes que la presse occidentale a choisi de taire.

 

Selon, Fodé Diagne, « la chronique des Sans-papiers en France est aussi jalonnée d'actes de mauvais traitements qui se dénombrent par centaines. Parfois, les expulsés sont menottés, scotchés et drogués. D'ailleurs, il y a des gens qui sont morts au cours de leur expulsion. Je ne saurais donner de chiffres mais, il existe des cas connus de mauvais traitement subis par des immigrés en France. C'est par exemple, le cas du jeune ressortissant malien qui est mort dans un camp de détention. On note également dans le camp de Vincienne des traitements inhumains qui ont obligé des Sans-papiers en détention à entamer une action de résistance en mettant le feu dans leurs cellules. Ce qui pouvait se solder par mort d'homme ».

 

En 2007, des Sans-papiers en grève de la faim sont jetés hors des hôpitaux, à même le sol. Durant cette grève, des infirmiers avaient arraché les perfusions pour obliger les Sans-papiers à interrompre leur grève. Une action qui est en totale contradiction avec leur serment d'Hippocrate. L'immigré travaillant en France paye des impôts directs sur l'habitat et le revenu. Et malgré cela, son droit d'existence légale n'est pas respecté. Toute une série d'actions qui peuvent être rangées dans le registre d'actes de mauvais traitements.

 

Cette situation est rendue drastique par l'avènement de Nicolas Sarkozy. La politique de quotas qu'il a initiée est qualifiée par le mouvement des Sans-papiers « de politique de chasse à l'homme ». Car les quotas chiffrés fixés à l'avance induisent forcément des stratégies de traque pour atteindre les objectifs fixés. Ce qui d'ailleurs pose un réel problème parce que l'essentiel des reconductions concerne les étrangers venus des pays de l'Est, qui recevaient chacun 300 euros en guise de compensation. Ces ressortissants européens sont, pour l'essentiel, des citoyens de pays membres de l'Union européenne. De ce fait, ils peuvent revenir quand ils veulent, parce que l'espace Schengen garantit la liberté de circulation.

 

C'est pourquoi, de l'avis de M. Diagne « cette politique des chiffres est non seulement inefficace, mensongère, en plus elle contribue à grever le budget national ». Ce mode de lutte contre l'immigration politique de chasse à l'homme et de traque abominable a été dénoncé même au sein de la police. C'est le cas du commissaire de police Laurent Cathie qui a tiré la sonnette d'alarme sur cette politique qui ne cadre pas avec les principes d'un Etat de droit.

 

DES TECHNIQUES DE PIEGE

La politique de la traque induit nécessairement l'utilisation des techniques de piège comme les lettres qu'on envoie aux Sans-papiers en utilisant l'adresse de l'association à laquelle ils sont affiliés pour défendre leurs droits. Quand ils se rendent à la convocation, ils sont mis aux arrêts dans les centres de détention.« Dans les écoles, des enfants de trois à quatre ans sont retenus en otage par la police pour appâter leurs parents en situation irrégulière. Aujourd'hui, on sait que la police pratique des arrestations ciblées qui consistent à prendre un jour pour ne contrôler que des asiatiques, le lendemain les noirs, le surlendemain les maghrébins et ainsi de suite. Toutes ces méthodes viennent contredire la loi française qui condamne le contrôle de faciès. C'est quelque chose d'intolérable dans un pays de liberté comme la France. Face à la montée en puissance de l'islamophobie et du racisme, on note un certain repli identitaire, défensif des minorités », constate M. Diagne.

 

L'EUROPE EN DECADENCE

Devant cette avalanche de lois restrictives, beaucoup d'observateurs dénotent une certaine décadence d'une Europe qui a imposé sa culture, ses lois et sa technologie au reste du monde. Cette analyse est partagée par Fodé Diagne qui estime que les progrès se font ailleurs dans le monde. « L'Europe qui a été un modèle de démocratie est aujourd'hui en régression sur le plan économique, social, politique. Ce qui constitue des signes de décadence comme on l'a noté dans l'histoire des grands empires. Aujourd'hui, c'est l'Asie qui est en train de devenir le moteur économique et l'Amérique a fait un pas de grand par l'élection d'un noir à la Présidence ». Après avoir condamné de manière incisive la politique européenne, notamment française, Fodé Diagne ne manque pas de s'indigner de la passivité des autorités africaines.

 

Quand le Parlement européen a adopté l'année dernière une loi autorisant la mise en détention d'immigrés y compris d'enfants mineurs pour une durée de 6 mois, seuls les présidents Hugo Chavez du Venezuela, Evo Morales de la Bolivie et Raphael Corréa de l'Equateur ont montré leur indignation en envoyant une lettre de protestation aux chefs d'Etat européens. Alors que la majorité des immigrés d'Europe est africaine. Face à ce silence inquiétant et coupable des présidents africains, Fodé Diagne n'a pas manqué de manifester toute son indignation. Un avachissement qui s'explique par les sommes importantes qu'ils reçoivent au nom de la lutte contre l'immigration. Les chefs d'Etats africains, en n'acceptant ces « deal », ont préféré troquer la dignité humaine à des biens matériels.

L'impossible politique d'assimilation

Nous sommes dans une phase de transition où il existe deux symboles qu'il faut voir. D'abord le premier symbole, c'est l'élan de solidarité qui s'est manifesté lors des intempéries dans le département du Nord de la France où des Sans-papiers du Sud ont récolté de l'argent pour aller le remettre aux sinistrés, qui sont des Français de souche. Par ricochet, ces victimes ont soutenu à maintes reprises les marches des Sans-papiers. Le deuxième symbole, c'est l'expulsion de ces derniers de la Bourse du travail de Paris par des syndicalistes.

 

Donc, il y a deux visions qui s'entrechoquent. D'un côté, il existe un mouvement des travailleurs qui cherchent une unité pour faire reculer les mesures prises par le pouvoir et le patronat et, en même temps, la menace de la scission, qui est en train de saper la cohésion des mouvements sociaux. Pour le moment, on ne sait pas ce que cela va donner. Soit ce sera une sorte de fascisation de la société française, soit on trouvera des voies et moyens dans l'unité pour donner un coup d'arrêt à cette menace.

L'assimilation est une politique coloniale qui a échoué dans les colonies. Elle a créé une élite complètement déracinée alors qu'elle est rejetée par les peuples colonisés dans leur majorité. Cette même politique d'assimilation est actuellement défendue par une partie de la classe politique notamment, Nicolas Sarkozy. La véritable équation est de savoir comment cette politique qui a échoué dans les anciennes colonies parviendra -t-elle à s'imposer aux enfants de la deuxième, troisième et quatrième génération ?

 

Baye Makébé SARR

Source ; http://www.lagazette.sn/spip.php?article690

 

 



CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, europe, democratie, silence, liberte, medias, dictature, euro-dictatue | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/09/2009

28/09/09: L'homme de la CIA à l'Elysée ...

Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...
RoRo
 
 

From: <Xarlo@aol.com>
Sent: Monday, September 28, 2009 4:15 PM
To: <Xarlo@aol.com>
Subject: Vous allez le haïr... j'en serais désolé... ouais, bon !!


L'homme de la CIA à l'Elysée; j'ai l'impression que la personne est aussi 
méprisable que le politicien...
 
***************
 
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à  notre personnage principal, Nicolas
Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un  noble catholique hongrois, Pal
Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après  avoir fuit l'Armée rouge, et d'
Andrée Mallah, une roturière juive originaire de  Thessalonique. Après avoir
eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le  couple divorce. Pal
Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate,  Christine de Ganay,
dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline).  Nicolas ne sera pas
élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille  recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir  co-fondé
le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante 
carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la 
plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée
 nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en  cause. Aux
États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation 
criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du  trafic
de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French  connexion
» qu'Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions 
parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef 
mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est
 autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool
 Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union
corse  », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence
de  l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy  se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay,
laquelle se lie alors avec  le n°2 de l'administration centrale du
département d'État des États-Unis. Elle  l'épouse et s'installe avec lui en Amérique.
Le monde étant petit, c'est bien  connu, son mari n'est autre que Frank
Wisner Jr., fils du précédent. Les  fonctions de Junior à la CIA ne sont pas
connues, mais il clair qu'il y joue un  rôle important. Nicolas, qui reste
proche de sa belle-mère, de son demi-frère et  de sa demi-sœur, commence à se
tourner vers les États-Unis où il « bénéficie »  des programmes de formation
du département d'État.
À la même période, Nicolas  Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
fréquente d'autant plus rapidement  Charles Pasqua que celui-ci n'est pas
seulement un leader national, mais aussi  le responsable de la section
départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982,  Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant
inscrit au  barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage
est Charles  Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des
amis corses de ses  mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à
Vico, et imagine de  corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » :
Sarkozi.
L'année  suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de
son  bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant,  Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
poursuit une liaison  cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de
télévision français  de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la
connaissance en célébrant leur  mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double
vie dure cinq ans, avant  que les amants ne quittent leurs conjoints
respectifs pour construire un nouveau  foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques  Chirac,
Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de  séduire
Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit 
officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues.  La
rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En  1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François 
Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier 
ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense
alors  former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle
et  Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à
son «  ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux,
Charles  Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main
sur la  marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses
autres  activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en
Afrique  francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël
et devient  officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est
ministre du  Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris  la succession de Paul Wolfowitz
comme responsable de la planification politique  au département de la Défense.
Personne ne remarque les liens qui l'unissent au  porte-parole du
gouvernement français.
C'est alors que reprend au sein du  parti gaulliste la tension que l'on
avait connu trente ans plus tôt entre les  gaullistes historiques et la droite
financière, incarnée par Balladur. La  nouveauté, c'est que Charles Pasqua
et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy  trahissent Jacques Chirac pour se
rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape.  Le conflit atteindra son apogée
en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera  contre son ex-ami Jacques
Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu.  Surtout, suivant les
instructions de Londres et de Washington, le gouvernement  Balladur ouvre les
négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des  États d'Europe
centrale et orientale, affranchis de la tutelle  soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont  près de s'
entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur  tente
de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la 
double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort,
les  juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés.
Mais  Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La  traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient  Nicolas Sarkozy à
distance. L'homme se fait discret durant cette longue  traversée du désert.
Discrètement, il continue à nouer des relations dans les  cercles
financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une  procédure de
divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour  témoins les
deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le  plus riche
du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank  Wisner Jr. et ses collègues de la CIA
planifient la destruction du courant  gaulliste et la montée en puissance
de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois  temps : d'abord l'élimination de
la direction du parti gaulliste et la prise de  contrôle de cet appareil,
puis l'élimination du principal rival de droite et  l'investiture du parti
gaulliste à l'élection présidentielle, enfin  l'élimination de tout
challenger sérieux à gauche de manière à être certain  d'emporter l'élection
présidentielle.
Pendant des années, les médias sont  tenus en haleine par les révélations
posthumes d'un promoteur immobilier. Avant  de décéder d'une grave maladie,
il a enregistré pour une raison jamais élucidée  une confession en vidéo.
Pour une raison encore plus obscure, la « cassette »  échoue dans les mains d'
un hiérarque du Parti socialiste, Dominique  Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du  promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire,
ils ouvrent une boîte de  Pandore. La principale victime des affaires
successives sera le Premier ministre  Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume
seul toutes les infractions  pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la
voie libre à Nicolas Sarkozy pour  prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position  pour contraindre Jacques Chirac à le
reprendre au gouvernement, malgré leur  haine réciproque. Il sera en
définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce  poste, il contrôle les préfets et
de le renseignement intérieur qu'il utilise  pour noyauter les grandes
administrations.
Il s'occupe aussi des affaires  corses. Le préfet Claude Érignac a été
assassiné. Bien qu'il n'ait pas été  revendiqué, le meurtre a immédiatement été
interprété comme un défi lancé par  les indépendantistes à la République.
Après une longue traque, la police  parvient à arrêter un suspect en fuite,
Yvan Colonna, fils d'un député  socialiste. Faisant fi de la présomption d'
innocence, Nicolas Sarkozy annonce  cette interpellation en accusant le
suspect d'être l'assassin. C'est que la  nouvelle est trop belle à deux jours du
référendum que le ministre de  l'Intérieur organise en Corse pour modifier
le statut de l'île. Quoi qu'il en  soit, les électeurs rejettent le projet
Sarkozy qui, selon certains, favorise  les intérêts mafieux.
Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu  coupable, il a
toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été  trouvée contre
lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant  être
condamné que de révéler ce qu'il sait.
Nous révélons ici que le préfet  Érignac n'a pas été tué par des
nationalistes, mais abattu par un tueur à gage,  immédiatement exfiltré vers l'Angola
où il a été engagé à la sécurité du groupe  Elf. Le mobile du crime était
précisément lié aux fonctions antérieures  d'Érignac, responsable des réseaux
africains de Charles Pasqua au ministère de  la Coopération. Quand à Yvan
Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy  depuis des décennies et
leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle  affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent
mensongèrement  plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au
Luxembourg, chez  Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas
Sarkozy. Il porte  plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection
présidentielle, le  Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne  cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux  listings ont été mis en circulation par des membres
de la Fondation  franco-américaine [5], dont John Negroponte était président
et dont Frank Wisner  Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et
que nous révélons ici,  c'est que les listings ont été fabriqués à Londres
par une officine commune de  la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner
Jr. est également  administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis  en examen,
assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie  politique. La
voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à  neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'
adhésion au parti  socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer
de nouveaux  militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur
carte. Parmi eux,  au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des
militants du Parti  trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur
Pierre Lambert). Cette  petite formation d'extrême gauche s'est historiquement
mise au service de la CIA  contre les communistes staliniens durant la
Guerre froide (Elle est l'équivalent  du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les
néoconservateurs aux USA [6]). Ce  n'est pas la première fois que les «
lambertistes » infiltrent le Parti  socialiste. Ils y ont notamment placé deux
célèbres agents de la CIA : Lionel  Jospin (qui est devenu Premier ministre)
et Jean-Christophe Cambadélis, le  principal conseiller de Dominique
Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont  organisées au sein du Parti socialiste pour désigner
son candidat à l'élection  présidentielle. Deux personnalités sont en
concurrence : Laurent Fabius et  Ségolène Royal. Seul le premier représente un
danger pour Sarkozy. Dominique  Strauss-Kahn entre dans la course avec pour
mission d'éliminer Fabius au dernier  moment. Ce qu'il sera en mesure de faire
grâce aux votes des militants «  lambertistes » infiltrés, qui portent leur
suffrages non pas sur son nom, mais  sur celui de Royal.
L'opération est possible parce que Strauss-Kahn est  depuis longtemps sur
le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il  donne des cours à
Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université,  Condoleezza Rice
[8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et  Condoleezza Rice remercieront
Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du  Fonds monétaire
international.
Premiers jours à l'Élysée
Le soir du second  tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts
de sondages annoncent  sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un
bref discours à la nation  depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à
tous les usages, il ne va pas  faire la fête avec les militants de son parti,
mais il se rend au Fouquet's. La  célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui
était jadis le rendez-vous de «  l'Union corse » est aujourd'hui la
propriété du casinotier Dominique Desseigne.  Il a été mis à disposition du
président élu pour y recevoir ses amis et les  principaux donateurs de sa campagne.
Une centaine d'invités s'y bousculent, les  hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le  président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités.
Conduit en  Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65
mètres de  son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque
Rothschild.
Enfin,  Nicolas Sarkozy est investi président de la République française.
Le premier  décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais
pour autoriser  les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier
les machines à  sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y 
retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse
et  des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient 
porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur  quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de  l'Élysée. C'est l'ancien
bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol,  secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un
associé-gérant de la Banque  Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de  l'ancien directeur de
l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut  relevé de ses
fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. 
Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les 
annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du 
Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien 
n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner  Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président
Bush pour  l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit
nommé ministre  des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire
: l'indépendance du  Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la
France.
Kouchner a  débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG
humanitaire. Grâce aux  financements de la National Endowment for Democracy, il a
participé aux  opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d
'Oussama Ben Laden  et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le
retrouve dans les années 90  auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine.
De 1999 à 2001, il a été Haut  représentant de l'ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du  président Hamid Karzaï, l'
Afghanistan est devenu le premier producteur mondial  de pavot. Le suc est
transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air  Force à Camp
Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les  hommes d'Haçim Thaçi
qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement  aux États-Unis
[10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations  illégales de
la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date  de Bernard
Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré  les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son  gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde,
ministre de l'Économie et  des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux
États-Unis où elle a dirigé le  prestigieux cabinet de juristes Baker &
McKenzie. Au sein du Center for  International & Strategic Studies de Dick
Cheney, elle a co-présidé avec  Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a
supervisé les privatisations en  Pologne. Elle a organisé un intense lobbying
pour le compte de Lockheed Martin  contre les l'avionneur français Dassault
[11].
Nouvelle escapade durant  l'été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune
et leurs enfants se font offrir  des vacances états-uniennes à Wolfenboroo,
non loin de la propriété du président  Bush. La facture, cette fois, est
payée par Robert F. Agostinelli, un banquier  d'affaires italo-new-yorkais,
sioniste et néo-conservateur pur sucre qui  s'exprime dans Commentary, la revue
de l'American Jewish Committee.
La  réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous
le nom  américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le
n°2 de la  CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur
d'un nouveau  fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de
gestion de  portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité
personnelle  particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et
gère les  principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de  popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'
un de ses  conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de
détourner  l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'
annonce du divorce  avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami
Edouard de  Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour
de grève générale.  Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre
avec l'artiste et  ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa
liaison avec le  président est officialisée et le battage médiatique couvre à
nouveau les  critiques politiques. Quelques semaines encore et c'est le
troisième mariage de  Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde
Agostinelli (l'épouse de  Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de
cabinet d'Edouard Balladur devenu  associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour  voir à qui ils ont affaire ?
 
Thierry Meyssan
[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir  », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] « Quand le  stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire,  10 septembre 2001
[3] L'Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed,  2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, 
Flammarion, 1999.
[5] « Un relais des États-Unis en France : la French  American Foundation
», par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril  2007.
[6] « Les New York Intellectuals et l'invention du néo-conservatisme », 
par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Le responsable US du  renseignement, Irving Brown en personne, a
revendiqué avoir lui-même recruté et  formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter
contre les staliniens alors qu'ils  militaient chez les lambertistes pour,
cf. Éminences grises, Roger Faligot et  Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The
Origin of CIA Financing of AFL Programs » in  Covert Action Quaterly, n° 76,
1999. Il importe d'éviter une interprétation  anachronique : leur engagement
au service des USA est celui d'atlantistes durant  la Guerre froide. Au-delà,
il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un  rôle central dans l'
engagement de Paris au sein de l'OTAN pour bombarder  Belgrade, pourtant allié
traditionnel de la France. De même, il importe d'éviter  les fausses
équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne  s'est pas
développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste  (note
modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).
[8] « Dominique  Strauss-Kahn, l'homme de « Condi » au FMI », par Thierry
Meyssan, Réseau  Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note  d'information du Réseau
Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] « Le gouvernement  kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth,
Horizons et débats, 8 avril  2008.
[11] « Avec Christine Lagarde, l'industrie US entre au gouvernement 
français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] « L'honorable Frank Carlucci  », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire,
11 février 2004.
[13] « Les liens  financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le
Carlyle Group, une  affaire d'initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et
9 février 2004.Thierry  Meyssan

21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, france, romain, euro-dictature, silence, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/05/2009

07/05/2009: Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President ...

[romain : paix_socialisme_communisme] Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President


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roger.romain a écrit :
>
>
>
>
> *From:* Saka-saka
> *Sent:* Thursday, May 07, 2009 10:14 AM
> *Subject:* Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President
>
>
> *undoigtsarko.jpgSouriez vous êtes filmés !*
>
> Pour ses deux passés au Château, nous souhaitons un bon anniversaire
> républicain à notre bien aimé Président. Il va falloir s'habituer à ce
> type de flagornerie, le "Plus grand", le "Plus éclairé", le "Père de
> la Nation", la France change, les réformes passent...
>
> Hey ! Les Keumettes et les Keums, faut pas jouer les vierges
> effarouchées. On rappelle à tous ceux qui sont allés mettre un
> bulletin dans l´urne façon loucedé, que s´il n´a recueilli qu´un
> cinquième des suffrages au premier tour de la présidentielle, n´en
> déplaise aux sondeurs qui, le doigt en permanence où il ne faut pas,
> tentent de nous enfler cependant que le pouvoir nous enfume par en
> haut, l´Empereur a été conduit au Château moyennant un score quasi
> plébiscitaire 53%, sur une des plus grosses participations de ces 30
> dernières années. Alors pouet pouet camembert. On a voté, maintenant,
> soit on se bat et bien, soit on ferme sa gueule et on va bosser... Enfin
> si on a du boulot...
>
> A la Feuille de Manioc on a entendu dire récemment de la part d´un
> institut de doigté à troufions, TNS pour ne pas le nommer, que 65% de
> nos concitoyens étaient mécontents de l´action de l´Empereur. Bigre!
> Le pouvoir répond que l´heure n´est pas au bilan, au cas où vous
> auriez oublié que Napoléon a été plébiscité pour faire des réformes
> pendant 5 ans. Analyse; vous n´avez encore rien vu, le meilleur est à
> venir. Avec la crise en sus... Mhhhh ! Ca va être bon! Bien fait pour
> l´opinion qu´on a enfilée. Parce qu´une élection présidentielle ce
> n´est pas un vote de la Star-ac; «si vous aimez toto, tapez «1», si
> vous votez pour tata, tapez «2». Non dans la vraie vie, il y a de
> vrais bulletins de salaires, lorsqu´on en a, sinon du vrai chômage
> bien réel, de vrais problèmes de pouvoir d´achat, lorsqu´on peut
> prétendre acheter, de vrais problèmes de santé lorsqu´on est pas déjà
> mort d´avoir bossé toute sa vie le pif dans l´amiante, du sang
> contaminé, du chikungunya, de la grippe porcine dont le virus est
> humain, et d´autres conneries du même genre dont les media-pravda nous
> rebattent les oreilles pour congédier notre intelligence. Et nous
> consentons à ces vacances... Alors pouet pouet camembert.
>
> *
> Tas de grincheux*
>
> Donc, bien fait pour l´opinion qui o-pine sur TF1, la boîte à faire du
> cerveau disponible, et surtout UMP-compatible pendant qu´on l´enfile.
> Car il faut bien qu´on nous explique d´où vient le contingent des
> déçus du sarkozysme. C´est quoi cet abcès dans l´opinion? Tous ces
> gens qui ont confondu le moment du vote pour exprimer leurs petits
> ressentiments contre l´autre? Leur voisin, ce fonctionnaire,
> privilégié avec la sécurité de l´emploi; le cheminot de la SNCF, ce
> profiteur qui empêche les français qui travaillent d´aller produire de
> la richesse pour la Nation; ces infirmières, les grincheuses de
> l´hôpital qui coûte trop cher, car c´est bien connu, soigner les
> citoyens c´est une charge en comptabilité, ce n´est surtout pas un
> investissement...; l´école irréformable qui alourdit les charges des
> entreprises, car là aussi c´est bien connu, dépenser pour l´école
> c´est comme pour la sécurité sociale, c´est une charge et non un
> investissement humain, or il suffirait que les chiffres changent de
> colonne; l´immigré clandestin, ce polygame-musulman avec ses trois
> femmes et ses 32 enfants qui touche 30.000 euro par mois d´allocations
> sans rien foutre, qui bénéficie de la CMU! Heureusement qu´on a eu
> Hortefeux, maintenant il y a le reître Besson, il fait la même chose,
> mais doucement... C´était ça les réformes non? Et toutes ces charges
> encore insupportables qui pèsent encore trop lourd sur les entreprises
> de Medef, sur le revenu et le patrimoine des français les plus riches,
> obligés de passer des journées entières à jongler avec les comptes et
> les flux financiers entre les îles Caïman et Monaco pour échapper aux
> limiers communistes du fisc, alors qu´il se verraient mieux à faire un
> parcours de golf ou trinquer au Fouquet´s; Ces banquiers qu´on aide
> pas assez, ces stock-options qu´on assassine... Hein? Tous ces pauvres
> français à plaindre...
>
> Pour une fois qu´on a un Président honnête, qui fait ce qu´il a dit
> avant la campagne, et dit ce qu´il nous a fait après l´avoir fait,
> faut pas charrier non plus! Nous devrions tous être heureux! *LFDM*.

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, france, democratie, elections, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/03/2009

08/03/09: du Comité Valmy ...

----- Original Message -----
To:
Sent: Sunday, March 08, 2009 5:27 PM
Subject: nouveautés sur le site du Comité Valmy

      Comité Valmy    www.comite-valmy.org      info@comite-valmy.org

                                                                                      NOUVEAUTÉS

  OTAN, UNION TRANSATLANTIQUE...  FACE A LA MENACE AMÉRICAINE: AGIR  Claude Beaulieu
  
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article194

   5ème COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS
  
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article193

   FIDEL CASTRO: DES CHANGEMENTS SALUBRES AU CONSEIL DES MINISTRES
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article192
   
    ABSTENTION POPULAIRE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES communiqué du PRCF
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article191

    COUP DE FORCE CONTRE UN TRÉSOR, LA SUISSE   Par Hélène Nouaille
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article190

    UN PEU DE COURAGE, CAMARADES! NE NOUS LAISSONS PAS VOLER NOTRE NON Par M C Burricand
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article189

    VILLEPIN: CE SERAIT UNE FAUTE DE REVENIR PLEINEMENT DANS L'OTAN
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve34

    PAS D'ISKANDER A KALININGRAD SI WASHINGTON RENONCE A L'ABM EN EUROPE 
    Selon le Ministre russe de la Défense
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve33

11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, otan, usa, euro-dictature, europe, france, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/02/2009

18/02/2009: La France sous le joug de l'empire israélo-américain...

La France sous le joug de l'empire israélo-américain. François Costes - À lire ou relire
 
François Costes
26/01/09  
La France sous le joug de l'empire israélo-américain.

 
Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui menace sérieusement l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ?
 
[1] NICKY AU PAYS D'ARIK
 

 "J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai."
 
 Nicolas Sarkozy
 Discours de politique étrangère
 Conférence des ambassadeurs
 27 août 2007
 

En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. (1/01)
 
En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de la France'. A sa sortie d'un entretien avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien de l'époque lui avait publiquement lancé : 'Je suis certain que vous avez bien conscience de
 faire partie de nos amis.' Une petite phrase destinée à montrer que Sarkozy, à ses yeux, incarnait bien une vraie rupture avec Jacques Chirac. (...) Lors de ce voyage, [Sarkozy] confiait à Libération, depuis l'esplanade des mosquées, vouloir 'bien évidemment se rendre très bientôt dans les territoires palestiniens'. Il avançait la date de 'février ou mars 2005'. Il ne s'y est finalement jamais rendu." (1/02)
 
Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy a tissés depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli
 en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (....) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." (1/03)
 
En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Nicolas Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". (1/04) En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre
 israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." (1/05)
 
Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club
 raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en oeuvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." (1/06)
 
Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "Au lendemain d´une conférence de presse donnée à Paris par Nicolas Sarkozy au cours de laquelle il exprimait sa vision de la politique extérieure française, Guysen Israël News apprenait qu´un timbre israélien à l´effigie du candidat UMP avait été créé par son comité de soutien en Israël. À l´origine de cette initiative originale, Sylvain Semhoun délégué élu UMP Israël, et conseiller élu à l´assemblée des Français de l´étranger. 'Il s´agit d´un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d´Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l´anniversaire de N. Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l´on peut désormais trouver dans les postes israéliennes' indique S. Semhoun, (...) qui revendique par ailleurs être celui qui représente
 officiellement Sarkozy en Israël." (1/07)
 
Mieux encore, il est possible que Sarkozy ait été recruté il y a plus de 20 ans par les services secrets israéliens : "Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection [présidentielle], tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une 'note de synthèse' de deux pages. Son titre : 'L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme.' Au-dessus, un pseudo-logo de la 'DGSE'. (...) Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion
 israélien. 'Trois citoyens français prédisposés à collaborer' auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du 'réseau'. En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le 'jeune et prometteur' Sarkozy, le 'quatrième homme du Mossad'. Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine)." (1/08)
 
Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France). (1/09)
 
Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de la Ve République'. (...) Le chef de l'opposition nationaliste, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, de son côté, qu'il se considérait comme 'un ami personnel' de Nicolas Sarkozy 'depuis cinq ou six ans'. Les deux hommes se sont côtoyés lorsqu'ils
 occupaient tous les deux les fonctions de ministre des finances. 'Nous nous parlons régulièrement au téléphone', a affirmé à la radio le chef du Likoud." (1/10)
 
En mai 2007, le soir même de son élection à la présidence de la République, Sarkozy, en apparence porté par "un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation", lançait son projet d'union méditérranéenne : "Le temps est venu de bâtir au centre une Union méditérranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a soixante ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerrannée." Mais l'habile orateur s'abstenait de révéler ses véritables objectifs : "Emporté par son élan, Nicolas Sarkozy oeuvre à la création d'une nouvelle organisation intergouvernementale : l'Union pour la Méditerrannée (UPM). Une fausse bonne idée dont personne ne veut à l'exception du mouvement sioniste et des chefs d'entreprise en quête de protections politiques. Car derrière les beaux discours, le président français tente de réorganiser l'Union européenne autour d'un
 tandem franco-anglais et en ouvrant la porte à Israël, bien que ce pays ne respecte pas le droit international." En mars 2008, "le Forum de Paris, une association créée par l'ancien président de Radio Shalom, Albert Mallet, et liée à TF1 et à Marianne, [organisait] un colloque haut de gamme sur le projet d'Union pour la Méditérranée. Parmi les orateurs, on retrouve (...) surtout l'ambassadeur André Azoulay (représentant officieux du roi du Maroc) et l'ambassadeur Elie Barnavie (représentant d'Israël). On y célèbre l'identité transméditerranéenne et l'on se gargarise avec le 'processus de paix israélo-palestinien' pour mieux faire l'impasse sur la nature du régime sioniste, la longue errance des réfugiés palestiniens au Proche-Orient, l'apartheid en Israël et dans les territoires occupés, la torture, les guerres expansionnistes, l'annexion des fermes libanaises de Chebaa et du plateau syrien du Golan." (1/11)
 
A l'automne 2007, lors d'une visite peu couverte par les grands quotidiens parisiens, le premier ministre israélien était reçu à l'Elysée : "C´est donc par des termes dithyrambiques que la rencontre au sommet entre Ehoud Olmert et Nicolas Sarkozy, qui s´est déroulée ce 22 octobre, a été décrite par l´entourage du premier ministre israélien. Qualifié d´extraordinaire et d´historique, l´entretien entre les deux hommes a conforté la relation entre les deux pays qui semblent désormais pouvoir tout se dire sans craindre la langue de bois. (...) Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que 'pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres'. L´élection de N. Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes. (...) Ce matin, le Premier
 ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l´honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l´Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d´honneur, avant de retrouver le chef de l´État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu´il 'existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord'. (...) À l´issue de plus d´une heure de déjeuner, N. Sarkozy a raccompagné E. Olmert sur le perron de l´Élysée en lui donnant une longue et chaleureuse accolade. (...) Après avoir rencontré son homologue français
 François Fillon, et le ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, Ehoud Olmert a clôturé cette première journée parisienne par une rencontre avec les membres du CRIF à l´occasion d´une réception." (1/12)
 
En novembre 2007, on apprenait que la France allait subventionner l'industrie militaire israélienne : "Le secrétaire d'Etat français chargé du commerce extérieur, Hervé Novelli, a participé à la Sixième conférence pour l'exportation et la coopération internationale organisée par les services du Premier ministre israélien le 1er novembre 2007 à Tel-Aviv. Ce déplacement a été l'occasion de préparer le rapprochement entre Israël et la France qui devrait prendre forme lors d'une visite du président Nicolas Sarkozy en mai 2008, puis avec la participation d'une unité de Tsahal au défilé militaire du 14 juillet (...). M. Novelli était accompagné d'une importante délégation, incluant notamment Lionel Stoléru, président de la Chambre de commerce France-Israël et chargé de mission auprès du président de la république. (...) Il a annoncé (...) la création d'un Fonds commun d'investissements pour l'innovation qui pourrait être
 doté de 100 millions d'euros. Compte tenu de la situation particulière de l'Etat hébreu, la recherche développement commune devrait porter sur des projets à usage militaire. Dès lors, [ce fonds] serait un soutien indirect à l'armement israélien. (...) Défenseur systématique de la politique des Etats-Unis, Hervé Novelli est l'une des rares personnalités politiques françaises a avoir approuvé aussi bien l'invasion de l'Irak par les Anglo-Saxons que l'attaque du Liban par Israël." (1/13)
 
Les relations entre Paris et Tel-Aviv seraient ainsi devenues des plus intimes : "En répondant à l'invitation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), mercredi 21 novembre [2007], David Martinon a fait d'une pierre deux coups. Le porte-parole de l'Elysée a pu défendre sans peine la position déjà enviable du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, auprès d'une partie de la communauté juive. Et il en a également profité pour soigner son image de candidat UMP aux élections municipales dans la ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), qui abrite une vie communautaire active, et où le président de la République l'a intronisé, le 30 septembre. Devant un auditoire qui était dans l'ensemble acquis à la politique de M. Sarkozy, M. Martinon a rappelé les positions du chef de l'Etat dans la lutte contre l'antisémitisme et son engagement auprès d'Israël, deux dossiers cruciaux aux yeux des représentants du CRIF. 'Le terme
 de "lune de miel" n'est pas trop fort pour caractériser les relations franco-israéliennes', a assuré le porte-parole de l'Elysée, insistant à plusieurs reprises sur la singularité des positions du président envers Israël au sein de la classe politique française." (1/14)
 
En décembre 2007, alors que les médias français suivaient de près la visite en France de Muammar Khadaffi en diabolisant au mieux le président lybien, Nicolas Sarkozy accueillait, plus discrètement, Benjamin Netanyahu. A l'occasion de cette rencontre "très amicale", le premier sayanim de France laissait savoir qu'il partageait entièrement les estimations des services du renseignement israéliens quant à la menace nucléaire iranienne, - sans tenir compte de la publication, quelques jours auparavant, des conclusions des principales agences officielles américaines infirmant cette prétendue menace. (1/15) Dans la foulée, Sarkozy confirmait qu'il se rendrait en Israël en mai 2008 pour fêter le soixantième anniversaire la fondation de l'Etat sioniste. (1/16) Le même jour, Netanyahu, accompagné du général Moshe Yaalon, était reçu à Paris dans les locaux de la Maison du Barreau par l'association France-Israël et par Avocats Sans
 Frontières, ce qui montrait "une fois de plus, la complicité généralisée dont bénéficient les étrangleurs de la Palestine de la part des institutions françaises, qu´il s´agisse du gouvernement, de sa police, ou de l´Ordre des Avocats." (1/17)
 
En janvier 2008, après Ehoud Olmert, puis Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy recevait officiellement Ehoud Barak. Alors que l'Etat juif imposait un blocus total de la bande de Gaza avec de désastreuses conséquences pour la population palestinienne, le ministre de la défense israélien pouvait, au cours de cette visite, s'exprimer librement dans Le Figaro, le quotidien pro-sarkozyste et pro-sioniste de Serge Dassault, et affirmer qu'il n'y avait "pas de crise humanitaire à Gaza". (1/18)
 
En février 2008, Sarkozy continuait à soutenir publiquement Israël, cette fois-ci lors d'un dîner au bois de Boulogne : "Nicolas Sarkozy sera l'invité d'honneur du prochain dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 13 février 2008, invitation habituellement réservée au Premier ministre, a-t-on appris mercredi auprès du CRIF. François Fillon sera lui aussi invité, tout comme de nombreux membres du gouvernement, mais c'est au chef de l'Etat qu'il reviendra de prononcer un discours, a indiqué à l'AFP Haïm Musicant, directeur-général du CRIF. Selon M. Musicant, c'est Richard Prasquier, président du CRIF, qui a tenu à inviter le président de la République. M. Prasquier fait partie de la délégation qui accompagne actuellement M. Sarkozy aux Etats-Unis. (...) Ce sera le vingt-troisième dîner du CRIF, qui a lieu chaque début d'année au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne (XVIe),
 en présence de nombreuses personnalités politiques, religieuses et diplomatiques. (...) La tradition veut que le président du CRIF fasse un discours, auquel répond le représentant de la République." (1/19)
 
Devant les invités du CRIF, Sarkozy déclarait ne plus vouloir serrer la main de ceux qui refusent l'existence d'Israël : "Interpelé sur la menace nucléaire iranienne et la sécurité d'Israël par le président du CRIF, Nicolas Sarkozy a précisé les positions françaises. Se présentant comme un 'ami d'Israël', le président a rappelé que 'la France ne transigerait pas avec la sécurité' de l'Etat juif. (...) 'Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël, a-t-il affirmé sous les applaudissements." (1/20) "Il a aussi annoncé son souhait de voir confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, à la rentrée 2008, dans le cadre de la lutte contre l'antisémitisme. Cette proposition suscite un accueil réservé de la part des enseignants.. Le syndicat UNSA-SE la qualifiait jeudi matin 'd'ânerie morbide'." (1/21)
 
Ce dîner au bois de Boulogne fut un succès incontestable pour l'internationale sioniste : "Le traditionnel dîner du CRIF, rendez-vous annuel obligé de la classe politique française toutes tendances confondues, de l´intelligentsia, des représentations diplomatiques, des dignitaires religieux des principales religions et des personnalités éminentes de la communauté, a battu le 13 février tous les records d´affluence. Plus de 1000 invités se pressaient dès 19h, allée de Longchamp, à l´entrée du Pavillon d´Armenonville. La présence exceptionnelle du chef de l´Etat, Nicolas Sarkozy et de la quasi totalité des membres du gouvernement réunis autour du Premier ministre, François Fillon et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, donnait un lustre prestigieux à cet événement retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision françaises et étrangères. Arrivé vers 19h30, le président Sarkozy, tout droit rentré d´un
 voyage officiel en Guyane, a été accueilli par le président du CRIF, Richard Prasquier, entouré des membres du Bureau Exécutif. Après un cocktail comme toujours animé, les discours, très attendus, de Richard Prasquier et de Nicolas Sarkozy ont constitué le clou de cette soirée présentée par le directeur général du CRIF, Haïm Musicant, comme ayant un caractère exceptionnel. (...) A propos d´Israël, le président réaffirme : 'Je suis un ami d´Israël'. Et il en donne une preuve d´actualité : 'J´ai voulu que la première visite d´Etat d´un président étranger en France soit celle que va effectuer en mars prochain, Shimon Peres'. Et encore : 'La France souhaite de toutes ses forces l´entrée d´Israël dans la Francophonie'. (...) A son tour, le président de la République est chaleureusement applaudi par un public conquis. Il est bien entendu impossible de citer les nombreuses personnalités présentes au Pavillon
 d´Armenonville. Outre les membres du gouvernement, les représentants éminents de la plupart des partis politiques, les dignitaires religieux, les dizaines d´ambassadeurs dont ceux de Tunisie et du Maroc, très entourés, on pouvait croiser des vedettes de la chanson comme Régine ou Rika Zaraï et des hommes de plume, tels Marek Halter. Compte tenu du succès remporté cette année, nul doute que le prochain dîner du CRIF devra compter sur la pérennisation du cap mythique des 1000 invités." (1/22)
 
Comme le note Thierry Meyssan, qui dirige le Réseau Voltaire, le discours de Sarkozy au pavillon d'Armenonville a confirmé un profond changement de la politique étrangère française : "Nicolas Sarkozy a présenté aux responsables et aux invités du CRIF la nouvelle politique israélienne de la France. (...). L´importance du propos a échappé aux éditorialistes français, mais pas aux chancelleries étrangères qui s´interrogent sur les fondements idéologiques et les conséquences d´un tel bouleversement. (...) Contrairement à son intitulé, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n´est pas -ou plutôt n´est plus- représentatif de tous les juifs de France. Si, à l´époque où il était présidé par l´avocat Théo Klein, il apportait un soutien critique à l´État d´Israël, il s´est aujourd´hui transformé en simple courroie de transmission du mouvement sioniste. Désormais, il lutte contre
 la République française, accusant d´'assimilationnisme' les juifs républicains héritiers de la Révolution et de l´abbé Grégoire. Il agit comme un lobby à l´américaine et entretient d´ailleurs des liens étroits avec l´AIPAC et l´AJC aux États-Unis. De 2001 à 2006, il était présidé par le banquier Roger Cukierman, secrétaire général de la financière Rothschild, qui en a considérablement durci ses positions. Il est aujourd´hui présidé par le cardiologue Richard Prasquier, également lié à la dynastie Rothschild. Le dîner annuel du CRIF s´est progressivement imposé comme un événement mondain parisien. S´y montrer, c´est manifester son soutien à Israël et laisser entendre que l´on bénéficie soi-même de l´appui de ce lobby. Compte tenu de l´influence supposée de cette organisation, tout ce qui compte d´opportunistes en politique fait donc des pieds et des mains pour y être invité, quitte à payer
 chèrement sa place, car cette soirée de gala n´est pas gratuite. Si des parlementaires et des membres du gouvernement s´y bousculent, le président de la République ne s´y rend jamais car sa fonction lui interdit d´apporter un soutien ostensible à quelque groupe de pression que ce soit. François Mitterrand a cependant dérogé une fois à cette règle (en 1991) pour des motifs électoralistes qui ne sont pas à son honneur. Nicolas Sarkozy, quant à lui, revendique au contraire d´user et d´abuser de sa fonction de président de la République pour favoriser ses amis. Ayant déjà honoré de sa présence les réunions de divers lobbys, il pouvait bien participer à celle du CRIF. C´est donc devant un millier d´invités acquis au sionisme, ou feignant de l´être, dont la quasi-totalité de son gouvernement, que Nicolas Sarkozy a défini la nouvelle politique israélienne de la France. L´événement était retransmis en direct sur
 la chaîne parlementaire et sur la chaine d´opinion Guysen TV. En effet en vertu du principe du deux poids deux mesures, alors qu´Al-Manar a été interdite en France par crainte de voir importer dans le pays les conflits du Proche-Orient, Guysen TV -qui a les mêmes caractéristiques, mais au service de l´occupation israélienne- a par contre été autorisée. (...) Nicolas Sarkozy, quant à lui, opère une rupture avec ses cinq prédécesseurs. Il imagine restaurer le parti colonial, non plus dans une rivalité entre Français et Anglo-Saxons, mais au sein d´un empire transatlantique en formation, où la classe dirigeante commune aux États-Unis et à l´Union européenne ambitionne d´exercer collectivement une domination globale. Dans cette perspective, l´année 2008, qui correspond au 60ème anniversaire de la proclamation unilatérale d´indépendance de l´État d´Israël, devrait être celle d´un rapprochement spectaculaire
 entre Paris et Tel-Aviv. (...) En politique étrangère, la rupture sarkozyenne est donc beaucoup plus vaste qu´on ne le perçoit.. Elle remet en cause les idéaux de la Révolution française. Il n´est pas sûr que les Français l´acceptent car il est des ruptures qui sont des trahisons." (1/23)
 
En mars 2008, c'était Shimon Peres, le président israélien, qui venait dîner à l'Elysée. En l'accueillant, Carla Bruni-Sarkozy, elle-même d'origine juive, déclarait "avoir ressenti une grande émotion" pour cet "homme exquis". (1/24) L'hebdomadaire Paris Match, un des moteurs de la machine de propagande israélo-américaine dans l'Hexagone, révélait aussi que le chef cuisinier du palais présidentiel avait, à la demande d'un rabbin, "recouvert tous les plans de travail d'aluminium pour que les repas servis ce soir soient casher." Parmi les convives venus se régaler, pendant que la bande de Gaza crevait de faim, "d'asperges vertes et blanches sur un râpé de truffes" suivies "d'un filet de barbue aux morilles accompagné d'un risotto au parmesan", on notait Alexandre Arcady-Brachlianoff, Maurice Benguigui, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé, Jean-Pierre El-kabbach, André Glucksmann, Marek Halter, Arno Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Serge
 Klarsfeld, Bernard Kouchner, Claude Lanzmann, Ivan Levaï, Daniela Lumbroso, Serge Moati, Eshkol Nevo, Bar Refaeli, Simone Veil et Joseph Zimet.
 
Shimon Peres se rendra aussi au Salon du livre qui se tenait à Paris du 14 au 19 mars 2008 et dont l'invité d'honneur était... Israël. (1/25) Certains des auteurs juifs officiellement invités par le quai d'Orsay refuseront cependant de participer à l'évènement : "A chaque édition du Salon du livre de Paris, le ministère des Affaires Etrangères et le Centre national du livre invitent une quarantaine d´écrivains du pays invité d´honneur avec les autorités du pays concerné. Ensemble, ils décident de la liste des invités. Cette année, le choix s´est porté sur 40 auteurs de fiction (roman, poésie, bande dessinée et littérature jeunesse), privilégiant les écrivains de langue hébraïque traduits et publiés en français qui vivent en Israël. (...) Le poète israélien Aharon Shabtai nous fait savoir qu´il a décliné l´invitation qui lui était faite (...). Aharon Shabtai, qui ne cache pas le dégoût que lui inspire la
 politique colonialiste et raciste du gouvernement israélien, a fait savoir à l´attaché culturel de l´ambassade d´Israël à Paris, ainsi qu´au journal Haaretz, qu´il ne participerait pas à ce qu´il considère un 'événement de propagande' en faveur d´Israël." (1/26)
 
En mai 2008, Sarkozy s'affichait au Trocadéro en compagnie du ministre israélien des affaires étrangères : "Un concert de plein air pour célébrer le 60ème anniversaire d´Israël a réuni dimanche soir à Paris des milliers de personnes, dans une ambiance mêlant musique et politique, en présence du président Nicolas Sarkozy et Tzipi Livni. Le chef de l´Etat français a reçu Livni au palais de l´Elysée, avant de se rendre pour une brève visite de courtoisie à la tribune d´honneur de ce concert dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel. Livni est montée sur scène pour rendre hommage à son hôte, qui affiche ouvertement son amitié pour l´Etat hébreu. 'Partageons le bonheur de voir l´amitié retrouvée entre nos deux pays', a déclaré Livni, faisant implicitement allusion aux positions par le passé souvent jugées pro-arabes de Paris. Livni a salué 'le président Sarkozy, qui représente avec tant de courage les
 valeurs du monde libre'. Le président français est attendu pour une visite officielle en Israël en juin. Dans un message vidéo diffusé à la foule qui agitait sous une pluie intermittente de nombreux drapeaux israéliens, Shimon Peres a rendu hommage à l´appui de la France pour la création du jeune Etat en 1948." (1/27) A cette occasion, le quotidien Le Monde ouvrait ses colonnes à Maurice Lévy, PDG de Publicis, qui pouvait y clamer : "Israël est un pays ami né dans les souffrances, la douleur et les drames, sur sa terre d'origine et il est somme toute assez normal de manifester son amitié, comme on le fait pour un proche qui fête un évènement heureux." (1/28)
 
Un mois plus tard, on apprenait qu'Israël négociait son intégration à l'Union européenne depuis un an, - soit depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy : "Le président du groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique, Francis Wurtz, a adressé [le 11 juin 2008] une lettre à de hauts responsables européens pour leur demander des éclaircissements au sujet de négociations secrètes que mènerait depuis une année l´UE avec Israël suite à une demande de ce pays de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´UE. Cette lettre rendue publique hier est adressée, selon l´APS qui a rapporté l´information, au président Sarkozy, au président de la commission européenne Manuel Barroso et au haut représentant de la politique étrangère de l´UE Javier Solana (...) : ' Permettez-moi de m´adresser à vous au sujet d´un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à
 l´évidence, une clarification urgente. Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l´Union européenne et les dirigeants de l´Etat d´Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l´impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´Union européenne ! Selon certaines sources, il semblerait qu´Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l´UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l´UE au sein de l´ONU
 ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l´économie, les finances, l´énergie, l´environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l´enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël... J´ajoute que l´on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l´année dernière ; qu´un "groupe de réflexion" s´est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu´une seconde réunion s´est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n´en ait été donnée à la représentation parlementaire de l´Union !'" (1/29) "En avril 2002, la majorité du Parlement européen avait relayé la demande des associations de soutien au peuple palestinien en adoptant une résolution pour la suspension de l´accord de coopération entre
 l´Union européenne et Israël en application de la clause 'droits de l´homme' de cet accord. L´objectif de ce vote était de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu´il respecte ses engagements et se conforme aux lois internationales et aux droits de l´homme. Ni le Conseil des ministres, ni la Commission européenne n´avaient voulu appliquer cette décision pour ne pas mécontenter Israël. Plus de six ans après, la situation s´est considérablement aggravée dans la région ; les Palestiniens subissent le blocus, une répression de plus en plus violente, des atteintes permanentes aux libertés fondamentales de se déplacer, d´étudier, de se soigner, sans oublier la construction du 'mur de la honte' et la poursuite de la colonisation. (...) Cette situation catastrophique ne semble pas émouvoir les gouvernements occidentaux, ni les autorités européennes. Bien au contraire ! L´Etat israélien continue à bénéficier
 d´un soutien total qu´il considère comme un encouragement à poursuivre la même politique d´occupation et de répression. (...) Des négociations se déroulent actuellement dans le plus grand secret (sans consultation, ni information du Parlement européen et des parlements nationaux) sur la base 'd´un cahier de revendications' soumis par le gouvernement israélien fin 2007 concernant ses relations avec l´Union européenne. [Israël] n´a pas hésité à demander à participer comme observateur aux réunions du Conseil des ministres et à être intégré dans les mécanismes communautaires dans les domaines politique, économique, de sécurité, de régulation et de gestion du marché intérieur ainsi que dans l´essentiel des programmes communautaires. Il souhaite être membre de toutes les agences spécialisées et participer aux travaux de normalisation. Il demande aussi à être intégré dans les travaux internes sur les marchés des
 capitaux et les services financiers dont il fait un 'thème clé' significatif de la 'revalorisation' souhaitée. Sa participation devrait concerner les énergies renouvelables, les transports, les médias, la jeunesse, l´enseignement supérieur et la culture. Pour les politiques de l´emploi et les politiques industrielles, il se 'contenterait' d´une concertation structurée. Bien entendu, ce statut spécial devrait s´accompagner d´une structure parlementaire conjointe. (...) La mise en oeuvre de ce 'statut spécial' pour Israël au sein de l´Union européenne prolonge les récentes décisions du gouvernement français. En janvier 2008, il a signé avec Israël un accord de reconnaissance mutuelle qui permettra aux sociétés israéliennes d´intégrer la Bourse française sans avoir été soumis aux vérifications de régulateurs. Cet accord boursier pourrait être étendu à toute l´Union européenne." (1/30)
 
En juin 2008, moins de six mois après sa dernière visite officielle, Ehoud Barak revenait à Paris pour rencontrer les ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense). Le Monde ouvrira ses colonnes au ministre de la défense israélien avec une longue interview réalisée par Alain Frachon et Natalie Nougayrède et parue sous le titre : "L'Iran est un défi pour le monde". Mais ces deux journalistes n'interrogeront pas Barak sur l'arsenal d'armes de destruction massive, à la fois nucléaires, chimiques et biologiques, amassées par l'Etat juif : pas un mot sur le centre de Nes Ziona ou sur le réacteur de Dimona ; silence total sur les révélations pourtant anciennes de Mordechai Vanunu ou sur celles, elles très récentes, de Jimmy Carter, qui a estimé publiquement à 150 le nombres d'armes nucléaires détenues par Israël ; pas une mention des sous-marins livrés par l'Allemagne, qui seraient équipés de missiles
 américains à tête atomique et qui se trouveraient le long des côtes africaines... Ils laisseront le champ libre à Barak, qui affirmera : "L'Iran est un défi pour le monde entier. Je ne peux concevoir un ordre mondial stable si l'Iran est autorisé à devenir nucléaire. Non pas parce qu'il lâcherait immédiatement un engin nucléaire sur un voisin, mais parce que ce serait la fin de tout traité de non-prolifération. (...) Nous vivons dans un environnement rude, qui n'a rien à voir avec l'Europe de l'Ouest. Un endroit où il n'y a pas de pitié pour les faibles et pas de deuxième chance pour ceux qui ne peuvent se défendre. Nos prophètes ont dit qu'à la fin des temps l'agneau et le lion s'allongeraient l'un à côté de l'autre, mais aussi longtemps que les agneaux doivent être remplacés régulièrement, nous préférons être le lion." (1/31)
 
Le 22 juin 2008, avec quelques semaines de retard, le président Sarkozy effectuait son premier voyage officiel en Israël : "Jérusalem est en effervescence. Dans la chaleur de l'été, la Ville sainte attend l'évènement politico-mondain de l'année. Le président Shimon Pérès doit accueillir, ce dimanche, Nicolas et Carla Sarkozy à leur arrivée à l'aéroport Ben Gurion. Ehoud Olmert et son gouvernement au grand complet y sont convoqués : un traitement d'honneur jusque-là réservé aux présidents américains. En recevant pour la troisième fois un président de la République française en soixante ans d'existence, Israël se prépare, pour la première fois, à accueillir un dirigeant considéré sans aucune réserve comme un ami. (...) Sous le charme, les médias israéliens multiplient les évocations de ses racines juives. 'Les années de méfiance sont oubliées, nous travaillons en pleine confiance', se réjouit un responsable
 israélien. (...) Shimon Pérès donnera lundi soir un grand dîner en l'honneur du couple présidentiel français dans sa résidence de Jérusalem, auquel la chanteuse franco-israélienne Shirel a été invitée à se produire. 'Nous avons convié 240 personnes, raconte Ayalet Frish. Mais Carla et Nicolas Sarkozy ont beaucoup d'admirateurs en Israël et la moitié du pays nous a téléphoné pour assister au dîner. C'est comme la ruée vers l'or.' (...) Nicolas Sarkozy vient pour célébrer le soixantième anniversaire d'Israël, souligne Mark Regev, le porte-parole du premier ministre, Ehoud Olmert. Les malentendus du passé sont derrière nous.' Marquant l'importance qu'il accorde à sa visite d'Etat, Sarkozy sera accompagné de Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, mais aussi d'un aéropage de 'people' comme Enrico Macias ou Arthur, et enfin de Laurence Parisot, la patronne du Medef, à la tête d'une délégation d'hommes
 d'affaires. (...) L'Etat hébreu espère tirer tout le bénéfice de sa relation de confiance retrouvée avec la France au moment où cette dernière s'apprête à présider l'UE. 'Nous attendons de la France qu'elle négocie vite et bien des mesures concrètes visant à développer les liens entre l'UE et Israël,' explique un responsable israélien. (...) Le point d'orgue de la visite sera le discours de Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien. Dans un entretien au quotidien Yedioth Ahronoth, le président de la République en a donné un aperçu. 'Ceux qui appellent, de manière scandaleuse, à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route', a-t-il dit. Le séjour de Nicolas Sarkozy dans les territoires palestiniens se résumera à un passage de trois heures à Bethléem." (1/32) "Les Palestiniens ont le sentiment d'être les laissés-pour-compte du voyage de Nicolas Sarkozy en Israël. A peine
 quatre heures sur un programme de 45 heures, 'c'est le service minimum', estime un conseiller de la présidence de l'Autorité palestinienne. (...) [Ils sont] déçus que ce soit Michèle Alliot-Marie, la ministre française de l'intérieur, qui soit déléguée à Ramallah. Et ils auraient apprécié une visite de la vieille ville de Jérusalem et de l'esplanade des Mosquées par le président français. 'Comment peut-on venir à Jérusalem sans se rendre dans ce qui est son coeur ?', s'indigne un habitant, qui rappelle que Jacques Chirac l'avait fait en 1996. Tout le monde se souvient qu'irrité par le comportement des services de sécurité israéliens M. Chirac avait menacé de reprendre l'avion." (1/33)
 
Durant ses trois jours en Israël, Sarkozy fera de beaux discours, dans lesquels il prêchera pour la paix et pour le compromis. Il rendra aussi hommage à la "démocratie israélienne", "une des plus authentiques du monde" : "Le peuple israélien ne doit la démocratie à personne d'autre qu'à lui-même et à son courage. Je dis mon amitié et respect à ses citoyens". (1/34) Et il niera être juif : "Ce lien viscéral, affectif, lui vient sans doute de ce grand-père paternel, juif de Salonique (...). Mais il se défend que son amitié pour Israël soit 'une question d'histoire personnelle'. 'Le judaïsme se transmet par les femmes. Mon grand-père était juif, il a épousé une catholique, je ne suis donc pas juif du tout'", (1/35) en feignant, d'une part, d'oublier l'influence exercée sur lui par Aron Mallah et son milieu sioniste (1/36) et, d'autre part, d'ignorer qu'Israël considère comme juive toute personne ayant au moins un grand-parent de
 cette confession, - ce qui lui donne le droit de s'établir dans le pays avec tous les avantages et privilèges refusés aux Palestiniens.... A la fin de sa visite officielle, Sarkozy échappera de peu à une tentative d'assassinat. Les médias occidentaux parleront exclusivement du "suicide" d'un membre de la police israélienne. (1/37) Mais une source extérieure a donné une toute autre version de l'incident : "Les services de sécurité russes ont rapporté au premier ministre Poutine et au président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy vient 'd'échapper de peu' à une tentative d'assassinat lors de son départ de l'aéroport Ben-Gurion et que deux personnes sont mortes durant cette attaque, un membre de la sécurité française et un policier israélien (...). Les analystes russes ont aussi précisé que la 'première version' fournie par la propagande occidentale, selon laquelle un garde-frontière israélien 'se serait suicidé'
 pendant la cérémonie d'adieu du président Sarkozy, était 'ridicule' (...)." (1/38)
 
Sur ce dernier voyage de Sarkozy en Palestine, René Naba a pu écrire : "A une semaine de son accession à la présidence de l´Union européenne, Nicolas Sarkozy se rend le 22 juin [2008] dans son pays de prédilection, le lieu de formulation du discours fondateur de sa doctrine, la plate-forme de sa campagne électorale, le tremplin de sa trajectoire présidentielle, le point fixe de son parcours politique avec les Etats Unis d´Amérique. Un pays qu´il n´a cessé de magnifier et de glorifier à chaque étape de sa conquête du pouvoir (...), au point que cet atlantiste résolu est apparu, au delà de l´attente de ses plus empressés courtisans, ses commensaux habituels des coteries du parisianisme calfeutré, comme un philosioniste exacerbé par le néo-conservatisme américain. (...) Le premier président français de 'sang mêlé', tel qu´il se revendique, est sans la moindre contestation possible le plus pro-israélien des chefs d´Etat
 de l´Histoire de France, le plus honni aussi des dirigeants français au sein de l´opinion arabe depuis Guy Mollet (...). Jamais président français n´a manifesté autant d´empressement auprès des pays arabes, jamais pourtant président français n´a suscité autant d´aigreurs auprès des Arabes. (...) [Sarkozy] a cherché à déconstruire ['la politique arabe de la France'] avec le soutien actif des transfuges atlantistes, -notamment Dominique Strauss Khan, le nouveau socialiste Directeur du Fonds Monétaire International, et, Bernard Kouchner, le nouveau belliciste ministre des Affaires étrangères, ancien urgentiste des zones pétrolifères (Biafra, Kurdistan, Darfour, Gabon et Birmanie) (....). Les courbettes des dirigeants français devant les princes arabes ne doivent pas faire illusion. Fusent-elles d´un 'cheval fougueux' elles sont de peu de poids face à Dimona, le symbole de la supériorité technologique et le gage de
 l´hégémonie militaire absolue israélienne sur l´espace national arabe depuis 60 ans. (...) Le devoir de modestie est une mesure de salubrité publique, le devoir de lucidité un impératif de survie d´autant plus nécessaire que les coups de menton répétitifs et les déclarations pétaradantes paraissent rétrospectivement pathétiquement dérisoires sur un sujet de grande sensibilité où toute la responsabilité n´est pas exclusivement imputable aux Arabes et nulle injustice jamais infligée au peuple palestinien, à en juger par les déclarations prémonitoires des pères fondateurs de l´Etat juif qui mesuraient pleinement les conséquences de leurs actes : 'Si j´étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C´est normal: Nous avons pris leur pays. Il y a eu l´antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu´une seule chose: Nous sommes venus et nous avons
 volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?', avertissait déjà David Ben Gourion, le premier chef du gouvernement, le 18 juillet 1948, dans les semaines qui suivirent la déclaration unilatérale d´indépendance de l´Etat Hébreu. (...) Rien ni personne ne saurait occulter [une] réalité d´une cruauté amère. Pas plus l´exhibition des symboles de sa diversité, que l´affichage des belles amazones de sa garde rapprochée médiatique, pas plus le froufroutement vestimentaire de Rachida Dati, sa Garde des sceaux, que le tourbillonnement catabolique de Rama Yade, sa secrétaire d´Etat aux Droits de l´Homme, ou le verdoyant langage de sa transfuge beur préférée Fadela Amara. Sous couvert de langage de vérité, l´homme, d´un seul élan, a décrié les Arabes, outragé les Musulmans et dénigré les Africains (...). Quoiqu´il fasse, quoi qu´il dise, désormais, (...) la rupture est consommée entre Nicolas Sarkozy
 et les Arabes bien avant son entrée en fonction. La désinvolture méprisante qu´il leur aura témoignée ne lui sera pas pardonnée car impardonnable un tel comportement de la part d´un chef d´Etat, de la part de ce chef d´Etat que les Arabes 'indiffèrent' (...). L´homme du renouveau est porteur d´un discours anachronique. L´homme de la rupture aura été l´homme de la brisure des illusions dont se berçaient les Arabes et les Africains sur le rôle alternatif de la France au sein du leadership occidental, comme contrepoint à l´hégémonie américaine. Sous l´effet d´une 'démocratie de l´émotion', une politique d´affichage de démagogie médiatique, la magie de la 'Patrie des Droits de l´homme' s´est dissipée, la France est démasquée : la présidence sarkozienne est une présidence cupide, le sarkozysme, un combat d´arrière-garde, une mystification, un anachronisme cathartique, nécessaire mais salutaire, une
 parenthèse de l´Histoire de France." (1/39)
 
Le 14 juillet 2008, à l'occasion de notre "fête nationale", Ehoud Olmert assistait au défilé militaire sur les Champs-Elysées ; il avait participé la veille à Paris au sommet du lancement de l'Union pour la Méditerranée. (1/40) Deux semaines plus tard, le successeur d'Ariel Sharon, accusé de corruption et lâché par son propre parti, annonçait sa démission ; il restera finalement au pouvoir en confirmant ainsi la vénalité du système politique israélien. (1/41)
 
Le 18 décembre 2008, Benjamin Netanyahu était reçu à Paris par Nicolas Sarkozy. Le Figaro le laissait s'exprimer dans ses colonnes et affirmer que "les Palestiniens ne peuvent prétendre qu'à une indépendance limitée". (1/42) (1/43)
 
Moins de dix jours plus tard, le 27 décembre 2008, en pleine célébration d'Hannoukah, la "fête des lumières", l'Etat juif déclenchait une autre campagne meurtrière contre le monde arabe. Sous prétexte d'empêcher les résistants du Hamas, un mouvement populaire élu démocratiquement en 2006, de lancer de rudimentaires missiles vers Israël en réaction aux provocations et aux trahisons sionistes, Tel-Aviv lâchait ses meutes dans la bande de Gaza. Après dix-huit mois de siège du plus grand camp d'internement du monde où s'entassent séquestrées et paupérisées entre 1 et 2 millions d'âmes, les forces armées israéliennes bombardaient sans merci le petit territoire. L'assaut durera trois semaines. Quelque 1.300 personnes seront massacrées, dont des centaines de femmes et d'enfants. Les militants palestiniens perdront moins de 100 combattants, l'armée israélienne une dizaine d'hommes. Plus de 5.000 arabes seront blessés, souvent très
 grièvement, notamment par des explosifs au phosphore et par des bombes expérimentales (DIME). Les forces juives interdiront aux médias et aux organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge, de pénétrer dans le territoire et bloqueront aussi les rares bateaux comme le Dignity et le Spirit of Humanity du Free Gaza Movement tentant depuis Chypre d'apporter vivres et médicaments par la mer. Avec leurs avions, leurs drones, leurs hélicoptères, leurs navires, leurs tanks et leurs canons, elles s'attaqueront sans merci aux bâtiments administratifs, aux réseaux de communications, aux centres de presse, aux universités, aux mosquées, aux écoles, aux hôpitaux, aux embarcations de pêche et aux entrepôts alimentaires, en détruisant même le quartier général des Nations-Unies. Elles mitrailleront des civils quittant leur maison sous la protection d'un drapeau blanc. Des milliers d'habitations seront rasées, notamment par des bulldozers géants
 ensevelissant habitants et cadavres dans les décombres. Le 1er janvier 2009, alors que les bombes pleuvaient sur les camps de réfugiés de Gaza, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner accueillaient à Paris et en l'embrassant en public la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni ; on relevait alors déjà 400 morts et 2.000 blessés dans le territoire palestinien, mais Livni déclarait sans sourciller "qu'il n'y avait pas de crise humanitaire à Gaza" et que "Israël savait distinguer la guerre contre le terrorisme, contre le Hamas, de la population civile". (1/44) Dans la foulée, le président français dénonçait la "lourde responsabilité du Hamas". (1/45) Le 18 janvier 2009, juste à la fin de l'offensive militaire, Nicolas Sarkozy allait célébrer ces atrocités en dînant à Jérusalem chez Ehoud Olmert ; son sourire complice et criminel choquera le journaliste Robert Fisk : "Il suffit de regarder la une du quotidien de
 Beyrouth As-Safir pour tout comprendre. En tête, une photo de pleine page, une photo terrible de deux hommes hurlant leur douleur près du corps ballonné d'un parent découvert dans les ruines de sa maison. Plus bas, une image deux fois plus petite, celle de leaders du monde occidental plaisantant avec un Ehoud Olmert éclatant de rire. On peut y voir Silvio Berlusconi blaguer et s'amuser avec ses bras sur les épaules du premier ministre israélien, et, sur la droite, le représentant de la France, Nicolas Sarkozy, affichant son sourire le plus stupide. Seule la chancelière Merkel semble saisir cette décrépitude morale." (1/46) Pour Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, Sarkozy a bien été le complice d'Israël et de cette folie meurtrière : "Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ont manoeuvré avec leurs va-et-vient pour laisser le temps à l´armée israélienne de commettre le nettoyage humain à Gaza. (...) Des gens
 qui ne voulaient absolument pas arrêter le conflit immédiatement et qui laissaient le temps à Israël de faire son massacre (...). L´attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le président de la République française consiste à laisser le temps de la discussion, par des allers-retours, à l´armée israélienne de faire son travail, comme elle a l´habitude de le faire tous les deux ou trois ans, c´est-à-dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je trouve que c´est amuser la galerie pour rien." (1/47)
 
Le fils d'Andrée Mallah tient le discours des suprémacistes juifs ayant fondé Israël et dictant depuis des décennies la politique étrangère américaine : "L´histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre [2007], puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l´Etat s´est lancé dans une diatribe confuse d´une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d´intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l´occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l´adhésion de la Turquie à l´Union. Mais ses interlocuteurs, qui
 n´en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l´avoir bien compris, tant le discours était décousu. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs." (1/48)
 
L'alignement du clown de Neuilly est si flagrant que les ministres de pays arabes ne se privent pas de l'évoquer dans leur presse nationale : "Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens combattants algériens, Mohammed Cherif Abbes, accuse à mots à peine couverts [Nicolas Sarkozy] d'être un agent à la solde d'Israël." (1/49) Dans cet entretien, le ministre avait déclaré : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d'ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite, soulève plusieurs interrogations, comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était
 le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif." (1/50) Ainsi, "son refus de la repentance à propos du passif colonial de la France, doublé des propos désobligeants tant en France qu'au sein des instances européennes (...) de même que le forcing déployé depuis Paris pour favoriser la venue en Algérie du chanteur originaire de Constantine Enrico Macias, réputé pour ses positions pro-israéliennes, ont valu [à Sarkozy] une volée de bois vert de la part des dirigeants algériens l'accusant d'être l'otage du lobby juif. Procédé inhabituel dans les annales diplomatiques internationales, ces déclarations corrosives de membres du gouvernement sont intervenues à quelques jours de la visite en Algérie de M. Sarkozy. Bien que désavouées par le président Abdel Aziz Bouteflika, elles n'en n'ont pas moins été interprétées comme un coup de semonce déguisé à
 l'égard d'un homme soupçonné d'avoir opéré un retournement complet de la diplomatie française en faveur des thèses atlantistes et pro-israéliennes." (1/51)
 
 
 
[2] NICKY AU PAYS DE TONY
 

Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu (2/01) que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de la Maison Blanche" et dont l'ascension politique comme les guerres au Moyen-Orient s'expliquent largement par l'influence du lobby pro-israélien : "Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part 'la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et
 à rebondir, pour sa vision', selon l'entourage du candidat UMP." (2/02)
 
Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à la Maison Blanche). Blair nomma Levy envoyé spécial au Moyen-Orient, mais le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, s'opposa aux tentatives faites par Levy pour re-sioniser la politique britannique. Il refusa même d'accorder au nouveau Lord Levy un bureau avec une secrétaire au sein du ministère des affaires étrangères.
 C'était risqué de la part de Cook, qui avait déjà plusieurs fois importuné les Israéliens. Après la réélection de Blair, Cook fut chassé et Levy prit des galons." (2/03) En janvier 2007, au moment même où Sarkozy se rendait à Londres pour consulter Tony Blair, Lord Levy était arrêté une seconde fois dans le cadre d'une affaire de corruption, le "cash-for-honors scandal". (2/04) En décembre 2007, moins de six mois après le départ de Tony Blair de Downing Street, son successeur, Gordon Brown, était lui aussi mêlé à un scandale de financement du Parti travailliste par une des branches du lobby juif, le Labour Friends of Israel (LFI), - dont l'influence sur la scène politique britannique n'a d'égale que celle du Conservative Friends of Israel (CFI) -, et deux de ses principaux acteurs, Jon Mendelsohn et David Abrahams. (2/05) (2/06)
 
En janvier 2008, Tony Blair était l'invité d'honneur du Conseil national de l'UMP et s'offrait un discours devant 2.500 membres du parti réunis à Paris au Palais des Sports. "Nicolas Sarkozy a ensuite quitté son siège pour rejoindre sur scène l'ancien locataire du 10 Downing Street et saluer le public, une main levée dans la sienne.. 'Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement', lui a lancé le chef de l'Etat (...)." (2/07) "'C'est un grand d'Europe', s'est exclamé le président de la République, ne tarissant pas d'éloges à l'égard de l'ancien premier ministre britannique. Même s'il s'est gardé de l'expliciter, le président français confirme ainsi l'appui qu'il entend apporter à son éventuelle candidature pour la première présidence stable du Conseil européen." La tâche sera difficile pour Sarkozy et pour son protégé, que nombre de politiciens européens considèrent trop aligné sur Washington :
 "'Contrairement à ce que l'on semble croire ici, Tony Blair ne bénéficie pas d'une si bonne image en Europe. Il est très contesté par les autres partis et responsables socialistes, à commencer par José Luis Zapareto, et je ne crois pas que le PPE (Parti populaire européen, rassemblant les représentants de la droite) l'accepterait'," confiait le sceptique Jacques Barrot, commissaire européen chargé des transports (2/08) ; "Les socialistes [français] ont fait savoir qu´ils jugeaient que l´élection de Blair (...) était une mauvaise idée. Plus gênant pour Sarkozy, c´est au tour d´Édouard Balladur de faire savoir (...) son opposition à Blair. Pour l´ancien Premier ministre (1993-1995), le président du Conseil européen doit répondre à deux critères : être issu d´un pays qui 'adhère complètement aux progrès de l´Union' et permettre à celle-ci d´exister diplomatiquement 'de façon indépendante des États-Unis'. Or
 (...) son alignement sur la politique américaine dans l´affaire irakienne le disqualifie pour 'être le symbole d´une Europe indépendante'. Valéry Giscard d´Estaing est exactement sur la même longueur d´onde. (...) Beaucoup, à Bruxelles, pensent que le candidat devra être issu d´un pays appartenant au coeur de l´Union, c´est-à-dire d´un État membre de la zone euro. Blair, même s´il est internationalement connu, est trop politiquement marqué, comme le font justement remarquer les deux vieux sages de la droite française." (2/09)
 
Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, le clown de Neuilly a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde, la 'Firme Nicolas' est une équipe d'as d'une trentaine d'années équipés de portables dernier cri et habillés en Ralph Lauren qui travaillent comme des fous. Ils n'ont qu'une obsession, celle de façonner une certaine image publique, et rien ne saurait les arrêter. Un style politique jusqu'ici inconnu en France." (2/10)
 
En mars 2008, après avoir considérablement fragilisé nos relations avec l'Allemagne et la Russie, Sarkozy retournait à Londres pour y célébrer une nouvelle "fraternité" franco-britannique : "Une visite d'Etat chez la reine : douze ans qu'un chef de l'Etat français n'avait pas eu cet honneur... Il faut dire qu'un président ne reçoit une invitation aussi prestigieuse qu'une seule fois au cours de sa carrière. Moins d'un an après son élection, Nicolas Sarkozy sera accueilli aujourd'hui par Elisabeth II dans sa résidence personnelle de Windsor. (...) Cette visite s'inscrit sur fond de réchauffement entre la France et la Grande-Bretagne, après les tensions entre Jacques Chirac et Tony Blair au moment de l'invasion de l'Irak. Nicolas Sarkozy, qui s'adressera cet après-midi devant les deux chambres du Parlement réunies - un privilège rare - ne devrait pas manquer de plaider pour le renforcement de l'axe franco-britannique." (2/11) "Quand il
 aime, Nicolas Sarkozy ne compte pas. Ni les compliments, ni les hyperboles.. (...) Le président de la République a adressé une vibrante déclaration d'amour aux membres du Parlement britannique réunis dans la Royal Gallery de Westminster. Debout, ceux-ci, qu'ils soient de la Chambre des lords ou des Communes, l'ont applaudi une bonne minute au terme de son discours. (...) A l'heure où le couple franco-allemand traverse des turbulences, M. Sarkozy entend fortifier l'axe Paris-Londres. (...) Aussi britannique à Londres qu'il était apparu américain à Washington, M. Sarkozy a semblé parfois cédé aux petites facilités du discours amoureux." (2/12) Durant son séjour, Sarkozy vantera haut et fort le "modèle britannique", même si, pour Jacques Chirac, ce modèle n'offre en fait "rien à envier ou à copier". (2/13)
 
Sarkozy a finalement réussi à remplacer l'ancien Premier ministre britannique au sein de l'empire israélo-américain : "M. Bush doit être aux anges. S'il regrette la perte de Tony Blair, son chien de manchon favori, une autre bestiole fort excitante vient de sauter sur ses genoux : M. Sarkozy, le nouveau président français, semble en effet d'une espèce plus agressive, prête à défendre les ambitions de la Maison Blanche et à dévorer tout ce qui s'opposerait aux croisades de M. Bush dans un Moyen-Orient sacrifié sur l'autel de l'expansionnisme israélien." (2/14)
[à suivre]
Notes :
1 - Nicky au pays d'Arik
 
1/01
 
"Ariel Sharon refuse de rencontrer Dominique de Villepin à Jérusalem"
Le Monde (France), 24 mai 2003
 
1/02
 
"Sarkozy, 'candidat naturel des électeurs juifs'"
Libération (France), 04 décembre 2006
 
1/03
 
"Reçu en Israël en homme d'Etat, M. Sarkozy s'est posé en héraut de la lutte contre l'antisémitisme"
Le Monde (France), 16 décembre 2004
 
1/04
 
w3.orange.fr (France), 16 juillet 2006
 
1/05
 
"Laisser Israël terminer le travail"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 20 juillet 2006
 
1/06
 
"Sarkozy appelle en renfort la police israélienne"
CAPJPO-Europalestine (France), 11 décembre 2005
 
1/07
 
"Présidentielle française : un candidat à la poste"
Guysen News (Israël), 01 mars 2007
 
1/08
 
"Les étranges accusations d'un cybercorbeau"
Le Figaro (France), 12 octobre 2007
 
1/09
 
Ministère de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire / Ministère des Affaires étrangères / Ambassade de France en Israël / Consulat de France à Jérusalem, mai 2007
 
1/10
 
"L'arrivée au pouvoir 'd'un ami évident' est considérée comme 'un bienfait' en Israël"
Le Monde (France), 08 mai 2007
 
1/11
 
"L'Union méditérranéenne : la rhétorique sarkozyste à l'épreuve de la réalité"
Réseau Voltaire (France/Liban), 30 avril 2008
 
1/12
 
"Olmert et Sarkozy font le point"
Guysen News (Israël), 22 octobre 2007
 
1/13
 
"Coopération franco-israélienne en matière de recherche-développement militaire"
Réseau Voltaire (France/Liban), 06 novembre 2007
 
1/14
 
"Sarkozy spokesman: France and Israel enjoy 'honeymoon'"
AFP (France), 24 novembre 2007
 
1/15
 
"Iran: Nuclear Intentions and Capabilities"
National Intelligence Estimate (USA), 03 décembre 2007
 
1/16
 
"Sarkozy hosts Netanyahu in Paris"
Haaretz (Israël), 11 décembre 2007
 
1/17
 
"Quand la Maison du Barreau accueille des criminels de guerre"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 10 décembre 2007
 
1/18
 
"Le Caire doit juguler l'afflux d'armes à Gaza"
Le Figaro (France), 25 janvier 2008
 
1/19
 
La Croix (France), 08 novembre 2007
 
1/20
 
"Le chef de l'Etat 'ne serrera pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël'"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/21
 
"Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité ouvrir les enfants à la dimension de Dieu"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/22
 
"La laïcité au centre du dîner du CRIF avec Nicolas Sarkozy"
Le Crif en action (France), 14 février 2008
 
1/23
 
"La rupture: Nicolas Sarkozy, la France et Israël"
Réseau Voltaire (France/Liban), 17 février 2008
 
1/24
 
"Carla Sarkozy reçoit à l'Elysée pour son premier dîner d'Etat"
Paris Match (France), 13-19 mars 2008
 
1/25
 
"Israël"
Le Monde / Le Monde des livres (France), 14 mars 2008
 
1/26
 
"Israël invité d´honneur du prochain Salon du Livre à Paris : Aharon Shabtai annonce qu´il boycotte l´événement"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 12 décembre 2007
 
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"60ème anniversaire d´Israël : Sarkozy et Livni pour un concert à Paris"
w3.aloufok.net ( ), 26 mai 2008
 
1/28
 
"Pourquoi célébrer Israël ?"
Le Monde (France), 23 mai 2008
 

1/29
 

"Union Européenne-Israël : Francis Wurtz dévoile des négociations secrètes"
w3.alterinfo.net (France), 13 juin 2008
 

1/30
 
"Israël réclame un statut de quasi-membre de l'Union Européenne"
w3.rougemidi.org (France), 13 juin 2008
 
1/31
 
"Ehoud Barak : 'L'Iran est un défi pour le monde'"
Le Monde (France), 19 juin 2008
 
1/32
 
"Dans les coulisses du voyage de Sarkozy en Israël"
Le Figaro (France), 20 juin 2006
 
1/33
 
"Les Palestiniens déçus que M. Sarkozy ne visite pas Jérusalem-Est"
Le Monde (France), 23 juin 2008
 
1/34
 
"Sarkozy : 'Pas de paix sans arrêt de la colonisation'"
Le Figaro (France), 23 juin 2008
 
1/35
 
"Le président Sarkozy dénonce 'la tache de l'antisémitisme sur le drapeau tricolore'"
Le Monde (France), 24 juin 2008
 
1/36
 
"Will Sarkozy's Jewish Roots Impact France's Policies?"
w3.jewishjournal.com ( ), 10 mai 2007
 
1/37
 
"Panique à Tel-Aviv lors du départ de Nicolas Sarkozy"
Le Figaro (France), 24 juin 2008
 
1/38
 
"Le 'suicidé' de l'aéroport de Tel Aviv : il serait deux..."
w3.toutsaufsarkozy.com ( ), 24 juin 2008
 
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"Sarkozy en Israël le 22 juin: Le voyage d´un 'sang mêlé' dans son pays de prédilection"
Blog de René Naba (France), 15 juin 2008
 
1/40
 
ref? (France), 00 juillet 2008
 
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"Echecs et scandales : Ehoud Olmert jette l'éponge"
Le Monde (France), 31 juillet 2008
 
1/42
 
"Nétanyahou à Paris pour rencontrer Sarkozy "
Le Figaro (France), 17 décembre 2008
 
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"Nétanyahou : 'Il faut d'abord créer les conditions économiques de la paix''"
Le Figaro (France), 18 décembre 2008
 
1/44
 
"Gaza : Israël arrêtera l'offensive 'le moment venu'"
Le Figaro (France), 01 janvier 2009
 
1/45
 
"Sarkozy dénonce la 'responsabilité' du Hamas"
Le Figaro (France), 04 janvier 2009
 
1/46
 
"Posturing and laughter as victims rot"
The Independent (UK), 20 janvier 2009
 
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"Roland Dumas : Sarkozy est complice du 'nettoyage ethnique' organisé par Israël"
w3.europalestine.com (France), 09 janvier 2009
 
1/48
 
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 14 novembre 2007
 
1/49
 
"Algérie : insinuations antisémites contre Sarkozy"
Le Figaro (France), 27 novembre 2007
 
1/50
 
El Khabar (Algérie), 26 novembre 2007
 
1/51
 
"Nicolas Sarkozy à Alger : un rude apprentissage de la causticité algérienne"
Blog de René Naba (France), 02 décembre 2007
 

2 - Nicky au pays de Tony
 
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"And the Sleaze Goes On"
Old Trout (USA), IV-2006
 
2/02
 
"Premier déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy"
 Le Monde (France) / Reuters, 29 janvier 2007
 
2/03
 
"Chosen and Choosing"
Israel Shamir, 2002
 
2/04
 
"Blair Ally Arrested in Corruption Probe"
The Washington Post (USA), 31 janvier 2007
 
2/05
 
"When Jews and political money scandals collide"
Haaretz (Israël), 02 décembre 2007
 
2/06
 
"Some People Never Learn the Lesson"
w3.middle-east-online.com ( ), 04 décembre 2007 [Gilad Atzmon]
 
2/07
 
"Au conseil national de l'UMP, Tony Blair vole la vedette à Nicolas Sarkozy"
Le Monde (France) / AFP, 12 janvier 2008
 
2/08
 
"Nicolas Sarkozy reçoit le 'grand d'Europe' Tony Blair, possible président du Conseil européen"
Le Monde (France), 14 janvier 2008
 
2/09
 
"Tir de barrage français contre Tony Blair"
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 16 janvier 2008
 
2/10
 
"Sarkozy seeks help from Blair"
The Observer (UK), 25 juin 2006
 
2/11
 
"Nicolas Sarkozy en visite à Londres pour renforcer l'axe franco-britannique"
Le Monde (France), 26 mars 2008
 
2/12
 
"Devant le Parlement britannique, Nicolas Sarkozy vante le Royaume-Uni 'devenu pour nous un modèle'"
Le Monde (France), 28 mars 2008
 
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"Sarkozy embraces the Anglo-Saxons"
The Economist (UK), 03 février 2007
 
2/14
 
"A Poodle For A Lapdog"
Information Clearing House (USA), 28 août 2007

19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, actualite, aris, palestine, presse, france, silence, israel, gaza, sionisme, television, usa, histoire, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2008

07/11/2008: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)...

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord,
deux parlementaires français qui ont le courage de rompre avec toutes les trahisons réformistes, opportunistes, intégrationnistes, collaborationnistes, de la social-démocratie, européiste, otanienne, cette vieille carpette usée tant elle a servi de parasol au capitalisme pourri ...
RoRo
 
 

Sent: Friday, November 07, 2008 1:51 PM
Subject: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)

Ca suffit comme ça !

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord

 

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, marxisme, medias, paris, presse, politique, romain, resistance, silence, societe, socialisme, television, actualite, belgique, courcelles, capitalisme, europe, euro-dictature, exploitation capitaliste, france, histoire, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/07/2008

17/07/2008: Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi...

Ca c' est de la "démocratie" à la Sarko et tous ses semblables de l' Euro-dictature ...
-on vote, on dit "oui", ça passe comme une lettre à la Poste...
-on vote, on dit "non", faut revoter jusqu'au moment où on dira "oui"...
La pseudo démocratie capitaliste, il n'y a pas meilleur trucage, meilleur conditionnement des cervelles...
Un tas de maquignons qui essaient de (re)vendre à tout prix leur camelote...
Les politicailleurs et gouvernants belges, eux, ont trouvé le meilleur moyen: on vote entre copains par la voie parlementaire et le tour est joué. La voix du peuple ??? Basta ! "Tous les pouvoirs émanent de la Nation", dit la Constitution belge qui date de plus de 175 ans ... Qu'importe ... !
A propos de cette "démocratie" à la Belge, Defuisseaux disait déjà ceci en 1866 dans le Catéchisme du Peuple:
http://users.skynet.be/roger.romain/Defuisseaux.html
RoRo

Les Français ont dit "NON" et disent toujours "NON"
ainsi que les Néerlandais
et les Irlandais
et tous les peuples non consultés par référendum et qui sont contre également.
 
 
NON c'est NON! 
 
 
----- Original Message -----
Newsgroups: Sent: Thursday, July 17, 2008 7:41 PM
Subject: godillots les Irlandais ???

Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi

Mardi, Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen, déclarait devant des députés UMP que les Irlandais devront revoter sur le traité de Lisbonne. Un traité qu'ils ont rejeté à 53% le 12 juin. Notre président aurait-il confondu vitesse et précipitation? En Irlande, ces déclarations gênent surtout les partisans du oui, qui espéraient arracher quelques concessions avant de reparler d’un éventuel référendum. Et qui ne veulent pas qu'une solution leur soit imposée de l’extérieur.

Selon Dan Boyle, sénateur Verts et pro-traité de Lisbonne joint par Rue89, "le moment est particulièrement mal choisi". Sarkozy doit se rendre en Irlande lundi, et ses déclarations ont donné l’impression aux Irlandais qu’on cherchait à leur forcer la main. Son accueil devrait s’en ressentir.

Pour Dan Boyle, les Irlandais n’apprécient pas vraiment l’ironie de cette situation: voilà que le Président du pays qui a dit non en 2005 et qui a refusé de faire voter le traité de Lisbonne par référendum entend faire… revoter l’Irlande par référendum.

"Des réactions émotionnelles"

De son côté, Pat Cox, ancien président libéral du Parlement européen, confie que "les propos de Sarkozy ont suscité des réactions émotionnelles", peu susceptibles de faire avancer le débat. Ce qui risque de remobiliser le camp du non.

Le gouvernement irlandais a voulu minimiser les déclarations du président français. Le ministre des Affaires étrangères Micheal Martin assure que lors de sa visite, Nicolas Sarkozy sera en "mode écoute".  Et non là pour vendre une solution de son cru.

Kathy Sinnott, partisane du non et présidente du groupe Indépendance/Démocratie au Parlement européen, juge ces propos outrageux. Les Irlandais ont voté, et il faut respecter ce vote. Mais au moins, nous dit-elle, le masque est tombé. Elle voit en Sarkozy "un prof qui demanderait à l’élève irlandais de revoir sa copie":

"S’il devait y avoir un nouveau vote, il faudrait qu’il n’y ait qu’un bulletin "oui", puisque de toute manière c’est la seule option que les leaders européens accepteraient."

Les chefs d'Etat avaient pourtant décidé de ne rien décider pour l'instant

Afin de ne pas avoir à commenter les propos élyséens, certains politiques irlandais soulignent qu’il ne s’agit pas là d’une déclaration officielle du Président. Mais pour Eamon Gilmore, leader du parti travailliste irlandais, si ces propos sont confirmés, alors Nicolas Sarkozy a vraiment mis les pieds dans le plat.

De même, l’Independent titrait mercredi: "Sarkozy alimente une nouvelle tempête en pressant les Irlandais de revoter".

Lors du Conseil des chefs d’Etat européens en juin, décision avait été prise de laisser du temps aux Irlandais. Le but? Donner un peu d’air au premier ministre Brian Cowen pour qu’il trouve des solutions d’ici le prochain sommet, en octobre.

Avec un scénario de sortie de crise en tête: avant octobre, presque tous les pays devraient avoir adopté le traité. Depuis mardi, avec le vote positif de l’Espagne, 23 pays ont déjà dit oui. Si les Irlandais étaient les seuls à bloquer l’adoption du traité, cela pourrait les pousser à revoir leur position.

"Sarkozy a été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas"

Ainsi, pour Pat Cox, "Nicolas Sarkozy a surtout été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup d’autres leaders européens pensent tout bas". Mais d’après lui, savoir s’il faut revoter est une question très difficile.

S’il se déclare pour la réforme, il s’agit "de reconnaître l’écart qu’il y a entre les institutions européennes et les citoyens européens". Pour M. Boyle, le gouvernement irlandais devrait d’abord chercher à obtenir quelques garanties supplémentaires sur des points chers aux partisans du non.

Un brin désabusé, Josep Borrell, ancien président socialiste du Parlement européen, comparant la situation au lendemain des non français et irlandais, résume:

"Si la France dit non, c'est un problème pour l'Europe. Si l'Irlande (ou un autre petit Etat non fondateur) dit non, c'est un problème pour l'Irlande."

 

extrait de Rue89

14:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, television, dictature, medias, presse, propagande, romain, europe, euro-dictature, france, histoire, infvormation, liberte, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/05/2008

21/05/2008: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE ...


From: Comité Valmy
Sent: Wednesday, May 21, 2008 6:51 PM
Subject: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE par Claude Beaulieu


Péremptoire, Nicolas Sarkozy a déclaré un jour : « certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier ». Et en effet depuis son élection, sa politique relève d'un atlantisme sans rivage, d'un alignement sur George W Bush dans le domaine des affaires étrangères et de l'adoption en matière de politique économique et antisociale, de la vision des néolibéraux états-uniens les plus réactionnaires. « Sarkozy l'Américain » est donc bien une appellation contrôlée.

Les Résistants de l'Affiche rouge et tout particulièrement Missak Manouchian, dont le Comité Valmy souhaite le transfert des cendres au Panthéon, ont montré que dans le peuple et la classe ouvrière, l'on pouvait être issu d'une immigration récente et cependant aimer, défendre la France, se battre et même mourir pour sa liberté. Il est manifeste que dans les milieux bourgeois de l'immigration et qui ont pu côtoyer le capital financier, il n'est pas vraiment nécessaire d'apprécier son pays d'accueil et de lui être fidèle, pour être conduit à sa présidence.

L'appareil souterrain de l'oligarchie euro- atlantiste et occidentaliste qui a assuré le tri et la promotion des deux principales candidatures pour la dernière élection présidentielle, ne parait pas en effet, avoir sélectionné Nicolas Sarkozy – ni même d'ailleurs Ségolène Royal, son « faire-valoir » social libérale et chantre de l'Europe fédérale des länder – pour leur commune volonté de défendre la souveraineté populaire et l'indépendance nationale ou encore pour leurs fortes préoccupations républicaines, démocratiques et sociales.

L'oligarchie avait au contraire seulement besoin d'une sorte de Président « Canada Dru » afin d'intégrer à marche forcée la France vassalisée et son peuple sous narcose et manipulation politico- médiatique, dans un empire transatlantique euro-états-unien, prochaine étape pour les partisans dogmatiques d'une Europe supranationale qui s'oriente dangereusement vers le soutien à la politique américaine de guerre tout en s'enlisant toujours davantage dans la barbarie du capitalisme néolibéral.

Envoi de nouveaux supplétifs aux couleurs de la France en Afghanistan, réintégration de l'organisation militaire intégrée de l'Otan, création d'une base militaire française à Abou Dhabi, appui à la mise en place belliciste en Europe par les dirigeants américains, d'un bouclier anti-missiles dans le cadre d'un encerclement militaire américain de la Russie et de l'Iran mais aussi d'une hostilité stratégique fondamentale envers la Chine... Sur toutes ces questions comme sur d'autre Sarkozy provocateur et aventuriste se place en position hostile envers les pays concernés, en appliquant pleinement solidaire, une politique élaborée et décidée à Washington et contraire à l'intérêt national du peuple de France et des autres peuples du monde.

Selon Emmanuel Todd, " le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale". Le Comité Valmy affirme depuis longtemps que la marche forcée vers l'Europe fédérale est un processus euro-atlantique totalitaire, lié à la stratégie de guerre des dirigeants des États-Unis qui essaient de pérenniser leur domination sur le monde. Nous partageons la constatation d'Emmanuel Todd selon laquelle l'Occidentalisme qui se met en place "dessine le contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale".

" Non seulement le retour de la France dans l'Otan ne correspond pas aux intérêts de notre pays, mais je crois aussi que c'est dangereux" a déclaré Dominique de Villepin, ancien premier ministre et intermittent du gaullisme. Nous perdrions des marges de manœuvre, des marges d'indépendance" et "une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble" a-t-il dit en précisant que l'Otan est une "organisation sous contrôle américain."

En même temps qu'il prépare la réintégration de l'Otan Sarkozy relance le projet de communauté Européenne de Défense, mise en échec dans les années cinquante, essentiellement par les refus convergents des gaullistes et des communistes et leur alliance objective sur ce dossier. Aujourd'hui il contribue consciemment à la mise en place d'un front occidentaliste contre le monde musulman, la Chine et la Russie, dangereux pour tous les peuples de la planète qui subiraient solidairement les effets de la nouvelle guerre mondiale qui menace. Ses prises de position anti-laïques, son soutien à une conception chrétienne de l'Europe, son comportement notamment au Liban, au Moyen Orient et en Afghanistan, comme son sionisme inconditionnel, le font souvent apparaître comme un partisan au moins relatif du choc des civilisations que souhaitent et organisent ses suzerains américains ainsi que leurs alliés objectifs chez les intégristes musulmans.

Le discours extrêmement belliciste de Georges W Bush devant la Knesset en Israël paraît confirmer les signaux en provenance de Washington qui incitent à penser que son administration n'a pas renoncé à attaquer l'Iran et préparerait une opération ciblée qui pourrait utiliser des armes nucléaires tactiques. Cette nouvelle guerre américaine ne manquerait pas de provoquer des réactions en chaine et serait catastrophique. L'hypothèse de cette crise majeure ne fait pas l'unanimité aux États-Unis et se heurte à l'hostilité de la Russie, de la Chine et d'autres pays.

La volonté américaine d'agression et de guerre qui doit être endiguée, n'est pas pour rien dans le renforcement de l'Organisation de Coopération de Shanghai à laquelle l'Inde demande maintenant, la transformation de son statut d'observateur en adhésion à part entière. Selon le Comité Valmy, l'intérêt de la France serait d'œuvrer pour un dialogue des civilisations et d'avoir des relations de concertation avec l'OCS, dans le but de promouvoir la paix mondiale et de favoriser un monde multipolaire.

Bien au contraire, les déclarations de Nicolas Sarkozy vont dans le même sens que celle de G W Busch et il est très probable qu'il chercherait à entraîner la France dans le cataclysme si celui-ci parvenait à mettre en pratique sa volonté mystique de guerre. Bush et Sarkozy entendent travailler de concert à un objectif commun : la domination globale politique, militaire et idéologique d'un grand empire d'Occident sur un monde asservi.

Les partisans professionnels de l'Europe supranationale, ultra libérale et atlantiste, qui partagent les séquelles du pouvoir national - lequel n'est plus pour eux qu'un pouvoir de nuisance - ont choisi, pour recevoir les prébendes récompensant leur œuvre persévérante de destructeurs de la nation, de la République et des acquis sociaux, soit le canal la droite actuellement gouvernementale soit celui du social libéralisme et leurs satellites respectifs. Ils maîtrisent en commun l'ensemble des médias qu'ils ont transformé en appareil de propagande et de conditionnement politico-médiatique des masses qui efficacement et en permanence, fabrique une opinion qu'il manipule en violant les consciences.

Mais ce lavage obsessionnel des cerveaux que subissent les masses populaires, peut s'avérer insuffisant car malgré l'autosatisfaction de Fillon, convaincu d'avoir imposé avec Sarkozy une Révolution culturelle, le peuple français dont la prise de conscience progresse en réalité, est déjà entré en résistance, face à la volonté et la pratique de démantèlement des acquis économiques, sociaux et démocratiques, imposés à la Libération et issus du programme du CNR. Bertrand Renouvin, ce monarchiste avec lequel le républicain que je suis partage bien des analyses estime "qu'une répression sanglante d'une révolte de grande ampleur ne saurait être exclue."

Le Comité Valmy partage cette préoccupation. Les conditions objectives appelant une révolte populaire tendent à se généraliser. Dans un délai actuellement imprévisible, la démocratie étant toujours plus bafouée et la souveraineté populaire rejetée, elle pourra s'avérer inévitable et impérative, probablement spontanée . Le moment n'est peut-être pas si loin où selon l'image d'un révolutionnaire chinois : "une étincelle peut mettre le feu à la plaine".

