02/11/2010

01/11/10: La grande absente des manif's syndicales: l'Europe ...

From: nicolas
Sent: Monday, November 01, 2010 9:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : La grande absente des manif's syndicales: l'Europe
 

 

Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /2010 19:51

LA GRANDE ABSENTE DES MANIF’S SYNDICALES :

L’EUROPE !

 

par Jean LEVY

 

Par millions, les salariés ont arpenté, par sept fois, les rues de nos villes. Ils ont crié, haut et fort, leur colère face au hold-up contre leur droit à une retraite à 60 ans – un repos pourtant bien gagné.

 

Dans plus de 250 villes, dans tous les départements, des foules, chaque fois fidèles aux rendez-vous, ont scandé leur attachement à une vie libre attendue après une vie de travail de plus en plus harassante. Les rues vibraient de la détermination populaire de s’opposer à une réforme qui s’inscrit dans une offensive généralisée. Une offensive qui vise en réalité toutes les conquêtes sociales arrachées par une lutte permanente, menée tout au long du XXème siècle.

 

Car la rage ouvrière dépassait largement la seule question des retraites.

 

Le chômage qui brise les vies ; les « petits boulots » qui vous interdisent toutes perspective et tous projets ; les salaires au pouvoir d’achat dramatiquement réduit depuis trois décennies ; la santé menacée sur les lieux de travail par des cadences inhumaines ; le droit de se soigner revu chaque fois à la baisse ; des hôpitaux conçus pour être d’abord rentables ; le bagne dans l’entreprise, où le patron fait régner la terreur sur les salariés, privés de tout droit de se défendre – tout concourt à générer l’angoisse et la colère.

 

D’où les manifestations massives se succédant depuis début septembre et l’embrasement d’un peuple, solidaire des révoltes, quand il ne peut y participer.

 

Mais, au-delà des manifestations, débordant les mots d’ordre confédéraux, le nouveau de cette immense bataille sociale, ce sont les multiples initiatives prises « à la base », les barrages sur les routes, autour des raffineries, bloquant ports et dépôts de marchandises, les « actions coup de poing » de collectifs de salariés en lutte, des coordinations qui maintiennent la pression du nord au midi, hors de directives des centrales syndicales.

 

Les grèves professionnelles ont peut-être cessé, mais l’action démultipliée, qui se poursuit, démontre que la très grande mobilisation populaire continue sous d’autres formes.

 

Mais une question se pose :

pourquoi les mouvements de septembre-octobre, d’une telle ampleur, n’ont-ils pas débouché sur une victoire sociale ?

 

La raison en est simple : les confédérations, dont la CGT, et les partis qui se revendiquent de la « gauche », qui disent soutenir les salariés mobilisés, ont tout fait pour restreindre la cible, au-delà d’un simple aménagement d’un texte, seulement qualifié « d’injuste », au seul pouvoir politique en place, à Nicolas Sarkozy personnellement, et à son gouvernement. En jouant du naturel réflexe des colères accumulées contre l’hôte de l’Élysée.

 

Mais l’offensive antisociale n’est-elle qu «hexagonale », ne touche-t-elle que la France ? Bien sûr que non. De Madrid comme de Rome, de Lisbonne comme de Bruxelles, de Lisbonne ou d’Athènes montent les mêmes clameurs des travailleurs contre les plans d’austérité mis en place dans les 27 Etats de l’Union européenne.

 

Rien d’étrange à cette concordance d’offensives tout azimut contre les salaires, la protection sociale, et bien entendu, la retraite. Tous ces plans ont été concocté dans le cadre de l’UE par tous les gouvernements concernés, qu’ils se disent de droite ou affectent d’être « de gauche ». Cela vaut en particulier pour le recul de l’âge de la retraite, orientation européenne scellée à Barcelone en 2002, paraphée par Lionel Jospin et Jacques Chirac.

 

Cette unanimité européenne s’explique aisément : l’UE a été mise en place pour satisfaire les exigences du grand patronat. Le syndicat de celui-ci – Business Europe – est présidé par notre baron Seillière. En effet, le grand patronat vise, au plus vite, rentabiliser le capital dans le contexte d’une concurrence mondiale effrénée.

 

Pour atteindre ces objectifs, les grandes entreprises pèsent sur le prix de leur main d’œuvre et imposent aux gouvernements européens, très « compréhensifs », de détourner l’argent public (Santé, Education, Services public) à leur profit exclusif.

Tel est le but des privatisations transférant les biens de la Nation au capital privé.

 

Tel est le fond de la « crise », qui sert de justificatif à l’offensive antisociale généralisé.

 

Et rien de ces questions n’effleure dans les manifestations. Pas un mot sur « l’Europe ». Pas un mot d’ordre mettant en cause les  responsabilités de l’Union européenne.

 

Cette absence pèse lourdement sur la suite du conflit, qui demeure confiné dans les simples rapports entre les citoyens de notre pays et Nicolas Sarkozy.

 

Cette approche restreinte fait bien sûr le jeu politicien du PS, qui peut envoyer ses leaders dans les manifestations, en pensant aux suffrages à engranger en 2012. La direction confédérale de la CGT ne pense pas autrement  depuis son « recentrage » de collaboration de classe. Rappelons-nous la position de Bernard Thibault, lors du référendum de 2005, refusant de répondre NON à l’Europe.

 

Rien pour nous étonner, donc.

 

Mais ce qui pose problème, c’est le silence parallèle de la soi-disant « extrême gauche », qui a beau s’appeler « anticapitaliste », c’est le mutisme du PCF (opposition interne incluse) sur l’Europe.

Tous limitent la batille sociale à un combat anti-Sarkozy.

 

Certes, des groupes de militants, ceux du PRCF, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy et de l’Arc Républicain de Progrès, de divers blogs amis, tentent d’éclairer l’opinion populaire sur les responsabilités de l’Union européenne.

 

Nous posons publiquement la question aux milliers de communistes, toujours membres du parti :

 

Pourquoi ce silence de votre part ?

Pourquoi cette absence de référence à l’Europe dans vos analyses, vos débats intérieurs, vos réunions publiques ?

Engageons, entre camarades, le débat pour avancer ensemble.

Seulement ainsi nous gagnerons la bataille !

 

 

Par Jean Lévy

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, euro-dictature, silence, social, syndicats, television, médias, capitalisme, démocratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2008

13/11/2008: « Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa...

Le vrai visage de ce "démocrate" anti-communiste rabique, suppôt du pape et du Vatican et du système pourri qu'il a largement contribué à remettre en place en Pologne, avec l' aide des médias du capitalisme et des Ricano - occidentaux:  Walesa pour la force  contre les syndicalistes.
Dans les années '70 - '80, l' Humanité a publié une photo du personnage, prise à Gdansk, où il faisait le V de la victoire, en compagnie du député facho Fn français Anthony. C' est tout dire ... Pour ceux qui s' en rappellent encore ...
Aujourd'hui, ce mutant au capitalisme est pratiquement oublié par les travailleurs polonais eux-mêmes...
RoRo

From: melusine
Sent: Thursday, November 13, 2008 6:52 PM
Subject: Walesa pour la force contre les syndicalistes

« Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa

 

Pologne : En défense des retraites

 

200 militants de Syndicat Libre « Août 80 » et du Syndicat des Pêcheurs Polonais ont occupé le mercredi 12 novembre le bureau électoral varsovien du député Donald Tusk  — actuel premier ministre. Ils annoncent vouloir y demeurer jusqu'à ce que Tusk accepte de négocier.

« Notre action vise la tentative gouvernementale de liquider de droit à la retraite pour plusieurs centaines de milliers de Polonais », explique Boguslaw Zietek, dirigeant du syndicat « Août 80 ».

Premier Tusk a declare, qu'il n'y aurait pas de négociations. Lech Walesa, ancien dirigeant de Solidarnosc et ancien president, a soutenu Tusk: - « Si je serais a la palce de premiere ministre, j'utiliser la force contre les syndicalistes ».

Le gouvernement veux réduire le nombre de travailleurs ayant droit à la retraite anticipée de 1,1 million à 250 000. Les cheminots, les enseignants et beaucoup d'autres métiers seront touchés. Tusk annonce qu'il n'y a pas d'argent dans le budget pour les retraites anticipées et que c'est un « anachronisme du temps du socialisme ».

En réalité ce système de retraites a été développé par les premiers gouvernements libéraux en Pologne après 1989, pour lesquelles ce fut un moyen pour éviter l'explosion sociale. Au début de transformation capitaliste en Pologne la chômage a touché plus 2 millions de personnes — sans les retraites anticipées et les préretraites cela aurait été encore pire.

Selon le professeur Mieczyslaw Kabaj, 131 000 Polonais ont pris leur retraite au cours des années 1985-1990. Au cours de la seule année 1991 il furent  840 000 personnes.

Le gouvernement parle d'apocalypse financière du coûts des retraites anticipées – 2 milliards de zlotys par ans. Mais ce coût est comparable aux dotations prévues dans le budget pour grandes entreprises occidentales qui investissent en Pologne et aux indemnités prévues pour les anciens propriétaires, dont les avoirs ont été nationalisés en « Pologne Populaire » après 1945.

L'empressement du gouvernement dans la lutte contre les droits à la retraite est d'autant plus scandaleux, que le même gouvernement reste très silencieux quant à la plus grande braderie des retraites polonaises : la banqueroute en cours des fonds de pensions polonais, qui ont déjà perdu plus de 20 milliards de zlotys à la bourse.

Les plus grands centrales syndicales ont organisé 5 novembre une manifestation de 5 000 personnes en défense de retraites en disant que c'est n'est que début. Les pêcheurs ont organisé des blocages de route en Poméranie pour protester contre la soumission du gouvernement envers la Commission Européenne, qui vise la liquidation de secteur de pêche en Pologne. Les cheminots ont déjà organisé une grève d'avertissement en défense des droits à la retraite anticipée.

« Le gouvernement dit que la minorité ne peut pas terroriser la majorité. Nous sommes d'accord : la minorité de riches ne doit pas décider de la vie de majorité de Polonais, qui travaillent à leur profit ! » , déclare Zietek. « Le gouvernement est parti en guerre non seulement contre le mouvement syndical, mais contre tous les travailleurs polonais. S'il veux la guerre il l'aura... »

Dariusz Zalega

www.trybuna-robotnicza.pl

06/06/2008

05/06/2008: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux...


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : jeudi 5 juin 2008 08:53
À :
Objet : RE: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 Pour diffusion et signature. Il n'est que temps. Amitiés, Annie

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, June 02, 2008 7:59 PM
Subject: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 
 
Il est possible de signer cet appel en ligne à cette adresse : http://tous-ensemble.dyndns.org ou de renvoyer les signatures à : Benoit Foucambert - 5 rue Henri Garnier - 28000 Chartres (benoit.foucambert@wanadoo.fr)
En fichier joint, la version pour signatures papiers.
 
Lettre ouverte de masse aux états-majors syndicauxFace à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !     Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.     Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !     Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique antipopulaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un « moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).    Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...     Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.     Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser d’ « accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.  Initiateurs de cet appel : René Barthes (FSU, 05), Jean-François Dejours (FSU, 62), Giovanni Di Mino (FSU, 13), Aurélien Djament (CGT, 44), Vincent Flament (FSU, 59), Benoit Foucambert (FSU, 28), Marion Gandiglio (FSU, 43), Georges Gastaud (FSU, 62), Sylvie Guduk (FSU, 81), Jacques Lacaze (CGT, 62), Annie Lacroix-Riz (FSU, 75), Olivier Lefevre (CGT, 02), Michelle Mallet (CGT, 75), Jacques Magnin (CGT, 74), Jean-François Maison (CGT, 62), Pascal Rolando (FSU, 28), Bernard Parquet (CGT, 94), Jacques Tourtaux (CGT, 51)

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, capitalisme, syndicats, social, solidarite, medias, television, information, presse, silence, europe, euro-dictature, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2008

28/04/2008: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!

--------Message original --------
Sujet: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!
Date: Mon, 28 Apr 2008 20:22:43 +0200
De: Jean Groulard <groulard@swing.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un pays civilisé !!!
De: Serge NGAJUI FOSSO <sfosss_2000@yahoo.com>
Je me souviens alorsdeSemira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroulesousmes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militantdesdroits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et àvoixhaute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes selèventet protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, leshommesen gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sontdésignéespar les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose laquestionpourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avionetpuis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'aiquelquesbobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans lamainet visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et lesmaltraitancesdes policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 lapolicenous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu letroisième,un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous nevoyageronsplus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons fairepournous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons àrencontrerl'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nouspatientons,j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue denepas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe quenousavons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6prochainsmois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et quelacompagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème sijene voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car lacompagnien'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et meramènecette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Monneveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence etm'indiquentque je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans cesconditionset que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Parisetêtre remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite yrester,ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mesaffaires,je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mesaffairessur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très encolèrede tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épousede mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire.Ellerevient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de monappareilphoto, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autrespassagersont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellementprismes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis encolère,très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avecmépriset violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, jesuisallé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Jesuis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec mapetitefille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avecpatience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestationindiquantque j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Noussommesarrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim,j'aimangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs auxdoigts,aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de lacompagnie,que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dansl'étatoù je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pasgrand-chosepour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne comptepaslaisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On enreparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bonetagréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
Abientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, liberte, europe, repression, romain, courcelles, histoire, actualite, sans-papiers, solidarite, belgique, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, information, television, silence, syndicats, justice | |  Facebook | |  Imprimer | | |