07/10/2009

05/10/09: Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe...

 


C' est en EURO-DICTATURE capitaliste ...
RoRo

From: Crer
Sent: Monday, October 05, 2009 4:31 PM
 
 
Subject: (Crer-News-2) Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe

Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe
 
Traqués, maltraités, privés de tous leurs droits et détenus dans des camps de transit, les immigrés en France vivent une situation indigne qui les place à la lisière de l'humanité. Ce pays qui fut terre d'asile et des droits de l'Homme s'est mué en champion de la chasse à l'homme. Fodé Roland Diagne, responsable syndical et porte-parole des Sans-papiers de Lille raconte le calvaire des immigrés.
 

Le mirage de l'Europe s'est transformé en enfer pour bon nombre d'Africains qui ont tenté l'odyssée à la quête d'une existence meilleure. L'Europe frappée de plein fouet par une crise multiforme se barricade et durcit sa législation sur l'immigration. La France, grâce à son rôle prépondérant dans cette Europe en construction, a pesé de tout son poids pour faire adopter des lois restrictives à l'encontre des immigrés. La maltraitance subie par le jeune sénégalais Massamba Seck en Espagne n'est pas un cas isolé. C'est le lot quotidien de beaucoup d'africains qui vivent en Europe. Des victimes anonymes que la presse occidentale a choisi de taire.

 

Selon, Fodé Diagne, « la chronique des Sans-papiers en France est aussi jalonnée d'actes de mauvais traitements qui se dénombrent par centaines. Parfois, les expulsés sont menottés, scotchés et drogués. D'ailleurs, il y a des gens qui sont morts au cours de leur expulsion. Je ne saurais donner de chiffres mais, il existe des cas connus de mauvais traitement subis par des immigrés en France. C'est par exemple, le cas du jeune ressortissant malien qui est mort dans un camp de détention. On note également dans le camp de Vincienne des traitements inhumains qui ont obligé des Sans-papiers en détention à entamer une action de résistance en mettant le feu dans leurs cellules. Ce qui pouvait se solder par mort d'homme ».

 

En 2007, des Sans-papiers en grève de la faim sont jetés hors des hôpitaux, à même le sol. Durant cette grève, des infirmiers avaient arraché les perfusions pour obliger les Sans-papiers à interrompre leur grève. Une action qui est en totale contradiction avec leur serment d'Hippocrate. L'immigré travaillant en France paye des impôts directs sur l'habitat et le revenu. Et malgré cela, son droit d'existence légale n'est pas respecté. Toute une série d'actions qui peuvent être rangées dans le registre d'actes de mauvais traitements.

 

Cette situation est rendue drastique par l'avènement de Nicolas Sarkozy. La politique de quotas qu'il a initiée est qualifiée par le mouvement des Sans-papiers « de politique de chasse à l'homme ». Car les quotas chiffrés fixés à l'avance induisent forcément des stratégies de traque pour atteindre les objectifs fixés. Ce qui d'ailleurs pose un réel problème parce que l'essentiel des reconductions concerne les étrangers venus des pays de l'Est, qui recevaient chacun 300 euros en guise de compensation. Ces ressortissants européens sont, pour l'essentiel, des citoyens de pays membres de l'Union européenne. De ce fait, ils peuvent revenir quand ils veulent, parce que l'espace Schengen garantit la liberté de circulation.

 

C'est pourquoi, de l'avis de M. Diagne « cette politique des chiffres est non seulement inefficace, mensongère, en plus elle contribue à grever le budget national ». Ce mode de lutte contre l'immigration politique de chasse à l'homme et de traque abominable a été dénoncé même au sein de la police. C'est le cas du commissaire de police Laurent Cathie qui a tiré la sonnette d'alarme sur cette politique qui ne cadre pas avec les principes d'un Etat de droit.

 

DES TECHNIQUES DE PIEGE

La politique de la traque induit nécessairement l'utilisation des techniques de piège comme les lettres qu'on envoie aux Sans-papiers en utilisant l'adresse de l'association à laquelle ils sont affiliés pour défendre leurs droits. Quand ils se rendent à la convocation, ils sont mis aux arrêts dans les centres de détention.« Dans les écoles, des enfants de trois à quatre ans sont retenus en otage par la police pour appâter leurs parents en situation irrégulière. Aujourd'hui, on sait que la police pratique des arrestations ciblées qui consistent à prendre un jour pour ne contrôler que des asiatiques, le lendemain les noirs, le surlendemain les maghrébins et ainsi de suite. Toutes ces méthodes viennent contredire la loi française qui condamne le contrôle de faciès. C'est quelque chose d'intolérable dans un pays de liberté comme la France. Face à la montée en puissance de l'islamophobie et du racisme, on note un certain repli identitaire, défensif des minorités », constate M. Diagne.

 

L'EUROPE EN DECADENCE

Devant cette avalanche de lois restrictives, beaucoup d'observateurs dénotent une certaine décadence d'une Europe qui a imposé sa culture, ses lois et sa technologie au reste du monde. Cette analyse est partagée par Fodé Diagne qui estime que les progrès se font ailleurs dans le monde. « L'Europe qui a été un modèle de démocratie est aujourd'hui en régression sur le plan économique, social, politique. Ce qui constitue des signes de décadence comme on l'a noté dans l'histoire des grands empires. Aujourd'hui, c'est l'Asie qui est en train de devenir le moteur économique et l'Amérique a fait un pas de grand par l'élection d'un noir à la Présidence ». Après avoir condamné de manière incisive la politique européenne, notamment française, Fodé Diagne ne manque pas de s'indigner de la passivité des autorités africaines.

 

Quand le Parlement européen a adopté l'année dernière une loi autorisant la mise en détention d'immigrés y compris d'enfants mineurs pour une durée de 6 mois, seuls les présidents Hugo Chavez du Venezuela, Evo Morales de la Bolivie et Raphael Corréa de l'Equateur ont montré leur indignation en envoyant une lettre de protestation aux chefs d'Etat européens. Alors que la majorité des immigrés d'Europe est africaine. Face à ce silence inquiétant et coupable des présidents africains, Fodé Diagne n'a pas manqué de manifester toute son indignation. Un avachissement qui s'explique par les sommes importantes qu'ils reçoivent au nom de la lutte contre l'immigration. Les chefs d'Etats africains, en n'acceptant ces « deal », ont préféré troquer la dignité humaine à des biens matériels.

L'impossible politique d'assimilation

Nous sommes dans une phase de transition où il existe deux symboles qu'il faut voir. D'abord le premier symbole, c'est l'élan de solidarité qui s'est manifesté lors des intempéries dans le département du Nord de la France où des Sans-papiers du Sud ont récolté de l'argent pour aller le remettre aux sinistrés, qui sont des Français de souche. Par ricochet, ces victimes ont soutenu à maintes reprises les marches des Sans-papiers. Le deuxième symbole, c'est l'expulsion de ces derniers de la Bourse du travail de Paris par des syndicalistes.

 

Donc, il y a deux visions qui s'entrechoquent. D'un côté, il existe un mouvement des travailleurs qui cherchent une unité pour faire reculer les mesures prises par le pouvoir et le patronat et, en même temps, la menace de la scission, qui est en train de saper la cohésion des mouvements sociaux. Pour le moment, on ne sait pas ce que cela va donner. Soit ce sera une sorte de fascisation de la société française, soit on trouvera des voies et moyens dans l'unité pour donner un coup d'arrêt à cette menace.

L'assimilation est une politique coloniale qui a échoué dans les colonies. Elle a créé une élite complètement déracinée alors qu'elle est rejetée par les peuples colonisés dans leur majorité. Cette même politique d'assimilation est actuellement défendue par une partie de la classe politique notamment, Nicolas Sarkozy. La véritable équation est de savoir comment cette politique qui a échoué dans les anciennes colonies parviendra -t-elle à s'imposer aux enfants de la deuxième, troisième et quatrième génération ?

 

Baye Makébé SARR

Source ; http://www.lagazette.sn/spip.php?article690

 

 



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20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, europe, democratie, silence, liberte, medias, dictature, euro-dictatue | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/04/2009

17/04/2009: après le 7 juin 2009, plus que 22 "représentants" belges élus au sein de l' Euro-dictature capitaliste ...

Note de RoRo: Eh oui, au sein du futur parlement de l' Euro-dictature capitaliste, après les élections du 07 juin 2009, la fidèle Belgique n'aura plus que 22 "représentants", au lieu de 24, au sein de ce vaste empire imposé et qui dissout les peuples.
Ce sont les autres qui décident de plus en plus à notre place...
Le IVe Reich des multinationales, des banques et des patrons ne cesse de s' agrandir et de plus en plus la pseudo démocratie fout l'camp. Inutile de parler aujourd'hui du contrôle des élus, des élus qui rendent des comptes (en dehors des campagnes électorales) et qui sont proches du citoyen. D'ailleurs, jusqu'ici ce Parlement n' a été qu'un parlement croupion.
Pas étonnant, le taux de participation électoral ne cesse de faiblir. 2/3 des électeurs s' en foutent et au fond, il m' est de plus en plus difficile de leur donner tort. Les temps ont bien changé depuis le Catéchisme du Peuple d' Alfred Defuisseaux et la conquête des droits électoraux, vite récupérés par le système patronal en place depuis 1830 en Belgique, et même avant...
 
 
 
RoRo
 
 
 
 

Ce 7 juin les électeurs belges devront se choisir 22 représentants au Parlement européen. Cette élection court pour la législature 2009-2014. Huit candidats seront élus parmi les douze listes francophones que voici...

Catherine ERNENS

+ Cliquez ici pour découvrir les listes en pdf

13 représentants seront élus dans le collège néerlandais. Et 1 représentant sera élu dans le collège germanophone. Au total 736 députés européens seront plébiscités issus des 27 États membres de l'Union européenne. L'élection belge s'annonce serrée et difficile. Car, un peu comme à la chaise musicale, il y aura moins de postes à pourvoir cette fois-ci. Jusqu'au 7 juin 2009, la Belgique possédait en effet 24 députés au Parlement européen, soit deux de plus (9 francophones, 14 néerlandophones et 1 germanophone).

Elections 2009

Un remarquable pamphlet désormais oublié (et qu'il convient évidemment de reporter dans le contexte de l'époque : 1886 -l'année des fusillades de ROUX- ! Les faits ont d'ailleurs démontré par la suite qu'il ne suffisait pas uniquement d'obtenir le suffrage universel, par exemple, pour changer quoi que ce soit à la nature même du régime capitaliste d'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a bien longtemps que les résultats du suffrage universel ont été déviés, accaparés, récupérés) :

"LE CATÉCHISME DU PEUPLE"

publié en BELGIQUE en 1886,  par Alfred DEFUISSEAUX .


CHAPITRE I. - 1ère leçon

De la Condition du Peuple et de son esclavage

 1. Qui es - tu ?

     R. Je suis un esclave.

 2. Tu n'es donc pas un homme ?

     R. Au point de vue de l'humanité, je suis un homme ; mais par rapport à la société, je suis un esclave.

 3. Qu'est-ce qu'un esclave ?

     R. C'est un être auquel on ne reconnaît qu' un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 4. L'esclavage a-t-il des droits ?

     R. Non.

 5. Quelle différence y a-t-il au point de vue physique entre l'esclave et l'homme libre ?

     R. Il n'y a aucune différence ; l'esclave aussi bien que l'homme libre doit boire, manger, dormir, se vêtir. Il a les mêmes nécessités animales, les mêmes maladies, la même origine, la même fin.

 6. Qu'est-ce qu'un homme libre ?

    R. C'est celui qui vit sous un régime de lois qu'il s'est volontairement données.

 7. A quoi reconnaissez-vous en Belgique l'homme libre de l'esclave?

     R. En Belgique, l'homme libre est riche ; l'esclave est pauvre.

 8. L'esclave existe-t-il dans tous les pays ?

     R. Non. La République Française, la République Suisse, la République des États-Unis et d'autres encore ne sont composées que d'hommes libres. Tous les citoyens font les lois et tous s'y soumettent.

 9. Que faut-il donc pour faire d'un esclave un homme libre ?

     R. Il faut lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel.

10. Qu'est-ce que le suffrage universel ?

     R. C'est le droit pour tout citoyen, mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

11. Par qui se font les lois en Belgique ?

     R. Les lois se font maintenant en Belgique, pour les riches et contre les pauvres.

12. Ne pouvez-vous rendre autrement votre pensée ?

     R. Oui. On peut dire qu'en Belgique les lois sont faites par ceux qui ne font rien, et contre ceux qui travaillent.

13. Sur quoi repose notre système gouvernemental ?

     R. Sur l'argent.

14. Citez des exemples ?

     R. On ne peut être sénateur que si l'on paie au moins 1.600 francs d'impôt à l'État ; 

     On ne peut être député que si l'on paie les dîners, les voitures, les cigares de l'électeur.

     - On ne peut être électeur que si l'on paie 42 fr. 32 c. d'impôt.

     - On doit être soldat si l'on n'a pas 1.600 francs pour payer un remplaçant.

15. La probité, le travail, l'intelligence ne comptent donc pour rien !

     R. Ils ne comptent pour rien aussi longtemps qu'on est pauvre. Au contraire on peut se passer facilement de probité, de travail, d'intelligence si l'on a de l'argent.

16. Citez des exemples.

     R. Je ne saurais car ils sont trop nombreux et je ne voudrais pas faire de jaloux. Il me faudrait faire la nomenclature de tous les financiers véreux, de tous les notaires en fuite, de tous les administrateurs malhonnêtes, de tous les manieurs d'argent qui ne cherchent le pouvoir que pour tripoter plus à leur aise.

17. Quel est le moyen de changer cet état de chose honteux ?

     R. C'est de donner au peuple le droit de suffrage.

     - Le peuple qui est honnête parce qu'il travaille, nommera des honnêtes gens qui feront des lois honnêtes.

 

CHAPITRE II. - 2e leçon

De la Constitution

 1. Que dit l'art. 25 de la Constitution ?

     R. L'article 25 de la Constitution dit : "Que tous les pouvoirs émanent de la nation.".

 2. Est-ce vrai ?

     R. C'est un mensonge.

 3. Pourquoi ?

     R. Parce que la Nation se compose de 5,720,807 habitants, soit 6 millions, et que sur ces 6 millions   117.000 seulement sont consultés pour faire les lois.

 4. Comment se fait-il que ces 6 millions de Belges soient gouvernés par 117.000 ?

     R. Pour être électeur, il faut payer 42 fr. 32 c. d'impôt. - En Belgique, 117.000 citoyens seulement paient cet impôt, et sur ces 117.000, quatre-vingts mille seulement prennent part au vote.

 5. Ces 80.000 privilégiés sont-ils des gens instruits ?

     R. Non. Dix mille au moins ne savent ni lire ni écrire.

 6. Comment se décompose le reste des électeurs ?

     R. Il y a 23.000 locataires qui obéissent aux propriétaires ; 5.000 fonctionnaires qui obéissent au gouvernement ; 2.000 curés qui obéissent aux évêques ; 10.000 fournisseurs qui obéissent à leurs clients. De sorte qu'en y comprenant les 10.000 illettrés qui sont généralement de faux électeurs, nous trouvons que nous n'avons en Belgique que 30.000 électeurs dont 4.117 chefs d'usines, 5.000 entrepreneurs, 15.000 rentiers et 6.000 avocats, avoués, notaires, etc., dont 1.300 professeurs et instituteurs.

 7. Par combien de privilégiés est donc gouvernée la Belgique ?

     R. Par 30.000 privilégiés.

 8. A quelle date a été promulguées la Constitution ?

     R. Il y a 55 ans, le 25 février 1831.

 9. Cette vieille Constitution est-elle encore bonne aujourd'hui ?

     R. Elle ne vaut pas mieux qu'un vieux chapeau qui daterait de 1831.  Si je me couvrais  d'un pareil chapeau qui a pu être très beau à son époque, je serais tellement ridicule qu'on me croirait en carnaval.

10. Pourquoi donc la Belgique conserve-t-elle cette Constitution si décrépite ?

     R. Parce qu'elle fait l'affaire de nos gouvernants.

     - Si elle était modifiée plus un seul d'entre eux ne resterait au pouvoir.

11. Qu'entendez-vous par ces mots : un homme au pouvoir ?

     R. J'entends par homme au pouvoir, celui qui a trouvé le moyen de vivre aux dépens du Trésor de l'État lui, les siens, ses parents, ses alliés, ses connaissances, et cela en ne faisant rien ou presque rien.

12. Citez-moi quelques hommes au pouvoir ?

     R. Je vous citerai les Frère qui ont donné naissance aux Orban d'où sont issus les Frère-Orban ; les Malou, les Jacobs, les Bara, les Brasseur, les Tesch, les Pirmez...

13. Que dit l'art.6 de la Constitution ?

     R. Que tous les Belges sont égaux devant la loi.

14. Est-ce vrai ?

     R. C'est un odieux mensonge.

15. Citez des exemples.

     R. Ils seraient trop longs à énumérer. Il me suffira de dire que chaque jour nous voyons des messieurs qui appartiennent de loin ou de près au pouvoir, voler des millions et n'être pas poursuivis, ou, s'ils le sont, être acquittés ou condamnés à des amendes dérisoires, tandis que nous voyons des pauvres diables qui n'ont pris qu'un seul pain dont leurs enfants avaient besoin, être condamnés aux travaux forcés.

16. En matière d'impôt cependant les citoyens sont-ils égaux ?

     R. Non, et je ne cite qu'un seul exemple, celui de Léopold II qui, imposé par la commune de Laeken pour la cote mobilière de son palais de Laeken a fait annuler par son ministre cette délibération et ne paie rien.

 

CHAPITRE III. - 3e leçon

Libéral et Catholique

 1. Qu'est-ce qu'un libéral ?

     R. Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du Trésor de l'État.