Par contre et comme ce fut le cas lors de l'expérience héroïque de la Commune, les conditions subjectives pouvant la rendre victorieuse sont faibles en particulier, l'organisation du peuple, bien que des réseaux républicains, patriotiques, progressistes et anti-impérialistes existent et cherchent à se regrouper et à organise un front commun.

La trahison de la plupart des dirigeants socialistes fanatiquement fédéralistes et honteusement ralliés à l'idéologie ultra libérale ; la perte de repère des dirigeants communistes et d'une partie de ceux de la CGT ; l'incompréhension dogmatique ou téléguidée de la majorité des trotskystes et autres altermondialistes, du rôle moderne d'un Etat s'il est mis au service du peuple-nation, comme socle de la souveraineté populaire et du combat économique, social et politique ; les succès objectifs de la guerre idéologique menée conjointement par l'appareil euro-atlantiste de l'UMPS, indirectement soutenu par certains idéologues altermondialistes au nom d'un internationalisme dévoyé...tels sont les principaux obstacles que devra surmonter le peuple de France dans son combat de reconquête.

Il est urgent pour lui de s'unir et se préparer, d'organiser la Résistance et de réactualiser le programme du CNR. Le principe de la République, affirme la Constitution est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

18:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, histoire, france, actualite, paris, europe, democratie, sionisme, israel, medias, presse, information, television, euro-dictature, capitalisme, usa, otan, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: Une voie nouvelle en perspective...

-------- Message original --------
Sujet: UNE VOIE NOUVELLE EN PERSPECTIVE
Date: Wed, 19 Mar 2008 00:04:50 +0100
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


   Comité Valmy Une voie nouvelle en perspective Après les élections municipales, on assiste à une relative redistribution des cartes entre les clans politiciens européistes maastrichtiens et néo libéraux, de la droite avouée et de la gauche incertaine ou encore de la composante centriste hypothétique que Gérard Filoche compare au Triangle des Bermudes et qui joue les utilités dans le spectacle politico-médiatique joué en boucle.             Pour Nicolas Sarkozy, comme l’écrit L’Humanité, « la sanction est claire et nette ». La politique gouvernementale est fortement rejetée. Aussi bien, de l’avis du Comité Valmy, comme conséquence de sa politique de régression sociale que de sa trahison nationale et républicaine de Versailles. Au demeurant, ces deux aspects sont intiment liés à l’euro-atlantisme forcené de Sarkozy et à ses attaques contre la laïcité.            Le reflux des illusions à propos de Sarkozy est en soi un événement réjouissant car il traduit une prise de conscience populaire sur la nature véritable de sa politique. Cependant, il convient pour les militants républicains et progressistes d’éviter de trop se leurrer, à propos de la signification des succès de la fausse gauche social-libérale et d‘un retour partiel à une alternance trompeuse. Croire à « un raz de marée de la gauche », synonyme d’un « KO social » gouvernemental, nous semble relever de la méthode Coué. Dans la mesure où l’UMP et le PS ont un programme commun, dont la mise en œuvre est orchestrée depuis Bruxelles, l’opposition des sociaux-libéraux au gouvernement est non crédible sur les sujets essentiels. Sarkozy, Hollande, Bayrou, Royal et Cie entendent tous nous imposer une Europe fédérale des länder par nature néolibérale et antisociale. Dans cette optique, dénoncer des politiques du pareil au même reste pertinent.            Le Parti socialiste, de plus, fidèle à la démarche historique qui est la sienne depuis des décennies, a continué ses attaques contre le Parti communiste traité en adversaire. Il a agressé aussi certains autres de ses « alliés ». Il a été aidé par les verts et quelques fois par la droite officielle.            Dans des circonstances difficiles, la remontée du PCF au 1er tour des cantonales est un élément important qui confirme la nécessité pour le peuple de France de se redonner un parti communiste de lutte de classe, dont la fidélité retrouvée envers la France républicaine à travers le rejet de l’Europe fédérale redonnerait un rôle décisif dans le combat social.            Il est aussi à noter que sur la question des alliances les choses commencent à bouger et que les décisions des appareils ne sont plus, en toutes circonstances, des tabous indépassables.            Depuis plusieurs années, le Comité Valmy, longtemps seul sur ce thème, donne une analyse  qui lui est spécifique, à propos de la signification politique de la progression régulière des abstentions, ainsi que des votes blancs et nuls. La scandaleuse délocalisation aux Etats-Unis, par le Ministère de l’intérieur, du traitement informatique des résultats électoraux, permet de retarder sérieusement l’annonce de ces éléments importants et de continuer de jouer en attendant, la petite musique de narcose populaire autour de l’affrontement « gauche » droite.            Censurer et masquer méthodiquement, avec les médias domestiqués et des manœuvres diverses, un nouveau comportement éminemment politique et démocratique d’une large partie, de la partie la plus consciente et lucide de notre peuple, ne trompera plus très longtemps les citoyens. Il est difficile d’être précis et notre vision peut être discutée. Certains d’entre nous considèrent que plus 20% de l’électorat républicain et notamment progressiste, refuse dorénavant de jouer le jeu de la fausse alternance gauche – droite qui depuis très longtemps est imposée et se traduit maintenant par la disparition de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale, de la République laïque et sociale et in fine, de la démocratie. L’abstention et le vote blanc sont devenus une arme politique de masse devant le refus par les fédéralistes européens de toutes les nuances, de toute réalité véritablement démocratique en France.             Le Comité Valmy affirme qu’une voie reste ouverte et offre une perspective populaire : celle de la Résistance, de son esprit, de son exemple, celle du programme du CNR que nous devons réactualiser pour un rassemblement républicain patriotique, progressiste, et anti- impérialiste. Claude Beaulieu Président du Comité ValmyCOMITÉ VALMY - 4, Impasse de la Grosse Bouteille, 75018 Paris - www.comite-valmy.org

 Courriel : info@comite-valmy.org

20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, france, paris, europe, euro-dictature, capitalisme, democratie, liberte, nmedias, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2008

24/02/2008: Retour à la morale de grand-papa, à la bonne morale capitaliste, soubassement idéologique du TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS! ...

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Sujet: POUR INFOS/ Retour à la morale de grand-papa, à la bonne morale capitaliste, soubassement idéologique du TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS!
Date: Sun, 24 Feb 2008 12:46:05 +0100
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


Retour aux «fondamentaux» à l'école primaire
C.J. (lefigaro.fr) avec AFP, France 2 et le Parisien
20/02/2008

Xavier Darcos (AFP)
Le ministre de l'Education a détaillé mercredi sa réforme de l'enseignement primaire qui marquera le renforcement des français et des mathématiques. Tour d'horizon de ce qui va changer à la rentrée 2008.
Priorité au français et aux mathématiques qui gagnent des heures de cours. 10 heures hebdomadaires de français en CP et CE1, puis huit heures en CE2, CM1 et CM2 seront consacrées à l'enseignement du français où l'accent sera mis sur l'orthographe, la grammaire et le vocabulaire. La récitation et la rédaction refont leur apparition dans les programmes officiels. Les 5 heures de mathématiques hebdomadaires privilégieront le calcul mental, la maîtrise des quatre opérations et des problèmes mettant en scène des situations de la vie quotidienne.
«Sans maîtrise de la langue et des mathématiques, il est inutile d'essayer de vous apprendre des choses lointaines, vous n'aurez pas les outils pour les maîtriser» soulignait, mercredi matin sur France 2, le ministre de l'Education qui entend promouvoir avec ce recentrage sur les fondamentaux une «révolution culturelle de l'essentiel». Objectif : diviser par trois d'ici 2012, comme l'a promis Nicolas Sarkozy, le nombre d'élèves (15%) qui ne savent pas lire ni écrire à l'entrée du collège.
L'instruction civique et morale remplace l'éducation civique. En CE1, les enfants devront connaître les valeurs de la République : le drapeau, le buste de Marianne et la Marseillaise. Ils apprendront également l'hygiène, les risques de l'Internet et découvriront les bases de la morale, des règles de politesse et de tenue. En CE2, ils seront sensibilisés au développement durable. En CM2, mesure inédite, les élèves devront maîtriser les symboles de l'Union Européenne (hymne, drapeau et membres) et les principes du droit via des adages, par exemple, «on ne peut être juge et parti», sans oublier l'initiation à la Shoah.
Xavier Bertrand s'est défendu d'un retour à la morale de papa. «C'est savoir où s'arrête ma liberté et où commence celle d'autrui. Il s'agit d'apprendre aux jeunes à vivre ensemble» martèle-t-il.
Histoire. Les grandes dates et les grands personnages font leur retour dans l'enseignement de cette discipline. Xavier Darcos pointe que «les méthodes utilisées jusqu'ici n'ont pas produit leurs effets, les élèves ne se repérant pas dans le temps». Nouveauté dès le CP, les élèves seront initiés à l'histoire de l'art. En CE2, un lien sera fait entre cette matière et l'histoire.
Sport. Les enfants feront une heure d'activité physique et sportive supplémentaire qui s'ajoutera aux trois heures déjà existantes. «Les sports jouent le rôle d'instructeur civique, on y apprend à respecter les règles» fait valoir Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports.
Le soutien accessible à tous. A la rentrée 2008, l'école le samedi sera supprimée. Les élèves perdront deux heures de cours hebdomadaires et ne passeront plus que 24 heures par semaine dans leur classe. Mais les 15% d'élèves en difficulté récupéreront ces deux heures pour assister à des cours de soutien. S'ils le souhaitent, ceux de CM1 et CM2 pourront faire,en plus, des stages de mise à niveau gratuits d'une semaine à Pâques ou pendant les grandes vacances. Pour mieux cibler les élèves en souffrance, deux évaluations en cours de scolarité auront lieu à l'école primaire, sans attendre l'entrée en 6e. Les enseignants seront eux évalués tous les deux ans. Les inspecteurs jugeront de «la capacité de l'enseignant à faire progresser sa classe», quelle que soit sa méthode pour y parvenir.
Programmes. Xavier Darcos les souhaite moins jargonneux et plus courts pour que les parents comprennent ce que l'école demande à leurs enfants et puissent les aider au mieux. La pagination des programmes passera donc de 100 pages à une trentaine.
Dans le texte:
Quatrième changement, l'introduction de l'instruction civique et morale qui remplace l'éducation civique. Cet enseignement permet à l'enfant de découvrir progressivement les valeurs, les principes et les règles qui régissent l'organisation des relations sociales, depuis l'observation des règles élémentaires de civilité jusqu'aux règles d'organisation de la vie démocratique.
Les principes de la morale
et l'importance de la règle de droit sont notamment présentés au travers de maximes (« la liberté de l'un s'arrête là où commence celle d'autrui ») ou d'adages juridiques tels que « nul n'est censé ignorer la loi ». Il inclut la connaissance des symboles de la République française et, pour la première fois, des symboles de l'Union européenne. Enfin, les élèves découvrent les traits constitutifs de la nation française, du projet européen* et de la francophonie.

*Quand je pense qu'en 1957, en collège nous devions un jour écrire une rédaction au sujet de l'avenir de l'Europe et de sa construction, tout cela sous l'impulsion des sbires de Robert Schumann. Je me souviens avoir refusé de me prêter à ce genre d'exercice. L'annonce nous en ayant été faite la veille, je remercie encore mon père de m'avoir conseillé ce boycott. Dans ma classe peuplée majoritairement de fils de patrons et cadres supérieurs, je fus le seul à oser dire non. Déjà l'école -comme toujours- servait les plans de l'idéologie dominante. Aujourd'hui c'est plus flagrant, ça n'a pas changé, je dirais même que ça s'est amplifié, mais de manière plus sournoise...
Témoignage des années de "guerre froide" 
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ECOLE PRIMAIRE
Plus de maths, de français et de morale en primaire
NOUVELOBS.COM | 20.02.2008 
 Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, présentait, mercredi, les nouveaux programmes du primaire, marqués par un "retour aux fondamentaux" : français, mathématiques et "instruction civique et morale".

Xavier Darcos (Reuters)
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a présenté, mercredi 20 février, en conseil des ministres, les nouveaux programmes de l'école primaire, qui s'appliqueront à la rentrée 2008 à près de sept millions d'enfants. L'enseignement marquera un retour aux "fondamentaux", selon l'expression de Nicolas Sarkozy, avec l'accent porté notamment sur le français, les mathématiques et "l'instruction civique et morale". Les cours du samedi matin seront supprimés, permettant d'apporter à la place un soutien aux élèves en difficulté.
Présentant ces nouveaux programmes et les nouveaux horaires (24 heures hebdomadaires en classe), Xavier Darcos a affiché plusieurs objectifs, dont celui de "diviser par trois en cinq ans le nombre d'élèves sortant du primaire avec de graves difficultés" et de diviser par deux le nombre des redoublants.

Soumis aux enseignants

Quelques jours après le discours sur le primaire prononcé à Périgueux par le président de la République, le ministre de l'Education a présenté à la presse un fascicule d'une trentaine de pages portant sur les programmes dans les écoles maternelles et élémentaires.
"Il s'agit d'un projet de programmes, qui sera ensuite soumis aux enseignants lors d'une demi-journée banalisée prévue après les vacances d'hiver. Ils pourront faire remonter leurs remarques, avant que les textes soient soumis au Conseil supérieur de l'Education", a précisé le ministère à l'AFP.

"Sidérant"


Dans un communiqué, le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, a dénoncé mardi "la politique du secret" qui avait entouré l'élaboration de ces programmes. "Nous trouvons sidérant leur mode de préparation. En 2002, date d'élaboration des derniers programmes, il y avait eu une consultation approfondie des personnels, notamment des formateurs en IUFM [formation des maîtres, NDLR]. Là, on est incapable de dire quels experts les ont élaborés", a déclaré à l'AFP son secrétaire général, Gilles Moindrot.

"Règles de politesse"

"Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques", avait déclaré Nicolas Sarkozy vendredi, ajoutant que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines "remises à l'honneur".
Il avait aussi annoncé l'introduction d'une "instruction civique et morale" dans le cadre duquel entrera "l'initiation des enfants au drame de la Shoah" ou encore "l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever". (Avec AP et AFP)
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18:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, enseignement, france, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |