02/11/2010

01/11/10: La grande absente des manif's syndicales: l'Europe ...

From: nicolas
Sent: Monday, November 01, 2010 9:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : La grande absente des manif's syndicales: l'Europe
 

 

Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /2010 19:51

LA GRANDE ABSENTE DES MANIF’S SYNDICALES :

L’EUROPE !

 

par Jean LEVY

 

Par millions, les salariés ont arpenté, par sept fois, les rues de nos villes. Ils ont crié, haut et fort, leur colère face au hold-up contre leur droit à une retraite à 60 ans – un repos pourtant bien gagné.

 

Dans plus de 250 villes, dans tous les départements, des foules, chaque fois fidèles aux rendez-vous, ont scandé leur attachement à une vie libre attendue après une vie de travail de plus en plus harassante. Les rues vibraient de la détermination populaire de s’opposer à une réforme qui s’inscrit dans une offensive généralisée. Une offensive qui vise en réalité toutes les conquêtes sociales arrachées par une lutte permanente, menée tout au long du XXème siècle.

 

Car la rage ouvrière dépassait largement la seule question des retraites.

 

Le chômage qui brise les vies ; les « petits boulots » qui vous interdisent toutes perspective et tous projets ; les salaires au pouvoir d’achat dramatiquement réduit depuis trois décennies ; la santé menacée sur les lieux de travail par des cadences inhumaines ; le droit de se soigner revu chaque fois à la baisse ; des hôpitaux conçus pour être d’abord rentables ; le bagne dans l’entreprise, où le patron fait régner la terreur sur les salariés, privés de tout droit de se défendre – tout concourt à générer l’angoisse et la colère.

 

D’où les manifestations massives se succédant depuis début septembre et l’embrasement d’un peuple, solidaire des révoltes, quand il ne peut y participer.

 

Mais, au-delà des manifestations, débordant les mots d’ordre confédéraux, le nouveau de cette immense bataille sociale, ce sont les multiples initiatives prises « à la base », les barrages sur les routes, autour des raffineries, bloquant ports et dépôts de marchandises, les « actions coup de poing » de collectifs de salariés en lutte, des coordinations qui maintiennent la pression du nord au midi, hors de directives des centrales syndicales.

 

Les grèves professionnelles ont peut-être cessé, mais l’action démultipliée, qui se poursuit, démontre que la très grande mobilisation populaire continue sous d’autres formes.

 

Mais une question se pose :

pourquoi les mouvements de septembre-octobre, d’une telle ampleur, n’ont-ils pas débouché sur une victoire sociale ?

 

La raison en est simple : les confédérations, dont la CGT, et les partis qui se revendiquent de la « gauche », qui disent soutenir les salariés mobilisés, ont tout fait pour restreindre la cible, au-delà d’un simple aménagement d’un texte, seulement qualifié « d’injuste », au seul pouvoir politique en place, à Nicolas Sarkozy personnellement, et à son gouvernement. En jouant du naturel réflexe des colères accumulées contre l’hôte de l’Élysée.

 

Mais l’offensive antisociale n’est-elle qu «hexagonale », ne touche-t-elle que la France ? Bien sûr que non. De Madrid comme de Rome, de Lisbonne comme de Bruxelles, de Lisbonne ou d’Athènes montent les mêmes clameurs des travailleurs contre les plans d’austérité mis en place dans les 27 Etats de l’Union européenne.

 

Rien d’étrange à cette concordance d’offensives tout azimut contre les salaires, la protection sociale, et bien entendu, la retraite. Tous ces plans ont été concocté dans le cadre de l’UE par tous les gouvernements concernés, qu’ils se disent de droite ou affectent d’être « de gauche ». Cela vaut en particulier pour le recul de l’âge de la retraite, orientation européenne scellée à Barcelone en 2002, paraphée par Lionel Jospin et Jacques Chirac.

 

Cette unanimité européenne s’explique aisément : l’UE a été mise en place pour satisfaire les exigences du grand patronat. Le syndicat de celui-ci – Business Europe – est présidé par notre baron Seillière. En effet, le grand patronat vise, au plus vite, rentabiliser le capital dans le contexte d’une concurrence mondiale effrénée.

 

Pour atteindre ces objectifs, les grandes entreprises pèsent sur le prix de leur main d’œuvre et imposent aux gouvernements européens, très « compréhensifs », de détourner l’argent public (Santé, Education, Services public) à leur profit exclusif.

Tel est le but des privatisations transférant les biens de la Nation au capital privé.

 

Tel est le fond de la « crise », qui sert de justificatif à l’offensive antisociale généralisé.

 

Et rien de ces questions n’effleure dans les manifestations. Pas un mot sur « l’Europe ». Pas un mot d’ordre mettant en cause les  responsabilités de l’Union européenne.

 

Cette absence pèse lourdement sur la suite du conflit, qui demeure confiné dans les simples rapports entre les citoyens de notre pays et Nicolas Sarkozy.

 

Cette approche restreinte fait bien sûr le jeu politicien du PS, qui peut envoyer ses leaders dans les manifestations, en pensant aux suffrages à engranger en 2012. La direction confédérale de la CGT ne pense pas autrement  depuis son « recentrage » de collaboration de classe. Rappelons-nous la position de Bernard Thibault, lors du référendum de 2005, refusant de répondre NON à l’Europe.

 

Rien pour nous étonner, donc.

 

Mais ce qui pose problème, c’est le silence parallèle de la soi-disant « extrême gauche », qui a beau s’appeler « anticapitaliste », c’est le mutisme du PCF (opposition interne incluse) sur l’Europe.

Tous limitent la batille sociale à un combat anti-Sarkozy.

 

Certes, des groupes de militants, ceux du PRCF, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy et de l’Arc Républicain de Progrès, de divers blogs amis, tentent d’éclairer l’opinion populaire sur les responsabilités de l’Union européenne.

 

Nous posons publiquement la question aux milliers de communistes, toujours membres du parti :

 

Pourquoi ce silence de votre part ?

Pourquoi cette absence de référence à l’Europe dans vos analyses, vos débats intérieurs, vos réunions publiques ?

Engageons, entre camarades, le débat pour avancer ensemble.

Seulement ainsi nous gagnerons la bataille !

 

 

Par Jean Lévy

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, euro-dictature, silence, social, syndicats, television, médias, capitalisme, démocratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/04/2010

01/04/10: REGARDS D'EUROPE: L'OCDE CONTRE LES PEUPLES...

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 10:11 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] L'OCDE contre les peuples


REGARDS D'EUROPE

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L'OCDE CONTRE LES PEUPLES

Les politiques menées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui sont souvent abordées par les médias, sont vécues douloureusement par les peuples. Pour répondre aux intérêts des marchés financiers, elles imposent aux gouvernements des coupes sombres dans leurs budgets sociaux, de santé et d'éducation.

Il est une instance internationale dont on parle moins car elle ne prend pas de décision mais apporte des conseils sur les orientations des politiques économiques et sociales à mettre en œuvre dans les pays occidentaux. Il s'agit de l'OCDE, Organisation de coopération et de développement économique, qui regroupe les 30 pays capitalistes les plus riches de la planète.

Les travaux de l'OCDE servent souvent de référence aux analyses et propositions de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne qui partagent le même dogme ultralibéral. Au nom de la lutte contre l'inflation, l'OCDE prône la "modération salariale" et encourage toutes les politiques qui font pression sur les salaires et favorisent le capital.

En 2009, l'OCDE a publié le "Panorama des pensions: les systèmes de retraite dans les pays de l'OCDE" qui est devenu le guide des gouvernements pour la réforme des retraites. Bien que les systèmes de retraite par capitalisation aient sombré pendant la crise, l'OCDE continue de les encourager: "S'appuyer uniquement sur les régimes publics de répartition serait un pas dans la mauvaise direction (...) Pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l'épargne-retraite privée".

Pour l'OCDE, la crise rend nécessaire une réforme profonde des retraites qui doit comporter un relèvement de l'âge de la retraite. Le conseil adressé à la France est clair: "Assurer la viabilité financière des systèmes de retraite exigera une augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite". La feuille de route ainsi tracée est suivie à la lettre par de nombreux gouvernements, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates. Comme l'a écrit le journal "Le Monde":" La Grèce et l'Espagne l'annoncent, la France l'envisage, la République Tchèque l'a fait, la Finlande voudrait le faire, le Royaume-Uni y pense: la réforme des retraites est à l'ordre du jour dans plusieurs pays européens".

Dans la dernière période, l'OCDE s'est distinguée en envisageant d'accepter en mars 2010 la candidature d'Israël sur proposition de Stanley Fischer, gouverneur de la Banque d'Israël après avoir été un des dirigeants du FMI.

MADELEINE ALBRIGHT, LE RETOUR...

L'ancienne secrétaire d'Etat étasunienne démocrate, Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire. Après avoir appuyé les guerres menées par les Etats-Unis en Irak, elle préside actuellement le groupe d'experts chargé d'étudier le nouveau concept stratégique de l'OTAN et l'avenir des relations UE-OTAN.

C'est à ce titre qu'elle a été auditionnée le 27 janvier par la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Les responsables de l'OTAN, avec en premier chef son secrétaire général Andros Fogh Rasmussen, prépare un nouveau concept stratégique pour remplacer celui de 1999 et tenir compte des évolutions récentes et de l'évolution future probable des relations internationales. Ce nouveau concept devrait être dévoilé lors du Sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Une partie importante de ce concept stratégique sera axée sur la redéfinition et le renforcement des relations (déjà étroites) entre l'Union européenne et l'OTAN. Madeleine Albright s'est inscrite dans cette démarche; après avoir réfuté les commentaires sceptiques sur l'utilité de l'OTAN sur la scène mondiale, elle a appelé au renforcement de la complémentarité entre les actions de l'OTAN et de l'Union européenne qui s'est déjà exprimée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle a estimé que le nouveau concept devait se concentrer sur les capacités de réaction et ne pas tenter vainement de prédire l'avenir puisque "nous n'avons aucun moyen de savoir quand une menace se présentera". Elle a conclu que "l'OTAN est le lien qui retient les Etats-Unis en Europe".

Le vice-président du groupe d'experts, Jeroen van der Veer, qui l'accompagnait à cette audition, a reconnu que l'opinion publique en Europe était de moins en moins favorable à l'OTAN. Sans remettre en cause sa nature et ses objectifs, il s'est contenté de proposer une meilleure pédagogie afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre l'OTAN.

Le nouveau concept stratégique, qui sera adopté en novembre 2010, couvrira les dix prochaines années. Le débat sur ce nouveau concept ne doit pas intéresser que les experts; les forces progressistes et pacifistes doivent le mettre sur la place publique et interpeller gouvernements et parlementaires. Dans les mois qui viennent, il faut faire monter le débat public en se fixant comme objectif prioritaire la dissolution de l'OTAN.

UN LIVRE A CONSEILLER: "LA LANGUE DU CAPITAL"

L'auteur, Raoul Vilette, fait reparaître aux Editions "Les nuits rouges" une version enrichie de son livre paru en 1997 "Les mots du marché/ Le Marché des mots". Dans cette nouvelle édition sous le titre "La langue du capital mise à nu par des locuteurs mêmes- Décodeur du sabir politico-médiatique", il donne plus de 600 définitions et 900 citations.
Voici la définition page 114 de "l'Europe": " Offensive permanente et coordonnée des classes dirigeantes continentales pour s'emparer des entreprises publiques et liquider les lois sociales qui leur sont les plus contraires".

L'EUROPE EN BREF...

  • La Grèce n'est pas le seul Etat membre de l'Union européenne à être "mis en demeure" de corriger son "déficit excessif"; au cours de sa réunion du 16 février, le Conseil "Affaires économiques et financières" a également révisé les procédures engagées contre la Lettonie, la Hongrie, la Pologne, la Lituanie, Malte et la Roumanie pour "corriger leurs déficits excessifs" en leur imposant des mesures correctrices.
  • Malgré de fortes oppositions, exprimées même au sein du Conseil, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM très controversés, le maïs MON 810 (de Monsanto) et la pomme de terre Amflora (de BASF). En même temps, certains Etats membres demandent à la Commission de réviser la législation communautaire pour donner le choix aux Etats membres d'accepter ou non de cultiver des OGM sur leur territoire.
  • En réponse à la chaîne de télévision néerlandaise RTL7, la Commission européenne a précisé que les voyages officiels des 27 commissaires avaient coûté près de 4 millions d'euros en 2009, dont près de 360000 de frais de représentation; les "missions" et "frais de représentation" du président de la Commission ont coûté 730000 euros.
  • Des parlementaires européens de plusieurs pays et groupes politiques ont déposé une déclaration écrite appelant les Etats membres à "respecter le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", "à se conformer aux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme et à veiller à ce que les symboles religieux ne soient pas exposés dans des locaux utilisés par des autorités publiques".
  • D'après le rapport 2009 de l'agence "Eurofound", 5% des travailleurs pratiquent le travail au noir dans l'Union européenne avec plus de 10% dans certains Etats membres: Danemark (18%), Lettonie (15%), Pays-Bas (13%), Estonie (11%), Suède (10%).
  • Le pourcentage de femmes au Parlement européen a continué de progresser aux élections de juin 2009 avec 35% (contre 31% en 2004), sauf en Irlande, en Lituanie et au Luxembourg; en Suède et en Finlande, il y a plus de femmes que d'hommes qui sont parlementaires européens (56% et 62%).

Jean Paul Le Marec

08:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, finances, medias, crise, recession, fmi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/04/2010

01/04/10: SNCB: CHEMINS DE FER: privatisations: accidents,...

CHEMINS DE FER: Elisabeth Brindesi

 

From: NICOLAS
Sent: Thursday, April 01, 2010 9:47 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Elisabeth Brindesi


Elisabeth Brindesi   
Lundi 15 février 2010, deux trains SNCB entraient en collision près de Bruxelles. Bilan: 18 morts, 125 blessés. Erreur humaine, chuchote-t-on aussitôt dans les médias aux ordres... Les machinistes ont répliqué. Mardi 16 février, ils se sont mis en grève, paralysant une grande partie du pays. Et ils dénoncent: leurs conditions de travail, les économies imposées à tous les niveaux, le mépris des usagers.



L’an passé déjà, le 20 mai, les salariés de la SNBC se mettaient en grève, incriminant leurs paies insuffisantes et leurs conditions de travail. La grève fut un succès total, mais les chefs se sont moqués des gens de terrain. Et pour cause : la notion de service public leur est inconnue. La SNBC doit retrouver une rentabilité qu’elle a perdue. Elle a besoin d’être attractive car le gouvernement belge veut vendre ses chemins de fer, les introduire en bourse. Pour que l’entreprise revienne dans les chiffres noirs, tous les coups sont permis. Ce sont les cheminots et les voyageurs qui paient la facture. Parfois au prix de leur vie.

La France a échappé de peu à de graves accidents, exactement pour les mêmes raisons. Le 26 avril 2008, en raison d’un défaut de freinage, un train Veolia à traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h, évitant de peu la collision avec un train de voyageurs. Le 20 mai dernier, un train d’Euro Cargo Rail, dont le chargement était mal arrimé, est entré en collision avec un train fret de la SNCF. Le conducteur est blessé, le trafic a été interrompu durant douze heures.

Les conducteurs de trains français – sous couvert de l’anonymat ─ racontent que la pression des managers les pousse à souvent bâcler les procédures de sécurité. Ainsi, dans L’Humanité du 9 octobre dernier, un conducteur d’Euro Cargo Rail expliquait que pour gagner du temps certains de ses collègues n’effectuaient pas correctement les essais de freins de leur convoi.

Et en Suisse? Même marasme. On privatise à pas feutrés, parés de feuilles de vignes offertes par des lois votées sur mesure. L’évangile des CFF est déjà celui du marché. Gare aux employés et aux usagers. Cet été, le directeur Andreas Meyer (beau salaire) menace de mettre à l’amende les salariés en cas de retard des trains. L’automne passé, 54 emplois sont supprimés dans les gares de triages, 300 postes sont rayés de la carte début 2010. Les négociations salariales sont bloquées depuis décembre. Les usagers eux aussi en prennent plein la poire: grosses augmentations des tarifs en vue, alors que les trains sont déjà hors de prix… De quoi redevenir automobiliste. Ce n’est pas tout : des billets plus chers seront (sont déjà en fait) vendus aux pendulaires, c’est à dire à des travailleurs, des étudiants; ils ont le tort de voyager aux heures de pointes. Cinq francs de taxe supplémentaire sont perçus sur des billets internationaux. Reste ce que nous connaissons déjà : encombrement des trains, pannes, retard, suppression des wagons silence pour les deuxièmes classe. La Belgique préfigure ce qui nous attend : là-bas, des trains sont déjà supprimés, les wagons mal nettoyés, des gares abandonnées. C’est vrai, les CFF ont proposé quelques innovations, par exemple une cadence de 30 minutes sur le réseau principal. Mais ce n’est rien par rapport au stress et aux risques que subissent ceux qui travaillent, les cheminots, et ceux qui paient, les usagers. Nous passons deux fois à la caisse : une fois pour les billets et une fois avec nos impôts. Avec les privatisations, ce sera pire car l’Etat (donc nous) risque fort d’assumer les parties non rentables du rail.

Puisqu’on est dans le glauque, restons-y. Ulrich Gygi, exécuteur des basses œuvres de la privatisation à la Poste, arrive sur le rail. Privatiser, ça il sait. En fait ce n’est pas sorcier, le modèle est partout le même : on débite l’entreprise en morceaux, on transfère dans ces portions découpées une série d’activités. Puis on décrète que ces entités sont désormais indépendantes les unes des autres, sur le plan comptable comme sur celui de la productivité. En clair, chaque élément (appellés généralement unités) fonctionne comme une société anonyme dont le but est de faire du fric. Ainsi dépecé, un service public – les CFF par exemple ─ est facile à vendre à des actionnaires suisses ou étrangers.

Que la droite salive à l’idée des privatisations est normal. Malheureusement les partis «de gauche» (Verts et Socialistes) que les média écoutent, ainsi que les syndicats, les associations de défense des citoyens ou de la nature, ne s’opposent pas ouvertement à toute privatisation. C’est inquiétant. Mais nous, usagers et cheminots, nous pouvons réfléchir à des alternatives concrètes à la vente de nos services publics. Nous devrons bien, un jour, le plus vite possible, mettre en œuvre des stratégies efficaces pour contrer ces voleurs de biens communs. Et de démocratie.

 

Source: Combat.ch

 

Tiré d'Investig'Action

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, suisse, silence, medias, information, sncb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2010

19/03/10: Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?...

From: nicolas
Sent: Friday, March 19, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: ***SPAM*** Les Grecs "fusillés pour l'exemple"?


Les Grecs : « Fusillés pour l’exemple » ?

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Les médias font une très large place aux « sacrifices » auxquels les Grecs devraient consentir afin d’éviter que leur pays n’entraîne dans sa chute, les 26 autres Etats, membres de l’Union européenne. En effet, le gouvernement socialiste ( ???? ) d’Athènes vient de décider une nouvelle purge imposée à la population, sur injonction de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et, tout spécialement, de l’Allemagne. Et si cela ne suffisait pas, un député allemand de la CDU , Marco Wanderwitz, suggère « que la Grèce vende quelques unes de ses îles »…
Rien que cela !
Les mesures annoncées visent à faire payer au peuple hellène les effets mortifères de l’économie capitaliste. Déjà victimes de cette politique, soumis à un premier train de décrets antisociaux, ils devraient à nouveau subir, et accepter, une réduction encore plus drastique de leur niveau de vie : salaires des fonctionnaires amputés des 13ème et 14ème mois, hausse généralisée de la TVA de 2 points (celle-ci passerait de 19 à 21%), retraites et pensions réduites à leur plus simple expression, hausse des alcools et du tabac…
Nos médias, satisfaits, notent que « les marchés ont bien accueilli ces mesures ». Il ne reste que la population à convaincre !

Mais pourquoi cet acharnement sur ce pauvre peuple grec ?

On songe à la fable de notre bon La Fontaine , « les animaux malades de la peste ». En fait, la Grèce et son peuple, sont « fusillés pour l’exemple ».
S’ils se résignent à leur triste sort, s’ils ne rechignent pas, face au verdit, la menace est directe : les « pelotons d’exécution » européens sont prêts à poursuivre leur sinistre tâche et, à la suite des Grecs, tirer sur les Espagnols et les Portugais, jugés également « pelés et galeux, d’où viendrait tout le mal ».
Mais en quoi ces peuples – et tous les autres – sont-ils responsables de la spéculation mondiale du capital et de la crise qui en résulte ? Les salariés contraints aux bas salaires, les privés d’emplois, les jeunes sans travail, les retraités aux modestes pensions, ont-ils, un seul jour, pris la moindre responsabilité dans les politiques qui leur sont imposées ? Ont-ils exercé une once de pouvoir durant ces dernières décennies ?
Que nenni ! Ils l’ont tout simplement subi.
Et il faudrait qu’ils paient maintenant les pots cassés par les banques, l’industrie et les gouvernements à leur solde ! La « crise » - mais qui l’a provoquée ? – a bon dos. Elle permet au capital d’avancer ses pions et d’accélérer la cadence dans la contre-révolution sociale, entreprise depuis trente ans.

Mais dans la course folle aux profits, que les puissances financières se livrent entre elles, celles-ci ont-elles d’autres choix que d’en faire payer le prix aux peuples ? La « libre concurrence » des marchés a un coût, et celui-ci est énorme. Le grand patronat ne peut plus supporter la moindre entrave à la rotation de plus en plus rapide du capital. D’où la politique imposée par Business Europe, le Medef européen, aux classes ouvrières, au monde du travail, au sein de l’Union européenne.

La Grèce est un petit pays qui doit s’incliner et montrer l’exemple. C’est le « modèle », grandeur nature, des « réformes » que l’Union européenne veut généraliser dans ses vingt-sept provinces. Mais si le Grecs regimbent, s’ils ne se laissent pas faire ?
Ils ont déjà commencé la Résistance avec le KKE, le Parti communiste grec, avec le Pame, leur mouvement syndical de classe Par deux fois, ils ont massivement fait grève, contraignant les centrales socialistes à s’engager dans le mouvement. De nouvelles manifestations de masse, des arrêts de travail d’ampleur nationale sont prévus dans les jours qui viennent. Et les Grecs ne sont pas seuls à résister.

Au Portugal comme en Espagne, le peuple est sorti dans la rue. Il est prêt à recommencer.

Et en France ? L’horizon n’est-il qu’électoral ? Partis et syndicats, qui se disent en opposition avec les « réformes » initiées par Nicolas Sarkozy, savent bien qu’au lendemain du second tour des « régionales », le pouvoir en échec dans les urnes, tentera de nous faire goûter aux « remèdes » du Capital. Faut-il attendre gentiment l’heure du « sacrifice » et le «peloton d’exécution » ? Il faut se préparer sans délai à réagir massivement, non seulement contre le pouvoir, mais surtout contre les forces économiques qui l’ont mis en place et qui sont prêtes, comme en Grèce, à changer de cavalier et de monture, à la fois, pour donner le change.

Sachons-le : nous sommes tous des Grecs en puissance. Notre lutte est commune. Aussi, notre totale solidarité va aux travailleurs de Grèce en lutte et à ses organisations, le KKE et le Pame, qui sont aux premiers rangs du combat.

Jean LEVY

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, ps, romain, belgique, europe, economie, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, finances, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2010

07/03/10: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !...

From: Coquelicot
Sent: Sunday, March 07, 2010 4:46 PM
Subject: Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !



Après la Grèce l'Islande ne veut pas payer la crise !

Les islandais ont massivement rejeté par referendum l'accord dit « Icesave » élaboré avec la Grande Bretagne et les Pays-Bas.

Les premiers résultats connus donnaient entre 90 et 95 % de NON et à peine 2 % de OUI, le reste étant constitué par des abstentions. Cette question islandaise, nous la suivons depuis l'origine et vous avez déjà pu lire sur ce blog un article du 9 octobre 2008 intitulé : « Crise économique : faillite islandaise et indécence politique. »

http://dutron.wordpress.com/2008/10/09/crise-economique-f...

Dans cet article, j'écrivais ceci à l'époque : « En novembre 2007, l'Islande était encore l'une des plus belles réussites économiques occidentales, témoin sa place en tête du classement des endroits où il faisait bon vivre sur la planète soigneusement médiatisée par les néolibéraux de tout poil.

.L'île avait éjecté la Norvège de la première place et dominait la liste de 177 pays établie par les Nations unies et qui compare le revenu par habitant, l'éducation, la santé et l'espérance de vie.

Le pays, qui ne compte que 320 000 habitants, avait accompli un prodige économique et tous les oracles officiels l'encensaient. Les Islandais soient également considérés comme les renards libres les plus heureux du monde dans le poulailler libre.

…. Hier mardi, la cotation des actions de six grandes institutions financières a été suspendue, tandis que le gouvernement s'efforçait d'éviter l'écroulement. Les taux d'intérêt ont été bombardés à 15,5 % dans l'espoir de contenir l'inflation.

La couronne islandaise est en chute libre sur le marché international des devises, et seule la devise zimbabwéenne, en pleine cata avec son vieux dictateur (???) (Note de RoRo: avec la différence que le Zimbabwé est un héritage du colonialisme et subit l'hostilité des ricano-occidentaux qui voudraient y imposer de nouveau leur "démocratie"), est dans une situation plus grave ! Bravo les neocons !! »

Hé bien, les neocons tentent de poursuivre leur œuvre dévastatrice et de faire payer au Peuple islandais leurs errements idéologico-économiques !

Un an après la « révolution des casseroles » qui avait contraint à la démission le premier ministre conservateur Geir Haarde, plusieurs centaines de manifestants éaient dans la rue à Reykjavik aux cris de « Pas d'Icesave. Pas de traîtres au pouvoir. Le pays est innocent » ou « Sauvez plutôt nos maisons ».

Environ 230 000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur un accord organisant le remboursement d'ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d'euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur Internet islandaise Icesave en octobre 2008.

Il faut savoir que si cet accord voyait le jour, il en coûterait environ 100 € par mois à chaque islandais et de l'ordre de 12.000 € au total !

Tout ça pour payer les conneries dont ils ne sont pas responsables !!!!!!!!

Une chose similaire se passe actuellement en Grèce ou la social-démocratie au pouvoir (Note de RoRo: aussi !) veut faire payer la crise aux grecs.

Un cran au-dessus, l'Europe freine des quatre fers l'intervention éventuelle du F.M.I en Grèce parce que ce serait une défaite « européenne » mais, dans le même temps, cette Europe s'avère incapable de s'entendre pour aider réellement la Grèce ! Encore une histoire de serpillière ou de wassingue ….

Pourtant, après la Grèce, il y aura le Portugal ! Il y aura aussi l'Espagne ! Et là, ce sera une autre paire de manches car les masses financières en cause seront d'un autre ordre de grandeur.

Pourtant, l'Islande (Note de RoRo: c' est-à-dire le capitalisme bancaire) en faillite frappe (Note de RoRo: et ce avec la fausse gauche verdassée au pouvoir!) à la porte de l'Europe, un peu comme un noyé se raccroche aux branches !

Vous la connaissez l'histoire du serpent européen qui se bouffe la queue ? Hé bien, regardez bien, elle se déroule en ce moment sous nos yeux !

Comme disait l'Ex-vulcanologue auvergnat, la bouche en cul de poule : Bon choix mesdames, bon choix messieurs !!

Guy Dutron

18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, euro-dictature, silence, medias, islande, banque, crise, finance, banques | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/01/2010

12/12/09: Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:46 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le tabou de la sortie de l'euro levé par la Grèce

 

 

 

Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce - Par Laurent Pinsolle

vendredi 11 décembre 2009

 Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce.

Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro

La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro, avec une dette également très importante. Résultat, elle paie aujourd’hui des taux à 10 ans de 5,77%, une prime de plus de 2 points par rapport à l’Allemagne, ce qui alourdit le fardeau de la dette.

Bref, le bénéfice de la convergence des taux du début de l’euro est un lointain souvenir. En revanche, la Grèce est aujourd’hui handicapée par l’inflation plus importante que la moyenne de la zone euro qu’elle a connu pendant les années 2000 et qui fait que les prix grecs ne sont aujourd’hui plus compétitifs, ce qui pénalise les exportations. Le pays se retrouve donc dans une situation très difficile entre sa perte de compétitivité et sa situation financière dégradée.

Comme il est clair que les autres pays ne viendront pas au secours de la Grèce, la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser ses exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une politique de déflation compétitive, à la manière des pays baltes, mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes.

Les vices de la monnaie unique

En fait, le cas grec montre malheureusement tous les travers de la monnaie unique. Les ayatollahs de l’intégration européenne essaient de soutenir que la monnaie unique nous a protégés, mais on se demande bien de quoi. Après tout, le PIB de la zone euro aura reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait des Etats-Unis, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Alors, bien sûr, la monnaie unique a évité des dévaluations entre pays membres de la zone euro. Mais cela aurait-il été un mal ? En effet, les Etats-Unis (et la Grande Bretagne) ont amorti la crise par la dépréciation de leur monnaie, ce qui rend leurs exportations plus compétitives et les importations moins intéressantes. L’absence de monnaie unique aurait sans doute permis à la France, l’Italie ou l’Espagne d’éviter de voir leur monnaie s’apprécier autant face au dollar ou à la livre…

Plus globalement, cet épisode montre une nouvelle fois que la zone euro n’est absolument pas une zone adaptée au partage d’une même monnaie. Les pays sont beaucoup trop différents, ce qui conduit à des effets pervers importants. La politique monétaire des années 2000 trouvait le moyen d’être à la fois trop restrictive et d’handicaper la croissance de la France et l’Allemagne tout en étant trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande, ce qui a fortement contribué à leur bulle immobilière.

La situation difficile de la Grèce, avec celles de l’Espagne et de l’Irlande montre les limites de cette construction artificielle qu’est la monnaie unique. Il y a donc fort à parier que la zone euro se délitera au fur et à mesure que ses effets pervers pousseront certains pays vers la sortie pour retrouver de l’air…

Source : blog de Laurent Pinsolle

tiré de Comité Valmy

21:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, grece, euro, finances, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: France: taxe carbonne: le pouvoir sanctionné pour imposture: un fameux camouflet pour Sarko...

From: Olivier Bonnet
Sent: Wednesday, December 30, 2009 2:07 PM
Subject: Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

 

Taxe carbone : le pouvoir sanctionné pour imposture - Le Conseil constitutionnel ne fait que constater l'évidence

Une fois n'est pas coutume, nous buvons du petit lait ce matin, par exemple en lisant Libération, qui annonce La taxe carbonisée : "Le Conseil (constitutionnel, NdA) a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93% des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées. L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt." Une expression fait florès pour commenter cette nouvelle : tous les médias ne parlent que de "coup de théâtre". C'en est effectivement un, d'une certaine façon, parce que nos esprits se sont habitués à l'idée que les sarkozystes peuvent tout se permettre et que rien ne peut les en empêcher. En ce sens, la décision du Conseil constitutionnel crée la surprise. Pourtant, elle ne fait que relever l'évidence ! Nous l'écrivions le 3 novembre dernier Taxe carbone : pollueurs préservés, ménages pigeonnés : on est dans la grande tradition UMPiste de la tartufferie. Que vaut le principe du pollueur payeur lorsqu'on prend soin d'épargner les entreprises ? C'est ainsi, nous apprennent Les Echos, que "C'est bien plus discrètement que les députés et le gouvernement ont voté une série d'exonérations à la taxe carbone. Les transporteurs routiers ont ainsi obtenu un régime sur mesure. A l'origine, il était prévu que les donneurs d'ordre (Carrefour, Ikea, etc.) prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur était livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement leur ôtant toute charge financière. Et les routiers ne paieront toutefois pas à leur place : ils seront eux-mêmes partiellement exonérés, au moins quatre ans (à co2hauteur de 36% en 2010). Le manque à gagner pour l'Etat est d'au moins 300 millions d'euros annuels." Si l'on veut faire changer les comportements et diminuer les émissions de CO2, ne faut-il pas justement peser contre le recours aux transports routiers, si polluants ? Et pourquoi exempter les grandes enseignes de toute responsabilité, comme si la façon dont elles se font livrer ne les regardait pas ? On ne sache pas pourtant que la grande distribution soit dans la difficulté... Au nom de quoi ne participe-t-elle pas à l'effort taxe carbone ? Tout simplement en vertu du principe gouvernemental qu'on pourrait formuler comme suit : pourquoi rogner les marges des entreprises quand on peut faire payer les ménages ?

Et c'est là que le tour de passe passe tient du sublime, révélé par Mediapart sous la plume de Jade Lindgaard : "En dispensant de taxe les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an jusqu'en 2013. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat ! Principaux bénéficiaires, quelques grandes multinationales : Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge..." On ne va quand même pas mettre à contribution les multinationales, vous rêviez ! "Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier", précise l'article. Voilà donc une taxe dont l'objectif est de lutter contre la pollution et qui épargne... les plus gros pollueurs. Vous avez dit hypocrite et cynique ?

Le Conseil constitutionnel n'a donc fait, hier soir, que constater l'imposture du pouvoir, flagrante. N'espérons pas néanmoins que la haute assemblée en fasse une habitude : le transfert des charges des entreprises vers les ménages est au coeur de la politique sarkozyste dans tous les domaines : suppression de la Taxe professionnelle - validée, elle, par le Conseil -, financement de la Sécurité sociale, des retraites... Sur ces derniers sujets, il ne faudra pas compter sur les "sages" pour censurer le gouvernement, qui s'apprête pourtant à donner un nouvel et insupportable tour de vis. On ne coupera pas alors à une mobilisation massive dans la rue, sauf à accepter de se laisser tondre en bons moutons que semblent devenus les Français sous le joug de ce pouvoir.


Alter Info l'Information Alternative

15:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, france, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, sarkozy, finances, medias, taxes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2009

26/01/2009: Belgique: Servir les gens...

Belgique: Servir les gens ...


Note de RoRo: c' est tout cela le libéralisme, la libre entreprise, la libre concurrence, voulus et imposés par l'  Eurodictature capitaliste, au service des multinationales et transcontinentales ... Aujourd'hui, il faut avoir le cœur bien accroché pour croire encore à "l'idée européenne" et à sa "construction". Les capitalistes, les banquiers, les patrons, la droite et l' extrême-droite y mènent le jeu en compagnie de la gauche-carpette complètement intégrée.

 

La Poste :: Le gouvernement ouvre le marché à la concurrence

Juste avant de démissionner, le gouvernement Leterme a décidé d'une loi postale qui introduit la concurrence dans la distribution du courrier. Un projet qui doit encore être soumis au Parlement.

Edith Janssen

L'arrivée de concurrents privés sur le marché de la distribution du courrier ne sera pas un avantage pour les usagers, disent les postiers. La qualité du service va diminuer et les prix vont augmenter (Photo La Poste)

D'après le projet gouvernemental, les nouveaux concurrents (privés) auront des facilités pour s'installer sur le marché postal, à partir de 2011. Alors que La Poste est chargée du service universel - la distribution du courrier 5 jours par semaine sur l'ensemble du territoire - les concurrents privés reçoivent 5 ans avant d'être obligés de distribuer sur 80% du territoire. Et ils reçoivent 2 ans avant d'avoir l'obligation de distribuer 2 jours par semaine. Cela signifie qu'ils pourront profiter des segments de marché les plus rentables (les grandes villes et les zones denses) et concentrer leur distribution sur un jour par semaine. De plus, même s'ils sont obligés de travailler pour la plus grande partie avec du personnel salarié, « cela ne dit rien sur leurs conditions de travail. Voyez l'exemple de Carrefour, où le personnel dans un des magasins devait gagner jusqu'à 30 % de moins qu'ailleurs », a dit Jef De Doncker du syndicat ACOD (CGSP).

La Poste resterait donc avec les morceaux les moins rentables du marché, puisqu'elle est obligée de couvrir tout le territoire, cinq jours par semaine .

Une telle loi mettrait La Poste gravement en difficulté. En effet, tant qu'existe le monopole public, le financement du service universel est assuré. Mais si des usagers confient leur courrier à d'autres opérateurs, La Poste n'aura plus assez d'argent pour assurer tout le service obligatoire.

Mais tout n'est pas encore joué. Le projet de loi doit être soumis et discuté au parlement en février. Il est encore possible de mettre la pression pour obtenir d'autres conditions (voir encadré). N'empêche que Johnny Thijs, patron de La Poste s'y est immédiatement conformé et qu'il met la pression sur le personnel: « Maintenant que nous sommes fixés, il est urgent de poursuivre les modernisations pour se préparer. Sinon les bénéfices de La Poste  vont fondre comme neige au soleil. ». Mais si on prévoit que les bénéfices vont fondre comme neige au soleil, alors pourquoi, en bon père de famille, la direction n'a-t-elle pas gardé ces bénéfices en réserve financière ? Pourquoi les avoir distribués aux actionnaires privés et avoir accordé une augmentation de 14 % aux membres du Comité de Direction ? Début 2008, La Poste a distribué 60,8 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, soit 43 % de plus qu'en 2007. La moitié (30,4 millions d'euros) est allée aux actionnaires privés, CVC et Poste Danoise, ce qui représente 10 % de rendement sur le capital qu'ils ont investi (300 millions d'euros). Alors que les postiers réalisent un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros.

5 000 pertes d'emploi

Mais aux postiers on dit qu'il faut se serrer la ceinture et accepter des pertes d'emploi pour assurer l'avenir de La Poste. La note du gouvernement parle de passer de 32  000 actuellement à 27  000 en 2012. L'acheminement du courrier (le « transport ») pourra être sous-traité à des indépendants. Actuellement, le secteur « transport » de La Poste emploie des centaines de chauffeurs à temps plein. Que deviendront-ils si La Poste vient à sous-traiter ce travail ?