 2. Qu'est-ce qu'un catholique ?

     R. Un catholique est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 3. Qu'est-ce qu'un indépendant ?

     R. C'est un homme qui n'ayant pu se dire ni libéral ni catholique parce que toutes les étiquettes de la boutique étaient prises, cherche sous ce nom nouveau à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 4. Que sont-ils tous en réalité ?

     R. Des conservateurs.

  5. N'y a-t-il pas cependant entre eux une question de religion ?

     R. Tous se moquent de la religion comme d'une noix vide. - Je connais des libéraux qui portent des cierges derrière les processions, comme je connais des catholiques qui ne vont jamais à la messe.

  6. Pourquoi a-t-on inventé ces deux partis ?

     R. Pour qu'ils puissent mutuellement s'endosser la dilapidation des richesses de l'État sans qu'on puisse jamais mettre la main sur le coupable.

 7. Comment se partagent-ils le pouvoir.

    R. Généralement, ils occupent le pouvoir chacun 8 ans.

 8. Quel est le premier cri d'un ministre catholique qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les libéraux ont tout pris.

 9. Quel est le premier cri d'un ministre libéral qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris.

10. Que font-ils alors ?

     R. Tous créent de nouveaux impôts afin de remplir les caisses et de permettre de les vider ensuite.

11. Depuis combien de temps dure ce jeu ?

     R. Depuis 55 ans.

12. N'est-il pas près de finir ?

     R. Il sera fini le jour où nous aurons le suffrage universel.

13. Quand l'aurons-nous le suffrage universel ?

     R. Le jour où le peuple le voudra.

14. Le voudra-t-il bientôt ?

     R. Oui, le 13 juin 1886, jour de la Pentecôte, de tous les coins de Belgique, le peuple viendra le chercher à Bruxelles.

15. Et si le gouvernement le refuse ?

     R. Il n'osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple puisque le peuple est en même temps l'armée et le travail.

4e leçon

De l'impôt

 1. Qu'est-ce que l'impôt ?

     R. L'impôt est l'argent que l'État, la province et la commune prélèvent sur la fortune et surtout sur le travail des ouvriers belges.

 2. Comment est prélevé l'impôt ?

     R. L'impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 3. Citez-moi des exemples ?

     R. L'impôt sur les fenêtres. - Jusqu'à la 24e fenêtre l'on paie; au-delà de la 24e on ne paie plus. Le contraire devrait exister ; mais comme ce sont les riches qui ont plus de 24 fenêtres à leurs châteaux on a préféré imposer les misérables demeures fenêtres du pauvre, bien qu'elles soient indispensables pour éclairer et assainir sa chaumière.

 4. Citez un autre exemple ?

     R. Les fenêtres qui éclairent les escaliers sont exemptes d'imposition. - Ce sont cependant celles-là qui devraient être surtaxées, car l'escalier indique une maison d'une certaine aisance.

 5. Citez-moi un exemple relatif à l'impôt sur la consommation.

     R. Le champagne que seuls les riches peuvent boire puisqu'il coûte 4 et 12 francs la bouteille, est exempt d'impôt supplémentaire ; tandis que le genièvre qui est le champagne du peuple est écrasé par l'impôt.

     Je pourrais aussi citer le tabac. On vient d'imposer la pipe du travailleur tandis qu'on n'a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres.

 6. Quelles choses sont frappées par l'impôt ?

     R. Tout est frappé par l'impôt depuis l'air et le soleil que nous payons parce qu'ils entrent par nos fenêtres, jusqu'à l'eau qui se consomme dans les villes puisqu'on la paie. - Il n'y a qu'une seule chose qu'on s'est bien gardé de frapper.

 7. Quelle est cette seule chose exempte d'impôt ?

     R. C'est le revenu, c'est-à-dire les rentes, parce que seuls les riches en possèdent, cela se comprend.

 8. De sorte qu'il y a des gens qui ont 100.000 francs de revenus et qui ne paient pas d'impôt ?

     R. Évidemment.

 9. A quoi emploie-t-on tout l'argent des impôts ?

     R. A payer quantité de gens à rien faire.

10. Quels sont ces gens ?

     R. Nous avons d'abord l'armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci touche fixe 3.600.000 francs, avec les palais que nous lui donnons et sa famille que nous entretenons, il nous revient au bas mot à 5 millions par an. - La France républicaine, notre voisine donne à son Président 600.000 francs et elle a 40.000.000 d'habitants. Ce qui fait que toute proportion gardée, le Roi devrait toucher 75.000 francs par an au lieu de 5 millions.

11. De quelle nationalité est le Roi Léopold II ?

     R. Par sa mère, une d'Orléans, il est Français. - Par son père, un Saxe-Cobourg, il est Allemand. Par sa liste civile, il est Belge.

12. Quels sont les autres gens que nous payons à rien faire ? Énumérez-les sans détails, nous demanderons les détails plus tard.

     R. Il y a l'armée qui nous coûte cinquante millions, l'église qui nous coûte vingt millions, la Banque nationale ou les appointements des gros bonnets sont exorbitants.

Enfin, il y a la légion des ronds-de-cuir, parmi lesquels les ambassadeurs sont les plus inutiles, à commencer par celui du Vatican.

13. A quoi sert encore l'argent des impôts ?

     R. A bâtir des citadelles à Anvers ; un temple de la Justice à Bruxelles ; à doter le frère et les filles du roi et un tas d'autres choses inutiles aux cinq millions de Belges qui habitent la province.

14. Que faudrait-il pour arrêter ces scandaleux abus ?

     R. Le suffrage universel qui enverrait à la Chambre des gens honnêtes.

5e leçon

De la Conscription et de l'Armée

 1. Qu'est-ce que la conscription ?

     R. C'est l'impôt du sang, prélevé sur le peuple.

 2. En quoi consiste-t-il ?

     R. L'État fait désigner dans chaque commune, par le sort, les jeunes gens qui doivent faire partie de l'armée. Ceux qui sont riches paient douze à seize cents francs et sont libérés ; ceux qui sont pauvres sont emprisonnés, pendant 3 ans, dans une caserne.

 3. Ce système est - il juste ?

     R. C'est la plus monstrueuse iniquité.

 4. Pourquoi ?

     R. Parce que, en temps de guerre, le pauvre doit verser son sang pour défendre le sol de la patrie dont il ne possède pas un pouce et défendre des institutions qui lui refusent droit ; tandis que le riche qui possède le sol et qui profite des institutions, reste lui, à l'abri de tout danger.

 5. Combien coûte l'armée et ses accessoires ?

     R. Cinquante millions par an.

 6. A quoi sert-elle ?

     R. A rien, puisque nous sommes neutres et qu'une neutralité ne se défend pas. - La Belgique n'a pas plus besoin d'une armée pour faire la guerre, qu'un homme neutre n'a besoin d'une femme pour faire des enfants.

 7. Pourquoi devons-nous avoir une armée ?

     R. Parce que le roi le désire.

 8. Pourquoi le roi désire -t -il avoir une armée ?

     R. Pour deux motifs. Le premier parce qu'il espère que l'armée défendra contre son peuple et sa personne et sa liste civile.

     Le deuxième parce qu'il faut à un roi une armée pour jouer au soldat, mettre de beaux uniformes, avoir des places à donner et aussi pour la montrer aux autres rois, quand ils viennent le voir, comme il faut aux enfants des soldats de plomb, des képis d'officiers... pour exciter l'envie des petits camarades qui viennent les voir.

10. Depuis 55 ans qu'elle existe, l'armée a - t -elle jamais été sur un champ de bataille ?

     R. Malheureusement on l'a conduite et fait tirer sur un champ de travail. Elle a tué Gillis à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage.

11. Quel fait monstrueux s'est passé à Verviers à propos de l'assassinat de Gillis ?

     R. Le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gillis, a été nommé chevalier de l'ordre de Léopold.

12. Pourquoi le gouvernement belge a - t - il décoré un Belge qui avait tué un de ses frères ?

     R. Parce que le gouvernement qui savait très bien que l'armée ne voulait pas tirer sur ses frères, a cru trouver le moyen de l'y décider en récompensant un caporal qui avait tué un ouvrier. Le gouvernement espérer, par l'appât des récompenses, exciter l'armée contre le peuple. 

13. Y parviendra - t - il ?

     R. Jamais ! car l'armée est composée de nos fils, de nos frères, de nos amis, et jamais on ne saura les décider à tuer leurs pères, leurs mères, leurs frères ou leurs soeurs.

14. Comment remédier à cet état de choses ?

     R. En décrétant le suffrage universel qui enverra à la Chambre des députés qui établiront le service universel et obligatoire ou aboliront l'armée ce qui serait beaucoup mieux.

6e leçon

Des salaires

 1. Y a-t-il une loi sur les salaires en Belgique ?

     R. Non. Le patron donne ce qu'il veut à l'ouvrier.

 2. Comment le travail est-il rémunéré ?

     R. Plus on travaille, moins on est payé ; moins on travaille plus on est payé.

 3. Expliquez-vous par des exemples.

     R. Le premier fonctionnaire du royaume, Léopold II, gagne 13,698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques dîners.

     Un employé de chemin de fer par exemple qui est à son poste de 6 heures du matin à 7 heures du soir, gagne (à raison de 1.000 francs par an), 2 fr. 70 par jour.

 4. Mais Léopold II a peut être des responsabilités ?

     R. Aucune, aucune.

 5. Et l'employé ?

     R. Lui il a une énorme responsabilité, et malheur à lui s'il manquait 10 centimes dans sa caisse. On le destituerait et on l'enverrait en prison.

 6. Citez d'autres exemples.

     R. Le gouverneur de la Banque Nationale qui n'a qu'une responsabilité dérisoire, gagne près de 100.000 francs par an. - L'encaisseur de la Banque qui doit déposer un cautionnement, qui a une responsabilité de chaque instant et qui fait un labeur très dur, ne gagne que 2 fr. 75 par jour.

 7. Citez encore un exemple.

     R. Celui de toutes les administrations à commencer par celle des chemins de fer. - Plus on est haut placé dans la hiérarchie, plus on gagne et moins on travaille, plus on travaille moins on gagne. - Ceux qui ne font rien ont des traitements qui varient de 15 à 30 mille francs, ceux qui travaillent ont de 1.000 à 3.500 francs.

 8. dans les charbonnages comment cela se passe-t-il ?

     R. De la même façon. - Le directeur-gérant qui ne risque rien, gagne de 15 à 40 mille francs par an ; l'ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1 fr. 50 à 2 fr. 2 par jour.

 9. Par quels moyens l'ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de choses ? 

     R. Par l'association. Tous les ouvriers doivent s'affilier au Parti Ouvrier. Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

10. N'ont-ils pas un autre moyen de devenir maître de la situation ?

     R. Oui, par le suffrage universel qui leur donnera le pouvoir législatif. Leurs députés feront alors des lois qui réglementeront le travail et le salaire. 

7e leçon

 1. Tu es donc esclave ?

     R. Oui, je suis esclave.

 2. Par qui es-tu gouverné ?

    R. Par 30.000 privilégiés.

 3. Sont-ils honnêtes ?

     R. Non, ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout.

 4. Que te laissent-ils ?

     R. Rien. Les riches prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes. Ils prennent notre vie pour en faire des dividendes.

 5. Que dois-tu faire ?

     R. Abolir l'esclavage dans lequel nous vivons.

 6. Comment dois-tu y arriver ?

     R. Par le suffrage universel.

 7. Comment l'obtiendras-tu ?

     R. En allant tous, de tous les coins de la Belgique le demander à Bruxelles.

 8. Peut-on t'empêcher d'aller à Bruxelles manifester ?

     R. Non. J'use de mon droit comme les soi-disant libéraux et catholiques en ont usé en septembre 1884.

 9. Il te faut de l'argent pour aller à Bruxelles.

     R. J'ira à pied.

10. Triompheras-tu ?

     R. Oui, car mon cri de ralliement sera : vive le peuple ! vive le suffrage universel !

11. Marchons alors ?

     Oui marchons ! en avant ! et vive le peuple, vive le suffrage universel !

12. A quand le rendez-vous ?

     R. Le jour de la Pentecôte tous les Borains seront à Bruxelles; ils y arriveront à pied et u trouveront 25.000 gantois, 20.000 liégeois et verviétois, 20.000 ouvriers du Centre et de Charleroy. Tous les ouvriers y seront réunis, le peuple entier y sera et le gouvernement nous donnera le suffrage universel aux cris de : Vive le peuple ! Vive la liberté !

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elections, presse, courcelles, actualite, europe, euro-dictature, silence, romain, histoire, liberte, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2009

10/04/2009: Traité de Lisbonne: c' est sûr, nos "démocrates" nous trompent une fois de plus ...

Sent: Friday, April 10, 2009 11:49 AM
To:
Subject: Comment ils nous ont "démocratiquement" arnaqués...par ATTAC

 

 
 
 

Traité de Lisbonne : citations et argumentaire

dimanche 16 décembre 2007
par Franck Gaye


Le 13 décembre 2007, 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne ont signé à Lisbonne (Portugal) le Traité Modificatif dont le contenu est quasi identique à celui du TCE...La phase de ratification dans ces 27 pays débute maintenant. Seule l’Irlande est tenue d’organiser un référendum. En France, le gouvernement et un grand nombre de responsables politiques de l’UMP, du PS , des Verts et du MODEM ont décidé de se passer d’une ratification directe par le peuple... Vous trouverez ici un argumentaire et un florilège de déclarations de représentants des gouvernements européens et de journalistes...

C’était hier, le 29 mai 2005 exactement. 54,7 % des Français rejetaient

le Traité instituant une Constitution pour l’Europe (le TCE) ;

le 2 juin 2005, 62 % des Néerlandais faisaient de même !

Nous exigeons un référendum.

Sinon, la ratification du Traité Modificatif relèvera plus de la forfaiture que de la démocratie !

Bien sûr, personne n’est obligé de nous croire, mais à lire les quelques déclarations solennelles ci-dessous, force est de reconnaître que leurs auteurs affichent un mépris certain pour la souveraineté du peuple...

A vous de juger ce florilège éloquent portant soit sur le contenu même du Traité Modificatif, soit sur la méthode employée pour le faire passer en force...

De Valéry Giscard d’Estaing (ancien président de la Convention qui avait rédigé le TCE) :« En termes de contenu, les propositions - du traité modificatif- demeurent largement inchangées, elles sont juste présentées de façon différente », ajoutant : « La raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». 17 juillet 2007

De José Luis ZAPATERO (chef du gouvernement Espagnol) :« Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution (c-à-d du TCE)...le nouveau traité est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un Traité pour une nouvelle Europe ». 27 juin 2007

D’Angela MERKEL (chancelière d’Allemagne) :« La substance de la Constitution – le TCE - est maintenue. C’est un fait ! »

D’ Anders Fogh RASMUSSEN (premier ministre du Danemark) : « ce qui est positif, c’est...que les éléments symboliques (du TCE) aient été retirés et que ce qui a réellement de l’importance - le cœur - soit resté ». 25 juin 2007

De Romano PRODI (chef du gouvernement en Italie) :« en ce qui concerne nos conditions, j’ai souligné trois lignes rouges ...conserver un président permanent de l’Union, un seul responsable de la politique étrangère...préserver l’extension du vote à la majorité, la personnalité juridique unique de l’Union. Tous ces éléments ont été conservés(dans le traité modificatif). »

De Timothée KIRKHOPE (député européen conservateur) : « Les commentaires tenus aujourd’hui par Valéry Giscard d’Estaing ne font que renforcer ce que tous les autres dirigeants européens pensent du nouveau Traité, à savoir que la Constitution est de retour ».

De Vaclav KLAUS (actuel président Tchèque) : « seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même ». 13 juin 2007

De Giuliano AMATO (ancien président du Conseil italien, un des animateurs du groupe qui rédigera le rapport à l’origine du traité modificatif) : « Il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord, on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau ». 12 juillet 2007

De Karel De Gucht (ministre Belge des Affaires étrangères)

« Le but du Traité Constitutionnel (le TCE) était d’être plus lisible...le but de ce traité est d’être illisible...La Constitution voulait être claire alors que ce traité devait être obscur. De ce point de vue c’est un succès ! » (Flandre info, 23 juin 2007)

De Jean-Claude Juncker (premier ministre du Luxembourg) :« Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? ».

De Valéry Giscard d’Estaing dans le journal Le Monde du 26 octobre 2006 : « Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel ».

Et pour finir ces quelques perles cyniques du journaliste Jean QUATREMER, du journal Libération (article du 19 juin 2007) :

« La démocratie directe, du moins en France, a sans doute son avenir derrière elle. Surtout en matière européenne. Désormais, les Etats membres veulent qu’un gouvernement soit capable d’assumer sa signature et puisse garantir que son accord ne sera pas invalidé par son peuple. Et cela, seule la voie parlementaire le garantit [...] Certains affirment que la négociation par les seuls diplomates, suivie d’une ratification parlementaire, va concourir à éloigner davantage les peuples de l’Europe ». « On peut sérieusement en douter. »

-----------------------

N. SARKOZY , mardi 13 novembre 2007, devant le parlement européen à Strasbourg : « j’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier ce traité simplifié par le Parlement » ; il fait allusion au fait que durant la campagne présidentielle il avait annoncé qu’il renégocierait un mini-traité européen et qu’il le ferait ratifier par voie parlementaire !

Nos arguments :

1 : le traité modificatif n’est ni un mini–traité ni un traité simplifié comme le présente souvent la presse (100 pages, 297 modifications des traités actuellement en cours, 12 Protocoles mais aussi une dizaine de Déclarations.)

2 : problème, en mai 2007 au soir du deuxième tour des présidentielles, le texte définitif du traité modificatif n’était pas encore écrit, encore moins publié. Le mandat présidentiel obtenu par son élection (53,06% des voix) ne peut donc pas porter sur le texte définitif.

3 : la question du parallélisme des formes.

Ce principe, essentiel en matière juridique stipule que : « ce qui a été fait selon une procédure ne peut être défait que selon la même procédure ». Dans la mesure où le contenu du traité modificatif est quasiment le même que le TCE, seule la souveraineté directe du peuple français est légitime. Les 54,7 % de NON en mai 2005 pèseraient ils moins que les 53,06% pour SARKOZY aux dernières élections présidentielles ?

 
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*
On ne frappe que les chiens qui se couchent, pas ceux qui mordent !
(Jean-Yves COZAN, entré au MoDem...)
(Il semble qu'il se soit couché, lui...)
*
"Surtout, soyez toujours capables de
ressentir au plus profond de vous
n'importe quelle injustice commise
contre n'importe qui,
n'importe où dans le monde.
C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
(Che Guevara)

"Comment faire pour que cette lutte des classes ne bloque pas le système libéral ? En créant des luttes mais entre personnes de mêmes classes en désignant des boucs émissaires, faire lutter les smicarts contre les bénéficiaires du RMI, les salariés du privé contre ceux du public, les Français d'origine contre immigrés ou les Français d'origine immigrée, voir les Arabes contres les Noirs, mais toujours les pauvres contre les pauvres, les travailleurs contre les travailleurs." (François Ruffin)

16:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, europe, euro-dictature, democratie, liberte, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2009

20/02/2009: VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis...

BELGIQUE "démocratique": des gens, y compris des enfants, enfermés, pendant des semaines, des mois, sans aucun procès, sans aucun jugement, sans aucune condamnation, comme à Guantanamo, le camp de concentration ricain...
Où sont donc passé tous nos fervents défenseurs de la "Liberté", de la "Démocratie", des "Droits de l'homme", de la "Justice" ???
Nos fameux journalistes "neutres", "libres" et "indépendants" sont-ils tous partis en reportage au ... Tibet ???
RoRo
 

From: Crer
Sent: Friday, February 20, 2009 8:45 PM
Subject: (Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

Nossegem-- Alors que l'Etat belge ne prévoit pour l'heure toujours aucun solution à la question des sans-papiers, la coordination pour la régularisation et la libre-circulation, à l'occasion de la Saint_valentin avait organisé une parade des coeurs séparés pour montrer son soutien et sa solidarité aux couples qui font l'expérience de cette séparation ainsi qu'à toutes les personnes retenues dans le centre de rétention 127 bis. (Note de RoRo: détention, plutôt que rétention).
 
 
(Crer)


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoitre, courcelles, actualite, presse, medias, television, information, 127bis, sans-papiers, guantanamo, liberte, democratie, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2009

06/02/2009: Voltaire: Un nouvel ordre politique: Le futur grand marché transatlantique ...

Un nouvel ordre politique: Le futur grand marché transatlantique
par Jean-Claude Paye*

Alors que les opinions publiques européennes s’esbaudissent devant le nouveau président des États-Unis, le fringant Barack Obama, le processus d’absorption de l’Union européenne dans l’espace économique et juridique états-unien se poursuit. Le sociologue Jean-Claude Paye observe la construction progressive de l’empire transatlantique et la volonté de ses promoteurs de marchandiser les libertés individuelles.

4 février 2009  bruxelles

Dans les pays membres de l’ancienne Union européenne, l’Europe des quinze, la question de la souveraineté extérieure est réglée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale . Généralement occupés par l’armée états-unienne et membres de l’OTAN, ces pays ont transféré leur prérogative régalienne, de faire la guerre et d’assurer leur défense, à l’exécutif états-unien. La phase actuelle des relations entre l’Union européenne et les États-Unis est spécifique. Elle consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres de l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des États-Unis sur le sol européen, l’exécutif US exerce un pouvoir direct sur les populations européennes. A travers de nombreux accords, cette souveraineté est légitimée par les institutions de l’Union.

L’instauration d’une souveraineté interne de l’exécutif états-unien sur les pays de l’ancien continent conduit à la formation d’une nouvelle forme d’État, à la mise en place d’une structure impériale sous direction américaine. Il s’agit d’une forme d’organisation stable qui diffère fortement de la situation antérieure. Dans le cas où les États-Unis disposaient de la seule souveraineté extérieure des pays européens, un retour en arrière partiel ou plus profond restait possible sans une révolution sociale, tel que l’atteste le retrait de la France, effectué par Charles De Gaule, du commandement de l’OTAN. Une telle tentative d’indépendance d’un pouvoir constitué européen ne serait plus envisageable, si les États-Unis exercent un contrôle direct sur les populations de l’ancien continent.

Un grand marché transatlantique à l’horizon 2015

Une résolution du Parlement européen de mai 2008 opère une légitimation du projet de création d’un grand marché transatlantique pour 2015 [1]. Elle prévoit l’élimination des barrières au commerce, d’ordre douanière, technique ou réglementaire, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. L’accord prévoit une harmonisation progressive des réglementations et surtout la reconnaissance mutuelle des règles en vigueur des deux côtés de l’Atlantique. Dans les faits, c’est le droit états-unien qui s’appliquera.

Parallèlement aux négociations sur l’existence d’un grand marché, des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations. Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établit un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice", d’ici 2014 [2]. Il s’agit de réorganiser les affaires intérieures et la Justice des États membres « en rapport avec les relations extérieures de l’Union européenne », c’est à dire essentiellement en fonction des relations avec les États-Unis.

Plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police, processus déjà largement réalisé, l’enjeu de la création d’un tel espace consiste dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de l’Union aux autorités états-uniennes. Rappelons que le mandat d’arrêt européen, qui résulte de la création d’un « espace de liberté, de sécurité et de Justice » entre les États membres, supprime toutes les garanties qu’offrait la procédure d’extradition. Le mandat d’arrêt repose sur le principe de reconnaissance mutuelle. Il considère, comme immédiatement conforme aux principes d’un État de droit, toutes les dispositions juridiques de l’État demandeur. L’installation d’une telle aire de coopération transatlantique ferait que l’ensemble de l’ordre de droit états-unien serait reconnu par les 27 et que les demandes US d’extradition seraient, après de simples contrôles de procédure, automatiquement satisfaites.

Or, aux États-Unis, le Military Commissions Act of 2006 [3]permet, de poursuivre ou d’emprisonner indéfiniment, toute personne désignée comme ennemi par le pouvoir exécutif. Cette loi concerne tout ressortissant d’un pays avec lequel les USA ne sont pas en guerre. On est poursuivi comme « ennemi combattant illégal » non pas sur des éléments de preuve, mais simplement parce qu’on est nommé comme tel par le pouvoir exécutif. Cette loi, de portée internationale, n’a été contestée par aucun gouvernement étranger.

Grand marché et contrôle des populations

Le parallélisme entre la libéralisation des échanges entre les deux continents et le contrôle états-unien des populations européennes existe durant les 13 années qu’a duré le processus de négociation. Ainsi, le 3 décembre 1995, au sommet USA-UE de Madrid, fût signé le « Nouvel Agenda Transatlantique » visant à promouvoir un grand marché transatlantique, ainsi qu’un plan d’action commun en matière de coopération policière et judiciaire.
Alors que les négociations en matière de coopération policière furent continues, les discussions visant à créer un grand marché connaîtront un point d’arrêt. Elles seront abandonnées en 1998. Il faudra attendre 2005 pour que le projet soit réactivé par une déclaration économique, adoptée lors du sommet US-UE de juin 2005.

Les progrès dans la création d’un marché transatlantique sont dûs à l’action d’un institut euro-américain, le Transatlantic Policy Network. Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et d’entreprises privées, il appelle à la création d’un bloc euro-américain au niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme l’Aspen Institute, l’European-American Business Council, le Council on Foreign Relations, le German Marshall Fund ou la Brookings Institution. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann…

Un élément important de cet « espace de liberté, de sécurité et de justice », le transfert général des données personnelles est en train d’aboutir. Un rapport interne écrit conjointement par des négociateurs appartenant au Ministère de la Justice et au Département de la sécurité de la patrie côté américain et par le Coreper, un groupe de représentants permanents, en ce qui concerne l’Union Européenne, annonce un accord en ce sens pour 2009 [4].
Il s’agit de favoriser la remise de données d’ordre administratif et judiciaire, mais aussi relatives à la « défense du territoire ». Les négociateurs se sont déjà mis d’accord sur 12 points principaux. En fait, il s’agit de remettre, en permanence aux autorités américaines une série d’informations privées, telles le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les itinéraires de voyage ou les connexions internet, ainsi que des informations liées à la personne telle la « race », les opinions politiques, les mœurs, la religion...
Les États-uniens inscrivent leurs exigences dans le contexte économique. Pour eux, cet accord se présente comme « une grosse affaire, car cela va diminuer la totalité des coûts pour le gouvernement US dans l’obtention des informations de l’Union européenne. » .
L’enjeu n’est pas de pouvoir transmettre ces données aux autorités US, ce qui est déjà largement réalisé, mais de pouvoir légalement les remettre au secteur privé Il s’agit de supprimer tout obstacle légal à la diffusion des informations et de garantir des coûts les plus bas possibles. Il faut avant tout assurer la rentabilité du marché.

Primauté du droit états-unien

Les négociateurs européens ont abandonné leur propre légalité en ce qui concerne la nécessité d’un contrôle indépendant et ont accepté les critères américains. Ils admettent que le pouvoir exécutif se surveille lui-même en considérant que le système de contrôle interne du gouvernement US offrait des garanties suffisantes. Ils ont accepté que les données concernant la « race », la religion, les opinions politiques, la santé, la vie sexuelle, soient utilisées par un gouvernement à condition « que les lois domestiques fournissent des protections appropriées ». Chaque gouvernement pourrait décider lui-même s’il respecte ou non cette obligation.

Le processus qui conduit à l’installation d’un grand marché transatlantique est l’inverse de celui de la construction de l’Union européenne. Le marché commun européen est d’abord une structure économique basée sur la libéralisation des échanges de marchandises. Le grand marché transatlantique s’appuie sur la primauté du droit US. Il est d’abord une construction politique, même la création d’une Assemblée transatlantique est évoquée. L’exercice de la souveraineté des autorités états-uniennes sur les populations européennes et la légitimation de ce pouvoir par l’Union sont les conditions de la mise en place de nouveaux rapports de propriété et d’échange : transformer les données personnelles en marchandises et libérer ce grand marché de toute entrave.

 Jean-Claude Paye

Jean-Claude Paye est sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.






 

[1] Parlement européen, « Résolution du Parlement européen sur les relations transatlantiques », B6-0280/2008, le 28 mai 2008.

[2] Report of the Informel, Hight Level Advisory Group on the Future European Affairs Policy (Future group), « Freedom, Security, Privacy. European Home Affairs in a Open World », June 2008, p. 10, paragraph 50.

[3] S.390 Military Commissions Act of 2006.

[4] Council of the European Union, « Note from Presidency to Coreper, Final Report by EU-US Hight Level Contact Group on information sharing and privacy and personal protection », 9831/08, Brussels 28 mai 2008.

 

 

http://www.voltairenet.org/article159047.html

20:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, europe, euro-dictature, liberte, democratie, usa, silence, imperialisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2008

13/11/2008: « Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa...

Le vrai visage de ce "démocrate" anti-communiste rabique, suppôt du pape et du Vatican et du système pourri qu'il a largement contribué à remettre en place en Pologne, avec l' aide des médias du capitalisme et des Ricano - occidentaux:  Walesa pour la force  contre les syndicalistes.
Dans les années '70 - '80, l' Humanité a publié une photo du personnage, prise à Gdansk, où il faisait le V de la victoire, en compagnie du député facho Fn français Anthony. C' est tout dire ... Pour ceux qui s' en rappellent encore ...
Aujourd'hui, ce mutant au capitalisme est pratiquement oublié par les travailleurs polonais eux-mêmes...
RoRo

From: melusine
Sent: Thursday, November 13, 2008 6:52 PM
Subject: Walesa pour la force contre les syndicalistes

« Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa

 

Pologne : En défense des retraites

 

200 militants de Syndicat Libre « Août 80 » et du Syndicat des Pêcheurs Polonais ont occupé le mercredi 12 novembre le bureau électoral varsovien du député Donald Tusk  — actuel premier ministre. Ils annoncent vouloir y demeurer jusqu'à ce que Tusk accepte de négocier.

« Notre action vise la tentative gouvernementale de liquider de droit à la retraite pour plusieurs centaines de milliers de Polonais », explique Boguslaw Zietek, dirigeant du syndicat « Août 80 ».

Premier Tusk a declare, qu'il n'y aurait pas de négociations. Lech Walesa, ancien dirigeant de Solidarnosc et ancien president, a soutenu Tusk: - « Si je serais a la palce de premiere ministre, j'utiliser la force contre les syndicalistes ».

Le gouvernement veux réduire le nombre de travailleurs ayant droit à la retraite anticipée de 1,1 million à 250 000. Les cheminots, les enseignants et beaucoup d'autres métiers seront touchés. Tusk annonce qu'il n'y a pas d'argent dans le budget pour les retraites anticipées et que c'est un « anachronisme du temps du socialisme ».

En réalité ce système de retraites a été développé par les premiers gouvernements libéraux en Pologne après 1989, pour lesquelles ce fut un moyen pour éviter l'explosion sociale. Au début de transformation capitaliste en Pologne la chômage a touché plus 2 millions de personnes — sans les retraites anticipées et les préretraites cela aurait été encore pire.

Selon le professeur Mieczyslaw Kabaj, 131 000 Polonais ont pris leur retraite au cours des années 1985-1990. Au cours de la seule année 1991 il furent  840 000 personnes.

Le gouvernement parle d'apocalypse financière du coûts des retraites anticipées – 2 milliards de zlotys par ans. Mais ce coût est comparable aux dotations prévues dans le budget pour grandes entreprises occidentales qui investissent en Pologne et aux indemnités prévues pour les anciens propriétaires, dont les avoirs ont été nationalisés en « Pologne Populaire » après 1945.

L'empressement du gouvernement dans la lutte contre les droits à la retraite est d'autant plus scandaleux, que le même gouvernement reste très silencieux quant à la plus grande braderie des retraites polonaises : la banqueroute en cours des fonds de pensions polonais, qui ont déjà perdu plus de 20 milliards de zlotys à la bourse.

Les plus grands centrales syndicales ont organisé 5 novembre une manifestation de 5 000 personnes en défense de retraites en disant que c'est n'est que début. Les pêcheurs ont organisé des blocages de route en Poméranie pour protester contre la soumission du gouvernement envers la Commission Européenne, qui vise la liquidation de secteur de pêche en Pologne. Les cheminots ont déjà organisé une grève d'avertissement en défense des droits à la retraite anticipée.

« Le gouvernement dit que la minorité ne peut pas terroriser la majorité. Nous sommes d'accord : la minorité de riches ne doit pas décider de la vie de majorité de Polonais, qui travaillent à leur profit ! » , déclare Zietek. « Le gouvernement est parti en guerre non seulement contre le mouvement syndical, mais contre tous les travailleurs polonais. S'il veux la guerre il l'aura... »

Dariusz Zalega

www.trybuna-robotnicza.pl

19/07/2008

17/07/2008: Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi...

Ca c' est de la "démocratie" à la Sarko et tous ses semblables de l' Euro-dictature ...
-on vote, on dit "oui", ça passe comme une lettre à la Poste...
-on vote, on dit "non", faut revoter jusqu'au moment où on dira "oui"...
La pseudo démocratie capitaliste, il n'y a pas meilleur trucage, meilleur conditionnement des cervelles...
Un tas de maquignons qui essaient de (re)vendre à tout prix leur camelote...
Les politicailleurs et gouvernants belges, eux, ont trouvé le meilleur moyen: on vote entre copains par la voie parlementaire et le tour est joué. La voix du peuple ??? Basta ! "Tous les pouvoirs émanent de la Nation", dit la Constitution belge qui date de plus de 175 ans ... Qu'importe ... !
A propos de cette "démocratie" à la Belge, Defuisseaux disait déjà ceci en 1866 dans le Catéchisme du Peuple:
http://users.skynet.be/roger.romain/Defuisseaux.html
RoRo

Les Français ont dit "NON" et disent toujours "NON"
ainsi que les Néerlandais
et les Irlandais
et tous les peuples non consultés par référendum et qui sont contre également.
 
 
NON c'est NON! 
 
 
----- Original Message -----
Newsgroups: Sent: Thursday, July 17, 2008 7:41 PM
Subject: godillots les Irlandais ???

Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi

Mardi, Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen, déclarait devant des députés UMP que les Irlandais devront revoter sur le traité de Lisbonne. Un traité qu'ils ont rejeté à 53% le 12 juin. Notre président aurait-il confondu vitesse et précipitation? En Irlande, ces déclarations gênent surtout les partisans du oui, qui espéraient arracher quelques concessions avant de reparler d’un éventuel référendum. Et qui ne veulent pas qu'une solution leur soit imposée de l’extérieur.

Selon Dan Boyle, sénateur Verts et pro-traité de Lisbonne joint par Rue89, "le moment est particulièrement mal choisi". Sarkozy doit se rendre en Irlande lundi, et ses déclarations ont donné l’impression aux Irlandais qu’on cherchait à leur forcer la main. Son accueil devrait s’en ressentir.

Pour Dan Boyle, les Irlandais n’apprécient pas vraiment l’ironie de cette situation: voilà que le Président du pays qui a dit non en 2005 et qui a refusé de faire voter le traité de Lisbonne par référendum entend faire… revoter l’Irlande par référendum.

"Des réactions émotionnelles"

De son côté, Pat Cox, ancien président libéral du Parlement européen, confie que "les propos de Sarkozy ont suscité des réactions émotionnelles", peu susceptibles de faire avancer le débat. Ce qui risque de remobiliser le camp du non.

Le gouvernement irlandais a voulu minimiser les déclarations du président français. Le ministre des Affaires étrangères Micheal Martin assure que lors de sa visite, Nicolas Sarkozy sera en "mode écoute".  Et non là pour vendre une solution de son cru.

Kathy Sinnott, partisane du non et présidente du groupe Indépendance/Démocratie au Parlement européen, juge ces propos outrageux. Les Irlandais ont voté, et il faut respecter ce vote. Mais au moins, nous dit-elle, le masque est tombé. Elle voit en Sarkozy "un prof qui demanderait à l’élève irlandais de revoir sa copie":

"S’il devait y avoir un nouveau vote, il faudrait qu’il n’y ait qu’un bulletin "oui", puisque de toute manière c’est la seule option que les leaders européens accepteraient."

Les chefs d'Etat avaient pourtant décidé de ne rien décider pour l'instant

Afin de ne pas avoir à commenter les propos élyséens, certains politiques irlandais soulignent qu’il ne s’agit pas là d’une déclaration officielle du Président. Mais pour Eamon Gilmore, leader du parti travailliste irlandais, si ces propos sont confirmés, alors Nicolas Sarkozy a vraiment mis les pieds dans le plat.

De même, l’Independent titrait mercredi: "Sarkozy alimente une nouvelle tempête en pressant les Irlandais de revoter".

Lors du Conseil des chefs d’Etat européens en juin, décision avait été prise de laisser du temps aux Irlandais. Le but? Donner un peu d’air au premier ministre Brian Cowen pour qu’il trouve des solutions d’ici le prochain sommet, en octobre.

Avec un scénario de sortie de crise en tête: avant octobre, presque tous les pays devraient avoir adopté le traité. Depuis mardi, avec le vote positif de l’Espagne, 23 pays ont déjà dit oui. Si les Irlandais étaient les seuls à bloquer l’adoption du traité, cela pourrait les pousser à revoir leur position.

"Sarkozy a été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas"

Ainsi, pour Pat Cox, "Nicolas Sarkozy a surtout été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup d’autres leaders européens pensent tout bas". Mais d’après lui, savoir s’il faut revoter est une question très difficile.

S’il se déclare pour la réforme, il s’agit "de reconnaître l’écart qu’il y a entre les institutions européennes et les citoyens européens". Pour M. Boyle, le gouvernement irlandais devrait d’abord chercher à obtenir quelques garanties supplémentaires sur des points chers aux partisans du non.

Un brin désabusé, Josep Borrell, ancien président socialiste du Parlement européen, comparant la situation au lendemain des non français et irlandais, résume:

"Si la France dit non, c'est un problème pour l'Europe. Si l'Irlande (ou un autre petit Etat non fondateur) dit non, c'est un problème pour l'Irlande."

 

extrait de Rue89

14:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, television, dictature, medias, presse, propagande, romain, europe, euro-dictature, france, histoire, infvormation, liberte, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/07/2008

05/07/2008: Pendant les vacances, l’Union Européenne institue le viol de la vie privée....

-------- Message original --------

Sujet: Pendant les vacances, l'Union Européenne institue le viol de la vie privée. - DLR : Debout la république
Date: Sat, 5 Jul 2008 16:13:48 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Pendant les vacances, l’Union Européenne institue le viol de la vie privée.

Le 7 juillet aura lieu un vote décisif dans la réforme du droit européen sur les communications électroniques dit « Paquet Télécom ». En ce moment même un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, dont Microsoft, afin d’introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.
Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c’est la globalité des usages de l’ensemble des internautes que les fournisseurs d’accès seront contraints d’espionner : mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau ….
Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d’un groupe d’intérêts.
Notons que le rapporteur du « Paquet Télécoms » ,  Catherine Trautmann, eurodéputée ancienne ministre socialiste de la culture, et Bernadette Vergnaud eurodéputée PS qui « travaille » aussi sur le sujet, ne semblent pas vraiment s’opposer à ce saccage d’un droit fondamental, celui de la vie privée.
Debout La République dénonce vivement cette dangereuse logique de négation des droits fondamentaux des citoyens sous prétexte de « moderniser » la législation sur les technologies de l’information et de la communication.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste de l’Essonne
Président de Debout la République
http://debout-la-republique.fr/Pendant-les-vacances-l-Union,279.html

23:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, euro-dictature, histoire, medias, presse, silence, courcelles, democratie, europe, fascisme, information, liberte, repression, justice, capitalisme, dictature, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/06/2008

13/06/2008: Ce vendredi 13 juin 2008, est un grand jour, une grande victoire: le NON au Traité de Lisbonne...

Ce vendredi 13 juin 2008, est un grand jour, une grande victoire: le NON  au Traité de Lisbonne (la Constitution capitaliste européenne camouflée et remodelée) !

Le fameux José Manuel BARROSO (et beaucoup d' autres!) a perdu son sourire angélique: le NON irlandais est une véritable raclée pour l' EURO-DICTATURE capitaliste, une grande victoire de la démocratie, de la liberté, de l'indépendance des peuple et de la souveraineté des nations...

De plus en plus d' Européens ne veulent pas de ce pouvoir supra-national absolu au service direct des multinationales et transcontinentales capitalistes, des puissances financières et des banques.

On comprend mieux pourquoi les pseudos démocrates qui nous gouvernent et dirigeant les autres pays intégrés européens ne veulent pas consulter leur peuple ... Les peuples ne veulent pas de cette Europe-là. Les peuples aspirent surtout à un véritable changement de société...

On va voir comment les gouvernants européistes vont tenter de s' en sortir de nouveau: le scénario est connu: ils vont tenter de faire revoter le peuple irlandais jusqu'au moment où il sera amené à dire "oui". Ce n' est pas nouveau...

Mais une chose est sûre: aujourd'hui, les Irlandais ont rejoint le "non" des Français et des Hollandais. Les autres vont suivre de plus en plus ...

Nous avons toutes les raisons de relancer notre opposition car, en fait, ce "non" irlandais rejoint notre combat toujours contre le capitalisme que l'on nous présente comme un modèle de société triomphante alors que celle-ci est occupée à craquer de toutes parts et ne s' en tire momentanément plus que par des pirouettes.

RoRo  

21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, europe, euro-dictature, democratie, liberte, capitalisme, medias, silence, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/06/2008: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne...

C' est évidemment plus facile en BELGIQUE: comme nos pseudos démocrates des partis gouvernementaux ont la trouille de consulter le peuple, ils ont choisi la ratification par la voie parlementaire...
C'est évidemment beaucoup plus sûr pour eux.
"Tous les pouvoirs émanent de la nation!", selon la Constitution belge: ça ce n' est plus qu'un bout de chiffon, un vieux papier...
RoRo

From: Politique
Sent: Friday, June 13, 2008 7:56 PM
Subject: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Le Premier ministre Yves Leterme et son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, ont regretté vendredi l'issue négative du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, alors qu'il semble de plus en plus certain que le "non" l'a emporté.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement fédéral a souhaité que la situation créée par ce rejet du traité soit "évaluée dans le calme". "Plus particulièrement, il convient d'examiner les possibilités existantes pour assurer quand même l'entrée en vigueur du traité et y associer l'Irlande. En aucun cas, l'Union ne peut être freinée dans son élan à la suite de ce résultat", a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie belge s'est dit, quant à lui, persuadé que le vote exprimé ne traduit pas un rejet par la population irlandaise de la construction européenne mais démontre au contraire une nouvelle fois la nécessité d'une réforme des institutions européennes afin de rendre leur fonctionnement plus transparent et plus compréhensible pour la population de l'Union européenne, ce qui est précisément une des raisons d'être du traité de Lisbonne. (GFR

11:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, europe, euro-dictature, democratie, liberte, presse, medias, information, television, propagande, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/06/2008

05/06/2008: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux...


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : jeudi 5 juin 2008 08:53
À :
Objet : RE: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 Pour diffusion et signature. Il n'est que temps. Amitiés, Annie

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, June 02, 2008 7:59 PM
Subject: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 
 
Il est possible de signer cet appel en ligne à cette adresse : http://tous-ensemble.dyndns.org ou de renvoyer les signatures à : Benoit Foucambert - 5 rue Henri Garnier - 28000 Chartres (benoit.foucambert@wanadoo.fr)
En fichier joint, la version pour signatures papiers.
 
Lettre ouverte de masse aux états-majors syndicauxFace à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !     Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.     Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !     Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique antipopulaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un « moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).    Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...     Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.     Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser d’ « accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.  Initiateurs de cet appel : René Barthes (FSU, 05), Jean-François Dejours (FSU, 62), Giovanni Di Mino (FSU, 13), Aurélien Djament (CGT, 44), Vincent Flament (FSU, 59), Benoit Foucambert (FSU, 28), Marion Gandiglio (FSU, 43), Georges Gastaud (FSU, 62), Sylvie Guduk (FSU, 81), Jacques Lacaze (CGT, 62), Annie Lacroix-Riz (FSU, 75), Olivier Lefevre (CGT, 02), Michelle Mallet (CGT, 75), Jacques Magnin (CGT, 74), Jean-François Maison (CGT, 62), Pascal Rolando (FSU, 28), Bernard Parquet (CGT, 94), Jacques Tourtaux (CGT, 51)

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, capitalisme, syndicats, social, solidarite, medias, television, information, presse, silence, europe, euro-dictature, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2008

28/04/2008: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!

--------Message original --------
Sujet: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!
Date: Mon, 28 Apr 2008 20:22:43 +0200
De: Jean Groulard <groulard@swing.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un pays civilisé !!!
De: Serge NGAJUI FOSSO <sfosss_2000@yahoo.com>
Je me souviens alorsdeSemira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroulesousmes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militantdesdroits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et àvoixhaute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes selèventet protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, leshommesen gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sontdésignéespar les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose laquestionpourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avionetpuis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'aiquelquesbobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans lamainet visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et lesmaltraitancesdes policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 lapolicenous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu letroisième,un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous nevoyageronsplus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons fairepournous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons àrencontrerl'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nouspatientons,j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue denepas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe quenousavons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6prochainsmois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et quelacompagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème sijene voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car lacompagnien'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et meramènecette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Monneveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence etm'indiquentque je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans cesconditionset que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Parisetêtre remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite yrester,ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mesaffaires,je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mesaffairessur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très encolèrede tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épousede mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire.Ellerevient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de monappareilphoto, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autrespassagersont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellementprismes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis encolère,très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avecmépriset violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, jesuisallé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Jesuis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec mapetitefille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avecpatience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestationindiquantque j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Noussommesarrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim,j'aimangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs auxdoigts,aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de lacompagnie,que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dansl'étatoù je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pasgrand-chosepour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne comptepaslaisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On enreparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bonetagréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
Abientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, liberte, europe, repression, romain, courcelles, histoire, actualite, sans-papiers, solidarite, belgique, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, information, television, silence, syndicats, justice | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/04/2008

29/04/2008: Un neo-fasciste s' empare de ROME ....

Un neo-fasciste s' empare de ROME :
Triste bilan pour la fausse "gauche", réformiste, participationniste, opportuniste et collaborationniste, déjà battue aux récentes législatives italiennes ! Les amis de Gianni Alemanno peuvent lever le bras et la main tendus (vu ce mardi à la télé!): l'Euro-dictature devient de plus en plus noire, sur fond de paupérisation, de racisme, de nationalisme, d' européanisme, d' atlantisme, de ricanisme, de libéralisme et de répression de plus en plus poussée. 
Je ne cesse de le répéter, dans cette Europe pillée et exploitée par les multinationales et transnationales capitalistes, il est grand temps de recréer une véritable gauche, marxiste-léniniste, révolutionnaire et internationaliste, qui se battra de nouveau pour et aux côtés des peuples travailleurs dans la solidarité et l'union.
Son sale travail accompli, à la tête de l' Euro-dictature et de l' Italie, le fameux Prodi semble avoir jeté définitivement l'éponge, quoiqu'il puisse encore rejaillir ailleurs ...
Quand donc les syndicats vont-ils également se réveiller pour appuyer véritablement un grand mouvement revendicatif dans la lutte ? 
RoRo

From: Politique
Sent: Tuesday, April 29, 2008 10:54 AM
Subject: Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

28.04.2008 21:05

Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

La droite a triomphé à Rome, son candidat Gianni Alemanno réussissant à enlever la capitale italienne à la gauche qui la dirigeait depuis 15 ans, grâce à une confortable avance de sept points, selon des chiffres définitifs publiés lundi soir par le ministère de l'Intérieur.

Ce résultat est une catastrophe pour le Parti démocrate (PD) de centre gauche de Walter Veltroni, déjà nettement battu aux législatives des 13 et 14 avril par Silvio Berlusconi. C'est "une victoire historique", s'est félicité le futur chef du gouvernement, tandis que Walter Veltroni déplorait "une défaite très grave, très lourde". M. Alemanno l'a emporté avec 53,65% des voix, contre 46,34% à son rival, le ministre de la Culture sortant et ex-maire de Rome Francesco Rutelli. Ce succès "vient compléter notre victoire aux législatives" et "les Romains ont choisi le programme de bonne gouvernance du PDL dont l'objectif est de conjuguer une plus grande sécurité à Rome et la modernisation des infrastructures urbaines", a estimé Silvio Berlusconi, chef du parti du Peuple de la liberté (PDL). (CYA)

12:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, presse, medias, silence, television, information, europe, euro-dictature, liberte, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: Une voie nouvelle en perspective...

-------- Message original --------
Sujet: UNE VOIE NOUVELLE EN PERSPECTIVE
Date: Wed, 19 Mar 2008 00:04:50 +0100
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


   Comité Valmy Une voie nouvelle en perspective Après les élections municipales, on assiste à une relative redistribution des cartes entre les clans politiciens européistes maastrichtiens et néo libéraux, de la droite avouée et de la gauche incertaine ou encore de la composante centriste hypothétique que Gérard Filoche compare au Triangle des Bermudes et qui joue les utilités dans le spectacle politico-médiatique joué en boucle.             Pour Nicolas Sarkozy, comme l’écrit L’Humanité, « la sanction est claire et nette ». La politique gouvernementale est fortement rejetée. Aussi bien, de l’avis du Comité Valmy, comme conséquence de sa politique de régression sociale que de sa trahison nationale et républicaine de Versailles. Au demeurant, ces deux aspects sont intiment liés à l’euro-atlantisme forcené de Sarkozy et à ses attaques contre la laïcité.            Le reflux des illusions à propos de Sarkozy est en soi un événement réjouissant car il traduit une prise de conscience populaire sur la nature véritable de sa politique. Cependant, il convient pour les militants républicains et progressistes d’éviter de trop se leurrer, à propos de la signification des succès de la fausse gauche social-libérale et d‘un retour partiel à une alternance trompeuse. Croire à « un raz de marée de la gauche », synonyme d’un « KO social » gouvernemental, nous semble relever de la méthode Coué. Dans la mesure où l’UMP et le PS ont un programme commun, dont la mise en œuvre est orchestrée depuis Bruxelles, l’opposition des sociaux-libéraux au gouvernement est non crédible sur les sujets essentiels. Sarkozy, Hollande, Bayrou, Royal et Cie entendent tous nous imposer une Europe fédérale des länder par nature néolibérale et antisociale. Dans cette optique, dénoncer des politiques du pareil au même reste pertinent.            Le Parti socialiste, de plus, fidèle à la démarche historique qui est la sienne depuis des décennies, a continué ses attaques contre le Parti communiste traité en adversaire. Il a agressé aussi certains autres de ses « alliés ». Il a été aidé par les verts et quelques fois par la droite officielle.            Dans des circonstances difficiles, la remontée du PCF au 1er tour des cantonales est un élément important qui confirme la nécessité pour le peuple de France de se redonner un parti communiste de lutte de classe, dont la fidélité retrouvée envers la France républicaine à travers le rejet de l’Europe fédérale redonnerait un rôle décisif dans le combat social.            Il est aussi à noter que sur la question des alliances les choses commencent à bouger et que les décisions des appareils ne sont plus, en toutes circonstances, des tabous indépassables.            Depuis plusieurs années, le Comité Valmy, longtemps seul sur ce thème, donne une analyse  qui lui est spécifique, à propos de la signification politique de la progression régulière des abstentions, ainsi que des votes blancs et nuls. La scandaleuse délocalisation aux Etats-Unis, par le Ministère de l’intérieur, du traitement informatique des résultats électoraux, permet de retarder sérieusement l’annonce de ces éléments importants et de continuer de jouer en attendant, la petite musique de narcose populaire autour de l’affrontement « gauche » droite.            Censurer et masquer méthodiquement, avec les médias domestiqués et des manœuvres diverses, un nouveau comportement éminemment politique et démocratique d’une large partie, de la partie la plus consciente et lucide de notre peuple, ne trompera plus très longtemps les citoyens. Il est difficile d’être précis et notre vision peut être discutée. Certains d’entre nous considèrent que plus 20% de l’électorat républicain et notamment progressiste, refuse dorénavant de jouer le jeu de la fausse alternance gauche – droite qui depuis très longtemps est imposée et se traduit maintenant par la disparition de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale, de la République laïque et sociale et in fine, de la démocratie. L’abstention et le vote blanc sont devenus une arme politique de masse devant le refus par les fédéralistes européens de toutes les nuances, de toute réalité véritablement démocratique en France.             Le Comité Valmy affirme qu’une voie reste ouverte et offre une perspective populaire : celle de la Résistance, de son esprit, de son exemple, celle du programme du CNR que nous devons réactualiser pour un rassemblement républicain patriotique, progressiste, et anti- impérialiste. Claude Beaulieu Président du Comité ValmyCOMITÉ VALMY - 4, Impasse de la Grosse Bouteille, 75018 Paris - www.comite-valmy.org

 Courriel : info@comite-valmy.org

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