02/11/2010

01/11/10: La grande absente des manif's syndicales: l'Europe ...

From: nicolas
Sent: Monday, November 01, 2010 9:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : La grande absente des manif's syndicales: l'Europe
 

 

Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /2010 19:51

LA GRANDE ABSENTE DES MANIF’S SYNDICALES :

L’EUROPE !

 

par Jean LEVY

 

Par millions, les salariés ont arpenté, par sept fois, les rues de nos villes. Ils ont crié, haut et fort, leur colère face au hold-up contre leur droit à une retraite à 60 ans – un repos pourtant bien gagné.

 

Dans plus de 250 villes, dans tous les départements, des foules, chaque fois fidèles aux rendez-vous, ont scandé leur attachement à une vie libre attendue après une vie de travail de plus en plus harassante. Les rues vibraient de la détermination populaire de s’opposer à une réforme qui s’inscrit dans une offensive généralisée. Une offensive qui vise en réalité toutes les conquêtes sociales arrachées par une lutte permanente, menée tout au long du XXème siècle.

 

Car la rage ouvrière dépassait largement la seule question des retraites.

 

Le chômage qui brise les vies ; les « petits boulots » qui vous interdisent toutes perspective et tous projets ; les salaires au pouvoir d’achat dramatiquement réduit depuis trois décennies ; la santé menacée sur les lieux de travail par des cadences inhumaines ; le droit de se soigner revu chaque fois à la baisse ; des hôpitaux conçus pour être d’abord rentables ; le bagne dans l’entreprise, où le patron fait régner la terreur sur les salariés, privés de tout droit de se défendre – tout concourt à générer l’angoisse et la colère.

 

D’où les manifestations massives se succédant depuis début septembre et l’embrasement d’un peuple, solidaire des révoltes, quand il ne peut y participer.

 

Mais, au-delà des manifestations, débordant les mots d’ordre confédéraux, le nouveau de cette immense bataille sociale, ce sont les multiples initiatives prises « à la base », les barrages sur les routes, autour des raffineries, bloquant ports et dépôts de marchandises, les « actions coup de poing » de collectifs de salariés en lutte, des coordinations qui maintiennent la pression du nord au midi, hors de directives des centrales syndicales.

 

Les grèves professionnelles ont peut-être cessé, mais l’action démultipliée, qui se poursuit, démontre que la très grande mobilisation populaire continue sous d’autres formes.

 

Mais une question se pose :

pourquoi les mouvements de septembre-octobre, d’une telle ampleur, n’ont-ils pas débouché sur une victoire sociale ?

 

La raison en est simple : les confédérations, dont la CGT, et les partis qui se revendiquent de la « gauche », qui disent soutenir les salariés mobilisés, ont tout fait pour restreindre la cible, au-delà d’un simple aménagement d’un texte, seulement qualifié « d’injuste », au seul pouvoir politique en place, à Nicolas Sarkozy personnellement, et à son gouvernement. En jouant du naturel réflexe des colères accumulées contre l’hôte de l’Élysée.

 

Mais l’offensive antisociale n’est-elle qu «hexagonale », ne touche-t-elle que la France ? Bien sûr que non. De Madrid comme de Rome, de Lisbonne comme de Bruxelles, de Lisbonne ou d’Athènes montent les mêmes clameurs des travailleurs contre les plans d’austérité mis en place dans les 27 Etats de l’Union européenne.

 

Rien d’étrange à cette concordance d’offensives tout azimut contre les salaires, la protection sociale, et bien entendu, la retraite. Tous ces plans ont été concocté dans le cadre de l’UE par tous les gouvernements concernés, qu’ils se disent de droite ou affectent d’être « de gauche ». Cela vaut en particulier pour le recul de l’âge de la retraite, orientation européenne scellée à Barcelone en 2002, paraphée par Lionel Jospin et Jacques Chirac.

 

Cette unanimité européenne s’explique aisément : l’UE a été mise en place pour satisfaire les exigences du grand patronat. Le syndicat de celui-ci – Business Europe – est présidé par notre baron Seillière. En effet, le grand patronat vise, au plus vite, rentabiliser le capital dans le contexte d’une concurrence mondiale effrénée.

 

Pour atteindre ces objectifs, les grandes entreprises pèsent sur le prix de leur main d’œuvre et imposent aux gouvernements européens, très « compréhensifs », de détourner l’argent public (Santé, Education, Services public) à leur profit exclusif.

Tel est le but des privatisations transférant les biens de la Nation au capital privé.

 

Tel est le fond de la « crise », qui sert de justificatif à l’offensive antisociale généralisé.

 

Et rien de ces questions n’effleure dans les manifestations. Pas un mot sur « l’Europe ». Pas un mot d’ordre mettant en cause les  responsabilités de l’Union européenne.

 

Cette absence pèse lourdement sur la suite du conflit, qui demeure confiné dans les simples rapports entre les citoyens de notre pays et Nicolas Sarkozy.

 

Cette approche restreinte fait bien sûr le jeu politicien du PS, qui peut envoyer ses leaders dans les manifestations, en pensant aux suffrages à engranger en 2012. La direction confédérale de la CGT ne pense pas autrement  depuis son « recentrage » de collaboration de classe. Rappelons-nous la position de Bernard Thibault, lors du référendum de 2005, refusant de répondre NON à l’Europe.

 

Rien pour nous étonner, donc.

 

Mais ce qui pose problème, c’est le silence parallèle de la soi-disant « extrême gauche », qui a beau s’appeler « anticapitaliste », c’est le mutisme du PCF (opposition interne incluse) sur l’Europe.

Tous limitent la batille sociale à un combat anti-Sarkozy.

 

Certes, des groupes de militants, ceux du PRCF, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy et de l’Arc Républicain de Progrès, de divers blogs amis, tentent d’éclairer l’opinion populaire sur les responsabilités de l’Union européenne.

 

Nous posons publiquement la question aux milliers de communistes, toujours membres du parti :

 

Pourquoi ce silence de votre part ?

Pourquoi cette absence de référence à l’Europe dans vos analyses, vos débats intérieurs, vos réunions publiques ?

Engageons, entre camarades, le débat pour avancer ensemble.

Seulement ainsi nous gagnerons la bataille !

 

 

Par Jean Lévy

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, euro-dictature, silence, social, syndicats, television, médias, capitalisme, démocratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/04/2010

01/04/10: REGARDS D'EUROPE: L'OCDE CONTRE LES PEUPLES...

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 10:11 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] L'OCDE contre les peuples


REGARDS D'EUROPE

envoyer un lien sur cet article a un ami

L'OCDE CONTRE LES PEUPLES

Les politiques menées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui sont souvent abordées par les médias, sont vécues douloureusement par les peuples. Pour répondre aux intérêts des marchés financiers, elles imposent aux gouvernements des coupes sombres dans leurs budgets sociaux, de santé et d'éducation.

Il est une instance internationale dont on parle moins car elle ne prend pas de décision mais apporte des conseils sur les orientations des politiques économiques et sociales à mettre en œuvre dans les pays occidentaux. Il s'agit de l'OCDE, Organisation de coopération et de développement économique, qui regroupe les 30 pays capitalistes les plus riches de la planète.

Les travaux de l'OCDE servent souvent de référence aux analyses et propositions de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne qui partagent le même dogme ultralibéral. Au nom de la lutte contre l'inflation, l'OCDE prône la "modération salariale" et encourage toutes les politiques qui font pression sur les salaires et favorisent le capital.

En 2009, l'OCDE a publié le "Panorama des pensions: les systèmes de retraite dans les pays de l'OCDE" qui est devenu le guide des gouvernements pour la réforme des retraites. Bien que les systèmes de retraite par capitalisation aient sombré pendant la crise, l'OCDE continue de les encourager: "S'appuyer uniquement sur les régimes publics de répartition serait un pas dans la mauvaise direction (...) Pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l'épargne-retraite privée".

Pour l'OCDE, la crise rend nécessaire une réforme profonde des retraites qui doit comporter un relèvement de l'âge de la retraite. Le conseil adressé à la France est clair: "Assurer la viabilité financière des systèmes de retraite exigera une augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite". La feuille de route ainsi tracée est suivie à la lettre par de nombreux gouvernements, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates. Comme l'a écrit le journal "Le Monde":" La Grèce et l'Espagne l'annoncent, la France l'envisage, la République Tchèque l'a fait, la Finlande voudrait le faire, le Royaume-Uni y pense: la réforme des retraites est à l'ordre du jour dans plusieurs pays européens".

Dans la dernière période, l'OCDE s'est distinguée en envisageant d'accepter en mars 2010 la candidature d'Israël sur proposition de Stanley Fischer, gouverneur de la Banque d'Israël après avoir été un des dirigeants du FMI.

MADELEINE ALBRIGHT, LE RETOUR...

L'ancienne secrétaire d'Etat étasunienne démocrate, Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire. Après avoir appuyé les guerres menées par les Etats-Unis en Irak, elle préside actuellement le groupe d'experts chargé d'étudier le nouveau concept stratégique de l'OTAN et l'avenir des relations UE-OTAN.

C'est à ce titre qu'elle a été auditionnée le 27 janvier par la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Les responsables de l'OTAN, avec en premier chef son secrétaire général Andros Fogh Rasmussen, prépare un nouveau concept stratégique pour remplacer celui de 1999 et tenir compte des évolutions récentes et de l'évolution future probable des relations internationales. Ce nouveau concept devrait être dévoilé lors du Sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Une partie importante de ce concept stratégique sera axée sur la redéfinition et le renforcement des relations (déjà étroites) entre l'Union européenne et l'OTAN. Madeleine Albright s'est inscrite dans cette démarche; après avoir réfuté les commentaires sceptiques sur l'utilité de l'OTAN sur la scène mondiale, elle a appelé au renforcement de la complémentarité entre les actions de l'OTAN et de l'Union européenne qui s'est déjà exprimée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle a estimé que le nouveau concept devait se concentrer sur les capacités de réaction et ne pas tenter vainement de prédire l'avenir puisque "nous n'avons aucun moyen de savoir quand une menace se présentera". Elle a conclu que "l'OTAN est le lien qui retient les Etats-Unis en Europe".

Le vice-président du groupe d'experts, Jeroen van der Veer, qui l'accompagnait à cette audition, a reconnu que l'opinion publique en Europe était de moins en moins favorable à l'OTAN. Sans remettre en cause sa nature et ses objectifs, il s'est contenté de proposer une meilleure pédagogie afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre l'OTAN.

Le nouveau concept stratégique, qui sera adopté en novembre 2010, couvrira les dix prochaines années. Le débat sur ce nouveau concept ne doit pas intéresser que les experts; les forces progressistes et pacifistes doivent le mettre sur la place publique et interpeller gouvernements et parlementaires. Dans les mois qui viennent, il faut faire monter le débat public en se fixant comme objectif prioritaire la dissolution de l'OTAN.

UN LIVRE A CONSEILLER: "LA LANGUE DU CAPITAL"

L'auteur, Raoul Vilette, fait reparaître aux Editions "Les nuits rouges" une version enrichie de son livre paru en 1997 "Les mots du marché/ Le Marché des mots". Dans cette nouvelle édition sous le titre "La langue du capital mise à nu par des locuteurs mêmes- Décodeur du sabir politico-médiatique", il donne plus de 600 définitions et 900 citations.
Voici la définition page 114 de "l'Europe": " Offensive permanente et coordonnée des classes dirigeantes continentales pour s'emparer des entreprises publiques et liquider les lois sociales qui leur sont les plus contraires".

L'EUROPE EN BREF...

  • La Grèce n'est pas le seul Etat membre de l'Union européenne à être "mis en demeure" de corriger son "déficit excessif"; au cours de sa réunion du 16 février, le Conseil "Affaires économiques et financières" a également révisé les procédures engagées contre la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, la Lituanie, Malte et la Roumanie pour "corriger leurs déficits excessifs" en leur imposant des mesures correctrices.
  • Malgré de fortes oppositions, exprimées même au sein du Conseil, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM très controversés, le maïs MON 810 (de Monsanto) et la pomme de terre Amflora (de BASF). En même temps, certains Etats membres demandent à la Commission de réviser la législation communautaire pour donner le choix aux Etats membres d'accepter ou non de cultiver des OGM sur leur territoire.
  • En réponse à la chaîne de télévision néerlandaise RTL7, la Commission européenne a précisé que les voyages officiels des 27 commissaires avaient coûté près de 4 millions d'euros en 2009, dont près de 360000 de frais de représentation; les "missions" et "frais de représentation" du président de la Commission ont coûté 730000 euros.
  • Des parlementaires européens de plusieurs pays et groupes politiques ont déposé une déclaration écrite appelant les Etats membres à "respecter le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", "à se conformer aux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme et à veiller à ce que les symboles religieux ne soient pas exposés dans des locaux utilisés par des autorités publiques".
  • D'après le rapport 2009 de l'agence "Eurofound", 5% des travailleurs pratiquent le travail au noir dans l'Union européenne avec plus de 10% dans certains Etats membres: Danemark (18%), Lettonie (15%), Pays-Bas (13%), Estonie (11%), Suède (10%).
  • Le pourcentage de femmes au Parlement européen a continué de progresser aux élections de juin 2009 avec 35% (contre 31% en 2004), sauf en Irlande, en Lituanie et au Luxembourg; en Suède et en Finlande, il y a plus de femmes que d'hommes qui sont parlementaires européens (56% et 62%).

Jean Paul Le Marec

08:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, finances, medias, crise, recession, fmi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/04/2010

01/04/10: SNCB: CHEMINS DE FER: privatisations: accidents,...

CHEMINS DE FER: Elisabeth Brindesi

 

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 9:47 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Elisabeth Brindesi


Elisabeth Brindesi   
Lundi 15 février 2010, deux trains SNCB entraient en collision près de Bruxelles. Bilan: 18 morts, 125 blessés. Erreur humaine, chuchote-t-on aussitôt dans les médias aux ordres... Les machinistes ont répliqué. Mardi 16 février, ils se sont mis en grève, paralysant une grande partie du pays. Et ils dénoncent: leurs conditions de travail, les économies imposées à tous les niveaux, le mépris des usagers.



L’an passé déjà, le 20 mai, les salariés de la SNBC se mettaient en grève, incriminant leurs paies insuffisantes et leurs conditions de travail. La grève fut un succès total, mais les chefs se sont moqués des gens de terrain. Et pour cause : la notion de service public leur est inconnue. La SNBC doit retrouver une rentabilité qu’elle a perdue. Elle a besoin d’être attractive car le gouvernement belge veut vendre ses chemins de fer, les introduire en bourse. Pour que l’entreprise revienne dans les chiffres noirs, tous les coups sont permis. Ce sont les cheminots et les voyageurs qui paient la facture. Parfois au prix de leur vie.

La France a échappé de peu à de graves accidents, exactement pour les mêmes raisons. Le 26 avril 2008, en raison d’un défaut de freinage, un train Veolia à traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h, évitant de peu la collision avec un train de voyageurs. Le 20 mai dernier, un train d’Euro Cargo Rail, dont le chargement était mal arrimé, est entré en collision avec un train fret de la SNCF. Le conducteur est blessé, le trafic a été interrompu durant douze heures.

Les conducteurs de trains français – sous couvert de l’anonymat ─ racontent que la pression des managers les pousse à souvent bâcler les procédures de sécurité. Ainsi, dans L’Humanité du 9 octobre dernier, un conducteur d’Euro Cargo Rail expliquait que pour gagner du temps certains de ses collègues n’effectuaient pas correctement les essais de freins de leur convoi.

Et en Suisse? Même marasme. On privatise à pas feutrés, parés de feuilles de vignes offertes par des lois votées sur mesure. L’évangile des CFF est déjà celui du marché. Gare aux employés et aux usagers. Cet été, le directeur Andreas Meyer (beau salaire) menace de mettre à l’amende les salariés en cas de retard des trains. L’automne passé, 54 emplois sont supprimés dans les gares de triages, 300 postes sont rayés de la carte début 2010. Les négociations salariales sont bloquées depuis décembre. Les usagers eux aussi en prennent plein la poire: grosses augmentations des tarifs en vue, alors que les trains sont déjà hors de prix… De quoi redevenir automobiliste. Ce n’est pas tout : des billets plus chers seront (sont déjà en fait) vendus aux pendulaires, c’est à dire à des travailleurs, des étudiants; ils ont le tort de voyager aux heures de pointes. Cinq francs de taxe supplémentaire sont perçus sur des billets internationaux. Reste ce que nous connaissons déjà : encombrement des trains, pannes, retard, suppression des wagons silence pour les deuxièmes classe. La Belgique préfigure ce qui nous attend : là-bas, des trains sont déjà supprimés, les wagons mal nettoyés, des gares abandonnées. C’est vrai, les CFF ont proposé quelques innovations, par exemple une cadence de 30 minutes sur le réseau principal. Mais ce n’est rien par rapport au stress et aux risques que subissent ceux qui travaillent, les cheminots, et ceux qui paient, les usagers. Nous passons deux fois à la caisse : une fois pour les billets et une fois avec nos impôts. Avec les privatisations, ce sera pire car l’Etat (donc nous) risque fort d’assumer les parties non rentables du rail.

Puisqu’on est dans le glauque, restons-y. Ulrich Gygi, exécuteur des basses œuvres de la privatisation à la Poste, arrive sur le rail. Privatiser, ça il sait. En fait ce n’est pas sorcier, le modèle est partout le même : on débite l’entreprise en morceaux, on transfère dans ces portions découpées une série d’activités. Puis on décrète que ces entités sont désormais indépendantes les unes des autres, sur le plan comptable comme sur celui de la productivité. En clair, chaque élément (appellés généralement unités) fonctionne comme une société anonyme dont le but est de faire du fric. Ainsi dépecé, un service public – les CFF par exemple ─ est facile à vendre à des actionnaires suisses ou étrangers.

Que la droite salive à l’idée des privatisations est normal. Malheureusement les partis «de gauche» (Verts et Socialistes) que les média écoutent, ainsi que les syndicats, les associations de défense des citoyens ou de la nature, ne s’opposent pas ouvertement à toute privatisation. C’est inquiétant. Mais nous, usagers et cheminots, nous pouvons réfléchir à des alternatives concrètes à la vente de nos services publics. Nous devrons bien, un jour, le plus vite possible, mettre en œuvre des stratégies efficaces pour contrer ces voleurs de biens communs. Et de démocratie.

 

Source: Combat.ch

 

Tiré d'Investig'Action

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, suisse, silence, medias, information, sncb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2010

19/03/10: Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?...

From: nicolas
Sent: Friday, March 19, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: ***SPAM*** Les Grecs "fusillés pour l'exemple"?


Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?

envoyer un lien sur cet article a un ami

Les médias font une très large place aux « sacrifices » auxquels les Grecs devraient consentir afin d’éviter que leur pays n’entraîne dans sa chute, les 26 autres Etats, membres de l’Union européenne. En effet, le gouvernement socialiste ( ???? ) d’Athènes vient de décider une nouvelle purge imposée à la population, sur injonction de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et, tout spécialement, de l’Allemagne. Et si cela ne suffisait pas, un député allemand de la CDU , Marco Wanderwitz, suggère « que la Grèce vende quelques unes de ses îles »…
Rien que cela !
Les mesures annoncées visent à faire payer au peuple hellène les effets mortifères de l’économie capitaliste. Déjà victimes de cette politique, soumis à un premier train de décrets antisociaux, ils devraient à nouveau subir, et accepter, une réduction encore plus drastique de leur niveau de vie : salaires des fonctionnaires amputés des 13ème et 14ème mois, hausse généralisée de la TVA de 2 points (celle-ci passerait de 19 à 21%), retraites et pensions réduites à leur plus simple expression, hausse des alcools et du tabac…
Nos médias, satisfaits, notent que « les marchés ont bien accueilli ces mesures ». Il ne reste que la population à convaincre !

Mais pourquoi cet acharnement sur ce pauvre peuple grec ?

On songe à la fable de notre bon La Fontaine , « les animaux malades de la peste ». En fait, la Grèce et son peuple, sont « fusillés pour l’exemple ».
S’ils se résignent à leur triste sort, s’ils ne rechignent pas, face au verdit, la menace est directe : les « pelotons d’exécution » européens sont prêts à poursuivre leur sinistre tâche et, à la suite des Grecs, tirer sur les Espagnols et les Portugais, jugés également « pelés et galeux, d’où viendrait tout le mal ».
Mais en quoi ces peuples – et tous les autres – sont-ils responsables de la spéculation mondiale du capital et de la crise qui en résulte ? Les salariés contraints aux bas salaires, les privés d’emplois, les jeunes sans travail, les retraités aux modestes pensions, ont-ils, un seul jour, pris la moindre responsabilité dans les politiques qui leur sont imposées ? Ont-ils exercé une once de pouvoir durant ces dernières décennies ?
Que nenni ! Ils l’ont tout simplement subi.
Et il faudrait qu’ils paient maintenant les pots cassés par les banques, l’industrie et les gouvernements à leur solde ! La « crise » - mais qui l’a provoquée ? – a bon dos. Elle permet au capital d’avancer ses pions et d’accélérer la cadence dans la contre-révolution sociale, entreprise depuis trente ans.

Mais dans la course folle aux profits, que les puissances financières se livrent entre elles, celles-ci ont-elles d’autres choix que d’en faire payer le prix aux peuples ? La « libre concurrence » des marchés a un coût, et celui-ci est énorme. Le grand patronat ne peut plus supporter la moindre entrave à la rotation de plus en plus rapide du capital. D’où la politique imposée par Business Europe, le Medef européen, aux classes ouvrières, au monde du travail, au sein de l’Union européenne.

La Grèce est un petit pays qui doit s’incliner et montrer l’exemple. C’est le « modèle », grandeur nature, des « réformes » que l’Union européenne veut généraliser dans ses vingt-sept provinces. Mais si le Grecs regimbent, s’ils ne se laissent pas faire ?
Ils ont déjà commencé la Résistance avec le KKE, le Parti communiste grec, avec le Pame, leur mouvement syndical de classe Par deux fois, ils ont massivement fait grève, contraignant les centrales socialistes à s’engager dans le mouvement. De nouvelles manifestations de masse, des arrêts de travail d’ampleur nationale sont prévus dans les jours qui viennent. Et les Grecs ne sont pas seuls à résister.

Au Portugal comme en Espagne, le peuple est sorti dans la rue. Il est prêt à recommencer.

Et en France ? L’horizon n’est-il qu’électoral ? Partis et syndicats, qui se disent en opposition avec les « réformes » initiées par Nicolas Sarkozy, savent bien qu’au lendemain du second tour des « régionales », le pouvoir en échec dans les urnes, tentera de nous faire goûter aux « remèdes » du Capital. Faut-il attendre gentiment l’heure du « sacrifice » et le «peloton d’exécution » ? Il faut se préparer sans délai à réagir massivement, non seulement contre le pouvoir, mais surtout contre les forces économiques qui l’ont mis en place et qui sont prêtes, comme en Grèce, à changer de cavalier et de monture, à la fois, pour donner le change.

Sachons-le : nous sommes tous des Grecs en puissance. Notre lutte est commune. Aussi, notre totale solidarité va aux travailleurs de Grèce en lutte et à ses organisations, le KKE et le Pame, qui sont aux premiers rangs du combat.

Jean LEVY

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, ps, romain, belgique, europe, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2010

07/03/10: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !...

From: Coquelicot
Sent: Sunday, March 07, 2010 4:46 PM
Subject: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !



Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !

Les islandais ont massivement rejeté par referendum l'accord dit « Icesave » élaboré avec la Grande Bretagne et les Pays-Bas.

Les premiers résultats connus donnaient entre 90 et 95 % de NON et à peine 2 % de OUI, le reste étant constitué par des abstentions. Cette question islandaise, nous la suivons depuis l'origine et vous avez déjà pu lire sur ce blog un article du 9 octobre 2008 intitulé : « Crise économique : faillite islandaise et indécence politique. »

http://dutron.wordpress.com/2008/10/09/crise-economique-f...

Dans cet article, j'écrivais ceci à l'époque : « En novembre 2007, l'Islande était encore l'une des plus belles réussites économiques occidentales, témoin sa place en tête du classement des endroits où il faisait bon vivre sur la planète soigneusement médiatisée par les néolibéraux de tout poil.

.L'île avait éjecté la Norvège de la première place et dominait la liste de 177 pays établie par les Nations unies et qui compare le revenu par habitant, l'éducation, la santé et l'espérance de vie.

Le pays, qui ne compte que 320 000 habitants, avait accompli un prodige économique et tous les oracles officiels l'encensaient. Les Islandais soient également considérés comme les renards libres les plus heureux du monde dans le poulailler libre.

…. Hier mardi, la cotation des actions de six grandes institutions financières a été suspendue, tandis que le gouvernement s'efforçait d'éviter l'écroulement. Les taux d'intérêt ont été bombardés à 15,5 % dans l'espoir de contenir l'inflation.

La couronne islandaise est en chute libre sur le marché international des devises, et seule la devise zimbabwéenne, en pleine cata avec son vieux dictateur (???) (Note de RoRo: avec la différence que le Zimbabwé est un héritage du colonialisme et subit l'hostilité des ricano-occidentaux qui voudraient y imposer de nouveau leur "démocratie"), est dans une situation plus grave ! Bravo les neocons !! »

Hé bien, les neocons tentent de poursuivre leur œuvre dévastatrice et de faire payer au Peuple islandais leurs errements idéologico-économiques !

Un an après la « révolution des casseroles » qui avait contraint à la démission le premier ministre conservateur Geir Haarde, plusieurs centaines de manifestants éaient dans la rue à Reykjavik aux cris de « Pas d'Icesave. Pas de traîtres au pouvoir. Le pays est innocent » ou « Sauvez plutôt nos maisons ».

Environ 230 000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur un accord organisant le remboursement d'ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d'euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur Internet islandaise Icesave en octobre 2008.

Il faut savoir que si cet accord voyait le jour, il en coûterait environ 100 € par mois à chaque islandais et de l'ordre de 12.000 € au total !

Tout ça pour payer les conneries dont ils ne sont pas responsables !!!!!!!!

Une chose similaire se passe actuellement en Grèce ou la social-démocratie au pouvoir (Note de RoRo: aussi !) veut faire payer la crise aux grecs.

Un cran au-dessus, l'Europe freine des quatre fers l'intervention éventuelle du F.M.I en Grèce parce que ce serait une défaite « européenne » mais, dans le même temps, cette Europe s'avère incapable de s'entendre pour aider réellement la Grèce ! Encore une histoire de serpillière ou de wassingue ….

Pourtant, après la Grèce, il y aura le Portugal ! Il y aura aussi l'Espagne ! Et là, ce sera une autre paire de manches car les masses financières en cause seront d'un autre ordre de grandeur.

Pourtant, l'Islande (Note de RoRo: c' est-à-dire le capitalisme bancaire) en faillite frappe (Note de RoRo: et ce avec la fausse gauche verdassée au pouvoir!) à la porte de l'Europe, un peu comme un noyé se raccroche aux branches !

Vous la connaissez l'histoire du serpent européen qui se bouffe la queue ? Hé bien, regardez bien, elle se déroule en ce moment sous nos yeux !

Comme disait l'Ex-vulcanologue auvergnat, la bouche en cul de poule : Bon choix mesdames, bon choix messieurs !!

Guy Dutron

18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, euro-dictature, silence, medias, islande, banque, crise, finance, banques | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/02/2010

26/02/10: Ukraine : les communistes veulent traduire Iouchtchenko en justice...

 

Iouchtchenko, élevé et formé aux Usa: cet ex-chouchou des ricano-otano-occidentaux voulait lui aussi rattacher l'Ukraine à l' Euro-dictature capitaliste et à l'Otan ... Balayé aujourd'hui par le peuple ukrainien, il n' a pas fait long feu ...

RoRo

 

Ukraine : les communistes veulent traduire Iouchtchenko en justice

vendredi 26 février 2010

KIEV, 25 février 2010 - RIA Novosti

Petr Simonenko

Le Parti communiste ukrainien envisage de déclencher une enquête sur les "abus de pouvoir" commis par le président Viktor Iouchtchenko dont le mandat a expiré jeudi, annonce le service de presse du PC, citant son leader Petr Simonenko.

"Nous réclamons une enquête immédiate et approfondie sur les abus de pouvoir commis par M.Iouchtchenko durant son mandat présidentiel", lit-on dans la déclaration du leader du PC.

M. Simonenko accuse l’ancien président "d’avoir pratiqué une politique visant à détruire les institutions d’Etat, à usurper le pouvoir et à imposer un nationalisme primaire, la xénophobie et la haine religieuse en Ukraine".

"Au mépris du bon sens et des normes du droit international, il a décerné les plus hautes récompenses officielles aux laquais hitlériens et à leurs successeurs", indique la déclaration.

Le 22 janvier dernier, Viktor Iouchtchenko a attribué le titre de Héros national à Stepan Bandera, leader des nationalistes ukrainiens, qui avait aidé les nazis à former des bataillons SS en Ukraine.

En 2008, il a conféré le même titre au hauptsturmführer (capitaine) Roman Choukhevitch, commandant de l’Armée rebelle ukrainienne, qui avait également collaboré avec les nazis.

 

 

20:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, otan, romain, fascisme, euro-dictature, silence, urss, medias, ukraine, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/02/2010

21/02/10: Quand la CIA finançait la construction de l'europe libérale ...

----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 21, 2010 9:50 PM
Subject: Re: [alerte_otan] Quand la CIA finançait la construction de l'europe libérale (comité Valmy)

 

 

Sorry de l'attachement vide. Voici en clair le texte du message précédent. En ce qui concerne «la menace d'une invasion totale par l'Armée Rouge», je rappelle le commentaire que j'ai fait du livre de Daniele Genser "les Armées Secrètes de l'Otan" : http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=479&type=articles - RM
 
++++++
 
Quand la CIA finançait la construction européenne - Par Rémi Kauffer
Source : Historia 2003
vendredi 19 février 2010, par Comité Valmy
 
Le Comité Valmy contribue à populariser des analyses diverses montrant le rôle moteur de l’impérialisme étatsunien dans le développement depuis la seconde guerre mondiale, de l’euro dictature supranationale et atlantiste. Dans cette démarche pédagogique, nous publions ce texte datant de 2003 de Rémi Kauffer. Il me semble souhaitable cependant d’y ajouter une précision : tout en laissant à Rémi Kauffer la responsabilité de sa vision idéologique qui transparait dans son article : " Tout commence à l’automne 1948. Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace d’une invasion totale par l’armée rouge"... j’ajoute simplement qu’en réalité rien ne commence véritablement en 1948. Le processus idéologique pour imposer une Europe fédérale est déjà entrepris entre les deux guerres mondiales.
 
Mais surtout pendant l’occupation allemande, les dirigeants américains hostiles à Charles de Gaulle, à Jean Moulin, à l’alliance des gaullistes et des communistes, au CNR etc., ont choisi le fédéralisme pour imposer ultérieurement, leur domination mondiale. Ils sélectionnent et rassemblent un vaste personnel politique apte à la vassalisation, idéologiquement ou moyennant finance, qu’ils utiliseront aprés la libération et dont les successeurs sont toujours au pouvoir aujourd’hui encore. Frenay dont le rôle réel reste à éclaircir, travaille au fédéralisme européen dès le début des années 40 ainsi que beaucoup d’autres. CB.
 
De 1949 à 1959, en pleine guerre froide, les Américains, par l’intermédiaire de leurs services secrets et du Comité pour l’Europe unie, versent l’équivalent de 50 millions de dollars actuels à tous les mouvements pro-européens, parmi lesquels ceux du Britannique Winston Churchill ou du Français Henri Frenay. Leur but, contenir la poussée soviétique...
 
A 82 ans, Henri Frenay, le pionnier de la Résistance intérieure, fondateur du mouvement Combat, arbore une forme intellectuelle éblouissante malgré sa surdité de l’oreille droite et sa récente opération de l’estomac. Pourtant, il n’a plus que trois mois à vivre. En ces jours de mai 1988, il me parle de l’Europe dans son appartement de Boulogne-sur-Seine. De cette Europe fédérale dont il a rêvé en vain entre 1948-1954. De la dette aussi que, en cas de succès, le Vieux Continent aurait contracté envers les Américains, ceux notamment du " Comité ". Et d’insister une fois, deux fois, dix fois, tandis que moi, je m’interroge : pourquoi diable ce mystérieux " Comité " revient-il à une telle fréquence dans nos conversations ? Pourquoi ? Mais parce que Frenay me confie, avec il est vrai d’infinies précautions de langage, son ultime secret : l’aide financière occulte de la CIA via l’American Committee for United Europe - le Comité - à l’Union européenne des fédéralistes dont il a été le président. Pour reconstituer cette filière inédite, il me faudra une quinzaine d’années. Un jeu qui en valait la chandelle puisqu’il me permet d’ouvrir, pour les lecteurs d’ Historia, la porte d’un des compartiments les plus secrets de la guerre froide...
 
Tout commence à l’automne 1948. Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace (??????) d’une invasion totale par l’armée rouge. Au " coup de Prague " en février, vient de succéder en juin le blocus de Berlin. Un petit cénacle de personnalités de l’ombre jette alors les bases de l’American Committee for United Europe, l’ACUE - son existence sera officialisée le 5 janvier 1949 à la maison de la Fondation Woodrow-Wilson de New York. Politiques, juristes, banquiers, syndicalistes vont se méler au sein de son conseil de direction. De hautes figures gouvernementales aussi comme Robert Paterson, le secrétaire à la Guerre ; James Webb, le directeur du budget ; Paul Hoffman, le chef de l’administration du plan Marshall ; ou Lucius Clay, le " proconsul " de la zone d’occupation américaine en Allemagne.
 
Bien tranquilles, ces Américains-là ? Non, car la véritable ossature de l’ACUE est constituée d’hommes des services secrets. Prenez son président, William Donovan. Né en 1883 à Buffalo, cet avocat irlando-américain au physique de bouledogue, surnommé " Wild Bill " par ses amis, connaît bien l’Europe. En 1915, il y remplissait déjà une mission humanitaire pour le compte de la Fondation Rockefeller. Deux ans plus tard, Donovan retrouvait le Vieux Continent pour y faire, cette fois, une Grande Guerre magnifique. Redevenu civil, " Wild Bill " va se muer en missus dominicus du gouvernement américain. Ses pas d’émissaire officieux le portent vers l’Europe pour des rencontres parfois imprévues. En janvier 1923, alors qu’ils goûtent un repos bien mérité, sa femme Ruth et lui devront ainsi subir une soirée entière les vociférations d’un autre habitué de la pension Moritz de Berchtesgaden. Dix-sept ans plus tard, l’agité, un certain Adolf Hitler, s’est rendu maître de la partie continentale de l’Europe, et c’est " Wild Bill " que Franklin Roosevelt, inquiet, dépéche à Londres s’enquérir auprès de Winston Churchill du potentiel britannique face à l’avancée nazie.
 
En juin 1942, Donovan, homme de confiance du président démocrate pour les affaires spéciales, crée l’Office of Strategic Services (OSS), le service secret américain du temps de la Seconde Guerre mondiale dont il devient le chef et qu’il quittera à sa dissolution, en septembre 1945, sans perdre le contact avec l’univers du renseignement : " Wild Bill " tisse des liens privilégiés avec la Central Intelligence Agency, la CIA, créée officiellement le 15 septembre 1947 par une loi sur la sécurité nationale signée par le successeur de Roosevelt, Harry Truman.
 
Prenez le vice-président de l’ACUE Walter Bedell Smith, ancien chef d’état-major d’Eisenhower pendant la Seconde Guerre mondiale puis ambassadeur des Etats-Unis à Moscou. A partir d’octobre 1950, celui que ses amis surnomment le " Scarabée " ( beetle en anglais) va prendre les commandes de la CIA. 1950, c’est justement l’année o๠des universitaires comme Frederick Burkhardt et surtout William Langer, historien à Harvard, lancent la section culturelle de l’ACUE. Ces deux proches de Donovan ont servi autrefois dans les rangs de l’OSS. Langer en a dirigé le service Recherche et Analyse et, excellent connaisseur de la politique française, a même commis après-guerre un ouvrage savant qui s’efforçait de dédouaner Le Jeu américain à Vichy (Plon, 1948).
 
Prenez surtout Allen Dulles. A l’été 1948, c’est lui qui a " inventé " le Comité avec Duncan Sandys, le gendre de Churchill, et George Franklin, un diplomate américain. Principal associé du cabinet de juristes Sullivan & Cromwell, Dulles n’impressionne guère de prime abord avec ses fines lunettes, ses éternelles pipes de bruyère et ses vestes en tweed. Sauf qu’avec ce quinquagénaire, un maître espion entre dans la danse.
 
Retour à la case Seconde Guerre mondiale. Chef de l’OSS à Berne, Dulles noue en février 1943 des contacts avec la délégation de Combat en Suisse. Un temps, il assurera même le financement du mouvement clandestin. " Coup de poignard dans le dos du général de Gaulle ", s’insurge Jean Moulin au nom de la France libre. " Survie de la Résistance intérieure menacée d’étranglement financier ", rétorque Frenay. Pensant d’abord à ses camarades dénués de moyens, aux maquisards en danger, il ne voit pas pourquoi Combat devrait se priver d’un argent allié versé, c’est convenu, sans contrepartie politique. Cette " affaire suisse " va empoisonner un peu plus encore ses rapports avec Moulin.
 
En 1946, Dulles démissionne des services secrets... pour en devenir aussitôt l’éminence grise, prenant une part prépondérante à la rédaction du texte de loi présidentiel sur la sécurité nationale. Cofondateur à ce titre de la CIA (pour les initiés : l’Agence ou mieux, la Compagnie), Dulles pense qu’en matière d’action clandestine, privé et public doivent conjuguer leurs forces. C’est lui qui a déjà inspiré, par l’intermédiaire de ses amis du Brook Club de New York, le versement des subsides de grosses sociétés américaines à la démocratie chrétienne italienne menacée par un parti communiste surpuissant. En 1950, il va reprendre officiellement du service comme bras droit du Scarabée d’abord, comme son successeur à la téte de la CIA ensuite - de février 1953 à septembre 1961. Record de longévité d’autant plus impressionnant que son frère aîné John Forster Dulles, restera, lui, ministre des Affaires étrangères de 1953 à sa mort de maladie en mai 1959.
 
Etonnant creuset que l’ACUE, o๠des personnalités de la haute société et/ou de la CIA côtoient les dirigeants de la puissante centrale syndicale American Federation of Labor, l’AFL, dont ils partagent l’aversion du communisme. Exemples : David Dubinsky, né en 1892 à Brest-Litovsk, en Russie, dirige le Syndicat international de la confection pour dames (ILGWU) : 45 000 adhérents à son arrivée en 1932, 200 000 à la fin des années 1940 ! Ennemi acharné des nazis hier (les syndicalistes proches de l’ACUE sont presque tous juifs), c’est aux commies , les " cocos ", qu’il en veut dorénavant. Jay Lovestone aussi. Conseiller politique de l’AFL, ce Lituanien d’origine sait de quoi il parle : avant sa brutale exclusion puis sa lente rupture avec le marxisme, il fut, entre 1925 et 1929, le secrétaire général du PC américain ! Autre recrue de choix du Comité, Arthur Goldberg, le meilleur juriste de l’AFL. Futur secrétaire au Travail du président Kennedy puis juge à la Cour suprême, Goldberg, né en 1908, a dirigé l’aile syndicale de l’OSS. A ce titre, il fut en son temps le supérieur hiérarchique d’Irving Brown, son cadet de deux ans. Brown, représentant de l’AFL pour l’Europe et grand dispensateur de dollars aux syndicalistes modérés du Vieux Continent. Puisant dans les fonds secrets de la toute jeune CIA, laquelle finance depuis 1946 toutes les opérations anticommunistes de l’AFL, ce dur à cuire ne ménage pas, par exemple, son soutien à Force ouvrière, la centrale syndicale née fin 1947 de la scission de la CGT (lire " Derrière Force ouvrière, Brown, l’ami américain " dans Historia n° 621 de décembre 1997). Pure et dure, la ligne Brown contraste d’ailleurs avec celle, plus nuancée, de la CIA. A la Compagnie, on aurait préféré que les non-communistes restent dans le giron de la CGT, méme contrôlée par le PCF...
 
C’est qu’au-delà des hommes, il y a la stratégie d’ensemble. Face à l’Union soviétique, Washington développe deux concepts clés : le containment (l’endiguement) et plan Marshall. L’idée du containment , revient à un diplomate russophone, George Kennan, qui la développe dès juillet 1947 dans un article de la revue Foreign Affairs : " L’élément majeur de la politique des Etats-Unis en direction de l’Union soviétique doit étre celui d’un endiguement à long terme, patient mais ferme, des tendances expansionnistes russes. "
 
Le plan Marshall, lui, porte la marque de son inventeur le général George Marshall, chef d’état-major de l’US Army pendant la guerre, et désormais ministre des Affaires étrangères du président Truman. En apportant une aide massive aux pays d’Europe ruinés, les Etats-Unis doivent, selon lui, faire coup double : un, couper l’herbe sous le pied des partis communistes par une hausse rapide du niveau de vie dans les pays concernés ; deux, empécher leur propre industrie de sombrer dans la dépression en lui ouvrant de nouveaux marchés.
 
Pour le tandem Marshall-Kennan, pas de meilleur outil que la CIA (lire l’interview d’Alexis Debat, page 51). Et c’est naturellement un autre ancien de l’OSS, Franck Wisner Jr, qu’on charge de mettre sur pied un département autonome spécialisé dans la guerre psychologique, intellectuelle et idéologique, l’Office of Policy Coordination ! Si ce bon vieux " Wiz " ne fait pas partie du Comité, ses hommes vont lui fournir toute la logistique nécessaire. Mais chut ! c’est top secret...
 
L’ACUE allie sans complexe une certaine forme de messianisme américain avec le souci de la défense bien comprise des intéréts des Etats-Unis. Messianique, cette volonté bien ancrée de mettre le Vieux Continent à l’école du Nouveau Monde. Phare de la liberté menacée, l’Amérique a trouvé, la première, la voie d’une fédération d’Etats, succès si resplendissant que l’Europe n’a plus qu’à l’imiter... Cet européanisme made in Washington comporte sa part de sincérité : " Ils m’appellent le père du renseignement centralisé, mais je préférerais qu’on se souvienne de moi à cause de ma contribution à l’unification de l’Europe ", soupire ainsi Donovan en octobre 1952.
 
De sa part de calcul aussi. Car en décembre 1956, trois mois avant sa mort, le méme Donovan présentera l’Europe unie comme " un rempart contre les menées agressives du monde communiste ". En d’autres termes, un atout supplémentaire de la stratégie américaine conçue par Marshall, Kennan et leurs successeurs : construire l’Europe, c’est remplir un vide continental qui ne profite qu’à Staline, donc, en dernier ressort, protéger les Etats-Unis.
 
Ajoutons une troisième dimension. Dans l’esprit des hommes de la Compagnie, rien de plus noble qu’une action clandestine au service de la liberté. Tout officier de la CIA le sait : les Etats-Unis sont nés pour une bonne part du soutien des agents de Louis XVI, Beaumarchais en téte, aux insurgés nord-américains. Ainsi l’opération American Committee, la plus importante, et de loin menée, par l’Agence en Europe pendant la guerre froide, se trouve-t-elle justifiée par l’Histoire.
 
Pour chaleureuse qu’elle soit, l’amitié franco-américaine ne saurait toutefois distendre le " lien spécial " entre Grande-Bretagne et Etats-Unis. En foi de quoi, Comité et Compagnie tournent d’abord leur regard vers Londres. Hélas ! Churchill, battu aux législatives de 1945, ronge ses griffes dans l’opposition. Le nouveau secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, a bien proclamé le 2 janvier 1948 aux Communes : " Les nations libres d’Europe doivent maintenant se réunir. " N’empéche que ses collègues du cabinet travailliste et lui repoussent avec horreur la perspective d’une véritable intégration continentale. Non pas que Bevin craigne de s’affronter aux communistes : deux jours après son discours de janvier, il créait un organisme clandestin de guerre idéologique, l’Information Research Department. Ce méme IRD qui, jugeant La Ferme des animaux et 1984 plus efficaces que mille brochures de propagande, va contribuer à diffuser partout dans le monde les oeuvres de George Orwell. Mais la carte Europe unie, alors là , non !
 
Cette carte, Churchill la joue-t-il de son côté par conviction profonde ou par aversion pour ses rivaux politiques de gauche ? Le fait est que le 19 septembre 1946 à Zurich, le Vieux Lion appelle à un axe anglo-franco-allemand, élément majeur selon lui d’une " espèce d’Etats unis d’Europe ". Qu’en mai 1948, Duncan Sandys, taille aux mesures de son homme d’Etat de beau-père le Congrès européaniste de La Haye. Qu’en octobre 1948, Churchill crée l’United European Movement - le Mouvement européen. Qu’il en devient président d’honneur aux côtés de deux démocrates-chrétiens, l’Italien Alcide De Gasperi et l’Allemand Konrad Adenauer, et de deux socialistes, le Français Léon Blum et le Belge Paul-Henri Spaak. Malheureusement pour les " amis américains ", cette tendance " unioniste " ne propose, à l’exception notable de Spaak, que des objectifs européens limités. Reconstruction économique et politique sur une base démocratique, d’accord, mais sans transfert, méme partiel, de souveraineté.
 
Le Comité et la tendance " fédéraliste ", dont Henri Frenay émerge comme la figure emblématique, veulent, eux, aller beaucoup plus loin. Aux heures les plus noires de la Seconde Guerre mondiale, Frenay, patriote mondialiste, a conçu l’idée d’un Vieux Continent unifié sur une base supranationale. En novembre 1942, révélera quarante ans plus tard Robert Belot dans le remarquable travail sur Frenay qui vient de lui valoir l’habilitation à diriger des recherches à l’Université, le chef de Combat écrivait au général de Gaulle qu’il faudrait dépasser l’idée d’Etat-Nation, se réconcilier avec l’Allemagne après-guerre et construire une Europe fédérale. Logique avec lui-méme, Frenay se jette dès 1946 dans cette croisade européaniste aux côtés d’Alexandre Marc. Né Lipiansky à Odessa en 1904, ce théoricien du fédéralisme a croisé la trajectoire de Frenay à Lyon en 1941, puis après-guerre. A rebours de l’européanisme de droite inspiré des thèses monarchistes maurrassiennes ou du catholicisme social, les deux amis s’efforcent de gauchir le fédéralisme français alors fort de " plusieurs dizaines de milliers d’adhérents ", ainsi que me l’assurera l’ancien chef de Combat en 1988.
 
Orientée à gauche, l’Union européenne des fédéralistes, l’UEF, est créée fin 1946. Elle va tenir son propre congrès à Rome en septembre 1948. Frenay en devient le président du bureau exécutif, flanqué de l’ex-communiste italien Altiero Spinelli, prisonnier de Mussolini entre 1927 et 1937 puis assigné à résidence, et de l’Autrichien Eugen Kogon, victime, lui, du système concentrationnaire nazi qu’il décortiquera dans L’Etat SS (Le Seuil, rééd. 1993). A ces trois dirigeants d’atténuer le profond malaise né de la participation de nombreux membres de l’UEF au congrès de La Haye, o๠Churchill et son gendre Sandys les ont littéralement roulés dans leur farine " unioniste ".
 
Faut-il choisir entre le Vieux Lion et le pionnier de la Résistance intérieure française à l’internationalisme si radical ? Perplexité au Comité, donc à la CIA. Pour Churchill, sa stature d’homme d’Etat, d’allié de la guerre, sa préférence affichée pour le " grand large ", les Etats-Unis ; contre, son refus acharné du modèle fédéraliste si cher aux européanistes américains et bientôt, ses violentes querelles avec le très atlantiste Spaak. En mars 1949, Churchill rencontre Donovan à Washington. En juin, il lui écrit pour solliciter le versement de fonds d’urgence (très riche à titre personnel, l’ancien Premier ministre britannique n’entend pas puiser dans sa propre bourse). Quelques jours plus tard, Sandys appuie par courrier la demande de son beau-père : de l’argent, vite, sinon le Mouvement européen de Churchill s’effondre. Comité et CIA, la principale bailleuse de fonds, débloquent alors une première tranche équivalant à un peu moins de 2 millions de nos euros. Elle permettra de " préparer " les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg, qui associe une assemblée consultative sans pouvoir réel à un comité des ministres statuant, lui, à l’unanimité.
 
Pour soutenir leurs partenaires du Vieux Continent, ACUE et CIA montent dès lors des circuits financiers complexes. Les dollars de l’oncle Sam - l’équivalent de 5 millions d’euros entre 1949 et 1951, le méme montant annuel par la suite - proviennent pour l’essentiel de fonds alloués spécialement à la CIA par le Département d’Etat. Ils seront d’abord répartis sous le manteau par les chefs du Mouvement européen : Churchill, son gendre, le secrétaire général Joseph Retinger, et le trésorier Edward Beddington-Behrens. En octobre 1951, le retour de Churchill à Downing Street, résidence des premiers ministres anglais, ne tarira pas ce flot : entre 1949 et 1953, la CIA va en effet verser aux unionistes l’équivalent de plus de 15 millions d’euros, à charge pour eux d’en redistribuer une partie à leurs rivaux de la Fédération, la tendance de droite du fédéralisme français, laquelle reverse ensuite sa quote-part à l’UEF. Sommes substantielles mais sans commune mesure avec la manne que l’appareil stalinien international, le Kominform, investit au méme moment dans le financement souterrain des PC nationaux et des innombrables " fronts de masse " : Fédération syndicale mondiale de Prague, Mouvement de la paix, mouvements de jeunes, d’étudiants, de femmes...
 
Pour Frenay, c’est clair : l’Europe fédérale constitue désormais le seul bouclier efficace contre l’expansionnisme communiste. Mais comment aller de l’avant quand le nerf de la guerre manque si cruellement ? L’UEF n’est pas riche. Son président encore moins, dont la probité est reconnue de tous - après son passage au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, Frenay, ancien officier de carrière sans fortune personnelle, a quitté l’armée au titre de la loi Diethelm de dégagement des cadres. Comme au temps de " l’affaire suisse ", le salut financier viendra-t-il de l’allié américain ? Oui, assurent dès l’été 1950 les hommes de l’ACUE à un représentant français de l’UEF en visite à New York. Conforme à la position officielle du gouvernement américain en faveur de l’intégration européenne, leur aide ne sera soumise à aucune contrepartie politique ou autre, condition sine qua non aux yeux d’Henri Frenay. Et de fait, à partir de novembre 1950, l’ACUE va financer secrètement à hauteur de 600 000 euros l’une des initiatives majeures de Frenay et des fédéralistes de gauche : la création à Strasbourg, en parallèle du très officiel Conseil de l’Europe, d’un Congrès des peuples européens, aussi appelé Comité européen de vigilance.
 
S’associeront à ce projet des socialistes (Edouard Depreux), des religieux (le père Chaillet, fondateur de Témoignage chrétien ), des syndicalistes, des militants du secteur coopératif, des représentants du patronat et méme... des gaullistes tels Michel Debré ou Jacques Chaban-Delmas. Mal conçue médiatiquement, l’affaire échoue de peu. Raison de plus pour accentuer le soutien financier, oeuvre du secrétaire général de l’ACUE, Thomas Braden. Connu pour ses opinions libérales, cet ami du peintre Jackson Pollock, n’a pas hésité quand Donovan, son ancien patron à l’OSS, lui a demandé de quitter la direction du musée d’Art moderne de New York.
 
En juillet 1951, Frenay effectue à son tour le voyage des Etats-Unis sous les auspices du Congrès pour la liberté de la culture - une organisation que nous retrouverons bientôt. L’occasion de rencontrer les dirigeants du Comité et ceux de la Fondation Ford (mais pas ceux de la CIA avec lesquels il n’entretiendra jamais de rapports directs) pour leur faire part des besoins matériels des fédéralistes. Message reçu " 5 sur 5 " par les Américains...
 
A cette date, Braden ne figure plus parmi les dirigeants officiels de l’ACUE. En vertu du principe des vases communicants, l’agent secret esthète vient en effet de rejoindre Dulles à la CIA. Les deux hommes partagent cette idée de bon sens : face aux communistes, ce ne sont pas les milieux conservateurs qu’il faut convaincre, mais la gauche antistalinienne européenne, dont Frenay constitue un des meilleurs représentants. Braden va plus loin : " Comme l’adversaire rassemblé au sein du Kominform, structurons-nous au plan mondial par grands secteurs d’activité : intellectuels, jeunes, syndicalistes réformistes, gauche modérée... ", plaide-t-il. D’accord, répond Dulles. Naît ainsi la Division des organisations internationales de la CIA. Dirigée par Braden, cette direction centralise, entre autres, l’aide de la Compagnie via l’ACUE aux fédéralistes européens. En 1952, l’American Committee for United Europe finance ainsi l’éphémère Comité d’initiative pour l’assemblée constituante européenne, dont Spaak sera président et Frenay, le secrétaire général.
 
Brouillés avec la " Fédération ", leur rivale de droite qui servait jusque-là d’intermédiaire pour le versement des fonds CIA-ACUE par le truchement du mouvement churchillien, les amis de Frenay sont très vite au bord de l’asphyxie. Pour parer à l’urgence, Braden, virtuose du financement souterrain au travers de fondations privées plus ou moins bidon, va, cette fois, mettre en place une procédure de versements directs aux fédéralistes de gauche par des antennes para-gouvernementales américaines. A Paris, plaque tournante des opérations de la CIA en Europe avec Francfort, on opérera par le biais de l’Office of Special Representative, conçu à l’origine pour servir d’interface avec la toute jeune Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), ou de l’US Information Service (USIS). Par la suite, un bureau ACUE proprement dit sera ouvert.
 
Comme Jean Monnet, président de la Ceca, Frenay caresse, en cette année 1952, l’idée d’une armée européenne, pas décisif vers l’Europe politique selon lui. L’ACUE approuve chaudement. Prévue par le traité de Londres de mars 1952, cette Communauté européenne de défense comprendrait - c’est le point le plus épineux -, des contingents allemands. Reste à faire ratifier le traité par les parlements nationaux. Frenay s’engage avec enthousiasme dans ce nouveau combat. Pour se heurter, une fois encore, à de Gaulle, qui refuse la CED au nom de la souveraineté nationale et, déjà , du projet ultrasecret de force atomique française, ainsi qu’aux communistes, hostiles par principe à tout ce qui contrarie Moscou. D’après les éléments recueillis par Robert Belot - dont la biographie du chef de Combat devrait sortir ce printemps au Seuil -, Frenay demandera méme à l’ACUE de financer l’édition d’une brochure réfutant... les thèses gaullistes sur la CED.
 
Staline meurt en mars 1953. L’année suivante, Cord Meyer Jr, un proche de la famille Kennedy, remplace Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la CIA. Mais 1954 verra surtout cet échec cuisant des européanistes : l’enterrement définitif de la CED. Découragé, Frenay abandonne alors la présidence de l’Union européenne des fédéralistes. A partir d’octobre 1955, les " amis américains " reportent donc leurs espoirs sur un nouveau venu, le Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe de Jean Monnet. Lié à Donovan et surtout à l’ambassadeur américain à Paris, David Bruce, un proche de Franck Wisner, Monnet est trop fin connaisseur du monde anglo-saxon pour accepter directement les dollars de la CIA. Compte tenu de sa prudence de Sioux, l’aide américaine à son courant européaniste devra emprunter d’autres voies. En 1956, Monnet se voit ainsi proposer l’équivalent de 150 000 euros par la Fondation Ford. Une offre qu’il décline, préférant que cet argent soit versé au professeur Henri Rieben, un économiste et universitaire suisse pro-européen qui vient d’étre nommé chargé de mission aux Hautes Etudes commerciales de Lausanne. Rieben utilisera ces fonds en toute transparence financière pour créer un Centre de recherches européen.
 
En 1958, le retour du général de Gaulle, radicalement hostile aux thèses fédéralistes, annihile les derniers espoirs de l’UEF et de ses amis américains. Dissolution de l’ACUE dès mai 1960 puis cessation des financements occultes par la CIA s’ensuivent. En douze ans, la Compagnie aura quand méme versé aux européanistes de toutes tendances l’équivalent de 50 millions d’euros sans étre jamais prise la main dans le sac ! Mais pourra-t-on préserver longtemps le grand secret ?
 
La première alerte éclate dès 1962. Trop précise sur les financements américains, une thèse universitaire sur les mouvements européanistes doit étre " enterrée " d’urgence en Angleterre. Ce remarquable travail est l’oeuvre du fils d’un camarade de résistance de Frenay, Georges Rebattet, créateur en avril 1943 du Service national maquis. Georges Rebattet, le successeur en 1952 de Joseph Retinger comme secrétaire général d’un Mouvement européen dont il a d’ailleurs assaini pour une bonne part le financement.
 
Deuxième secousse au milieu des années 1960. L’étau de la presse américaine (le New York Times et la revue gauchiste Ramparts ) se resserre sur une des filiales du " trust " Braden-Meyer, le Congrès pour la liberté de la culture o๠se côtoyaient des intellectuels antitotalitaires européens de haute volée - Denis de Rougemont, Manhès Sperber, Franz Borkenau, Ignazio Silone, Arthur Koestler ou, par éclipses, Malraux et Raymond Aron. Financé par la CIA au travers de la Fondation Fairfield, le Congrès édite en français l’une de ses revues les plus prestigieuses, Preuves . Jouant la transparence, Braden jette alors son pavé dans la mare. " Je suis fier que la CIA soit immorale ", déclare-t-il en 1967 au journal britannique Saturday Evening Post , auquel il confie des révélations sensationnelles sur le financement occulte par la CIA du Congrès pour la liberté et sur le rôle d’Irving Brown dans les milieux syndicaux. Silence radio, en revanche, sur le soutien aux mouvements européanistes, le secret des secrets...
 
Ultime rebondissement à partir de juin 1970, quand le conservateur anglais pro-européen Edward Heath arrive à Downing Street. A sa demande, l’Information Research Department lance une vaste campagne pour populariser sous le manteau l’européanisme dans les médias et les milieux politiques britanniques. En 1973, l’Angleterre fait son entrée dans le Marché commun ; le 5 juin 1975, 67,2 % des électeurs britanniques ratifient la décision par référendum. Dans ce renversement de tendance en faveur de l’Europe, un homme s’est jeté à corps perdu : nul autre que le chef de la station de la CIA de Londres, Cord Meyer Jr. Ce bon vieux Cord qui remplaçait vingt ans plus tôt son copain Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la Compagnie.
 
Par Rémi Kauffer *
 
27 février 2003

19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, romain, belgique, europe, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, cia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2010

18/02/10: La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires...

La crise oblige la Grèce à réduire le poids "surréaliste" de ses dépenses militaires



Au bord de la faillite, la Grèce détient en Europe un record qui plombe ses finances publiques : les dépenses militaires y sont les plus élevées de l'Union européenne (UE). Cette situation, reflet de l'état de conflit latent avec sa voisine, la Turquie, face à laquelle le pays est entraîné depuis des décennies dans une coûteuse course aux armements, est réexaminée à la lueur de la crise.


"On a vécu dans le surréalisme total", reconnaît le ministre adjoint de la défense, Panos Beglitis, dans un entretien au Monde. Des coupes sont annoncées, dans le cadre de la politique d'austérité lancée par le nouveau gouvernement socialiste de Georges Papandréou, à la demande la Commission européenne.

Le budget de la défense atteindra 6 milliards d'euros en 2010, en diminution de 6,6% par rapport à 2009. "Nous sommes le ministère le mieux engagé dans l'effort commun pour s'attaquer au déficit", se félicite M. Beglitis.

Rapportées au PIB, les dépenses militaires de la Grèce sont les plus élevées de l'UE et au deuxième rang de l'OTAN, après les Etats-Unis : 5 % de son PIB à la fin des années 1980, et encore 2,8 % aujourd'hui, contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l'OTAN. Le poids du secteur atteint un autre record : les personnels de la défense représentent 2,9% de la population active, contre 1,1% en moyenne dans l'OTAN.

"Avec la Turquie, la Grèce forme le couple archétypique de la course aux armements, explique Jean-Paul Hébert, économiste à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Quand l'un des deux pays achète 50 chars, l'autre en commande 60." Les deux pays figurent ainsi parmi les cinq plus gros importateurs d'armements dans le monde en 2008, avec l'Arabie saoudite, les Emirats et l'Inde.

Pour des raisons stratégiques, la Grèce a toujours diversifié ses fournisseurs d'armes - Etats-Unis, Israël, Russie, Allemagne en font partie. La France aussi : les achats de la Grèce dans le domaine de l'aéronautique (Mirage 2000, hélicoptères NH90 et missiles) en ont fait le troisième client de l'industrie de défense française au cours de la décennie écoulée. En 2008, ces livraisons ont atteint 261 millions d'euros.

La Grèce ne va pas jusqu'à abandonner la course. "On rationalise les dépenses mais pas aux dépens de la capacité militaire", précise M. Beglitis. Il rappelle les "provocations turques" depuis l'occupation de la partie nord de Chypre par l'armée turque en 1974 et le fait que la Turquie "viole toujours l'espace aérien grec".

Malgré la crise, des négociations sont en cours, notamment pour l'acquisition de frégates franco-italiennes Fremm (un contrat de 2 milliards d'euros). Mais, fin novembre, lors d'une rencontre avec son homologue français, le ministre de la défense s'était montré prudent sur l'avenir des programmes lancés par le précédent gouvernement. L'achat d'avions Rafale, en particulier, semble remis aux calendes. "A ce stade, dit au Monde le premier ministre, Georges Papandréou, nos problèmes budgétaires rendent difficile d'aborder ces perspectives."

Nathalie Guibert et Marion Van Renterghem

21:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias, crise | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/02/2010

15/02/10: TEMPETE SUR L'EURO : pour s'en sortir, il faudra en sortir ! (PRCF)...

----- Original Message -----
Sent: Monday, February 15, 2010 10:17 AM
Subject: [forumrougesvifs]: TEMPETE SUR L'EURO : pour s'en sortir, il faudra en sortir ! (PRCF)

 

 


Début du message réexpédié :

De : Georges GASTAUD <gastaudcrovisier2@wanadoo.fr>
Date : 15 février 2010 00:58:48 HNEC
À : destinataires inconnus:;
Objet : merci de diffuser largement

Pour information et diffusion si affinités...
*un communiqué du Pôle de Renaissance Communiste en France
TEMPETE SUR L'EURO :**pour s'en sortir, il faudra en sortir !*
Quand l'euro, monnaie unique de l'Europe capitaliste, fut imposé à notre peuple sans consultation par un gouvernement de « gauche » (Jospin, Buffet, Voinet) menant une politique de droite, ils nous ont promis d'instaurer, grâce à la « stabilité monétaire », la croissance, la disparition du chômage, la hausse des salaires, la prospérité garantie et pour les jeunes des lendemains tout rose dans une Europe sans frontières.
/*Quelques années plus tard, les Français ont fait l'expérience de l'amère réalité.*/
L'euro en quelques mois à amené des hausses de prix considérables pour les produits de consommation courante et dans les faits,* la monnaie unique s'est traduite par une baisse du pouvoir d'achat populaire.*
Au nom des critères de Maestricht nos dépenses sociales (remboursements de la Sécu, retraites, santé publique, fonctionnaires de l'Education nationale, des services publics) sont étranglées et en diminution constante depuis 1992.
Non seulement les salaires et l'emploi n'ont pas été dynamisés, mais l'écart entre les revenus du travail et ceux du capital se creuse de plus en plus, alors que faute de moyens la demande intérieure(celle des couches populaires) est en stagnation. Huit millions de Français vivent en dessous du seuilde pauvreté et 50% des salariés sont des travailleurs pauvres.
Pour maintenir un taux de profit élevé malgré ce recul de la demande intérieure et la baisse des exportations (car c'est l'ensemble du système capitaliste qui connaît ces problèmes devenus permanents), les capitalistes ont réagi en bloquant les salaires en désindustrialisant notre pays et en délocalisant la production vers les pays à bas coût de main-d'oeuvre.
*Loin de nous protéger de la crise capitaliste qui perdure et s'aggrave et se chronicise, l'euro l'a aggravée,* en contribuant gravement à la sous-consommation de centaines de milliers de salariés ; pour y répondre là encore le capital a utilisé ses méthodes habituelles, développer le crédit et le surendettement, développer la financiarisation de l'économie et la spéculation tous azimuts, ce qui a créé des « bulles spéculatives » explosant à terme par dizaines de millions de dollars et...d'euros. Une fois de plus l'Etat capitaliste, jouant son rôle au service des monopoles et de la finance, a utilisé l'argent public, le budget de la Nation, pour renflouer les banques et les grosses entreprises privées, se plaçant lui même en sur-endettement et donc en dépendance vis à vis du Fond Monétaire International (que dirige un certain Strauss Kahn...)institution mondiale du grand capital.
Non seulement cela n'a rien réglé, mais le danger est extrême pour notre pays. On vient de voir ce qui s'est passé en *Grèce, mise en tutelle et devenue un véritable protectorat du capitalisme mondial.*
Aujourd'hui en France et en Europe le grand capital responsable de la crise et renfloué par nos impôts, exige avec brutalité l'accélération de la casse industrielle et agricole, celle des services publics et des retraites, dicte sa loi, parce que les Sarko, Strauss Kahn, Zapatero et autres Papandréou, tous ces commis zélés de l'Union Européenne du capital, sont à sa botte !
*Le système basé sur l'euro est à la limite de l'implosion*
- Soit ce sera la ruine totale des peuples, c'est déjà le cas pour ceux de l'Europe de l'Est (auxquels le groupe PCF au Parlement souhaitait la bienvenue dans l'UE en 2002 !...), de Grèce, d'Italie,d'Irlande,
d'Espagne, du Portugal.
*- Soit ce sera le « gouvernement économique européen » c'est à dire la tutelle directe de Berlin sur toute l'économie européenne ! Les buts de guerre de Hitler auront été totalement atteints !*
- Soit les peuples d'Europe prendront leurs affaires en main, et se lanceront dans la Résistance.
*NON l'euro n'est pas une solution, il est, comme l'UE elle- même, un outil du capital pour écraser les peuples sous son talon de fer jusqu'à l'extrême limite.*
NON *il n'y a pas de solution capitaliste à la crise structurelle du capitalisme.*
NON il n'y a pas d'issue en dehors de la reconquête par chaque classe ouvrière de son indépendance politique et idéologique par rapport aux menteurs et aux semeurs d'illusion de la fausse gauche euro- constructive qui dirige la CES, le PGE, le PSE et les organisations qui leur sont affiliées.
POUR S'EN SORTIR, la solution pour les peuples d'Europe n'est en aucun cas dans la cuisine économique et dans les « techniques financières » des naufrageurs au service du capital, mais, sous les formes qu'ils inventeront eux- mêmes, dans leurs luttes et dans le rapport des forces que les travailleurs sauront établir dans la rue et dans leurs entreprises .
*IL FAUT SORTIR :*
- *De l'euro et reconstruire une monnaie nationale *gérée par l'Etat, et garantie par la reconstitution de la capacité de produire en France sur la base d'un puissant secteur public nationalisé et démocratisé.
-* De l'Union Européenne du capital*, en rétablissant notre souveraineté populaire et en établissant avec tous les Etats des relations internationales de progrès libérées du poids de la finance et profitables aux peuples.
*- Du capitalisme,* pour bâtir enfin le socialisme du 21° siècle, libéré de la dictature du capital où l'économie démocratiquement planifiée se développera dans l'intérêt de tous.
*Georges GASTAUD
Jean Pierre HEMMEN*

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, euro, medias, exploitation, crise, finance, banques | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/02/2010

10/02/10: LETTRE DU MAIRE COMMUNISTE D ECHIROLLES...

Sent: Wednesday, February 10, 2010 4:44 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] LETTRE DU MAIRE COMMUNISTE D ECHIROLLES

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article97945

http://www.palestine-solidarite.org/lettre.Renzo_Sulli.040210.htm

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-lettre-du-maire-communiste-d-echirolles-44667841.html

Réponse du maire communiste d'Echirolles, qui justifie le voile de sa conseillère municipale

En réponse à la lettre d'une de ses administrées protestant contre le port du voile d'une des élues au Conseil Municipal dans le cadre de ses fonctions, le Maire d'Echirolles (38) lui a envoyé une missive...

Lettre de Renzo Sulli, Maire d'Echirolles

Je vous remercie de votre courrier qui soulève une question très importante : celle du combat pour la laïcité, qui est et doit rester le socle inébranlable de notre République. Vous le savez, j'en suis un ardent défenseur et je partage donc complètement vos positions sur le sujet.

Mais la laïcité n'est ni un acquis définitif, ni donné à chacun de nous à la naissance. Elle est le fruit d'un modèle culturel dans lequel nous baignons dès notre enfance et qui nous fait adhérer à ses valeurs. Au-delà de cette éducation, nous en mesurons en grandissant et dans la pratique tous les effets bénéfiques, ceux qui nous protègent de l'intransigeance, qui permettent aux hommes et aux femmes de garder leur libre arbitre, aux peuples d'échapper à certaines guerres.

La laïcité n'est jamais un acquis définitif et le combat pour sa protection et son développement doit être quotidien et vigilant.

Que faire alors de ces Français, venus d'ailleurs, imprégnés d'autres cultures et traditions et qui n'ont pas eu la chance d'être les héritiers de 1789, et bien plus tard de la loi 1905. 111 ans pour convaincre le peuple de France du bien fondé de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Certains d'entre eux ne veulent pas en entendre parler et préfèrent rester dans leur approche religieuse de la société, voire se radicalisent.

D'autres commencent à « s'ouvrir », font les pas qu'ont eu à faire nos grands-pères, en France comme dans le reste de l'Europe pour enfin adhérer à ces valeurs.

D'autres enfin s'engagent davantage pour revendiquer le droit de vivre dans une République laïque (même en restant croyants par ailleurs), ils mesurent la liberté qui s'ouvrent ainsi à eux, celle que certains de leurs ancêtres avaient pu déjà connaître dans une période trop éphémère de l'Andalousie musulmane et éclairée.

Ils font ce chemin, agissent auprès de nous, militent dans les associations et confortent leur confiance en notre modèle laïque.

Besma Mechta est de ceux-là. Elle est engagée depuis plusieurs années dans la vie associative. Elle est très investie dans Cité Plurielle. Elle a rejoint enfin le groupe communiste et partenaires de la ville. Elle est par ailleurs écrivain public à titre bénévole.

Elle se présente dans tous ses engagements comme une militante laïque, renvoyant à la sphère privée sa pratique religieuse.

Pour tous ceux et celles qui hésitent encore, qui attendent un signe de nos institutions pour conforter leur choix, elle est un symbole. Pas celui d'un retour en arrière, mais bien celui d'un pas en avant. Elle montre qu'on peut être laïque et musulmane. Elle doit servir d'exemple, pour ouvrir la porte à tous les autres. Si nous ne le faisons pas, nous renverrons des millions de musulmans à un repli identitaire et communautaire. En le faisant, nous leur offrons un autre modèle identitaire qui les respecte et leur permet d'avancer. Sans jamais renier notre engagement laïc, toujours clairement affirmé.

Alors certes, il lui reste un turban sur la tête et non pas un voile, cet espèce de « fichu » ou de foulard que portaient encore nos grands-mères il n'y a pas si longtemps par tradition. Laissons le tomber tout seul. Demain, j'en suis convaincu, beaucoup d'autres nous rejoindront pour s'intégrer enfin comme français laïcs, croyants ou non. La laïcité aura alors gagné une nouvelle victoire.

Quant à l'aspect plus politique de votre courrier, je voudrais vous faire part des réflexions suivantes.

Depuis 30 ans que la gauche dans son ensemble prône l'intégration des personnes d'origine étrangères (sans avoir par ailleurs tenu ses promesses notamment celle du droit de vote aux élections locales) avez-vous constaté une baisse du communautarisme et un repli du fait religieux de cette population ? Non, c'est le contraire qui s'est passé, faute pour cette population d'être acceptée à participer à notre république.

C'est sur ce terrain de la non intégration, et de la discrimination à l'emploi, sociale, et politique dont souffre cette population, qu'ont prospéré les idées rétrogrades, le repli identitaire et religieux, et que la condition des femmes et des jeunes filles s'est dégradée.

Pour « soulager » les populations du poids religieux, quelle est votre proposition ? et à qui s'adresse-t-elle ? Aux seuls musulmans ou aussi aux autres religions comme la religion catholique par exemple ?

Cette dernière est toujours contre l'IVG, la contraception ou le divorce. Leurs représentants sont pourtant présents à tous les postes de notre république dans les assemblées d'élus nationales ou locales. Alors certes ça ne se voit pas, les femmes ne couvrent plus leurs cheveux comme le faisaient avant leurs mères ou leurs grands-mères.

Pour les musulmans la solution serait simple et hypocrite jusqu'au bout, ne choisir que des hommes qui eux n'ont pas de couvre-chefs traditionnels. Une bonne façon sans doute d'améliorer la condition des femmes.

Pensez-vous vraiment que c'est en continuant à exclure les personnes qui font le pas de la laïcité que nous permettrons à la laïcité d'avancer.

Nous autres occidentaux nous sommes prompt à donner des leçons de démocratie et d'émancipation aux autres peuples de la terre, sans que ne nous effleure jamais l'idée du temps qu'il nous a fallu pour y parvenir, et que nous ne leur reconnaissons pas, l'idée que peut-être il leur appartenait de tracer eux-mêmes leur chemin pour y parvenir. Gardons toujours à l'esprit comment « notre modèle de développement » a finalement affamé l'Afrique et favorisé par la même, la radicalisation des religions dans certains pays.

Je ne dirais jamais de Benhazir Bhutto qui continuait à porter le voile en certaines circonstances qu'elle était un symbole de l'oppression des femmes ; ni des militantes Marocaines, Tunisiennes, Algériennes ou d'Afrique noire plus généralement du droit des femmes qu'elles sont traîtres à leur cause parce qu'elles continuent à respecter certaines traditions tout en poursuivant leur combat.

Continuons d'exiger un 20 sur 20 à notre examen de laïcité, et continuons à faire avancer le fait religieux. La laïcité n'est pas un dogme, c'est un combat ! Je crois que vous le partagez.

Aussi, en évitant toute confusion, je vous invite à aider ceux qui s'engagent sur ce chemin et qui serviront de modèles aux autres, plutôt que de les stigmatiser.

Le jour où faute d'avoir réussi cette ouverture et cette intégration nous ne serons plus qu'un « village d'irréductibles gaulois » gardiens du dogme, peut-être serons-nous restés purs et durs et fiers de l'^etre, mais notre monde aura fait un grand pas en arrière.

20:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, france, romain, belgique, euro-dictature, silence, medias, islam, foulard | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2010

12/12/09: Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:46 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le tabou de la sortie de l'euro levé par la Grèce

 

 

 

Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce - Par Laurent Pinsolle

vendredi 11 décembre 2009

 Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce.

Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro

La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro, avec une dette également très importante. Résultat, elle paie aujourd’hui des taux à 10 ans de 5,77%, une prime de plus de 2 points par rapport à l’Allemagne, ce qui alourdit le fardeau de la dette.

Bref, le bénéfice de la convergence des taux du début de l’euro est un lointain souvenir. En revanche, la Grèce est aujourd’hui handicapée par l’inflation plus importante que la moyenne de la zone euro qu’elle a connu pendant les années 2000 et qui fait que les prix grecs ne sont aujourd’hui plus compétitifs, ce qui pénalise les exportations. Le pays se retrouve donc dans une situation très difficile entre sa perte de compétitivité et sa situation financière dégradée.

Comme il est clair que les autres pays ne viendront pas au secours de la Grèce, la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser ses exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une politique de déflation compétitive, à la manière des pays baltes, mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes.

Les vices de la monnaie unique

En fait, le cas grec montre malheureusement tous les travers de la monnaie unique. Les ayatollahs de l’intégration européenne essaient de soutenir que la monnaie unique nous a protégés, mais on se demande bien de quoi. Après tout, le PIB de la zone euro aura reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait des Etats-Unis, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Alors, bien sûr, la monnaie unique a évité des dévaluations entre pays membres de la zone euro. Mais cela aurait-il été un mal ? En effet, les Etats-Unis (et la Grande Bretagne) ont amorti la crise par la dépréciation de leur monnaie, ce qui rend leurs exportations plus compétitives et les importations moins intéressantes. L’absence de monnaie unique aurait sans doute permis à la France, l’Italie ou l’Espagne d’éviter de voir leur monnaie s’apprécier autant face au dollar ou à la livre…

Plus globalement, cet épisode montre une nouvelle fois que la zone euro n’est absolument pas une zone adaptée au partage d’une même monnaie. Les pays sont beaucoup trop différents, ce qui conduit à des effets pervers importants. La politique monétaire des années 2000 trouvait le moyen d’être à la fois trop restrictive et d’handicaper la croissance de la France et l’Allemagne tout en étant trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande, ce qui a fortement contribué à leur bulle immobilière.

La situation difficile de la Grèce, avec celles de l’Espagne et de l’Irlande montre les limites de cette construction artificielle qu’est la monnaie unique. Il y a donc fort à parier que la zone euro se délitera au fur et à mesure que ses effets pervers pousseront certains pays vers la sortie pour retrouver de l’air…

Source : blog de Laurent Pinsolle

tiré de Comité Valmy

21:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, euro, finances, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: France: taxe carbonne: le pouvoir sanctionné pour imposture: un fameux camouflet pour Sarko...

From: Olivier Bonnet
Sent: Wednesday, December 30, 2009 2:07 PM
Subject: Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

 

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

Une fois n'est pas coutume, nous buvons du petit lait ce matin, par exemple en lisant Libération, qui annonce La taxe carbonisée : "Le Conseil (constitutionnel, NdA) a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93% des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées. L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt." Une expression fait florès pour commenter cette nouvelle : tous les médias ne parlent que de "coup de théâtre". C'en est effectivement un, d'une certaine façon, parce que nos esprits se sont habitués à l'idée que les sarkozystes peuvent tout se permettre et que rien ne peut les en empêcher. En ce sens, la décision du Conseil constitutionnel crée la surprise. Pourtant, elle ne fait que relever l'évidence ! Nous l'écrivions le 3 novembre dernier Taxe carbone : pollueurs préservés, ménages pigeonnés : on est dans la grande tradition UMPiste de la tartufferie. Que vaut le principe du pollueur payeur lorsqu'on prend soin d'épargner les entreprises ? C'est ainsi, nous apprennent Les Echos, que "C'est bien plus discrètement que les députés et le gouvernement ont voté une série d'exonérations à la taxe carbone. Les transporteurs routiers ont ainsi obtenu un régime sur mesure. A l'origine, il était prévu que les donneurs d'ordre (Carrefour, Ikea, etc.) prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur était livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement leur ôtant toute charge financière. Et les routiers ne paieront toutefois pas à leur place : ils seront eux-mêmes partiellement exonérés, au moins quatre ans (à co2hauteur de 36% en 2010). Le manque à gagner pour l'Etat est d'au moins 300 millions d'euros annuels." Si l'on veut faire changer les comportements et diminuer les émissions de CO2, ne faut-il pas justement peser contre le recours aux transports routiers, si polluants ? Et pourquoi exempter les grandes enseignes de toute responsabilité, comme si la façon dont elles se font livrer ne les regardait pas ? On ne sache pas pourtant que la grande distribution soit dans la difficulté... Au nom de quoi ne participe-t-elle pas à l'effort taxe carbone ? Tout simplement en vertu du principe gouvernemental qu'on pourrait formuler comme suit : pourquoi rogner les marges des entreprises quand on peut faire payer les ménages ?

Et c'est là que le tour de passe passe tient du sublime, révélé par Mediapart sous la plume de Jade Lindgaard : "En dispensant de taxe les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an jusqu'en 2013. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat ! Principaux bénéficiaires, quelques grandes multinationales : Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge..." On ne va quand même pas mettre à contribution les multinationales, vous rêviez ! "Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier", précise l'article. Voilà donc une taxe dont l'objectif est de lutter contre la pollution et qui épargne... les plus gros pollueurs. Vous avez dit hypocrite et cynique ?

Le Conseil constitutionnel n'a donc fait, hier soir, que constater l'imposture du pouvoir, flagrante. N'espérons pas néanmoins que la haute assemblée en fasse une habitude : le transfert des charges des entreprises vers les ménages est au coeur de la politique sarkozyste dans tous les domaines : suppression de la Taxe professionnelle - validée, elle, par le Conseil -, financement de la Sécurité sociale, des retraites... Sur ces derniers sujets, il ne faudra pas compter sur les "sages" pour censurer le gouvernement, qui s'apprête pourtant à donner un nouvel et insupportable tour de vis. On ne coupera pas alors à une mobilisation massive dans la rue, sauf à accepter de se laisser tondre en bons moutons que semblent devenus les Français sous le joug de ce pouvoir.


Alter Info l'Information Alternative

15:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, sarkozy, finances, medias, taxes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2009

09/06/09: Lettonie :: La coalition de gauche gagne

20 ans après: le désenchantement envers le capitalisme forcené et fascisant ...

Lettonie :: La coalition de gauche gagne

La coalition de gauche « Centre de l’unité » a conquis deux des huit sièges lettons au Parlement européen. Elle devient également le second parti du pays.

Jef Bossuyt

Au début, l’introduction du capitalisme en Lettonie a été présentée comme un grand succès. La crise de l’été 2008 a toutefois amené une grosse désillusion : au premier trimestre de cette année, la production industrielle a baissé de 22 % et le commerce intérieur de 25 % en très peu de temps. « La Lettonie est devenue un enfer capitaliste », déclarait le journal économique suédois Veckan Affärer :  21 %de la population lettone vit sous le seuil de pauvreté.

Lors des élections européennes de dimanche, la coalition de gauche « Centre de l’unité » a obtenu 19,53 % et deux sièges (sur huit) au Parlement européen. C’est une large coalition de quatre partis, avec comme tête de liste Alfred Rubiks, président du Parti socialiste de Lettonie. Rubiks a été maire de la capitale Riga et, jusqu’au moment du coup d’État de droite, en 1991, président du Parti communiste de Lettonie. Après cela, il a passé plus de six ans en prison. Il est toutefois resté fidèle à ses convictions. Il se présentait contre la destruction de l’industrie lettone par les monopoles européens et pour les droits civiques pour tous en Lettonie.

La coalition de gauche a doublé son nombre de voix par rapport à 2004 et elle est devenue le second parti du pays. Elle obtient de très bons résultats aux élections régionales aussi. Dans la capitale Riga, la coalition récolte 34 % des suffrages.

10:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, presse, romain, elections, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, urss, medias, lettonie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/12/2009

06/12/09: J.Delors, l'hommes des firmes (fakir)

From: nicolas
Sent: Sunday, December 06, 2009 2:14 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: J.Delors, l'hommes des firmes (fakir)

Source : (article publié dans Fakir N°40, mars 2009)

Jacques Delors : l’homme des firmes - par François Ruffin

 


 Les « lobbies », on croirait qu’ils se cachent sous les tapis. Pour mesurer leur influence, il suffit pourtant d’écouter Jacques Delors, l’ancien président (socialiste) de la Commission. Très fier d’avoir bâti l’Europe main dans la main avec les patrons…

« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant garde du soutien de mon idée. » C’est Jacques Delors qui l’explique tranquillement. Pour bâtir l’Europe, voilà avec qui le président de la Commission s’est allié : avec l’ERT, la European Round Table, qui rassemble 45 « capitaines d’industrie », les PDG de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc.

Le même poursuit ses confidences : « Donc ce que j’ai fait en 84 c’est de rechercher un consensus par défaut avec les gouvernements qui refusaient tout sauf cette idée d’un grand marché et d’obtenir un consensus par enthousiasme des industriels. ». Et c’est ainsi que ce socialiste a « relancé l’Europe » : non en s’appuyant sur les « syndicats européens », ou les « peuples européens » (qu’il ne cite jamais), mais sur l’ERT. Le principal lobby patronal...

En janvier 1985, le président de l’ERT (et de Philips), Wisse Dekker, avait publié « Europe 1990 : un agenda pour l’action », un document où il proposait de faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales. En janvier 1985, justement, Jacques Delors prend ses fonctions à Bruxelles et devant le Parlement européen, il fait part de « [s]on idée » : faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales . Heureusement, le PDG n’avait pas déposé de copyright...

Avancer à 140 à l’heure...

Les « lobbies », avec un nom pareil, on croirait qu’ils se cachent sous les tapis, qu’ils chuchotent derrière des portes closes, qu’ils versent du liquide sur des comptes aux Bahamas. Sans doute. Sans doute qu’ils intriguent dans l’arrière-boutique. Mais leur influence, on peut la découvrir rien qu’en allumant son poste de télé. Rien qu’en écoutant leurs perroquets médiatiques et politiques.

« L’Europe, ça ne va pas assez vite », énonce Jean-Marie Cavadda, dans sa Marche du Siècle, en septembre 1991. « Ce sentiment de lenteur, partagé par beaucoup de gens, 45 grands industriels européens, représentant trois millions d’employés, s’en irritent et tirent la sonnette d’alarme. Ils demandent plus d’Europe ». En toute objectivité, le présentateur – désormais passé au Modem, puis à l’UMP – l’expose : « Cette émission a été déclenchée par le travail de 45 industriels européens, dont voici les trois représentants. Ca s’appelle la Table Ronde Européenne. Il s’agit d’abord de Monsieur Jérôme Monod (président de la Lyonnaise des eaux), Pehr Gyllenhammar (président de Volvo, associé comme vous le savez à Renault, associé comme vous le savez à Mitsubishi), et Umberto Agnelli (président de l’énorme groupe Fiat). » Est également convié un banquier : « Bernard Ezambert, président de la financière Rotschild ». Voilà un plateau équilibré...

C’est qu’à l’automne 1991, l’Europe se trouve, à nouveau, à un moment clé de son histoire : le continent est débarrassé du communisme. Les objectifs fixés par l’Acte Unique de 1986 sont désormais achevés. Et en décembre, doit se tenir un sommet des chefs d’Etat, à Maastricht. A cette occasion, les patrons comptent bien marquer des points, définitifs. Avancer leurs pions à grandes enjambées. Jérôme Monod énonce clairement le programme : se charger de « l’éducation, la formation – qui est aussi notre rôle »... construire de « grandes infrastructures qui traversent l’Europe »... établir « la monnaie unique ». Sur tout ça, « il faut aller vite : on ne peut pas aller se balader avec douze monnaies dans ses poches alors que les américains ont le dollar et que les japonais ont le yen. »

Dans cette Marche du Siècle, en direct de Bruxelles, Jacques Delors approuve toutes les injonctions du Capital : « Lorsque j’ai lancé en 1984-1985, le projet de grand marché, la Table Ronde des Industriels a soutenu ce projet. Et aujourd’hui, j’ai lu le rapport, les industriels invitent les gouvernements à aller plus vite encore, et ce n’est pas moi qui leur dirait le contraire : nous avons bien besoin de cette poussée salutaire, sinon nous aurions tendance à ne pas aller au rythme où les événements vont. Cet avertissement est salutaire. Maintenant il faut aller à 140 à l’heure... Il faut que les gouvernements se décident : pour ça, ils n’ont plus que trois mois. »

Trois mois plus tard, le contrat sera rempli. Depuis, de Maastricht à Amsterdam, de la stratégie de Lisbonne au Traité constitutionnel, l’Europe a bien roulé à « 140 à l’heure ». Et dans les directions fixées par le patronat...

Un ver dans la gauche

Pour bâtir, dans le consensus, l’Europe libérale, Jacques Delors était l’homme rêvé.

De « socialiste », il portait le nom.

Pas plus, mais assez. Assez pour que la gauche, de France et d’ailleurs, s’illusionne sur un habillage « social » du projet. Elle aurait pu se méfier du bonhomme, pourtant : car c’est son pire ennemi qu’elle envoyait trôner à Bruxelles. Son ennemi de l’intérieur. Qui venait de tuer l’espérance à Paris…

Un reportage d’Antenne 2 résume son parcours. Il est tourné en janvier 1985, au moment de son transfert en Belgique. Voix off : « C’est dans ce bureau du palais du Louvre que, durant 37 mois, Jacques Delors a dirigé l’économie et les finances de la France. C’est ici qu’il a pris la décision, en accord avec le Premier ministre Pierre Mauroy, de changer de politique économique en 1982 et de renforcer la rigueur en 1983 mettant ainsi fin à la période de relance qui avait déséquilibré l’économie. Jacques Delors qui, en mai 1981, refusait que la France sorte du Système Monétaire Européen a toujours manifesté une grande foi européenne. »

De fait, « durant 37 mois », cet ancien conseiller de Jacques Chaban-Delmas, entré sur le tard au Parti Socialiste, a appuyé sur le frein de la « rigueur ». Il a gelé le SMIC, lutté avant tout contre l’inflation, refusé toute « rupture », miné l’expérience en serrant les cordons de la bourse :

« A première vue, remarque un journaliste, on a l’impression que ce sont les entreprises qui s’en sortent le moins mal, car vous avez évité d’alourdir leurs charges.

- Pour une raison simple. (...) Nous voulons qu’elles puissent investir et créer des emplois. »

La « compétition » d’abord

Vingt-cinq ans plus tard, le refrain perdure. Il paraît même courant.

Mais à l’époque, c’est nouveau, à gauche. Les syndicats, le Parti communiste, et de larges fractions du Parti socialiste, dénoncent la « politique Delors ». En comité du PS, Jean-Pierre Chevènement attaque : « Votre plan est directement responsable de l’affaissement électoral de la gauche.

- Je suis chargé de l’économie, et pas des élections », réplique Jacques Delors.

Lionel Jospin en bondit.

« Il faut que la répartition de l’effort soit plus équitable, réclame Jean Poperen. Au moment où les marges des entreprises sont maintenant beaucoup plus à l’aise…

- La politique que vous prônez est infaisable, assène Delors, et incompatible avec la politique étrangère du Président. » « La politique étrangère du Président », c’est l’Europe. Même libérale.

Qui est préférée au socialisme. Même modéré.

Deux semaines après cette réunion houleuse, un remaniement ministériel intervient. En bisbille avec son camp, Delors n’officiera pas à l’hôtel Matignon – qui revient à Fabius : il faut des hommes neufs pour mener la même politique. Lui est néanmoins promu, mais à Bruxelles – à la « politique étrangère », donc, où il a déjà fait ses preuves :

« Quelles seront vos priorités ? l’interroge le reporter d’Antenne 2.

- Etre aussi compétitif que les Etats-Unis ou l’ensemble asiatique. Ce sera ça mon objectif. Et à partir de là, si nous avons la force, nous aurons la crédibilité et nous retrouverons les voies du progrès social. »

Quelques années plus tôt, pas encore à l’Elysée, François Mitterrand s’engageait : « Nous voulons en faire l’Europe des travailleurs, contre l’Europe marchande, l’Europe des profits, l’Europe des grandes affaires » . Mais d’emblée, avec son émissaire, le « progrès social » est renvoyé bien après la « compétitivité ». Voilà qui fonde l’« engagement européen » d’un Jacques Delors.

Sans interdire, à l’occasion, une pincée de mélancolie - ou d’hypocrisie : « Malheureusement, sur la Charte sociale, les dispositions du traité [de Maastricht] ne permettaient pas de l’intégrer. Je suis un peu déçu. Mais enfin, je continue à travailler. »

Nous voilà rassurés...

L’héritage Delors

Au cimetière du Père Lachaise, fin 2003, Jacques Delors prononçait l’oraison funèbre de son collaborateur Yves Chaigneau : « En 1983, il a bien fallu faire le ménage ! » s’exclama-t-il, vindicatif . Il a bien fallu liquider toute cette gauche qui avait espéré : lui s’en est chargé sans trop de peine.

C’est du passé, en 2009 ?

Jacques Delors joue au scrabble en maison de retraite ?

Sauf que son héritage perdure, et pour plusieurs décennies.

L’héritage, d’abord, d’une Europe qui fonce à « 140 à l’heure » sur des rails libéraux.

L’héritage, ensuite, d’un Parti socialiste « qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie conçue et fondée » - comme le revendique sa dernière déclaration de principe. L’héritage, enfin, quant à la politique économique, d’une « rigueur » pour les travailleurs, malgré les « marges » réalisées par les entreprises.

Ce triple héritage est si peu conspué que c’est sa fille, Martine Aubry, qui a repris les rênes du Parti Socialiste. Et elle ne rompt pas avec le legs paternel : « C’est du populisme, pestait-elle en 2005, c’est ce qui a mené l’Italie d’autrefois à ce que l’on sait » - assimilant les « nonistes » aux fascistes. Et au nom du PS, contre le vote du peuple, elle soutient mordicus le traité de Lisbonne. Assorti, bien sûr, comme papa, d’un couplet sur « l’Europe sociale »...

Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu’il est acheté.

Abonnements : distribution@fakirpresse.info

Pour toute question relative au contenu du journal Fakir, merci de nous contacter à l’adresse suivante : redaction@fakirpresse.info

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, ps, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2009

26/01/2009: Belgique: Servir les gens...

Belgique: Servir les gens ...


Note de RoRo: c' est tout cela le libéralisme, la libre entreprise, la libre concurrence, voulus et imposés par l'  Eurodictature capitaliste, au service des multinationales et transcontinentales ... Aujourd'hui, il faut avoir le cœur bien accroché pour croire encore à "l'idée européenne" et à sa "construction". Les capitalistes, les banquiers, les patrons, la droite et l' extrême-droite y mènent le jeu en compagnie de la gauche-carpette complètement intégrée.

 

La Poste :: Le gouvernement ouvre le marché à la concurrence

Juste avant de démissionner, le gouvernement Leterme a décidé d'une loi postale qui introduit la concurrence dans la distribution du courrier. Un projet qui doit encore être soumis au Parlement.

Edith Janssen

L'arrivée de concurrents privés sur le marché de la distribution du courrier ne sera pas un avantage pour les usagers, disent les postiers. La qualité du service va diminuer et les prix vont augmenter (Photo La Poste)

D'après le projet gouvernemental, les nouveaux concurrents (privés) auront des facilités pour s'installer sur le marché postal, à partir de 2011. Alors que La Poste est chargée du service universel - la distribution du courrier 5 jours par semaine sur l'ensemble du territoire - les concurrents privés reçoivent 5 ans avant d'être obligés de distribuer sur 80% du territoire. Et ils reçoivent 2 ans avant d'avoir l'obligation de distribuer 2 jours par semaine. Cela signifie qu'ils pourront profiter des segments de marché les plus rentables (les grandes villes et les zones denses) et concentrer leur distribution sur un jour par semaine. De plus, même s'ils sont obligés de travailler pour la plus grande partie avec du personnel salarié, « cela ne dit rien sur leurs conditions de travail. Voyez l'exemple de Carrefour, où le personnel dans un des magasins devait gagner jusqu'à 30 % de moins qu'ailleurs », a dit Jef De Doncker du syndicat ACOD (CGSP).

La Poste resterait donc avec les morceaux les moins rentables du marché, puisqu'elle est obligée de couvrir tout le territoire, cinq jours par semaine .

Une telle loi mettrait La Poste gravement en difficulté. En effet, tant qu'existe le monopole public, le financement du service universel est assuré. Mais si des usagers confient leur courrier à d'autres opérateurs, La Poste n'aura plus assez d'argent pour assurer tout le service obligatoire.

Mais tout n'est pas encore joué. Le projet de loi doit être soumis et discuté au parlement en février. Il est encore possible de mettre la pression pour obtenir d'autres conditions (voir encadré). N'empêche que Johnny Thijs, patron de La Poste s'y est immédiatement conformé et qu'il met la pression sur le personnel: « Maintenant que nous sommes fixés, il est urgent de poursuivre les modernisations pour se préparer. Sinon les bénéfices de La Poste  vont fondre comme neige au soleil. ». Mais si on prévoit que les bénéfices vont fondre comme neige au soleil, alors pourquoi, en bon père de famille, la direction n'a-t-elle pas gardé ces bénéfices en réserve financière ? Pourquoi les avoir distribués aux actionnaires privés et avoir accordé une augmentation de 14 % aux membres du Comité de Direction ? Début 2008, La Poste a distribué 60,8 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, soit 43 % de plus qu'en 2007. La moitié (30,4 millions d'euros) est allée aux actionnaires privés, CVC et Poste Danoise, ce qui représente 10 % de rendement sur le capital qu'ils ont investi (300 millions d'euros). Alors que les postiers réalisent un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros.

5 000 pertes d'emploi

Mais aux postiers on dit qu'il faut se serrer la ceinture et accepter des pertes d'emploi pour assurer l'avenir de La Poste. La note du gouvernement parle de passer de 32  000 actuellement à 27  000 en 2012. L'acheminement du courrier (le « transport ») pourra être sous-traité à des indépendants. Actuellement, le secteur « transport » de La Poste emploie des centaines de chauffeurs à temps plein. Que deviendront-ils si La Poste vient à sous-traiter ce travail ?

Les travailleurs dans le privé sont confrontés depuis 100 ans au chantage de la concurrence : si vous n'acceptez pas tel sacrifice, nous ferons faillite face à la concurrence. L'ouverture du marché postal en 2011 sert de prétexte pour imposer des sacrifices sans limites. Mais à l'heure où des voix se lèvent pour créer des emplois pour la relance, ce n'est vraiment pas le moment de supprimer des milliers d'emplois publics. Il s'agit de l'avenir des jeunes et de tous ceux qui ont une famille à nourrir ! Le plan de relance du gouvernement parle de « garantir l'emploi » pour aider à relancer l'économie. Eh bien, que l'Etat montre le bon exemple à La Poste, où il est toujours actionnaire majoritaire.

16:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, presse, television, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, silence, poste, medias, exploitation capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2009

28/04/09: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE...

----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 28, 2009 10:18 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 

Sent: Tuesday, April 28, 2009 8:38 AM
Subject: Fw: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Avec cette info, ceux qui s'obstinent à vouloir  aller voter le 7 juin vont, au moins savoir, à quoi sert leur bulletin dans l'urne
mel
 
 
Sent: Monday, April 27, 2009 10:23 PM
Subject: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...


L'affaire pourrait paraître anecdotique. Mais à l'heure où l'on enregistre 3.500 demandeurs d'emploi supplémentaires chaque jour et où familles, Etat et collectivités publiques doivent se serrer la ceinture, elle est symbolique. En 2007, le Bureau du Parlement européen, la Commission des budgets et l’assemblée plénière du PE ont donné leur feu vert à la rénovation et l’extension du club de sport situé dans les locaux de l’institution à Bruxelles. Un ensemble piscine-Spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et le personnel de la maison. Le député vert Gérard Onesta, qui porte ce projet depuis 2006, essaye de tempérer : il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur", pour tout de même « 5,6 millions d’euros ». Et la moitié des bénéfices devrait être reversé aux institutions européennes par l’exploitant.
Pourtant, le projet que le vice-président écolo du Parlement européen décrit dans son rapport initial de 2006, annonce bien une "extension" du club de 46% de la surface actuelle, et il a tout d’un complexe comprenant piscine ronde avec nage à contre-courant et jets de massage, hammam, sauna, solarium, cabinets d’esthétique, ostéopathe etc…et ce pour un montant estimé à l’époque à 4 millions d’euros.
Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques eurodéputés soucieux des deniers publics en Commission des budgets, M. Onesta a réécrit un peu le projet dans lequel il n’est formellement plus question de «piscine », mais où il faut aller fouiller dans les annexes pour retrouver «les deux bassins de l’espace aquatique » ainsi que des spécifications techniques qui ne laissent aucun doute : ce n’est pas un vivier pour les homards à servir au restaurant des eurodéputés, mais bien un complexe aquatique. Entre temps, les coûts ont d’ailleurs plus que doublé : l’appel d’offres en cours porte sur un montant non plus de 4, ni de 5,6 mais de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage, soit 9,3 millions d’euros. Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné par appel d'offres. Le 18 février dernier, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat...après les élections ?



Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...

Il en est de la piscine des eurocrates comme de la Constitution européenne ou de la directive Bolkestein : lorsque surgit un « non », le projet revient maquillé sous une autre appellation.

1) Un projet controversé de complexe avec piscine, hammam, sauna et solarium dans l'enceinte du Parlement européen 

Début novembre 2006, le comité de gestion du centre de sport approuve un projet proposé par les services du Parlement, de réaménagement avec extension de 46% de la surface, gagnée sur des places de parking sous-terrain inutilisées. 

Le futur Centre de Sports rénové et étendu comporterait différentes zones :
-         une zone "Santé/Beauté" avec kinésithérapeute, ostéopathe, esthéticienne et solarium,
-         une zone "Gymnastique",
-         une zone "Squash",
-         une zone "Saunas"
-         une zone "Balnéo" comprenant une "piscine ronde" (avec système de "nage à contre-courant", "jets de massage"), "trois petits bassins à températures variées (frigidarium, caldarium et tépidarium)", un jacuzzi, deux hammams et un espace de repos.  

Le budget prévisionnel table alors sur un investissement d'environ 4 millions d'euros. 

Le projet est approuvé à l'unanimité par le Collège des Questeurs en sa réunion du 28 novembre 2006, puis transmis au Bureau du Parlement qui l'adopte le 13 décembre 2006, soulignant notamment  "la nécessité d'offrir aux députés et aux personnels des installations sportives correctes, de telles installations représentant un service ayant une dimension sociale et dans le domaine de la santé".

Le Bureau transmet ensuite ce projet pour examen à la Commission des Budgets du PE, où plusieurs députés s'insurgent : s'ils acceptent le principe d'une rénovation a minima du centre sportif, ils refusent toute idée d'extension et encore moins de piscine. 

2) L'idée revient camouflée sous l'expression "espace aquatique" avec "deux bassins de débordement" 

En mars 2007, l'eurodéputé vert Gérard Onesta rédige une nouvelle note - qui restera confidentielle plusieurs mois - dans laquelle la "zone balnéo" a formellement disparu. 

Il faut aller lire les annexes pour trouver l'expression «espace aquatique». La "piscine" n'est plus explicitement mentionnée, pas plus que la zone spa, hammam, sauna et solarium. 

En revanche les spécifications techniques relatives à l'hygiène sont aussi limpides que l'eau dans laquelle les députés et leur personnel vont pouvoir tremper : "deux bassins de débordement", filtration et traitement de l’eau, carrelage, séparation des « usagers déshabillés pieds nus » et du « public habillé » etc. 

3) Bureau, Commission des Budgets et Parlement donnent leur feu vert à "l'espace aquatique" pour 5,4 millions d'euros 

Le 6 juin 2007, le Bureau du Parlement "confirme son accord de principe" sur la base de cette présentation édulcorée - sans la "piscine" - et charge le Secrétaire général de lancer des appels d'offres pour le contrat de gestion du Centre sportif qui "devra être basé sur le principe d'autonomie financière", ainsi que pour l'exécution des travaux. L'opération est désormais estimée à 5,4 millions d'euros. 

Le 7 juin 2007, le Parlement européen, à la suite de la Commission des Budgets, accepte le projet par un vote à main levée en plénière, sous réserve de plus de précisions (la "piscine" avait suscité l'ire de plusieurs députés). 

Le 11 octobre 2007, après présentation de cette étude ayant camouflé la "zone balnéo" dans un "espace aquatique", la Commission des Budgets au PE renonce à bloquer le projet. 

4) Au terme du dernier appel d'offre, les travaux sont réévalués à 9,3 millions d'euros 

En novembre 2007, l'appel d'offres pour les travaux est en revanche déclaré infructueux "eu égard aux montants élevés des offres déposées". Pour la gestion du Centre, une société néerlandaise est retenue au terme de l’appel d’offres. 

La Commission européenne annonce alors son intention de participer financièrement au projet, à hauteur de 1,5 million d'euros. 

Un nouvel appel d'offres est lancé pour la réalisation des travaux de rénovation et d'extension, pour un montant de 7.835.093 euros auxquels s'ajoutent 1,35 million pour les études, pilotage et différents contrôles, soit 9,3 millions d'euros au total. 

"Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques"...

L’investissement doit être théoriquement « avancé » par le Parlement et la Commission européenne puis remboursée au fur et à mesure par l’exploitant sélectionné. Mais l’équilibre financier de cette opération sur fonds public est loin d’être garanti : le coût prévisionnel a été multiplié par plus de deux depuis l’origine, à 9,3 millions d’euros, avec entre-temps un appel d’offre infructueux justement en raison des montants élevés des offres. 

Quoi qu’il arrive, on voit mal comment les nouvelles installations dans les sous-sols du Parlement européen ne resteront pas en définitive à sa charge, intégralement ou partiellement. Dans son rapport de mars 2007 précité, le député Onesta tente de réfuter cet argument en affirmant sans rire qu’: « Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques liées aux cotisations sociales, aux traitements des maladies ainsi qu'à moins d'absentéisme au travail, ce qui permet d'économiser des sommes colossales»…  

5) Le 18 février 2009, la piscine marque une pause avant les élections européennes 

Le 18 février 2009, le dossier est de nouveau à l'ordre du jour du Bureau du Parlement européen se réunissant à huis clos.  

Il auditionne Gérard Onesta qu'il félicite pour la "remarquable qualité de son travail". S’agissant des nouvelles décisions qu’il doit prendre pour faire avancer le projet (conclusion du contrat d’exploitation avec l’entreprise sélectionnée, travaux d'extension etc), il annonce qu’il les reporte « à une prochaine réunion ».  

Selon une source directe, c’est bien l’impact symbolique de ce projet sur l’opinion publique, à quelques mois des élections européennes et dans un contexte de récession grave, qui a conduit le Bureau à marquer une pause. 

Christophe Beaudouin
http://www.observatoiredeleurope.com/Pendant-ce-temps-la,-les-eurocrates-font-trempette_a1131.html?PHPSESSID=55615d010e9ed6a8d2024f7c3ac9f517

 

21:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, silence, finances, medias, nomenklatura capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2009

05/10/09: Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe...

 


C' est en EURO-DICTATURE capitaliste ...
RoRo

From: Crer
Sent: Monday, October 05, 2009 4:31 PM
 
 
Subject: (Crer-News-2) Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe

Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe
 
Traqués, maltraités, privés de tous leurs droits et détenus dans des camps de transit, les immigrés en France vivent une situation indigne qui les place à la lisière de l'humanité. Ce pays qui fut terre d'asile et des droits de l'Homme s'est mué en champion de la chasse à l'homme. Fodé Roland Diagne, responsable syndical et porte-parole des Sans-papiers de Lille raconte le calvaire des immigrés.
 

Le mirage de l'Europe s'est transformé en enfer pour bon nombre d'Africains qui ont tenté l'odyssée à la quête d'une existence meilleure. L'Europe frappée de plein fouet par une crise multiforme se barricade et durcit sa législation sur l'immigration. La France, grâce à son rôle prépondérant dans cette Europe en construction, a pesé de tout son poids pour faire adopter des lois restrictives à l'encontre des immigrés. La maltraitance subie par le jeune sénégalais Massamba Seck en Espagne n'est pas un cas isolé. C'est le lot quotidien de beaucoup d'africains qui vivent en Europe. Des victimes anonymes que la presse occidentale a choisi de taire.

 

Selon, Fodé Diagne, « la chronique des Sans-papiers en France est aussi jalonnée d'actes de mauvais traitements qui se dénombrent par centaines. Parfois, les expulsés sont menottés, scotchés et drogués. D'ailleurs, il y a des gens qui sont morts au cours de leur expulsion. Je ne saurais donner de chiffres mais, il existe des cas connus de mauvais traitement subis par des immigrés en France. C'est par exemple, le cas du jeune ressortissant malien qui est mort dans un camp de détention. On note également dans le camp de Vincienne des traitements inhumains qui ont obligé des Sans-papiers en détention à entamer une action de résistance en mettant le feu dans leurs cellules. Ce qui pouvait se solder par mort d'homme ».

 

En 2007, des Sans-papiers en grève de la faim sont jetés hors des hôpitaux, à même le sol. Durant cette grève, des infirmiers avaient arraché les perfusions pour obliger les Sans-papiers à interrompre leur grève. Une action qui est en totale contradiction avec leur serment d'Hippocrate. L'immigré travaillant en France paye des impôts directs sur l'habitat et le revenu. Et malgré cela, son droit d'existence légale n'est pas respecté. Toute une série d'actions qui peuvent être rangées dans le registre d'actes de mauvais traitements.

 

Cette situation est rendue drastique par l'avènement de Nicolas Sarkozy. La politique de quotas qu'il a initiée est qualifiée par le mouvement des Sans-papiers « de politique de chasse à l'homme ». Car les quotas chiffrés fixés à l'avance induisent forcément des stratégies de traque pour atteindre les objectifs fixés. Ce qui d'ailleurs pose un réel problème parce que l'essentiel des reconductions concerne les étrangers venus des pays de l'Est, qui recevaient chacun 300 euros en guise de compensation. Ces ressortissants européens sont, pour l'essentiel, des citoyens de pays membres de l'Union européenne. De ce fait, ils peuvent revenir quand ils veulent, parce que l'espace Schengen garantit la liberté de circulation.

 

C'est pourquoi, de l'avis de M. Diagne « cette politique des chiffres est non seulement inefficace, mensongère, en plus elle contribue à grever le budget national ». Ce mode de lutte contre l'immigration politique de chasse à l'homme et de traque abominable a été dénoncé même au sein de la police. C'est le cas du commissaire de police Laurent Cathie qui a tiré la sonnette d'alarme sur cette politique qui ne cadre pas avec les principes d'un Etat de droit.

 

DES TECHNIQUES DE PIEGE

La politique de la traque induit nécessairement l'utilisation des techniques de piège comme les lettres qu'on envoie aux Sans-papiers en utilisant l'adresse de l'association à laquelle ils sont affiliés pour défendre leurs droits. Quand ils se rendent à la convocation, ils sont mis aux arrêts dans les centres de détention.« Dans les écoles, des enfants de trois à quatre ans sont retenus en otage par la police pour appâter leurs parents en situation irrégulière. Aujourd'hui, on sait que la police pratique des arrestations ciblées qui consistent à prendre un jour pour ne contrôler que des asiatiques, le lendemain les noirs, le surlendemain les maghrébins et ainsi de suite. Toutes ces méthodes viennent contredire la loi française qui condamne le contrôle de faciès. C'est quelque chose d'intolérable dans un pays de liberté comme la France. Face à la montée en puissance de l'islamophobie et du racisme, on note un certain repli identitaire, défensif des minorités », constate M. Diagne.

 

L'EUROPE EN DECADENCE

Devant cette avalanche de lois restrictives, beaucoup d'observateurs dénotent une certaine décadence d'une Europe qui a imposé sa culture, ses lois et sa technologie au reste du monde. Cette analyse est partagée par Fodé Diagne qui estime que les progrès se font ailleurs dans le monde. « L'Europe qui a été un modèle de démocratie est aujourd'hui en régression sur le plan économique, social, politique. Ce qui constitue des signes de décadence comme on l'a noté dans l'histoire des grands empires. Aujourd'hui, c'est l'Asie qui est en train de devenir le moteur économique et l'Amérique a fait un pas de grand par l'élection d'un noir à la Présidence ». Après avoir condamné de manière incisive la politique européenne, notamment française, Fodé Diagne ne manque pas de s'indigner de la passivité des autorités africaines.

 

Quand le Parlement européen a adopté l'année dernière une loi autorisant la mise en détention d'immigrés y compris d'enfants mineurs pour une durée de 6 mois, seuls les présidents Hugo Chavez du Venezuela, Evo Morales de la Bolivie et Raphael Corréa de l'Equateur ont montré leur indignation en envoyant une lettre de protestation aux chefs d'Etat européens. Alors que la majorité des immigrés d'Europe est africaine. Face à ce silence inquiétant et coupable des présidents africains, Fodé Diagne n'a pas manqué de manifester toute son indignation. Un avachissement qui s'explique par les sommes importantes qu'ils reçoivent au nom de la lutte contre l'immigration. Les chefs d'Etats africains, en n'acceptant ces « deal », ont préféré troquer la dignité humaine à des biens matériels.

L'impossible politique d'assimilation

Nous sommes dans une phase de transition où il existe deux symboles qu'il faut voir. D'abord le premier symbole, c'est l'élan de solidarité qui s'est manifesté lors des intempéries dans le département du Nord de la France où des Sans-papiers du Sud ont récolté de l'argent pour aller le remettre aux sinistrés, qui sont des Français de souche. Par ricochet, ces victimes ont soutenu à maintes reprises les marches des Sans-papiers. Le deuxième symbole, c'est l'expulsion de ces derniers de la Bourse du travail de Paris par des syndicalistes.

 

Donc, il y a deux visions qui s'entrechoquent. D'un côté, il existe un mouvement des travailleurs qui cherchent une unité pour faire reculer les mesures prises par le pouvoir et le patronat et, en même temps, la menace de la scission, qui est en train de saper la cohésion des mouvements sociaux. Pour le moment, on ne sait pas ce que cela va donner. Soit ce sera une sorte de fascisation de la société française, soit on trouvera des voies et moyens dans l'unité pour donner un coup d'arrêt à cette menace.

L'assimilation est une politique coloniale qui a échoué dans les colonies. Elle a créé une élite complètement déracinée alors qu'elle est rejetée par les peuples colonisés dans leur majorité. Cette même politique d'assimilation est actuellement défendue par une partie de la classe politique notamment, Nicolas Sarkozy. La véritable équation est de savoir comment cette politique qui a échoué dans les anciennes colonies parviendra -t-elle à s'imposer aux enfants de la deuxième, troisième et quatrième génération ?

 

Baye Makébé SARR

Source ; http://www.lagazette.sn/spip.php?article690

 

 



CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, europe, democratie, silence, liberte, medias, dictature, euro-dictatue | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/09/2009

28/09/09: L'homme de la CIA à l'Elysée ...

Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...
RoRo
 
 

From: <Xarlo@aol.com>
Sent: Monday, September 28, 2009 4:15 PM
To: <Xarlo@aol.com>
Subject: Vous allez le haïr... j'en serais désolé... ouais, bon !!


L'homme de la CIA à l'Elysée; j'ai l'impression que la personne est aussi 
méprisable que le politicien...
 
***************
 
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à  notre personnage principal, Nicolas
Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un  noble catholique hongrois, Pal
Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après  avoir fuit l'Armée rouge, et d'
Andrée Mallah, une roturière juive originaire de  Thessalonique. Après avoir
eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le  couple divorce. Pal
Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate,  Christine de Ganay,
dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline).  Nicolas ne sera pas
élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille  recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir  co-fondé
le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante 
carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la 
plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée
 nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en  cause. Aux
États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation 
criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du  trafic
de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French  connexion
» qu'Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions 
parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef 
mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est
 autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool
 Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union
corse  », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence
de  l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy  se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay,
laquelle se lie alors avec  le n°2 de l'administration centrale du
département d'État des États-Unis. Elle  l'épouse et s'installe avec lui en Amérique.
Le monde étant petit, c'est bien  connu, son mari n'est autre que Frank
Wisner Jr., fils du précédent. Les  fonctions de Junior à la CIA ne sont pas
connues, mais il clair qu'il y joue un  rôle important. Nicolas, qui reste
proche de sa belle-mère, de son demi-frère et  de sa demi-sœur, commence à se
tourner vers les États-Unis où il « bénéficie »  des programmes de formation
du département d'État.
À la même période, Nicolas  Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
fréquente d'autant plus rapidement  Charles Pasqua que celui-ci n'est pas
seulement un leader national, mais aussi  le responsable de la section
départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982,  Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant
inscrit au  barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage
est Charles  Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des
amis corses de ses  mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à
Vico, et imagine de  corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » :
Sarkozi.
L'année  suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de
son  bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant,  Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
poursuit une liaison  cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de
télévision français  de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la
connaissance en célébrant leur  mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double
vie dure cinq ans, avant  que les amants ne quittent leurs conjoints
respectifs pour construire un nouveau  foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques  Chirac,
Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de  séduire
Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit 
officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues.  La
rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En  1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François 
Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier 
ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense
alors  former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle
et  Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à
son «  ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux,
Charles  Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main
sur la  marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses
autres  activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en
Afrique  francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël
et devient  officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est
ministre du  Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris  la succession de Paul Wolfowitz
comme responsable de la planification politique  au département de la Défense.
Personne ne remarque les liens qui l'unissent au  porte-parole du
gouvernement français.
C'est alors que reprend au sein du  parti gaulliste la tension que l'on
avait connu trente ans plus tôt entre les  gaullistes historiques et la droite
financière, incarnée par Balladur. La  nouveauté, c'est que Charles Pasqua
et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy  trahissent Jacques Chirac pour se
rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape.  Le conflit atteindra son apogée
en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera  contre son ex-ami Jacques
Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu.  Surtout, suivant les
instructions de Londres et de Washington, le gouvernement  Balladur ouvre les
négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des  États d'Europe
centrale et orientale, affranchis de la tutelle  soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont  près de s'
entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur  tente
de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la 
double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort,
les  juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés.
Mais  Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La  traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient  Nicolas Sarkozy à
distance. L'homme se fait discret durant cette longue  traversée du désert.
Discrètement, il continue à nouer des relations dans les  cercles
financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une  procédure de
divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour  témoins les
deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le  plus riche
du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank  Wisner Jr. et ses collègues de la CIA
planifient la destruction du courant  gaulliste et la montée en puissance
de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois  temps : d'abord l'élimination de
la direction du parti gaulliste et la prise de  contrôle de cet appareil,
puis l'élimination du principal rival de droite et  l'investiture du parti
gaulliste à l'élection présidentielle, enfin  l'élimination de tout
challenger sérieux à gauche de manière à être certain  d'emporter l'élection
présidentielle.
Pendant des années, les médias sont  tenus en haleine par les révélations
posthumes d'un promoteur immobilier. Avant  de décéder d'une grave maladie,
il a enregistré pour une raison jamais élucidée  une confession en vidéo.
Pour une raison encore plus obscure, la « cassette »  échoue dans les mains d'
un hiérarque du Parti socialiste, Dominique  Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du  promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire,
ils ouvrent une boîte de  Pandore. La principale victime des affaires
successives sera le Premier ministre  Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume
seul toutes les infractions  pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la
voie libre à Nicolas Sarkozy pour  prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position  pour contraindre Jacques Chirac à le
reprendre au gouvernement, malgré leur  haine réciproque. Il sera en
définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce  poste, il contrôle les préfets et
de le renseignement intérieur qu'il utilise  pour noyauter les grandes
administrations.
Il s'occupe aussi des affaires  corses. Le préfet Claude Érignac a été
assassiné. Bien qu'il n'ait pas été  revendiqué, le meurtre a immédiatement été
interprété comme un défi lancé par  les indépendantistes à la République.
Après une longue traque, la police  parvient à arrêter un suspect en fuite,
Yvan Colonna, fils d'un député  socialiste. Faisant fi de la présomption d'
innocence, Nicolas Sarkozy annonce  cette interpellation en accusant le
suspect d'être l'assassin. C'est que la  nouvelle est trop belle à deux jours du
référendum que le ministre de  l'Intérieur organise en Corse pour modifier
le statut de l'île. Quoi qu'il en  soit, les électeurs rejettent le projet
Sarkozy qui, selon certains, favorise  les intérêts mafieux.
Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu  coupable, il a
toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été  trouvée contre
lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant  être
condamné que de révéler ce qu'il sait.
Nous révélons ici que le préfet  Érignac n'a pas été tué par des
nationalistes, mais abattu par un tueur à gage,  immédiatement exfiltré vers l'Angola
où il a été engagé à la sécurité du groupe  Elf. Le mobile du crime était
précisément lié aux fonctions antérieures  d'Érignac, responsable des réseaux
africains de Charles Pasqua au ministère de  la Coopération. Quand à Yvan
Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy  depuis des décennies et
leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle  affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent
mensongèrement  plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au
Luxembourg, chez  Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas
Sarkozy. Il porte  plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection
présidentielle, le  Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne  cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux  listings ont été mis en circulation par des membres
de la Fondation  franco-américaine [5], dont John Negroponte était président
et dont Frank Wisner  Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et
que nous révélons ici,  c'est que les listings ont été fabriqués à Londres
par une officine commune de  la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner
Jr. est également  administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis  en examen,
assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie  politique. La
voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à  neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'
adhésion au parti  socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer
de nouveaux  militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur
carte. Parmi eux,  au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des
militants du Parti  trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur
Pierre Lambert). Cette  petite formation d'extrême gauche s'est historiquement
mise au service de la CIA  contre les communistes staliniens durant la
Guerre froide (Elle est l'équivalent  du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les
néoconservateurs aux USA [6]). Ce  n'est pas la première fois que les «
lambertistes » infiltrent le Parti  socialiste. Ils y ont notamment placé deux
célèbres agents de la CIA : Lionel  Jospin (qui est devenu Premier ministre)
et Jean-Christophe Cambadélis, le  principal conseiller de Dominique
Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont  organisées au sein du Parti socialiste pour désigner
son candidat à l'élection  présidentielle. Deux personnalités sont en
concurrence : Laurent Fabius et  Ségolène Royal. Seul le premier représente un
danger pour Sarkozy. Dominique  Strauss-Kahn entre dans la course avec pour
mission d'éliminer Fabius au dernier  moment. Ce qu'il sera en mesure de faire
grâce aux votes des militants «  lambertistes » infiltrés, qui portent leur
suffrages non pas sur son nom, mais  sur celui de Royal.
L'opération est possible parce que Strauss-Kahn est  depuis longtemps sur
le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il  donne des cours à
Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université,  Condoleezza Rice
[8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et  Condoleezza Rice remercieront
Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du  Fonds monétaire
international.
Premiers jours à l'Élysée
Le soir du second  tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts
de sondages annoncent  sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un
bref discours à la nation  depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à
tous les usages, il ne va pas  faire la fête avec les militants de son parti,
mais il se rend au Fouquet's. La  célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui
était jadis le rendez-vous de «  l'Union corse » est aujourd'hui la
propriété du casinotier Dominique Desseigne.  Il a été mis à disposition du
président élu pour y recevoir ses amis et les  principaux donateurs de sa campagne.
Une centaine d'invités s'y bousculent, les  hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le  président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités.
Conduit en  Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65
mètres de  son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque
Rothschild.
Enfin,  Nicolas Sarkozy est investi président de la République française.
Le premier  décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais
pour autoriser  les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier
les machines à  sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y 
retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse
et  des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient 
porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur  quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de  l'Élysée. C'est l'ancien
bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol,  secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un
associé-gérant de la Banque  Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de  l'ancien directeur de
l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut  relevé de ses
fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. 
Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les 
annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du 
Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien 
n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner  Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président
Bush pour  l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit
nommé ministre  des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire
: l'indépendance du  Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la
France.
Kouchner a  débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG
humanitaire. Grâce aux  financements de la National Endowment for Democracy, il a
participé aux  opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d
'Oussama Ben Laden  et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le
retrouve dans les années 90  auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine.
De 1999 à 2001, il a été Haut  représentant de l'ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du  président Hamid Karzaï, l'
Afghanistan est devenu le premier producteur mondial  de pavot. Le suc est
transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air  Force à Camp
Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les  hommes d'Haçim Thaçi
qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement  aux États-Unis
[10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations  illégales de
la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date  de Bernard
Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré  les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son  gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde,
ministre de l'Économie et  des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux
États-Unis où elle a dirigé le  prestigieux cabinet de juristes Baker &
McKenzie. Au sein du Center for  International & Strategic Studies de Dick
Cheney, elle a co-présidé avec  Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a
supervisé les privatisations en  Pologne. Elle a organisé un intense lobbying
pour le compte de Lockheed Martin  contre les l'avionneur français Dassault
[11].
Nouvelle escapade durant  l'été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune
et leurs enfants se font offrir  des vacances états-uniennes à Wolfenboroo,
non loin de la propriété du président  Bush. La facture, cette fois, est
payée par Robert F. Agostinelli, un banquier  d'affaires italo-new-yorkais,
sioniste et néo-conservateur pur sucre qui  s'exprime dans Commentary, la revue
de l'American Jewish Committee.
La  réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous
le nom  américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le
n°2 de la  CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur
d'un nouveau  fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de
gestion de  portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité
personnelle  particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et
gère les  principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de  popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'
un de ses  conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de
détourner  l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'
annonce du divorce  avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami
Edouard de  Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour
de grève générale.  Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre
avec l'artiste et  ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa
liaison avec le  président est officialisée et le battage médiatique couvre à
nouveau les  critiques politiques. Quelques semaines encore et c'est le
troisième mariage de  Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde
Agostinelli (l'épouse de  Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de
cabinet d'Edouard Balladur devenu  associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour  voir à qui ils ont affaire ?
 
Thierry Meyssan
[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir  », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] « Quand le  stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire,  10 septembre 2001
[3] L'Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed,  2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, 
Flammarion, 1999.
[5] « Un relais des États-Unis en France : la French  American Foundation
», par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril  2007.
[6] « Les New York Intellectuals et l'invention du néo-conservatisme », 
par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Le responsable US du  renseignement, Irving Brown en personne, a
revendiqué avoir lui-même recruté et  formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter
contre les staliniens alors qu'ils  militaient chez les lambertistes pour,
cf. Éminences grises, Roger Faligot et  Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The
Origin of CIA Financing of AFL Programs » in  Covert Action Quaterly, n° 76,
1999. Il importe d'éviter une interprétation  anachronique : leur engagement
au service des USA est celui d'atlantistes durant  la Guerre froide. Au-delà,
il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un  rôle central dans l'
engagement de Paris au sein de l'OTAN pour bombarder  Belgrade, pourtant allié
traditionnel de la France. De même, il importe d'éviter  les fausses
équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne  s'est pas
développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste  (note
modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).
[8] « Dominique  Strauss-Kahn, l'homme de « Condi » au FMI », par Thierry
Meyssan, Réseau  Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note  d'information du Réseau
Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] « Le gouvernement  kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth,
Horizons et débats, 8 avril  2008.
[11] « Avec Christine Lagarde, l'industrie US entre au gouvernement 
français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] « L'honorable Frank Carlucci  », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire,
11 février 2004.
[13] « Les liens  financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le
Carlyle Group, une  affaire d'initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et
9 février 2004.Thierry  Meyssan

21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, france, romain, euro-dictature, silence, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/06/2009

25/06/2009: ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST...

From: Mélanie Gautier
Sent: Thursday, June 25, 2009 10:55 PM
To: romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Regards d'Europe (parlons clair 57)

 

 

REGARDS D'EUROPE
ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST
Les appels de John Monks, secrétaire de la CES, relayés en France par le secrétaire général de la CGT, à aller "voter pour une Europe sociale" n'ont pas été entendus par une grande majorité de travailleurs, notamment les jeunes, qui ont décidé de s'abstenir en toute connaissance de cause. "L'Europe sociale", il y a bien longtemps qu'ils n'y croient plus depuis qu'ils ont compris que la construction européenne n'avait été conçue et mise en œuvre que dans l'intérêt du capital au détriment du travail et pour empêcher l'expression de la souveraineté populaire. Dans un entretien à la publication "Alternatives économiques" du 3 avril 2009, Jacques Delors expliquait que le désintérêt des peuples résultait d'une érosion de la mémoire par rapport aux objectifs des "pères de l'Europe". C'est justement parce que les peuples ont de la mémoire qu'ils sont de plus en plus nombreux à refuser de voter dans toute l'Union européenne mais pas pour les raisons avancées par M. Delors. Ils se souviennent que François Mitterrand leur avait promis en 1983:"L'Europe sera sociale ou ne sera pas"; que c'est le même Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, qui a initié et mis en œuvre l'Acte unique ouvrant à la concurrence les marchés des capitaux, des biens, des services et des travailleurs; que l'Union européenne a participé aux guerres dans les Balkans et est devenue le cheval de Troie de l'OTAN. Ils ont aussi et surtout en mémoire la façon dont le rejet du traité de constitution européenne (avec une forte participation de 70%) a été bafoué par la manœuvre parlementaire qui a fait adopter le traité de Lisbonne. Le peuple français a tiré les enseignements de ce déni de démocratie en s'abstenant massivement le 7 juin à près de 60%, 70 à 80% dans les quartiers populaires et 77% dans les Départements d'Outre-mer. Cette abstention, qui constitue un record historique, exprime avant tout un rejet de l'intégration européenne et de ses politiques antisociales et de démantèlement des services publics. Effectivement, parmi les abstentionnistes, on retrouve un fort pourcentage de ceux qui avaient voté "non" en mai 2005 et qui n'ont pas trouvé d'autre façon de s'exprimer dans cette élection.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le taux d'abstention est élevé dans presque tous les pays de l'Union européenne, 57% en moyenne. Mais il est encore supérieur dans les pays de l'Est nouveaux membres de l'Union européenne depuis 2004 (ou 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie). Particulièrement courtisés après la chute de l'URSS, leurs peuples se sont tournés vers l'Union européenne qui leur était présentée comme un eldorado de la consommation. Obligés d'appliquer des critères d'adhésion très contraignants qu'on leur imposait, ils ont peu réagi à la casse de leurs services sociaux, à l'augmentation des importations et à la privatisation de pans entiers de leur économie. Quel désenchantement depuis leur adhésion! N'attendant rien de l'Union européenne, subissant au contraire ses injonctions et ses directives, ils se sont massivement abstenus avec des taux de participation souvent inférieurs à 30%:19% en Slovaquie, 22% en Roumanie, 27% en Pologne, 28% en République tchèque et en Slovénie, 36% en Hongrie, 37% en Bulgarie. Ces résultats n'ont pas empêché le journal "Le Monde" du 8 juin de juger les Polonais "euro enthousiastes"!
Cette vague d'abstentions, une véritable déferlante, n'a pas empêché la plupart des commentateurs et responsables politiques, à droite comme à gauche, de proclamer dès le lendemain de l'élection leur "besoin d'Europe"! D'autres, plus perspicaces, ne cachent pas leur inquiétude comme Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Euro groupe, pour qui on aurait tort de sous-estimer "le caractère explosif" de la situation: "Nous sommes au milieu d'une crise économique et financière, nous allons vers une crise sociale puisque crise d'emploi il y aura (...). J'ai l'impression que beaucoup d'hommes politiques sous-estiment l'impact du phénomène". Il a mille fois raison de prévoir une explosion sociale puisque les politiques antisociales, qui vont se renforcer, en aggravant les injustices et les inégalités, ne pourront que déboucher sur des luttes revendicatives. La voie du changement ne peut venir que par les luttes à tous les niveaux. A nous, communistes, de contribuer à faire grandir ces luttes en les inscrivant dans la construction d'une politique progressiste dégagée du carcan de l'Union européenne et ouverte à des coopérations internationales fondées sur l'avantage mutuel dans le respect des souverainetés nationales.
L'EUROPE EN BREF...
D'après l'office européen des statistiques, Eurostat, l'Union européenne a rejeté 73% des demandes d'asile en 2008 (240 000 ont été enregistrées); en France, les rejets ont atteint 84%.
Trois groupes italiens sont en tête du classement des plus grands bénéficiaires de la politique agricole commune: Italia Zuccheri (139,7 millions €), Eridania Sadam (125,2), Instituto centrale della banche popolari italiena (95,8). Trois groupes français sont parmi les 25 plus grands bénéficiaires: Doux (62,8), Saint Louis Sucre (38,6), Sucrière de la Réunion (25,6). La PAC profite surtout à l'industrie agroalimentaire plutôt qu'aux agriculteurs.
Le commissaire européen au marché intérieur, l'Irlandais McCreevy, a demandé aux gouvernements des pays de l'UE de "résister" à la tentation de taxer les grosses fortunes pour éponger le déficit public. En instaurant un bouclier fiscal en faveur des grandes fortunes, Nicolas Sarkozy n'a pas eu de mal à résister à cette tentation!
Un récente publication de l'Institut syndical européen "Benchmarking Working Europe 2009" constate que, ces dernières années, l'emploi a augmenté mais "principalement les emplois à temps partiel ou précaires"; elle note également que "les salaires des travailleurs ont diminué de manière assez significative".
Les échanges de biens entre l'Union européenne et la Chine ont plus que triplé en valeur entre 2000 et 2008; le déficit commercial de l'UE est passé de 49 milliards € en 2000 à 169 en 2008. L'Allemagne est le premier dans l'UE, à la fois pour l'exportation (43% des exportations de l'UE) et l'importation (21%).
Jean Paul Le Marec
 
Collectif Polex

13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, television, romain, elections, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/06/2009

24/06/2009: ACN Parlement européen: entre abstentions et opportunismes...

From: Agence Cubaine d´Information
Sent: Wednesday, June 24, 2009 7:18 PM
To:


ACN Parlement européen: entre abstentions et opportunismes



Servicio de francés agencia cubana de noticias
Parlement européen: entre abstentions et opportunismes
(Néstor Núñez)


Le résultat des récentes élections au parlement européen et la présence majoritaire de la droite dans ses rangs n’ont pas étonné ceux qui suivent de près la politique intérieure du Vieux Continent.
D’ailleurs, les élus de groupes qu’on a l’habitude de cataloguer comme « de gauche » se sont comportés, ces derniers temps, exactement comme auraient pu le faire ceux qui siègent à leur droite.
Il est toutefois indéniable que les élections réalisées ce mois-ci ont fait pencher fortement la balance vers la droite traditionnelle, même si cela ne reflète pas nécessairement les positions réelles de l’ensemble de la société européenne.
Il faut tenir compte de plusieurs facteurs clef qui expliquent cette situation. Tout d’abord, les électeurs se sentent de plus en plus découragés et croient de moins en moins à la possibilité que leurs votes puissent modifier significativement leur situation. C’est cette raison qui explique le fort taux d’abstentionnisme, bien au dessus de 50 % en moyenne dans la région.
De plus, il faut aussi tenir compte du poids que représente pour les électeurs le surgissement de la crise, née d’incorrectes décisions économiques prises par ceux qui en étaient les responsables, et ses séquelles de chômage ou d’emplois à temps partiel ou sous-payés, et les problèmes sociaux qui en découlent qui, selon certains analystes, représentent à l’heure actuelle une véritable menace pour la stabilité de ces pays.
La montée de l’abstentionnisme a eu une autre conséquence : l’affluence opportuniste de secteurs fondamentalistes minoritaires, en général anti-européens, xénophobes et outrageusement nationalistes.
C’est là l’un des résultats négatifs de l’abstentionnisme de citoyens convaincus qu’il était inutile d’accorder la moindre confiance à des figures politiques qui les ont constamment déçus, et qui n’ont fait que démontrer leur partialité et leur manque de préoccupation pour les véritables problèmes des majorités au moment d’exercer leurs responsabilités.
On peut observer la monté d’un autre danger, celui d’un processus intentionnel de dépolitisation qui tend à freiner et désorganiser des secteurs traditionnellement combatifs comme ceux des ouvriers, des paysans et d’autres.
De toute façon, malgré la faible participation des électeurs au scrutin, le rite « démocratique » a eu lieu et il a permis de légitimer un pouvoir dont la base réelle est mince mais qui saura tirer à profit la désillusion des abstentionnistes pour parvenir à imposer leurs propres intérêts.





Título en español
De abandonos y oportunismos en el Parlamento Europeo

16:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/06/2009

12/06/2009: les abstentionnistes de l' Euro-dictature capitaliste ...

 

Ceux qui n'ont pas voté: les vrais gagnants !     Des dizaines de millions d'électeurs européens qui ne croient pas (ou plus) aux vertus de l' Euro-dictature capitaliste et de sa pseudo "démocratie", au conditionnement de masse, au matraquage médiatique, au sauvetage par les seuls isoloirs, aux élus gérants du système en place ...

RoRo

 

L'abstention, en %, dans les 27 états membres de l'Union européenne, en 2009

(Il faut préciser que dan s certains pays, le vote est obligatoire, sous peine de sanctions judiciaires. C' est le cas en Belgique)

 

Allemagne...... 56,7 %
Autriche.......... 57,6 %
Belgique..........  9,6 %
Bulgarie.......... 62,5 %
Chypre............ 40,6 %
Danemark....... 40,5 %
Espagne.......... 54,0 %
Estonie............ 56,8 %
Finlande.......... 59,7 %
France.............. 59,5 %
Grèce................ 47,4 %
Hongrie........... 63,7 %
Irlande.............. 42,4 %
Italie.................. 33,5 %
Lettonie............ 47,4 %
Lituanie............ 79,1 %
Luxembourg....  9,0 %
Malte................. 21,2 %
Pays-Bas............ 63,5 %
Pologne............. 75,5 %
Portugal............ 63,0 %
Tchéquie........... 71,8 %
Roumanie......... 72,6 %
Royaume-Uni... 65,7 %
Slovaquie.......... 80,4 %
Slovénie............ 71,8 %
Suède................ 56,2 %

22:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, elections, europe, democratie, euro-dictature, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/05/2009

07/05/2009: Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President ...

[romain : paix_socialisme_communisme] Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President


Publicité
 
roger.romain a écrit :
>
>
>
>
> *From:* Saka-saka
> *Sent:* Thursday, May 07, 2009 10:14 AM
> *Subject:* Putain 2 ans! Happy Birthday Mister President
>
>
> *undoigtsarko.jpgSouriez vous êtes filmés !*
>
> Pour ses deux passés au Château, nous souhaitons un bon anniversaire
> républicain à notre bien aimé Président. Il va falloir s'habituer à ce
> type de flagornerie, le "Plus grand", le "Plus éclairé", le "Père de
> la Nation", la France change, les réformes passent...
>
> Hey ! Les Keumettes et les Keums, faut pas jouer les vierges
> effarouchées. On rappelle à tous ceux qui sont allés mettre un
> bulletin dans l´urne façon loucedé, que s´il n´a recueilli qu´un
> cinquième des suffrages au premier tour de la présidentielle, n´en
> déplaise aux sondeurs qui, le doigt en permanence où il ne faut pas,
> tentent de nous enfler cependant que le pouvoir nous enfume par en
> haut, l´Empereur a été conduit au Château moyennant un score quasi
> plébiscitaire 53%, sur une des plus grosses participations de ces 30
> dernières années. Alors pouet pouet camembert. On a voté, maintenant,
> soit on se bat et bien, soit on ferme sa gueule et on va bosser... Enfin
> si on a du boulot...
>
> A la Feuille de Manioc on a entendu dire récemment de la part d´un
> institut de doigté à troufions, TNS pour ne pas le nommer, que 65% de
> nos concitoyens étaient mécontents de l´action de l´Empereur. Bigre!
> Le pouvoir répond que l´heure n´est pas au bilan, au cas où vous
> auriez oublié que Napoléon a été plébiscité pour faire des réformes
> pendant 5 ans. Analyse; vous n´avez encore rien vu, le meilleur est à
> venir. Avec la crise en sus... Mhhhh ! Ca va être bon! Bien fait pour
> l´opinion qu´on a enfilée. Parce qu´une élection présidentielle ce
> n´est pas un vote de la Star-ac; «si vous aimez toto, tapez «1», si
> vous votez pour tata, tapez «2». Non dans la vraie vie, il y a de
> vrais bulletins de salaires, lorsqu´on en a, sinon du vrai chômage
> bien réel, de vrais problèmes de pouvoir d´achat, lorsqu´on peut
> prétendre acheter, de vrais problèmes de santé lorsqu´on est pas déjà
> mort d´avoir bossé toute sa vie le pif dans l´amiante, du sang
> contaminé, du chikungunya, de la grippe porcine dont le virus est
> humain, et d´autres conneries du même genre dont les media-pravda nous
> rebattent les oreilles pour congédier notre intelligence. Et nous
> consentons à ces vacances... Alors pouet pouet camembert.
>
> *
> Tas de grincheux*
>
> Donc, bien fait pour l´opinion qui o-pine sur TF1, la boîte à faire du
> cerveau disponible, et surtout UMP-compatible pendant qu´on l´enfile.
> Car il faut bien qu´on nous explique d´où vient le contingent des
> déçus du sarkozysme. C´est quoi cet abcès dans l´opinion? Tous ces
> gens qui ont confondu le moment du vote pour exprimer leurs petits
> ressentiments contre l´autre? Leur voisin, ce fonctionnaire,
> privilégié avec la sécurité de l´emploi; le cheminot de la SNCF, ce
> profiteur qui empêche les français qui travaillent d´aller produire de
> la richesse pour la Nation; ces infirmières, les grincheuses de
> l´hôpital qui coûte trop cher, car c´est bien connu, soigner les
> citoyens c´est une charge en comptabilité, ce n´est surtout pas un
> investissement...; l´école irréformable qui alourdit les charges des
> entreprises, car là aussi c´est bien connu, dépenser pour l´école
> c´est comme pour la sécurité sociale, c´est une charge et non un
> investissement humain, or il suffirait que les chiffres changent de
> colonne; l´immigré clandestin, ce polygame-musulman avec ses trois
> femmes et ses 32 enfants qui touche 30.000 euro par mois d´allocations
> sans rien foutre, qui bénéficie de la CMU! Heureusement qu´on a eu
> Hortefeux, maintenant il y a le reître Besson, il fait la même chose,
> mais doucement... C´était ça les réformes non? Et toutes ces charges
> encore insupportables qui pèsent encore trop lourd sur les entreprises
> de Medef, sur le revenu et le patrimoine des français les plus riches,
> obligés de passer des journées entières à jongler avec les comptes et
> les flux financiers entre les îles Caïman et Monaco pour échapper aux
> limiers communistes du fisc, alors qu´il se verraient mieux à faire un
> parcours de golf ou trinquer au Fouquet´s; Ces banquiers qu´on aide
> pas assez, ces stock-options qu´on assassine... Hein? Tous ces pauvres
> français à plaindre...
>
> Pour une fois qu´on a un Président honnête, qui fait ce qu´il a dit
> avant la campagne, et dit ce qu´il nous a fait après l´avoir fait,
> faut pas charrier non plus! Nous devrions tous être heureux! *LFDM*.

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, france, democratie, elections, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/04/2009

17/04/2009: après le 7 juin 2009, plus que 22 "représentants" belges élus au sein de l' Euro-dictature capitaliste ...

Note de RoRo: Eh oui, au sein du futur parlement de l' Euro-dictature capitaliste, après les élections du 07 juin 2009, la fidèle Belgique n'aura plus que 22 "représentants", au lieu de 24, au sein de ce vaste empire imposé et qui dissout les peuples.
Ce sont les autres qui décident de plus en plus à notre place...
Le IVe Reich des multinationales, des banques et des patrons ne cesse de s' agrandir et de plus en plus la pseudo démocratie fout l'camp. Inutile de parler aujourd'hui du contrôle des élus, des élus qui rendent des comptes (en dehors des campagnes électorales) et qui sont proches du citoyen. D'ailleurs, jusqu'ici ce Parlement n' a été qu'un parlement croupion.
Pas étonnant, le taux de participation électoral ne cesse de faiblir. 2/3 des électeurs s' en foutent et au fond, il m' est de plus en plus difficile de leur donner tort. Les temps ont bien changé depuis le Catéchisme du Peuple d' Alfred Defuisseaux et la conquête des droits électoraux, vite récupérés par le système patronal en place depuis 1830 en Belgique, et même avant...
 
 
 
RoRo
 
 
 
 

Ce 7 juin les électeurs belges devront se choisir 22 représentants au Parlement européen. Cette élection court pour la législature 2009-2014. Huit candidats seront élus parmi les douze listes francophones que voici...

Catherine ERNENS

+ Cliquez ici pour découvrir les listes en pdf

13 représentants seront élus dans le collège néerlandais. Et 1 représentant sera élu dans le collège germanophone. Au total 736 députés européens seront plébiscités issus des 27 États membres de l'Union européenne. L'élection belge s'annonce serrée et difficile. Car, un peu comme à la chaise musicale, il y aura moins de postes à pourvoir cette fois-ci. Jusqu'au 7 juin 2009, la Belgique possédait en effet 24 députés au Parlement européen, soit deux de plus (9 francophones, 14 néerlandophones et 1 germanophone).

Elections 2009

Un remarquable pamphlet désormais oublié (et qu'il convient évidemment de reporter dans le contexte de l'époque : 1886 -l'année des fusillades de ROUX- ! Les faits ont d'ailleurs démontré par la suite qu'il ne suffisait pas uniquement d'obtenir le suffrage universel, par exemple, pour changer quoi que ce soit à la nature même du régime capitaliste d'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a bien longtemps que les résultats du suffrage universel ont été déviés, accaparés, récupérés) :

"LE CATÉCHISME DU PEUPLE"

publié en BELGIQUE en 1886,  par Alfred DEFUISSEAUX .


CHAPITRE I. - 1ère leçon

De la Condition du Peuple et de son esclavage

 1. Qui es - tu ?

     R. Je suis un esclave.

 2. Tu n'es donc pas un homme ?

     R. Au point de vue de l'humanité, je suis un homme ; mais par rapport à la société, je suis un esclave.

 3. Qu'est-ce qu'un esclave ?

     R. C'est un être auquel on ne reconnaît qu' un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 4. L'esclavage a-t-il des droits ?

     R. Non.

 5. Quelle différence y a-t-il au point de vue physique entre l'esclave et l'homme libre ?

     R. Il n'y a aucune différence ; l'esclave aussi bien que l'homme libre doit boire, manger, dormir, se vêtir. Il a les mêmes nécessités animales, les mêmes maladies, la même origine, la même fin.

 6. Qu'est-ce qu'un homme libre ?

    R. C'est celui qui vit sous un régime de lois qu'il s'est volontairement données.

 7. A quoi reconnaissez-vous en Belgique l'homme libre de l'esclave?

     R. En Belgique, l'homme libre est riche ; l'esclave est pauvre.

 8. L'esclave existe-t-il dans tous les pays ?

     R. Non. La République Française, la République Suisse, la République des États-Unis et d'autres encore ne sont composées que d'hommes libres. Tous les citoyens font les lois et tous s'y soumettent.

 9. Que faut-il donc pour faire d'un esclave un homme libre ?

     R. Il faut lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel.

10. Qu'est-ce que le suffrage universel ?

     R. C'est le droit pour tout citoyen, mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

11. Par qui se font les lois en Belgique ?

     R. Les lois se font maintenant en Belgique, pour les riches et contre les pauvres.

12. Ne pouvez-vous rendre autrement votre pensée ?

     R. Oui. On peut dire qu'en Belgique les lois sont faites par ceux qui ne font rien, et contre ceux qui travaillent.

13. Sur quoi repose notre système gouvernemental ?

     R. Sur l'argent.

14. Citez des exemples ?

     R. On ne peut être sénateur que si l'on paie au moins 1.600 francs d'impôt à l'État ; 

     On ne peut être député que si l'on paie les dîners, les voitures, les cigares de l'électeur.

     - On ne peut être électeur que si l'on paie 42 fr. 32 c. d'impôt.

     - On doit être soldat si l'on n'a pas 1.600 francs pour payer un remplaçant.

15. La probité, le travail, l'intelligence ne comptent donc pour rien !

     R. Ils ne comptent pour rien aussi longtemps qu'on est pauvre. Au contraire on peut se passer facilement de probité, de travail, d'intelligence si l'on a de l'argent.

16. Citez des exemples.

     R. Je ne saurais car ils sont trop nombreux et je ne voudrais pas faire de jaloux. Il me faudrait faire la nomenclature de tous les financiers véreux, de tous les notaires en fuite, de tous les administrateurs malhonnêtes, de tous les manieurs d'argent qui ne cherchent le pouvoir que pour tripoter plus à leur aise.

17. Quel est le moyen de changer cet état de chose honteux ?

     R. C'est de donner au peuple le droit de suffrage.

     - Le peuple qui est honnête parce qu'il travaille, nommera des honnêtes gens qui feront des lois honnêtes.

 

CHAPITRE II. - 2e leçon

De la Constitution

 1. Que dit l'art. 25 de la Constitution ?

     R. L'article 25 de la Constitution dit : "Que tous les pouvoirs émanent de la nation.".

 2. Est-ce vrai ?

     R. C'est un mensonge.

 3. Pourquoi ?

     R. Parce que la Nation se compose de 5,720,807 habitants, soit 6 millions, et que sur ces 6 millions   117.000 seulement sont consultés pour faire les lois.

 4. Comment se fait-il que ces 6 millions de Belges soient gouvernés par 117.000 ?

     R. Pour être électeur, il faut payer 42 fr. 32 c. d'impôt. - En Belgique, 117.000 citoyens seulement paient cet impôt, et sur ces 117.000, quatre-vingts mille seulement prennent part au vote.

 5. Ces 80.000 privilégiés sont-ils des gens instruits ?

     R. Non. Dix mille au moins ne savent ni lire ni écrire.

 6. Comment se décompose le reste des électeurs ?

     R. Il y a 23.000 locataires qui obéissent aux propriétaires ; 5.000 fonctionnaires qui obéissent au gouvernement ; 2.000 curés qui obéissent aux évêques ; 10.000 fournisseurs qui obéissent à leurs clients. De sorte qu'en y comprenant les 10.000 illettrés qui sont généralement de faux électeurs, nous trouvons que nous n'avons en Belgique que 30.000 électeurs dont 4.117 chefs d'usines, 5.000 entrepreneurs, 15.000 rentiers et 6.000 avocats, avoués, notaires, etc., dont 1.300 professeurs et instituteurs.

 7. Par combien de privilégiés est donc gouvernée la Belgique ?

     R. Par 30.000 privilégiés.

 8. A quelle date a été promulguées la Constitution ?

     R. Il y a 55 ans, le 25 février 1831.

 9. Cette vieille Constitution est-elle encore bonne aujourd'hui ?

     R. Elle ne vaut pas mieux qu'un vieux chapeau qui daterait de 1831.  Si je me couvrais  d'un pareil chapeau qui a pu être très beau à son époque, je serais tellement ridicule qu'on me croirait en carnaval.

10. Pourquoi donc la Belgique conserve-t-elle cette Constitution si décrépite ?

     R. Parce qu'elle fait l'affaire de nos gouvernants.

     - Si elle était modifiée plus un seul d'entre eux ne resterait au pouvoir.

11. Qu'entendez-vous par ces mots : un homme au pouvoir ?

     R. J'entends par homme au pouvoir, celui qui a trouvé le moyen de vivre aux dépens du Trésor de l'État lui, les siens, ses parents, ses alliés, ses connaissances, et cela en ne faisant rien ou presque rien.

12. Citez-moi quelques hommes au pouvoir ?

     R. Je vous citerai les Frère qui ont donné naissance aux Orban d'où sont issus les Frère-Orban ; les Malou, les Jacobs, les Bara, les Brasseur, les Tesch, les Pirmez...

13. Que dit l'art.6 de la Constitution ?

     R. Que tous les Belges sont égaux devant la loi.

14. Est-ce vrai ?

     R. C'est un odieux mensonge.

15. Citez des exemples.

     R. Ils seraient trop longs à énumérer. Il me suffira de dire que chaque jour nous voyons des messieurs qui appartiennent de loin ou de près au pouvoir, voler des millions et n'être pas poursuivis, ou, s'ils le sont, être acquittés ou condamnés à des amendes dérisoires, tandis que nous voyons des pauvres diables qui n'ont pris qu'un seul pain dont leurs enfants avaient besoin, être condamnés aux travaux forcés.

16. En matière d'impôt cependant les citoyens sont-ils égaux ?

     R. Non, et je ne cite qu'un seul exemple, celui de Léopold II qui, imposé par la commune de Laeken pour la cote mobilière de son palais de Laeken a fait annuler par son ministre cette délibération et ne paie rien.

 

CHAPITRE III. - 3e leçon

Libéral et Catholique

 1. Qu'est-ce qu'un libéral ?

     R. Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du Trésor de l'État.

 2. Qu'est-ce qu'un catholique ?

     R. Un catholique est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 3. Qu'est-ce qu'un indépendant ?

     R. C'est un homme qui n'ayant pu se dire ni libéral ni catholique parce que toutes les étiquettes de la boutique étaient prises, cherche sous ce nom nouveau à faire ses affaires au détriment du trésor de l'État.

 4. Que sont-ils tous en réalité ?

     R. Des conservateurs.

  5. N'y a-t-il pas cependant entre eux une question de religion ?

     R. Tous se moquent de la religion comme d'une noix vide. - Je connais des libéraux qui portent des cierges derrière les processions, comme je connais des catholiques qui ne vont jamais à la messe.

  6. Pourquoi a-t-on inventé ces deux partis ?

     R. Pour qu'ils puissent mutuellement s'endosser la dilapidation des richesses de l'État sans qu'on puisse jamais mettre la main sur le coupable.

 7. Comment se partagent-ils le pouvoir.

    R. Généralement, ils occupent le pouvoir chacun 8 ans.

 8. Quel est le premier cri d'un ministre catholique qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les libéraux ont tout pris.

 9. Quel est le premier cri d'un ministre libéral qui arrive au pouvoir ?

     R. Son premier cri est : les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris.

10. Que font-ils alors ?

     R. Tous créent de nouveaux impôts afin de remplir les caisses et de permettre de les vider ensuite.

11. Depuis combien de temps dure ce jeu ?

     R. Depuis 55 ans.

12. N'est-il pas près de finir ?

     R. Il sera fini le jour où nous aurons le suffrage universel.

13. Quand l'aurons-nous le suffrage universel ?

     R. Le jour où le peuple le voudra.

14. Le voudra-t-il bientôt ?

     R. Oui, le 13 juin 1886, jour de la Pentecôte, de tous les coins de Belgique, le peuple viendra le chercher à Bruxelles.

15. Et si le gouvernement le refuse ?

     R. Il n'osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple puisque le peuple est en même temps l'armée et le travail.

4e leçon

De l'impôt

 1. Qu'est-ce que l'impôt ?

     R. L'impôt est l'argent que l'État, la province et la commune prélèvent sur la fortune et surtout sur le travail des ouvriers belges.

 2. Comment est prélevé l'impôt ?

     R. L'impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 3. Citez-moi des exemples ?

     R. L'impôt sur les fenêtres. - Jusqu'à la 24e fenêtre l'on paie; au-delà de la 24e on ne paie plus. Le contraire devrait exister ; mais comme ce sont les riches qui ont plus de 24 fenêtres à leurs châteaux on a préféré imposer les misérables demeures fenêtres du pauvre, bien qu'elles soient indispensables pour éclairer et assainir sa chaumière.

 4. Citez un autre exemple ?

     R. Les fenêtres qui éclairent les escaliers sont exemptes d'imposition. - Ce sont cependant celles-là qui devraient être surtaxées, car l'escalier indique une maison d'une certaine aisance.

 5. Citez-moi un exemple relatif à l'impôt sur la consommation.

     R. Le champagne que seuls les riches peuvent boire puisqu'il coûte 4 et 12 francs la bouteille, est exempt d'impôt supplémentaire ; tandis que le genièvre qui est le champagne du peuple est écrasé par l'impôt.

     Je pourrais aussi citer le tabac. On vient d'imposer la pipe du travailleur tandis qu'on n'a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres.

 6. Quelles choses sont frappées par l'impôt ?

     R. Tout est frappé par l'impôt depuis l'air et le soleil que nous payons parce qu'ils entrent par nos fenêtres, jusqu'à l'eau qui se consomme dans les villes puisqu'on la paie. - Il n'y a qu'une seule chose qu'on s'est bien gardé de frapper.

 7. Quelle est cette seule chose exempte d'impôt ?

     R. C'est le revenu, c'est-à-dire les rentes, parce que seuls les riches en possèdent, cela se comprend.

 8. De sorte qu'il y a des gens qui ont 100.000 francs de revenus et qui ne paient pas d'impôt ?

     R. Évidemment.

 9. A quoi emploie-t-on tout l'argent des impôts ?

     R. A payer quantité de gens à rien faire.

10. Quels sont ces gens ?

     R. Nous avons d'abord l'armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci touche fixe 3.600.000 francs, avec les palais que nous lui donnons et sa famille que nous entretenons, il nous revient au bas mot à 5 millions par an. - La France républicaine, notre voisine donne à son Président 600.000 francs et elle a 40.000.000 d'habitants. Ce qui fait que toute proportion gardée, le Roi devrait toucher 75.000 francs par an au lieu de 5 millions.

11. De quelle nationalité est le Roi Léopold II ?

     R. Par sa mère, une d'Orléans, il est Français. - Par son père, un Saxe-Cobourg, il est Allemand. Par sa liste civile, il est Belge.

12. Quels sont les autres gens que nous payons à rien faire ? Énumérez-les sans détails, nous demanderons les détails plus tard.

     R. Il y a l'armée qui nous coûte cinquante millions, l'église qui nous coûte vingt millions, la Banque nationale ou les appointements des gros bonnets sont exorbitants.

Enfin, il y a la légion des ronds-de-cuir, parmi lesquels les ambassadeurs sont les plus inutiles, à commencer par celui du Vatican.

13. A quoi sert encore l'argent des impôts ?

     R. A bâtir des citadelles à Anvers ; un temple de la Justice à Bruxelles ; à doter le frère et les filles du roi et un tas d'autres choses inutiles aux cinq millions de Belges qui habitent la province.

14. Que faudrait-il pour arrêter ces scandaleux abus ?

     R. Le suffrage universel qui enverrait à la Chambre des gens honnêtes.

5e leçon

De la Conscription et de l'Armée

 1. Qu'est-ce que la conscription ?

     R. C'est l'impôt du sang, prélevé sur le peuple.

 2. En quoi consiste-t-il ?

     R. L'État fait désigner dans chaque commune, par le sort, les jeunes gens qui doivent faire partie de l'armée. Ceux qui sont riches paient douze à seize cents francs et sont libérés ; ceux qui sont pauvres sont emprisonnés, pendant 3 ans, dans une caserne.

 3. Ce système est - il juste ?

     R. C'est la plus monstrueuse iniquité.

 4. Pourquoi ?

     R. Parce que, en temps de guerre, le pauvre doit verser son sang pour défendre le sol de la patrie dont il ne possède pas un pouce et défendre des institutions qui lui refusent droit ; tandis que le riche qui possède le sol et qui profite des institutions, reste lui, à l'abri de tout danger.

 5. Combien coûte l'armée et ses accessoires ?

     R. Cinquante millions par an.

 6. A quoi sert-elle ?

     R. A rien, puisque nous sommes neutres et qu'une neutralité ne se défend pas. - La Belgique n'a pas plus besoin d'une armée pour faire la guerre, qu'un homme neutre n'a besoin d'une femme pour faire des enfants.

 7. Pourquoi devons-nous avoir une armée ?

     R. Parce que le roi le désire.

 8. Pourquoi le roi désire -t -il avoir une armée ?

     R. Pour deux motifs. Le premier parce qu'il espère que l'armée défendra contre son peuple et sa personne et sa liste civile.

     Le deuxième parce qu'il faut à un roi une armée pour jouer au soldat, mettre de beaux uniformes, avoir des places à donner et aussi pour la montrer aux autres rois, quand ils viennent le voir, comme il faut aux enfants des soldats de plomb, des képis d'officiers... pour exciter l'envie des petits camarades qui viennent les voir.

10. Depuis 55 ans qu'elle existe, l'armée a - t -elle jamais été sur un champ de bataille ?

     R. Malheureusement on l'a conduite et fait tirer sur un champ de travail. Elle a tué Gillis à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage.

11. Quel fait monstrueux s'est passé à Verviers à propos de l'assassinat de Gillis ?

     R. Le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gillis, a été nommé chevalier de l'ordre de Léopold.

12. Pourquoi le gouvernement belge a - t - il décoré un Belge qui avait tué un de ses frères ?

     R. Parce que le gouvernement qui savait très bien que l'armée ne voulait pas tirer sur ses frères, a cru trouver le moyen de l'y décider en récompensant un caporal qui avait tué un ouvrier. Le gouvernement espérer, par l'appât des récompenses, exciter l'armée contre le peuple. 

13. Y parviendra - t - il ?

     R. Jamais ! car l'armée est composée de nos fils, de nos frères, de nos amis, et jamais on ne saura les décider à tuer leurs pères, leurs mères, leurs frères ou leurs soeurs.

14. Comment remédier à cet état de choses ?

     R. En décrétant le suffrage universel qui enverra à la Chambre des députés qui établiront le service universel et obligatoire ou aboliront l'armée ce qui serait beaucoup mieux.

6e leçon

Des salaires

 1. Y a-t-il une loi sur les salaires en Belgique ?

     R. Non. Le patron donne ce qu'il veut à l'ouvrier.

 2. Comment le travail est-il rémunéré ?

     R. Plus on travaille, moins on est payé ; moins on travaille plus on est payé.

 3. Expliquez-vous par des exemples.

     R. Le premier fonctionnaire du royaume, Léopold II, gagne 13,698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques dîners.

     Un employé de chemin de fer par exemple qui est à son poste de 6 heures du matin à 7 heures du soir, gagne (à raison de 1.000 francs par an), 2 fr. 70 par jour.

 4. Mais Léopold II a peut être des responsabilités ?

     R. Aucune, aucune.

 5. Et l'employé ?

     R. Lui il a une énorme responsabilité, et malheur à lui s'il manquait 10 centimes dans sa caisse. On le destituerait et on l'enverrait en prison.

 6. Citez d'autres exemples.

     R. Le gouverneur de la Banque Nationale qui n'a qu'une responsabilité dérisoire, gagne près de 100.000 francs par an. - L'encaisseur de la Banque qui doit déposer un cautionnement, qui a une responsabilité de chaque instant et qui fait un labeur très dur, ne gagne que 2 fr. 75 par jour.

 7. Citez encore un exemple.

     R. Celui de toutes les administrations à commencer par celle des chemins de fer. - Plus on est haut placé dans la hiérarchie, plus on gagne et moins on travaille, plus on travaille moins on gagne. - Ceux qui ne font rien ont des traitements qui varient de 15 à 30 mille francs, ceux qui travaillent ont de 1.000 à 3.500 francs.

 8. dans les charbonnages comment cela se passe-t-il ?

     R. De la même façon. - Le directeur-gérant qui ne risque rien, gagne de 15 à 40 mille francs par an ; l'ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1 fr. 50 à 2 fr. 2 par jour.

 9. Par quels moyens l'ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de choses ? 

     R. Par l'association. Tous les ouvriers doivent s'affilier au Parti Ouvrier. Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

10. N'ont-ils pas un autre moyen de devenir maître de la situation ?

     R. Oui, par le suffrage universel qui leur donnera le pouvoir législatif. Leurs députés feront alors des lois qui réglementeront le travail et le salaire. 

7e leçon

 1. Tu es donc esclave ?

     R. Oui, je suis esclave.

 2. Par qui es-tu gouverné ?

    R. Par 30.000 privilégiés.

 3. Sont-ils honnêtes ?

     R. Non, ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout.

 4. Que te laissent-ils ?

     R. Rien. Les riches prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes. Ils prennent notre vie pour en faire des dividendes.

 5. Que dois-tu faire ?

     R. Abolir l'esclavage dans lequel nous vivons.

 6. Comment dois-tu y arriver ?

     R. Par le suffrage universel.

 7. Comment l'obtiendras-tu ?

     R. En allant tous, de tous les coins de la Belgique le demander à Bruxelles.

 8. Peut-on t'empêcher d'aller à Bruxelles manifester ?

     R. Non. J'use de mon droit comme les soi-disant libéraux et catholiques en ont usé en septembre 1884.

 9. Il te faut de l'argent pour aller à Bruxelles.

     R. J'ira à pied.

10. Triompheras-tu ?

     R. Oui, car mon cri de ralliement sera : vive le peuple ! vive le suffrage universel !

11. Marchons alors ?

     Oui marchons ! en avant ! et vive le peuple, vive le suffrage universel !

12. A quand le rendez-vous ?

     R. Le jour de la Pentecôte tous les Borains seront à Bruxelles; ils y arriveront à pied et u trouveront 25.000 gantois, 20.000 liégeois et verviétois, 20.000 ouvriers du Centre et de Charleroy. Tous les ouvriers y seront réunis, le peuple entier y sera et le gouvernement nous donnera le suffrage universel aux cris de : Vive le peuple ! Vive la liberté !

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elections, presse, courcelles, actualite, europe, euro-dictature, silence, romain, histoire, liberte, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2009

10/04/2009: Traité de Lisbonne: c' est sûr, nos "démocrates" nous trompent une fois de plus ...

Sent: Friday, April 10, 2009 11:49 AM
To:
Subject: Comment ils nous ont "démocratiquement" arnaqués...par ATTAC

 

 
 
 

Traité de Lisbonne : citations et argumentaire

dimanche 16 décembre 2007
par Franck Gaye


Le 13 décembre 2007, 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne ont signé à Lisbonne (Portugal) le Traité Modificatif dont le contenu est quasi identique à celui du TCE...La phase de ratification dans ces 27 pays débute maintenant. Seule l’Irlande est tenue d’organiser un référendum. En France, le gouvernement et un grand nombre de responsables politiques de l’UMP, du PS , des Verts et du MODEM ont décidé de se passer d’une ratification directe par le peuple... Vous trouverez ici un argumentaire et un florilège de déclarations de représentants des gouvernements européens et de journalistes...

C’était hier, le 29 mai 2005 exactement. 54,7 % des Français rejetaient

le Traité instituant une Constitution pour l’Europe (le TCE) ;

le 2 juin 2005, 62 % des Néerlandais faisaient de même !

Nous exigeons un référendum.

Sinon, la ratification du Traité Modificatif relèvera plus de la forfaiture que de la démocratie !

Bien sûr, personne n’est obligé de nous croire, mais à lire les quelques déclarations solennelles ci-dessous, force est de reconnaître que leurs auteurs affichent un mépris certain pour la souveraineté du peuple...

A vous de juger ce florilège éloquent portant soit sur le contenu même du Traité Modificatif, soit sur la méthode employée pour le faire passer en force...

De Valéry Giscard d’Estaing (ancien président de la Convention qui avait rédigé le TCE) :« En termes de contenu, les propositions - du traité modificatif- demeurent largement inchangées, elles sont juste présentées de façon différente », ajoutant : « La raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». 17 juillet 2007

De José Luis ZAPATERO (chef du gouvernement Espagnol) :« Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution (c-à-d du TCE)...le nouveau traité est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un Traité pour une nouvelle Europe ». 27 juin 2007

D’Angela MERKEL (chancelière d’Allemagne) :« La substance de la Constitution – le TCE - est maintenue. C’est un fait ! »

D’ Anders Fogh RASMUSSEN (premier ministre du Danemark) : « ce qui est positif, c’est...que les éléments symboliques (du TCE) aient été retirés et que ce qui a réellement de l’importance - le cœur - soit resté ». 25 juin 2007

De Romano PRODI (chef du gouvernement en Italie) :« en ce qui concerne nos conditions, j’ai souligné trois lignes rouges ...conserver un président permanent de l’Union, un seul responsable de la politique étrangère...préserver l’extension du vote à la majorité, la personnalité juridique unique de l’Union. Tous ces éléments ont été conservés(dans le traité modificatif). »

De Timothée KIRKHOPE (député européen conservateur) : « Les commentaires tenus aujourd’hui par Valéry Giscard d’Estaing ne font que renforcer ce que tous les autres dirigeants européens pensent du nouveau Traité, à savoir que la Constitution est de retour ».

De Vaclav KLAUS (actuel président Tchèque) : « seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même ». 13 juin 2007

De Giuliano AMATO (ancien président du Conseil italien, un des animateurs du groupe qui rédigera le rapport à l’origine du traité modificatif) : « Il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord, on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau ». 12 juillet 2007

De Karel De Gucht (ministre Belge des Affaires étrangères)

« Le but du Traité Constitutionnel (le TCE) était d’être plus lisible...le but de ce traité est d’être illisible...La Constitution voulait être claire alors que ce traité devait être obscur. De ce point de vue c’est un succès ! » (Flandre info, 23 juin 2007)

De Jean-Claude Juncker (premier ministre du Luxembourg) :« Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? ».

De Valéry Giscard d’Estaing dans le journal Le Monde du 26 octobre 2006 : « Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel ».

Et pour finir ces quelques perles cyniques du journaliste Jean QUATREMER, du journal Libération (article du 19 juin 2007) :

« La démocratie directe, du moins en France, a sans doute son avenir derrière elle. Surtout en matière européenne. Désormais, les Etats membres veulent qu’un gouvernement soit capable d’assumer sa signature et puisse garantir que son accord ne sera pas invalidé par son peuple. Et cela, seule la voie parlementaire le garantit [...] Certains affirment que la négociation par les seuls diplomates, suivie d’une ratification parlementaire, va concourir à éloigner davantage les peuples de l’Europe ». « On peut sérieusement en douter. »

-----------------------

N. SARKOZY , mardi 13 novembre 2007, devant le parlement européen à Strasbourg : « j’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier ce traité simplifié par le Parlement » ; il fait allusion au fait que durant la campagne présidentielle il avait annoncé qu’il renégocierait un mini-traité européen et qu’il le ferait ratifier par voie parlementaire !

Nos arguments :

1 : le traité modificatif n’est ni un mini–traité ni un traité simplifié comme le présente souvent la presse (100 pages, 297 modifications des traités actuellement en cours, 12 Protocoles mais aussi une dizaine de Déclarations.)

2 : problème, en mai 2007 au soir du deuxième tour des présidentielles, le texte définitif du traité modificatif n’était pas encore écrit, encore moins publié. Le mandat présidentiel obtenu par son élection (53,06% des voix) ne peut donc pas porter sur le texte définitif.

3 : la question du parallélisme des formes.

Ce principe, essentiel en matière juridique stipule que : « ce qui a été fait selon une procédure ne peut être défait que selon la même procédure ». Dans la mesure où le contenu du traité modificatif est quasiment le même que le TCE, seule la souveraineté directe du peuple français est légitime. Les 54,7 % de NON en mai 2005 pèseraient ils moins que les 53,06% pour SARKOZY aux dernières élections présidentielles ?

 
********************
********************

 

*
On ne frappe que les chiens qui se couchent, pas ceux qui mordent !
(Jean-Yves COZAN, entré au MoDem...)
(Il semble qu'il se soit couché, lui...)
*
"Surtout, soyez toujours capables de
ressentir au plus profond de vous
n'importe quelle injustice commise
contre n'importe qui,
n'importe où dans le monde.
C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
(Che Guevara)

"Comment faire pour que cette lutte des classes ne bloque pas le système libéral ? En créant des luttes mais entre personnes de mêmes classes en désignant des boucs émissaires, faire lutter les smicarts contre les bénéficiaires du RMI, les salariés du privé contre ceux du public, les Français d'origine contre immigrés ou les Français d'origine immigrée, voir les Arabes contres les Noirs, mais toujours les pauvres contre les pauvres, les travailleurs contre les travailleurs." (François Ruffin)

16:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, europe, euro-dictature, democratie, liberte, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/03/2009

08/03/09: du Comité Valmy ...

----- Original Message -----
To:
Sent: Sunday, March 08, 2009 5:27 PM
Subject: nouveautés sur le site du Comité Valmy

      Comité Valmy    www.comite-valmy.org      info@comite-valmy.org

                                                                                      NOUVEAUTÉS

  OTAN, UNION TRANSATLANTIQUE...  FACE A LA MENACE AMÉRICAINE: AGIR  Claude Beaulieu
  
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article194

   5ème COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS
  
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article193

   FIDEL CASTRO: DES CHANGEMENTS SALUBRES AU CONSEIL DES MINISTRES
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article192
   
    ABSTENTION POPULAIRE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES communiqué du PRCF
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article191

    COUP DE FORCE CONTRE UN TRÉSOR, LA SUISSE   Par Hélène Nouaille
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article190

    UN PEU DE COURAGE, CAMARADES! NE NOUS LAISSONS PAS VOLER NOTRE NON Par M C Burricand
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article189

    VILLEPIN: CE SERAIT UNE FAUTE DE REVENIR PLEINEMENT DANS L'OTAN
   
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve34

    PAS D'ISKANDER A KALININGRAD SI WASHINGTON RENONCE A L'ABM EN EUROPE 
    Selon le Ministre russe de la Défense
    
http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve33

11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, otan, usa, euro-dictature, europe, france, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2009

27/02/2009: NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

 



2004. Elections européennes : moyenne des abstentions 55,80% Objectif à battre !

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

L’"Union" Européenne n’est pas réformable ( Comité Valmy )

jeudi 19 février 2009, par Comité Valmy

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

Le 26 avril 2005 , je faisais savoir que j’émettrais un double NON au référendum qui allait suivre :

 Un NON au projet de Traité constitutionnel qui était soumis à référendum,

 Un NON à tout autre projet de constitution qui viserait à consacrer une construction étatique européenne .

Je montrais que ce double NON s’inscrivait dans la suite et la logique des votes précédents du peuple français et des peuples européens notamment à l’occasion des élections au Parlement européen du 13 juin 2004 . Ce jour-là , en donnant une majorité absolue à l’abstention , les peuples européens votant « avec les pieds » avaient récusé tout projet de poursuite de construction d’un Etat européen .

De fait , en mai 2005 , le peuple français , pour sa part , confirmait par un NON majoritaire son taux d’abstention de 2004 et son refus de toute construction européenne . En effet , le traité récusé se revendiquait de l’ensemble des traités intervenus depuis le Traité de Rome inclus qui , dès lors , étaient également refusés !

Quelques rares observateurs soulignèrent bien que telle était effectivement la signification du choix souverain du peuple français .

Mais dès lors , la quasi-totalité des forces politiques françaises s’efforcèrent de convoquer tous les artifices institutionnels pour remettre en cause ce choix pourtant irrévocable !

D’autres osèrent même proposer un autre référendum qui aurait pu permettre aux Français de se déjuger . Mais c’est à Versailles que la majorité des sénateurs et députés exécutèrent le viol !

Et , à nouveau , en se préparant à procéder à l’élection du Parlement européen , pièce maîtresse de l’Etat européen qui n’existe plus pour la majorité des Français , on se veut perpétuer le viol !

C’est pourquoi je reproduis ci-dessous mon article du 26 avril 2005 .


ELECTIONS EUROPEENNES DU 13 JUIN 2004

Pays et taux d’abstention

Allemagne........................................... 56,97 %

Autriche...............................................58,19%

Belgique..............................................9,19 % vote obligatoire

Chypre................................................28,81%

Danemark............................................52,15%

Espagne...............................................54,06%

Estonie................................................. 73,30 %

Finlande............................................... 58,90 %

France.................................................57,21%

Grèce................................................... 36,84 %

Hongrie................................................61,53%

Irlande.................................................39,00%

Italie....................................................26,90%

Lettonie...............................................Non donné

Lituanie................................................Environ 60 %

Luxembourg........................................ 10,00%

Malte...................................................18,00%

Pays-Bas.............................................Plus de 60 %

Pologne...............................................80,00%

Portugal...............................................61,26%

Royaume Uni...................................... 62,00 %

Slovaquie............................................ 84,04 %

Slovénie...............................................71,66%

République tchèque............................71,68%

Moyenne UE (à 25).......................... 55,80 %

NOUS SOMMES LES PEUPLES D’EUROPE !

« Nous sommes le peuple ». Cette affirmation des citoyens de l’ex-RDA, qui consacrait la disparition du mur, est-elle si lointaine qu’elle appartiendrait à une époque révolue ?

De nouveau, les peuples devraient s’effacer, gommer la diversité de leurs cultures et de leurs histoires, laisser leur souveraineté à des pouvoirs étatiques supra-nationaux, et marcher au même pas qui, pour n’être pas celui de l’oie, aurait quand-même quelque chose d’uniformisant et de banalisant !

Décidément, les élites dirigeantes de tous les pays sont bien aveugles et sourdes pour n’avoir pas perçu le message que les peuples d’Europe leur ont délivré à l’occasion des élections au Parlement européen en juin dernier. Le caractère massif et généralisé de l’abstention ne pouvait pourtant échapper à quiconque portait intérêt à l’expression des peuples et cherchait à en pénétrer la signification.

Il ne pouvait leur échapper que, très majoritairement, voire très massivement, les peuples avaient, ce jour-là, émis un jugement sans appel, un immense rejet de la construction européenne telle qu’elle s’était constituée jusqu’alors.

Las, plutôt que tirer enseignement du message et remettre l’ouvrage sur le métier, elles décidèrent, non point de l’ignorer, mais d’essayer au contraire de prendre les peuples de vitesse, de leur passer la camisole constitutionnelle imposant les fondements d’un Etat européen, confédéral pour les uns, fédéral pour les autres, mais dans tous les cas, super-État, encore plus coercitif, plus éloigné des citoyens et des peuples, pour mieux leur imposer ses dominations, ses pouvoirs, ses hégémonies, celles du système capitaliste, que d’aucuns, je ne sais pourquoi, préfèrent qualifier de libéral.

Pauvre Marx qui, lui, avait conçu le processus de construction du communisme comme étant celui du dépérissement de l’État ! Avec deux États, les peuples s’en rapprochaient singulièrement !

Les choses se compliquèrent toutefois quand le NON au projet constitutionnel s’annonça majoritaire dans les sondages et bientôt s’y confirma.

Réfléchir à une alternative devint indispensable car le questionnement à ce sujet s’affirma dominant.

Pour certains les choses étaient simples, sinon simplistes : le projet constitutionnel n’était pas acceptable, il fallait le modifier pour qu’il le devienne, remplacer les logiques libérales-capitalistes qui en sont le fondement par des logiques progressistes... Bref, élaborer un nouveau projet constitutionnel... et ainsi poursuivre la construction d’un super-État européen, lequel, bien évidemment, serait bien plus démocratique...

Mais était-ce bien le message de l’abstention majoritaire des élections de juin 2004 ? Quelles étaient les motivations principales du rejet qui s’y est exprimé ?

L’examen de l’abstention met en évidence l’existence de deux groupes de pays :

 L’un où l’abstention est située entre 50 et + de 60 %, comme : France : 57,21% ; Allemagne : 56,97 % ; Autriche : 58,19% ; Espagne : 54,06% ; Pays-Bas : plus de 60 % ; Portugal : 61,26% ; Royaume-Uni : 62% ...

 L’autre où l’abstention est supérieure à 70 % et peut dépasser les 80% : Estonie : 73,3 % ; Pologne : 80% ; Slovaquie : 84,04% ; Slovénie : 71,66 % ; République tchèque :

71,68%....

Cette différence, dans le rejet commun, entre un groupe de pays de l’Est et un groupe de pays de l’Ouest, ne peut être sans signification. Peut-être est-ce l’expression des espérances frustrées à l’Est, comme le pense Catherine Samary dans Le Monde Diplomatique de ce mois ?

Ou bien, comme le dit élégamment Alain Duhamel dans un récent article, les nouveaux Etats-membres, à peine émancipés de "l’empire soviétique", renâclaient-ils à pousser le partage de souveraineté ?

Toujours est-il que s’expriment de fortes inquiétudes quant à des pertes d’identité qui résulteraient de la poursuite du processus de construction européenne.

Ainsi, pour sa part, le cabinet d’études Wei (voir La Croix du 12-04-05), spécialisé dans l’étude des grands mouvements d’opinion, qui a ausculté les ressorts du NON, montre qu’ils répondent à des inquiétudes très profondes qui se cristallisent à un moment présenté comme décisif.

L’étude a mis en évidence deux ordres de déterminants du vote négatif.

Le premier est lié à la spécificité de l’identité française. « Les Français, dit l’étude, ont un rapport particulier à la notion d’État perçu comme un protecteur, centralisé, aux frontières intangibles. Or l’Europe représente tout le contraire : une hétérogénéité extrême, des frontières provisoires... Il y a là une contradiction fondamentale, accentuée par l’élargissement à l’Est et la question de l’adhésion turque... »

Le second déterminant relève du malaise social, pas un simple mécontentement vis-à-vis du gouvernement, plutôt un vote sanction contre une Europe jugée trop libérale, responsable des délocalisations, du dumping social, de la perte du contrôle social... Une réaction contre le sentiment d’ impuissance...

Alain Duhamel, dans l’article déjà cité, pousse puissamment l’analyse de la crise d’identité : « La France, cette vieille nation orgueilleuse et inquiète, habituée à apostropher le monde, anxieuse de préserver son influence, de peser sur les affaires du globe, de cultiver passionnément sa différence, entretenant sa spécificité avec des soins de jardinier japonnais, la France redoute de n’être plus elle-même. Elle ne craint pas seulement le déclin face aux États-continents, l’effacement sous l’emprise de la mondialisation, la dissolution au sein de l’Union européenne. Elle a peur de perdre son identité et elle accuse le partage de souveraineté. Elle voit bien que, pan après pan, il lui faut concéder des fragments de sa puissance, renoncer à des symboles et parfois à des piliers de son indépendance. Il lui faut se plier aux lois d’airain du marché, aux règles de fer du commerce international, aux traités impérieux qui se multiplient. Il lui faut surtout s’intégrer sans cesse davantage dans le creuset de l’Europe qui se construit .La France redoute d’être obligée de se défaire pour que naisse l’Europe... »

On le voit bien, les idées ici exprimées sont suffisamment fortes et justifiées que fols seraient ceux qui, à la hussarde, seraient tentés par le passage en force.

Le peuple de France, les peuples d’Europe, ont de longues patiences. Ils peuvent aussi avoir de brusques colères. Des constructions contraintes, des organisations forcées, n’ont tenu que le temps compté de peu de décennies. Certaines se sont terminées par des tragédies, dans l’expression violente, exacerbée, des nationalismes fascisants. Les peuples n’aiment pas être violés. Aucun n’a renoncé longtemps à être souverain, voire à partager ou à déléguer des parts de souveraineté.

La crise actuelle de l’Europe n’est-elle pas celle décrite ci-dessus ? Alors, faut-il pousser les feux ?

Car, si les peuples d’Europe ont tout à redouter d’une intégration étatique supra-nationale, ils ont a contrario des expériences positives de coopérations en tous domaines.

Dans ces coopérations multiples et à la carte peut résider l’avenir d’une Europe des peuples, d’une Union des peuples d’Europe, s’intégrant d’ailleurs dans de vastes coopérations mondiales.

C’est sur les formes que pourront prendre ces coopérations multiples qu’il convient maintenant d’engager le débat avec tous et chacun d’entre-eux.

Pour ma part, et pour préserver toutes ces possibilités, j’émets un double NON, un NON à ce projet de Constitution et un NON à tout autre projet de constitution ou traité qui viserait à consacrer une construction étatique européenne.

Michel Peyret, 26 avril 2005.

21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, europe, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2009

20/02/2009: VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis...

BELGIQUE "démocratique": des gens, y compris des enfants, enfermés, pendant des semaines, des mois, sans aucun procès, sans aucun jugement, sans aucune condamnation, comme à Guantanamo, le camp de concentration ricain...
Où sont donc passé tous nos fervents défenseurs de la "Liberté", de la "Démocratie", des "Droits de l'homme", de la "Justice" ???
Nos fameux journalistes "neutres", "libres" et "indépendants" sont-ils tous partis en reportage au ... Tibet ???
RoRo
 

From: Crer
Sent: Friday, February 20, 2009 8:45 PM
Subject: (Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

Nossegem-- Alors que l'Etat belge ne prévoit pour l'heure toujours aucun solution à la question des sans-papiers, la coordination pour la régularisation et la libre-circulation, à l'occasion de la Saint_valentin avait organisé une parade des coeurs séparés pour montrer son soutien et sa solidarité aux couples qui font l'expérience de cette séparation ainsi qu'à toutes les personnes retenues dans le centre de rétention 127 bis. (Note de RoRo: détention, plutôt que rétention).
 
 
(Crer)


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoitre, courcelles, actualite, presse, medias, television, information, 127bis, sans-papiers, guantanamo, liberte, democratie, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/02/2009

18/02/2009: La France sous le joug de l'empire israélo-américain...

La France sous le joug de l'empire israélo-américain. François Costes - À lire ou relire
 
François Costes
26/01/09  
La France sous le joug de l'empire israélo-américain.

 
Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui menace sérieusement l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ?
 
[1] NICKY AU PAYS D'ARIK
 

 "J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai."
 
 Nicolas Sarkozy
 Discours de politique étrangère
 Conférence des ambassadeurs
 27 août 2007
 

En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. (1/01)
 
En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de la France'. A sa sortie d'un entretien avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien de l'époque lui avait publiquement lancé : 'Je suis certain que vous avez bien conscience de
 faire partie de nos amis.' Une petite phrase destinée à montrer que Sarkozy, à ses yeux, incarnait bien une vraie rupture avec Jacques Chirac. (...) Lors de ce voyage, [Sarkozy] confiait à Libération, depuis l'esplanade des mosquées, vouloir 'bien évidemment se rendre très bientôt dans les territoires palestiniens'. Il avançait la date de 'février ou mars 2005'. Il ne s'y est finalement jamais rendu." (1/02)
 
Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy a tissés depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli
 en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (....) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." (1/03)
 
En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Nicolas Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". (1/04) En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre
 israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." (1/05)
 
Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club
 raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en oeuvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." (1/06)
 
Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "Au lendemain d´une conférence de presse donnée à Paris par Nicolas Sarkozy au cours de laquelle il exprimait sa vision de la politique extérieure française, Guysen Israël News apprenait qu´un timbre israélien à l´effigie du candidat UMP avait été créé par son comité de soutien en Israël. À l´origine de cette initiative originale, Sylvain Semhoun délégué élu UMP Israël, et conseiller élu à l´assemblée des Français de l´étranger. 'Il s´agit d´un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d´Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l´anniversaire de N. Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l´on peut désormais trouver dans les postes israéliennes' indique S. Semhoun, (...) qui revendique par ailleurs être celui qui représente
 officiellement Sarkozy en Israël." (1/07)
 
Mieux encore, il est possible que Sarkozy ait été recruté il y a plus de 20 ans par les services secrets israéliens : "Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection [présidentielle], tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une 'note de synthèse' de deux pages. Son titre : 'L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme.' Au-dessus, un pseudo-logo de la 'DGSE'. (...) Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion
 israélien. 'Trois citoyens français prédisposés à collaborer' auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du 'réseau'. En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le 'jeune et prometteur' Sarkozy, le 'quatrième homme du Mossad'. Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine)." (1/08)
 
Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France). (1/09)
 
Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de la Ve République'. (...) Le chef de l'opposition nationaliste, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, de son côté, qu'il se considérait comme 'un ami personnel' de Nicolas Sarkozy 'depuis cinq ou six ans'. Les deux hommes se sont côtoyés lorsqu'ils
 occupaient tous les deux les fonctions de ministre des finances. 'Nous nous parlons régulièrement au téléphone', a affirmé à la radio le chef du Likoud." (1/10)
 
En mai 2007, le soir même de son élection à la présidence de la République, Sarkozy, en apparence porté par "un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation", lançait son projet d'union méditérranéenne : "Le temps est venu de bâtir au centre une Union méditérranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a soixante ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerrannée." Mais l'habile orateur s'abstenait de révéler ses véritables objectifs : "Emporté par son élan, Nicolas Sarkozy oeuvre à la création d'une nouvelle organisation intergouvernementale : l'Union pour la Méditerrannée (UPM). Une fausse bonne idée dont personne ne veut à l'exception du mouvement sioniste et des chefs d'entreprise en quête de protections politiques. Car derrière les beaux discours, le président français tente de réorganiser l'Union européenne autour d'un
 tandem franco-anglais et en ouvrant la porte à Israël, bien que ce pays ne respecte pas le droit international." En mars 2008, "le Forum de Paris, une association créée par l'ancien président de Radio Shalom, Albert Mallet, et liée à TF1 et à Marianne, [organisait] un colloque haut de gamme sur le projet d'Union pour la Méditérranée. Parmi les orateurs, on retrouve (...) surtout l'ambassadeur André Azoulay (représentant officieux du roi du Maroc) et l'ambassadeur Elie Barnavie (représentant d'Israël). On y célèbre l'identité transméditerranéenne et l'on se gargarise avec le 'processus de paix israélo-palestinien' pour mieux faire l'impasse sur la nature du régime sioniste, la longue errance des réfugiés palestiniens au Proche-Orient, l'apartheid en Israël et dans les territoires occupés, la torture, les guerres expansionnistes, l'annexion des fermes libanaises de Chebaa et du plateau syrien du Golan." (1/11)
 
A l'automne 2007, lors d'une visite peu couverte par les grands quotidiens parisiens, le premier ministre israélien était reçu à l'Elysée : "C´est donc par des termes dithyrambiques que la rencontre au sommet entre Ehoud Olmert et Nicolas Sarkozy, qui s´est déroulée ce 22 octobre, a été décrite par l´entourage du premier ministre israélien. Qualifié d´extraordinaire et d´historique, l´entretien entre les deux hommes a conforté la relation entre les deux pays qui semblent désormais pouvoir tout se dire sans craindre la langue de bois. (...) Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que 'pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres'. L´élection de N. Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes. (...) Ce matin, le Premier
 ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l´honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l´Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d´honneur, avant de retrouver le chef de l´État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu´il 'existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord'. (...) À l´issue de plus d´une heure de déjeuner, N. Sarkozy a raccompagné E. Olmert sur le perron de l´Élysée en lui donnant une longue et chaleureuse accolade. (...) Après avoir rencontré son homologue français
 François Fillon, et le ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, Ehoud Olmert a clôturé cette première journée parisienne par une rencontre avec les membres du CRIF à l´occasion d´une réception." (1/12)
 
En novembre 2007, on apprenait que la France allait subventionner l'industrie militaire israélienne : "Le secrétaire d'Etat français chargé du commerce extérieur, Hervé Novelli, a participé à la Sixième conférence pour l'exportation et la coopération internationale organisée par les services du Premier ministre israélien le 1er novembre 2007 à Tel-Aviv. Ce déplacement a été l'occasion de préparer le rapprochement entre Israël et la France qui devrait prendre forme lors d'une visite du président Nicolas Sarkozy en mai 2008, puis avec la participation d'une unité de Tsahal au défilé militaire du 14 juillet (...). M. Novelli était accompagné d'une importante délégation, incluant notamment Lionel Stoléru, président de la Chambre de commerce France-Israël et chargé de mission auprès du président de la république. (...) Il a annoncé (...) la création d'un Fonds commun d'investissements pour l'innovation qui pourrait être
 doté de 100 millions d'euros. Compte tenu de la situation particulière de l'Etat hébreu, la recherche développement commune devrait porter sur des projets à usage militaire. Dès lors, [ce fonds] serait un soutien indirect à l'armement israélien. (...) Défenseur systématique de la politique des Etats-Unis, Hervé Novelli est l'une des rares personnalités politiques françaises a avoir approuvé aussi bien l'invasion de l'Irak par les Anglo-Saxons que l'attaque du Liban par Israël." (1/13)
 
Les relations entre Paris et Tel-Aviv seraient ainsi devenues des plus intimes : "En répondant à l'invitation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), mercredi 21 novembre [2007], David Martinon a fait d'une pierre deux coups. Le porte-parole de l'Elysée a pu défendre sans peine la position déjà enviable du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, auprès d'une partie de la communauté juive. Et il en a également profité pour soigner son image de candidat UMP aux élections municipales dans la ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), qui abrite une vie communautaire active, et où le président de la République l'a intronisé, le 30 septembre. Devant un auditoire qui était dans l'ensemble acquis à la politique de M. Sarkozy, M. Martinon a rappelé les positions du chef de l'Etat dans la lutte contre l'antisémitisme et son engagement auprès d'Israël, deux dossiers cruciaux aux yeux des représentants du CRIF. 'Le terme
 de "lune de miel" n'est pas trop fort pour caractériser les relations franco-israéliennes', a assuré le porte-parole de l'Elysée, insistant à plusieurs reprises sur la singularité des positions du président envers Israël au sein de la classe politique française." (1/14)
 
En décembre 2007, alors que les médias français suivaient de près la visite en France de Muammar Khadaffi en diabolisant au mieux le président lybien, Nicolas Sarkozy accueillait, plus discrètement, Benjamin Netanyahu. A l'occasion de cette rencontre "très amicale", le premier sayanim de France laissait savoir qu'il partageait entièrement les estimations des services du renseignement israéliens quant à la menace nucléaire iranienne, - sans tenir compte de la publication, quelques jours auparavant, des conclusions des principales agences officielles américaines infirmant cette prétendue menace. (1/15) Dans la foulée, Sarkozy confirmait qu'il se rendrait en Israël en mai 2008 pour fêter le soixantième anniversaire la fondation de l'Etat sioniste. (1/16) Le même jour, Netanyahu, accompagné du général Moshe Yaalon, était reçu à Paris dans les locaux de la Maison du Barreau par l'association France-Israël et par Avocats Sans
 Frontières, ce qui montrait "une fois de plus, la complicité généralisée dont bénéficient les étrangleurs de la Palestine de la part des institutions françaises, qu´il s´agisse du gouvernement, de sa police, ou de l´Ordre des Avocats." (1/17)
 
En janvier 2008, après Ehoud Olmert, puis Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy recevait officiellement Ehoud Barak. Alors que l'Etat juif imposait un blocus total de la bande de Gaza avec de désastreuses conséquences pour la population palestinienne, le ministre de la défense israélien pouvait, au cours de cette visite, s'exprimer librement dans Le Figaro, le quotidien pro-sarkozyste et pro-sioniste de Serge Dassault, et affirmer qu'il n'y avait "pas de crise humanitaire à Gaza". (1/18)
 
En février 2008, Sarkozy continuait à soutenir publiquement Israël, cette fois-ci lors d'un dîner au bois de Boulogne : "Nicolas Sarkozy sera l'invité d'honneur du prochain dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 13 février 2008, invitation habituellement réservée au Premier ministre, a-t-on appris mercredi auprès du CRIF. François Fillon sera lui aussi invité, tout comme de nombreux membres du gouvernement, mais c'est au chef de l'Etat qu'il reviendra de prononcer un discours, a indiqué à l'AFP Haïm Musicant, directeur-général du CRIF. Selon M. Musicant, c'est Richard Prasquier, président du CRIF, qui a tenu à inviter le président de la République. M. Prasquier fait partie de la délégation qui accompagne actuellement M. Sarkozy aux Etats-Unis. (...) Ce sera le vingt-troisième dîner du CRIF, qui a lieu chaque début d'année au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne (XVIe),
 en présence de nombreuses personnalités politiques, religieuses et diplomatiques. (...) La tradition veut que le président du CRIF fasse un discours, auquel répond le représentant de la République." (1/19)
 
Devant les invités du CRIF, Sarkozy déclarait ne plus vouloir serrer la main de ceux qui refusent l'existence d'Israël : "Interpelé sur la menace nucléaire iranienne et la sécurité d'Israël par le président du CRIF, Nicolas Sarkozy a précisé les positions françaises. Se présentant comme un 'ami d'Israël', le président a rappelé que 'la France ne transigerait pas avec la sécurité' de l'Etat juif. (...) 'Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël, a-t-il affirmé sous les applaudissements." (1/20) "Il a aussi annoncé son souhait de voir confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, à la rentrée 2008, dans le cadre de la lutte contre l'antisémitisme. Cette proposition suscite un accueil réservé de la part des enseignants.. Le syndicat UNSA-SE la qualifiait jeudi matin 'd'ânerie morbide'." (1/21)
 
Ce dîner au bois de Boulogne fut un succès incontestable pour l'internationale sioniste : "Le traditionnel dîner du CRIF, rendez-vous annuel obligé de la classe politique française toutes tendances confondues, de l´intelligentsia, des représentations diplomatiques, des dignitaires religieux des principales religions et des personnalités éminentes de la communauté, a battu le 13 février tous les records d´affluence. Plus de 1000 invités se pressaient dès 19h, allée de Longchamp, à l´entrée du Pavillon d´Armenonville. La présence exceptionnelle du chef de l´Etat, Nicolas Sarkozy et de la quasi totalité des membres du gouvernement réunis autour du Premier ministre, François Fillon et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, donnait un lustre prestigieux à cet événement retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision françaises et étrangères. Arrivé vers 19h30, le président Sarkozy, tout droit rentré d´un
 voyage officiel en Guyane, a été accueilli par le président du CRIF, Richard Prasquier, entouré des membres du Bureau Exécutif. Après un cocktail comme toujours animé, les discours, très attendus, de Richard Prasquier et de Nicolas Sarkozy ont constitué le clou de cette soirée présentée par le directeur général du CRIF, Haïm Musicant, comme ayant un caractère exceptionnel. (...) A propos d´Israël, le président réaffirme : 'Je suis un ami d´Israël'. Et il en donne une preuve d´actualité : 'J´ai voulu que la première visite d´Etat d´un président étranger en France soit celle que va effectuer en mars prochain, Shimon Peres'. Et encore : 'La France souhaite de toutes ses forces l´entrée d´Israël dans la Francophonie'. (...) A son tour, le président de la République est chaleureusement applaudi par un public conquis. Il est bien entendu impossible de citer les nombreuses personnalités présentes au Pavillon
 d´Armenonville. Outre les membres du gouvernement, les représentants éminents de la plupart des partis politiques, les dignitaires religieux, les dizaines d´ambassadeurs dont ceux de Tunisie et du Maroc, très entourés, on pouvait croiser des vedettes de la chanson comme Régine ou Rika Zaraï et des hommes de plume, tels Marek Halter. Compte tenu du succès remporté cette année, nul doute que le prochain dîner du CRIF devra compter sur la pérennisation du cap mythique des 1000 invités." (1/22)
 
Comme le note Thierry Meyssan, qui dirige le Réseau Voltaire, le discours de Sarkozy au pavillon d'Armenonville a confirmé un profond changement de la politique étrangère française : "Nicolas Sarkozy a présenté aux responsables et aux invités du CRIF la nouvelle politique israélienne de la France. (...). L´importance du propos a échappé aux éditorialistes français, mais pas aux chancelleries étrangères qui s´interrogent sur les fondements idéologiques et les conséquences d´un tel bouleversement. (...) Contrairement à son intitulé, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n´est pas -ou plutôt n´est plus- représentatif de tous les juifs de France. Si, à l´époque où il était présidé par l´avocat Théo Klein, il apportait un soutien critique à l´État d´Israël, il s´est aujourd´hui transformé en simple courroie de transmission du mouvement sioniste. Désormais, il lutte contre
 la République française, accusant d´'assimilationnisme' les juifs républicains héritiers de la Révolution et de l´abbé Grégoire. Il agit comme un lobby à l´américaine et entretient d´ailleurs des liens étroits avec l´AIPAC et l´AJC aux États-Unis. De 2001 à 2006, il était présidé par le banquier Roger Cukierman, secrétaire général de la financière Rothschild, qui en a considérablement durci ses positions. Il est aujourd´hui présidé par le cardiologue Richard Prasquier, également lié à la dynastie Rothschild. Le dîner annuel du CRIF s´est progressivement imposé comme un événement mondain parisien. S´y montrer, c´est manifester son soutien à Israël et laisser entendre que l´on bénéficie soi-même de l´appui de ce lobby. Compte tenu de l´influence supposée de cette organisation, tout ce qui compte d´opportunistes en politique fait donc des pieds et des mains pour y être invité, quitte à payer
 chèrement sa place, car cette soirée de gala n´est pas gratuite. Si des parlementaires et des membres du gouvernement s´y bousculent, le président de la République ne s´y rend jamais car sa fonction lui interdit d´apporter un soutien ostensible à quelque groupe de pression que ce soit. François Mitterrand a cependant dérogé une fois à cette règle (en 1991) pour des motifs électoralistes qui ne sont pas à son honneur. Nicolas Sarkozy, quant à lui, revendique au contraire d´user et d´abuser de sa fonction de président de la République pour favoriser ses amis. Ayant déjà honoré de sa présence les réunions de divers lobbys, il pouvait bien participer à celle du CRIF. C´est donc devant un millier d´invités acquis au sionisme, ou feignant de l´être, dont la quasi-totalité de son gouvernement, que Nicolas Sarkozy a défini la nouvelle politique israélienne de la France. L´événement était retransmis en direct sur
 la chaîne parlementaire et sur la chaine d´opinion Guysen TV. En effet en vertu du principe du deux poids deux mesures, alors qu´Al-Manar a été interdite en France par crainte de voir importer dans le pays les conflits du Proche-Orient, Guysen TV -qui a les mêmes caractéristiques, mais au service de l´occupation israélienne- a par contre été autorisée. (...) Nicolas Sarkozy, quant à lui, opère une rupture avec ses cinq prédécesseurs. Il imagine restaurer le parti colonial, non plus dans une rivalité entre Français et Anglo-Saxons, mais au sein d´un empire transatlantique en formation, où la classe dirigeante commune aux États-Unis et à l´Union européenne ambitionne d´exercer collectivement une domination globale. Dans cette perspective, l´année 2008, qui correspond au 60ème anniversaire de la proclamation unilatérale d´indépendance de l´État d´Israël, devrait être celle d´un rapprochement spectaculaire
 entre Paris et Tel-Aviv. (...) En politique étrangère, la rupture sarkozyenne est donc beaucoup plus vaste qu´on ne le perçoit.. Elle remet en cause les idéaux de la Révolution française. Il n´est pas sûr que les Français l´acceptent car il est des ruptures qui sont des trahisons." (1/23)
 
En mars 2008, c'était Shimon Peres, le président israélien, qui venait dîner à l'Elysée. En l'accueillant, Carla Bruni-Sarkozy, elle-même d'origine juive, déclarait "avoir ressenti une grande émotion" pour cet "homme exquis". (1/24) L'hebdomadaire Paris Match, un des moteurs de la machine de propagande israélo-américaine dans l'Hexagone, révélait aussi que le chef cuisinier du palais présidentiel avait, à la demande d'un rabbin, "recouvert tous les plans de travail d'aluminium pour que les repas servis ce soir soient casher." Parmi les convives venus se régaler, pendant que la bande de Gaza crevait de faim, "d'asperges vertes et blanches sur un râpé de truffes" suivies "d'un filet de barbue aux morilles accompagné d'un risotto au parmesan", on notait Alexandre Arcady-Brachlianoff, Maurice Benguigui, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé, Jean-Pierre El-kabbach, André Glucksmann, Marek Halter, Arno Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Serge
 Klarsfeld, Bernard Kouchner, Claude Lanzmann, Ivan Levaï, Daniela Lumbroso, Serge Moati, Eshkol Nevo, Bar Refaeli, Simone Veil et Joseph Zimet.
 
Shimon Peres se rendra aussi au Salon du livre qui se tenait à Paris du 14 au 19 mars 2008 et dont l'invité d'honneur était... Israël. (1/25) Certains des auteurs juifs officiellement invités par le quai d'Orsay refuseront cependant de participer à l'évènement : "A chaque édition du Salon du livre de Paris, le ministère des Affaires Etrangères et le Centre national du livre invitent une quarantaine d´écrivains du pays invité d´honneur avec les autorités du pays concerné. Ensemble, ils décident de la liste des invités. Cette année, le choix s´est porté sur 40 auteurs de fiction (roman, poésie, bande dessinée et littérature jeunesse), privilégiant les écrivains de langue hébraïque traduits et publiés en français qui vivent en Israël. (...) Le poète israélien Aharon Shabtai nous fait savoir qu´il a décliné l´invitation qui lui était faite (...). Aharon Shabtai, qui ne cache pas le dégoût que lui inspire la
 politique colonialiste et raciste du gouvernement israélien, a fait savoir à l´attaché culturel de l´ambassade d´Israël à Paris, ainsi qu´au journal Haaretz, qu´il ne participerait pas à ce qu´il considère un 'événement de propagande' en faveur d´Israël." (1/26)
 
En mai 2008, Sarkozy s'affichait au Trocadéro en compagnie du ministre israélien des affaires étrangères : "Un concert de plein air pour célébrer le 60ème anniversaire d´Israël a réuni dimanche soir à Paris des milliers de personnes, dans une ambiance mêlant musique et politique, en présence du président Nicolas Sarkozy et Tzipi Livni. Le chef de l´Etat français a reçu Livni au palais de l´Elysée, avant de se rendre pour une brève visite de courtoisie à la tribune d´honneur de ce concert dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel. Livni est montée sur scène pour rendre hommage à son hôte, qui affiche ouvertement son amitié pour l´Etat hébreu. 'Partageons le bonheur de voir l´amitié retrouvée entre nos deux pays', a déclaré Livni, faisant implicitement allusion aux positions par le passé souvent jugées pro-arabes de Paris. Livni a salué 'le président Sarkozy, qui représente avec tant de courage les
 valeurs du monde libre'. Le président français est attendu pour une visite officielle en Israël en juin. Dans un message vidéo diffusé à la foule qui agitait sous une pluie intermittente de nombreux drapeaux israéliens, Shimon Peres a rendu hommage à l´appui de la France pour la création du jeune Etat en 1948." (1/27) A cette occasion, le quotidien Le Monde ouvrait ses colonnes à Maurice Lévy, PDG de Publicis, qui pouvait y clamer : "Israël est un pays ami né dans les souffrances, la douleur et les drames, sur sa terre d'origine et il est somme toute assez normal de manifester son amitié, comme on le fait pour un proche qui fête un évènement heureux." (1/28)
 
Un mois plus tard, on apprenait qu'Israël négociait son intégration à l'Union européenne depuis un an, - soit depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy : "Le président du groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique, Francis Wurtz, a adressé [le 11 juin 2008] une lettre à de hauts responsables européens pour leur demander des éclaircissements au sujet de négociations secrètes que mènerait depuis une année l´UE avec Israël suite à une demande de ce pays de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´UE. Cette lettre rendue publique hier est adressée, selon l´APS qui a rapporté l´information, au président Sarkozy, au président de la commission européenne Manuel Barroso et au haut représentant de la politique étrangère de l´UE Javier Solana (...) : ' Permettez-moi de m´adresser à vous au sujet d´un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à
 l´évidence, une clarification urgente. Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l´Union européenne et les dirigeants de l´Etat d´Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l´impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´Union européenne ! Selon certaines sources, il semblerait qu´Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l´UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l´UE au sein de l´ONU
 ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l´économie, les finances, l´énergie, l´environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l´enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël... J´ajoute que l´on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l´année dernière ; qu´un "groupe de réflexion" s´est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu´une seconde réunion s´est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n´en ait été donnée à la représentation parlementaire de l´Union !'" (1/29) "En avril 2002, la majorité du Parlement européen avait relayé la demande des associations de soutien au peuple palestinien en adoptant une résolution pour la suspension de l´accord de coopération entre
 l´Union européenne et Israël en application de la clause 'droits de l´homme' de cet accord. L´objectif de ce vote était de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu´il respecte ses engagements et se conforme aux lois internationales et aux droits de l´homme. Ni le Conseil des ministres, ni la Commission européenne n´avaient voulu appliquer cette décision pour ne pas mécontenter Israël. Plus de six ans après, la situation s´est considérablement aggravée dans la région ; les Palestiniens subissent le blocus, une répression de plus en plus violente, des atteintes permanentes aux libertés fondamentales de se déplacer, d´étudier, de se soigner, sans oublier la construction du 'mur de la honte' et la poursuite de la colonisation. (...) Cette situation catastrophique ne semble pas émouvoir les gouvernements occidentaux, ni les autorités européennes. Bien au contraire ! L´Etat israélien continue à bénéficier
 d´un soutien total qu´il considère comme un encouragement à poursuivre la même politique d´occupation et de répression. (...) Des négociations se déroulent actuellement dans le plus grand secret (sans consultation, ni information du Parlement européen et des parlements nationaux) sur la base 'd´un cahier de revendications' soumis par le gouvernement israélien fin 2007 concernant ses relations avec l´Union européenne. [Israël] n´a pas hésité à demander à participer comme observateur aux réunions du Conseil des ministres et à être intégré dans les mécanismes communautaires dans les domaines politique, économique, de sécurité, de régulation et de gestion du marché intérieur ainsi que dans l´essentiel des programmes communautaires. Il souhaite être membre de toutes les agences spécialisées et participer aux travaux de normalisation. Il demande aussi à être intégré dans les travaux internes sur les marchés des
 capitaux et les services financiers dont il fait un 'thème clé' significatif de la 'revalorisation' souhaitée. Sa participation devrait concerner les énergies renouvelables, les transports, les médias, la jeunesse, l´enseignement supérieur et la culture. Pour les politiques de l´emploi et les politiques industrielles, il se 'contenterait' d´une concertation structurée. Bien entendu, ce statut spécial devrait s´accompagner d´une structure parlementaire conjointe. (...) La mise en oeuvre de ce 'statut spécial' pour Israël au sein de l´Union européenne prolonge les récentes décisions du gouvernement français. En janvier 2008, il a signé avec Israël un accord de reconnaissance mutuelle qui permettra aux sociétés israéliennes d´intégrer la Bourse française sans avoir été soumis aux vérifications de régulateurs. Cet accord boursier pourrait être étendu à toute l´Union européenne." (1/30)
 
En juin 2008, moins de six mois après sa dernière visite officielle, Ehoud Barak revenait à Paris pour rencontrer les ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense). Le Monde ouvrira ses colonnes au ministre de la défense israélien avec une longue interview réalisée par Alain Frachon et Natalie Nougayrède et parue sous le titre : "L'Iran est un défi pour le monde". Mais ces deux journalistes n'interrogeront pas Barak sur l'arsenal d'armes de destruction massive, à la fois nucléaires, chimiques et biologiques, amassées par l'Etat juif : pas un mot sur le centre de Nes Ziona ou sur le réacteur de Dimona ; silence total sur les révélations pourtant anciennes de Mordechai Vanunu ou sur celles, elles très récentes, de Jimmy Carter, qui a estimé publiquement à 150 le nombres d'armes nucléaires détenues par Israël ; pas une mention des sous-marins livrés par l'Allemagne, qui seraient équipés de missiles
 américains à tête atomique et qui se trouveraient le long des côtes africaines... Ils laisseront le champ libre à Barak, qui affirmera : "L'Iran est un défi pour le monde entier. Je ne peux concevoir un ordre mondial stable si l'Iran est autorisé à devenir nucléaire. Non pas parce qu'il lâcherait immédiatement un engin nucléaire sur un voisin, mais parce que ce serait la fin de tout traité de non-prolifération. (...) Nous vivons dans un environnement rude, qui n'a rien à voir avec l'Europe de l'Ouest. Un endroit où il n'y a pas de pitié pour les faibles et pas de deuxième chance pour ceux qui ne peuvent se défendre. Nos prophètes ont dit qu'à la fin des temps l'agneau et le lion s'allongeraient l'un à côté de l'autre, mais aussi longtemps que les agneaux doivent être remplacés régulièrement, nous préférons être le lion." (1/31)
 
Le 22 juin 2008, avec quelques semaines de retard, le président Sarkozy effectuait son premier voyage officiel en Israël : "Jérusalem est en effervescence. Dans la chaleur de l'été, la Ville sainte attend l'évènement politico-mondain de l'année. Le président Shimon Pérès doit accueillir, ce dimanche, Nicolas et Carla Sarkozy à leur arrivée à l'aéroport Ben Gurion. Ehoud Olmert et son gouvernement au grand complet y sont convoqués : un traitement d'honneur jusque-là réservé aux présidents américains. En recevant pour la troisième fois un président de la République française en soixante ans d'existence, Israël se prépare, pour la première fois, à accueillir un dirigeant considéré sans aucune réserve comme un ami. (...) Sous le charme, les médias israéliens multiplient les évocations de ses racines juives. 'Les années de méfiance sont oubliées, nous travaillons en pleine confiance', se réjouit un responsable
 israélien. (...) Shimon Pérès donnera lundi soir un grand dîner en l'honneur du couple présidentiel français dans sa résidence de Jérusalem, auquel la chanteuse franco-israélienne Shirel a été invitée à se produire. 'Nous avons convié 240 personnes, raconte Ayalet Frish. Mais Carla et Nicolas Sarkozy ont beaucoup d'admirateurs en Israël et la moitié du pays nous a téléphoné pour assister au dîner. C'est comme la ruée vers l'or.' (...) Nicolas Sarkozy vient pour célébrer le soixantième anniversaire d'Israël, souligne Mark Regev, le porte-parole du premier ministre, Ehoud Olmert. Les malentendus du passé sont derrière nous.' Marquant l'importance qu'il accorde à sa visite d'Etat, Sarkozy sera accompagné de Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, mais aussi d'un aéropage de 'people' comme Enrico Macias ou Arthur, et enfin de Laurence Parisot, la patronne du Medef, à la tête d'une délégation d'hommes
 d'affaires. (...) L'Etat hébreu espère tirer tout le bénéfice de sa relation de confiance retrouvée avec la France au moment où cette dernière s'apprête à présider l'UE. 'Nous attendons de la France qu'elle négocie vite et bien des mesures concrètes visant à développer les liens entre l'UE et Israël,' explique un responsable israélien. (...) Le point d'orgue de la visite sera le discours de Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien. Dans un entretien au quotidien Yedioth Ahronoth, le président de la République en a donné un aperçu. 'Ceux qui appellent, de manière scandaleuse, à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route', a-t-il dit. Le séjour de Nicolas Sarkozy dans les territoires palestiniens se résumera à un passage de trois heures à Bethléem." (1/32) "Les Palestiniens ont le sentiment d'être les laissés-pour-compte du voyage de Nicolas Sarkozy en Israël. A peine
 quatre heures sur un programme de 45 heures, 'c'est le service minimum', estime un conseiller de la présidence de l'Autorité palestinienne. (...) [Ils sont] déçus que ce soit Michèle Alliot-Marie, la ministre française de l'intérieur, qui soit déléguée à Ramallah. Et ils auraient apprécié une visite de la vieille ville de Jérusalem et de l'esplanade des Mosquées par le président français. 'Comment peut-on venir à Jérusalem sans se rendre dans ce qui est son coeur ?', s'indigne un habitant, qui rappelle que Jacques Chirac l'avait fait en 1996. Tout le monde se souvient qu'irrité par le comportement des services de sécurité israéliens M. Chirac avait menacé de reprendre l'avion." (1/33)
 
Durant ses trois jours en Israël, Sarkozy fera de beaux discours, dans lesquels il prêchera pour la paix et pour le compromis. Il rendra aussi hommage à la "démocratie israélienne", "une des plus authentiques du monde" : "Le peuple israélien ne doit la démocratie à personne d'autre qu'à lui-même et à son courage. Je dis mon amitié et respect à ses citoyens". (1/34) Et il niera être juif : "Ce lien viscéral, affectif, lui vient sans doute de ce grand-père paternel, juif de Salonique (...). Mais il se défend que son amitié pour Israël soit 'une question d'histoire personnelle'. 'Le judaïsme se transmet par les femmes. Mon grand-père était juif, il a épousé une catholique, je ne suis donc pas juif du tout'", (1/35) en feignant, d'une part, d'oublier l'influence exercée sur lui par Aron Mallah et son milieu sioniste (1/36) et, d'autre part, d'ignorer qu'Israël considère comme juive toute personne ayant au moins un grand-parent de
 cette confession, - ce qui lui donne le droit de s'établir dans le pays avec tous les avantages et privilèges refusés aux Palestiniens.... A la fin de sa visite officielle, Sarkozy échappera de peu à une tentative d'assassinat. Les médias occidentaux parleront exclusivement du "suicide" d'un membre de la police israélienne. (1/37) Mais une source extérieure a donné une toute autre version de l'incident : "Les services de sécurité russes ont rapporté au premier ministre Poutine et au président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy vient 'd'échapper de peu' à une tentative d'assassinat lors de son départ de l'aéroport Ben-Gurion et que deux personnes sont mortes durant cette attaque, un membre de la sécurité française et un policier israélien (...). Les analystes russes ont aussi précisé que la 'première version' fournie par la propagande occidentale, selon laquelle un garde-frontière israélien 'se serait suicidé'
 pendant la cérémonie d'adieu du président Sarkozy, était 'ridicule' (...)." (1/38)
 
Sur ce dernier voyage de Sarkozy en Palestine, René Naba a pu écrire : "A une semaine de son accession à la présidence de l´Union européenne, Nicolas Sarkozy se rend le 22 juin [2008] dans son pays de prédilection, le lieu de formulation du discours fondateur de sa doctrine, la plate-forme de sa campagne électorale, le tremplin de sa trajectoire présidentielle, le point fixe de son parcours politique avec les Etats Unis d´Amérique. Un pays qu´il n´a cessé de magnifier et de glorifier à chaque étape de sa conquête du pouvoir (...), au point que cet atlantiste résolu est apparu, au delà de l´attente de ses plus empressés courtisans, ses commensaux habituels des coteries du parisianisme calfeutré, comme un philosioniste exacerbé par le néo-conservatisme américain. (...) Le premier président français de 'sang mêlé', tel qu´il se revendique, est sans la moindre contestation possible le plus pro-israélien des chefs d´Etat
 de l´Histoire de France, le plus honni aussi des dirigeants français au sein de l´opinion arabe depuis Guy Mollet (...). Jamais président français n´a manifesté autant d´empressement auprès des pays arabes, jamais pourtant président français n´a suscité autant d´aigreurs auprès des Arabes. (...) [Sarkozy] a cherché à déconstruire ['la politique arabe de la France'] avec le soutien actif des transfuges atlantistes, -notamment Dominique Strauss Khan, le nouveau socialiste Directeur du Fonds Monétaire International, et, Bernard Kouchner, le nouveau belliciste ministre des Affaires étrangères, ancien urgentiste des zones pétrolifères (Biafra, Kurdistan, Darfour, Gabon et Birmanie) (....). Les courbettes des dirigeants français devant les princes arabes ne doivent pas faire illusion. Fusent-elles d´un 'cheval fougueux' elles sont de peu de poids face à Dimona, le symbole de la supériorité technologique et le gage de
 l´hégémonie militaire absolue israélienne sur l´espace national arabe depuis 60 ans. (...) Le devoir de modestie est une mesure de salubrité publique, le devoir de lucidité un impératif de survie d´autant plus nécessaire que les coups de menton répétitifs et les déclarations pétaradantes paraissent rétrospectivement pathétiquement dérisoires sur un sujet de grande sensibilité où toute la responsabilité n´est pas exclusivement imputable aux Arabes et nulle injustice jamais infligée au peuple palestinien, à en juger par les déclarations prémonitoires des pères fondateurs de l´Etat juif qui mesuraient pleinement les conséquences de leurs actes : 'Si j´étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C´est normal: Nous avons pris leur pays. Il y a eu l´antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu´une seule chose: Nous sommes venus et nous avons
 volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?', avertissait déjà David Ben Gourion, le premier chef du gouvernement, le 18 juillet 1948, dans les semaines qui suivirent la déclaration unilatérale d´indépendance de l´Etat Hébreu. (...) Rien ni personne ne saurait occulter [une] réalité d´une cruauté amère. Pas plus l´exhibition des symboles de sa diversité, que l´affichage des belles amazones de sa garde rapprochée médiatique, pas plus le froufroutement vestimentaire de Rachida Dati, sa Garde des sceaux, que le tourbillonnement catabolique de Rama Yade, sa secrétaire d´Etat aux Droits de l´Homme, ou le verdoyant langage de sa transfuge beur préférée Fadela Amara. Sous couvert de langage de vérité, l´homme, d´un seul élan, a décrié les Arabes, outragé les Musulmans et dénigré les Africains (...). Quoiqu´il fasse, quoi qu´il dise, désormais, (...) la rupture est consommée entre Nicolas Sarkozy
 et les Arabes bien avant son entrée en fonction. La désinvolture méprisante qu´il leur aura témoignée ne lui sera pas pardonnée car impardonnable un tel comportement de la part d´un chef d´Etat, de la part de ce chef d´Etat que les Arabes 'indiffèrent' (...). L´homme du renouveau est porteur d´un discours anachronique. L´homme de la rupture aura été l´homme de la brisure des illusions dont se berçaient les Arabes et les Africains sur le rôle alternatif de la France au sein du leadership occidental, comme contrepoint à l´hégémonie américaine. Sous l´effet d´une 'démocratie de l´émotion', une politique d´affichage de démagogie médiatique, la magie de la 'Patrie des Droits de l´homme' s´est dissipée, la France est démasquée : la présidence sarkozienne est une présidence cupide, le sarkozysme, un combat d´arrière-garde, une mystification, un anachronisme cathartique, nécessaire mais salutaire, une
 parenthèse de l´Histoire de France." (1/39)
 
Le 14 juillet 2008, à l'occasion de notre "fête nationale", Ehoud Olmert assistait au défilé militaire sur les Champs-Elysées ; il avait participé la veille à Paris au sommet du lancement de l'Union pour la Méditerranée. (1/40) Deux semaines plus tard, le successeur d'Ariel Sharon, accusé de corruption et lâché par son propre parti, annonçait sa démission ; il restera finalement au pouvoir en confirmant ainsi la vénalité du système politique israélien. (1/41)
 
Le 18 décembre 2008, Benjamin Netanyahu était reçu à Paris par Nicolas Sarkozy. Le Figaro le laissait s'exprimer dans ses colonnes et affirmer que "les Palestiniens ne peuvent prétendre qu'à une indépendance limitée". (1/42) (1/43)
 
Moins de dix jours plus tard, le 27 décembre 2008, en pleine célébration d'Hannoukah, la "fête des lumières", l'Etat juif déclenchait une autre campagne meurtrière contre le monde arabe. Sous prétexte d'empêcher les résistants du Hamas, un mouvement populaire élu démocratiquement en 2006, de lancer de rudimentaires missiles vers Israël en réaction aux provocations et aux trahisons sionistes, Tel-Aviv lâchait ses meutes dans la bande de Gaza. Après dix-huit mois de siège du plus grand camp d'internement du monde où s'entassent séquestrées et paupérisées entre 1 et 2 millions d'âmes, les forces armées israéliennes bombardaient sans merci le petit territoire. L'assaut durera trois semaines. Quelque 1.300 personnes seront massacrées, dont des centaines de femmes et d'enfants. Les militants palestiniens perdront moins de 100 combattants, l'armée israélienne une dizaine d'hommes. Plus de 5.000 arabes seront blessés, souvent très
 grièvement, notamment par des explosifs au phosphore et par des bombes expérimentales (DIME). Les forces juives interdiront aux médias et aux organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge, de pénétrer dans le territoire et bloqueront aussi les rares bateaux comme le Dignity et le Spirit of Humanity du Free Gaza Movement tentant depuis Chypre d'apporter vivres et médicaments par la mer. Avec leurs avions, leurs drones, leurs hélicoptères, leurs navires, leurs tanks et leurs canons, elles s'attaqueront sans merci aux bâtiments administratifs, aux réseaux de communications, aux centres de presse, aux universités, aux mosquées, aux écoles, aux hôpitaux, aux embarcations de pêche et aux entrepôts alimentaires, en détruisant même le quartier général des Nations-Unies. Elles mitrailleront des civils quittant leur maison sous la protection d'un drapeau blanc. Des milliers d'habitations seront rasées, notamment par des bulldozers géants
 ensevelissant habitants et cadavres dans les décombres. Le 1er janvier 2009, alors que les bombes pleuvaient sur les camps de réfugiés de Gaza, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner accueillaient à Paris et en l'embrassant en public la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni ; on relevait alors déjà 400 morts et 2.000 blessés dans le territoire palestinien, mais Livni déclarait sans sourciller "qu'il n'y avait pas de crise humanitaire à Gaza" et que "Israël savait distinguer la guerre contre le terrorisme, contre le Hamas, de la population civile". (1/44) Dans la foulée, le président français dénonçait la "lourde responsabilité du Hamas". (1/45) Le 18 janvier 2009, juste à la fin de l'offensive militaire, Nicolas Sarkozy allait célébrer ces atrocités en dînant à Jérusalem chez Ehoud Olmert ; son sourire complice et criminel choquera le journaliste Robert Fisk : "Il suffit de regarder la une du quotidien de
 Beyrouth As-Safir pour tout comprendre. En tête, une photo de pleine page, une photo terrible de deux hommes hurlant leur douleur près du corps ballonné d'un parent découvert dans les ruines de sa maison. Plus bas, une image deux fois plus petite, celle de leaders du monde occidental plaisantant avec un Ehoud Olmert éclatant de rire. On peut y voir Silvio Berlusconi blaguer et s'amuser avec ses bras sur les épaules du premier ministre israélien, et, sur la droite, le représentant de la France, Nicolas Sarkozy, affichant son sourire le plus stupide. Seule la chancelière Merkel semble saisir cette décrépitude morale." (1/46) Pour Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, Sarkozy a bien été le complice d'Israël et de cette folie meurtrière : "Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ont manoeuvré avec leurs va-et-vient pour laisser le temps à l´armée israélienne de commettre le nettoyage humain à Gaza. (...) Des gens
 qui ne voulaient absolument pas arrêter le conflit immédiatement et qui laissaient le temps à Israël de faire son massacre (...). L´attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le président de la République française consiste à laisser le temps de la discussion, par des allers-retours, à l´armée israélienne de faire son travail, comme elle a l´habitude de le faire tous les deux ou trois ans, c´est-à-dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je trouve que c´est amuser la galerie pour rien." (1/47)
 
Le fils d'Andrée Mallah tient le discours des suprémacistes juifs ayant fondé Israël et dictant depuis des décennies la politique étrangère américaine : "L´histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre [2007], puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l´Etat s´est lancé dans une diatribe confuse d´une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d´intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l´occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l´adhésion de la Turquie à l´Union. Mais ses interlocuteurs, qui
 n´en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l´avoir bien compris, tant le discours était décousu. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs." (1/48)
 
L'alignement du clown de Neuilly est si flagrant que les ministres de pays arabes ne se privent pas de l'évoquer dans leur presse nationale : "Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens combattants algériens, Mohammed Cherif Abbes, accuse à mots à peine couverts [Nicolas Sarkozy] d'être un agent à la solde d'Israël." (1/49) Dans cet entretien, le ministre avait déclaré : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d'ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite, soulève plusieurs interrogations, comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était
 le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif." (1/50) Ainsi, "son refus de la repentance à propos du passif colonial de la France, doublé des propos désobligeants tant en France qu'au sein des instances européennes (...) de même que le forcing déployé depuis Paris pour favoriser la venue en Algérie du chanteur originaire de Constantine Enrico Macias, réputé pour ses positions pro-israéliennes, ont valu [à Sarkozy] une volée de bois vert de la part des dirigeants algériens l'accusant d'être l'otage du lobby juif. Procédé inhabituel dans les annales diplomatiques internationales, ces déclarations corrosives de membres du gouvernement sont intervenues à quelques jours de la visite en Algérie de M. Sarkozy. Bien que désavouées par le président Abdel Aziz Bouteflika, elles n'en n'ont pas moins été interprétées comme un coup de semonce déguisé à
 l'égard d'un homme soupçonné d'avoir opéré un retournement complet de la diplomatie française en faveur des thèses atlantistes et pro-israéliennes." (1/51)
 
 
 
[2] NICKY AU PAYS DE TONY
 

Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu (2/01) que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de la Maison Blanche" et dont l'ascension politique comme les guerres au Moyen-Orient s'expliquent largement par l'influence du lobby pro-israélien : "Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part 'la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et
 à rebondir, pour sa vision', selon l'entourage du candidat UMP." (2/02)
 
Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à la Maison Blanche). Blair nomma Levy envoyé spécial au Moyen-Orient, mais le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, s'opposa aux tentatives faites par Levy pour re-sioniser la politique britannique. Il refusa même d'accorder au nouveau Lord Levy un bureau avec une secrétaire au sein du ministère des affaires étrangères.
 C'était risqué de la part de Cook, qui avait déjà plusieurs fois importuné les Israéliens. Après la réélection de Blair, Cook fut chassé et Levy prit des galons." (2/03) En janvier 2007, au moment même où Sarkozy se rendait à Londres pour consulter Tony Blair, Lord Levy était arrêté une seconde fois dans le cadre d'une affaire de corruption, le "cash-for-honors scandal". (2/04) En décembre 2007, moins de six mois après le départ de Tony Blair de Downing Street, son successeur, Gordon Brown, était lui aussi mêlé à un scandale de financement du Parti travailliste par une des branches du lobby juif, le Labour Friends of Israel (LFI), - dont l'influence sur la scène politique britannique n'a d'égale que celle du Conservative Friends of Israel (CFI) -, et deux de ses principaux acteurs, Jon Mendelsohn et David Abrahams. (2/05) (2/06)
 
En janvier 2008, Tony Blair était l'invité d'honneur du Conseil national de l'UMP et s'offrait un discours devant 2.500 membres du parti réunis à Paris au Palais des Sports. "Nicolas Sarkozy a ensuite quitté son siège pour rejoindre sur scène l'ancien locataire du 10 Downing Street et saluer le public, une main levée dans la sienne.. 'Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement', lui a lancé le chef de l'Etat (...)." (2/07) "'C'est un grand d'Europe', s'est exclamé le président de la République, ne tarissant pas d'éloges à l'égard de l'ancien premier ministre britannique. Même s'il s'est gardé de l'expliciter, le président français confirme ainsi l'appui qu'il entend apporter à son éventuelle candidature pour la première présidence stable du Conseil européen." La tâche sera difficile pour Sarkozy et pour son protégé, que nombre de politiciens européens considèrent trop aligné sur Washington :
 "'Contrairement à ce que l'on semble croire ici, Tony Blair ne bénéficie pas d'une si bonne image en Europe. Il est très contesté par les autres partis et responsables socialistes, à commencer par José Luis Zapareto, et je ne crois pas que le PPE (Parti populaire européen, rassemblant les représentants de la droite) l'accepterait'," confiait le sceptique Jacques Barrot, commissaire européen chargé des transports (2/08) ; "Les socialistes [français] ont fait savoir qu´ils jugeaient que l´élection de Blair (...) était une mauvaise idée. Plus gênant pour Sarkozy, c´est au tour d´Édouard Balladur de faire savoir (...) son opposition à Blair. Pour l´ancien Premier ministre (1993-1995), le président du Conseil européen doit répondre à deux critères : être issu d´un pays qui 'adhère complètement aux progrès de l´Union' et permettre à celle-ci d´exister diplomatiquement 'de façon indépendante des États-Unis'. Or
 (...) son alignement sur la politique américaine dans l´affaire irakienne le disqualifie pour 'être le symbole d´une Europe indépendante'. Valéry Giscard d´Estaing est exactement sur la même longueur d´onde. (...) Beaucoup, à Bruxelles, pensent que le candidat devra être issu d´un pays appartenant au coeur de l´Union, c´est-à-dire d´un État membre de la zone euro. Blair, même s´il est internationalement connu, est trop politiquement marqué, comme le font justement remarquer les deux vieux sages de la droite française." (2/09)
 
Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, le clown de Neuilly a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde, la 'Firme Nicolas' est une équipe d'as d'une trentaine d'années équipés de portables dernier cri et habillés en Ralph Lauren qui travaillent comme des fous. Ils n'ont qu'une obsession, celle de façonner une certaine image publique, et rien ne saurait les arrêter. Un style politique jusqu'ici inconnu en France." (2/10)
 
En mars 2008, après avoir considérablement fragilisé nos relations avec l'Allemagne et la Russie, Sarkozy retournait à Londres pour y célébrer une nouvelle "fraternité" franco-britannique : "Une visite d'Etat chez la reine : douze ans qu'un chef de l'Etat français n'avait pas eu cet honneur... Il faut dire qu'un président ne reçoit une invitation aussi prestigieuse qu'une seule fois au cours de sa carrière. Moins d'un an après son élection, Nicolas Sarkozy sera accueilli aujourd'hui par Elisabeth II dans sa résidence personnelle de Windsor. (...) Cette visite s'inscrit sur fond de réchauffement entre la France et la Grande-Bretagne, après les tensions entre Jacques Chirac et Tony Blair au moment de l'invasion de l'Irak. Nicolas Sarkozy, qui s'adressera cet après-midi devant les deux chambres du Parlement réunies - un privilège rare - ne devrait pas manquer de plaider pour le renforcement de l'axe franco-britannique." (2/11) "Quand il
 aime, Nicolas Sarkozy ne compte pas. Ni les compliments, ni les hyperboles.. (...) Le président de la République a adressé une vibrante déclaration d'amour aux membres du Parlement britannique réunis dans la Royal Gallery de Westminster. Debout, ceux-ci, qu'ils soient de la Chambre des lords ou des Communes, l'ont applaudi une bonne minute au terme de son discours. (...) A l'heure où le couple franco-allemand traverse des turbulences, M. Sarkozy entend fortifier l'axe Paris-Londres. (...) Aussi britannique à Londres qu'il était apparu américain à Washington, M. Sarkozy a semblé parfois cédé aux petites facilités du discours amoureux." (2/12) Durant son séjour, Sarkozy vantera haut et fort le "modèle britannique", même si, pour Jacques Chirac, ce modèle n'offre en fait "rien à envier ou à copier". (2/13)
 
Sarkozy a finalement réussi à remplacer l'ancien Premier ministre britannique au sein de l'empire israélo-américain : "M. Bush doit être aux anges. S'il regrette la perte de Tony Blair, son chien de manchon favori, une autre bestiole fort excitante vient de sauter sur ses genoux : M. Sarkozy, le nouveau président français, semble en effet d'une espèce plus agressive, prête à défendre les ambitions de la Maison Blanche et à dévorer tout ce qui s'opposerait aux croisades de M. Bush dans un Moyen-Orient sacrifié sur l'autel de l'expansionnisme israélien." (2/14)
[à suivre]
Notes :
1 - Nicky au pays d'Arik
 
1/01
 
"Ariel Sharon refuse de rencontrer Dominique de Villepin à Jérusalem"
Le Monde (France), 24 mai 2003
 
1/02
 
"Sarkozy, 'candidat naturel des électeurs juifs'"
Libération (France), 04 décembre 2006
 
1/03
 
"Reçu en Israël en homme d'Etat, M. Sarkozy s'est posé en héraut de la lutte contre l'antisémitisme"
Le Monde (France), 16 décembre 2004
 
1/04
 
w3.orange.fr (France), 16 juillet 2006
 
1/05
 
"Laisser Israël terminer le travail"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 20 juillet 2006
 
1/06
 
"Sarkozy appelle en renfort la police israélienne"
CAPJPO-Europalestine (France), 11 décembre 2005
 
1/07
 
"Présidentielle française : un candidat à la poste"
Guysen News (Israël), 01 mars 2007
 
1/08
 
"Les étranges accusations d'un cybercorbeau"
Le Figaro (France), 12 octobre 2007
 
1/09
 
Ministère de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire / Ministère des Affaires étrangères / Ambassade de France en Israël / Consulat de France à Jérusalem, mai 2007
 
1/10
 
"L'arrivée au pouvoir 'd'un ami évident' est considérée comme 'un bienfait' en Israël"
Le Monde (France), 08 mai 2007
 
1/11
 
"L'Union méditérranéenne : la rhétorique sarkozyste à l'épreuve de la réalité"
Réseau Voltaire (France/Liban), 30 avril 2008
 
1/12
 
"Olmert et Sarkozy font le point"
Guysen News (Israël), 22 octobre 2007
 
1/13
 
"Coopération franco-israélienne en matière de recherche-développement militaire"
Réseau Voltaire (France/Liban), 06 novembre 2007
 
1/14
 
"Sarkozy spokesman: France and Israel enjoy 'honeymoon'"
AFP (France), 24 novembre 2007
 
1/15
 
"Iran: Nuclear Intentions and Capabilities"
National Intelligence Estimate (USA), 03 décembre 2007
 
1/16
 
"Sarkozy hosts Netanyahu in Paris"
Haaretz (Israël), 11 décembre 2007
 
1/17
 
"Quand la Maison du Barreau accueille des criminels de guerre"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 10 décembre 2007
 
1/18
 
"Le Caire doit juguler l'afflux d'armes à Gaza"
Le Figaro (France), 25 janvier 2008
 
1/19
 
La Croix (France), 08 novembre 2007
 
1/20
 
"Le chef de l'Etat 'ne serrera pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël'"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/21
 
"Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité ouvrir les enfants à la dimension de Dieu"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/22
 
"La laïcité au centre du dîner du CRIF avec Nicolas Sarkozy"
Le Crif en action (France), 14 février 2008
 
1/23
 
"La rupture: Nicolas Sarkozy, la France et Israël"
Réseau Voltaire (France/Liban), 17 février 2008
 
1/24
 
"Carla Sarkozy reçoit à l'Elysée pour son premier dîner d'Etat"
Paris Match (France), 13-19 mars 2008
 
1/25
 
"Israël"
Le Monde / Le Monde des livres (France), 14 mars 2008
 
1/26
 
"Israël invité d´honneur du prochain Salon du Livre à Paris : Aharon Shabtai annonce qu´il boycotte l´événement"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 12 décembre 2007
 
1/27
 
"60ème anniversaire d´Israël : Sarkozy et Livni pour un concert à Paris"
w3.aloufok.net ( ), 26 mai 2008
 
1/28
 
"Pourquoi célébrer Israël ?"
Le Monde (France), 23 mai 2008
 

1/29
 

"Union Européenne-Israël : Francis Wurtz dévoile des négociations secrètes"
w3.alterinfo.net (France), 13 juin 2008
 

1/30
 
"Israël réclame un statut de quasi-membre de l'Union Européenne"
w3.rougemidi.org (France), 13 juin 2008
 
1/31
 
"Ehoud Barak : 'L'Iran est un défi pour le monde'"
Le Monde (France), 19 juin 2008
 
1/32
 
"Dans les coulisses du voyage de Sarkozy en Israël"
Le Figaro (France), 20 juin 2006
 
1/33
 
"Les Palestiniens déçus que M. Sarkozy ne visite pas Jérusalem-Est"
Le Monde (France), 23 juin 2008
 
1/34
 
"Sarkozy : 'Pas de paix sans arrêt de la colonisation'"
Le Figaro (France), 23 juin 2008
 
1/35
 
"Le président Sarkozy dénonce 'la tache de l'antisémitisme sur le drapeau tricolore'"
Le Monde (France), 24 juin 2008
 
1/36
 
"Will Sarkozy's Jewish Roots Impact France's Policies?"
w3.jewishjournal.com ( ), 10 mai 2007
 
1/37
 
"Panique à Tel-Aviv lors du départ de Nicolas Sarkozy"
Le Figaro (France), 24 juin 2008
 
1/38
 
"Le 'suicidé' de l'aéroport de Tel Aviv : il serait deux..."
w3.toutsaufsarkozy.com ( ), 24 juin 2008
 
1/39
 
"Sarkozy en Israël le 22 juin: Le voyage d´un 'sang mêlé' dans son pays de prédilection"
Blog de René Naba (France), 15 juin 2008
 
1/40
 
ref? (France), 00 juillet 2008
 
1/41
 
"Echecs et scandales : Ehoud Olmert jette l'éponge"
Le Monde (France), 31 juillet 2008
 
1/42
 
"Nétanyahou à Paris pour rencontrer Sarkozy "
Le Figaro (France), 17 décembre 2008
 
1/43
 
"Nétanyahou : 'Il faut d'abord créer les conditions économiques de la paix''"
Le Figaro (France), 18 décembre 2008
 
1/44
 
"Gaza : Israël arrêtera l'offensive 'le moment venu'"
Le Figaro (France), 01 janvier 2009
 
1/45
 
"Sarkozy dénonce la 'responsabilité' du Hamas"
Le Figaro (France), 04 janvier 2009
 
1/46
 
"Posturing and laughter as victims rot"
The Independent (UK), 20 janvier 2009
 
1/47
 
"Roland Dumas : Sarkozy est complice du 'nettoyage ethnique' organisé par Israël"
w3.europalestine.com (France), 09 janvier 2009
 
1/48
 
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 14 novembre 2007
 
1/49
 
"Algérie : insinuations antisémites contre Sarkozy"
Le Figaro (France), 27 novembre 2007
 
1/50
 
El Khabar (Algérie), 26 novembre 2007
 
1/51
 
"Nicolas Sarkozy à Alger : un rude apprentissage de la causticité algérienne"
Blog de René Naba (France), 02 décembre 2007
 

2 - Nicky au pays de Tony
 
2/01
 
"And the Sleaze Goes On"
Old Trout (USA), IV-2006
 
2/02
 
"Premier déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy"
 Le Monde (France) / Reuters, 29 janvier 2007
 
2/03
 
"Chosen and Choosing"
Israel Shamir, 2002
 
2/04
 
"Blair Ally Arrested in Corruption Probe"
The Washington Post (USA), 31 janvier 2007
 
2/05
 
"When Jews and political money scandals collide"
Haaretz (Israël), 02 décembre 2007
 
2/06
 
"Some People Never Learn the Lesson"
w3.middle-east-online.com ( ), 04 décembre 2007 [Gilad Atzmon]
 
2/07
 
"Au conseil national de l'UMP, Tony Blair vole la vedette à Nicolas Sarkozy"
Le Monde (France) / AFP, 12 janvier 2008
 
2/08
 
"Nicolas Sarkozy reçoit le 'grand d'Europe' Tony Blair, possible président du Conseil européen"
Le Monde (France), 14 janvier 2008
 
2/09
 
"Tir de barrage français contre Tony Blair"
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 16 janvier 2008
 
2/10
 
"Sarkozy seeks help from Blair"
The Observer (UK), 25 juin 2006
 
2/11
 
"Nicolas Sarkozy en visite à Londres pour renforcer l'axe franco-britannique"
Le Monde (France), 26 mars 2008
 
2/12
 
"Devant le Parlement britannique, Nicolas Sarkozy vante le Royaume-Uni 'devenu pour nous un modèle'"
Le Monde (France), 28 mars 2008
 
2/13
 
"Sarkozy embraces the Anglo-Saxons"
The Economist (UK), 03 février 2007
 
2/14
 
"A Poodle For A Lapdog"
Information Clearing House (USA), 28 août 2007

19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, actualite, aris, palestine, presse, france, silence, israel, gaza, sionisme, television, usa, histoire, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2009

06/02/2009: Voltaire: Un nouvel ordre politique: Le futur grand marché transatlantique ...

Un nouvel ordre politique: Le futur grand marché transatlantique
par Jean-Claude Paye*

Alors que les opinions publiques européennes s’esbaudissent devant le nouveau président des États-Unis, le fringant Barack Obama, le processus d’absorption de l’Union européenne dans l’espace économique et juridique états-unien se poursuit. Le sociologue Jean-Claude Paye observe la construction progressive de l’empire transatlantique et la volonté de ses promoteurs de marchandiser les libertés individuelles.

4 février 2009  bruxelles

Dans les pays membres de l’ancienne Union européenne, l’Europe des quinze, la question de la souveraineté extérieure est réglée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale . Généralement occupés par l’armée états-unienne et membres de l’OTAN, ces pays ont transféré leur prérogative régalienne, de faire la guerre et d’assurer leur défense, à l’exécutif états-unien. La phase actuelle des relations entre l’Union européenne et les États-Unis est spécifique. Elle consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres de l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des États-Unis sur le sol européen, l’exécutif US exerce un pouvoir direct sur les populations européennes. A travers de nombreux accords, cette souveraineté est légitimée par les institutions de l’Union.

L’instauration d’une souveraineté interne de l’exécutif états-unien sur les pays de l’ancien continent conduit à la formation d’une nouvelle forme d’État, à la mise en place d’une structure impériale sous direction américaine. Il s’agit d’une forme d’organisation stable qui diffère fortement de la situation antérieure. Dans le cas où les États-Unis disposaient de la seule souveraineté extérieure des pays européens, un retour en arrière partiel ou plus profond restait possible sans une révolution sociale, tel que l’atteste le retrait de la France, effectué par Charles De Gaule, du commandement de l’OTAN. Une telle tentative d’indépendance d’un pouvoir constitué européen ne serait plus envisageable, si les États-Unis exercent un contrôle direct sur les populations de l’ancien continent.

Un grand marché transatlantique à l’horizon 2015

Une résolution du Parlement européen de mai 2008 opère une légitimation du projet de création d’un grand marché transatlantique pour 2015 [1]. Elle prévoit l’élimination des barrières au commerce, d’ordre douanière, technique ou réglementaire, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. L’accord prévoit une harmonisation progressive des réglementations et surtout la reconnaissance mutuelle des règles en vigueur des deux côtés de l’Atlantique. Dans les faits, c’est le droit états-unien qui s’appliquera.

Parallèlement aux négociations sur l’existence d’un grand marché, des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations. Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établit un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice", d’ici 2014 [2]. Il s’agit de réorganiser les affaires intérieures et la Justice des États membres « en rapport avec les relations extérieures de l’Union européenne », c’est à dire essentiellement en fonction des relations avec les États-Unis.

Plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police, processus déjà largement réalisé, l’enjeu de la création d’un tel espace consiste dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de l’Union aux autorités états-uniennes. Rappelons que le mandat d’arrêt européen, qui résulte de la création d’un « espace de liberté, de sécurité et de Justice » entre les États membres, supprime toutes les garanties qu’offrait la procédure d’extradition. Le mandat d’arrêt repose sur le principe de reconnaissance mutuelle. Il considère, comme immédiatement conforme aux principes d’un État de droit, toutes les dispositions juridiques de l’État demandeur. L’installation d’une telle aire de coopération transatlantique ferait que l’ensemble de l’ordre de droit états-unien serait reconnu par les 27 et que les demandes US d’extradition seraient, après de simples contrôles de procédure, automatiquement satisfaites.

Or, aux États-Unis, le Military Commissions Act of 2006 [3]permet, de poursuivre ou d’emprisonner indéfiniment, toute personne désignée comme ennemi par le pouvoir exécutif. Cette loi concerne tout ressortissant d’un pays avec lequel les USA ne sont pas en guerre. On est poursuivi comme « ennemi combattant illégal » non pas sur des éléments de preuve, mais simplement parce qu’on est nommé comme tel par le pouvoir exécutif. Cette loi, de portée internationale, n’a été contestée par aucun gouvernement étranger.

Grand marché et contrôle des populations

Le parallélisme entre la libéralisation des échanges entre les deux continents et le contrôle états-unien des populations européennes existe durant les 13 années qu’a duré le processus de négociation. Ainsi, le 3 décembre 1995, au sommet USA-UE de Madrid, fût signé le « Nouvel Agenda Transatlantique » visant à promouvoir un grand marché transatlantique, ainsi qu’un plan d’action commun en matière de coopération policière et judiciaire.
Alors que les négociations en matière de coopération policière furent continues, les discussions visant à créer un grand marché connaîtront un point d’arrêt. Elles seront abandonnées en 1998. Il faudra attendre 2005 pour que le projet soit réactivé par une déclaration économique, adoptée lors du sommet US-UE de juin 2005.

Les progrès dans la création d’un marché transatlantique sont dûs à l’action d’un institut euro-américain, le Transatlantic Policy Network. Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et d’entreprises privées, il appelle à la création d’un bloc euro-américain au niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme l’Aspen Institute, l’European-American Business Council, le Council on Foreign Relations, le German Marshall Fund ou la Brookings Institution. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann…

Un élément important de cet « espace de liberté, de sécurité et de justice », le transfert général des données personnelles est en train d’aboutir. Un rapport interne écrit conjointement par des négociateurs appartenant au Ministère de la Justice et au Département de la sécurité de la patrie côté américain et par le Coreper, un groupe de représentants permanents, en ce qui concerne l’Union Européenne, annonce un accord en ce sens pour 2009 [4].
Il s’agit de favoriser la remise de données d’ordre administratif et judiciaire, mais aussi relatives à la « défense du territoire ». Les négociateurs se sont déjà mis d’accord sur 12 points principaux. En fait, il s’agit de remettre, en permanence aux autorités américaines une série d’informations privées, telles le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les itinéraires de voyage ou les connexions internet, ainsi que des informations liées à la personne telle la « race », les opinions politiques, les mœurs, la religion...
Les États-uniens inscrivent leurs exigences dans le contexte économique. Pour eux, cet accord se présente comme « une grosse affaire, car cela va diminuer la totalité des coûts pour le gouvernement US dans l’obtention des informations de l’Union européenne. » .
L’enjeu n’est pas de pouvoir transmettre ces données aux autorités US, ce qui est déjà largement réalisé, mais de pouvoir légalement les remettre au secteur privé Il s’agit de supprimer tout obstacle légal à la diffusion des informations et de garantir des coûts les plus bas possibles. Il faut avant tout assurer la rentabilité du marché.

Primauté du droit états-unien

Les négociateurs européens ont abandonné leur propre légalité en ce qui concerne la nécessité d’un contrôle indépendant et ont accepté les critères américains. Ils admettent que le pouvoir exécutif se surveille lui-même en considérant que le système de contrôle interne du gouvernement US offrait des garanties suffisantes. Ils ont accepté que les données concernant la « race », la religion, les opinions politiques, la santé, la vie sexuelle, soient utilisées par un gouvernement à condition « que les lois domestiques fournissent des protections appropriées ». Chaque gouvernement pourrait décider lui-même s’il respecte ou non cette obligation.

Le processus qui conduit à l’installation d’un grand marché transatlantique est l’inverse de celui de la construction de l’Union européenne. Le marché commun européen est d’abord une structure économique basée sur la libéralisation des échanges de marchandises. Le grand marché transatlantique s’appuie sur la primauté du droit US. Il est d’abord une construction politique, même la création d’une Assemblée transatlantique est évoquée. L’exercice de la souveraineté des autorités états-uniennes sur les populations européennes et la légitimation de ce pouvoir par l’Union sont les conditions de la mise en place de nouveaux rapports de propriété et d’échange : transformer les données personnelles en marchandises et libérer ce grand marché de toute entrave.

 Jean-Claude Paye

Jean-Claude Paye est sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.






 

[1] Parlement européen, « Résolution du Parlement européen sur les relations transatlantiques », B6-0280/2008, le 28 mai 2008.

[2] Report of the Informel, Hight Level Advisory Group on the Future European Affairs Policy (Future group), « Freedom, Security, Privacy. European Home Affairs in a Open World », June 2008, p. 10, paragraph 50.

[3] S.390 Military Commissions Act of 2006.

[4] Council of the European Union, « Note from Presidency to Coreper, Final Report by EU-US Hight Level Contact Group on information sharing and privacy and personal protection », 9831/08, Brussels 28 mai 2008.

 

 

http://www.voltairenet.org/article159047.html

20:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, europe, euro-dictature, liberte, democratie, usa, silence, imperialisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2008

13/11/2008: « Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa...

Le vrai visage de ce "démocrate" anti-communiste rabique, suppôt du pape et du Vatican et du système pourri qu'il a largement contribué à remettre en place en Pologne, avec l' aide des médias du capitalisme et des Ricano - occidentaux:  Walesa pour la force  contre les syndicalistes.
Dans les années '70 - '80, l' Humanité a publié une photo du personnage, prise à Gdansk, où il faisait le V de la victoire, en compagnie du député facho Fn français Anthony. C' est tout dire ... Pour ceux qui s' en rappellent encore ...
Aujourd'hui, ce mutant au capitalisme est pratiquement oublié par les travailleurs polonais eux-mêmes...
RoRo

From: melusine
Sent: Thursday, November 13, 2008 6:52 PM
Subject: Walesa pour la force contre les syndicalistes

« Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa

 

Pologne : En défense des retraites

 

200 militants de Syndicat Libre « Août 80 » et du Syndicat des Pêcheurs Polonais ont occupé le mercredi 12 novembre le bureau électoral varsovien du député Donald Tusk  — actuel premier ministre. Ils annoncent vouloir y demeurer jusqu'à ce que Tusk accepte de négocier.

« Notre action vise la tentative gouvernementale de liquider de droit à la retraite pour plusieurs centaines de milliers de Polonais », explique Boguslaw Zietek, dirigeant du syndicat « Août 80 ».

Premier Tusk a declare, qu'il n'y aurait pas de négociations. Lech Walesa, ancien dirigeant de Solidarnosc et ancien president, a soutenu Tusk: - « Si je serais a la palce de premiere ministre, j'utiliser la force contre les syndicalistes ».

Le gouvernement veux réduire le nombre de travailleurs ayant droit à la retraite anticipée de 1,1 million à 250 000. Les cheminots, les enseignants et beaucoup d'autres métiers seront touchés. Tusk annonce qu'il n'y a pas d'argent dans le budget pour les retraites anticipées et que c'est un « anachronisme du temps du socialisme ».

En réalité ce système de retraites a été développé par les premiers gouvernements libéraux en Pologne après 1989, pour lesquelles ce fut un moyen pour éviter l'explosion sociale. Au début de transformation capitaliste en Pologne la chômage a touché plus 2 millions de personnes — sans les retraites anticipées et les préretraites cela aurait été encore pire.

Selon le professeur Mieczyslaw Kabaj, 131 000 Polonais ont pris leur retraite au cours des années 1985-1990. Au cours de la seule année 1991 il furent  840 000 personnes.

Le gouvernement parle d'apocalypse financière du coûts des retraites anticipées – 2 milliards de zlotys par ans. Mais ce coût est comparable aux dotations prévues dans le budget pour grandes entreprises occidentales qui investissent en Pologne et aux indemnités prévues pour les anciens propriétaires, dont les avoirs ont été nationalisés en « Pologne Populaire » après 1945.

L'empressement du gouvernement dans la lutte contre les droits à la retraite est d'autant plus scandaleux, que le même gouvernement reste très silencieux quant à la plus grande braderie des retraites polonaises : la banqueroute en cours des fonds de pensions polonais, qui ont déjà perdu plus de 20 milliards de zlotys à la bourse.

Les plus grands centrales syndicales ont organisé 5 novembre une manifestation de 5 000 personnes en défense de retraites en disant que c'est n'est que début. Les pêcheurs ont organisé des blocages de route en Poméranie pour protester contre la soumission du gouvernement envers la Commission Européenne, qui vise la liquidation de secteur de pêche en Pologne. Les cheminots ont déjà organisé une grève d'avertissement en défense des droits à la retraite anticipée.

« Le gouvernement dit que la minorité ne peut pas terroriser la majorité. Nous sommes d'accord : la minorité de riches ne doit pas décider de la vie de majorité de Polonais, qui travaillent à leur profit ! » , déclare Zietek. « Le gouvernement est parti en guerre non seulement contre le mouvement syndical, mais contre tous les travailleurs polonais. S'il veux la guerre il l'aura... »

Dariusz Zalega

www.trybuna-robotnicza.pl