Les travailleurs dans le privé sont confrontés depuis 100 ans au chantage de la concurrence : si vous n'acceptez pas tel sacrifice, nous ferons faillite face à la concurrence. L'ouverture du marché postal en 2011 sert de prétexte pour imposer des sacrifices sans limites. Mais à l'heure où des voix se lèvent pour créer des emplois pour la relance, ce n'est vraiment pas le moment de supprimer des milliers d'emplois publics. Il s'agit de l'avenir des jeunes et de tous ceux qui ont une famille à nourrir ! Le plan de relance du gouvernement parle de « garantir l'emploi » pour aider à relancer l'économie. Eh bien, que l'Etat montre le bon exemple à La Poste, où il est toujours actionnaire majoritaire.

16:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, presse, television, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, silence, poste, medias, exploitation capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2009

28/04/09: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE...

----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 28, 2009 10:18 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 

Sent: Tuesday, April 28, 2009 8:38 AM
Subject: Fw: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Avec cette info, ceux qui s'obstinent à vouloir  aller voter le 7 juin vont, au moins savoir, à quoi sert leur bulletin dans l'urne
mel
 
 
Sent: Monday, April 27, 2009 10:23 PM
Subject: Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

 Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...


L'affaire pourrait paraître anecdotique. Mais à l'heure où l'on enregistre 3.500 demandeurs d'emploi supplémentaires chaque jour et où familles, Etat et collectivités publiques doivent se serrer la ceinture, elle est symbolique. En 2007, le Bureau du Parlement européen, la Commission des budgets et l’assemblée plénière du PE ont donné leur feu vert à la rénovation et l’extension du club de sport situé dans les locaux de l’institution à Bruxelles. Un ensemble piscine-Spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et le personnel de la maison. Le député vert Gérard Onesta, qui porte ce projet depuis 2006, essaye de tempérer : il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur", pour tout de même « 5,6 millions d’euros ». Et la moitié des bénéfices devrait être reversé aux institutions européennes par l’exploitant.
Pourtant, le projet que le vice-président écolo du Parlement européen décrit dans son rapport initial de 2006, annonce bien une "extension" du club de 46% de la surface actuelle, et il a tout d’un complexe comprenant piscine ronde avec nage à contre-courant et jets de massage, hammam, sauna, solarium, cabinets d’esthétique, ostéopathe etc…et ce pour un montant estimé à l’époque à 4 millions d’euros.
Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques eurodéputés soucieux des deniers publics en Commission des budgets, M. Onesta a réécrit un peu le projet dans lequel il n’est formellement plus question de «piscine », mais où il faut aller fouiller dans les annexes pour retrouver «les deux bassins de l’espace aquatique » ainsi que des spécifications techniques qui ne laissent aucun doute : ce n’est pas un vivier pour les homards à servir au restaurant des eurodéputés, mais bien un complexe aquatique. Entre temps, les coûts ont d’ailleurs plus que doublé : l’appel d’offres en cours porte sur un montant non plus de 4, ni de 5,6 mais de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage, soit 9,3 millions d’euros. Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné par appel d'offres. Le 18 février dernier, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat...après les élections ?



Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...

Il en est de la piscine des eurocrates comme de la Constitution européenne ou de la directive Bolkestein : lorsque surgit un « non », le projet revient maquillé sous une autre appellation.

1) Un projet controversé de complexe avec piscine, hammam, sauna et solarium dans l'enceinte du Parlement européen 

Début novembre 2006, le comité de gestion du centre de sport approuve un projet proposé par les services du Parlement, de réaménagement avec extension de 46% de la surface, gagnée sur des places de parking sous-terrain inutilisées. 

Le futur Centre de Sports rénové et étendu comporterait différentes zones :
-         une zone "Santé/Beauté" avec kinésithérapeute, ostéopathe, esthéticienne et solarium,
-         une zone "Gymnastique",
-         une zone "Squash",
-         une zone "Saunas"
-         une zone "Balnéo" comprenant une "piscine ronde" (avec système de "nage à contre-courant", "jets de massage"), "trois petits bassins à températures variées (frigidarium, caldarium et tépidarium)", un jacuzzi, deux hammams et un espace de repos.  

Le budget prévisionnel table alors sur un investissement d'environ 4 millions d'euros. 

Le projet est approuvé à l'unanimité par le Collège des Questeurs en sa réunion du 28 novembre 2006, puis transmis au Bureau du Parlement qui l'adopte le 13 décembre 2006, soulignant notamment  "la nécessité d'offrir aux députés et aux personnels des installations sportives correctes, de telles installations représentant un service ayant une dimension sociale et dans le domaine de la santé".

Le Bureau transmet ensuite ce projet pour examen à la Commission des Budgets du PE, où plusieurs députés s'insurgent : s'ils acceptent le principe d'une rénovation a minima du centre sportif, ils refusent toute idée d'extension et encore moins de piscine. 

2) L'idée revient camouflée sous l'expression "espace aquatique" avec "deux bassins de débordement" 

En mars 2007, l'eurodéputé vert Gérard Onesta rédige une nouvelle note - qui restera confidentielle plusieurs mois - dans laquelle la "zone balnéo" a formellement disparu. 

Il faut aller lire les annexes pour trouver l'expression «espace aquatique». La "piscine" n'est plus explicitement mentionnée, pas plus que la zone spa, hammam, sauna et solarium. 

En revanche les spécifications techniques relatives à l'hygiène sont aussi limpides que l'eau dans laquelle les députés et leur personnel vont pouvoir tremper : "deux bassins de débordement", filtration et traitement de l’eau, carrelage, séparation des « usagers déshabillés pieds nus » et du « public habillé » etc. 

3) Bureau, Commission des Budgets et Parlement donnent leur feu vert à "l'espace aquatique" pour 5,4 millions d'euros 

Le 6 juin 2007, le Bureau du Parlement "confirme son accord de principe" sur la base de cette présentation édulcorée - sans la "piscine" - et charge le Secrétaire général de lancer des appels d'offres pour le contrat de gestion du Centre sportif qui "devra être basé sur le principe d'autonomie financière", ainsi que pour l'exécution des travaux. L'opération est désormais estimée à 5,4 millions d'euros. 

Le 7 juin 2007, le Parlement européen, à la suite de la Commission des Budgets, accepte le projet par un vote à main levée en plénière, sous réserve de plus de précisions (la "piscine" avait suscité l'ire de plusieurs députés). 

Le 11 octobre 2007, après présentation de cette étude ayant camouflé la "zone balnéo" dans un "espace aquatique", la Commission des Budgets au PE renonce à bloquer le projet. 

4) Au terme du dernier appel d'offre, les travaux sont réévalués à 9,3 millions d'euros 

En novembre 2007, l'appel d'offres pour les travaux est en revanche déclaré infructueux "eu égard aux montants élevés des offres déposées". Pour la gestion du Centre, une société néerlandaise est retenue au terme de l’appel d’offres. 

La Commission européenne annonce alors son intention de participer financièrement au projet, à hauteur de 1,5 million d'euros. 

Un nouvel appel d'offres est lancé pour la réalisation des travaux de rénovation et d'extension, pour un montant de 7.835.093 euros auxquels s'ajoutent 1,35 million pour les études, pilotage et différents contrôles, soit 9,3 millions d'euros au total. 

"Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques"...

L’investissement doit être théoriquement « avancé » par le Parlement et la Commission européenne puis remboursée au fur et à mesure par l’exploitant sélectionné. Mais l’équilibre financier de cette opération sur fonds public est loin d’être garanti : le coût prévisionnel a été multiplié par plus de deux depuis l’origine, à 9,3 millions d’euros, avec entre-temps un appel d’offre infructueux justement en raison des montants élevés des offres. 

Quoi qu’il arrive, on voit mal comment les nouvelles installations dans les sous-sols du Parlement européen ne resteront pas en définitive à sa charge, intégralement ou partiellement. Dans son rapport de mars 2007 précité, le député Onesta tente de réfuter cet argument en affirmant sans rire qu’: « Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques liées aux cotisations sociales, aux traitements des maladies ainsi qu'à moins d'absentéisme au travail, ce qui permet d'économiser des sommes colossales»…  

5) Le 18 février 2009, la piscine marque une pause avant les élections européennes 

Le 18 février 2009, le dossier est de nouveau à l'ordre du jour du Bureau du Parlement européen se réunissant à huis clos.  

Il auditionne Gérard Onesta qu'il félicite pour la "remarquable qualité de son travail". S’agissant des nouvelles décisions qu’il doit prendre pour faire avancer le projet (conclusion du contrat d’exploitation avec l’entreprise sélectionnée, travaux d'extension etc), il annonce qu’il les reporte « à une prochaine réunion ».  

Selon une source directe, c’est bien l’impact symbolique de ce projet sur l’opinion publique, à quelques mois des élections européennes et dans un contexte de récession grave, qui a conduit le Bureau à marquer une pause. 

Christophe Beaudouin
http://www.observatoiredeleurope.com/Pendant-ce-temps-la,-les-eurocrates-font-trempette_a1131.html?PHPSESSID=55615d010e9ed6a8d2024f7c3ac9f517

 

21:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, europe, euro-dictature, silence, finances, medias, nomenklatura capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2009

05/10/09: Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe...

 


C' est en EURO-DICTATURE capitaliste ...
RoRo

From: Crer
Sent: Monday, October 05, 2009 4:31 PM
 
 
Subject: (Crer-News-2) Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe

Quand le berceau des droits de l'homme devient xénophobe
 
Traqués, maltraités, privés de tous leurs droits et détenus dans des camps de transit, les immigrés en France vivent une situation indigne qui les place à la lisière de l'humanité. Ce pays qui fut terre d'asile et des droits de l'Homme s'est mué en champion de la chasse à l'homme. Fodé Roland Diagne, responsable syndical et porte-parole des Sans-papiers de Lille raconte le calvaire des immigrés.
 

Le mirage de l'Europe s'est transformé en enfer pour bon nombre d'Africains qui ont tenté l'odyssée à la quête d'une existence meilleure. L'Europe frappée de plein fouet par une crise multiforme se barricade et durcit sa législation sur l'immigration. La France, grâce à son rôle prépondérant dans cette Europe en construction, a pesé de tout son poids pour faire adopter des lois restrictives à l'encontre des immigrés. La maltraitance subie par le jeune sénégalais Massamba Seck en Espagne n'est pas un cas isolé. C'est le lot quotidien de beaucoup d'africains qui vivent en Europe. Des victimes anonymes que la presse occidentale a choisi de taire.

 

Selon, Fodé Diagne, « la chronique des Sans-papiers en France est aussi jalonnée d'actes de mauvais traitements qui se dénombrent par centaines. Parfois, les expulsés sont menottés, scotchés et drogués. D'ailleurs, il y a des gens qui sont morts au cours de leur expulsion. Je ne saurais donner de chiffres mais, il existe des cas connus de mauvais traitement subis par des immigrés en France. C'est par exemple, le cas du jeune ressortissant malien qui est mort dans un camp de détention. On note également dans le camp de Vincienne des traitements inhumains qui ont obligé des Sans-papiers en détention à entamer une action de résistance en mettant le feu dans leurs cellules. Ce qui pouvait se solder par mort d'homme ».

 

En 2007, des Sans-papiers en grève de la faim sont jetés hors des hôpitaux, à même le sol. Durant cette grève, des infirmiers avaient arraché les perfusions pour obliger les Sans-papiers à interrompre leur grève. Une action qui est en totale contradiction avec leur serment d'Hippocrate. L'immigré travaillant en France paye des impôts directs sur l'habitat et le revenu. Et malgré cela, son droit d'existence légale n'est pas respecté. Toute une série d'actions qui peuvent être rangées dans le registre d'actes de mauvais traitements.

 

Cette situation est rendue drastique par l'avènement de Nicolas Sarkozy. La politique de quotas qu'il a initiée est qualifiée par le mouvement des Sans-papiers « de politique de chasse à l'homme ». Car les quotas chiffrés fixés à l'avance induisent forcément des stratégies de traque pour atteindre les objectifs fixés. Ce qui d'ailleurs pose un réel problème parce que l'essentiel des reconductions concerne les étrangers venus des pays de l'Est, qui recevaient chacun 300 euros en guise de compensation. Ces ressortissants européens sont, pour l'essentiel, des citoyens de pays membres de l'Union européenne. De ce fait, ils peuvent revenir quand ils veulent, parce que l'espace Schengen garantit la liberté de circulation.

 

C'est pourquoi, de l'avis de M. Diagne « cette politique des chiffres est non seulement inefficace, mensongère, en plus elle contribue à grever le budget national ». Ce mode de lutte contre l'immigration politique de chasse à l'homme et de traque abominable a été dénoncé même au sein de la police. C'est le cas du commissaire de police Laurent Cathie qui a tiré la sonnette d'alarme sur cette politique qui ne cadre pas avec les principes d'un Etat de droit.

 

DES TECHNIQUES DE PIEGE

La politique de la traque induit nécessairement l'utilisation des techniques de piège comme les lettres qu'on envoie aux Sans-papiers en utilisant l'adresse de l'association à laquelle ils sont affiliés pour défendre leurs droits. Quand ils se rendent à la convocation, ils sont mis aux arrêts dans les centres de détention.« Dans les écoles, des enfants de trois à quatre ans sont retenus en otage par la police pour appâter leurs parents en situation irrégulière. Aujourd'hui, on sait que la police pratique des arrestations ciblées qui consistent à prendre un jour pour ne contrôler que des asiatiques, le lendemain les noirs, le surlendemain les maghrébins et ainsi de suite. Toutes ces méthodes viennent contredire la loi française qui condamne le contrôle de faciès. C'est quelque chose d'intolérable dans un pays de liberté comme la France. Face à la montée en puissance de l'islamophobie et du racisme, on note un certain repli identitaire, défensif des minorités », constate M. Diagne.

 

L'EUROPE EN DECADENCE

Devant cette avalanche de lois restrictives, beaucoup d'observateurs dénotent une certaine décadence d'une Europe qui a imposé sa culture, ses lois et sa technologie au reste du monde. Cette analyse est partagée par Fodé Diagne qui estime que les progrès se font ailleurs dans le monde. « L'Europe qui a été un modèle de démocratie est aujourd'hui en régression sur le plan économique, social, politique. Ce qui constitue des signes de décadence comme on l'a noté dans l'histoire des grands empires. Aujourd'hui, c'est l'Asie qui est en train de devenir le moteur économique et l'Amérique a fait un pas de grand par l'élection d'un noir à la Présidence ». Après avoir condamné de manière incisive la politique européenne, notamment française, Fodé Diagne ne manque pas de s'indigner de la passivité des autorités africaines.

 

Quand le Parlement européen a adopté l'année dernière une loi autorisant la mise en détention d'immigrés y compris d'enfants mineurs pour une durée de 6 mois, seuls les présidents Hugo Chavez du Venezuela, Evo Morales de la Bolivie et Raphael Corréa de l'Equateur ont montré leur indignation en envoyant une lettre de protestation aux chefs d'Etat européens. Alors que la majorité des immigrés d'Europe est africaine. Face à ce silence inquiétant et coupable des présidents africains, Fodé Diagne n'a pas manqué de manifester toute son indignation. Un avachissement qui s'explique par les sommes importantes qu'ils reçoivent au nom de la lutte contre l'immigration. Les chefs d'Etats africains, en n'acceptant ces « deal », ont préféré troquer la dignité humaine à des biens matériels.

L'impossible politique d'assimilation

Nous sommes dans une phase de transition où il existe deux symboles qu'il faut voir. D'abord le premier symbole, c'est l'élan de solidarité qui s'est manifesté lors des intempéries dans le département du Nord de la France où des Sans-papiers du Sud ont récolté de l'argent pour aller le remettre aux sinistrés, qui sont des Français de souche. Par ricochet, ces victimes ont soutenu à maintes reprises les marches des Sans-papiers. Le deuxième symbole, c'est l'expulsion de ces derniers de la Bourse du travail de Paris par des syndicalistes.

 

Donc, il y a deux visions qui s'entrechoquent. D'un côté, il existe un mouvement des travailleurs qui cherchent une unité pour faire reculer les mesures prises par le pouvoir et le patronat et, en même temps, la menace de la scission, qui est en train de saper la cohésion des mouvements sociaux. Pour le moment, on ne sait pas ce que cela va donner. Soit ce sera une sorte de fascisation de la société française, soit on trouvera des voies et moyens dans l'unité pour donner un coup d'arrêt à cette menace.

L'assimilation est une politique coloniale qui a échoué dans les colonies. Elle a créé une élite complètement déracinée alors qu'elle est rejetée par les peuples colonisés dans leur majorité. Cette même politique d'assimilation est actuellement défendue par une partie de la classe politique notamment, Nicolas Sarkozy. La véritable équation est de savoir comment cette politique qui a échoué dans les anciennes colonies parviendra -t-elle à s'imposer aux enfants de la deuxième, troisième et quatrième génération ?

 

Baye Makébé SARR

Source ; http://www.lagazette.sn/spip.php?article690

 

 



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28/06/2009

25/06/2009: ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST...

From: Mélanie Gautier
Sent: Thursday, June 25, 2009 10:55 PM
To: romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Regards d'Europe (parlons clair 57)

 

 

REGARDS D'EUROPE
ABSTENTION RECORD CHEZ LES "NOUVEAUX" DE L'EST
Les appels de John Monks, secrétaire de la CES, relayés en France par le secrétaire général de la CGT, à aller "voter pour une Europe sociale" n'ont pas été entendus par une grande majorité de travailleurs, notamment les jeunes, qui ont décidé de s'abstenir en toute connaissance de cause. "L'Europe sociale", il y a bien longtemps qu'ils n'y croient plus depuis qu'ils ont compris que la construction européenne n'avait été conçue et mise en œuvre que dans l'intérêt du capital au détriment du travail et pour empêcher l'expression de la souveraineté populaire. Dans un entretien à la publication "Alternatives économiques" du 3 avril 2009, Jacques Delors expliquait que le désintérêt des peuples résultait d'une érosion de la mémoire par rapport aux objectifs des "pères de l'Europe". C'est justement parce que les peuples ont de la mémoire qu'ils sont de plus en plus nombreux à refuser de voter dans toute l'Union européenne mais pas pour les raisons avancées par M. Delors. Ils se souviennent que François Mitterrand leur avait promis en 1983:"L'Europe sera sociale ou ne sera pas"; que c'est le même Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, qui a initié et mis en œuvre l'Acte unique ouvrant à la concurrence les marchés des capitaux, des biens, des services et des travailleurs; que l'Union européenne a participé aux guerres dans les Balkans et est devenue le cheval de Troie de l'OTAN. Ils ont aussi et surtout en mémoire la façon dont le rejet du traité de constitution européenne (avec une forte participation de 70%) a été bafoué par la manœuvre parlementaire qui a fait adopter le traité de Lisbonne. Le peuple français a tiré les enseignements de ce déni de démocratie en s'abstenant massivement le 7 juin à près de 60%, 70 à 80% dans les quartiers populaires et 77% dans les Départements d'Outre-mer. Cette abstention, qui constitue un record historique, exprime avant tout un rejet de l'intégration européenne et de ses politiques antisociales et de démantèlement des services publics. Effectivement, parmi les abstentionnistes, on retrouve un fort pourcentage de ceux qui avaient voté "non" en mai 2005 et qui n'ont pas trouvé d'autre façon de s'exprimer dans cette élection.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le taux d'abstention est élevé dans presque tous les pays de l'Union européenne, 57% en moyenne. Mais il est encore supérieur dans les pays de l'Est nouveaux membres de l'Union européenne depuis 2004 (ou 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie). Particulièrement courtisés après la chute de l'URSS, leurs peuples se sont tournés vers l'Union européenne qui leur était présentée comme un eldorado de la consommation. Obligés d'appliquer des critères d'adhésion très contraignants qu'on leur imposait, ils ont peu réagi à la casse de leurs services sociaux, à l'augmentation des importations et à la privatisation de pans entiers de leur économie. Quel désenchantement depuis leur adhésion! N'attendant rien de l'Union européenne, subissant au contraire ses injonctions et ses directives, ils se sont massivement abstenus avec des taux de participation souvent inférieurs à 30%:19% en Slovaquie, 22% en Roumanie, 27% en Pologne, 28% en République tchèque et en Slovénie, 36% en Hongrie, 37% en Bulgarie. Ces résultats n'ont pas empêché le journal "Le Monde" du 8 juin de juger les Polonais "euro enthousiastes"!
Cette vague d'abstentions, une véritable déferlante, n'a pas empêché la plupart des commentateurs et responsables politiques, à droite comme à gauche, de proclamer dès le lendemain de l'élection leur "besoin d'Europe"! D'autres, plus perspicaces, ne cachent pas leur inquiétude comme Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Euro groupe, pour qui on aurait tort de sous-estimer "le caractère explosif" de la situation: "Nous sommes au milieu d'une crise économique et financière, nous allons vers une crise sociale puisque crise d'emploi il y aura (...). J'ai l'impression que beaucoup d'hommes politiques sous-estiment l'impact du phénomène". Il a mille fois raison de prévoir une explosion sociale puisque les politiques antisociales, qui vont se renforcer, en aggravant les injustices et les inégalités, ne pourront que déboucher sur des luttes revendicatives. La voie du changement ne peut venir que par les luttes à tous les niveaux. A nous, communistes, de contribuer à faire grandir ces luttes en les inscrivant dans la construction d'une politique progressiste dégagée du carcan de l'Union européenne et ouverte à des coopérations internationales fondées sur l'avantage mutuel dans le respect des souverainetés nationales.
L'EUROPE EN BREF...
D'après l'office européen des statistiques, Eurostat, l'Union européenne a rejeté 73% des demandes d'asile en 2008 (240 000 ont été enregistrées); en France, les rejets ont atteint 84%.
Trois groupes italiens sont en tête du classement des plus grands bénéficiaires de la politique agricole commune: Italia Zuccheri (139,7 millions €), Eridania Sadam (125,2), Instituto centrale della banche popolari italiena (95,8). Trois groupes français sont parmi les 25 plus grands bénéficiaires: Doux (62,8), Saint Louis Sucre (38,6), Sucrière de la Réunion (25,6). La PAC profite surtout à l'industrie agroalimentaire plutôt qu'aux agriculteurs.
Le commissaire européen au marché intérieur, l'Irlandais McCreevy, a demandé aux gouvernements des pays de l'UE de "résister" à la tentation de taxer les grosses fortunes pour éponger le déficit public. En instaurant un bouclier fiscal en faveur des grandes fortunes, Nicolas Sarkozy n'a pas eu de mal à résister à cette tentation!
Un récente publication de l'Institut syndical européen "Benchmarking Working Europe 2009" constate que, ces dernières années, l'emploi a augmenté mais "principalement les emplois à temps partiel ou précaires"; elle note également que "les salaires des travailleurs ont diminué de manière assez significative".
Les échanges de biens entre l'Union européenne et la Chine ont plus que triplé en valeur entre 2000 et 2008; le déficit commercial de l'UE est passé de 49 milliards € en 2000 à 169 en 2008. L'Allemagne est le premier dans l'UE, à la fois pour l'exportation (43% des exportations de l'UE) et l'importation (21%).
Jean Paul Le Marec
 
Collectif Polex

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25/06/2009

24/06/2009: ACN Parlement européen: entre abstentions et opportunismes...

From: Agence Cubaine d´Information
Sent: Wednesday, June 24, 2009 7:18 PM
To:


ACN Parlement européen: entre abstentions et opportunismes



Servicio de francés agencia cubana de noticias
Parlement européen: entre abstentions et opportunismes
(Néstor Núñez)


Le résultat des récentes élections au parlement européen et la présence majoritaire de la droite dans ses rangs n’ont pas étonné ceux qui suivent de près la politique intérieure du Vieux Continent.
D’ailleurs, les élus de groupes qu’on a l’habitude de cataloguer comme « de gauche » se sont comportés, ces derniers temps, exactement comme auraient pu le faire ceux qui siègent à leur droite.
Il est toutefois indéniable que les élections réalisées ce mois-ci ont fait pencher fortement la balance vers la droite traditionnelle, même si cela ne reflète pas nécessairement les positions réelles de l’ensemble de la société européenne.
Il faut tenir compte de plusieurs facteurs clef qui expliquent cette situation. Tout d’abord, les électeurs se sentent de plus en plus découragés et croient de moins en moins à la possibilité que leurs votes puissent modifier significativement leur situation. C’est cette raison qui explique le fort taux d’abstentionnisme, bien au dessus de 50 % en moyenne dans la région.
De plus, il faut aussi tenir compte du poids que représente pour les électeurs le surgissement de la crise, née d’incorrectes décisions économiques prises par ceux qui en étaient les responsables, et ses séquelles de chômage ou d’emplois à temps partiel ou sous-payés, et les problèmes sociaux qui en découlent qui, selon certains analystes, représentent à l’heure actuelle une véritable menace pour la stabilité de ces pays.
La montée de l’abstentionnisme a eu une autre conséquence : l’affluence opportuniste de secteurs fondamentalistes minoritaires, en général anti-européens, xénophobes et outrageusement nationalistes.
C’est là l’un des résultats négatifs de l’abstentionnisme de citoyens convaincus qu’il était inutile d’accorder la moindre confiance à des figures politiques qui les ont constamment déçus, et qui n’ont fait que démontrer leur partialité et leur manque de préoccupation pour les véritables problèmes des majorités au moment d’exercer leurs responsabilités.
On peut observer la monté d’un autre danger, celui d’un processus intentionnel de dépolitisation qui tend à freiner et désorganiser des secteurs traditionnellement combatifs comme ceux des ouvriers, des paysans et d’autres.
De toute façon, malgré la faible participation des électeurs au scrutin, le rite « démocratique » a eu lieu et il a permis de légitimer un pouvoir dont la base réelle est mince mais qui saura tirer à profit la désillusion des abstentionnistes pour parvenir à imposer leurs propres intérêts.





Título en español
De abandonos y oportunismos en el Parlamento Europeo

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23/02/2009

20/02/2009: VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis...

BELGIQUE "démocratique": des gens, y compris des enfants, enfermés, pendant des semaines, des mois, sans aucun procès, sans aucun jugement, sans aucune condamnation, comme à Guantanamo, le camp de concentration ricain...
Où sont donc passé tous nos fervents défenseurs de la "Liberté", de la "Démocratie", des "Droits de l'homme", de la "Justice" ???
Nos fameux journalistes "neutres", "libres" et "indépendants" sont-ils tous partis en reportage au ... Tibet ???
RoRo
 

From: Crer
Sent: Friday, February 20, 2009 8:45 PM
Subject: (Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

Nossegem-- Alors que l'Etat belge ne prévoit pour l'heure toujours aucun solution à la question des sans-papiers, la coordination pour la régularisation et la libre-circulation, à l'occasion de la Saint_valentin avait organisé une parade des coeurs séparés pour montrer son soutien et sa solidarité aux couples qui font l'expérience de cette séparation ainsi qu'à toutes les personnes retenues dans le centre de rétention 127 bis. (Note de RoRo: détention, plutôt que rétention).
 
 
(Crer)


 
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19/02/2009

18/02/2009: La France sous le joug de l'empire israélo-américain...

La France sous le joug de l'empire israélo-américain. François Costes - À lire ou relire
 
François Costes
26/01/09  
La France sous le joug de l'empire israélo-américain.

 
Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui menace sérieusement l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ?
 
[1] NICKY AU PAYS D'ARIK
 

 "J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai."
 
 Nicolas Sarkozy
 Discours de politique étrangère
 Conférence des ambassadeurs
 27 août 2007
 

En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. (1/01)
 
En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de la France'. A sa sortie d'un entretien avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien de l'époque lui avait publiquement lancé : 'Je suis certain que vous avez bien conscience de
 faire partie de nos amis.' Une petite phrase destinée à montrer que Sarkozy, à ses yeux, incarnait bien une vraie rupture avec Jacques Chirac. (...) Lors de ce voyage, [Sarkozy] confiait à Libération, depuis l'esplanade des mosquées, vouloir 'bien évidemment se rendre très bientôt dans les territoires palestiniens'. Il avançait la date de 'février ou mars 2005'. Il ne s'y est finalement jamais rendu." (1/02)
 
Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy a tissés depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli
 en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (....) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." (1/03)
 
En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Nicolas Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". (1/04) En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre
 israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." (1/05)
 
Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club
 raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en oeuvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." (1/06)
 
Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "Au lendemain d´une conférence de presse donnée à Paris par Nicolas Sarkozy au cours de laquelle il exprimait sa vision de la politique extérieure française, Guysen Israël News apprenait qu´un timbre israélien à l´effigie du candidat UMP avait été créé par son comité de soutien en Israël. À l´origine de cette initiative originale, Sylvain Semhoun délégué élu UMP Israël, et conseiller élu à l´assemblée des Français de l´étranger. 'Il s´agit d´un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d´Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l´anniversaire de N. Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l´on peut désormais trouver dans les postes israéliennes' indique S. Semhoun, (...) qui revendique par ailleurs être celui qui représente
 officiellement Sarkozy en Israël." (1/07)
 
Mieux encore, il est possible que Sarkozy ait été recruté il y a plus de 20 ans par les services secrets israéliens : "Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection [présidentielle], tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une 'note de synthèse' de deux pages. Son titre : 'L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme.' Au-dessus, un pseudo-logo de la 'DGSE'. (...) Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion
 israélien. 'Trois citoyens français prédisposés à collaborer' auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du 'réseau'. En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le 'jeune et prometteur' Sarkozy, le 'quatrième homme du Mossad'. Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine)." (1/08)
 
Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France). (1/09)
 
Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de la Ve République'. (...) Le chef de l'opposition nationaliste, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, de son côté, qu'il se considérait comme 'un ami personnel' de Nicolas Sarkozy 'depuis cinq ou six ans'. Les deux hommes se sont côtoyés lorsqu'ils
 occupaient tous les deux les fonctions de ministre des finances. 'Nous nous parlons régulièrement au téléphone', a affirmé à la radio le chef du Likoud." (1/10)
 
En mai 2007, le soir même de son élection à la présidence de la République, Sarkozy, en apparence porté par "un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation", lançait son projet d'union méditérranéenne : "Le temps est venu de bâtir au centre une Union méditérranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a soixante ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerrannée." Mais l'habile orateur s'abstenait de révéler ses véritables objectifs : "Emporté par son élan, Nicolas Sarkozy oeuvre à la création d'une nouvelle organisation intergouvernementale : l'Union pour la Méditerrannée (UPM). Une fausse bonne idée dont personne ne veut à l'exception du mouvement sioniste et des chefs d'entreprise en quête de protections politiques. Car derrière les beaux discours, le président français tente de réorganiser l'Union européenne autour d'un
 tandem franco-anglais et en ouvrant la porte à Israël, bien que ce pays ne respecte pas le droit international." En mars 2008, "le Forum de Paris, une association créée par l'ancien président de Radio Shalom, Albert Mallet, et liée à TF1 et à Marianne, [organisait] un colloque haut de gamme sur le projet d'Union pour la Méditérranée. Parmi les orateurs, on retrouve (...) surtout l'ambassadeur André Azoulay (représentant officieux du roi du Maroc) et l'ambassadeur Elie Barnavie (représentant d'Israël). On y célèbre l'identité transméditerranéenne et l'on se gargarise avec le 'processus de paix israélo-palestinien' pour mieux faire l'impasse sur la nature du régime sioniste, la longue errance des réfugiés palestiniens au Proche-Orient, l'apartheid en Israël et dans les territoires occupés, la torture, les guerres expansionnistes, l'annexion des fermes libanaises de Chebaa et du plateau syrien du Golan." (1/11)
 
A l'automne 2007, lors d'une visite peu couverte par les grands quotidiens parisiens, le premier ministre israélien était reçu à l'Elysée : "C´est donc par des termes dithyrambiques que la rencontre au sommet entre Ehoud Olmert et Nicolas Sarkozy, qui s´est déroulée ce 22 octobre, a été décrite par l´entourage du premier ministre israélien. Qualifié d´extraordinaire et d´historique, l´entretien entre les deux hommes a conforté la relation entre les deux pays qui semblent désormais pouvoir tout se dire sans craindre la langue de bois. (...) Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que 'pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres'. L´élection de N. Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes. (...) Ce matin, le Premier
 ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l´honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l´Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d´honneur, avant de retrouver le chef de l´État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu´il 'existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord'. (...) À l´issue de plus d´une heure de déjeuner, N. Sarkozy a raccompagné E. Olmert sur le perron de l´Élysée en lui donnant une longue et chaleureuse accolade. (...) Après avoir rencontré son homologue français
 François Fillon, et le ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, Ehoud Olmert a clôturé cette première journée parisienne par une rencontre avec les membres du CRIF à l´occasion d´une réception." (1/12)
 
En novembre 2007, on apprenait que la France allait subventionner l'industrie militaire israélienne : "Le secrétaire d'Etat français chargé du commerce extérieur, Hervé Novelli, a participé à la Sixième conférence pour l'exportation et la coopération internationale organisée par les services du Premier ministre israélien le 1er novembre 2007 à Tel-Aviv. Ce déplacement a été l'occasion de préparer le rapprochement entre Israël et la France qui devrait prendre forme lors d'une visite du président Nicolas Sarkozy en mai 2008, puis avec la participation d'une unité de Tsahal au défilé militaire du 14 juillet (...). M. Novelli était accompagné d'une importante délégation, incluant notamment Lionel Stoléru, président de la Chambre de commerce France-Israël et chargé de mission auprès du président de la république. (...) Il a annoncé (...) la création d'un Fonds commun d'investissements pour l'innovation qui pourrait être
 doté de 100 millions d'euros. Compte tenu de la situation particulière de l'Etat hébreu, la recherche développement commune devrait porter sur des projets à usage militaire. Dès lors, [ce fonds] serait un soutien indirect à l'armement israélien. (...) Défenseur systématique de la politique des Etats-Unis, Hervé Novelli est l'une des rares personnalités politiques françaises a avoir approuvé aussi bien l'invasion de l'Irak par les Anglo-Saxons que l'attaque du Liban par Israël." (1/13)
 
Les relations entre Paris et Tel-Aviv seraient ainsi devenues des plus intimes : "En répondant à l'invitation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), mercredi 21 novembre [2007], David Martinon a fait d'une pierre deux coups. Le porte-parole de l'Elysée a pu défendre sans peine la position déjà enviable du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, auprès d'une partie de la communauté juive. Et il en a également profité pour soigner son image de candidat UMP aux élections municipales dans la ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), qui abrite une vie communautaire active, et où le président de la République l'a intronisé, le 30 septembre. Devant un auditoire qui était dans l'ensemble acquis à la politique de M. Sarkozy, M. Martinon a rappelé les positions du chef de l'Etat dans la lutte contre l'antisémitisme et son engagement auprès d'Israël, deux dossiers cruciaux aux yeux des représentants du CRIF. 'Le terme
 de "lune de miel" n'est pas trop fort pour caractériser les relations franco-israéliennes', a assuré le porte-parole de l'Elysée, insistant à plusieurs reprises sur la singularité des positions du président envers Israël au sein de la classe politique française." (1/14)
 
En décembre 2007, alors que les médias français suivaient de près la visite en France de Muammar Khadaffi en diabolisant au mieux le président lybien, Nicolas Sarkozy accueillait, plus discrètement, Benjamin Netanyahu. A l'occasion de cette rencontre "très amicale", le premier sayanim de France laissait savoir qu'il partageait entièrement les estimations des services du renseignement israéliens quant à la menace nucléaire iranienne, - sans tenir compte de la publication, quelques jours auparavant, des conclusions des principales agences officielles américaines infirmant cette prétendue menace. (1/15) Dans la foulée, Sarkozy confirmait qu'il se rendrait en Israël en mai 2008 pour fêter le soixantième anniversaire la fondation de l'Etat sioniste. (1/16) Le même jour, Netanyahu, accompagné du général Moshe Yaalon, était reçu à Paris dans les locaux de la Maison du Barreau par l'association France-Israël et par Avocats Sans
 Frontières, ce qui montrait "une fois de plus, la complicité généralisée dont bénéficient les étrangleurs de la Palestine de la part des institutions françaises, qu´il s´agisse du gouvernement, de sa police, ou de l´Ordre des Avocats." (1/17)
 
En janvier 2008, après Ehoud Olmert, puis Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy recevait officiellement Ehoud Barak. Alors que l'Etat juif imposait un blocus total de la bande de Gaza avec de désastreuses conséquences pour la population palestinienne, le ministre de la défense israélien pouvait, au cours de cette visite, s'exprimer librement dans Le Figaro, le quotidien pro-sarkozyste et pro-sioniste de Serge Dassault, et affirmer qu'il n'y avait "pas de crise humanitaire à Gaza". (1/18)
 
En février 2008, Sarkozy continuait à soutenir publiquement Israël, cette fois-ci lors d'un dîner au bois de Boulogne : "Nicolas Sarkozy sera l'invité d'honneur du prochain dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 13 février 2008, invitation habituellement réservée au Premier ministre, a-t-on appris mercredi auprès du CRIF. François Fillon sera lui aussi invité, tout comme de nombreux membres du gouvernement, mais c'est au chef de l'Etat qu'il reviendra de prononcer un discours, a indiqué à l'AFP Haïm Musicant, directeur-général du CRIF. Selon M. Musicant, c'est Richard Prasquier, président du CRIF, qui a tenu à inviter le président de la République. M. Prasquier fait partie de la délégation qui accompagne actuellement M. Sarkozy aux Etats-Unis. (...) Ce sera le vingt-troisième dîner du CRIF, qui a lieu chaque début d'année au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne (XVIe),
 en présence de nombreuses personnalités politiques, religieuses et diplomatiques. (...) La tradition veut que le président du CRIF fasse un discours, auquel répond le représentant de la République." (1/19)
 
Devant les invités du CRIF, Sarkozy déclarait ne plus vouloir serrer la main de ceux qui refusent l'existence d'Israël : "Interpelé sur la menace nucléaire iranienne et la sécurité d'Israël par le président du CRIF, Nicolas Sarkozy a précisé les positions françaises. Se présentant comme un 'ami d'Israël', le président a rappelé que 'la France ne transigerait pas avec la sécurité' de l'Etat juif. (...) 'Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël, a-t-il affirmé sous les applaudissements." (1/20) "Il a aussi annoncé son souhait de voir confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, à la rentrée 2008, dans le cadre de la lutte contre l'antisémitisme. Cette proposition suscite un accueil réservé de la part des enseignants.. Le syndicat UNSA-SE la qualifiait jeudi matin 'd'ânerie morbide'." (1/21)
 
Ce dîner au bois de Boulogne fut un succès incontestable pour l'internationale sioniste : "Le traditionnel dîner du CRIF, rendez-vous annuel obligé de la classe politique française toutes tendances confondues, de l´intelligentsia, des représentations diplomatiques, des dignitaires religieux des principales religions et des personnalités éminentes de la communauté, a battu le 13 février tous les records d´affluence. Plus de 1000 invités se pressaient dès 19h, allée de Longchamp, à l´entrée du Pavillon d´Armenonville. La présence exceptionnelle du chef de l´Etat, Nicolas Sarkozy et de la quasi totalité des membres du gouvernement réunis autour du Premier ministre, François Fillon et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, donnait un lustre prestigieux à cet événement retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision françaises et étrangères. Arrivé vers 19h30, le président Sarkozy, tout droit rentré d´un
 voyage officiel en Guyane, a été accueilli par le président du CRIF, Richard Prasquier, entouré des membres du Bureau Exécutif. Après un cocktail comme toujours animé, les discours, très attendus, de Richard Prasquier et de Nicolas Sarkozy ont constitué le clou de cette soirée présentée par le directeur général du CRIF, Haïm Musicant, comme ayant un caractère exceptionnel. (...) A propos d´Israël, le président réaffirme : 'Je suis un ami d´Israël'. Et il en donne une preuve d´actualité : 'J´ai voulu que la première visite d´Etat d´un président étranger en France soit celle que va effectuer en mars prochain, Shimon Peres'. Et encore : 'La France souhaite de toutes ses forces l´entrée d´Israël dans la Francophonie'. (...) A son tour, le président de la République est chaleureusement applaudi par un public conquis. Il est bien entendu impossible de citer les nombreuses personnalités présentes au Pavillon
 d´Armenonville. Outre les membres du gouvernement, les représentants éminents de la plupart des partis politiques, les dignitaires religieux, les dizaines d´ambassadeurs dont ceux de Tunisie et du Maroc, très entourés, on pouvait croiser des vedettes de la chanson comme Régine ou Rika Zaraï et des hommes de plume, tels Marek Halter. Compte tenu du succès remporté cette année, nul doute que le prochain dîner du CRIF devra compter sur la pérennisation du cap mythique des 1000 invités." (1/22)
 
Comme le note Thierry Meyssan, qui dirige le Réseau Voltaire, le discours de Sarkozy au pavillon d'Armenonville a confirmé un profond changement de la politique étrangère française : "Nicolas Sarkozy a présenté aux responsables et aux invités du CRIF la nouvelle politique israélienne de la France. (...). L´importance du propos a échappé aux éditorialistes français, mais pas aux chancelleries étrangères qui s´interrogent sur les fondements idéologiques et les conséquences d´un tel bouleversement. (...) Contrairement à son intitulé, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n´est pas -ou plutôt n´est plus- représentatif de tous les juifs de France. Si, à l´époque où il était présidé par l´avocat Théo Klein, il apportait un soutien critique à l´État d´Israël, il s´est aujourd´hui transformé en simple courroie de transmission du mouvement sioniste. Désormais, il lutte contre
 la République française, accusant d´'assimilationnisme' les juifs républicains héritiers de la Révolution et de l´abbé Grégoire. Il agit comme un lobby à l´américaine et entretient d´ailleurs des liens étroits avec l´AIPAC et l´AJC aux États-Unis. De 2001 à 2006, il était présidé par le banquier Roger Cukierman, secrétaire général de la financière Rothschild, qui en a considérablement durci ses positions. Il est aujourd´hui présidé par le cardiologue Richard Prasquier, également lié à la dynastie Rothschild. Le dîner annuel du CRIF s´est progressivement imposé comme un événement mondain parisien. S´y montrer, c´est manifester son soutien à Israël et laisser entendre que l´on bénéficie soi-même de l´appui de ce lobby. Compte tenu de l´influence supposée de cette organisation, tout ce qui compte d´opportunistes en politique fait donc des pieds et des mains pour y être invité, quitte à payer
 chèrement sa place, car cette soirée de gala n´est pas gratuite. Si des parlementaires et des membres du gouvernement s´y bousculent, le président de la République ne s´y rend jamais car sa fonction lui interdit d´apporter un soutien ostensible à quelque groupe de pression que ce soit. François Mitterrand a cependant dérogé une fois à cette règle (en 1991) pour des motifs électoralistes qui ne sont pas à son honneur. Nicolas Sarkozy, quant à lui, revendique au contraire d´user et d´abuser de sa fonction de président de la République pour favoriser ses amis. Ayant déjà honoré de sa présence les réunions de divers lobbys, il pouvait bien participer à celle du CRIF. C´est donc devant un millier d´invités acquis au sionisme, ou feignant de l´être, dont la quasi-totalité de son gouvernement, que Nicolas Sarkozy a défini la nouvelle politique israélienne de la France. L´événement était retransmis en direct sur
 la chaîne parlementaire et sur la chaine d´opinion Guysen TV. En effet en vertu du principe du deux poids deux mesures, alors qu´Al-Manar a été interdite en France par crainte de voir importer dans le pays les conflits du Proche-Orient, Guysen TV -qui a les mêmes caractéristiques, mais au service de l´occupation israélienne- a par contre été autorisée. (...) Nicolas Sarkozy, quant à lui, opère une rupture avec ses cinq prédécesseurs. Il imagine restaurer le parti colonial, non plus dans une rivalité entre Français et Anglo-Saxons, mais au sein d´un empire transatlantique en formation, où la classe dirigeante commune aux États-Unis et à l´Union européenne ambitionne d´exercer collectivement une domination globale. Dans cette perspective, l´année 2008, qui correspond au 60ème anniversaire de la proclamation unilatérale d´indépendance de l´État d´Israël, devrait être celle d´un rapprochement spectaculaire
 entre Paris et Tel-Aviv. (...) En politique étrangère, la rupture sarkozyenne est donc beaucoup plus vaste qu´on ne le perçoit.. Elle remet en cause les idéaux de la Révolution française. Il n´est pas sûr que les Français l´acceptent car il est des ruptures qui sont des trahisons." (1/23)
 
En mars 2008, c'était Shimon Peres, le président israélien, qui venait dîner à l'Elysée. En l'accueillant, Carla Bruni-Sarkozy, elle-même d'origine juive, déclarait "avoir ressenti une grande émotion" pour cet "homme exquis". (1/24) L'hebdomadaire Paris Match, un des moteurs de la machine de propagande israélo-américaine dans l'Hexagone, révélait aussi que le chef cuisinier du palais présidentiel avait, à la demande d'un rabbin, "recouvert tous les plans de travail d'aluminium pour que les repas servis ce soir soient casher." Parmi les convives venus se régaler, pendant que la bande de Gaza crevait de faim, "d'asperges vertes et blanches sur un râpé de truffes" suivies "d'un filet de barbue aux morilles accompagné d'un risotto au parmesan", on notait Alexandre Arcady-Brachlianoff, Maurice Benguigui, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé, Jean-Pierre El-kabbach, André Glucksmann, Marek Halter, Arno Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Serge
 Klarsfeld, Bernard Kouchner, Claude Lanzmann, Ivan Levaï, Daniela Lumbroso, Serge Moati, Eshkol Nevo, Bar Refaeli, Simone Veil et Joseph Zimet.
 
Shimon Peres se rendra aussi au Salon du livre qui se tenait à Paris du 14 au 19 mars 2008 et dont l'invité d'honneur était... Israël. (1/25) Certains des auteurs juifs officiellement invités par le quai d'Orsay refuseront cependant de participer à l'évènement : "A chaque édition du Salon du livre de Paris, le ministère des Affaires Etrangères et le Centre national du livre invitent une quarantaine d´écrivains du pays invité d´honneur avec les autorités du pays concerné. Ensemble, ils décident de la liste des invités. Cette année, le choix s´est porté sur 40 auteurs de fiction (roman, poésie, bande dessinée et littérature jeunesse), privilégiant les écrivains de langue hébraïque traduits et publiés en français qui vivent en Israël. (...) Le poète israélien Aharon Shabtai nous fait savoir qu´il a décliné l´invitation qui lui était faite (...). Aharon Shabtai, qui ne cache pas le dégoût que lui inspire la
 politique colonialiste et raciste du gouvernement israélien, a fait savoir à l´attaché culturel de l´ambassade d´Israël à Paris, ainsi qu´au journal Haaretz, qu´il ne participerait pas à ce qu´il considère un 'événement de propagande' en faveur d´Israël." (1/26)
 
En mai 2008, Sarkozy s'affichait au Trocadéro en compagnie du ministre israélien des affaires étrangères : "Un concert de plein air pour célébrer le 60ème anniversaire d´Israël a réuni dimanche soir à Paris des milliers de personnes, dans une ambiance mêlant musique et politique, en présence du président Nicolas Sarkozy et Tzipi Livni. Le chef de l´Etat français a reçu Livni au palais de l´Elysée, avant de se rendre pour une brève visite de courtoisie à la tribune d´honneur de ce concert dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel. Livni est montée sur scène pour rendre hommage à son hôte, qui affiche ouvertement son amitié pour l´Etat hébreu. 'Partageons le bonheur de voir l´amitié retrouvée entre nos deux pays', a déclaré Livni, faisant implicitement allusion aux positions par le passé souvent jugées pro-arabes de Paris. Livni a salué 'le président Sarkozy, qui représente avec tant de courage les
 valeurs du monde libre'. Le président français est attendu pour une visite officielle en Israël en juin. Dans un message vidéo diffusé à la foule qui agitait sous une pluie intermittente de nombreux drapeaux israéliens, Shimon Peres a rendu hommage à l´appui de la France pour la création du jeune Etat en 1948." (1/27) A cette occasion, le quotidien Le Monde ouvrait ses colonnes à Maurice Lévy, PDG de Publicis, qui pouvait y clamer : "Israël est un pays ami né dans les souffrances, la douleur et les drames, sur sa terre d'origine et il est somme toute assez normal de manifester son amitié, comme on le fait pour un proche qui fête un évènement heureux." (1/28)
 
Un mois plus tard, on apprenait qu'Israël négociait son intégration à l'Union européenne depuis un an, - soit depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy : "Le président du groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique, Francis Wurtz, a adressé [le 11 juin 2008] une lettre à de hauts responsables européens pour leur demander des éclaircissements au sujet de négociations secrètes que mènerait depuis une année l´UE avec Israël suite à une demande de ce pays de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´UE. Cette lettre rendue publique hier est adressée, selon l´APS qui a rapporté l´information, au président Sarkozy, au président de la commission européenne Manuel Barroso et au haut représentant de la politique étrangère de l´UE Javier Solana (...) : ' Permettez-moi de m´adresser à vous au sujet d´un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à
 l´évidence, une clarification urgente. Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l´Union européenne et les dirigeants de l´Etat d´Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l´impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d´un quasi-Etat membre de l´Union européenne ! Selon certaines sources, il semblerait qu´Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l´UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l´UE au sein de l´ONU
 ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l´économie, les finances, l´énergie, l´environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l´enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël... J´ajoute que l´on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l´année dernière ; qu´un "groupe de réflexion" s´est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu´une seconde réunion s´est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n´en ait été donnée à la représentation parlementaire de l´Union !'" (1/29) "En avril 2002, la majorité du Parlement européen avait relayé la demande des associations de soutien au peuple palestinien en adoptant une résolution pour la suspension de l´accord de coopération entre
 l´Union européenne et Israël en application de la clause 'droits de l´homme' de cet accord. L´objectif de ce vote était de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu´il respecte ses engagements et se conforme aux lois internationales et aux droits de l´homme. Ni le Conseil des ministres, ni la Commission européenne n´avaient voulu appliquer cette décision pour ne pas mécontenter Israël. Plus de six ans après, la situation s´est considérablement aggravée dans la région ; les Palestiniens subissent le blocus, une répression de plus en plus violente, des atteintes permanentes aux libertés fondamentales de se déplacer, d´étudier, de se soigner, sans oublier la construction du 'mur de la honte' et la poursuite de la colonisation. (...) Cette situation catastrophique ne semble pas émouvoir les gouvernements occidentaux, ni les autorités européennes. Bien au contraire ! L´Etat israélien continue à bénéficier
 d´un soutien total qu´il considère comme un encouragement à poursuivre la même politique d´occupation et de répression. (...) Des négociations se déroulent actuellement dans le plus grand secret (sans consultation, ni information du Parlement européen et des parlements nationaux) sur la base 'd´un cahier de revendications' soumis par le gouvernement israélien fin 2007 concernant ses relations avec l´Union européenne. [Israël] n´a pas hésité à demander à participer comme observateur aux réunions du Conseil des ministres et à être intégré dans les mécanismes communautaires dans les domaines politique, économique, de sécurité, de régulation et de gestion du marché intérieur ainsi que dans l´essentiel des programmes communautaires. Il souhaite être membre de toutes les agences spécialisées et participer aux travaux de normalisation. Il demande aussi à être intégré dans les travaux internes sur les marchés des
 capitaux et les services financiers dont il fait un 'thème clé' significatif de la 'revalorisation' souhaitée. Sa participation devrait concerner les énergies renouvelables, les transports, les médias, la jeunesse, l´enseignement supérieur et la culture. Pour les politiques de l´emploi et les politiques industrielles, il se 'contenterait' d´une concertation structurée. Bien entendu, ce statut spécial devrait s´accompagner d´une structure parlementaire conjointe. (...) La mise en oeuvre de ce 'statut spécial' pour Israël au sein de l´Union européenne prolonge les récentes décisions du gouvernement français. En janvier 2008, il a signé avec Israël un accord de reconnaissance mutuelle qui permettra aux sociétés israéliennes d´intégrer la Bourse française sans avoir été soumis aux vérifications de régulateurs. Cet accord boursier pourrait être étendu à toute l´Union européenne." (1/30)
 
En juin 2008, moins de six mois après sa dernière visite officielle, Ehoud Barak revenait à Paris pour rencontrer les ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense). Le Monde ouvrira ses colonnes au ministre de la défense israélien avec une longue interview réalisée par Alain Frachon et Natalie Nougayrède et parue sous le titre : "L'Iran est un défi pour le monde". Mais ces deux journalistes n'interrogeront pas Barak sur l'arsenal d'armes de destruction massive, à la fois nucléaires, chimiques et biologiques, amassées par l'Etat juif : pas un mot sur le centre de Nes Ziona ou sur le réacteur de Dimona ; silence total sur les révélations pourtant anciennes de Mordechai Vanunu ou sur celles, elles très récentes, de Jimmy Carter, qui a estimé publiquement à 150 le nombres d'armes nucléaires détenues par Israël ; pas une mention des sous-marins livrés par l'Allemagne, qui seraient équipés de missiles
 américains à tête atomique et qui se trouveraient le long des côtes africaines... Ils laisseront le champ libre à Barak, qui affirmera : "L'Iran est un défi pour le monde entier. Je ne peux concevoir un ordre mondial stable si l'Iran est autorisé à devenir nucléaire. Non pas parce qu'il lâcherait immédiatement un engin nucléaire sur un voisin, mais parce que ce serait la fin de tout traité de non-prolifération. (...) Nous vivons dans un environnement rude, qui n'a rien à voir avec l'Europe de l'Ouest. Un endroit où il n'y a pas de pitié pour les faibles et pas de deuxième chance pour ceux qui ne peuvent se défendre. Nos prophètes ont dit qu'à la fin des temps l'agneau et le lion s'allongeraient l'un à côté de l'autre, mais aussi longtemps que les agneaux doivent être remplacés régulièrement, nous préférons être le lion." (1/31)
 
Le 22 juin 2008, avec quelques semaines de retard, le président Sarkozy effectuait son premier voyage officiel en Israël : "Jérusalem est en effervescence. Dans la chaleur de l'été, la Ville sainte attend l'évènement politico-mondain de l'année. Le président Shimon Pérès doit accueillir, ce dimanche, Nicolas et Carla Sarkozy à leur arrivée à l'aéroport Ben Gurion. Ehoud Olmert et son gouvernement au grand complet y sont convoqués : un traitement d'honneur jusque-là réservé aux présidents américains. En recevant pour la troisième fois un président de la République française en soixante ans d'existence, Israël se prépare, pour la première fois, à accueillir un dirigeant considéré sans aucune réserve comme un ami. (...) Sous le charme, les médias israéliens multiplient les évocations de ses racines juives. 'Les années de méfiance sont oubliées, nous travaillons en pleine confiance', se réjouit un responsable
 israélien. (...) Shimon Pérès donnera lundi soir un grand dîner en l'honneur du couple présidentiel français dans sa résidence de Jérusalem, auquel la chanteuse franco-israélienne Shirel a été invitée à se produire. 'Nous avons convié 240 personnes, raconte Ayalet Frish. Mais Carla et Nicolas Sarkozy ont beaucoup d'admirateurs en Israël et la moitié du pays nous a téléphoné pour assister au dîner. C'est comme la ruée vers l'or.' (...) Nicolas Sarkozy vient pour célébrer le soixantième anniversaire d'Israël, souligne Mark Regev, le porte-parole du premier ministre, Ehoud Olmert. Les malentendus du passé sont derrière nous.' Marquant l'importance qu'il accorde à sa visite d'Etat, Sarkozy sera accompagné de Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, mais aussi d'un aéropage de 'people' comme Enrico Macias ou Arthur, et enfin de Laurence Parisot, la patronne du Medef, à la tête d'une délégation d'hommes
 d'affaires. (...) L'Etat hébreu espère tirer tout le bénéfice de sa relation de confiance retrouvée avec la France au moment où cette dernière s'apprête à présider l'UE. 'Nous attendons de la France qu'elle négocie vite et bien des mesures concrètes visant à développer les liens entre l'UE et Israël,' explique un responsable israélien. (...) Le point d'orgue de la visite sera le discours de Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien. Dans un entretien au quotidien Yedioth Ahronoth, le président de la République en a donné un aperçu. 'Ceux qui appellent, de manière scandaleuse, à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route', a-t-il dit. Le séjour de Nicolas Sarkozy dans les territoires palestiniens se résumera à un passage de trois heures à Bethléem." (1/32) "Les Palestiniens ont le sentiment d'être les laissés-pour-compte du voyage de Nicolas Sarkozy en Israël. A peine
 quatre heures sur un programme de 45 heures, 'c'est le service minimum', estime un conseiller de la présidence de l'Autorité palestinienne. (...) [Ils sont] déçus que ce soit Michèle Alliot-Marie, la ministre française de l'intérieur, qui soit déléguée à Ramallah. Et ils auraient apprécié une visite de la vieille ville de Jérusalem et de l'esplanade des Mosquées par le président français. 'Comment peut-on venir à Jérusalem sans se rendre dans ce qui est son coeur ?', s'indigne un habitant, qui rappelle que Jacques Chirac l'avait fait en 1996. Tout le monde se souvient qu'irrité par le comportement des services de sécurité israéliens M. Chirac avait menacé de reprendre l'avion." (1/33)
 
Durant ses trois jours en Israël, Sarkozy fera de beaux discours, dans lesquels il prêchera pour la paix et pour le compromis. Il rendra aussi hommage à la "démocratie israélienne", "une des plus authentiques du monde" : "Le peuple israélien ne doit la démocratie à personne d'autre qu'à lui-même et à son courage. Je dis mon amitié et respect à ses citoyens". (1/34) Et il niera être juif : "Ce lien viscéral, affectif, lui vient sans doute de ce grand-père paternel, juif de Salonique (...). Mais il se défend que son amitié pour Israël soit 'une question d'histoire personnelle'. 'Le judaïsme se transmet par les femmes. Mon grand-père était juif, il a épousé une catholique, je ne suis donc pas juif du tout'", (1/35) en feignant, d'une part, d'oublier l'influence exercée sur lui par Aron Mallah et son milieu sioniste (1/36) et, d'autre part, d'ignorer qu'Israël considère comme juive toute personne ayant au moins un grand-parent de
 cette confession, - ce qui lui donne le droit de s'établir dans le pays avec tous les avantages et privilèges refusés aux Palestiniens.... A la fin de sa visite officielle, Sarkozy échappera de peu à une tentative d'assassinat. Les médias occidentaux parleront exclusivement du "suicide" d'un membre de la police israélienne. (1/37) Mais une source extérieure a donné une toute autre version de l'incident : "Les services de sécurité russes ont rapporté au premier ministre Poutine et au président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy vient 'd'échapper de peu' à une tentative d'assassinat lors de son départ de l'aéroport Ben-Gurion et que deux personnes sont mortes durant cette attaque, un membre de la sécurité française et un policier israélien (...). Les analystes russes ont aussi précisé que la 'première version' fournie par la propagande occidentale, selon laquelle un garde-frontière israélien 'se serait suicidé'
 pendant la cérémonie d'adieu du président Sarkozy, était 'ridicule' (...)." (1/38)
 
Sur ce dernier voyage de Sarkozy en Palestine, René Naba a pu écrire : "A une semaine de son accession à la présidence de l´Union européenne, Nicolas Sarkozy se rend le 22 juin [2008] dans son pays de prédilection, le lieu de formulation du discours fondateur de sa doctrine, la plate-forme de sa campagne électorale, le tremplin de sa trajectoire présidentielle, le point fixe de son parcours politique avec les Etats Unis d´Amérique. Un pays qu´il n´a cessé de magnifier et de glorifier à chaque étape de sa conquête du pouvoir (...), au point que cet atlantiste résolu est apparu, au delà de l´attente de ses plus empressés courtisans, ses commensaux habituels des coteries du parisianisme calfeutré, comme un philosioniste exacerbé par le néo-conservatisme américain. (...) Le premier président français de 'sang mêlé', tel qu´il se revendique, est sans la moindre contestation possible le plus pro-israélien des chefs d´Etat
 de l´Histoire de France, le plus honni aussi des dirigeants français au sein de l´opinion arabe depuis Guy Mollet (...). Jamais président français n´a manifesté autant d´empressement auprès des pays arabes, jamais pourtant président français n´a suscité autant d´aigreurs auprès des Arabes. (...) [Sarkozy] a cherché à déconstruire ['la politique arabe de la France'] avec le soutien actif des transfuges atlantistes, -notamment Dominique Strauss Khan, le nouveau socialiste Directeur du Fonds Monétaire International, et, Bernard Kouchner, le nouveau belliciste ministre des Affaires étrangères, ancien urgentiste des zones pétrolifères (Biafra, Kurdistan, Darfour, Gabon et Birmanie) (....). Les courbettes des dirigeants français devant les princes arabes ne doivent pas faire illusion. Fusent-elles d´un 'cheval fougueux' elles sont de peu de poids face à Dimona, le symbole de la supériorité technologique et le gage de
 l´hégémonie militaire absolue israélienne sur l´espace national arabe depuis 60 ans. (...) Le devoir de modestie est une mesure de salubrité publique, le devoir de lucidité un impératif de survie d´autant plus nécessaire que les coups de menton répétitifs et les déclarations pétaradantes paraissent rétrospectivement pathétiquement dérisoires sur un sujet de grande sensibilité où toute la responsabilité n´est pas exclusivement imputable aux Arabes et nulle injustice jamais infligée au peuple palestinien, à en juger par les déclarations prémonitoires des pères fondateurs de l´Etat juif qui mesuraient pleinement les conséquences de leurs actes : 'Si j´étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C´est normal: Nous avons pris leur pays. Il y a eu l´antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu´une seule chose: Nous sommes venus et nous avons
 volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?', avertissait déjà David Ben Gourion, le premier chef du gouvernement, le 18 juillet 1948, dans les semaines qui suivirent la déclaration unilatérale d´indépendance de l´Etat Hébreu. (...) Rien ni personne ne saurait occulter [une] réalité d´une cruauté amère. Pas plus l´exhibition des symboles de sa diversité, que l´affichage des belles amazones de sa garde rapprochée médiatique, pas plus le froufroutement vestimentaire de Rachida Dati, sa Garde des sceaux, que le tourbillonnement catabolique de Rama Yade, sa secrétaire d´Etat aux Droits de l´Homme, ou le verdoyant langage de sa transfuge beur préférée Fadela Amara. Sous couvert de langage de vérité, l´homme, d´un seul élan, a décrié les Arabes, outragé les Musulmans et dénigré les Africains (...). Quoiqu´il fasse, quoi qu´il dise, désormais, (...) la rupture est consommée entre Nicolas Sarkozy
 et les Arabes bien avant son entrée en fonction. La désinvolture méprisante qu´il leur aura témoignée ne lui sera pas pardonnée car impardonnable un tel comportement de la part d´un chef d´Etat, de la part de ce chef d´Etat que les Arabes 'indiffèrent' (...). L´homme du renouveau est porteur d´un discours anachronique. L´homme de la rupture aura été l´homme de la brisure des illusions dont se berçaient les Arabes et les Africains sur le rôle alternatif de la France au sein du leadership occidental, comme contrepoint à l´hégémonie américaine. Sous l´effet d´une 'démocratie de l´émotion', une politique d´affichage de démagogie médiatique, la magie de la 'Patrie des Droits de l´homme' s´est dissipée, la France est démasquée : la présidence sarkozienne est une présidence cupide, le sarkozysme, un combat d´arrière-garde, une mystification, un anachronisme cathartique, nécessaire mais salutaire, une
 parenthèse de l´Histoire de France." (1/39)
 
Le 14 juillet 2008, à l'occasion de notre "fête nationale", Ehoud Olmert assistait au défilé militaire sur les Champs-Elysées ; il avait participé la veille à Paris au sommet du lancement de l'Union pour la Méditerranée. (1/40) Deux semaines plus tard, le successeur d'Ariel Sharon, accusé de corruption et lâché par son propre parti, annonçait sa démission ; il restera finalement au pouvoir en confirmant ainsi la vénalité du système politique israélien. (1/41)
 
Le 18 décembre 2008, Benjamin Netanyahu était reçu à Paris par Nicolas Sarkozy. Le Figaro le laissait s'exprimer dans ses colonnes et affirmer que "les Palestiniens ne peuvent prétendre qu'à une indépendance limitée". (1/42) (1/43)
 
Moins de dix jours plus tard, le 27 décembre 2008, en pleine célébration d'Hannoukah, la "fête des lumières", l'Etat juif déclenchait une autre campagne meurtrière contre le monde arabe. Sous prétexte d'empêcher les résistants du Hamas, un mouvement populaire élu démocratiquement en 2006, de lancer de rudimentaires missiles vers Israël en réaction aux provocations et aux trahisons sionistes, Tel-Aviv lâchait ses meutes dans la bande de Gaza. Après dix-huit mois de siège du plus grand camp d'internement du monde où s'entassent séquestrées et paupérisées entre 1 et 2 millions d'âmes, les forces armées israéliennes bombardaient sans merci le petit territoire. L'assaut durera trois semaines. Quelque 1.300 personnes seront massacrées, dont des centaines de femmes et d'enfants. Les militants palestiniens perdront moins de 100 combattants, l'armée israélienne une dizaine d'hommes. Plus de 5.000 arabes seront blessés, souvent très
 grièvement, notamment par des explosifs au phosphore et par des bombes expérimentales (DIME). Les forces juives interdiront aux médias et aux organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge, de pénétrer dans le territoire et bloqueront aussi les rares bateaux comme le Dignity et le Spirit of Humanity du Free Gaza Movement tentant depuis Chypre d'apporter vivres et médicaments par la mer. Avec leurs avions, leurs drones, leurs hélicoptères, leurs navires, leurs tanks et leurs canons, elles s'attaqueront sans merci aux bâtiments administratifs, aux réseaux de communications, aux centres de presse, aux universités, aux mosquées, aux écoles, aux hôpitaux, aux embarcations de pêche et aux entrepôts alimentaires, en détruisant même le quartier général des Nations-Unies. Elles mitrailleront des civils quittant leur maison sous la protection d'un drapeau blanc. Des milliers d'habitations seront rasées, notamment par des bulldozers géants
 ensevelissant habitants et cadavres dans les décombres. Le 1er janvier 2009, alors que les bombes pleuvaient sur les camps de réfugiés de Gaza, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner accueillaient à Paris et en l'embrassant en public la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni ; on relevait alors déjà 400 morts et 2.000 blessés dans le territoire palestinien, mais Livni déclarait sans sourciller "qu'il n'y avait pas de crise humanitaire à Gaza" et que "Israël savait distinguer la guerre contre le terrorisme, contre le Hamas, de la population civile". (1/44) Dans la foulée, le président français dénonçait la "lourde responsabilité du Hamas". (1/45) Le 18 janvier 2009, juste à la fin de l'offensive militaire, Nicolas Sarkozy allait célébrer ces atrocités en dînant à Jérusalem chez Ehoud Olmert ; son sourire complice et criminel choquera le journaliste Robert Fisk : "Il suffit de regarder la une du quotidien de
 Beyrouth As-Safir pour tout comprendre. En tête, une photo de pleine page, une photo terrible de deux hommes hurlant leur douleur près du corps ballonné d'un parent découvert dans les ruines de sa maison. Plus bas, une image deux fois plus petite, celle de leaders du monde occidental plaisantant avec un Ehoud Olmert éclatant de rire. On peut y voir Silvio Berlusconi blaguer et s'amuser avec ses bras sur les épaules du premier ministre israélien, et, sur la droite, le représentant de la France, Nicolas Sarkozy, affichant son sourire le plus stupide. Seule la chancelière Merkel semble saisir cette décrépitude morale." (1/46) Pour Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, Sarkozy a bien été le complice d'Israël et de cette folie meurtrière : "Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ont manoeuvré avec leurs va-et-vient pour laisser le temps à l´armée israélienne de commettre le nettoyage humain à Gaza. (...) Des gens
 qui ne voulaient absolument pas arrêter le conflit immédiatement et qui laissaient le temps à Israël de faire son massacre (...). L´attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le président de la République française consiste à laisser le temps de la discussion, par des allers-retours, à l´armée israélienne de faire son travail, comme elle a l´habitude de le faire tous les deux ou trois ans, c´est-à-dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je trouve que c´est amuser la galerie pour rien." (1/47)
 
Le fils d'Andrée Mallah tient le discours des suprémacistes juifs ayant fondé Israël et dictant depuis des décennies la politique étrangère américaine : "L´histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre [2007], puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l´Etat s´est lancé dans une diatribe confuse d´une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d´intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l´occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l´adhésion de la Turquie à l´Union. Mais ses interlocuteurs, qui
 n´en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l´avoir bien compris, tant le discours était décousu. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs." (1/48)
 
L'alignement du clown de Neuilly est si flagrant que les ministres de pays arabes ne se privent pas de l'évoquer dans leur presse nationale : "Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens combattants algériens, Mohammed Cherif Abbes, accuse à mots à peine couverts [Nicolas Sarkozy] d'être un agent à la solde d'Israël." (1/49) Dans cet entretien, le ministre avait déclaré : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d'ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite, soulève plusieurs interrogations, comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était
 le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif." (1/50) Ainsi, "son refus de la repentance à propos du passif colonial de la France, doublé des propos désobligeants tant en France qu'au sein des instances européennes (...) de même que le forcing déployé depuis Paris pour favoriser la venue en Algérie du chanteur originaire de Constantine Enrico Macias, réputé pour ses positions pro-israéliennes, ont valu [à Sarkozy] une volée de bois vert de la part des dirigeants algériens l'accusant d'être l'otage du lobby juif. Procédé inhabituel dans les annales diplomatiques internationales, ces déclarations corrosives de membres du gouvernement sont intervenues à quelques jours de la visite en Algérie de M. Sarkozy. Bien que désavouées par le président Abdel Aziz Bouteflika, elles n'en n'ont pas moins été interprétées comme un coup de semonce déguisé à
 l'égard d'un homme soupçonné d'avoir opéré un retournement complet de la diplomatie française en faveur des thèses atlantistes et pro-israéliennes." (1/51)
 
 
 
[2] NICKY AU PAYS DE TONY
 

Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu (2/01) que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de la Maison Blanche" et dont l'ascension politique comme les guerres au Moyen-Orient s'expliquent largement par l'influence du lobby pro-israélien : "Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part 'la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et
 à rebondir, pour sa vision', selon l'entourage du candidat UMP." (2/02)
 
Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à la Maison Blanche). Blair nomma Levy envoyé spécial au Moyen-Orient, mais le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, s'opposa aux tentatives faites par Levy pour re-sioniser la politique britannique. Il refusa même d'accorder au nouveau Lord Levy un bureau avec une secrétaire au sein du ministère des affaires étrangères.
 C'était risqué de la part de Cook, qui avait déjà plusieurs fois importuné les Israéliens. Après la réélection de Blair, Cook fut chassé et Levy prit des galons." (2/03) En janvier 2007, au moment même où Sarkozy se rendait à Londres pour consulter Tony Blair, Lord Levy était arrêté une seconde fois dans le cadre d'une affaire de corruption, le "cash-for-honors scandal". (2/04) En décembre 2007, moins de six mois après le départ de Tony Blair de Downing Street, son successeur, Gordon Brown, était lui aussi mêlé à un scandale de financement du Parti travailliste par une des branches du lobby juif, le Labour Friends of Israel (LFI), - dont l'influence sur la scène politique britannique n'a d'égale que celle du Conservative Friends of Israel (CFI) -, et deux de ses principaux acteurs, Jon Mendelsohn et David Abrahams. (2/05) (2/06)
 
En janvier 2008, Tony Blair était l'invité d'honneur du Conseil national de l'UMP et s'offrait un discours devant 2.500 membres du parti réunis à Paris au Palais des Sports. "Nicolas Sarkozy a ensuite quitté son siège pour rejoindre sur scène l'ancien locataire du 10 Downing Street et saluer le public, une main levée dans la sienne.. 'Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement', lui a lancé le chef de l'Etat (...)." (2/07) "'C'est un grand d'Europe', s'est exclamé le président de la République, ne tarissant pas d'éloges à l'égard de l'ancien premier ministre britannique. Même s'il s'est gardé de l'expliciter, le président français confirme ainsi l'appui qu'il entend apporter à son éventuelle candidature pour la première présidence stable du Conseil européen." La tâche sera difficile pour Sarkozy et pour son protégé, que nombre de politiciens européens considèrent trop aligné sur Washington :
 "'Contrairement à ce que l'on semble croire ici, Tony Blair ne bénéficie pas d'une si bonne image en Europe. Il est très contesté par les autres partis et responsables socialistes, à commencer par José Luis Zapareto, et je ne crois pas que le PPE (Parti populaire européen, rassemblant les représentants de la droite) l'accepterait'," confiait le sceptique Jacques Barrot, commissaire européen chargé des transports (2/08) ; "Les socialistes [français] ont fait savoir qu´ils jugeaient que l´élection de Blair (...) était une mauvaise idée. Plus gênant pour Sarkozy, c´est au tour d´Édouard Balladur de faire savoir (...) son opposition à Blair. Pour l´ancien Premier ministre (1993-1995), le président du Conseil européen doit répondre à deux critères : être issu d´un pays qui 'adhère complètement aux progrès de l´Union' et permettre à celle-ci d´exister diplomatiquement 'de façon indépendante des États-Unis'. Or
 (...) son alignement sur la politique américaine dans l´affaire irakienne le disqualifie pour 'être le symbole d´une Europe indépendante'. Valéry Giscard d´Estaing est exactement sur la même longueur d´onde. (...) Beaucoup, à Bruxelles, pensent que le candidat devra être issu d´un pays appartenant au coeur de l´Union, c´est-à-dire d´un État membre de la zone euro. Blair, même s´il est internationalement connu, est trop politiquement marqué, comme le font justement remarquer les deux vieux sages de la droite française." (2/09)
 
Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, le clown de Neuilly a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde, la 'Firme Nicolas' est une équipe d'as d'une trentaine d'années équipés de portables dernier cri et habillés en Ralph Lauren qui travaillent comme des fous. Ils n'ont qu'une obsession, celle de façonner une certaine image publique, et rien ne saurait les arrêter. Un style politique jusqu'ici inconnu en France." (2/10)
 
En mars 2008, après avoir considérablement fragilisé nos relations avec l'Allemagne et la Russie, Sarkozy retournait à Londres pour y célébrer une nouvelle "fraternité" franco-britannique : "Une visite d'Etat chez la reine : douze ans qu'un chef de l'Etat français n'avait pas eu cet honneur... Il faut dire qu'un président ne reçoit une invitation aussi prestigieuse qu'une seule fois au cours de sa carrière. Moins d'un an après son élection, Nicolas Sarkozy sera accueilli aujourd'hui par Elisabeth II dans sa résidence personnelle de Windsor. (...) Cette visite s'inscrit sur fond de réchauffement entre la France et la Grande-Bretagne, après les tensions entre Jacques Chirac et Tony Blair au moment de l'invasion de l'Irak. Nicolas Sarkozy, qui s'adressera cet après-midi devant les deux chambres du Parlement réunies - un privilège rare - ne devrait pas manquer de plaider pour le renforcement de l'axe franco-britannique." (2/11) "Quand il
 aime, Nicolas Sarkozy ne compte pas. Ni les compliments, ni les hyperboles.. (...) Le président de la République a adressé une vibrante déclaration d'amour aux membres du Parlement britannique réunis dans la Royal Gallery de Westminster. Debout, ceux-ci, qu'ils soient de la Chambre des lords ou des Communes, l'ont applaudi une bonne minute au terme de son discours. (...) A l'heure où le couple franco-allemand traverse des turbulences, M. Sarkozy entend fortifier l'axe Paris-Londres. (...) Aussi britannique à Londres qu'il était apparu américain à Washington, M. Sarkozy a semblé parfois cédé aux petites facilités du discours amoureux." (2/12) Durant son séjour, Sarkozy vantera haut et fort le "modèle britannique", même si, pour Jacques Chirac, ce modèle n'offre en fait "rien à envier ou à copier". (2/13)
 
Sarkozy a finalement réussi à remplacer l'ancien Premier ministre britannique au sein de l'empire israélo-américain : "M. Bush doit être aux anges. S'il regrette la perte de Tony Blair, son chien de manchon favori, une autre bestiole fort excitante vient de sauter sur ses genoux : M. Sarkozy, le nouveau président français, semble en effet d'une espèce plus agressive, prête à défendre les ambitions de la Maison Blanche et à dévorer tout ce qui s'opposerait aux croisades de M. Bush dans un Moyen-Orient sacrifié sur l'autel de l'expansionnisme israélien." (2/14)
[à suivre]
Notes :
1 - Nicky au pays d'Arik
 
1/01
 
"Ariel Sharon refuse de rencontrer Dominique de Villepin à Jérusalem"
Le Monde (France), 24 mai 2003
 
1/02
 
"Sarkozy, 'candidat naturel des électeurs juifs'"
Libération (France), 04 décembre 2006
 
1/03
 
"Reçu en Israël en homme d'Etat, M. Sarkozy s'est posé en héraut de la lutte contre l'antisémitisme"
Le Monde (France), 16 décembre 2004
 
1/04
 
w3.orange.fr (France), 16 juillet 2006
 
1/05
 
"Laisser Israël terminer le travail"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 20 juillet 2006
 
1/06
 
"Sarkozy appelle en renfort la police israélienne"
CAPJPO-Europalestine (France), 11 décembre 2005
 
1/07
 
"Présidentielle française : un candidat à la poste"
Guysen News (Israël), 01 mars 2007
 
1/08
 
"Les étranges accusations d'un cybercorbeau"
Le Figaro (France), 12 octobre 2007
 
1/09
 
Ministère de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire / Ministère des Affaires étrangères / Ambassade de France en Israël / Consulat de France à Jérusalem, mai 2007
 
1/10
 
"L'arrivée au pouvoir 'd'un ami évident' est considérée comme 'un bienfait' en Israël"
Le Monde (France), 08 mai 2007
 
1/11
 
"L'Union méditérranéenne : la rhétorique sarkozyste à l'épreuve de la réalité"
Réseau Voltaire (France/Liban), 30 avril 2008
 
1/12
 
"Olmert et Sarkozy font le point"
Guysen News (Israël), 22 octobre 2007
 
1/13
 
"Coopération franco-israélienne en matière de recherche-développement militaire"
Réseau Voltaire (France/Liban), 06 novembre 2007
 
1/14
 
"Sarkozy spokesman: France and Israel enjoy 'honeymoon'"
AFP (France), 24 novembre 2007
 
1/15
 
"Iran: Nuclear Intentions and Capabilities"
National Intelligence Estimate (USA), 03 décembre 2007
 
1/16
 
"Sarkozy hosts Netanyahu in Paris"
Haaretz (Israël), 11 décembre 2007
 
1/17
 
"Quand la Maison du Barreau accueille des criminels de guerre"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 10 décembre 2007
 
1/18
 
"Le Caire doit juguler l'afflux d'armes à Gaza"
Le Figaro (France), 25 janvier 2008
 
1/19
 
La Croix (France), 08 novembre 2007
 
1/20
 
"Le chef de l'Etat 'ne serrera pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël'"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/21
 
"Au dîner annuel du CRIF, le président de la République a souhaité ouvrir les enfants à la dimension de Dieu"
Le Monde (France), 14 février 2008
 
1/22
 
"La laïcité au centre du dîner du CRIF avec Nicolas Sarkozy"
Le Crif en action (France), 14 février 2008
 
1/23
 
"La rupture: Nicolas Sarkozy, la France et Israël"
Réseau Voltaire (France/Liban), 17 février 2008
 
1/24
 
"Carla Sarkozy reçoit à l'Elysée pour son premier dîner d'Etat"
Paris Match (France), 13-19 mars 2008
 
1/25
 
"Israël"
Le Monde / Le Monde des livres (France), 14 mars 2008
 
1/26
 
"Israël invité d´honneur du prochain Salon du Livre à Paris : Aharon Shabtai annonce qu´il boycotte l´événement"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 12 décembre 2007
 
1/27
 
"60ème anniversaire d´Israël : Sarkozy et Livni pour un concert à Paris"
w3.aloufok.net ( ), 26 mai 2008
 
1/28
 
"Pourquoi célébrer Israël ?"
Le Monde (France), 23 mai 2008
 

1/29
 

"Union Européenne-Israël : Francis Wurtz dévoile des négociations secrètes"
w3.alterinfo.net (France), 13 juin 2008
 

1/30
 
"Israël réclame un statut de quasi-membre de l'Union Européenne"
w3.rougemidi.org (France), 13 juin 2008
 
1/31
 
"Ehoud Barak : 'L'Iran est un défi pour le monde'"
Le Monde (France), 19 juin 2008
 
1/32
 
"Dans les coulisses du voyage de Sarkozy en Israël"
Le Figaro (France), 20 juin 2006
 
1/33
 
"Les Palestiniens déçus que M. Sarkozy ne visite pas Jérusalem-Est"
Le Monde (France), 23 juin 2008
 
1/34
 
"Sarkozy : 'Pas de paix sans arrêt de la colonisation'"
Le Figaro (France), 23 juin 2008
 
1/35
 
"Le président Sarkozy dénonce 'la tache de l'antisémitisme sur le drapeau tricolore'"
Le Monde (France), 24 juin 2008
 
1/36
 
"Will Sarkozy's Jewish Roots Impact France's Policies?"
w3.jewishjournal.com ( ), 10 mai 2007
 
1/37
 
"Panique à Tel-Aviv lors du départ de Nicolas Sarkozy"
Le Figaro (France), 24 juin 2008
 
1/38
 
"Le 'suicidé' de l'aéroport de Tel Aviv : il serait deux..."
w3.toutsaufsarkozy.com ( ), 24 juin 2008
 
1/39
 
"Sarkozy en Israël le 22 juin: Le voyage d´un 'sang mêlé' dans son pays de prédilection"
Blog de René Naba (France), 15 juin 2008
 
1/40
 
ref? (France), 00 juillet 2008
 
1/41
 
"Echecs et scandales : Ehoud Olmert jette l'éponge"
Le Monde (France), 31 juillet 2008
 
1/42
 
"Nétanyahou à Paris pour rencontrer Sarkozy "
Le Figaro (France), 17 décembre 2008
 
1/43
 
"Nétanyahou : 'Il faut d'abord créer les conditions économiques de la paix''"
Le Figaro (France), 18 décembre 2008
 
1/44
 
"Gaza : Israël arrêtera l'offensive 'le moment venu'"
Le Figaro (France), 01 janvier 2009
 
1/45
 
"Sarkozy dénonce la 'responsabilité' du Hamas"
Le Figaro (France), 04 janvier 2009
 
1/46
 
"Posturing and laughter as victims rot"
The Independent (UK), 20 janvier 2009
 
1/47
 
"Roland Dumas : Sarkozy est complice du 'nettoyage ethnique' organisé par Israël"
w3.europalestine.com (France), 09 janvier 2009
 
1/48
 
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 14 novembre 2007
 
1/49
 
"Algérie : insinuations antisémites contre Sarkozy"
Le Figaro (France), 27 novembre 2007
 
1/50
 
El Khabar (Algérie), 26 novembre 2007
 
1/51
 
"Nicolas Sarkozy à Alger : un rude apprentissage de la causticité algérienne"
Blog de René Naba (France), 02 décembre 2007
 

2 - Nicky au pays de Tony
 
2/01
 
"And the Sleaze Goes On"
Old Trout (USA), IV-2006
 
2/02
 
"Premier déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy"
 Le Monde (France) / Reuters, 29 janvier 2007
 
2/03
 
"Chosen and Choosing"
Israel Shamir, 2002
 
2/04
 
"Blair Ally Arrested in Corruption Probe"
The Washington Post (USA), 31 janvier 2007
 
2/05
 
"When Jews and political money scandals collide"
Haaretz (Israël), 02 décembre 2007
 
2/06
 
"Some People Never Learn the Lesson"
w3.middle-east-online.com ( ), 04 décembre 2007 [Gilad Atzmon]
 
2/07
 
"Au conseil national de l'UMP, Tony Blair vole la vedette à Nicolas Sarkozy"
Le Monde (France) / AFP, 12 janvier 2008
 
2/08
 
"Nicolas Sarkozy reçoit le 'grand d'Europe' Tony Blair, possible président du Conseil européen"
Le Monde (France), 14 janvier 2008
 
2/09
 
"Tir de barrage français contre Tony Blair"
Coulisses de Bruxelles (Belgique), 16 janvier 2008
 
2/10
 
"Sarkozy seeks help from Blair"
The Observer (UK), 25 juin 2006
 
2/11
 
"Nicolas Sarkozy en visite à Londres pour renforcer l'axe franco-britannique"
Le Monde (France), 26 mars 2008
 
2/12
 
"Devant le Parlement britannique, Nicolas Sarkozy vante le Royaume-Uni 'devenu pour nous un modèle'"
Le Monde (France), 28 mars 2008
 
2/13
 
"Sarkozy embraces the Anglo-Saxons"
The Economist (UK), 03 février 2007
 
2/14
 
"A Poodle For A Lapdog"
Information Clearing House (USA), 28 août 2007

19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, actualite, aris, palestine, presse, france, silence, israel, gaza, sionisme, television, usa, histoire, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2008

13/11/2008: « Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa...

Le vrai visage de ce "démocrate" anti-communiste rabique, suppôt du pape et du Vatican et du système pourri qu'il a largement contribué à remettre en place en Pologne, avec l' aide des médias du capitalisme et des Ricano - occidentaux:  Walesa pour la force  contre les syndicalistes.
Dans les années '70 - '80, l' Humanité a publié une photo du personnage, prise à Gdansk, où il faisait le V de la victoire, en compagnie du député facho Fn français Anthony. C' est tout dire ... Pour ceux qui s' en rappellent encore ...
Aujourd'hui, ce mutant au capitalisme est pratiquement oublié par les travailleurs polonais eux-mêmes...
RoRo

From: melusine
Sent: Thursday, November 13, 2008 6:52 PM
Subject: Walesa pour la force contre les syndicalistes

« Si j'étais à la place de premiere ministre, j'utiliserais la force contre les syndicalistes » - Lech Walesa

 

Pologne : En défense des retraites

 

200 militants de Syndicat Libre « Août 80 » et du Syndicat des Pêcheurs Polonais ont occupé le mercredi 12 novembre le bureau électoral varsovien du député Donald Tusk  — actuel premier ministre. Ils annoncent vouloir y demeurer jusqu'à ce que Tusk accepte de négocier.

« Notre action vise la tentative gouvernementale de liquider de droit à la retraite pour plusieurs centaines de milliers de Polonais », explique Boguslaw Zietek, dirigeant du syndicat « Août 80 ».

Premier Tusk a declare, qu'il n'y aurait pas de négociations. Lech Walesa, ancien dirigeant de Solidarnosc et ancien president, a soutenu Tusk: - « Si je serais a la palce de premiere ministre, j'utiliser la force contre les syndicalistes ».

Le gouvernement veux réduire le nombre de travailleurs ayant droit à la retraite anticipée de 1,1 million à 250 000. Les cheminots, les enseignants et beaucoup d'autres métiers seront touchés. Tusk annonce qu'il n'y a pas d'argent dans le budget pour les retraites anticipées et que c'est un « anachronisme du temps du socialisme ».

En réalité ce système de retraites a été développé par les premiers gouvernements libéraux en Pologne après 1989, pour lesquelles ce fut un moyen pour éviter l'explosion sociale. Au début de transformation capitaliste en Pologne la chômage a touché plus 2 millions de personnes — sans les retraites anticipées et les préretraites cela aurait été encore pire.

Selon le professeur Mieczyslaw Kabaj, 131 000 Polonais ont pris leur retraite au cours des années 1985-1990. Au cours de la seule année 1991 il furent  840 000 personnes.

Le gouvernement parle d'apocalypse financière du coûts des retraites anticipées – 2 milliards de zlotys par ans. Mais ce coût est comparable aux dotations prévues dans le budget pour grandes entreprises occidentales qui investissent en Pologne et aux indemnités prévues pour les anciens propriétaires, dont les avoirs ont été nationalisés en « Pologne Populaire » après 1945.

L'empressement du gouvernement dans la lutte contre les droits à la retraite est d'autant plus scandaleux, que le même gouvernement reste très silencieux quant à la plus grande braderie des retraites polonaises : la banqueroute en cours des fonds de pensions polonais, qui ont déjà perdu plus de 20 milliards de zlotys à la bourse.

Les plus grands centrales syndicales ont organisé 5 novembre une manifestation de 5 000 personnes en défense de retraites en disant que c'est n'est que début. Les pêcheurs ont organisé des blocages de route en Poméranie pour protester contre la soumission du gouvernement envers la Commission Européenne, qui vise la liquidation de secteur de pêche en Pologne. Les cheminots ont déjà organisé une grève d'avertissement en défense des droits à la retraite anticipée.

« Le gouvernement dit que la minorité ne peut pas terroriser la majorité. Nous sommes d'accord : la minorité de riches ne doit pas décider de la vie de majorité de Polonais, qui travaillent à leur profit ! » , déclare Zietek. « Le gouvernement est parti en guerre non seulement contre le mouvement syndical, mais contre tous les travailleurs polonais. S'il veux la guerre il l'aura... »

Dariusz Zalega

www.trybuna-robotnicza.pl

09/11/2008

07/11/2008: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)...

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord,
deux parlementaires français qui ont le courage de rompre avec toutes les trahisons réformistes, opportunistes, intégrationnistes, collaborationnistes, de la social-démocratie, européiste, otanienne, cette vieille carpette usée tant elle a servi de parasol au capitalisme pourri ...
RoRo
 
 

Sent: Friday, November 07, 2008 1:51 PM
Subject: Un nouveau parti pour la gauche (Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez)

Ca suffit comme ça !

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord

 

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, marxisme, medias, paris, presse, politique, romain, resistance, silence, societe, socialisme, television, actualite, belgique, courcelles, capitalisme, europe, euro-dictature, exploitation capitaliste, france, histoire, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/07/2008

17/07/2008: Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi...

Ca c' est de la "démocratie" à la Sarko et tous ses semblables de l' Euro-dictature ...
-on vote, on dit "oui", ça passe comme une lettre à la Poste...
-on vote, on dit "non", faut revoter jusqu'au moment où on dira "oui"...
La pseudo démocratie capitaliste, il n'y a pas meilleur trucage, meilleur conditionnement des cervelles...
Un tas de maquignons qui essaient de (re)vendre à tout prix leur camelote...
Les politicailleurs et gouvernants belges, eux, ont trouvé le meilleur moyen: on vote entre copains par la voie parlementaire et le tour est joué. La voix du peuple ??? Basta ! "Tous les pouvoirs émanent de la Nation", dit la Constitution belge qui date de plus de 175 ans ... Qu'importe ... !
A propos de cette "démocratie" à la Belge, Defuisseaux disait déjà ceci en 1866 dans le Catéchisme du Peuple:
http://users.skynet.be/roger.romain/Defuisseaux.html
RoRo

Les Français ont dit "NON" et disent toujours "NON"
ainsi que les Néerlandais
et les Irlandais
et tous les peuples non consultés par référendum et qui sont contre également.
 
 
NON c'est NON! 
 
 
----- Original Message -----
Newsgroups: Sent: Thursday, July 17, 2008 7:41 PM
Subject: godillots les Irlandais ???

Irlande: avec l'ami Sarkozy, le oui n'a pas besoin d'ennemi

Mardi, Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen, déclarait devant des députés UMP que les Irlandais devront revoter sur le traité de Lisbonne. Un traité qu'ils ont rejeté à 53% le 12 juin. Notre président aurait-il confondu vitesse et précipitation? En Irlande, ces déclarations gênent surtout les partisans du oui, qui espéraient arracher quelques concessions avant de reparler d’un éventuel référendum. Et qui ne veulent pas qu'une solution leur soit imposée de l’extérieur.

Selon Dan Boyle, sénateur Verts et pro-traité de Lisbonne joint par Rue89, "le moment est particulièrement mal choisi". Sarkozy doit se rendre en Irlande lundi, et ses déclarations ont donné l’impression aux Irlandais qu’on cherchait à leur forcer la main. Son accueil devrait s’en ressentir.

Pour Dan Boyle, les Irlandais n’apprécient pas vraiment l’ironie de cette situation: voilà que le Président du pays qui a dit non en 2005 et qui a refusé de faire voter le traité de Lisbonne par référendum entend faire… revoter l’Irlande par référendum.

"Des réactions émotionnelles"

De son côté, Pat Cox, ancien président libéral du Parlement européen, confie que "les propos de Sarkozy ont suscité des réactions émotionnelles", peu susceptibles de faire avancer le débat. Ce qui risque de remobiliser le camp du non.

Le gouvernement irlandais a voulu minimiser les déclarations du président français. Le ministre des Affaires étrangères Micheal Martin assure que lors de sa visite, Nicolas Sarkozy sera en "mode écoute".  Et non là pour vendre une solution de son cru.

Kathy Sinnott, partisane du non et présidente du groupe Indépendance/Démocratie au Parlement européen, juge ces propos outrageux. Les Irlandais ont voté, et il faut respecter ce vote. Mais au moins, nous dit-elle, le masque est tombé. Elle voit en Sarkozy "un prof qui demanderait à l’élève irlandais de revoir sa copie":

"S’il devait y avoir un nouveau vote, il faudrait qu’il n’y ait qu’un bulletin "oui", puisque de toute manière c’est la seule option que les leaders européens accepteraient."

Les chefs d'Etat avaient pourtant décidé de ne rien décider pour l'instant

Afin de ne pas avoir à commenter les propos élyséens, certains politiques irlandais soulignent qu’il ne s’agit pas là d’une déclaration officielle du Président. Mais pour Eamon Gilmore, leader du parti travailliste irlandais, si ces propos sont confirmés, alors Nicolas Sarkozy a vraiment mis les pieds dans le plat.

De même, l’Independent titrait mercredi: "Sarkozy alimente une nouvelle tempête en pressant les Irlandais de revoter".

Lors du Conseil des chefs d’Etat européens en juin, décision avait été prise de laisser du temps aux Irlandais. Le but? Donner un peu d’air au premier ministre Brian Cowen pour qu’il trouve des solutions d’ici le prochain sommet, en octobre.

Avec un scénario de sortie de crise en tête: avant octobre, presque tous les pays devraient avoir adopté le traité. Depuis mardi, avec le vote positif de l’Espagne, 23 pays ont déjà dit oui. Si les Irlandais étaient les seuls à bloquer l’adoption du traité, cela pourrait les pousser à revoir leur position.

"Sarkozy a été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas"

Ainsi, pour Pat Cox, "Nicolas Sarkozy a surtout été honnête. Il a dit tout haut ce que beaucoup d’autres leaders européens pensent tout bas". Mais d’après lui, savoir s’il faut revoter est une question très difficile.

S’il se déclare pour la réforme, il s’agit "de reconnaître l’écart qu’il y a entre les institutions européennes et les citoyens européens". Pour M. Boyle, le gouvernement irlandais devrait d’abord chercher à obtenir quelques garanties supplémentaires sur des points chers aux partisans du non.

Un brin désabusé, Josep Borrell, ancien président socialiste du Parlement européen, comparant la situation au lendemain des non français et irlandais, résume:

"Si la France dit non, c'est un problème pour l'Europe. Si l'Irlande (ou un autre petit Etat non fondateur) dit non, c'est un problème pour l'Irlande."

 

extrait de Rue89

14:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, television, dictature, medias, presse, propagande, romain, europe, euro-dictature, france, histoire, infvormation, liberte, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/06/2008

13/06/2008: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne...

C' est évidemment plus facile en BELGIQUE: comme nos pseudos démocrates des partis gouvernementaux ont la trouille de consulter le peuple, ils ont choisi la ratification par la voie parlementaire...
C'est évidemment beaucoup plus sûr pour eux.
"Tous les pouvoirs émanent de la nation!", selon la Constitution belge: ça ce n' est plus qu'un bout de chiffon, un vieux papier...
RoRo

From: Politique
Sent: Friday, June 13, 2008 7:56 PM
Subject: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Le Premier ministre Yves Leterme et son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, ont regretté vendredi l'issue négative du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, alors qu'il semble de plus en plus certain que le "non" l'a emporté.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement fédéral a souhaité que la situation créée par ce rejet du traité soit "évaluée dans le calme". "Plus particulièrement, il convient d'examiner les possibilités existantes pour assurer quand même l'entrée en vigueur du traité et y associer l'Irlande. En aucun cas, l'Union ne peut être freinée dans son élan à la suite de ce résultat", a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie belge s'est dit, quant à lui, persuadé que le vote exprimé ne traduit pas un rejet par la population irlandaise de la construction européenne mais démontre au contraire une nouvelle fois la nécessité d'une réforme des institutions européennes afin de rendre leur fonctionnement plus transparent et plus compréhensible pour la population de l'Union européenne, ce qui est précisément une des raisons d'être du traité de Lisbonne. (GFR

11:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, europe, euro-dictature, democratie, liberte, presse, medias, information, television, propagande, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/06/2008

05/06/2008: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux...


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : jeudi 5 juin 2008 08:53
À :
Objet : RE: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 Pour diffusion et signature. Il n'est que temps. Amitiés, Annie

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, June 02, 2008 7:59 PM
Subject: Lettre ouverte aux états-majors syndicaux
 
 
Il est possible de signer cet appel en ligne à cette adresse : http://tous-ensemble.dyndns.org ou de renvoyer les signatures à : Benoit Foucambert - 5 rue Henri Garnier - 28000 Chartres (benoit.foucambert@wanadoo.fr)
En fichier joint, la version pour signatures papiers.
 
Lettre ouverte de masse aux états-majors syndicauxFace à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !     Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.     Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !     Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique antipopulaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un « moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).    Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...     Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.     Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser d’ « accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.  Initiateurs de cet appel : René Barthes (FSU, 05), Jean-François Dejours (FSU, 62), Giovanni Di Mino (FSU, 13), Aurélien Djament (CGT, 44), Vincent Flament (FSU, 59), Benoit Foucambert (FSU, 28), Marion Gandiglio (FSU, 43), Georges Gastaud (FSU, 62), Sylvie Guduk (FSU, 81), Jacques Lacaze (CGT, 62), Annie Lacroix-Riz (FSU, 75), Olivier Lefevre (CGT, 02), Michelle Mallet (CGT, 75), Jacques Magnin (CGT, 74), Jean-François Maison (CGT, 62), Pascal Rolando (FSU, 28), Bernard Parquet (CGT, 94), Jacques Tourtaux (CGT, 51)

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, capitalisme, syndicats, social, solidarite, medias, television, information, presse, silence, europe, euro-dictature, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/05/2008

21/05/2008: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE ...


From: Comité Valmy
Sent: Wednesday, May 21, 2008 6:51 PM
Subject: UNE PRESIDENCE HOSTILE AUX INTERÊTS DE LA FRANCE ET DU PEUPLE par Claude Beaulieu


Péremptoire, Nicolas Sarkozy a déclaré un jour : « certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier ». Et en effet depuis son élection, sa politique relève d'un atlantisme sans rivage, d'un alignement sur George W Bush dans le domaine des affaires étrangères et de l'adoption en matière de politique économique et antisociale, de la vision des néolibéraux états-uniens les plus réactionnaires. « Sarkozy l'Américain » est donc bien une appellation contrôlée.

Les Résistants de l'Affiche rouge et tout particulièrement Missak Manouchian, dont le Comité Valmy souhaite le transfert des cendres au Panthéon, ont montré que dans le peuple et la classe ouvrière, l'on pouvait être issu d'une immigration récente et cependant aimer, défendre la France, se battre et même mourir pour sa liberté. Il est manifeste que dans les milieux bourgeois de l'immigration et qui ont pu côtoyer le capital financier, il n'est pas vraiment nécessaire d'apprécier son pays d'accueil et de lui être fidèle, pour être conduit à sa présidence.

L'appareil souterrain de l'oligarchie euro- atlantiste et occidentaliste qui a assuré le tri et la promotion des deux principales candidatures pour la dernière élection présidentielle, ne parait pas en effet, avoir sélectionné Nicolas Sarkozy – ni même d'ailleurs Ségolène Royal, son « faire-valoir » social libérale et chantre de l'Europe fédérale des länder – pour leur commune volonté de défendre la souveraineté populaire et l'indépendance nationale ou encore pour leurs fortes préoccupations républicaines, démocratiques et sociales.

L'oligarchie avait au contraire seulement besoin d'une sorte de Président « Canada Dru » afin d'intégrer à marche forcée la France vassalisée et son peuple sous narcose et manipulation politico- médiatique, dans un empire transatlantique euro-états-unien, prochaine étape pour les partisans dogmatiques d'une Europe supranationale qui s'oriente dangereusement vers le soutien à la politique américaine de guerre tout en s'enlisant toujours davantage dans la barbarie du capitalisme néolibéral.

Envoi de nouveaux supplétifs aux couleurs de la France en Afghanistan, réintégration de l'organisation militaire intégrée de l'Otan, création d'une base militaire française à Abou Dhabi, appui à la mise en place belliciste en Europe par les dirigeants américains, d'un bouclier anti-missiles dans le cadre d'un encerclement militaire américain de la Russie et de l'Iran mais aussi d'une hostilité stratégique fondamentale envers la Chine... Sur toutes ces questions comme sur d'autre Sarkozy provocateur et aventuriste se place en position hostile envers les pays concernés, en appliquant pleinement solidaire, une politique élaborée et décidée à Washington et contraire à l'intérêt national du peuple de France et des autres peuples du monde.

Selon Emmanuel Todd, " le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale". Le Comité Valmy affirme depuis longtemps que la marche forcée vers l'Europe fédérale est un processus euro-atlantique totalitaire, lié à la stratégie de guerre des dirigeants des États-Unis qui essaient de pérenniser leur domination sur le monde. Nous partageons la constatation d'Emmanuel Todd selon laquelle l'Occidentalisme qui se met en place "dessine le contours d'une idéologie extrême droitière à l'échelle mondiale".

" Non seulement le retour de la France dans l'Otan ne correspond pas aux intérêts de notre pays, mais je crois aussi que c'est dangereux" a déclaré Dominique de Villepin, ancien premier ministre et intermittent du gaullisme. Nous perdrions des marges de manœuvre, des marges d'indépendance" et "une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble" a-t-il dit en précisant que l'Otan est une "organisation sous contrôle américain."

En même temps qu'il prépare la réintégration de l'Otan Sarkozy relance le projet de communauté Européenne de Défense, mise en échec dans les années cinquante, essentiellement par les refus convergents des gaullistes et des communistes et leur alliance objective sur ce dossier. Aujourd'hui il contribue consciemment à la mise en place d'un front occidentaliste contre le monde musulman, la Chine et la Russie, dangereux pour tous les peuples de la planète qui subiraient solidairement les effets de la nouvelle guerre mondiale qui menace. Ses prises de position anti-laïques, son soutien à une conception chrétienne de l'Europe, son comportement notamment au Liban, au Moyen Orient et en Afghanistan, comme son sionisme inconditionnel, le font souvent apparaître comme un partisan au moins relatif du choc des civilisations que souhaitent et organisent ses suzerains américains ainsi que leurs alliés objectifs chez les intégristes musulmans.

Le discours extrêmement belliciste de Georges W Bush devant la Knesset en Israël paraît confirmer les signaux en provenance de Washington qui incitent à penser que son administration n'a pas renoncé à attaquer l'Iran et préparerait une opération ciblée qui pourrait utiliser des armes nucléaires tactiques. Cette nouvelle guerre américaine ne manquerait pas de provoquer des réactions en chaine et serait catastrophique. L'hypothèse de cette crise majeure ne fait pas l'unanimité aux États-Unis et se heurte à l'hostilité de la Russie, de la Chine et d'autres pays.

La volonté américaine d'agression et de guerre qui doit être endiguée, n'est pas pour rien dans le renforcement de l'Organisation de Coopération de Shanghai à laquelle l'Inde demande maintenant, la transformation de son statut d'observateur en adhésion à part entière. Selon le Comité Valmy, l'intérêt de la France serait d'œuvrer pour un dialogue des civilisations et d'avoir des relations de concertation avec l'OCS, dans le but de promouvoir la paix mondiale et de favoriser un monde multipolaire.

Bien au contraire, les déclarations de Nicolas Sarkozy vont dans le même sens que celle de G W Busch et il est très probable qu'il chercherait à entraîner la France dans le cataclysme si celui-ci parvenait à mettre en pratique sa volonté mystique de guerre. Bush et Sarkozy entendent travailler de concert à un objectif commun : la domination globale politique, militaire et idéologique d'un grand empire d'Occident sur un monde asservi.

Les partisans professionnels de l'Europe supranationale, ultra libérale et atlantiste, qui partagent les séquelles du pouvoir national - lequel n'est plus pour eux qu'un pouvoir de nuisance - ont choisi, pour recevoir les prébendes récompensant leur œuvre persévérante de destructeurs de la nation, de la République et des acquis sociaux, soit le canal la droite actuellement gouvernementale soit celui du social libéralisme et leurs satellites respectifs. Ils maîtrisent en commun l'ensemble des médias qu'ils ont transformé en appareil de propagande et de conditionnement politico-médiatique des masses qui efficacement et en permanence, fabrique une opinion qu'il manipule en violant les consciences.

Mais ce lavage obsessionnel des cerveaux que subissent les masses populaires, peut s'avérer insuffisant car malgré l'autosatisfaction de Fillon, convaincu d'avoir imposé avec Sarkozy une Révolution culturelle, le peuple français dont la prise de conscience progresse en réalité, est déjà entré en résistance, face à la volonté et la pratique de démantèlement des acquis économiques, sociaux et démocratiques, imposés à la Libération et issus du programme du CNR. Bertrand Renouvin, ce monarchiste avec lequel le républicain que je suis partage bien des analyses estime "qu'une répression sanglante d'une révolte de grande ampleur ne saurait être exclue."

Le Comité Valmy partage cette préoccupation. Les conditions objectives appelant une révolte populaire tendent à se généraliser. Dans un délai actuellement imprévisible, la démocratie étant toujours plus bafouée et la souveraineté populaire rejetée, elle pourra s'avérer inévitable et impérative, probablement spontanée . Le moment n'est peut-être pas si loin où selon l'image d'un révolutionnaire chinois : "une étincelle peut mettre le feu à la plaine".

Par contre et comme ce fut le cas lors de l'expérience héroïque de la Commune, les conditions subjectives pouvant la rendre victorieuse sont faibles en particulier, l'organisation du peuple, bien que des réseaux républicains, patriotiques, progressistes et anti-impérialistes existent et cherchent à se regrouper et à organise un front commun.

La trahison de la plupart des dirigeants socialistes fanatiquement fédéralistes et honteusement ralliés à l'idéologie ultra libérale ; la perte de repère des dirigeants communistes et d'une partie de ceux de la CGT ; l'incompréhension dogmatique ou téléguidée de la majorité des trotskystes et autres altermondialistes, du rôle moderne d'un Etat s'il est mis au service du peuple-nation, comme socle de la souveraineté populaire et du combat économique, social et politique ; les succès objectifs de la guerre idéologique menée conjointement par l'appareil euro-atlantiste de l'UMPS, indirectement soutenu par certains idéologues altermondialistes au nom d'un internationalisme dévoyé...tels sont les principaux obstacles que devra surmonter le peuple de France dans son combat de reconquête.

Il est urgent pour lui de s'unir et se préparer, d'organiser la Résistance et de réactualiser le programme du CNR. Le principe de la République, affirme la Constitution est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

18:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, romain, courcelles, histoire, france, actualite, paris, europe, democratie, sionisme, israel, medias, presse, information, television, euro-dictature, capitalisme, usa, otan, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2008

28/04/2008: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!

--------Message original --------
Sujet: SEMIRA, la leçon n'a pas servi !!!
Date: Mon, 28 Apr 2008 20:22:43 +0200
De: Jean Groulard <groulard@swing.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un pays civilisé !!!
De: Serge NGAJUI FOSSO <sfosss_2000@yahoo.com>
Je me souviens alorsdeSemira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroulesousmes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militantdesdroits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et àvoixhaute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes selèventet protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, leshommesen gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sontdésignéespar les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose laquestionpourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avionetpuis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'aiquelquesbobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans lamainet visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et lesmaltraitancesdes policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 lapolicenous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu letroisième,un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous nevoyageronsplus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons fairepournous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons àrencontrerl'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nouspatientons,j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue denepas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe quenousavons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6prochainsmois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et quelacompagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème sijene voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car lacompagnien'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et meramènecette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Monneveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence etm'indiquentque je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans cesconditionset que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Parisetêtre remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite yrester,ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mesaffaires,je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mesaffairessur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très encolèrede tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épousede mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire.Ellerevient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de monappareilphoto, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autrespassagersont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellementprismes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis encolère,très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avecmépriset violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, jesuisallé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Jesuis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec mapetitefille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avecpatience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestationindiquantque j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Noussommesarrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim,j'aimangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs auxdoigts,aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de lacompagnie,que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dansl'étatoù je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pasgrand-chosepour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne comptepaslaisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On enreparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bonetagréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
Abientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, liberte, europe, repression, romain, courcelles, histoire, actualite, sans-papiers, solidarite, belgique, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, information, television, silence, syndicats, justice | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/04/2008

30/04/2008: ITALIE: Après Rome, les nouveaux fascistes s' installent aux postes-clé...

ITALIE: Après Rome, les nouveaux fascistes s' installent aux postes-clé.
La relève du jusqu'auboutiste milliardaire BERLUSCONI -grand allié de Bush- est déjà assurée: l' Italie, paysmembrede l' Euro-dictature capitaliste, prépare de nouveaux Mussolini pour le IVe Reich des multinationales ...
RoRo

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, rome, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, medias, silence, television, fascisme, europe, euro-dictature, politique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/04/2008

29/04/2008: Un neo-fasciste s' empare de ROME ....

Un neo-fasciste s' empare de ROME :
Triste bilan pour la fausse "gauche", réformiste, participationniste, opportuniste et collaborationniste, déjà battue aux récentes législatives italiennes ! Les amis de Gianni Alemanno peuvent lever le bras et la main tendus (vu ce mardi à la télé!): l'Euro-dictature devient de plus en plus noire, sur fond de paupérisation, de racisme, de nationalisme, d' européanisme, d' atlantisme, de ricanisme, de libéralisme et de répression de plus en plus poussée. 
Je ne cesse de le répéter, dans cette Europe pillée et exploitée par les multinationales et transnationales capitalistes, il est grand temps de recréer une véritable gauche, marxiste-léniniste, révolutionnaire et internationaliste, qui se battra de nouveau pour et aux côtés des peuples travailleurs dans la solidarité et l'union.
Son sale travail accompli, à la tête de l' Euro-dictature et de l' Italie, le fameux Prodi semble avoir jeté définitivement l'éponge, quoiqu'il puisse encore rejaillir ailleurs ...
Quand donc les syndicats vont-ils également se réveiller pour appuyer véritablement un grand mouvement revendicatif dans la lutte ? 
RoRo

From: Politique
Sent: Tuesday, April 29, 2008 10:54 AM
Subject: Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

28.04.2008 21:05

Municipales à Rome: la droite triomphe et enlève la capitale à la gauche

La droite a triomphé à Rome, son candidat Gianni Alemanno réussissant à enlever la capitale italienne à la gauche qui la dirigeait depuis 15 ans, grâce à une confortable avance de sept points, selon des chiffres définitifs publiés lundi soir par le ministère de l'Intérieur.

Ce résultat est une catastrophe pour le Parti démocrate (PD) de centre gauche de Walter Veltroni, déjà nettement battu aux législatives des 13 et 14 avril par Silvio Berlusconi. C'est "une victoire historique", s'est félicité le futur chef du gouvernement, tandis que Walter Veltroni déplorait "une défaite très grave, très lourde". M. Alemanno l'a emporté avec 53,65% des voix, contre 46,34% à son rival, le ministre de la Culture sortant et ex-maire de Rome Francesco Rutelli. Ce succès "vient compléter notre victoire aux législatives" et "les Romains ont choisi le programme de bonne gouvernance du PDL dont l'objectif est de conjuguer une plus grande sécurité à Rome et la modernisation des infrastructures urbaines", a estimé Silvio Berlusconi, chef du parti du Peuple de la liberté (PDL). (CYA)

12:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, presse, medias, silence, television, information, europe, euro-dictature, liberte, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |